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 (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps

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ϟ Arrivée à Gotham le :
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MessageSujet: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Jeu 1 Mai - 21:09


    Vous êtes vous déjà sentis vides, comme désertés de toute vitalité ? Vous vous trainez, incapable de marcher la tête haute ?! La vie n'a plus de sens pour vous ? Les gens que vous aimez s'éloigne de vous, insensibles à la souffrance qui vous traverse ? Vous êtes seuls, terriblement seuls ?! Retrouvez le chemin de l'acceptation et du bonheur avec Fred Goodman, psychanalyste. Votre vie changera à tout jamais, et il n'appartient qu'à vous de faire le premier pas !D'un geste désespéré, Aaron éteignit la télévision. Quatre heures quarante-six du matin, en voilà une soirée productive. Cela faisait plusieurs nuits qu'il n'arrivait plus à trouver le sommeil. Et si ses yeux avaient le malheur de se ferme sous le poids de la fatigue, l'angoisse prenait le pas, amorçant un envahissement étouffant d'anxiété. Il lui était impossible de trouver le repos. Il n'était plus qu'une ombre, l'ersatz de l'homme qu'il avait pu être. Griffin avait tout fait foirer, et en beauté...Deux mois après sa petite rencontre avec l'échappé d'Arkham, sa vie ne cessait de sonder les baffons de l'existence. Aaron se consolait avec les excuses chimiques si bien vendues par les médecins : prenez tel anxiolytique, vous retrouverez le sommeil ; prenez tel anti-dépresseur, vous vous sentirez mieux, en effet, cela agit sur votre système endocrinien et blablablablaah. Deux mois qu'il se crevait dans son appartement. Deux mois que tout avait perdu son sens. Peut-être était-ce cela être lucide ? Griffin s'était évertué à lui expliquer les bienfaits de la lucidité, et ce, en lui ouvrant les avant-bras : la fin justifiait les moyens. Le rocker partit d'un rire nerveux, transcendé par la fatigue accumulée depuis des semaines. Il se sentait à bout. Le jour, il faisait bonne figure, feignant d'aller aussi bien que le commun des mortels. Et le soir, il s'effondrait, révélant son véritable visage dans les ténèbres de son éternelle solitude. Hey Zoë, articula t-il difficilement sur le répondeur de sa dealeuse. Y'a une soirée, organisée par Bub's, dans le hangar 18 des usines désaffectées. Ca serait sympa que tu te ramènes. Et rassure-toi, tu ne viendras pas pour rien. Ramène ce que tu veux, j'te fais confiance. A toute.Concevoir que Zoëva ait une vie qui la retienne de venir à ce genre de soirée à bientôt cinq heures du mat' était juste impossible. Il l'avait rencontré il y a de ça maintenant bien deux ou trois ans : Zoëva servait dans un bar où Aaron avait fait une soirée avec des amis. Malgré la froideur et la franchise de la jeune femme, le courant était plutôt bien passé. Disons qu'elle avait eu beau le jeter, lui et ses pitoyables airs de dragueur, Redfield était constamment revenu à la charge. Il aimait la sincérité et l'intégrité qui se dégageait de ce petit bout de femme qui en avait bien plus que lui dans le pantalon. Lors de soirées, il l'avait embauché comme barmaid. Rapidement, elle s'était aussi chargée d'approvisionner les convives en drogue. Depuis, une amitié assez étrange s'était développée entre eux. Quelques trips ensemble avaient fini de les rapprocher. Il l'aimait bien.Aaron arriva vingt minutes plus tard dans le hangar où Bub's faisait sa soirée. Un vrai squat reconvertit pour la scène alternative de Gotham. Le musicien salua quelques visage connus parmi la foule mais préféra attendre la jeune femme devant le hangar, en dehors de la foule en effervescence.
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Dim 4 Mai - 13:08


- Tiens, grogne une voix tapie dans le noir, voilà ton blé. Tu as fais du bon boulot, encore. J’aurai certainement un autre contrat pour toi dans la semaine. Tâche de ne pas te faire gauler d’ici là.

Je m’empare de l’enveloppe de papier kraft. Comme d’habitude elle est scellée par une espèce de fil de lin mais je sais parfaitement ce qu’elle contient. 8000$, gros butin pour le rival d’un type certainement haut placé. Je m’en care de savoir qui il était et pour qui il bossait, c’est rare que j’ai de l’étique. C’est uniquement si je connais personnellement la cible que je refuserai le contrat. Heureusement ça ne m’est jamais arrivé. Grâce à ce soir, j’ai de quoi vive un bon mois à l’aise. J’irai sans doute investir dans une nouvelle veste en cuir et une paire de godasses neuves. Mon informateur n’est pas habituel, je travaille rarement avec lui et avec ses deux mètres de haut il à le don pour m’impressionner. D’habitude c’est Rachel qui me donne les contrats et le fric mais elle bosse principalement pour les mafieux. Là c’était un cas particulier. Un ennemi lambda pour une querelle idiote sans doute. Roff ferme son imperméable jusqu'au cou, ne daigne pas me saluer et tourne le dos. Je reste là, mon fric à la main, et le regarde grimper dans sa Cadillac d’un autre temps. Son patron doit être à l’arrière, ça ne fait aucun doute.

Ma montre affiche minuit. Je glisse l’enveloppe sous les rabats de ma veste puis remonte tranquillement le quai. J’ai toujours rendez vous au port, à croire que mes patrons craignent que je fasse une connerie. C’est sur que caner une gonzesse c’est plus facile dans un coin désert pourvu d’un point d’eau. Enfin. Ma moto m’attend devant un vieux bâtiment délabré où même les rats n’osent pas aller. Je n’ai même pas pris la peine de foutre ce putain d’antivol. Y’a personne ici. Jamais. Le temps de traverser la ville sous les lumières des néons et j’arrive enfin chez moi. A voir ma gueule on pourrait croire que je crèche dans un squat planqué dans les tréfonds de Gotham. Ça m’est arrivé au début ouai, mais depuis j’ai évolué. A chaque contrat, à chaque deal, j’améliore mon chez moi. A la jonction entre les beaux quartiers et l’espace dédié aux affaires, je me suis dégoté un grand duplex de 80m². Deux chambres, un grand salon meublé avec gout, une cheminé et une putain de cuisine qui ne sert qu’à faire joli. J’aime ma salle de bain. Au milieu des coussins du canapé ronronne Chat. Oui, j’ai eu la flemme de lui trouver un autre nom. Je l’ai trouvé en sortant de prison et finalement il est resté avec moi. Derrière un tableau merdique du couloir y’a mon coffre. Quelques crans à droite, beaucoup plus à gauche ... il s’ouvre. J’aime pas les banques mais j’ai quand même un compte. Les flics vérifient mes rentrées d’argents alors j’met mon salaire à la banque et les extras au coffre. Endolorie, je lâche mes fringues sur mon lit et me glisse sous la douche. Musique en fond, je masse mes côtes douloureuses suite à une baston pas super bien gérée.

- Chat, j’appelle en sortant de ma longue douche, pousse toi !

En serviette, je me pose sur mon canapé et somnole devant la télévision. D’habitude je vais au lit mais les coussins chauffant me fond du bien. La prochaine fois qu’il y’a une bagarre de bar, je n’approche pas ... Il est 5h quand Chat apprend à voler à travers le salon pour s’être posé sur moi. Mon téléphone clignote, j’ai un message. Hey Zoë je reconnais directement la voix d’Aaron. Y'a une soirée, organisée par Bub's, dans le hangar 18 des usines désaffectées. Ca serait sympa que tu te ramènes. Et rassure-toi, tu ne viendras pas pour rien. Ramène ce que tu veux, j'te fais confiance. A toute. Ok. Ce type j’peux le considérer comme mon pote et puis bon... il a l’air d’avoir besoin de sortir. J’aime pas jouer la psy. Par contre j’compte bien lui porter mes petits médicaments favoris. Jean troué, débardeur, veste en cuir, besace. Les usines c’est pas très loin de chez moi. Autre coffre plaqué, autre butin. Je prend de tout, coke, exta, champote, weed ... A voir ce qu’il préfère. J’enfourne un pull dans le coffre sous le siège de ma moto, au cas où le frai se fasse sentir.  J’arrive rapidement au lieu du rendez-vous. Je me suis pas trop posé de questions avant de venir. J’avais rien d’autre à faire et les soirées de Bub’s sont en général sympa. J’vois Aaron planté devant l’entrée.

- Salut beau brun, dis-je en souriant vaguement, tu devrai essaye l’anti cerne, tu ressembles à un zombie. Bon, soirée rock – punck ou electro dub’ ce soir ? Carré VIP ?

J’aime bien qu’on me donne toutes les modalités d’une soirée directement quand j’arrive, histoire de pouvoir laisser mes prods tout foutre en l’air. Je lui montre mon sac et l’ouvre discrètement. Il a certainement le temps de voir ce que j’ai avec moi. Il connait mes tarifs mais ce soir ça sera prix d’amis.
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Dim 11 Mai - 19:05

    Les yeux rivés sur le bout de ses chaussures, le rocker se livrait à un réel débat existentiel intérieur. Il fallait bien se l'avouer, c'était pas top en ce moment. Depuis que Griffin avait voulu le rendre plus lucide, sa vie avait pris un gout amer : il était passé pour un con auprès des services de police qui n'avaient vu en lui qu'une rockstar en dérive ; Aslinn était partie sans rien dire, lui laissant un malheureux mot qui ne répondait pas au quart du dixième des questions qu'il se posait ; et il ne valait plus rien une guitare entre les mains. Il n'était plus bon à rien. Mais ce n'était pas à Zoëva qu'il le dirait. La jeune femme n'était pas là pour lui faire une psychothérapie ; elle était plutôt là pour le traitement.

    Salut, répondit-il, le ton apathique. Ah ? Pourtant, t'es pas fringuée pour la Zombie Walk ? Décidément, ça n'allait vraiment pas fort. Il s'excusa d'un regard piteux de cette vanne des plus lamentables et préféra opter pour un compliment : ça l'indisposerait certainement plus que toutes les vannes qu'il pourrait imaginer. Ça te va vraiment bien ce look, t'es superbe ! T'as jamais songé à poser ? lâcha t-il, le ton gras avant de lui donner un coup de coude dans les cotes, signifiant la légèreté de sa remarque. Soirée électro qui décrasse les oreilles, et je pense qu'on va pouvoir se trouver un coin pour nous. Surtout que je vois que tu as pensé à tout !

    En effet, le sac de la jeune femme était bien fourni. La soirée semblait assurée ! Zoëva vendait de bons produits, et si la qualité se payait, Aaron avait perdu le sens de la réalité concernant l'argent. Même s'il n'avait pas invité Zoë en sa qualité de dealeuse, mais aussi d'amie. Il aimait bien sa présence : elle avait quelque chose de reposant. Elle ne posait pas de grande question sur ma vie, ne se préoccupait pas de trucs de nanas, et se foutait pas mal de ce qu'on pouvait penser d'elle. Malgré ses allures de petite sauvageonne, elle était une personne très humaine car abîmée. L'intégrité se payait, et elle en avait fait les frais. Qu'était-il comparativement ? Un pantin désarticulé avec plus personne pour n'en tirer les ficelles ; une coquille vide ; un mauvais acteur qui surjouait sa vie.

    Tandis qu'ils se dirigeaient vers l'intérieur du hangar, Redfield trouva utile de préciser :

    Je te préviens, je ne serai certainement pas de... très bonne compagnie ce soir, disons.

    D'un regard appuyé, il lui intima de ne pas demander pourquoi. De toute manière, les basses saturées ne tardèrent pas à recouvrir leur voix. Malgré l'heure tardive... ou matinale, au choix, la foule était en pleine effervescence. Tous étaient là pour oublier quelque chose : leur boulot à la con, leur patron intolérant, leur parent psycho-rigides, leur petit(e)-ami(e) trop possessif(ssive). Bref, ils étaient là pour décharger toute la frustration accumulée depuis un mois, une semaine, un jour...

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Sam 31 Mai - 11:03

Sérieusement, j’ai rien d’autre à faire ce soir mais me coltiner un dépressif ça m’plait moyen. Rie qu’à voir la gueule que tire Aaron j’ai envie d’lui foutre des claques, mais j’préfère envisager la coke. Au moins ce truc le boostera un peu et logiquement, lui redonnera confiance. On verra bien. Pour l’instant il se contente de me saluer la voix peu expressive. Ah ? Pourtant, t'es pas fringuée pour la Zombie Walk ? Au moins il relève ma petite pique mais faut pas être aveugle pour voir qu’il est déjà si bas qu’il touche le centre de la terre. Pas la peine de creuser plus, mon sarcasme n’a rien à foutre là. D’habitude j’suis pas du genre à faire gaffe à ce que je dis mais ce type je le considère comme un ami, un pote avec qui j’me suis rapproché via le taf et la drogue. Ce n’est pas rare qu’on se shoote ensemble... J’ai pas forcément envie de l’enfoncer plus bas qu’il ne l’est déjà. Mais c’pas pour autant que je vais al jouer psy bonne copine. J’ai pas envie qu’il me refile sa déprime, j’suis du genre peu souriante mais ça veut pas dire que je suis au fond du seau, loin de là.Ça te va vraiment bien ce look, t'es superbe ! T'as jamais songé à poser ? Je souris légèrement à Aaron et lui rend son coup de coude, j’ai l’impression qu’il veut faire genre « j’ai d’l’humour ouai ! ». Il n’est pas le premier gars à me poser cette question, et à raison. Plus jeune j’ai eu une petite carrière de modèle à Londres. J’ai fais quelques podium et des couvertures de magazines. Mon physique androgyne plaisait bien.

- Merci mec, dis-je en comptant les clopes qu’il reste dans mon pauvre paquet, j’ai eu une p’tite carrière mais c’est du passé.

A Gotham j’ai pas du tout envie de me faire remarquer, je coupe court à la conversation. Dans mon appart, sous le matelas de mon pieu, on peut y trouver mon book, mon vieux portfolio. Il n’a pas été alimenté depuis la mort de mon charmant mari, le pauvre. J’en rigole souvent seule. Dire qu’il a été mon premier meurtre. Dire que je ne les comptes plus maintenant. Le dernier a faillis mal se terminer d’ailleurs, pour le moment j’me calme. Faudrait que je retrouve le jeune qui m’a grillée, histoire de bien lui faire comprendre ce qu’il risque s’il parle à quelqu’un. Pour l’instant y’a pas eu de grabuge autour de cette affaire, mais on sait jamais. Motivée à passer la soirée à me changer les idées je me renseigne et présente ma came. J’apprend avec plaisir que la teuf electro promet d’être vraiment sympa. J’aime ce genre de son, ça crashe et décrasse les oreilles. Onze clopes, on peut rentrer. J’hausse les épaules et laisse Aaron me conduire vers l’intérieur du hangar. Je te préviens, je ne serai certainement pas de... très bonne compagnie ce soir, disons. J’plante mon regard dans celui du musicos et comprend très vite que c’est pas la peine que j’en rajoute une couche. En temps normal il bavasse un peu, pas ce soir. J’hoche la tête et lui fait comprendre que j’m’en care complètement. Au fil de nos pas, la musique puissante s’empare de mon corps, je sens mes artères battre au rythme des basses. J’aime ces ambiance déglingués, ce son violent qui nous prend aux trippes, mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est voir tout ces gens se laisser aller. Les trois quarts prennent des prods’ et ne savent même pas ce gérer. J’analyse rapidement la configuration du hangar et trouve un coin posé, pépère, où je pourrai vendre et consommer sans soucis ma came. Sans un mot, j’attrape la main d’Aaron et passe en tête de convois. Nous fendons la foule qui saute en rythme, créant une entité humaine gigantesque, grouillante et suante. Par pure paranoïa je garde une main sur mon petit sac histoire de ne me rien me faire chourer.

Plus on marche plus la musique perd de sa violence, de même que la densité humaine. Dans un coin des jeunes baisent, d’autre se payent un trace ou se piquent à l’héro. J’aperçois une coin posé, grisatre mais avec une petite fenêtre cassée. Ça ira pour ce soir. J’pose mon cul sur un caisson défoncé et ouvre mon sac, il est temps d’commencer la soirée.

- Tu connais mes prix, j’ai tout ce qui est possible, tu n’as qu’à demander ...

Le temps qu’il se décide, je me sors un paquet de feuille et mon grinder. Vite, me rouler un joint ... besoin de planer.

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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Mar 3 Juin - 10:34

    Heureusement, Zoëva bouscula le principe d'inertie qui habitait le rocker en prenant les devants. La pauvre ne savait pas pour quoi elle venait de signer. Aaron était au bout du rouleau. Sa vie avait pris un tournant trop radical pour qu'il puisse le prendre sans dégât. Après Griffin, le procès du Joker avait fini de l'achever. Il avait tellement de choses à dire qu'il en restait muet, comme si l'abondance de ses malheurs obstruait sa bouche à la manière d'un bâillon. Zoëva le traina dans un coin plus tranquille. Elle ne tarda pas à lui proposer de quoi s'exploser la tête. A vrai dire, il avait plus besoin d'un flingue dans la bouche que de la poudreuse dans le nez. Mais, en grand lâche, il préféra se repoudrer le nez. Le prix importait peu : l'argent, il l'avait, et la drogue, il en avait besoin. A partir de là, ils devraient bien s'entendre.
    Silencieusement, Aaron se fit quelques lignes de coke, histoire de revitaliser un visage déserté par les émotions, et principalement celle de la joie. De très bonne qualité, le produit ne tarda pas à lui agresser les neurones. Le rocker se détendit et laissa la vague d'euphorie le submerger. De son côté, Zoëva opta pour un joint.
    Après quelques minutes de silence religieusement respectés, Aaron tenta d'ouvrir la dialogue. Même si sa partenaire n'était pas la femme la plus bavarde sur terre, il aimait bien lui parler, quitte à faire un monologue. Elle était bien la seule à ne pas la juger, ou du moins, à la juger d'une manière qui ne le vexait pas.

    Je sais que tu détestes jouer les psy Zoë, donc n'hésite pas à me demander de la fermer si je te gonfle avec mes petits soucis nombrilistes.

    La précision était inutile : la jeune femme ne se serait pas privée de lui dire, avec ou sans son accord.

    Ca a été un peu la merde dernièrement, et... j'ai du mal à sortir la tête de l'eau disons. C'est... pitoyable, hein ?

    Redfield ne savait pas pourquoi il commençait ainsi à se confesser. Enfin si, il avait peut-être une idée sur la question, et ça s'appelait l'empathie. Or, il avait appeler la mauvaise personne. Personne n'était capable d'encaisser ce qu'il avait à dire, le laissant terriblement seul, emprisonné dans le cercle vicieux des ses ruminations. Si Zoë semblait, selon lui, d'entendre ce qu'il avait à dire, il doutait qu'elle puisse en faire quelque chose. C'était d'un psy qu'il avait besoin, mais son dernier rendez-vous avec le psychiatre O'Dwayne s'était soldé par un échec cuisant : en plus de l'avoir menacé, le médecin n'avait pas tenu parole. Encore une choix, Aaron s'était retrouvé seul, abandonné par tous.
    C'était donc difficilement que la coke luttait contre la mélancolie du rocker. Il n'osait pas desserrer les mâchoires, de peur de dégueuler tout son malheur. Il laissant donc l'honneur à la jeune femme de choisit le thème de la soirée.
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Mar 10 Juin - 12:43

Musique assourdissante, lumières noires, paradoxe sur pieds, montres hors de prix. Dans cette usine désaffectée on peut dire que tout se croise et se rejoint. D’après les rumeurs de l’évasion du Joker, j’serai pas surprise de le voir par là, débarquer à l’improviste sans aucune raison. J’peux pas dire que je m’en care de ce types mais j’l’ai pas rencontré et y’a aucune raison que ça arrive. Dans ce bas monde qu’est Gotham j’mène une petite vie à mon niveau, sans me lier de trop près aux grands criminels. C’pour ça que cette ville est pratique, à ma hauteur je risque pas grand-chose : les flics sont trop occupés ailleurs. C’pas pour rien que je me permets de me déplacer avec de la came plein le sac. Posée sur un caisson, je me roule un pétard tendis qu’Aaron se sert en coke. Ça m’aurait étonnée qu’il choisisse autre chose. Ce type est un grand adepte des lignes de coke et au moins ça lui donnera la patate ou l’envie de parler.

Je sais que tu détestes jouer les psy Zoë, donc n'hésite pas à me demander de la fermer si je te gonfle avec mes petits soucis nombrilistes. M’aurait étonné. Je lève les yeux de mon joint mais continue à lécher la feuille. Rien à foutre qu’il blablate, même si j’suis pas une grande tchatcheuse j’peux faire un effort pour un pote. Puis avec la dose qu’il s’met dans l’nez y’a moyen que d’ici dix minutes ça aille mieux. Pour la nuit du moins. Faut qu’il vide son sac même si j’serai pas d’une très grande aide. Allumant mon pet’, j’lui donne l’autorisation du regard, histoire qu’il ne se sente pas trop en terrain miné. Ca a été un peu la merde dernièrement, et... j'ai du mal à sortir la tête de l'eau disons. C'est... pitoyable, hein ? J’hausse les épaules. C’est vrai que c’pas vraiment mon genre de me laisser abattre mais elle est là la différence entre Aaron et moi. Lui c’est un dépressif, moi j’suis juste désenchantée. J’vois noir les trois quart du temps mais je le vis bien, il m’arrive même de sourire. Lui il est paumé, au fon du trou et si j’lui donnais un pelle, il continuerai à creuser. Au choix : j’lui bouge le cul ou j’l’écoute dans son malheur. N’ayant pas fait de véritables études j’peux pas me la jouer psy mais parfois j’donne de bons conseil. Puis à force de tirer sur mon pet’, la weed me monte à la tête. Je sens mon cœur s’emballer légèrement, les paupières s’alourdir et mon corps mollir. Généralement la weed me donne pas de fou rire, elle m’anesthésie.

- Allez raconte, après on ira s’défoncer devant les baffles, dis-je finalement dans un mouvement de main très flou ...
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Sam 14 Juin - 16:17

    Le regard qu'elle lui avait jeté l'aurait presque culpabilisé de ses débordements nombrilistes adolescents. Aaron ne voulait pas ennuyer la jeune femme avec ses problèmes, mais il était incapable de parler d'autre chose, du moins, dans l'état actuel des choses. Il n'avait pu en parler à personne, et lorsqu'il avait essayé, on l'avait jugé par des regards faussement compatissants, masquant maladroitement un il est fou terrifié. Sa mère avait été la seule à l'écouter tout en le plaignant : elle se fichait de la vérité, son bébé avait souffert et c'était là le drame, pas qu'il divague ou délire, mais bien qu'il porte les traces d'une violente injustice. Au moins il avait trouvé dans ses bras un peu de réconfort.
    L'évasion récente du Joker dont il avait fait les frais lui avait cependant permis de mettre son trauma sur le dos d'un évènement jugé réel. Juré à ce simulacre de procès, il avait été pris dans la fusillade. Heureusement, il s'en était sorti indemne. Mais Honey n'avait pas eu cette chance. Depuis quelques mois, depuis leur retrouvaille en fait, cette nana lui trottait dans la tête. D'autant plus qu'il avait été abandonné par Aslinn. Vie de merde...

    T'es pas culpabilisante dans ta manière de te sacrifier toi ! dit-il sur le ton d'une ironie rendue plus joviale par l'action de la coke. Non, c'est juste que... faut que j'arrête de faire mon caliméro : j'enchaine les merdes et j'aspire à présent à passer dans le futur reportage sur les dépressions chez les jeunes. En un mois, j'ai été agressé par un allumé puis pris dans la fusillade du procès du Joker. Tout ce mouvement m'a rendu un peu parano. Et dans toute cette terreur, les gens m'ont tourné le dos... Aaron marqua une pause avant de se laisser aller à un sourire stupide. Tu peux imiter la musique de Requiem for a dream ? Non, plus sérieusement, je me traine, déprimé, à ne me sentir exister que par l'action de quelques drogues. Qu'est-ce que ma dealeuse me conseille ?

    Au moins la coke avait eu l'honneur de le sortir de sa torpeur mélancolique. Bien que douteux, son humour prenait le pas, sous les revers d'un cynisme glacial. Il était bien conscient qu'il se laissait complètement aller, et que ce n'était pas comme ça qu'il allait retrouver le sourire, mais personne n'était là pour le porter. Zoëva avait l'avantage d'être extérieure à tous ses problèmes, et du coup, elle lui permettait de s'en évader.

    Et toi, t'as rien à dire sur toi un peu, histoire que je ne sois pas le seul à me plaindre sur mon sort... ?

    Ce n'était pas le genre de la maison de se plaindre de sa petite vie, mais Aaron avait espoir que Zoëva amène quelque chose d'elle dans cette discussion aux allures factuelles.
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Sam 14 Juin - 20:46

La fumée de mon joint s’envole lourdement dans l’air chargé de l’usine bondée. Les effets de la weed montent lentement en moi, forçant mon cœur à se calmer. Putain j’aime fumer le bédo, ça me fait tellement de bien. Cette sensation de corps en coton, le cerveau au ralentit... T'es pas culpabilisante dans ta manière de te sacrifier toi ! Aaron reprend un peu du poil de la bête alors que je m’enfonce dans les tréfonds de la drogue. Je lui souris et emet un petit rire à sa pique sarcastique. Non, c'est juste que... faut que j'arrête de faire mon caliméro : j'enchaine les merdes et j'aspire à présent à passer dans le futur reportage sur les dépressions chez les jeunes. En un mois, j'ai été agressé par un allumé puis pris dans la fusillade du procès du Joker. Tout ce mouvement m'a rendu un peu parano. Et dans toute cette terreur, les gens m'ont tourné le dos... Tu peux imiter la musique de Requiem for a dream ? Non, plus sérieusement, je me traine, déprimé, à ne me sentir exister que par l'action de quelques drogues. Qu'est-ce que ma dealeuse me conseille ? Oulà, l’histoire avait l’air franchement compliquée et mon cerveau embrumé n’aide pas. Agression, fusillade, Joker, terreur ... Aaron est vraiment perturbé et ça m’fait de la peine, sincèrement. Bizarre, c’pas vraiment le genre du truc qui m’arrive, mais j’suis pas non plus insensible, surtout après de celui que je considère comme un ami. Je laisse en plan mon joint à moitié fumé sur le bord du caisson de basse et réfléchit un moment. Voir un psy ? Arrêter la came ? Bah, j’peux faire mieux ...

- Tu sais, soufflai-je en tirant finalement sur mon bédo, c’normal d’pas être en super forme d’après ce qu’il t’arrive. Tu t’es fais agressé et tiré dessus, et de ce que je sais de toi, t’es pas hyper fan de la baston ... Essaye une psy, ou bien regarde le bon coté de la vie. Et prend des médocs pour dormir !

J’ajoute pas de me téléphoner si jamais ça va pas, il hésitera pas à le faire, avec ou sans ma permission. Après, j’peux rien lui dire de plus, j’ai pas de maitrise en psycho’ et c’loin d’être ma came. Ma seule arme ce soir, c’est de le faire sourire aussi j’espère que ma weed me donnera la patate. Sous effet, je lui rend le sourire que la coke lui procure. Y’a moyen que la soirée détonne une fois qu’on sera bien atteint par nos prod’ respectifs. Et toi, t'as rien à dire sur toi un peu, histoire que je ne sois pas le seul à me plaindre sur mon sort... ? Je lève a nouveau les yeux et les sourcis, surprise par le changement de discussion. Aaron semble reprendre un peu le dessus et ça me fait légèrement sourire. Vive la coke sérieux, ça donne un puissant coup de fouet et redonne confiance. Et pas que mais là n’est pas le sujet. Evidemment j’ai des merdes dans ma vie mais j’peux pas lui causer. Ça le mettrait en danger, et moi de même. Aaron est déjà assez perturbé, pas la peine d’lui dire que je tue de sang froid des types dans la rue pour récolter du blé.

- Bah, y’a des merdes dans la vie de chacun d’entre nous, avoué-je en m’adossant un mur. Genre on m’a grillé pour un job y’a pas longtemps et pas moyen d’être sûre que le gamin se taira.

J’vais pas en dire plus, ça suffit amplement. Aaron se dira qu’un gosse m’a vu dealer et que j’ai pas pu le chopper pour lui faire comprendre de la fermer. D’toute façon à me voir, personne se doute que j’ai un panel d’exécutions monstrueux à mon actif. Il n’a pas besoin de ça le pauvre !

- Puis j’ai reçu une convoc’ des fédéraux pour une histoire de dope, j’sens que j’vais encore passer un chouette lundi téh !

Foutu flic. Depuis qu’ils l’avaient chopée quatre ans auparavant, dès qu’ils apprennent un arrivage de came il me convoque pour me cuisiner. Genre j’vais leur balancer mes tuyaux, ils ont de l’espoir !

HJ : désolée de répondre si vite, je voulais être à jour pour l'ouverture d'autres rps (a)
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Sam 21 Juin - 17:41

    Aussi marginale pouvait être Zoëva, sa réponse tomba dans les banalités du commun des mortels : casse-toi et tais-toi, traduction un peu directe de va chercher de l'aide ailleurs et dors. Aaron dévisagea la jeune femme un instant, déçu par sa réponse. Même s'il aimait bien la précision d'aller voir une psy, avec tout ce que cela sous-entendait, le rocker ne demeurait pas convaincu de la positive attitude qu'on essayait de lui inculquer. Le psychiatre qu'il avait vu quelques temps auparavant lui avait tenu le même discours, et il en était toujours au même point, voire un peu plus bas. Dormir n'était pas tant le problème ; l'irrégularité de son sommeil un peu plus, si bien qu'il passait des journées à dormir et des nuits à rester éveillé. Il se contenta de répondre à son amie par un soupir mou.

    Si j'ai bien compris ton conseil , je vais voir ailleurs pour me lamenter et j'essaye de croire au Père Noël.

    Au moins la coke avait l'avantage de raviver son sens du cynisme. Sous revers de remarques acides, Aaron se sentait néanmoins habiter son corps et son esprit à nouveau, comme s'il se retrouvait.

    Face à lui, Zoëva se soulageait de le voir reprendre de la gueule et abandonner ses traits mornes. Après, la drogue devait bien l'aider à relativiser ses malheurs, mais ne la rendait pas plus empathique. En même temps, quelle idée de l'avoir contacté, elle ? Leur relation était marquée par le sceau de la décadence. Jamais il n'avait été question de jouer les confidents. Toujours était-il que Zoëva était là, et se prêtait, bon gré mal gré, à la discussion.
    La jeune femme lui avoua être dans de sales draps : apparemment on l'avait cafté, et elle avait un rendez-vous chez les fédéraux, histoire de s'expliquer. Aaron ne pouvait que compatir à ses emmerdes, bien qu'il en était parfaitement incapable, trop obnubilé par ses propres emmerdes.

    Si jamais t'as besoin d'aide, n'hésite pas. Je vois pas trop comment je pourrai mais... voilà.

    A vrai dire, hormis la soulager d'une caution, le musicien ne savait pas trop en quoi il pourrait se rendre utile à la jeune femme.

    Lentement mais surement, la coke faisait effet, lui donnant un violent coup de fouet. Toute la lassitude qui le caractérisait depuis quelques jours se dissipa dans les prémisses d'une effervescence qui s'annonçait salvatrice. Aaron avait l'impression de reprendre le contrôle de sa vie et de ses idées. Une force divine semblait le protéger, faisant de lui un demi-Dieu dont la puissance était encore à mettre à l'épreuve. Tandis qu'il s'élevait vers des sommets, présomptueux, Zoë s'enfonçait dans les profondeurs de l'inertie. En fond, la musique pulsait et animait une foule d'anonymes fatigués par une vie inscrite dans la routine, les brefs plaisirs et les longues emmerdes.

    Tu crois que tu vas réussir à bouger ton gras ? plaisanta t-il, décidé à donner de sa personne.
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Jeu 24 Juil - 18:23

Le calvaire que de se retrouver avec un dépressif sur les bras. Heureusement qu’Aaron j’l’aime bien et qu’il me file souvent du taf, sinon j’aurai même pas chercher à comprendre. Mais bon, après avoir écouté son histoire, j’comprend. Il m’fait presque de la peine avec sa coke sous le nez. Il n’a jamais rien demandé à personne, c’est gars sans histoires et qui plane H24. J’vois pas bien pourquoi le destin s’acharne sur sa gueule et lui fou le célèbre Joker et un autre malfrat sur son chemin. Du coup qu’est qu’vous vouliez qu’j’lui dise ? Quand même pas d’aller s’faire enculer, prendre un valium et s’détendre non ?

Si j'ai bien compris ton conseil, je vais voir ailleurs pour me lamenter et j'essaye de croire au Père Noël.

J’ouvre la bouche comme pour parler en levant la tête vers lui, mais lui envoie ma fumée dans le nez. Un épais nuage se propage et lui entoure la gueule. S’il s’escane il l’aura bien cherché. Sérieusement, est ce que j’ai une gueule de meuf qui trouve rien d’autre à dire ? Ouai, et personne n’aurait fait mieux. Déjà qu’il soit content que je l’ai écouté, que je lui ai répondu et lui ai filé de quoi se détendre. J’suis vraiment désolée pour lui, il à rien demandé à personne, mais j’suis pas non lus magicienne. A la limite le truc que je peux faire c’est lui filer de l’Exta et le faire rêver non stop, mais c’est tout.

- Bah dis donc t’as bouffé un clown ou quoi ? Lâche l’affaire et détend toi …

J’ai pas envie de me prendre le chou avec un type que je considère comme un ami. Finalement on en vient à échanger et passer outre tout ça. J’lui parle de mes merdes perso’ comme ça il voit qu’y pas que lui qui trime à Gotham. Si jamais j’me fais gauler par les Keuf il aura plus de dope ni rien. Et encore moins une épaule sur laquelle chialer. Aimablement il me laisse entendre que si j’ai une grosse merde j’pourrai l’appeler. Ça ira mais j’le remercie tout de même d’un hochement de tête. Je me trace un rail de speed et l’aspire avec ma dextérité d’habituée. Vaut mieux que je zappe pour l’instant le gamin qui m’a grillé et me vide la tête. Le mélange weed et speed n’est sans doute pas le meilleur pour aller au don du sang mais c’est celui qui me fou dans le meilleur état sur terre. En l’espace d’une minute je sens mon corps se réchauffer et mes sens se décupler. Ma vision n’est pas nette mais au moins j’suis complètement réveillée. Autour de nous pas mal de jeune s’occupent et prennent des prods. J’reconnais une de mes clientes mais elle me voit pas. D’toute manière avec Aaron j’vais me faire assez de blé pour m’offrir un nouveau casque de moto. Ou des nouvelles bottes. Au fil des secondes, je vois qu’Aaron aussi se détend et prend de l’allure. Déjà il fait moins dépressif. Quand je constate que sa coupe de cheveux laisse violement à désirer alors qu’il me demande de bouger, je ne peux réprimer un putain d’rire.

- Mon gras, il bouge parfaitement mon gars, affirmai-je en me levant d’un trait et bougeant très vite les fesses. Come on boy, let’s go to te daaaance floooor !


Je prends Aaron par la main et le traine derrière moi. Les caissons de basses sont monstrueux dans le hangar, et une bonne centaine de personne se la jouent devant le mur de son. En temps normal j’aurai trouvé ça lamentable mais là, c’est amusant.
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Dim 27 Juil - 13:59

    Au moins avait-il réussi à animer Zoëva, bien que cela fut pour l'agacer. Aaron grimaça, comme pour s'excuser. La portée de ses mots était allée plus loin que pensée. Il ne cherchait pas à blâmer son amie, il en voulait juste au monde d'être aussi mal foutu. Chacun avait ses propres problèmes, et s'appesantir sur ceux des autres ne les résolvaient pas. L'hypocrisie même du genre humain : on adorait se plaindre mais on était tout autant incapable d'écouter la souffrance d'une autre bouche que la sienne. Mais ce n'était pas à Zoëva qu'Aaron allait expliquer sa vision des choses. La dealeuse n'était pas branché sur ce genre de constat désenchanté vaguement dépressif et assurément pessimiste.

    Suivant les conseils de la jeune femme, Aaron se détendit, descendant d'un ton. Amer, le musicien avait du mal à ne pas jouer les blasés. Si la coke l'avait réveillé, elle ne s'était pas privée d'agiter son cynisme dans le même mouvement. Un sentiment d'invincibilité prenait cependant le pas, lui conférant une confiance en soi aveugle mais agréable. Il se sentait devenir un surhomme dont le sarcasme ferait de lui le nouvel antihéros d'un comics américain.
    De son côté, Zoëva agrémentait son joint d'un rail de speed, histoire d'habiter son corps à nouveau. Aaron l'accompagna, continuant à se repoudrer le nez jusqu'à ce qu'il se sente l'incarnation de Dieu sur terre. Son cœur s'accéléra. Le sang pulsait douloureusement dans ses veines, lui frappant les tempes. Les pensées se bousculèrent dans un esprit de plus en plus confus.

    A l'invitation du jeune homme de danser, la jeune femme partit d'un rire franc, tout à fait communicatif. Preuve à l'appui, Zoë se leva et agita son petit cul. Aaron se saisit de la main tendue et lui claqua le cul de l'autre. La soirée pouvait commencer.
    Ils se faufilèrent au cœur de la foule et se laissèrent prendre par l'effervescence. Les fréquences basses semblèrent dicter le rythme auquel son cœur battait, si bien qu'ils ne faisaient plus qu'un, complètement dissouts l'un dans l'autre. Le monde perdit ses repères et ses limites. Et dans toute cette confusion, Aaron s'abandonna. Son corps se mut, désarticulé du cerveau qui peinait à le contrôler. Les lumières glissaient sur leur corps, y découpant des silhouettes informes et effrayantes. Zoë s'était elle aussi laissée happée par l'ambiance qui régnait dans le hangar.

    Aaron n'espérait qu'une chose : que cette perdition dure éternellement.
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Sam 13 Sep - 19:26

Fumer de la weed c’est bien. Ça détend, ça fait planer. J’aime cette sensation de zenitude, mais quand je suis seule chez moi, à la rigueur avec Chat. Ce soir, en pleine teuf, ça permet de calmer la joie, de se poser avant de partir complètement en couille, d’écouter les amis se plaindre un bon coup. Aaron est là pour ça après tout, me faire jouer la psy. Ça marche pas avec moi, je le remballe avec toute la subtilité qui m’anime mais au fond, il me touche un peu plus que je le laisse paraitre. A sniffer sa coke il se livre, me raconte ses mauvaises aventures, me quémande un brin de réconfort. Il devrait savoir que je ne suis pas la meilleure épaule sur laquelle on peut pleurer, loin de là. La weed me sert bien, je suis moins agressive qu’au naturel et lui, avec la poudre blanche, reprend peu à peu du poil de la bête. C’est presque s’il me fait pas rire.

Un instant, je l’observe. La fumée de la weed m’emplie le champ de vision. Le regard que je pose sur Aaron est approximatif, il est brumeux devant moi. Assis, l’air penaud. Nous ne sommes pas là, aux usines abandonnées pour nous morfondre. Autour de nous, tout va au ralenti. Je vois des couples baiser derrière de fins rideau, des jeunes se camer et risquer l’overdose. A cet âge, on ne maitrise jamais rien correctement. A travers la porte dérobée, la lumière pulsée de la soirée électro fait rétrécir mes pupilles. Il va vraiment falloir qu’on se bouge le cul, ça ne peut plus durer. Je sors de mon sac la poudre que je préfère parmi toutes celles que je possède. Un petit rail de speed et tout va mieux. Ça me booste, j’ai envie de danser et Aaron le sent. Bouger mon cul, ça oui. Mon cœur bat vite, très vite. L’effet grimpe à mon cerveau, je sens mes sens se décupler. La musique frappe mes tympans, envahit mon corps.

C’est parti. Pris de fou rire, Aaron m’attire vers la teuf. Je me laisse faire, un peu trop stone pour réagir complètement. Je sens mes mouvements déliés, c’est n’importe quoi. J’adore ça, ne plus contrôle grand-chose, se laisser aller. Mélanger les drogues c’est jamais une bonne initiative mais j’en ai rien à foutre. J’en suis pas morte alors c’est qu’ça passe. Au cœur de la foule, je me laisser bercer par les sons et le rythme de la musique. Les corps d’inconnus se pressent contre le mien. On bouge, la foule est une entité complète. Chacun est lié à son voisin. Je croise quelques regards. Des mains me frôlent. Je me sens flotter, mon cœur s’accélère encore. Aaron se laisse aller, il vibre, rentre presque en transe. Cette soirée lui fait du bien. Je danse. Mon corps se secoue aléatoirement, percute quelques personnes. La musique pénètre mon corps pour en prendre possession...

J’ignore combien de temps s’est écoulé quand je sens venir le contre cou du speed. Un coup de mou, un envie de gerber. De baiser. J’attrape le bras d’Aaron par réflexe. Mes jambes ne me soutiennent plus vraiment. La foule s’est diluée. L’aube pointe le bout de son nez au travers les vitre brisées de l’usine.
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Jeu 18 Sep - 14:18

    Maintenant que son angoisse avait été engourdie par l'effet des drogues, Aaron s'échappait, voguant vers un autre monde, malgré un bateau des plus fragiles. Et bien que la promesse d'une terre lointaine lui avait été faite, il n'en restait pas moins perdu au milieu de l'océan, à se délecter d'une eau trop salée. Une certaine frénésie l'envahissait, désarticulant son corps et rompant tout contact avec la psyché. Il était une sorte d'enveloppe charnelle qui, poreuse, s'était vidée de toute sa substance psychique. Les limites étaient dissoutes, si bien que rien ne pouvait plus le heurter.

    Or, cette allégresse avait un prix. On ne joue pas impunément avec le bonheur... Lentement mais surement, Aaron se sentit redescendre. Le sol redevint dur sous ses pieds, que son propre poids accabla brutalement. Une impression de soudain engourdissement musculaire le paralysa, tandis que des légères crampes enkystèrent ses jambes. Le souffle court, le rocker sentit un profond mal être reparaître. Vraiment une douleur de l'être, dans le sens du fait d'exister, d'être physiquement présent dans la réalité. Cette dernière revêtit un arrière goût amer. Et tout en luttant contre les premiers effets de la descente, Aaron tenta de renouer avec un nirvana perdu.
    Face à lui, Zöeva ne semblait pas en meilleure posture. La jeune femme se cramponna à lui, les jambes tremblantes. Comprenant qu'ils avaient outrepassé leurs limites, Aaron convoqua ses dernières forces pour aller ramper jusqu'à une alcôve tranquille.

    Une fois assis, pour ne pas dire échoué, Aaron observa un moment de silence avant de sourire niaisement. Même si les prochaines heures allaient être rudes, ça en valait la peine. D'ailleurs, il n'avait pas à souffrir de sa redescente. Il savait pertinemment qu'elle le renverrait au fond du trou. D'un regard peu loquace il demanda à la jeune femme encore un peu de coke, histoire de tenir jusqu'à midi. Après, il sombrerait dans le sommeil, pour s'oublier quelques heures de plus. Sans compter, il tendit à Zöeva une fine liasse de billet de 20$.

    Le compte doit y être. Et garde le supplément en guise de pourboire pour le sourire ! ironisa t-il, la voix pâteuse. Plus sérieusement, merci d'être venue. Aaron n'alla pas plus loin, sachant pertinemment que la jeune femme n'était pas branchée bons sentiments.

    Tout en abandonnant Zoëva à son malaise, le rocker sniffa un peu de coke. L'effet peina à se faire sentir et préféra être plus insidieux. Au fil des minutes, Aaron regagna une certaine contenance, enveloppé dans un sentiment exagéré de confiance en soi.

    Ça va aller ? s'inquiéta t-il enfin, remonté à bloc.


    HRP : J'amène notre RP vers une fin car il traine depuis un petit moment maintenant et que j'aimerai du coup éviter qu'il se traine encore plus longtemps. Si tu n'y vois pas d'inconvénient =) Merci en tout cas d'avoir partagé ce rp !
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps Jeu 25 Sep - 15:30

La soirée aura sympathiquement dérapée. J’aurai pas crus devenir aussi stone d’un coup, ne plus sentir mes jambes et avoir de légers hauts les cœurs. La musique m’a abrutie, c’est limite si elle ne m’a pas fait plus d’effet que le speed que j’ai pris plus tôt. Mon cœur palpite dans mes tempes. Je me sens perde l’équilibre. On me bouscule, je m’accroche à Aaron. Avec mes 48 kg, je ne fais pas le poids face à la foule qui se déplace comme la teuf tend vers sa fin. Il m’aide difficilement à sortir de la fosse, je n’ai plus beaucoup de force. C’est la chute après l’ascension exceptionnelle que provoque la drogue. Ma vision se concentre difficilement lorsque mes fesses se posent sur un vague siège. Aaron s’installe à mes coté. On doit avoir l’air fin, tous les deux complètements hagards. Le calme de notre petit espace me remet un peu les esprits en places.

Aaron se lève et s’éloigne. J’entend vaguement qu’il va se tirer un dernier rail de coke. L’idée de reprendre quoi que ce soit m’effleure mais mon estomac dit non. D’un coup je me penche sur le coté et vomis mes trippes. J’essuie mes lèvres d’un revers de manche. Ça va mieux. Mon cœur s’est calmé, mes tempes ne me font plus mal. Pareil, ma respiration est moins saccadée. Je sens mes jambes reprendre un peu de contenance tendis que mes mains ne se contractent plus à intervalle irrégulière. Pas très loin, Aaron vient de sniffer sa ligne. J’ai nullement envie de continuer à planer. Ça me fait du bien de temps à autre, mais au vue de mon job, je me dois d’être clean la plupart du temps. Le rocker revient vers moi, le nez joliment repoudré. D’un œil un peu plus vif que tout à l’heure, je jauge la liasse de billet qu’il me temps. D’un geste rapide je m’en empare et le fourre dans mon petit sac. Le compte doit y être. Et garde le supplément en guise de pourboire pour le sourire ! ironisa t-il, la voix pâteuse. Plus sérieusement, merci d'être venue. Le fou. Des gens auraient pu nous voir. Des flics même. Cela dit, vu comment il vient de se shooter, c’est un peu tard pour s’en inquiéter. Je lui lâche un dernier sourire, enfin j’essaye. Ça doit plutôt ressembler à un vague rictus gratifiant. Ça va aller ?

- Ça va mieux, dis-je en me levant sans grande difficulté, merci. Ça m’a fait plaisir de passer cette soirée avec toi.

Je suis pas une grande fan de discours, mais je l’aime bien Aaron. Il doit bien le savoir à force. C’est peut être un des rares amis que j’ai vraiment ici. Il va être temps d’y aller, le soleil se lève et ses rayons pénètrent dans l’usine par ses fenêtres brisées. Les gens s’en vont, la musique perd de son intensité. J’ai envie de me frotter les yeux mais ça reviendrait à devenir un peu plus un zombie. Je me dirige lentement vers la sortie, une pauvre porte défoncée. Aaron me suit, apparemment en pleine forme. Les pouvoirs de la coke. Ma moto n’a pas bougée, heureusement. Quelques rodeurs n’en sont pas loin mais je les fais dégager d’un regard. Mécaniquement, mes mains portent mon casque sur mon crâne. J’enjambe ma bécane.

- Tu vas arriver à rentrer ? Prend un taxis va. A la prochaine Aaron, hésite pas ...

Les clés tournent dans la serrure. Le moteur vrombit. Je devrais aussi rentrer en taxis mais hors de question de laisser ma petite Ducati ici, au milieu de fous. Je jette un dernier regard à Aaron et enclenche la première. Heureusement que je n’habite pas loin ... j’ai hâte de rejoindre mon lit.

HJ : et voilà terminé Smile
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MessageSujet: Re: (Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps

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(Terminé) It’s funny how I’m so high yet never floated so low - Zoëva C. Harraps

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