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 Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker

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ϟ Arrivée à Gotham le :
21/06/2013

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MessageSujet: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Jeu 1 Mai - 20:59

    Depuis sa toute fraîche promotion dans le monde de l'illégalité, Rachel n'arrêtait pas de bosser, si bien que sa vie se résumait à son boulot. Lorsque Tom lui avait proposé une soirée au casino, l'anglaise n'avait pas eu le cœur de refuser une telle occasion de s'amuser. Pourtant pas adepte des artifices mondains, la belle s'était laissée séduire par l'idée de jouer. Il y avait quelque chose de grisant à miser des sommes extravagantes sur le hasard. Comme si on testait sa bonne étoile... Et puis, ce n'était pas comme si la jeune femme était sur le fil : son taff était plutôt lucratif, et à vrai dire, elle ne faisait rien de son argent. Son plus gros investissement devait être la bouffe pour son chat, c'était dire.

    Apprêtée d'une robe bustier violette et de hauts talons noirs, la jeune femme passa les portes du casino, le sourire aux lèvres. Tom avait organisé une sorte de soirée au casino ; soirée qui regrouperait une bonne dizaine de personnes. Rachel ignorait si elle retrouverait des visages familiers. Mais peu importait. L'esprit libre, l'anglaise n'était pas contre faire de nouvelles connaissances. A moins que... à moins que son jouet favori soit là. Son sourire s'élargit lorsqu'elle aperçut Caleb, tenant la jambe à Tom au bar. La dernière fois qu'elle avait vu Harker, c'était à l'hopital, alors que le hasard avait décidé de les enfermer tous les deux pendant bien vingt minutes dans un ascenseur. Si la tension avait été plus que palpable au début, ils avaient su se quitter en assez bons termes disons. Néanmoins, la mine de la jeune femme s'assombrit lorsqu'elle se rappela de l'aveu de son meilleur ennemi : Harker était flic.

    D'un pas souple, l'anglaise se dirigea vers le bar et s'introduisit pas très subtilement dans la conversation.

    Mais que veux-tu qu'on y fasse ?! Le système est foutu ! Grand passionné de politique, Tom ne savait parler que de ça. L'alcool le rendait plus supportable. Et il avait de quoi causer avec Caleb, ce dernier était le fils d'un politique. Tom la salua chaleureusement. On ne t'attendait plus Ra', ça fait plaisir de te voir. T'as bonne mine ! Ra'... Elle détestait ce surnom. Salut Tom, il était hors de question que je rate cette soirée. J'espère que vous êtes cocus les gars, car je vais vous déplumer ! Elle adressa aux deux hommes un clin d'œil, puis reporta son attention sur Caleb. J'espère que tu sais jouer à autre chose qu'au Cluedo... Les hostilités étaient lancées, et la soirée pouvait démarrer.
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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Sam 3 Mai - 10:12

Une soirée qui ne se déroulait pas dans un bar ou au commissariat, un rêve, presque une utopie. J'avais l'impression de ne pas avoir fait ce genre de soirée depuis des lustres, j'avais légèrement hésité au début, ça me faisais un peu trop penser aux soirées mondaines où j'ai été trainé toute mon enfance et où mon père arrive à m'obliger à aller encore aujourd'hui. Mais c'était Tom qui avait organisé la soirée et j'avais toute confiance en lui pour qu'elle soit réussit, où l'alcool coulerait à flot et où il y aurait de magnifiques créatures à raccompagner à la fin ... Oui j'étais en manque, je crois qu'on pouvait le dire. Avec mon travail, je dois bien avouer que je n'ai pas trop eu le temps de me pencher sur la question depuis quelques semaines et avec l'affaire des meurtres de femmes, je n'ai pas trop eu la tête à ça non plus. Mais ce soir, j'oublie tout ça, j'oublie mon job, j'oublie les meurtres, je ne pense qu'à m'amuser et c'est tout. Quand j'arrive au Casino, je vois tout de suite les différentes classes sociales se mélanger. Moi qui suis fils d'un politicien et ancien grand avocat de Gotham, je sais tout de suite reconnaitre un bon tissu d'un mauvais et une belle coupe faite sur mesure qu'une vulgaire coupe de grande surface. J'ai beau vouloir rejeter mes origines, certaines choses sont restés et je dois avouer que j'ai beau être un gars, j'aime bien les belles fringues. Il n'y a pas à dire mais tu ne dragues pas de la même façon avec un beau costume fait sur mesure, allié à une montre qui vaut quelques milliers de dollars, que quand tu as un costume bon marché, mal taillé et une montre en toc. Les filles sont attirées par l'argent et moi je m'en tamponne du mariage, je ne veux que tirer mon coup, point barre, du coup je m'en bas la nouille avec une pelle de savoir pourquoi la fille me suis dans mon loft, le résultat sera le même.

Tom est vers le bar, je m'élance à sa rencontre et nous commençons à deviser de tout et de rien, mais surtout de politique. Tom est un féru de politique et il croit que parce que je suis le fils d'Orion Harker, je suis calé dans le domaine. Tom, t'es conscient quand même que je m'en branle de la politique ? On se fixe un instant, avant de rire. Oui il le sait, mais c'est plus fort que lui. Une voix derrière nous nous interrompe et j'ai le plus grand déplaisir de tomber nez à nez avec cette chère Andersen. Tiens quand on parle du Diable, il pointe le bout de sa queue ... On ne parlait ni de religion, ni de Rachel, mais j'aimais bien lui rentrer dedans, elle ne se gênait pas, je ne vois pas pourquoi je ne lui rendrais pas la pareille. Tom a l'air d'être ravie de la voir et vu qu'il sait qu'on est comme chien et chat tous les deux, il doit se délecter d'avance du futur spectacle que nous allons donner. Rachel a au moins l'art de me divertir et de me faire lâcher la pression. Quand je finis une soirée où elle est aussi, je suis épuisé d'avoir tant lutter avec elle et ça fait un bien fou. Si je veux me vider la tête, je contacte Rachel et c'est fait. La voilà qui commence à me narguer, c'est trop mignon. T'inquiètes Andersen, quand j'en aurais fini avec toi, tu n'auras que tes yeux pour pleurer !

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Ven 9 Mai - 18:30

    Ce fut avec un sourire triomphant que Rachel accueillit sa comparaison au Diable : si elle pouvait autant le tourmenter qu'il tourmente les bien-pensants, elle n'aurait pas perdu sa soirée. Leurs violons étaient donc bien accordés, et les hostilités ainsi ouvertes promettaient une soirée des plus sympathiques. Malgré l'animosité apparente qui teintait leur relation, les deux jeunes gens s'appréciaient : ils étaient le putching-ball de l'autre, un souffre-douleur plutôt résistant à la torture. L'anglaise lui adressa un clin d'œil, pas effrayée un brin par sa pseudo-menace. L'idée d'engager de l'argent dans leurs querelles n'était peut-être pas des meilleures mais Rachel savait une chose : qu'elle gagnait plus que ce petit con. Elle pouvait bien lui faire cadeau de quelques centaines de dollars récoltés sur la scène de l'illégalité. Ça lui ferait les pieds !

    Allez, je vais t'aider un peu... Rachel interpella le barman. Un Cuba Libre s'il vous plaît. L'homme acquiesça et même pas une minute après, son cocktail lui était servi. Après s'être hydraté la bouche avec une gorgée plutôt généreuse, elle demanda à ses futurs adversaires de jeu. Poker ? Blackjack ? Roulette ?

    A vrai dire, l'anglaise n'excellait à aucun de ces jeux. Si elle devait miser sur quelque chose, c'était bien le hasard. Néanmoins, elle aimait les jeux de cartes. Plus jeune, elle avait pu assister des parties de poker organisées chez elle par son plus grand frère. Elle avait appris lors de ces soirées interminables qu'il ne fallait jamais bluffer avec plus gros que soi. Dans le cas contraire, on nous apprenait l'humilité de manière quelque peu musclée.
    Sans réellement attendre la décision de ses collègues, elle se dirigea vers une table de blackjack. Alors qu'elle rejoignait la table, l'un des joueurs la quitta, sensiblement remonté par la perte de quelques centaines de dollars, et certainement de l'amour de la blondasse qui lui collait au train, de quinze ans sa cadette. Seul restait un homme d'origine portoricaine, le regard lubrique et apparemment bien en veine. Rachel le salua d'un regard poli et prit place. Ne voyant aucun de ses amis se décider, elle provoqua Caleb :

    Bon, tu viens me la mettre cette fessée ?
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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Dim 11 Mai - 17:00

Rachel avait l'air en forme ce soir et moi j'avais grandement besoin de lâcher un peu de lest, du coup c'était parfait qu'elle soit là. Il n'y avait véritablement qu'avec elle que je pouvais être franc, pas forcément toujours très sympathique, mais toujours à la limite du correcte. Après tout je ne la détestais, c'était quelqu'un que je respectais malgré tout et j'appréciais beaucoup le fait qu'elle ne prenait pas à coeur mes propos, qu'elle ne fondait pas en larme et qu'au contraire elle savait y rebondir dessus. Elle commanda un cocktail, moi j'optais pour une bière, pour commencer autant le faire soft. Je savais que j'étais un joueur, pas de ceux qui pouvaient y passer tout leur tune, mais je pouvais facilement me prendre au jeu et y passer toute la nuit. C'était assez rare du coup que je me permettais ce genre d'activité, mais ce soir c'était pour une bonne cause alors j'avais plié face à la demande de mon ami. De toute façon ça me ferais du bien de lâcher prise et de penser à autre chose qu'à mon travail.


Rachel nous proposa 3 jeux différents. Je n'étais pas franchement mauvais au Poker, mais j'étais loin d'être un as. Je me débrouillais pour ne pas me faire trop dépouiller, je gagnais de temps en temps, mais je n'étais jamais celui qui repartais avec le pactole. Ce n'était pas très grave finalement, j'étais capable de durer un long moment dans la partie, ce qui me permettais de passer une bonne soirée à boire et rire avec mes amis. Il était rare quand j'y jouais avec de parfaits inconnus, mais ça m'étais arrivé une ou deux fois. J'aimais bien le blackjack, on pouvait croire que c'était un jeu de hasard mais ça n'en était pas, certains joueurs savaient compter les cartes, ce qui leur permettaient de savoir combien il restait de carte et si la table restait toujours rentable pour eux ou non. Je savais compter moi aussi, mais qu'au début, quand l'alcool n'altérait pas mes capacités, ensuite, je laissais le hasard et la chance prendre le dessus, je n'étais plus capable de savoir quelle carte pouvait tomber. La roulette ce n'était qu'un jeu de hasard pur, je ne trouvais pas ça très intéressant. J'étais donc ravie de la voir choisir le blackjack. Je laisse Rachel allait en avant et je plaisante avec Tom, seulement ce n'est pas au goût de Madame qui m'interpèle de façon tout à fait délicate. Fais gaffe à toi sinon je vais vraiment te prendre au mot. Lui dis-je en plaisantant avant de m'installer à ses côtés. Nous étions trois, le jeu pouvait commencer. Ca va, tu penses que tu vas t'en sortir ou tu veux qu'on te rappelles les règles ? La taquinais-je, alors que je me doutais qu'elle connaissait déjà les règles de ce jeu !

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Jeu 15 Mai - 18:18

    Qui aime bien, châtie bien. L'heure était à la taquinerie, et les deux amis - à l'insu de leur plein gré - n'en étaient qu'aux préliminaires. Si les vannes se succédaient, elles n'étaient pas méchantes. Et à vrai dire, Rachel n'était pas habitée par l'envie carnassière de se faire les dents sur Caleb. Ce soir, elle lui donnait la chance de la voir sous un jour plus aimable. Elle sortait trop peu pour se permettre de se mettre son entourage à dos. Et si Caleb encaissait bien, il ne se plaindrait pas d'un peu de sympathie. Bien qu'il serait foutu de s'en offusquer ! Les bases de leur relation avaient été jetées ainsi, dans un jeu dénié du chat et de la souris. Restait à savoir qui boufferait l'autre...

    Alors que Caleb la menaçait d'une déculottée, Rachel se permit un Oww faussement choquée. Sans être adepte du sadomasochisme en vinyle et avec des ballons gonflables, Andersen n'était pas la plus farouche des femmes. D'autant plus que cela faisait bien quelques semaines qu'elle n'avait pas vu ni senti un homme dans toute sa virilité...
    Caleb continua, la faisant gentiment passer pour une greluche auprès du croupier. Elle accorda un regard rempli d'ingénuité à ce dernier avant de dévisager Harker, en battant niaisement des cils.

    Il ne faut avoir une famille, c'est ça ?

    Son visage s'assombrit brutalement, illuminé par un simple rictus joueur.

    Impressionne moi alors !

    Le premier tour ne fut pas le sien. Une donne de merde et une belle erreur de stratégie : du pain béni pour Caleb qui s'en donnerait très certainement à cœur joie. Sa seule consolation : tout alla à la banque. Au second tour, le sort continua à s'acharner. Et elle qui comptait sur le dicton malheureuse à amour, heureuse aux jeux... Apparemment, ce soir ce ne serait que du malheur. Finalement, quelques tours après, la chance tourna, et elle commença à gagner l'argent qu'elle avait perdu. Lentement mais sûrement, Tom se décomposait : plus que plumé, il se faisait carrément violé ! Il abandonna d'ailleurs au cinquième tour pour voir s'il avait plus de chance au bar. D'un regard, Rachel demanda à Caleb de rester pour quelques tours : tous deux n'avaient pas trop perdu, et le jeune homme devait même être dans des gains, contrairement à elle, qui demeurait dans les négatifs. Un asiatique les rejoignit. La chance, volage, allant de mains en mains, assez défavorable à l'anglaise. Au bout d'un moment, elle s'avoua vaincue :

    Bon, j'attaque mon budget boisson là, donc j'abandonne. Merci messieurs !

    Caleb ne la raterait pas...
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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Lun 19 Mai - 15:56

Je m'en foutais de gagner ou de perdre, ce soir tout du moins, sinon je reste un joueur acharné qui aimait bien remporter quelques gains pour le simple plaisir de prétendre n'être "pas mauvais" au jeu. Evidemment pour certains l'art de compter était de la triche, pure et dure, pour d'autres, c'était un talent comme un autre. Heureusement que je n'allais pas souvent jouer sinon je serais l'ennemi de beaucoup de casino. Tom, Rachel et moi nous installâmes à la table de blackjack et nous commençâmes à jouer. Au départ, je laissais la main à Rachel, Tom ou au croupier, histoire de commencer à mettre en place ma petite stratégie, ce ne fut qu'au fur et à mesure des donnes que je commençais à jouer avec ma "stratégie", bien souvent gagnante. Tom finit par abandonner la table, dépité, Rachel & moi restâmes pour continuer à jouer, selon le désir de Madame. Cela ne me dérangeais pas de continuer à jouer, après tout le vent m'était assez favorable, en dehors de quelques mauvais calculs, tout se passait assez bien. Je me souvenais encore de la petite plaisanterie de Rachel, en début de partie, qui m'avait demandé s'il fallait avoir une famille pour gagner la partie. Je lui avais répondu en plaisantant C'est exactement ça, tu as tout compris ma grande ... surtout garde ça en mémoire : faire une famille ! Je n'étais bien évidemment pas dupe, j'avais bien compris qu'elle plaisantait et vu que j'étais de bonne humeur, je plaisantais avec elle. Entre nous, c'était assez variable, parfois on se sautait dessus tout de suite, se balançant inlassablement des pics à file de la soirée, rien que pour se relaxer les nerfs et parfois - comme aujourd'hui - on pouvait se montrer aimable et amusant l'un avec l'autre, c'était comme ça entre nous et ça nous allait très bien.

Rachel finit par quitter la table, je pris le parti de rester jouer quelques mains en plus mais il fallait bien avouer que sans Tom & Rachel, ce n'était plus pareil, l'enjeu n'était plus drôle. Je n'étais pas ici pour jouer ou pour gagner, j'étais ici pour faire plaisir à Tom. Je perdis à la dernière donne mais au vu de mes gains des donnes précédentes, ce n'était pas un drame, je m'en étais assez bien sorti. J'aurais pu largement gagner plus, mais ce n'était pas mon but ce soir et je n'avais aucune envie de voler la banque, ni même voir le vent tourner. Je quittais donc la table, souhaitant une bonne soirée à mes partenaires de jeu et en donnant un pourboire au croupier, comme il était coutume à Las Vegas, puis je m'en allais rejoindre mes chers camarades de boisson. Bon je vous paie un coup ... pour noyer votre malheur au jeu ? Leur dis-je en plaisantant, toujours d'excellente humeur. Je pris une coupe de champagne, trouvant la boisson idéale pour ce genre de soirée et laissa mes chers camarades choisir leur propre boisson. J'observais les gens qui nous entouraient et constatais qu'ils venaient de tout horizon différent. Je tournais mon regard vers Rachel intrigué. Tu ne m'as jamais dis dans quoi tu bossais ... J'étais à des années lumière d'imaginer qu'Andersen faisait partie de la mafia. Pour moi c'était juste une jeune femme un peu bourrue mais pas méchante, qui venait d'Angleterre pour "découvrir certainement le rêve américain" ou un truc du genre.

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Jeu 22 Mai - 21:01

    Apparemment Caleb ne voulait pas laisser filer sa chance. Si bien que Rachel quitta seule la table et rejoignit Tom au bar. Plusieurs personnes s'étaient jointes à lui : des amis de soirée, mais aussi des visages inconnus. L'anglaise salua l'assemblée rapidement, échangeant quelques banalités avec deux-trois types déjà croisés en soirée. L'un d'eux affichait d'ailleurs un sourire clairement carnassier. Andersen se demanda si c'était parce qu'elle l'avait déjà mis dans son lit ou parce que le type y comptait. Dans tous les cas, et avec son tact inouï, la jeune femme mit terme à la conversation et alla se perdre quelques pas plus loin sur un tabouret. Malgré son désir de faire la fête, elle n'avait pas envie de se mêler à tous ces gens. Rien que l'idée l'agaçait. Elle aurait bien fait sa soirée à trois, mais l'état actuel des choses la forçait à renoncer à ce doux rêve.

    Heureusement - ou pas - Harker débarqua de nulle part et la sortit de son ennui grandissant. Était-elle devenue si désabusée ? D'un ton apitoyé, elle questionna, rhétoriquement, son interlocuteur :

    C'est moi où tous ces gens sont creux et exempts de tout intérêt ?! Raaah, je dois être blasée !

    L'anglaise se prit la tête dans les mains, dramatisant légèrement son état de désarroi.

    Volontiers, ça me remettra peut-être les idées au clair.

    Si Caleb opta pour un distingué champagne, Rachel réprima son envie d'une bonne pinte de Guiness pour un breuvage plus raffiné : mojito. Et puis, c'était si... féminin ?!
    Et soudain, sortant de nulle part, la question fatidique tomba. L'anglaise prit une gorgée de son cocktail généreusement offert, comme pour s'hydrater la gorge avant un long discours.

    Non, en effet, je ne te l'ai jamais dit... Rachel planta ses yeux dans ceux du flic, mais il n'y vit qu'un pote de soirée. Bah, je cumule un peu les p'tits jobs à la con. Actuellement, je travaille auprès d'hommes d'affaires en tant que chargée de communication pourrait-on dire. Mais dans la réalité, c'est bien moins marrant : j'acquiesce à leur proposition et j'apporte leur bonne parole aux concurrents. On ne le croirait pas, mais quand je veux, je sais parler en mettant les formes et tout le bordel. Je ne sais pas trop comment je suis arrivée là, mais dans tous les cas, ça me gonfle : je vais songer à me reconvertir ! Tu aurais des idées ?

    Oui, elle tendait le bâton pour se faire battre. Mais Rachel espérait ainsi détourner l'attention de son actuelle activité professionnelle. Sans être complètement bancale, son histoire manquée un peu de crédibilité. Elle n'y avait hélas pas mis les formes et tout le bordel. Or, il n'y avait pas de raison que cela éveille le sixième sens policier de Caleb.

    Et toi, tu t'en sors avec tes macchabées ?
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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Mer 28 Mai - 14:47

Quand je quittais enfin la table, je retrouvais Rachel assise un peu à l'écart, comme punie. Evidemment, je me doutais que ce n'était pas eux qui l'avaient mise à l'écart mais elle qui y était allée seule, mais le pourquoi, j'allais le découvrir assez rapidement. Blasée, voilà ce qu'elle était, blasée de tous ces gens et comment lui en vouloir ? Evidemment elle surjouait un peu mais je savais qu'il y avait un fond de vérité dans tous ses propos et je pensais la même chose qu'elle. Mais moi je passerais certainement pour le flic cynique qui n'aimait personne et se plaignait de tout alors que ce n'était pas franchement mon cas. Oui j'étais cynique, mais relativement réaliste finalement, les gens partaient en couille dans cette ville et même si l'expression était assez vulgaire, elle n'était que le fruit d'une triste réalité. Blasée certainement, mais plus lucide que jamais. Ici ne se trouvent que les gens qui ont envie d'être vu, admiré, désiré ou juste reconnu ... il y a bien de-ci, de-là quelques gens comment Tom, toi ou moi qui ne sont là que pour faire la fête, mais ils sont relativement rare ... Blasé je l'étais aussi mais depuis l'enfance, ça ne datait donc pas d'hier. Je les connaissais ces gens, ceux qui étaient pétés de tunes et qui voulaient qu'on le sache et ceux qui n'avaient rien mais qui voulaient grimper les échelons, coût que coût. Mais moi, dans quelle catégorie je me trouvais ? J'étais pété de tune ou ma famille l'était et finalement je le serais forcément un jour même si j'avais accès à un bon compte en banque déjà à l'heure actuelle. Seulement je n'avais ni envie d'être vu, ni reconnu. Je faisais mon taff, je n'avais pas choisi de profession qui gagnait beaucoup d'argent comme avocat ou médecin, mais flic parce que c'était ma vocation. Peut-être que finalement j'avais aussi envie d'être reconnu mais comme un bon flic et pas comme un bon vieux gosse de riche ...

Au début je crois que je n'étais que ça pour Rachel, un gosse de riche. J'ai beau ne pas le crier sur les toits, ça se voit. J'ai reçu une bonne éducation, de bonnes manières, un goût prononcé pour les belles choses, je m'habille toujours bien ... bref, on sent que je ne sors pas des basfonds de Gotham. Mais je sais que mon poste au FBI n'est dû qu'à mon travail et mon acharnement, ma boss me l'a dis et je la crois. Petit à petit Rachel a mis de côté ce qu'elle savait de moi pour ne voir en moi que Caleb, l'abruti de service avec qui on passe mine de rien de bonne soirée à déconner et c'est tout ce que je demande. Depuis le temps que je la connais, je ne sais pas ce qu'elle fabrique de ses journées. Je me suis déjà amusé à tenter de deviner mais en vain. Vendeuse ? Grosse blague. Dentiste ? Non. Médecin ? Certainement pas ... En fait, je n'arrive pas à voir en quoi elle pourrait être bonne. Non pas que je la pense incapable de faire quoi que ce soit de ses 10 mains mais j'ignore ses compétences réelles en dehors d'avoir une excellente descente. Chargée de Com' ? C'bien un job à la con ça. Commençais-je par dire, l'air un peu septique. Je n'y connais rien en affaire, mais j'avoue que j'ignorais qu'il pouvait exister un boulot dans ce genre là. Et t'es arrivée là dedans comment ? Parce que t'as beau être bonne, on ne peut pas dire qu'au premier abord on te vendrait père et mère ... Bonne ... classe comme toujours. Je savais jongler avec les mots. J'avoue ça m'amuse de dire ce genre de chose à Rachel parce que je sais qu'elle ne va pas se vexer pour si peu. Je ne me permettrais pas de dire à une autre femme qu'elle est bonne, elle me collerait une droite sur le champ, mais elle, c'est un peu comme un gars, j'ai le droit. Lentement ... trop aux yeux de beaucoup de gens, mais bon on est pas des extralucides, je ne lis pas la bonne aventure dans les cartes et je n'ai aucun don de voyance alors bon, si on ne me laisse pas de vrais indices, j'peux pas franchement deviner qui a fait le coup ... On pouvait sentir un brin d'agacement dans le timbre de ma voix. Toute cette histoire commençait franchement à me gonfler menu ...

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Mar 3 Juin - 10:36

    Contre toute-attente, Caleb accepta de baisser les armes le temps d'une petite conversation certes superficielles, mais agréables. Rachel ne pouvait qu'abonder dans le sens de Harker : le paraître avait pris le pas sur l'être. Éduquée dans les bas fonds de Birmingham, l'anglaise avait rapidement compris que les artifices se servaient qu'à étoffer une carapace trop fragile. Mal dégrossie, la jeune femme avait donc appris à se construire une réelle forteresse intérieure, n'en donnant aucun indice à travers des parures futiles. Elle était entière, et tenait à le montrer. Caleb essayait de rejoindre ses rangs, mais douloureusement. Le flic était né une cuillère en argent dans la bouche : il ne pouvait pas connaître l'enfer de la rue. Or, cela ne l'empêchait pas non plus d'en avoir chié. Rachel en était consciente. Même si elle se refusait à entendre ce fils de bourge se plaindre sur quoique ce soit, elle savait qu'il n'en avait pas moins morflé. L'argent corrompt les esprits. Ses frères en avaient fait l'amère expérience, et elle même s'engageait dans cette voie.

    Apparemment, son mensonge passa pas trop mal. Caleb l'aida même à trouver ses mots. Chargée de comm', c'est ça ! Putain... et j'en suis qu'à deux verres : ça promet ! Evidemment, le pourquoi du comment de ce boulot ne tarda pas à lui tomber dessus. Mais Harker lui offrit une porte de sortie précieuse. L'anglaise adressa un regard sincèrement surpris au jeune homme. Ok, elle savait qu'elle n'était pas la femme la plus repoussante de Gotham, mais de là à ce qu'il admette la trouver à son goût... Rachel en resta pantoise. J'imagine que je dois te remercier pour le compliment ?! Et puis, pas besoin de répondre à ta question : j'ai la chance d'avoir des clients qui pensent comme toi. Elle lui adressa un clin d'œil amusé puis se perdit dans son verre. Loin de s'offusquer du compliment - si on peut dire les choses ainsi - Rachel s'en voyait presque gênée. Ok, ce n'était pas comme s'il ne lui avait jamais fait du rentre-dedans lors de leurs premières rencontres, mais c'était du passé. Cependant compte-tenu du désert sentimental qu'était devenu sa vie, quelques compliments, même machistes, ne faisaient pas de mal.

    La conversation dériva sur l'une des enquêtes de Harker qui, apparemment, piétinait. L'envie de la soutenir fut très rapidement recouverte par celle de l'enfoncer. Or, Rachel décida de ne rien en dire. Ils s'étaient implicitement accordés sur un cessez-le-feu de quelques minutes, alors autant jouer le jeu. L'anglaise se contenta de hausser les épaules, aussi désarmée que lui.

    Bon, ces gens sont tristes à mourir, donc tu me pardonneras si je te colle un peu car, même si ça m'arrache la gueule de le dire, tu es l'une des personnes les plus intéressantes de cette soirée. Qu'est-ce que tu aimerais faire ?

    Andersen avait envie de s'amuser, et elle était certainement que le jeune homme ne serait pas en reste.
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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Jeu 5 Juin - 17:51

On repassera pour la subtilité ou la galanterie, j'en convenais, mais c'était une façon comme une autre de dire les choses. Je n'étais pas là pour la couvrir de compliment et déjà lui en faire un était quelque chose d'assez rare, voir extraordinaire, même si je n'en pensais pas moins. Si je faisais des soirées avec elle c'était bien parce que j'appréciais mine de rien sa compagnie et que c'était du sport de la supporter et que finalement j'adorais ça. J'ai certainement un côté maso, j'en conviens, mais elle aussi pour me supporter. Il fallait dire ce qui était, on s'appréciait mais ne se le disait jamais. On était des amis qui nous contentions de nous tailler toute une soirée en buvant de grands canons et en racontant de la merde. Nous ne faisions pas parti de ces amis qui se voyaient aussi bien la journée que le soir, qui s'appelaient régulièrement pour avoir des nouvelles ou qui offrons des cadeaux parce que quelque chose nous a fait penser à l'autre. En fait, je n'y avais même jamais songé. Quand je voulais sortir prendre l'air, j'appelais Tom, Cally ou n'importe qui de ma connaissance, mais jamais Rachel. La seule fois où je l'ai croisé en journée, ce fut par un pur hasard et on s'est retrouvé coincé dans un ascenseur, alors j'aimerais bien l'éviter à l'avenir, je sens que c'est une porte poisse la journée. J'ignore ce qu'elle fait de ses journées, ce qu'elle aime ou déteste ou qui elle fréquente. Elle pourrait être mariée, mère de famille, veuve, que je l'ignorerais. Nos rencontres étaient bien souvent hasardeuses et se cantonnaient au soir.

Je te l'accorde ce n'était ni subtile, ni galant, mais c'était quand même un espèce de compliment ! Mais tu peux le prendre mal si l'idée d'être "bonne" te dérange ...

Lui dis-je en plaisantant. Personnellement ça me faisais marrer les gens qui montaient sur leur grand cheveux dès que tu parlais de leur physique alors qu'on savait tous qu'ils misaient essentiellement sur ça pour être remarqué. Je ne prétends bien évidemment pas que Rachel fait partie de ce genre de catégorie, mais il fallait tout de même bien être réaliste, quand tu sortais le soir, c'était pour faire des rencontres bien souvent et si tu te sapais bien, c'était pour être remarqué. Moi ça ne me dérangeais pas qu'on me juge au premier abord sur mon physique, si ça me permettais de m'amuser un peu, pourquoi me gêner ? Mais surtout, cela ne me dérangeais pas quand c'était une personne que je ne reverrais pas. Si c'était quelqu'un comme Rachel ou Sidney, je préférais que le physique disparaisse pour laisser place à quelque chose d'autre. Après tout je n'étais pas qu'un corps qui bouge, j'avais un esprit, une personnalité, une histoire, certes j'étais qu'un gros con, mais un con avec un passé ! J'esquissais un sourire amusé quand je l'entendis me dire que ses clients aussi se limitaient - ne serait-ce qu'au premier abord - à ses courbes agréables pour lui offrir le job.

Comment ruiner une soirée en quelques mots ... merci Rach' Rach' ... pourquoi pas hein, mais même à moi ça me faisais bizarre de ne pas utiliser son prénom en entier. Enfin, j'étais en train de me marrer pour la taquiner, alors je passais au dessus de tout ça et je continuais sur ma lancée.  Alors mon programme de la soirée se résume à boire et jouer ... et inversement. Je peux même faire les deux en même temps si je me sens un peu foufou ... J'adorais passer pour un crétin, mais c'était comme ça qu'on m'aimait non ? Jouer mon héritage à la roulette m'a toujours tenté ... Lui dis-je en plaisantant. Même si l'envie était grande, je ne le pourrais pas, mon père étant toujours en vie, je n'y ai pas accès. Il me verse de l'argent tous les mois, une sorte de rente prétend-t-il mais moi je vois une envie de m'acheter, rien de plus. Mais j'ai beau cracher sur cet argent, je l'utilise quand même avec plaisir. Je reprend une coupe de champagne et attends l'avale de ma "cavalière" de la soirée pour commencer réellement les festivités !

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Sam 14 Juin - 16:12

    Rachel toisa un instant Caleb qui essayait de minimiser les insinuations de son compliment à double tranchant. Une espèce de compliment , il y avait de ça. Néanmoins, le jeune homme n'avait pas tort. S'en offusquer reviendrait à refuser l’aveu de sa beauté. Enfin, beauté, on n'était plus vraiment dans ces considérations là, mais il y avait quelque chose de la plastique féminine.
    D'un geste mou de la main, Rachel rassura son partenaire pour la soirée : non, elle ne s'en formalisait pas, et appréciait même ce compliment foireux au possible.

    La conversation s'était réellement détendue depuis qu'ils avaient décidé de déposer les armes le temps d'une soirée. A vrai dire, Rachel n'avait plus tellement d'énergie négative à revendre : son boulot offrait un excellent exécutoire à son cynisme et sa mauvaise humeur habituelle. Ce soir, elle voulait s'amuser et partager un moment avec quelqu'un, sans prise de tête, le plus humainement possible. Ce quelqu'un, c'était Caleb. Pourquoi pas après tout ? Ils se connaissaient depuis quelques années maintenant, et jamais elle ne l'avait vu si... attirant ?! Rachel loucha brutalement sur son verre, complètement sidérée par ses propres pensées. Attirant ? Non, c'était pas vraiment le mot. Disons qu'il sortait du lot de par son impertinence qui le rendait plus remarquable et... Bordel ! Y'avait pas moyen de penser à lui qu'en des termes flatteurs. Décidément, l'alcool et la fatigue faisaient mauvais ménage. Mais pas autant que sa libido honteusement frustrée...

    Rach' ? Voilà qu'il se permettait en plus de grossièreté la familiarité. La jeune femme planta un regard interrogateur dans celui du flic. Qu'est-ce que qui se jouait ? Mais pas le temps de s'appesantir sur cette douloureuse question : Caleb l'invitait à claquer son argent à la roulette. L'anglaise opina du chef et se leva pour rejoindre une table de roulette. Une certaine frénésie envahissait les joueurs qui s'exclamaient de manière similaire à l'annonce de leur gain comme de leur perte.
    Ils trouvèrent place à une table à laquelle un vieux couple semblait jouer leur mariage. La femme ne cessait de le menacer à coup de attention, tu es cocu. Rachel les dévisagea un instant, incrédule. L'argent rendait définitivement con.

    Pour rendre le jeu plus piquant, je te propose qu'à chaque perte, une double-peine soit infligée : tu perds ton fric et en plus tu te ridicules en un gage. Et comme je suis bien bonne, je commence !

    Ce jeu avait des chances de lui plaire, d'autant plus que pour tomber sur le bon chiffre, les statistiques ne lui étaient pas favorables. Mais l'avantage des statistiques, c'est qu'elles sont les mêmes pour tout le monde. Andersen misa sur le 24, et essuya sa première défaite de trois places.

    Fais-toi plaisir.

    Le regard teinté de défi, l'anglaise noya sa défaite dans une généreuse gorgée de son cocktail.
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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Mer 18 Juin - 10:39

Bon Rachel ne prenait pas mal ce que je venais de dire et c'était tant mieux. J'aurais supporté le fait qu'elle fasse la gueule ou qu'elle m'insulte et que la hache de guerre soit de nouveau déterré, mais si on pouvait éviter, encore quelques minutes ça serait cool. Quand je laissais glisser mon regard sur les gens qui nous entouraient, je me disais que si Rachel se barrait vexée, je me retrouverais bien dans la merde. Il y avait toujours Tom, évidemment, mais ce serait certainement la personne vers qui elle se tournerait en premier et si elle se barre ce n'est certainement pas pour que je la retrouve quelques instants plus tard avec Tom. Me retrouver seul avec cette bande de requins et de faux jetons ne me fais pas peur en soit, j'en ai l'habitude, mais je n'ai aucune envie de supporter les propos d'une vieille bourge qui connait mon père ou moi depuis l'enfance et qui a décidé de passer son ennui en ma compagnie. Non, si Tom & Rachel m'abandonne, je me taille vite fait. Même si j'ai envie de m'amuser, ce n'est certainement pas seul ici.

Je finis par proposer à Rachel d'aller à une table pour dilapider notre fortune. Evidemment on irait pas jusque là, même si je doute que dans son cas ce soit un héritage familial, mais ce n'était qu'un détail, le tout c'était de jouer en s'amusant et de passer une bonne soirée. Quand je voyais certains hommes accompagnés de leur épouse, je les plaignais sincèrement. Même si cela avait des avantages d'être mariés, quand sa femme n'était plus que le pâle reflet de ce qu'elle était étant jeune, ça ne donnait pas trop envie de lui jurer fidélité pour l'éternité. Mais n'étant pas particulièrement machiste - avoir une soeur jumelle aide - je dirais également que quand on se tourne vers les maris, on pense la même chose et on plaint sincèrement leurs femmes. Evidemment certaines personnes vieillissent très bien, je vois mon père, il est toujours aussi charmant et élégant qu'avant et je dirais même plus que l'âge lui donne une importance et une prestance qu'il n'avait pas forcément avant. Moi je pense que je vieillirais mal, avec tout ce que je bois, avec le peu que je dors et le stress au boulot, je vais finir vieux et moche bien avant l'âge "légal". Mais sincèrement je m'en moquais, avec le boulot que je faisais, je pouvais mourir demain, alors pourquoi songer forcément à l'avenir.

Très bien, marché conclu ! Les femmes d'abord !

Lui dis-je dans un sourire, après s'être assis à une table où un couple avait l'air de battre de l'aile sévère. Quand elle perdit, j'avais toutes les cartes en main pour la pourrir. Au départ, aucune idée me vint, à froid comme ça, j'avoue que j'avais un peu du mal à avoir un brin d'imagination. Mais je finis par avoir une idée, que Rachel détesterait mais qui allait m'amuser. Je me tournais vers le couple et m'adressais à Rachel en parlant d'eux, suffisamment fort pour qu'ils m'entendent.

Aah l'amour ... Regardes mon coeur, un jour ce sera nous ... Depuis combien de temps êtes vous mariez ? Leur demandais-je avec un sourire. J'imaginais déjà la tête de Rachel en cet instant et je jubilais de lui faire un coup pareil, mais un défi et un défi. 40 ans de mariage ? C'est beau, ça fait rêver. N'est-ce pas mon amour ?Dis-je à Rachel en tournant mon regard vers elle, tout sourire. Nous venons à peine de nous marier. Tu te souviens de notre rencontre mon ange ? Un défi était un défi, il fallait qu'elle se plie au jeu. Imaginer une rencontre qui avait certes eu lieu mais qui n'avait jamais abouti à un coup de foudre et encore moins à une relation amoureuse quelconque, ça allait être amusant. J'allais payer cher ce défi, mais moi j'étais joueur, j'espérais qu'elle l'était aussi !

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Dim 22 Juin - 17:11

    Rachel ne comprit pas tout de suite le défi lancé par Caleb. Ce dernier la heurta d'un mon cœur qui manqua de l'étouffer. L'anglaise le dévisagea un instant sans rien comprendre à ce qui se jouait. Puis l'idée fit rapidement son chemin. Caleb avait trouvé le plus beau des défis : qu'elle fasse croire qu'elle était en couple avec lui. C'était tout à fait le genre d'idée qu'elle s'était refusée à concevoir, même à l'époque où Harker s'amusait à lui faire un rentre-dedans intéressé.

    Concerné, le vieux couple fut invité à se joindre à la conversation. Caleb jubilait littéralement, ça pouvait se lire au sourire fier qui lui déformait les lèvres. Mais à la rigueur, ce n'était pas tant de jouer les couples qui agaçait Rachel, mais de jouer les couples niaiseux qui noyaient chacune de leur phrase dans une flopée de petits mots d'amour bien marqués par le possessif. Mon cœur, mon amour, mon ange, mais où allait-il cherche tout ça ? Andersen réprima tant bien que mal une moue écœurée puis se concentra un instant : un défi était un défi, et elle se devait de le relever.
    L'anglaise changea brutalement d'attitude, et son visage rayonna d'une naïveté tout à fin de circonstance. Elle attrapa Caleb par le bras et se colla légèrement à lui, s'empourprant subtilement.

    40 ans ?! s'exclama t-elle, ça laisse rêveur. Le ton niais au possible, elle tenta de jouer les idiotes éprises. Et à sa grande surprise, elle n'était pas si mauvaise actrice que ça, malgré un goût prononcé pour les stéréotypes. Tout en minaudant au bras de Harker, la jeune femme attendit la suite des évènements, et ils s'avérèrent des plus corsés. Leur rencontre ? L'anglaise balbutia quelques mots, un peu déconfite, mais fit passer son hésitation pour de l'émotion. Après tout, son mariage était tout récent. Désolée, notre mariage m'émeut encore beaucoup. Et le votre m'emplit d'espoir. Décidément joueuse, Rachel poussa le vice jusqu'à se tourner légèrement vers Caleb pour lui faire face et posa une main sur son torse, tout émue. Ooh, comment l'oublier ? Mais je dois vous avouer que c'était un peu ridicule... C'est ce qui rend notre rencontre d'autant plus touchante ! Elle marqua une pause, histoire d'insinuer un peu de suspens ainsi que de trouver trois idées à aligner. C'était en Angleterre, nous étions tous les deux à une grande réception familiale. Et en bonne pièce rapporté, il était tout confus, et terriblement timide. Nous étions à la même table. Je vous passe les détails pour le décoincer ! Rachel détestait le personne qu'elle incarnait : elle se sentait si stupide. Finalement, après quelques pas de danse et quelques coupes de champagne, nous nous sommes rapprochés. Il était promis à la fille d'un noble anglais, complètement étriqué par la religion si vous voyez ce que je veux dire... Le vieux couple qui l'écoutait jusque là attentivement s'échangea un regard, sentant la suite arriver, et pas dans la subtilité. Ce charmant jeune homme que vous voyez ici brisa ses vœux le soir même. Mais le meilleur, c'était que la jeune promise n'était autre que ma cousine ! Apparemment de la même trempe que le beau père catholique intégriste fictif, le couple les dévisagèrent, foncièrement heurté. Rachel leur accorda son plus beau sourire, satisfaite de sa connerie. C'est à toi de jouer mon lapin, et ne fait pas croire que je suis cocue ! conclut-elle, acide.

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Mer 25 Juin - 15:35

Quelle était la chose la plus amusante et la plus plaisante ? Entrainer Rachel dans son délire ou voir la tête de ces deux bourgeois coincés se décomposer à vu d'oeil ? L'histoire de Rachel me fit beaucoup marrer pour ma part et loin d'en être honteux, j'étais prêt à y plonger dedans pour la soutenir et m'en amuser. Les petits mots d'amour étaient déjà d'un ridicule sans borne, sortir une histoire tout aussi décalée me plaisais beaucoup. Avant la fin de la soirée, ce charmant petit couple qui tentent de faire croire au monde entier qu'ils sont heureux ensemble seront partis vers d'autres horizons et nous serons tranquille.

Pieuse et coincée, j'aurais eu l'impression de passer ma vie avec une religieuse ... très peu pour moi. Dis-je en plaisantant, tout en passant mon bras autour de la taille de Rachel pour jouer les couples amoureux, même si nos propos n'avaient pour but que d'indisposer le couple en face de nous. Mais bon vous savez ce que c'est, quand on est attiré par l'appât du gain, on est prêt à faire des sacrifices. N'est-ce pas mon minou ? Dis-je en me tournant vers Rachel, tentant vainement de ne pas éclater de rire. Je vis le couple devenir rouge de honte d'avoir à faire à un homme de peu de foi comme moi. Roohhh arrêtez de jouer les offusqués, si vous êtes ici c'est que vous gagnez vos vies sur le dos de pauvres gens. Pourquoi ne pourrions-nous pas faire pareil ? En prime on baise comme des porcs et on prend plaisir à mettre des familles sur la paille ...

Si je n'avais pas été moi, je crois que j'aurais pu me gifler d'entendre de tels propos, mais voilà j'ai envie de rire et je sais pertinemment que ce couple là à fait bien plus de malheureux qu'on pourrait le croire. Ils s'en vont sans nous saluer et je les regarde partir, amusé. Décidément cette soirée est riche en émotions et en amusement. Je me tourne vers Rachel quand elle me dit de jouer et je m'exécute. Je croise les doigts, je prie pour avoir de la chance, mais rien, ce n'est pas mon jeu de prédilection et ce n'est pas un bien grand mal. Vas-y fais toi plaisir et venges toi ! Lui dis-je d'un ton amusé, attendant de voir ce qu'elle allait me sortir comme connerie à faire.

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Sam 28 Juin - 13:00

    Apparemment, la connerie était hautement contagieuse. Caleb se prêta volontiers au jeu du couple, et y mit même son grain, à la plus grande satisfaction de l'anglaise. Bien que l'idée de jouer les amourachés ne l'avait pas vraiment séduite sur le coup, Rachel devait admettre que les évènements prenaient une tournure presque jouissive. Face à eux, le couple bien pensant se décomposait. Andersen peinait à dissimuler les rictus moqueurs qui étiraient nerveusement ses lèvres. Or, Caleb alla trop loin avec son mon minou. La jeune femme partit d'un rire franc et le frappa - pas plus gentiment que ça. Leurs interlocuteurs ne savaient plus trop que penser : ils devaient les prendre pour des allumés. Et à la rigueur, ils n'étaient pas si loin de la réalité.

    On n'a qu'une vie, conclut sobrement Rachel à la suite du laïus de son prétendu mari.

    Caleb avait dépassé les limites de la décence, mais loin de s'en offusquer, la jeune femme appréciait. Pour une fois, ils étaient du même côté et faisaient alliance de leur connerie et de leur sarcasme pour servir le même but : s'amuser. Rachel s'autorisa un regard étrangement doux à l'intention de Harker, comme pour le remercier d'être là ce soir, et de réussir à tromper son ennui routinier.

    Décomposé, le couple n'excusa poliment et s'éloigna pour aller jouer une table plus loin, le regard encore horrifié. La distance lui permettant de cesser ce petit jeu du couple parfait en apparence, Rachel se permit de redevenir elle-même, et gronda - sans aucun crédit - son partenaire :

    Franchement, tu crains. Déjà que je me trouvais limite, là tu nous as achevé ! L'anglaise marqua une pause puis concéda : Bravo Harker !

    Tandis que le jeune homme jouait son héritage, Rachel finit son cocktail. Les premiers effets de l'alcool se firent sentir. Les nuits blanches et la fatigue accumulée ne l'aidaient pas dans sa lutte. Pourtant, elle s'était toujours vantée de bien tenir la boisson. Ce soir, elle devait bien s'avouer vaincue.
    Harker perdit. Les statistiques étaient effectivement les mêmes pour tous : il y avait une justice dans ce monde. Tout en réfléchissant de quel défi elle allait l'accabler, Rachel commanda un autre cocktail à base de whiksy. Elle invita Caleb à passer commande aussi. Une fois le serveur parti, l'anglaise posa son verdict :

    Va draguer, et de manière crédible, ce beau jeune homme au bar. Quand tu auras fini, tu nous ramènes nos verres !

    Ok, ce n'était pas un défi de malade, mais qui devrait l'indisposer. L'anglaise ne savait pas pourquoi mais l'homosexualité entre hommes dérangeaient fortement ces derniers quand ils étaient hétérosexuels.

    Avec un peu de chance, il ira dans ton sens... siffla t-elle, amusée.
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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Mer 9 Juil - 17:24

Le couple avait quitté la table et n'était pas prêt de nous adresser de nouveau la parole. Cela ne me dérangeais pas le moins du monde, je n'appréciais que moyennement les gens dans leur genre. Ils tentaient de se persuader - et de persuader le monde qui les entourent - qu'ils faisaient tout ça pour le bien de leur pays et de leur concitoyens alors que finalement ils se faisaient juste de la tune sur le dos des pauvres gens, sans aucun scrupule. Allez, de temps en temps, ils donnaient un peu d'argent à des oeuvres de charité ou des orphelinats, pour faire bonne figure, se dédouaner et obtenir une baisse d'impôt. Tout était toujours calculé avec eux, j'en sais quelque chose, j'ai un père Sénateur qui fait la même chose. Sauf que lui baise les gens avec plaisir et en toute connaissance de cause.

Que veux-tu j'ai eu une mauvaise éducation ... et puis je les connais par coeur ce genre de personnes, ils me donnent la nausée. J'esquisse un sourire à ma partenaire de soirée, mais ils m'ont foutu un peu le cafard ces cons. Mais je n'avais aucune envie d'avoir le moral à plat à cause de ça, alors je me ressaisie et je me remis à jouer. Evidemment, je perdis, ce qui donna l'avantage à Rachel. J'attendais avec légère angoisse son défi. On commanda nos boissons, je pris un bourbon, pour changer du champagne et elle prit un cocktail. Quand elle me lança son défi, j'eus envie de lui en coller une. Franchement c'était abusé, draguer une fille, quant elle voulait, mais un gars ...M'enfin puisque c'était le jeu, autant m'y prêter de bonne grâce. Heureusement que je commençais à avoir un peu un coup dans le nez, ça allait me permettre de me détendre. Tu me revaudras ça Andersen ! Dis-je en me dirigeant vers le bar où se trouver le mec qu'elle avait choisi.

Bonsoir ... cette place est libre ? Je venais d'arriver vers le type en question. Il hocha de la tête quand je lui posa la question, ce qui me permis de m'installer à ses côtés. On commença notre discussion, tranquillement, comme si de rien n'était. Au départ, je fus un peu mal à l'aise pour vraiment me mettre à le draguer, mais après un verre prit un bar, je finis par me jeter à l'eau. Je fus maladroit, parce qu'évidemment, j'ignore comme un gay s'adresse à un autre gay. Je sortie des phrases bidons comme "Vous me faites penser à quelqu'un, un acteur ...rah je ne sais plus son nom, mais vous me faites grave penser à lui ... mais en plus beau ..." Avec un petit sourire en coin. Je lui balança qu'il avait un très beau sourire, de très beaux yeux, qu'il était mon type idéal etc. Au bout d'un moment, assez gêné, il m'expliqua qu'il était hétéro et qu'il était désolé mais qu'il ne me lâcherait pas son numéro. Je tentais de garder mon sérieux, mais je ne pus pas le faire bien longtemps. Je finis par inscrire un numéro sur un dessous de verre et le lui tendit. Il commença à décliner gentiment avant que je lui glisse à l'oreille. C'est pas le miens, c'est celui de la belle brune avec qui je suis ... Lui dis-je en lui donnant une petite tape sur le dos, avant de repartir à la table, avec nos deux verres. Je vis que le type, glissa le numéro de Rachel dans sa poche et je ne pus m'empêcher de sourire, triomphant.

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Ven 11 Juil - 14:15

    Profondément amusée, Rachel regarda la scène se dérouler. Caleb demeurait maladroit et gêné, cependant il prit sur lui pour éviter de paraître trop dégouté. Manque de chance, sa proie n'était pas de ce bord là. Le type se défendit rapidement de ce malentendu qui rendait la tache plus ardue. Or, Harker réussit à lui donner son numéro.
    Loin de l'accueillir en héros, l'anglaise retrouva la compagnie du jeune homme avec un sourire franc. Elle toisa un instant le pauvre gars pris pour cible avant de se décider à se poser à une table. La soirée avait commencé depuis bien une heure, et depuis elle ne s'était pas assise : ses jambes commençaient à montrer des signes de faiblesse, d'autant plus que l'alcool malmenait son sens de l'équilibre. Avec une classe surhumaine, Andersen se laissa tomber sur une chaise, ne manquant pas de renverser une partie de son cocktail sur la table. Un merde siffla entre ses lèvres, à peine audible, mais suffisant pour la faire grimacer.

    Je demande une pause. Elle fatiguait. Bon, apparemment tu n'as pas trouvé chaussure à ton pied. Dommage, l'était pas trop vilain, bien qu'un peu gras. Enfin, je pense que tu remettras de cette perte !

    En s'accordant deux minutes de répit, la jeune femme savait qu'elle ne faisait que repousser le moment où elle devrait se ridiculiser en public. Mais, à la rigueur, cela ne l'indisposait pas tellement. Loin d'être d'une nature timide et effacée, l'anglaise se fichait du regard des gens. Caleb était de la même trempe, bien que son indifférence masquait un réel souci de paraitre selon Rachel. Harker avait été élevé une petite cuillère en argent dans la bouche. On lui avait appris à bien présenter, et à exister dans le regard des autres. Il avait beau à présent renier cette nature, elle était au fondement de son éducation, et il n'était pas aisé de s'en défaire. Rachel, elle, n'avait jamais rien eu à promettre, donc, à partir de là, son code de conduite lui appartenait.

    Bon, tu tiens à te venger j'imagine... Prenant un instant de réflexion, la jeune femme conclut : Franchement, je devrai me caser : mon mec me serait d'une fidélité inébranlable. Elle faisait ainsi allusion à son manque de chance. Ses pertes, sans être astronomiques, commençaient à être moches. Je préfère jouer contre le bar : je suis sure de perdre, mais au moins j'ai le sourire !
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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Jeu 17 Juil - 13:38

Une fois ma tache accomplie, je rejoins Rachel et nous allons nous asseoir. Finalement, même si ce fut assez désagréable au début, je me suis bien amusé et j'avoue que quand Rachel recevra un coup de téléphone de ce type, je risque d'en rire pendant quelques temps. Peut-être ai-je uni deux âmes soeurs, qu'est-ce qu'on en sait ? Bon sincèrement je plains un peu ce type si son âme soeur c'est la Andersen, non pas que je ne l'apprécie pas mais c'est pas quelqu'un de facile à vivre au quotidien quand même. En même temps peut-être est-elle différente avec ses petits-amis, je n'en ai aucune idée, mais j'espère pour eux. Bon après je dis ça mais je ne suis pas mieux, j'ai voué ma vie à mon job et mes rares copines sérieuses s'en sont toujours plains. Quant on était ensemble tout se passait bien seulement ils étaient rares les moments qu'on passait ensemble, constamment au travail, les plantant au resto pour bosser sur une affaire urgente, annulant des sorties ou des weekends en amoureux parce que le boulot m'appelle. Au départ ça va, elles comprennent mais au fil du temps, elles n'en peuvent plus et m'imposent un ultimatum : elles ou mon job ...

Je suis ravie que tu ne le trouves pas vilain parce que tu lui as tapé dans l'oeil ma vieille ... Lui dis-je dans un sourire. Bon peut-être que si je ne lui avais pas glissé le numéro de Rachel il serait passé à côté sans plus se prendre la tête, mais un petit quelque chose me dit que j'ai forcé le destin et maintenant elle aura de ses nouvelles. Le jettera-t-elle sans plus de cérémonie ou lui laissera-t-elle une chance parce qu'elle est en manque ? Un peu gras certes mais peut-être est-ce un dieu au lit ... De toute façon j'avais fais ça pour me venger et pour m'amuser. Quand elle me dit que j'allais certainement me venger, je ne pus m'empêcher de rire. Tu me sous-estimes Andersen, c'est déjà fait ... Lui dis-je en sachant d'avance que ça la ferait peut-être chier un court instant mais sans plus. Il y avait pire comme vengeance que de donner son numéro de téléphone a un parfait inconnu. J'aurais pu choisir quelqu'un de vraiment peu recommandable dont elle aurait eu bien dû mal à se défaire, là c'est juste un brave type - tout du moins je suppose - qui va tenter sa chance et se prendre potentiellement une veste, rien de plus.

Hé bien vas-y, fais ton choix ... Ce soir, tu as des banquiers, des Sénateurs, des artistes, des business-man, des fils à papa ... Dis-je en me désignant, sans aucune honte. Certes c'est Tom qui m'avait invité en tant que pote, mais j'aurais été invité quoi qu'il arrive pour représenter la famille Harker. Mais je ne pensais pas vraiment sérieusement à moi, c'était juste pour plaisanter. Je crois que c'était l'alcool qui parlait plus que moi, même si les courbes d'Andersen étaient toujours aussi divine à regarder. Amen ! je prêche la même parole, jouons contre le bar, c'est une perte acceptable ... Lui dis-je en plaisantant.

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Ven 18 Juil - 18:44

    Apparemment, plus rien ne réussissait à entacher l'enthousiasme qui les gagnait. L'alcool jouait très certainement un rôle dans cette effervescence de franc esprit de camaraderie. Même si leur relation en pouvait être qualifiée de houleuse, elle demeurait électrique. Cette soirée renversait les codes, et ils apparaissaient comme de bons amis. Après tout, plus qu'une apparence, une vérité : Rachel aimait trainer avec Caleb. Elle avait l'impression de renouer avec ses quinze ans, alors qu'elle zonait avec les gars du quartier, séchant les cours et insultant les flics avant de détaler. L'anglaise avait été élevée dans un milieu d'homme, si bien qu'elle ne savait tolérer que leur présence, du moins, sur le long terme. Loin d'être du genre greluche à faire des chichis pour du vernis écaillé, Andersen ne supportait pas la compagnie des filles qui se la jouaient "vraies filles". Aussi, Harker était de très agréable compagnie, avec son côté gosse de riche aussi mal dégrossi qu'assumé.
    L'anglaise accueillit la remarque de son partenaire avec surprise. De quoi parlait-il ? Rachel dévisagea l'homme que Caleb avait du séduire, comprenant alors ce que le flic insinuait. Le type, dit un peu trop gars, lui dégaina son plus beau sourire : une sorte de vilaine grimace. La jeune femme ne put réprimer une moue mi-dégoutée, mi-dépitée. Puis, dardant un regard sombre sur Harker, elle pesta :

    T'as pas honte ?! Franchement. Autant c'est un gros détraqué... Bien qu'il ait juste l'air d'un puceau endurci. Bien qu'il n'était pas une "vraie fille", Caleb connaissait et savait pratiquer le coup de pute. Rappelle-moi de faire appel à toi comme agence matrimoniale... Un rôle si gentiment proposé que Harker poursuivit, s'offrant comme le meilleur élément de sa sélection de beaux célibataires ayant tout à offrir. Rachel partit d'un rire franc, plus amusée que moqueuse... et surtout plus pompette qu'incisive. Finalement, elle lui accorda un regard tendancieux qui voulait tout et rien dire à la fois. Jouait-elle à l'allumer ? Pas encore.

    Leur choix tomba donc sur le bar. Tous deux avaient une bonne descente, elle anglaise, et lui flic. Andersen héla un serveur et commanda un mètre de shooters, décidée à en découdre avec Caleb. Intérieurement, elle doutait d'y survivre, mais après tout, elle était là pour s'amuser. Et puis, elle surestimait peut-être son acolyte : lui aussi avait descendu quelques verres et montrait quelques signes de fragilité disons.
    Les shooters arrivèrent dans le même mouvement, fièrement alignés. Rachel régla pour deux. L'anglaise était pour la parité, et depuis le début de la soirée, ses consommations ne lui étaient pas revenues très chères : il y avait toujours un mec, trop bien éduqué, pour éponger sa soif.

    A nous... et à ce qui pourrait arriver.

    Elle ne faisait pas directement allusion à ce que le commun des mortels entendrait par cette phrase. L'anglaise adoptait plutôt ici une politique de l'advienne que pourra.

    Rachel finit son mètre douloureusement, franchement écœurée par le goût mélangé des alcools. Son estomac manifesta par quelques douleurs son mécontentement. Mais elle ne laissa rien paraître de son soudain malaise. Franchement enivrée, elle n'avait plus le temps de penser à ses douleurs abdominales qu'elle accusa une bouffée de chaleur terrible. Puis, elle finit de se ridiculiser avec un rire saoul.

    Putain, j'ai perdu en endurance. Pff...

    L'univers tournait autour d'elle, déformant les visages et les corps, tel une peinture de Goya. Mais étonnamment, elle demeurait assez lucide, c'est-à-dire capable d'aligner deux idées et de savoir o si situer son consentement. Néanmoins, son goût du jeu gagna en force. D'un pied, peut-être un peu trop sur, elle caressa la jambe de l'agent du FBI. Agent du FBI... Ca avait quelque chose d'excitant à son niveau de criminelle de Gotham.

    Et toi, pas de filles de banquiers ou sénateurs dans les parages ?
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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Ven 1 Aoû - 12:44

La réaction de Rachel ne se fit pas attendre et cela m'amusa beaucoup, il fallait bien l'avouer. Oui, il pourrait être un gros détraqué et moi je le lui refile, mais il pourrait être tout aussi bien un gars bien sous tout rapport. Ils ne pourraient le savoir que si Rachel daigne lui accorder une chance, ce qui n'était visiblement pas prêt d'arriver au vu de la réaction de la jeune femme. Etait-ce parce que c'était moi qui avait refilé son numéro ou était-ce simplement parce qu'il n'était pas son genre ? Je crois que je ne le serais jamais. Je me contentais donc d'en rire, après tout ce n'était qu'une douce vengeance au coup bat qu'elle m'avait fait. Passer pour un gay ... pourquoi pas, mais si j'avais le droit de tout faire, même rendre la balle à mon lanceur. C'est peut-être un gars très bien qui ne demande qu'un peu d'attention ... Tu vois vraiment le mal de partout ma vieille ... Me contentais-je de dire d'un ton amusé, parce que j'étais réellement amusé par cette situation. Est-ce que je la voyais sérieusement avec un type comme lui ? Non, vraiment pas, elle n'en ferait qu'une seule bouchée, mais c'était amusant de la mettre dans une situation aussi inconfortable, surtout s'il l'appelait par la suite. Non, j'avoue que j'ignore avec qui je la verrais, mais pas un gars dans ce genre là. Elle avait besoin de quelqu'un sur qui compter, en qui elle avait confiance, qui était capable d'encaisser ses remarques acerbes et de les lui renvoyer pour lui montrer qu'elle n'était pas la seule à être capable d'en sortir. Elle avait besoin de quelqu'un qui la laisserait libre de faire ce qu'elle voulait, qui ne l'entraverait pas ou ne tenterais pas de la changer. Mais est-ce que ce quelqu'un existait ? Aucune idée. Après, je partais de ce que je connaissais d'elle, peut-être qu'elle était différente quand elle était en couple.

Je sens la gueule de bois magistrale demain matin ... A nous et à cette soirée pleine de surprises ...

Rachel venait de commander des shooters, en début de soirée j'aurais dis "pourquoi pas", mais là, déjà bien entamé, je sentais que ce n'était pas une bonne idée, mais je ne l'arrêtais pas pour autant. Si elle était capable de les finir, alors moi aussi. C'était un jeu stupide et enfantin, mais c'était moi et je l'assumais. A les voir comme ça, devant moi, ils avaient l'air innocents, mais ils ne l'étaient pas et j'allais avoir bien dû mal à les avaler tous. Pourtant je faisais bonne figure, ne voulant pas gâcher cette soirée. Peut-être que j'exagérais l'état avancé dans lequel j'étais déjà et qu'ils passeront très bien. Le premier passa comme une lettre à la poste, le second aussi, ainsi que le troisième, ce fut ensuite que ça se corsa. Plus on avançait dans les shooters et plus j'avais dû mal à les avaler, mais je restais digne et je prenais sur moi. Le dernier fit mal, très mal, mais c'était pour la bonne cause, je n'allais pas laisser une anglaise me battre à ce jeu.

On s'fait vieux ma vieille ... Dis-je en plaisantant. Je ne pensais pas qu'à 27 ans j'étais déjà vieux, mais il fallait se rendre à l'évidence que je n'avais plus la même descente que quand j'avais 18 ans. Pourtant je buvais régulièrement, mais des plus petites doses, là j'allais sentir une douleur dans les cheveux et avoir envie de crever. Quand je sentis le pied de Rachel me caresser la jambe, je fus ravie de ne plus être en train de boire, sinon je lui aurais involontairement cracher le contenu de mon verre au visage. Même dans mon état actuel, j'avoue que cette attitude aguicheuse de la part de ma partenaire de boisson me paraissait assez étrange, déroutante même, mais pas forcément désagréable, voir même assez intéressante. On sentait que cela faisait un moment que je n'avais pas eu de rapports intimes avec une femme, j'avais l'impression d'être un chien en chaleur, même si ça ne se voyait pas. Non, ça ferait trop plaisir à mon père ... Je préfère viser un peu moins haut .... Ce n'était pas une critique ou une attaque personnelle pour diminuer Rachel, loin de là même. Mais c'était une réalité, j'évitais les gens de ma classe sociale parce que ça ferait trop plaisir à mon père d'afficher mon couple en public et puis j'aurais le droit à ce genre de soirée trop régulièrement à mon goût et ça, il en était hors de question.

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Ven 8 Aoû - 11:18

    Étouffant un renvoi, Rachel commença à sentir le poids de sa connerie. Quelle idée d'ainsi se carmer l'estomac à coup de shooter ? Elle en voulait presque à Caleb de ne pas l'avoir freiné. Mais, en même temps, elle comprenait que le flic l'ait suivi dans son jeu dangereux : ça ne se faisait pas de s'avouer vaincu au binge driking face à une nana. Sauf que cette nana était anglaise, née dans une famille de hooligans invétérés.

    Accusant tous deux le coup, Caleb et Rachel continuèrent leur conversation, sensiblement engourdis par l'alcool. La jeune femme peinait à retenir les rires niais qui l'agitaient. Si elle se sentait encore à peu près lucide, elle déplorait sa condition physique : la tête lui tournait, le sang pulsait douloureusement dans ses tempes et son ventre semblait sur le point de s'avouer vaincu. Afin de lutter contre ce sentiment de malaise, Andersen retourna toute son attention alcoolisée sur la conversation. Si Caleb ne refusa pas ses avances d'en-dessous de la table, il ne s'en montra pas plus gêné que ça. Déçue d'un si maigre effet, Rachel poursuivit dans sa lancée, égarant malencontreusement une main sur le haut de sa cuisse. Elle voulait se sentir désirée, putain. Cela commençait à faire long. Sa vie sentimentale était un désert aride dont elle s'accommodait, mais le vide trouant sa vie sexuelle commençait à lui peser. Elle voulait se faire prendre, avec fougue et envie. Mais apparemment, elle n'était pas assez bien pour Harker. Rachel prit la mouche, et rompit tout contact. Une moue contrariée lui crispa le visage et d'un ton sec, elle répliqua :

    D'où les putes j'imagine ?

    Ok, c'était bas, sans réel sens, et hargneux, mais l'anglaise s'était formalisée de la remarque. L'alcool la rendait plus susceptible, annihilant son sens de l'humour et de la dérision. Là, tout de suite, maintenant, elle n'avait pas envie qu'on la descende, qu'on la fasse passer pour une moins que rien. Elle voulait être le centre d'intérêt de tout à chacun. Elle voulait mériter l'attention. Elle voulait espérer le désir.
    Le visage encore tendu, Andersen se calma néanmoins. Sa colère avait été quasiment aussitôt noyée par l'alcool et son sentiment de dépression. Au fond, elle n'avait pas envie de se foutre Caleb à dos : il lui avait sauvé sa soirée, et même si c'était douloureux à admettre, elle passait un excellent moment.

    Bref, tais-toi et fais moi danser.

    En observant le silence, il devrait limiter les conneries. Du moins, l'espérait-elle. D'un pas mal assuré, Rachel se leva et s'écarta de la table. Son cerveau se comprima violemment sous l'effet de son ascension. Elle n'était vraiment pas fraîche. Puis, elle saisit la main du flic et l'entraina sur une piste de danse jouxtant le bar, à l'écart de la salle de jeux. Quelques couples se donnaient en spectacle, pour certains ivres, d'autres excellents danseurs. Une musique un peu molle, mais du reste entrainante animait la piste de danse. L'anglaise passa ses mains derrière le coup de Caleb et se laissa entraîner.
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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Dim 10 Aoû - 12:09

Après un pied qui s'hasarde sur ma jambe, voici sa main. Décidément, Rachel est très entreprenante ce soir. Je sais au fond que moi ou un autre, ça ne changerait certainement pas grand chose pour la jeune femme, mais en cet instant, je suis plutôt content que ce soit moi. J'arque un sourire ravie sur mes lèvres et je laisse glisser ma main sur la sienne. Tout en lui caressant la main et l'avant bras, nous continuons notre discussion, seulement visiblement j'ai du dire une grosse connerie parce que vexée, elle retire sa main et boude dans son coin. Les putes ? Je me suis tapée beaucoup de monde dans ma vie mais jamais je n'ai eu besoin de payer pour prendre mon pied. Je vois que ma remarque l'a blessé. Je lève mes yeux au ciel et j'éclate de rire. J'aurais pu mal le prendre, mais pas ce soir, pas dans l'état dans lequel je me trouve. Elle finit par se dérider rapidement et m'ordonne de la faire danser. Oui, il y a des gens qui demandent si on veut danser, d'autres qui suggèrent, mais Rachel, elle, elle ordonne. J'ignore si je tiendrais debout et si je tiendrais debout longtemps et j'ignore si elle fera pareil, mais je me lève quand même, entrainait par cette chère Andersen.

Il y a déjà des couples en train de danser et certains sont dans un état pire que le notre, ce qui me rassure beaucoup. J'attrape ma partenaire par la taille et je la fais tourner, lentement mais surement. Je suis un excellent danseur, mon père voulait absolument qu'on sache danser alors il nous avait donné des cours de danse. Au début, j'y allais un peu à contre coeur, c'était un truc de gonzesse à mes yeux, mais au fil du temps, j'y allais avec plaisir, me défoulant et m'amusant avec Cally. De toute façon tout ce que je faisais avec ma soeur était forcément bien. Décidant de me racheter auprès de la Andersen, je repartie sur la discussion qu'elle avait mal prise.

Tu sais, ce n'est pas parce que je n'ai pas envie de me taper des filles snobinardes que j'ai forcément envie de me taper des putes ... Il existe tout un monde entre les deux, beaucoup plus intéressants et bourrés de belles promesses.

J'ignorais comment elle allait prendre ma remarque, peut-être bien, peut-être mal, avec elle je m'attendais à tout. Mais je n'avais vraiment pas envie qu'elle se sente inférieure juste parce qu'elle ne faisait pas partie du monde dans lequel j'avais été grandi. J'étais flic aujourd'hui, le monde dans lequel je vivais n'avait rien à voir avec celui de strass et de projecteurs braqués sur nous pour savoir les dernières nouvelles croustillantes de notre vie. Je vivais dans un monde plus sombre, plus difficile mais tellement plus intéressant. Au moins je me sentais utile dans ce monde, je servais à quelque chose. Et les gens que j'y rencontrais étaient tellement plus intéressants que les autres.

Bref, tout ça pour dire que tu n'as pas à te sentir diminuée, tu vaux largement mieux que ces filles.

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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Mar 19 Aoû - 20:38

    La tête lui tournait. Mais Rachel s'en tapait. Lâcher prise. Elle ne demandait que ça. Sa vie était devenue un enfer, strictement régie et organisée. Rien ne devait être laissé au hasard. Sa nouvelle position lui interdisait les faux pas. Elle bossait pour le nouveau cartel de la drogue à Gotham, négociait avec les grands noms de la ville et vivait sous une menace permanente de mort. Ok, elle avait choisi cette vie, mais elle n'avait pas signé pour s'enterrer avant l'heure. Rendue à à peine vingt-huis ans, la vie d'ascète ne lui sied guère. L'anglaise avait besoin de sortir, de picoler... et de baiser. Elle avait mis sa vie personnelle entre parenthèses depuis trop longtemps. Ambitieuse, elle était convaincue que ce sacrifice était nécessaire, mais à présent qu'elle figurait parmi les visages de la pègre, elle pouvait s'autoriser l'hédonisme d'une telle position. Elle n'était plus la gamine qui se battait dans la crasse, à côtoyer la misère pour gagner cent dollars au détriment de son amour propre. Elle était respectée à présent, reconnue et écoutée... et surtout, elle n'avait plus rien à prouver à personne. Excepté à elle-même.

    Pendue au cou du jeune agent du FBI, Rachel se laissa porter, savourant avec une certaine satisfaction son effet de jeune femme outrée. Caleb tenta de se rattraper, maladroitement, mais cela suffit à tirer un large sourire suffisant à l'anglaise. Bien sur qu'elle valait mieux que toutes ces connasses snobinardes. En tout cas, en était-elle convaincue, engourdie par l'alcool. Andersen accepta donc les excuses déguisées du jeune homme d'un regard. L'alcool ne la rendait pas rancunière, bien au contraire. Si elle s'était vexée sur le coup, elle n'en gardait à présent qu'un sombre souvenir, même si cela avait été dit quelques minutes auparavant.

    Lâcher prise. Il était vraiment question de s'abandonner à ce qui pouvait bien arriver. Perdre le contrôle, ne serait-ce quelques heures, de sa vie, de cette vie si finement calculée et sacrifiée à l'ambition. Elle n'était pas une machine, mais une personne, avec ses besoins, ses envies et ses limites. Et ce soir, l'envie avait pris le dessus ainsi que le besoin d'être humaine avec toutes les limites que cela comprenait. Elle aussi pouvait être faible, vulnérable, crédule et naïve. Du moins, le voulait-elle.

    La musique ne décollait pas, mais l'anglaise se surprit à apprécier danser avec Caleb. Ce con se débrouillait plutôt bien. Rachel se perdit un instant à détailler son visage, y trouvant un charme jusque là inconnu. De légères rides tiraient sa peau, encadrant un regard rieur et le sourire qui allait avec.
    Sans savoir pourquoi ni comment, elle se retrouva à l'embrasser. Un baiser pudique, doux, réclamant une affection trop longtemps méprisée. Ses mains enserrèrent avec une emprise plus marquée la nuque de son cavalier. Décollant ses lèvres des siennes, elle laissa son visage glisser dans son cou, se permettant au passage de lui susurrer au creux de l'oreille :

    J'espère bien. Ça serait malheureux que j'ai à te le prouver...
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MessageSujet: Re: Une connerie n'attend pas l'autre... - Caleb T. Harker Dim 24 Aoû - 17:15

Si on m'avait dis, avant de venir, que je finirais par danser avec Rachel, déjà je n'y aurais pas cru, surtout aussi collé à elle. Mais si en plus on m'avait annoncé qu'elle me ferait du rentre dedans jusqu'à m'embrasser, j'aurais beaucoup ri. Soyons réaliste, ce n'est pas franchement le genre de la jeune femme ou tout du moins avec moi. Je l'avais dragué au tout début de notre rencontre, mais elle m'avait rapidement fait comprendre que je n'étais pas son genre. Ne le prenant pas mal, nous nous sommes croisés plusieurs fois et une petite rivalité amicale s'était installée entre nous. Nous aimions nous rentrer dedans, provoquer l'autre et voir ses réactions. Notre but n'était pas de blesser l'autre, juste de le faire chier, de le taquiner un peu, sans plus. Nous n'étions pas le genre de personne à nous prendre la tête inutilement et ça nous allait assez bien. Rachel n'avait pas mal pris mes propos, quelques instants plus tôt et c'était tant mieux. Je ne me voyais pas m'excuser platement ou tenter de me rattraper alors que j'étais bourré. Non parce qu'il fallait dire ce qui était, j'étais bourré comme une barrique et si je tenais debout, ce n'était que parce que j'avais de l'expérience dans le domaine. En général, je m'arrêtais quand même un peu avant, mais là, entrainé par l'anglaise, j'avais voulu faire bonne figure et j'avais continué malgré le signal d'alarme. On n'a qu'une vie, au pire j'aurais une énorme gueule de bois demain et j'aurais envie de crever, pire que d'habitude. Mes collègues avaient l'habitude de me voir la gueule enfarinée, ils ne me poseront pas plus de questions. Et puis d'une certaine façon, maintenant que j'étais chef par intérim, je pouvais me permettre certaines choses. Mais ne vous attendez pas à ce que j'arrive dans cet état s'il y avait un gros boulot, je ne me le permettrais jamais. J'étais assez content de ma pseudo promotion, même si je n'ignorais pas qu'elle était temporaire. Mais cela ne me dérangeais pas, c'était une première expérience bonne à prendre et l'homme qu'on a assigné à notre équipe, le remplaçant de Mia, était vraiment un pro, j'apprendrais beaucoup de lui j'en suis sûr. Mais en attendant, je ne pense ni à mon job, ni à mon future boss, juste à cette splendide femme qui m'embrasse.

Tu ne crois pas qu'on a suffisamment fait bonne figure pour ce soir ? Si on allait ... prendre l'air ?

Direct ? Oui toujours. Au vu des signes qu'elle m'avait fait, je pouvais quasiment être certain que ma proposition serait acceptée avec plaisir. Au pire nous déambulerions dans les rues de Gotham, complètement torchés et on finirait à roupiller dans un coin étrange jusqu'au lendemain, sans qu'on est fait quoi que ce soit. Au mieux, on finirait dans le lit d'un de nous deux et on risquerait de ne pas le croire le lendemain. Mais en cet instant, je vous avouerais bien que je me moque complètement du lendemain, je ne pense qu'à cette soirée, à ce baiser, à cette femme dont la tête glissa agréablement dans mon cou et dont mes mains maintiennent ses hanches, sans chercher à aller forcément plus loin. Je reste un gentleman, je ne mets pas la main aux fesses de femme, certainement pas en public tout du moins.

HS:
 

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