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 (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.)

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ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

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MessageSujet: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Dim 1 Juin - 20:19

Le béguin d'une adolescente ...

❝ Ophelia & Edward ❞
© Freedom.thief


Quand je repense à cette soirée où j'ai vu Oz pour la dernière fois, j'ai l'impression que c'était il y a des siècles, mais quand je pose mon regard sur la veste d'Edward, je me rends compte que c'était il n'y a que quelques semaines, tout au plus. J'ai occulté le jour exact de cette soirée, afin d'éviter de repenser à tout ce qui s'est passé, mais je n'ai pas envie de complètement l'oublier puisque ce soir-là, j'ai fais la rencontre d'un véritable chevalier servant. C'est assez étrange d'être partagé entre le dégoût pour cette soirée et en même une certaine forme de nostalgie. Parfois j'ai l'impression de friser la schizophrénie ou ce que je prends comme telle. Qu'est-ce que j'en connais moi des maladies mentales ? Rien du tout ou certainement que de fausses croyances un peu trop répandues par le commun des mortels. Mais cela ne me dérange pas, je n'aspire à devenir psychologue ou psychiatre. J'ignore encore ce que j'ai envie de faire de ma vie, mais je sais que tout ce qui touche à la médecine ne m'attire pas, même si ça serait trop cool de m'entendre me faire appeler "Docteur" ... Mais je ne supporte pas le sang, je repense encore à la fois où j'ai vu Griffin se faire poignarder et je ne suis absolument pas pour devoir recommencer à vivre ce genre de scène. Je n'ai pas pu le recoudre et n'en eu aucune envie. J'ignore même si j'aurais su ce qu'il fallait faire. Je ne sais pas pour quoi je suis faite mais ce qui est sûre c'est que je ne suis pas faite pour être médecin.

Je n'ai aucune envie de repenser à cette soirée car c'est ce soir là que j'ai enfin réaliser qu'Oz n'était qu'un crétin fini. Evidemment je dis ça, mais au fond de moi, mon coeur bat encore pour lui. Je ne prétend pas que je suis amoureuse de ce demeuré, non je suis même sûre que je n'ai jamais été amoureuse de ma vie, mais il est un de mes rares liens que j'ai avec ma vie d'avant et je dois avouer que ses allures de bad boys me plaisent beaucoup. C'est nul, je sais, mais c'est plus fort que moi. De toute façon avec mes nouveaux objectifs et ma nouvelle vie, je ne risque pas de le recroiser de nouveau donc aucun risque que je tourne mal, c'est déjà une bonne chose. Je n'ai pas envie de repenser à cette soirée car quand je me la remémore, je me souviens que les hommes, les mâles, sont de véritables porcs qui ne pensent qu'à une seule chose, baiser, quitte à violer une fille pour ça. C'est fou ça quand même, avec le nombre de chaudasses qu'il y avait à cette soirée, il a fallu que leur petit jeu tombe sur moi. L'innocence attire toujours les requins, selon Alfred du moins et j'ai pu le remarquer. Je ne veux pas être l'être innocent par excellence, je sais que finalement je le suis, bien malgré moi, mais je n'ai pas envie qu'on me voit ainsi. Je ne suis pas une petite fleur fragile, je sais être forte, je l'ai été durant 17 ans, pourquoi personne ne veut le voir ? J'ai grandi sans père ni mère, je me suis faite toute seule, comme une grande, j'ai erré dans les rues de Gotham durant presque 17 ans sans qu'il ne me sois rien arriver, je pense qu'on peut dire que je suis bien plus débrouillarde que beaucoup de jeunes de mon âge. Malheureusement ce que l'on voit de moi c'est une jeune fille de 17 ans, aux grands yeux innocents et aux allures fragiles ...

Malgré mon envie de montrer que je sais me débrouiller par moi-même, ces derniers mois m'ont démontré que j'avais encore besoin des autres et c'est là où le bon côté de cette fameuse soirée rentre en compte. Sans Edward, j'aurais fini aux urgentes, détruite à jamais. Il m'a sauvé la vie et surtout ma santé mentale. Je lui dois ma virginité et mon salut et mine de rien c'est tout ce que j'ai en ce bas monde. Certes tout le monde me vois comme une héritière, un porte-feuille ambulant, mais je ne suis pas que ça et même si Bruce est légalement mon père, je m'en fous de son argent. Edward c'est montré gentil, protecteur et patient. Il n'a pas montré plus d'intérêt que ça à ma nouvelle situation et je lui en suis reconnaissante. Depuis notre dernière rencontre, j'aspire à le revoir et c'est grâce à sa veste qu'il m'a prêté ce fameux soir que je vais pouvoir le revoir de nouveau. Je me souviens de son nom, Edward Montoya et après quelques recherches, j'ai retrouvé sa trace. J'ai hésité un long moment, me trouvant bien stupide, mais j'ai fini par prendre mon courage à deux mains et je l'ai appelé. J'ai eu peur qu'il me prenne pour une gamine envahissante ou qu'il ne se souvienne pas de moi, mais j'ai été agréablement surprise. Il a accepté de me revoir, sous prétexte de récupérer sa veste et j'espère qu'il restera un peu plus. J'aurais pu choisir n'importe quel bar ou parc à Gotham mais j'ai préféré les jardins botanique. J'adore les plantes et je trouve cet endroit vraiment magnifique et agréable et j'ignore s'il connait ce lieu mais si ce n'est pas le cas, je serais ravie d'avoir été la première à l'y emmener. S'il déteste les plantes, nous pourrons toujours nous en aller pour trouver un autre endroit, mais en attendant, je l'attends de pied ferme devant les portes des jardins, veste sur le bras, sourire aux lèvres et coeur battant.

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    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Mer 4 Juin - 13:39




Le béguin d’une adolescente


Deux semaines s’étaient passées depuis la fameuse et très horrible soirée dans cette fraternité. Deux semaines que j’avais sauvé la petite protégée du grand Bruce Wayne d’une horde d’ados en rut qui étaient à deux doigts d’abuser d’elle. Ce soir-là j’avais été obligé d’utiliser la violence pour la tirer de ce mauvais pas, et j’avais terminé la soirée à veiller sur elle dans une chambre étudiante un peu crade, enfermés pour que personne ne vienne finir ce qui avait été commencé, à attendre qu’elle se réveille. Et c’est là que son petit copain/béguin/je ne sais trop qui avait débarqué pour taper un scandale, alors qu’il avait lui-même une autre fille à son bras avec qui il s’apprêtait à faire tout sauf la conversation. Et après un échange de mots, et de coups, l’autre crétin tatoué avait finalement mis les voiles, et j’avais ramené la demoiselle chez elle.

Elle m’avait fait de la peine. Si jeune, et tellement de choses violentes qui lui étaient arrivées en l’espace de quelques heures. Qu’on l’ait droguée, qu’on ait tenté d’abuser d’elle, et que le type qu’elle semblait aimer n’en avait strictement rien à faire d’elle… Ca faisait déjà beaucoup pour n’importe qui, mais encore plus pour une petite gosse de même pas dix sept ans. Elle était en train d’apprendre la brutalité du monde à la dure. Alors, la moindre des choses, c’est que je l’aide à traverser tout ça ce soir-là. Et c’était pour ça que je l’avais ramenée au manoir Wayne, pour être sûr qu’il ne lui arrive rien d’autre avant qu’elle soit rentrée chez elle. Je lui avais prêté mon blouson, car elle n’avait qu’un t-shirt sur les épaules et qu’elle grelottait de froid, et on avait pris ma moto pour rentrer.

C’est seulement une fois sorti du parc que je m’étais rendu compte qu’elle avait encore mon cuir sur les épaules, mais ça aurait été inconvenant de ma part de venir le lui réclamer, après tout ce qu’elle avait traversé. Et je ne voulais pas donner l’image du type qui insistait, alors je l’ai laissée revenir me trouver, à son rythme. D’ailleurs, j’ai à peine vu passer ces deux semaines, entre mon stage à la mairie qui s’était avéré plus mouvementé que prévu, et mes retrouvailles avec Aaron au moment où je m’y attendais le moins. J’étais en train de préparer des dossiers sur la fiscalité d’un nouveau programme d’urbanisme quand j’ai entendu mon portable sonner, affichant un numéro inconnu. J’avais décroché, sans trop y faire attention, et il m’a fallu quelques secondes pour reconnaître la voix d’Ophélia, douce et timide. Elle me proposait de venir la retrouver au jardin botanique le lendemain, pour me rendre mon blouson.

Sans m’en rendre compte, j’avais souri. Mine de rien, j’étais content qu’elle m’ait retrouvé, et qu’elle veuille me revoir. J’avais accepté, bien entendu. Ma journée suivante s’était déroulée sans trop de soucis, le nez plongé dans les dossiers, et à 17h j’avais pris mes affaires et j’étais allé retrouver mon fidèle destrier qui m’attendait en bas des marches du parvis.

Je me gare non loin de l’entrée, range mon casque sous la selle et m’approche des portes. Il fait un temps magnifique, et je dois dire que le jardin botanique est une très bonne idée. En plus, ça faisait des années que j’y avais plus mis les pieds. Je crois que la dernière fois, ça devait être quand Renée m’y avait emmené. Je souris en reconnaissant sa fine silhouette, et lui fais un léger signe de la main avant de venir la rejoindre. Elle a l’air un peu, voire très intimidée, mon blouson sous le bras. J’arrive enfin à sa hauteur.

Bonjour chère Ophélia ! Comment ça va depuis l’autre fois ?

On ne se connaît pas assez pour que je lui fasse une bise à l’européenne, et une poignée de main serait trop formelle. Alors on en restera là. Je relance la discussion pour la mettre un peu plus à l’aise.

C’est gentil d’avoir appelé. C’est un de mes blousons préférés, et je suis content de le récupérer. Mais je suis encore plus content de te revoir. Surtout dans des circonstances un peu plus sympa que la dernière fois !



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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Ven 6 Juin - 16:57

Le coeur battant, le vois enfin sa moto arriver et se garer non loin de l'entrée des jardins. Je suis ravie qu'il est accepté de venir aujourd'hui, même s'il avait plutôt intérêt s'il voulait récupérer sa veste. Encore que par envoie postal, ça aurait pu tout aussi bien le faire, voir même envoyer Alfred déposer la veste chez Edward. Mais non, au lieu de ça, Ed' avait accepté de venir passer un moment avec moi et je trouvais ça cool. Evidemment il ne fallait pas que je me fasse d'illusion, il ne voyait en moins qu'une ado de 17 ans, rien de plus, mais c'était plus fort que moi. Je le trouvais toujours aussi charmant que dans mes souvenirs et son sourire me fit rougir quelque peu. Je ne suis pas douée avec la gente masculine, jusqu'à tout récemment, je ne m'y intéressais guère, mais cela fait quelques mois que ... comment dire ... mes hormones me travaillent comme diraient certains. J'affiche un sourire ravie quand il arrive à ma rencontre et je le regarde arriver jusqu'à moi.

"Salut Edward ! Très bien merci ... et toi ?"

J'aurais pu dire "ça va mieux" mais je n'avais pas envie d'évoquer les mauvais événements de la soirée, je préférais donc rester sur mon humeur actuelle, c'est à dire excellente. Oui j'étais de très bonne humeur, Griffin était guérit ou c'était en tout cas en de très bonnes voies, j'étais super contente de revoir mon sauveur, ma relation avec Bruce s'arrangeait de mieux en mieux et je me rapprochais chaque jour de plus en plus à Will, que je considérais presque comme un oncle ou mon parrain. J'avais changé récemment d'école pour intégrer une école prestigieuse. Ce n'était certainement pas mon dossier qui les avaient séduit mais plutôt la donation de Bruce à l'établissement s'ils me prenaient. J'avais promis que je ne trainerais plus dans les rues de Gotham et jusqu'à présent j'avais tenu ma promesse. Je tentais de faire une croix sur la O. d'avant pour devenir la nouvelle Ophelia, digne héritière de la famille Wayne ...

"Tiens et merci encore pour ... enfin pour tout ce que tu as fais."

Lui dis-je un brin hésitante, ne sachant pas trop comment on est censé se comporter face à quelqu'un qui nous a sauvé d'embarras et d'un sacré pétrin. Je ne me voyais pas lui déposer une bise sur la joue, même si elle était innocente et sans arrière pensée, elle me gênerait beaucoup. Je me contentais donc d'afficher un sourire sincère et de lui tendre son blouson pour qu'il le récupère. Je ne lui avouerais pas que je l'avais porté plus d'une fois depuis que je l'avais en ma possession et qu'il me réconfortait quand j'allais mal. Ces derniers temps n'ont pas été toujours rose, voir pas du tout, mais j'espérais que ça allait aller en s'arrangeant.

"Tu ... tu es déjà venu ici ? "

Lui demandais-je un peu maladroitement, tout en lui indiquant l'intérieur des jardins. Je savais qu'avec le temps je me détendrais mais pour le moment, mon coeur battait trop la chamade et tambourinait un peu trop dans mes oreilles pour que je puisse réfléchir normalement. Le bruit des battements de mon coeur m'assourdissait et je trouvais ça franchement désagréable.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Mer 11 Juin - 12:23



Le béguin d’une adolescente


Elle a bien meilleure mine aujourd’hui, sans l’inquiétude, la colère et la déception qui avaient bousculé cette soirée. Mais c’était aussi la première fois que je la voyais de jour, en pleine lumière. Elle était ravissante, fraîche et souriante. Bien loin de la pauvre créature effrayée, droguée et surtout, qui venait de se prendre une bonne claque de la réalité en pleine face. Elle est contente de me voir, et en même temps elle flippe un peu. Je peux comprendre qu’elle n’est pas très à l’aise, compte tenu de ce qui s’est passé la dernière fois, et de la façon dont on s’est rencontrés. Peut-être qu’elle avait peur que je la juge ?

J’essaie de me montrer le plus sympa et gentil possible, pour qu’elle se détende un peu. Surtout que c’est une belle journée. Je suis en jean, tennis de cuir et chemise dont les manches sont remontées le long de mes avant-bras. Et mon sac sur une épaule. Après l’avoir saluée, elle me tend mon blouson, tout en me remerciant pour ce que j’ai fait l’autre soir.

Attends une seconde, laisse-moi juste ranger ça.

Je m’accroupis, posant mon sac sur le sol, et roule mon blouson avant de le glisser à l’intérieur. Je me redresse en suite, remettant mon sac sur mon épaule avant de lui sourire avec douceur.

J’ai fait ce que n’importe quelle personne normale aurait du faire. A savoir t’aider alors que t’en avais besoin. Pas de quoi me décerner une médaille… C’était juste… la bonne chose à faire.

Je n’aime pas me vanter, et ce que j’ai dit était vrai. Pour moi, c’est pas quelque chose d’extraordinaire de simplement s’interposer quand une pauvre fille se retrouve à la merci de pauvres types qui sont tellement désespérés qu’ils en sont réduits à droguer une nana pour pouvoir tirer un coup. Rien que d’y penser, ça me donne envie de vomir. Enfin, tout ça est loin maintenant, et j’ai envie de profiter de cette chance de connaître Ophélia un peu mieux.

En parfait gentleman, je lui présente mon bras, et d’un petit signe de tête je l’invite à le faire. On se met à marcher lentement entre les buissons fleuris, et je tourne la tête vers elle quand elle me demande si je suis déjà venu.

Oui… mais c’était il y a des années, quand j’étais encore un gamin. C’est une bonne idée de nous retrouver ici, en plus c’est la journée idéale. Alors, raconte-moi un peu ce qui s’est passé de beau pour toi depuis la dernière fois ?

On discute tout en continuant à marcher, et à un moment je crois me souvenir d’un bâtiment qu’on distingue derrière un bouquet d’arbres. La lumière se fait, et je me rappelle d’une serre tropicale qui agrémente les lieux. Je la lui désigne d’un signe du menton, avant de l’y entraîner doucement. Je pousse la porte et la lui tiens.


La chaleur est moite mais le décor est grandiose. Le toit en verre est à plusieurs mètres au-dessus de nos têtes, et on est entourés d’une végétation luxuriante. Des oiseaux colorés piaillent et volent un peu partout, et on peut entendre au loin le bruit d’une cascade.

C’est vraiment magnifique… Je me rappelle que quand je venais ici, je me prenais pour Indiana Jones ! J’étais perdu dans la jungle et je devais retrouver un trésor oublié… De bons souvenirs !

On s’approche d’un bassin recouvert de nénuphars, et je passe quelques minutes accoudé au rebord, à contempler les poissons exotiques, avant de tourner la tête vers elle, un léger sourire en coin. Une idée vient de me venir, et je suis curieux de voir comment elle va réagir.


Au fait… j’ai parlé avec quelqu’un qui te  connaissait l’autre jour !

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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Dim 15 Juin - 16:17

La journée était assez chaude, une veste n'était pas nécessaire alors quand je lui rendis celle qu'il m'avait prêté la dernière fois que l'on s'est vu, il me demanda d'attendre un instant qu'il la range dans son sac. Je m'exécutais sur le champ et je le regardais faire. Si les rôles avaient été inversé, soit je l'aurais gardé dans les bras pour bien qu'elle m'embête et je l'aurais très certainement oublié en la posant à un endroit. Soit alors je l'aurais collé en boule dans mon sac ... Mais ce n'était pas moi alors sa veste fut plié comme il se doit et rangée bien correctement dans son sac. Une fois son sac fermé, il revint sur la discussion précédente en expliquant qu'il n'avait rien fait d'extraordinaire, que n'importe qui aurait fait la même chose à sa place. J'avais un gros doute sur le sujet, mais je me contentais d'un simple sourire en guise de réponse. Je ne voulais pas reparler de cette histoire, je voulais l'oublier à jamais, ce n'était pas une de mes réussites et même si j'en avais accumulé avec le temps, j'estimais que c'était du passé et qu'on pouvait y faire une croix dessus. Boulet un jour, boulet toujours, ce n'était pas ce qu'on disait ?

Il me présenta son bras, que j'attrapais avec plaisir, rougissant très légèrement, comme à mon habitude et nous entrâmes dans les jardins. Il m'expliqua qu'il était déjà venu par le passé, mais il y a de ça fort longtemps, quand il était encore enfant. Il approuvait mon idée, trouvant que c'était le moment opportun de s'y rendre et je souriais de toutes mes dents en l'apprenant. Oui, il m'en fallait peu pour me faire sourire et me faire plaisir, j'étais une fille simple quand je le voulais. Il me demanda ensuite des nouvelles, cela faisait quelques jours maintenant - voir semaines - que nous ne nous étions pas vu et il voulait savoir ce que j'avais fais. J'hésitais un instant, prenant comme excuse les plantes qui nous entouraient pour réfléchir à ce que j'allais répondre.

"Hum ... J'ai changé de lycée ... Bruce voulait m'offrir un meilleure enseignement de ce que j'avais au public." Commençais-je par dire, n'osant pas lui avouer qu'un inconnu m'avait kidnappé pour me faire avouer que je faisais partie des informateurs de la police. J'étais sortie indemne de cette histoire mais assez choqué. Bruce avait donc décidé de changer mes habitudes, me demandant de lui promettre de ne plus jamais trainer dans les rues de Gotham. "Je me suis fais une nouvelle amie ..." J'aurais pu m'arrêter à "amie" tout cours vu que finalement, des gens de quasiment mon âge, je ne les fréquentais jamais. Elle était cool, un peu snobinarde mais Bruce et moi avons convenu que finalement ce n'était pas plus mal, au moins elle allait m'apprendre à vivre et m'intégrer dans cet univers qui était miens aujourd'hui. "Et ... je suis venu en aide à un ami blessé ... " Par ma faute, mais devais-je le préciser ? Je m'en voulais déjà suffisamment d'avoir été la cause de cette attaque. J'évitais de regarder Edward, je ne savais pas mentir et ne faire que des demi-vérités ne m'enchantais pas non plus mais je ne pouvais décemment pas dire à un quasi inconnu que j'étais un criquet porte-malheur et que j'étais incapable d'éviter les ennuis. S'il apprenait ce à quoi avait ressemblé ma vie ces derniers mois, il me fuirait à toutes jambes et je pouvais faire une croix sur lui. Même si je savais au fond de moi que j'étais bien trop jeune pour lui, j'appréciais sa compagnie et espérais que nous pourrions au moins être amis.

Il me parla de la dernière fois où il était venu et du fait que le paysage lui donnait l'illusion d'être un explorateur de renom, Indiana Jones. J'arrivais facilement à comprendre comment il avait pu imaginer cette histoire vu que j'avais un peu cette même impression. Parfois il suffisait juste de s'éloigner des gens un peu, de fixer un bout de "jungle amazonienne" ou ce qui nous y faisait penser et l'imagination faisait le reste. "C'est parfois agréable de s'imaginer être quelqu'un d'autre que soit-même. " Commençais par dire en me disant que j'avais imaginé un nombre incalculable de fois que je n'étais plus orpheline et que j'avais tout ce don pouvait rêver un enfant. Aujourd'hui j'ai été adopté et je suis une des ado les plus riches de Gotham. Mais ce n'était pas l'argent qui me donnait le sourire mais le lien que je tissais chaque jour avec Bruce. "Et toi, quoi de beau depuis ... la dernière fois ?" Après tout c'était bien joli de parler de moi - même si je n'avais dis que des demi-vérités - mais j'étais curieuse de savoir ce qu'il avait fait de ses journées. Il avait dû aller en cours, trainer avec des amis, draguer des filles ou passer de bons moments avec sa copine. En fait, je ne savais strictement rien de lui alors je pouvais imaginer à peu près tout et son contraire.

Nous nous arrêtâmes devant un bassin rempli de nénuphars. Je n'avais qu'une seule envie, laisser glisser mes doigts sur l'eau. Je fixais l'étendue d'eau devant nous quand Edward m'affirma qu'il avait vu quelqu'un qui me connaissait. Intriguée, je tournais mon visage vers lui et on pouvait y lire de la curiosité. "Quelqu'un qui me connaissait ? Qui ? " Qui pouvait-il connaitre et que je connaissais aussi ? Ce n'était pas un ado de mon âge puisque je n'en fréquentais pas. C'était donc forcément un adulte, mais là pour le coup, on avait le choix. Je doutais qu'il puisse avoir dans ses amis des clochards ou des drogués, du coup ça enlevait quand même beaucoup de monde. Connaissait-il Carmen ? C'était un nouveau médecin qui s'était installée à Gotham il y a de ça quelques mois. Elle était géniale, belle, drôle, intelligente, parfaite à mes yeux. Alfred ? Non, Al' me l'aurait dis ... Non, je ne voyais pas ...

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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Sam 21 Juin - 21:10




Le béguin d’une adolescente


C’est vrai que j’aurais pu reprendre mon blouson, lui dire merci et me casser sans un mot. Mais au fond, j’étais vraiment content qu’elle m’ait rappelé, même si elle avait bien mis une semaine ou deux pour le faire. Elle m’avait laissé un souvenir assez marquant, vu ce qui s’était passé, et j’avais envie de la connaître un peu mieux. Après tout, c’est pas tous les jours qu’on sauve une fille d’une bande de sales types. Et puis, son idée des jardins botaniques était vraiment bonne. Je vivais à Gotham depuis des années, et pourtant, il y a des endroits qu’on découvre tous les jours. Ou redécouvre, dans mon cas. Cette après-midi-là, c’était comme si je me prenais pour un touriste dans ma propre ville, et c’était assez amusant de jouer à ce petit jeu. Redécouvrir certains lieux qu’on a découverts enfant, avec des yeux d’adulte. J’avais rangé mon blouson, et je pouvais profiter de l’après-midi, maintenant que toutes les questions « techniques » avaient été réglées. J’avais sorti une cigarette de mon sac, et j’avais rangé mon paquet après lui en avoir proposé une.

On se promène tranquillement, cigarette entre les lèvres, profitant du soleil, de la douceur du temps et du petit vent frais qui fait frissonner les feuilles des arbres et secoue les pétales des fleurs. Une belle journée, qui a le don de me faire du bien, moi qui passe quasiment tout mon temps enfermé, soit à la bibliothèque, soit le nez dans mes bouquins, dans ma chambre, ou encore dans une salle de jeux enfumée… Je tente de la faire parler un petit peu d’elle, quand je sens qu’elle n’est pas très à l’aise, et l’écoute quand elle me répond.

Ma grande sœur, qui m’a élevé, a aussi voulu m’éloigner de Gotham pendant un temps. Elle trouvait que la ville était trop dangereuse. C’est pour ça que je suis allé faire mes études en Angleterre, de douze à vingt ans. L’adaptation dans ce genre d’endroits est pas toujours facile…

Je hoche doucement la tête quand elle parle des autres évènements qui sont survenus dans sa vie, et je souris en coin quand elle me retourne la question.

Tu as eu des semaines bien occupées à ce que je vois ! De mon côté, rien d’extraordinaire. Je suis en stage à la mairie et il y a eu une prise d’otages. Heureusement tout le monde s’en est bien sorti. A part ça… J’ai retrouvé un vieil ami d’enfance, que j’avais perdu de vue … voilà, on a fait le tour !

Intérieurement, je repense à mon accident de moto qui a fait qu’Aaron et moi on se retrouve, quasiment dix, voire quinze ans plus tard. Moi l’étudiant en droit trop sérieux et lui guitariste d’un groupe à succès. Si on m’avait dit, quelques semaines plus tôt, qu’on se retrouverait… J’ai l’idée de continuer la balade dans la serre tropicale, et je jette ma cigarette dans une poubelle métallique avant de pousser les portes vitrées qui mènent à l’intérieur. Peut-être qu’un petit changement d’atmosphère la mettrait un peu plus à l’aise. Dans un sens, je suis presque gêné de la sentir mal à l’aise, et j’espère sincèrement que c’est pas moi qui la mets dans cet état-là. Il me semble pas avoir dit quelque chose qui aurait pu la choquer ou la blesser…

Une fois dans la jungle luxuriante, la discussion continue. Enfin, j’essaie de faire en sorte qu’elle continue. Et une idée me traverse l’esprit quand je contemple les poissons. Mes doigts effleurent l’eau tiède, et je souris en voyant les créatures colorées se disperser et se rassembler dans le bassin. Aaron. Elle le connaît ! On avait parlé d’elle lors de nos retrouvailles, et j’imagine que ça va pas mal la surprendre de le savoir.

Figure-toi que l’ami d’enfance dont je t’ai parlé plus tôt, s’appelle Aaron, et il est guitariste dans un groupe de rock… J’imagine que tu sais de qui je parle. Le monde est très petit en fait. On ne s’était plus vus depuis un bail, et on s’est retrouvés alors que je venais de tomber de ma moto à cause d’un camion, et que lui avait failli me renverser. En rattrapant le temps perdu, on en est venus à parler de toi, et il s’est avéré qu’on te connaît toutes les deux.

Je savoure mon petit effet de surprise, souriant comme un môme, avant de reprendre la parole. La chaleur ici commence à me peser, et je me redresse, me tournant vers elle.

J’étouffe ici ! Ca te dirait qu’on continue ? Et qu’est-ce que tu penserais d’une glace ? Allez, je t’invite !

Je lui fais signe de me suivre et je m’éloigne vers la porte d’entrée dans la serre.


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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Mer 25 Juin - 18:59

Quand Edward me propose une cigarette, je refuse poliment, Bruce serait fière de ma bonne éducation et de ma volonté de rester saine. Ce n'est pas bien compliqué cela dit, je ne fume jamais, la seule fois où j'ai voulu tester, c'était avec Aaron et j'ai trouvé ça archi dégueu. Depuis cette expérience assez désagréable, je refuse à chaque fois qu'on m'en propose une, ce qui est assez rare étrangement. Je ne fume pas, je bois très peu, voir pas du tout, j'ai une vie plutôt saine pour une gamine des rues, c'est assez étonnant. Même si j'ai toujours envie de faire comme les autres pour me sentir intégrée, je ne peux m'empêcher de rester moi même. Je n'arrive pas à me forcer, quand je trouve quelque chose de mauvais, je ne le mange, bois ou n'avale pas, c'est tout. Je laisse Ed' ranger son paquet, sans aucun regret et nous continuons à avancer.
Nous bavardons tranquillement, je ne suis pas encore totalement à l'aise, mais je sais que ça viendra avec le temps. Déjà je me décoince un peu, je reste timide et peu bavarde, mais je sais que ça passera. Ed' m'explique que sa soeur l'a envoyé loin de Gotham pour le protéger et je dois avouer que je trouve ça génial d'avoir une personne qui t'aime suffisamment pour préférer te voir loin mais en sécurité plutôt que de t'avoir à ses côtés mais en danger.

"Tu n'as pas connu tes parents ?"

Lui demandais-je innocemment. Moi qui étais orpheline, je savais que le sujet pouvait parfois être sensible, mais je ne pense pas que le fait de l'éviter est sain. Je n'ai jamais vraiment connu mes parents, ils sont morts quand j'avais 3 ans, même si je suis triste de ne pas avoir de souvenir d'eux, je ne pleure pas leur disparition. C'est plutôt leur absence qui me rend triste, plutôt que leur mort à proprement parlé. Bien entendu c'est horrible ce qui leur est arrivé, mais même si j'y étais, je ne m'en souviens pas. Après si je vois que ça gêne Edward d'en parler, je n'insisterais pas, mais si c'est sa soeur qui l'a élevé alors il y a moyen qu'il n'est jamais vraiment connu ses parents, se qui nous ferait un point en commun.

"Un stage à la mairie ? C'est vrai ? J'ai mon oncle qui travaille là bas ... enfin c'est pas vraiment mon oncle mais bon je le considère comme tel. William Berkley, je ne sais pas si tu connais ? C'est le meilleur ami de Bruce."

J'aime bien allée le voir de temps en temps, j'aime bien quand il m'explique tout ce qu'il fait là bas, je trouve ça assez intéressant. J'ignore combien de temps Edward va rester à la mairie, mais ça peut devenir encore plus intéressant si j'ai une chance de le croiser là bas ... Pauvre de moi qui me berce d'illusions ... mais c'est si agréable, c'est toujours mieux que de broyer du noir constamment et même si je me heurte constamment à des murs, je reste debout et c'est tout ce qui compte.
Edward me parle d'un ami d'enfance qu'il a retrouvé. J'aurais adoré avoir des amis d'enfance moi aussi, mais j'ai toujours été assez sauvage avec ceux de mon âge, alors j'ai dû m'en passer. Mais je trouve ça génial qu'il est pu recroiser le chemin d'une personne qui le connait depuis toujours ou presque. Quand il m'avoue que ledit ami d'enfance est Aaron, j'en reste sans voix. J'entre-ouvre la bouche, comme un poisson et je le fixe, étonnée. Petit à petit, mes yeux deviennent brillant, j'adore entendre parler d'Aaron, même si je ne connaissais encore personne jusque là qui le connaissait. Aaron, mon idole, mon coup de coeur, mon frère de coeur - même si ce n'est certainement pas réciproque, j'aime me bercer d'illusions, souvenez-vous - mon ami.

"Aaron ... ?! Vous avez parlé de moi ? Pourquoi ? Il a dû te dire que je suis la pire fan qu'il a rencontré dans sa vie et toi le pire boulet ... Ma réputation a dû en prendre un coup ... " Dis-je en gardant le sourire. C'était la vérité et même si elle n'était pas très glorieuse, il fallait pourtant que je m'y fasse. Heureusement que je suis capable d'être raisonnable et réaliste de temps en temps. Je ne prétends pas que c'est souvent, mais quand même, ça m'arrive et un peu plus depuis que je vis chez Bruce. Mais malgré cette mauvaise ou plutôt peu flatteuse réputation, je trouvais ça étonnant qu'ils aient pu aborder le sujet. Je n'ai pas revu Aaron depuis quelques temps maintenant et même si j'ai eu de ses nouvelles rapidement par sms ou en coup de fil rapide, on ne peut pas dire qu'on est été très proche ces derniers temps. Je me demandais lequel a parlé de moi à l'autre et surtout pourquoi. Je l'interrogeais du regard, espérant pouvoir obtenir une réponse à mes interrogations.

"Comme si j'allais dire non à une glace ... " lui dis-je amusée, acceptant ainsi de manger une glace avec lui. J'étais très gourmande et je me sentais de mieux en mieux. Si je pouvais le garder à mes côtés encore un peu, j'étais preneuse.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Sam 28 Juin - 12:35




Le béguin d’une adolescente


Ophelia a vraiment eu une bonne idée en me faisant sortir la tête de mes bouquins. J’en étais presque venu à oublier qu’il pouvait y avoir un monde à part ma chambre, la bibliothèque, la mairie et la fac. Et le jardin botanique en fleurs est une excellente piqûre de rappel. D’ailleurs, je pourrais venir m’installer pour travailler dans l’herbe ou à une des tables pour les promeneurs, ça me changerait. Enfin, notre petite promenade nous a menés dans la serre, et on en vient à parler de ce qui nous est arrivé ces dernières semaines, et de notre passé. Je la regarde, un peu surpris quand elle me demande si je n’ai pas connu mes parents, et je sens que mon sourire devient un peu plus triste.

Pas vraiment non… Ils sont morts quand je devais avoir sept ou huit ans. Alors ça date, tu imagines. Je revois leurs visages, je me rappelle de certaines scènes, mais en même temps, c’est un peu flou. Parfois j’ai peur de les oublier tout à faire. De ne plus rien me rappeler d’eux… Enfin bref, on n’est pas là pour sortir les violons et larmoyer sur ma petite personne. J’ai eu de la chance que ma sœur s’occupe de mon frère et de moi. C’est ma sœur et une mère de substitution en même temps, et je l’admire pour ça…

Heureusement, je parle à mon tour de ma semaine, et j’évoque la mairie. Encore une fois mes yeux s’agrandissent de surprise quand elle me parle de William, et je m’étouffe à moitié avec ma cigarette.

William ? william Berkley est ton oncle ? C’est justement avec lui que je fais mon stage à la mairie, c’est lui qui me supervise! D’ailleurs, c’est grâce à lui qu’on a réussi à faire sortir tous les otages, et à sauver notre peau ! Le monde est vraiment petit ! Au fait, si jamais tu as envie de lui parler de moi en bien, n’hésite pas hein…

Je me mets à rire pour lui montrer que je plaisante, et on continue notre promenade dans la serre tropicale. En y repensant d’ailleurs, William n’est pas la seule connaissance qu’on ait en commun. Il y a Aaron aussi, et je suis amusé par sa réaction, et l’inquiétude que je sens dans sa voix par rapport à ce que Aaron aurait pu dire à son propos.

Ne t’en fais pas va ! On a ça en commun qu’on t’apprécie, mais on est aussi d’accord sur le fait que tu as le don de me mettre dans de sacrées situations, même si tu as le don de t’en tirer ! Il avait l’air content de parler de toi, n’aies aucune crainte ! Je pourrais lui proposer une sortie tous les trois, si ça te tente!

Je la regarde du coin de l’œil le temps qu’elle digère tout ce que je viens de lui révéler. N’empêche, c’est vraiment étrange de se dire qu’Aaron et William nous lient, alors qu’Ophélia et moi ne savions encore rien l’un de l’autre. Dans un sens, j’ai envie de prendre ça comme un message du destin. Elle s’est trouvée sur ma route le fameux soir de la fête, et par deux fois ensuite, je suis ramené vers elle. Sans doute le signe qu’on va être amenés à se revoir souvent, ce qui serait loin de me déplaire. Je l’aime bien, elle a ce côté fragile qui donne envie qu’on la protège, et en même temps, on sent une grande force émaner d’elle. De toute façon, j’aurais toujours bien aimé avoir une petite sœur alors…

Je propose une glace, qu’elle accepte avec joie, et on s’approche du marchand, installé dans une cabane peinte de couleurs vives, dans un coin des jardins. Heureusement, il n’y a pas trop de monde qui attend, et on a rapidement nos douceurs. J’avoue que je n’ai pas pu résister à deux énormes boules de gelati italienne, goût café et pistache. Vraiment divin. Après avoir payé rapidement pour nous deux, on reprend notre promenade, et je lui propose qu’on s’installe sur un banc pour terminer nos glaces.

Et sinon Ophélia, qu’est-ce que tu envisages de faire après le lycée ? Déjà des idées d’études, ou de métier qui t’intéresserait ?

Je ris doucement en voyant qu’elle s’est mise un peu de glace au coin de ses lèvres, et je désigne l’endroit sur ma propre bouche pour qu’elle sache ou s’essuyer.

Ophelia, t’en as un peu là… Nan encore un peu plus haut.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Jeu 3 Juil - 14:16

Bon visiblement j'ai mis les deux pieds dans le plat. Evidemment, Edward a bien perdu ses parents mais à la différence de moi, il les a connu. Je ne me rends pas bien compte que parfois, être orphelin peut réellement faire souffrir, parce que moi je n'avais que 3 ans quand mes parents sont morts, je n'ai aucun souvenir d'eux, en dehors des photos et je ne peux que croire les gens qui les ont connu et qui prétendent qu'ils étaient formidables. Ils sont morts parce qu'ils ont lutté pour préserver quelque chose qui leur tenait à coeur et je pense que je dois être fière d'eux mais en même temps leur obsession et leur obstination à vouloir faire les choses bien les a conduit à la mort et à mon abandon alors égoïstement je leur en veux un peu. Aujourd'hui j'ai Bruce pour subvenir à mes besoins et me faire découvrir ce que c'est d'avoir une famille mais ça aurait été tellement mieux si ça avait été eux.

"Oui ... j'imagine plutôt bien ..."

Me contentais-je de dire tout en continuant de l'écouter. Il n'y avait ni reproche, ni peine, ni quoi que ce soit de ce genre, je soulignais juste le fait que j'étais parfaitement bien placée pour me rendre compte de tout ça. D'un côté je compatissais pour lui, il avait des souvenirs avec ses parents et les perdre lentement devait être difficile à vivre. Leur perte a certainement dû être difficile à vivre. Mais d'un autre côté, il avait encore sa soeur, qui lui servait de mère de substitution et elle avait encore son frère, ils n'étaient donc pas seul au monde comme j'avais pu l'être. Mais je ne suis pas ici pour savoir lequel de nous deux est le plus à plaindre, ce n'est pas le but de ce rendez-vous et ce serait stupide et puéril.

"Sérieux ? Il ne m'a pas dis qu'il avait un stagiaire, cela dit il est assez occupé ces derniers temps donc bon ... Vous avez du avoir sacrément peur non ? Lors de la prise d'otage. "

Je m'impressionnais d'un rien, j'en suis bien consciente, mais que voulez-vous, je suis une jeune fille influençable et encore bien jeune. Je n'ose imaginer comment j'aurais réagis si j'avais été dans leur cas. J'aurais tendance à penser que je serais restée digne, courageuse et que j'aurais tenté un acte héroïque, mais la vérité c'est que j'aurais certainement été morte de trouille et que je me serais mise à chialer comme une enfant. Entre ce qu'on rêve d'être et ce qu'on est vraiment, il y a souvent un gouffre.
Edward enchaina sur Aaron et mon coeur battit la chamade. J'avais peur qu'il ait pu dire des choses peu sympathique à mon égare, non pas que je le soupçonne d'être un gros faux-cul mais je sais qu'on s'est rencontré dans une situation un peu particulière et que j'ai l'art de me fourrer dans des situations un peu embarrassante. J'entortille une mèche de mes cheveux autour de mes doigts et j'esquisse un sourire un peu gênée.

"Je n'y peux rien si les problèmes sont attirés par moi ... moi je ne demande rien ..."

La vérité c'était que je ne faisais jamais attention à ce que je faisais ou disais. Je ne me rendais pas compte du danger qui rôdait dehors alors forcément ça tournait parfois assez rapidement mal. Mais si Aaron m'apprécie - et Edward aussi - alors je peux respirer, ça me soulage beaucoup.

"J'veux bien, ça pourrait être sympa ... enfin si vous ne vous mettez pas à me faire la morale tous les deux ... "

Dis-je en plaisantant. Nous allâmes acheter une glace, j'en pris une au caramel et café et nous nous installâmes sur un banc pour la manger tranquillement. Comme tous les adultes que je rencontre, Edward me demande se que je veux faire de ma vie après le lycée. J'avoue que je n'y ai pas vraiment pensé alors je hausse les épaules.

"Chai pas encore. Il y a 6 mois de ça, je pensais que les seuls jobs que je pourrais obtenir seraient caissière ou serveuse. Et maintenant ... toutes les portes s'ouvrent à moi et j'ai aucune idée de ce que j'ai envie de faire ..."

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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Sam 5 Juil - 17:08




Le béguin d’une adolescente

Je la sens un peu gênée quand on évoque le sujet de mes parents, et je peux comprendre qu’elle s’en veuille d’avoir touché une corde qui pourrait être sensible. Sauf que, même si la blessure de leur perte est encore un peu douloureuse, suffisamment d’années ont passé pour que je sois arrivé à continuer ma vie sans eux. Bien évidemment, il y a eu des moments plus difficiles que d’autres, comme Noël, le jour où j’ai eu mon diplôme de fin d’études, et autres, mais comme je le lui explique, j’ai eu la chance d’avoir quelqu’un qui s’est donné assez de mal pour m’élever et m’aimer. Pour ça, je serais toujours reconnaissante à Renée de s’être sacrifiée pour qu’on puisse continuer à vivre ensemble, tous les trois, sans atterrir en foyer. Enfin, c’est pas le sujet de l’après-midi, et la journée est trop belle pour repenser à des choses aussi tristes, surtout que rien ne pourra changer ça. On change alors rapidement de sujet, pour arriver à son oncle, et à Aaron, qui la connaissent tous les deux, mais de manières très opposées.

J’avoue que j'en menais pas large ! Mais bon, il fallait faire quelque chose, et on a eu de la chance que notre idée pour faire sortir tous les otages se finisse avec seulement quelques bleus et quelques bosses pour nous deux.

Je ne voulais pas jouer aux frimeurs, et je lui cache qu’en fait, j’ai adoré ça. J’ai adoré le gigantesque rush d’adrénaline qui avait couru dans mes veines, et adoré le sentiment de faire le bien, d’aider les autres, même si je risquais gros. Renée m’enfermerait dans ma chambre si elle savait ce qui se passe dans ma tête en ce moment, et mon envie que ce type de situation se reproduise. Le mieux, c’est que je garde ces pensées-là pour moi.

Je lui souris gentiment alors qu’elle s’excuse pour toutes les situations dans lesquelles elle a fini par se retrouver, et j’enchaîne d’une voix douce.

Je sais bien, t’en fais pas. T’as rien fait pour que ces types s’en soient pris à toi, à part avoir été trop gentille et trop crédule… Mais après tout, chaque évènement de ce genre nous apporte des choses donc… Pense peut-être juste à emmener une bombe lacrymo sur toi, juste au cas où… D’ailleurs, en parlant de cette soirée, tu as des nouvelles de ce fameux garçon qui m’a laissé une belle marque sur la joue pendant une semaine ?

Je ne veux pas l’accuser, ou l’accabler. Mon ton est calme et doux, du papotage pur et simple. Je suis ni son père, ni son frère, et c’est pas à moi de lui faire la morale. J’espère simplement pour elle qu’elle a compris qu’un type comme lui ne lui apporterait jamais rien de bon. Sauf qu’elle doit s’en rendre compte toute seule. Heureusement, on embraye ensuite sur ma proposition d’une sortie avec Aaron et elle, vu qu’on se connaît tous les trois. Je ris doucement à sa réponse.

Oh, crois-moi, Aaron mériterait bien plus qu’on lui fasse la morale que toi ! Et puis je pense que ça deviendrait très vite chiant, si une sortie tranquille entre trois amis se changeait en tribunal et en leçon de vie. Aaron et moi on est pas beaucoup plus vieux que toi, et on est loin, très loin d’être parfaits. On fait encore pas mal de conneries, et on est vraiment pas blancs comme neige. Alors t’en fais pas. Qui sait, ça sera peut-être même à toi de nous rappeler à l’ordre et de nous remettre dans le droit chemin !

Je passe vraiment un moment agréable, encore amélioré par les glaces qu’on décide de prendre en route. Tout va bien, j’apprends ç connaître la princesse que j’ai sauvée, et mon impression se confirme : je l’apprécie, et je pense que routes vont se croiser pas mal de fois à l’avenir. Surtout que je n’ai pas beaucoup d’amis à Gotham. Mon côté un peu « old school », et le fait que je ne sois pas du tout intéressé par les mêmes trucs que les jeunes de mon âge ont vite fait de me mettre un peu à l’écart. Alors passer du temps avec quelqu’un que j’apprécie, et pour qui c’est réciproque me fait du bien. Je hoche la tête à sa réponse sur ses études.

Si tu veux, je pourrais te faire visiter le campus de l’université, te montrer les différents départements. Ca pourrait peut-être te donner un aperçu de tout ce que tu peux faire. Voire discuter avec quelques étudiants. Et puis, n’hésite pas à réfléchir pour partir à l’étranger. Je sais que ça peut être effrayant mais ça peut être une expérience géniale à vivre… Enfin, c’est seulement si t’en as envie, te sens pas obligée... Tu dois me prendre pour le harceleur de base, à donner l’impression de te coller aux basques… Désolé…


Et voilà, ça me reprend. Quand j'apprécie quelqu'un, j'ai parfois tendance à être trop envahissant, et j'espère que ma proposition de lui filer un petit coup de main pour son orientation ne va pas passer comme une tentative d'intrusion dans sa vie...

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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Mer 9 Juil - 21:32

Je confirme, heureusement qu'ils ont réussi à s'en sortir sans trop de problème sinon j'aurais pu dire adieu à William et franchement, je n'ai aucune envie de le voir s'en aller si vite, surtout pour ce genre de chose. J'étais aussi soulagée qu'Edward s'en soit sortie, c'était une évidence, j'aurais été triste d'apprendre sa mort aux infos, je crois que ça m'aurais chamboulé. Je suis trop sensible et je m'attache trop vite, à mon grand désespoir. C'est certainement parce que finalement je n'ai jamais eu vraiment quelqu'un qui veillait sur moi, quelqu'un a qui s'était le rôle alors à chaque fois que je rencontre une nouvelle personne, je m'attache tout de suite parce que je sais que les relations sont éphémères et qu'il faut en profiter au maximum. J'ai croisé tellement de gens dans ma vie et finalement peu sont encore à mes côtés aujourd'hui. Duela est je crois ma plus vieille connaissance. C'est assez étrange de ce dire qu'on se connait depuis toujours ou presque, on est tellement différente et pourtant je la considère presque comme une soeur. Je me moque de savoir ce qu'elle fait de sa vie, je veux qu'elle reste dans la mienne le plus longtemps possible

"J'hésite à poser des questions, de peur d'en avoir le haut le coeur. Je sais que vous en êtes sorti, puisque tu es là aujourd'hui, mais vous imaginez, Will et toi dans une prise d'otage, ça me retourne un peu l'estomac."

Nous continuons de marcher et de discuter en même temps. La fameuse soirée revient sur le tapis, pour mon plus grand désespoir, mais qu'est-ce que j'imaginais ? C'est lors de cette soirée que l'on s'est rencontré et je n'ai pas agis de la façon la plus intelligente qui soit alors forcément, ça va souvent me revenir au visage. Je n'aime pas l'idée de porter une arme quelconque sur moi, même si ce n'est qu'un moyen défensif. Je ne suis pas à l'aise avec l'idée, j'aurais trop peur de me faire mal toute seule. Quand Oz est jeté sur le tapis, j'ai un haut le coeur, j'avais vainement espérée pouvoir ne pas parler de lui mais visiblement j'avais tort.

"J'aime pas trop l'idée de porter une bombe lacrymo sur moi, j'aurais trop peur de m'aveugler toute seule. Quant à Oz ... non, aucune nouvelle si ça peut te rassurer."

J'étais très en colère contre lui et j'avais fais une croix sur lui après la soirée. Mais plus le temps a passé et moins j'éprouve de rancune envers lui et moins j'ai envie qu'il reste loin de moi. Je sais, je suis irrécupérable, mais moi je l'aime bien Oz, je sais que ce n'est pas raisonnable puisqu'il m'apporte que des ennuis et qu'il n'est pas le prince charmant et surtout qu'il s'en fout de ma gueule, mais je n'arrive pas à vouloir rester loin de lui.

"Ben écoutes ... pourquoi pas, ça peut-être sympa ... enfin si Aaron est partant bien entendu !"

L'idée de passer une soirée avec Aaron et Edward me plaisait de plus en plus. Il fallait quand même dire que c'était deux personnes que j'appréciais beaucoup et qui me plaisaient beaucoup. Evidemment j'étais consciente que je n'avais aucune chance ni avec l'un, ni avec l'autre mais ça ne me dérangeais pas vraiment. Je n'avais aucune expérience dans le domaine de l'amour et c'était certainement pas prêt de changer. Aaron était de toute façon mon idole, je crois donc que c'est normal de craquer sur ses idoles. Et puis, c'est con à dire mais aujourd'hui, je crois que je le vois plus comme un grand frère de substitution qu'autre chose. Et puis les revoir tous les deux me donnais l'illusion qu'on se reverra prochainement et j'aime bien l'idée. Je n'ai pas envie de devoir les quitter maintenant, j'ai encore trop de choses à découvrir d'eux.

"J'aimerais bien visiter le campus, histoire d'avoir une idée de ce qui va bientôt me tendre ses bras. Et puis j'ignore complètement toutes les matières enseignées là bas alors oui, ça peut-être cool d'aller y faire un tour."

J'aimais de plus en plus ce rendez-vous, il était une promesse d'une nouvelle rencontre. Et puis si je pouvais mêler l'utile à l'agréable alors pourquoi pas. J'étais complètement perdue quant à mon avenir un peu d'aide était la bienvenue. Son idée de partir à l'étranger était aussi grisante qu'effrayante et je me souvins d'un détail qui n'avait pas eu son importance jusqu'à aujourd'hui.

"Ma mère était française, parfois je me demande si j'ai de la famille là bas ... Mais en même temps ... ça me fais bizarre l'idée de quitter Gotham ..."

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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Sam 12 Juil - 9:18




Le béguin d’une adolescente

Tout comme Astoria l’autre jour, quand je lui ai raconté l’épisode de la mairie, Ophelia s’inquiète pour son parrain et pour moi. Ca me touche dans un sens, et je lui souris doucement, tentant de la rassurer.

T’en fais pas Ophélia. Je suis là, et en un seul morceau ! – J’accompagne mes paroles du geste et j’écarte légèrement les bras pour lui montrer que ça va – J’ai eu beaucoup de chance que les choses se soient aussi bien passées, et au final, j’ai juste dû faire le deuil d’une de mes chemises préférées, quelques bleus et un coup sur le nez. Si je suis là pour te le raconter, c’est que ça s’est bien terminé non ?

J’ai l’impression de jouer au grand frère et à la petite sœur, et j’avoue que j’aime bien ce rôle. Malgré son passé difficile, elle a encore pas mal de choses à apprendre sur la vie, et elle a besoin de gens pour l’accompagner, des gens en qui elle pourrait avoir confiance, et pas comme l’autre tache qui l’a traînée dans ce guet-apens de l’autre soir. En parlant de ça, je lui demande si elle en a des nouvelles, et j’essaie de cacher le fait qu’elle n’en a eu aucune. Honnêtement, couper les ponts avec lui serait la chose qui pourrait lui arriver de mieux, mais c’est à elle de s’en rendre compte.

Et prendre des cours d’arts martiaux ? Tu ne risquerais pas de te blesser toi-même et ça pourrait être un moyen de te débrouiller si jamais les choses tournent mal. Ca fait des années que je fais du jujitsu et ça m’a servi plus d’une fois.

On bascule sur un sujet plus léger, à savoir une soirée tous les trois, avec Aaron, elle et moi. Je sais que mon pote d’enfance voit Ophélia un peu comme moi, à savoir une petite sœur sur laquelle il faut avoir l’œil, et ça pourrait être sympa. Quand j’y pense, j’ai toujours du mal à réaliser qu’Aaron est une star internationale du rock. Bon, son look aide à se faire à l’idée, mais quand je le croise, je revois le petit gamin casse-cou avec qui je faisais les pires conneries. En sortant avec lui, des gens risquent de le reconnaître et… oh et puis il sera toujours temps de voir ça plus en détail plus tard. Maintenant, c’est d’Ophélia seule dont je dois m’occuper.

Il t’aime bien, je pense qu’il sera content qu’on se fasse quelque chose ensemble. Par contre, je te le dis tout de suite, on oublie les clubs à la mode, et autres trucs branchés où passe de la musique de merde. Ok ?

Je lance la conversation sur ce qu’elle pense faire plus tard, et je lui souris gentiment quand elle me dit qu’elle est un peu paumée. Pas étonnant. Bruce Wayne lui a fait le coup de la marraine bonne fée, qui d’un coup lui ouvre un champ des possibles qu’elle ne pouvait pas imaginer avant.

Alors je serai ton chevalier en armure scintillante, qui pourfendra les bureaux d’admission en ton nom ! Plus sérieusement, tu me dis quand tu veux qu’on s’organise ça.

Je termine ma glace, m’essuie les lèvres avec une serviette en papier, et trempe rapidement mes mains dans une fontaine toute proche. Je me tourne vers elle alors qu’elle parle de la France, et de ses origines lointaines.

La France est un pays magnifique ! Je suis allé quelque fois à Paris, et dans le sud aussi. Ca te ferait peut-être du bien de changer d’air, de retrouver un peu tes racines. Mais après ça, je sais que Gotham est une ville qu’on quitte difficilement. Elle est dangereuse, et en même temps…

J’attrape une nouvelle cigarette dans ma poche, et l’allume, alors qu’on continue de se promener dans les allées fleuries. A nouveau je lui présente mon bras.

Et sinon… Pas trop de pestes dans ton nouveau bahut ? Les bahuts d’élite peuvent être un sacré panier de crabes, et j’espère qu’on ne t’emmerde pas trop avec le côté « Je suis la fille sauvée par Bruce Wayne ». Ils pardonnent difficilement quand on ne vient pas de leur milieu…

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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Mer 16 Juil - 12:20

Je n'aime pas cette histoire de prise d'otage. Je n'arrive pas à comprendre comment on peut faire ça à des gens, comment on peut en arriver là. Je n'ai pas toujours connu le luxe, c'est même quelque chose de totalement nouveau et pourtant jamais je me suis dis "tiens et si je m'en prenais aux autres ? Pour me venger de ne pas avoir eu de chance dans la vie ou pour récupérer se qui aurait dû être à moi ?" Je sais que c'est une solution de facilité et que beaucoup de mes camarades orphelins sont arrivés ce à ce genre d'extrémité. Ils vendent de la drogue, volent, rackettent, jouent les gros durs pour de gros malfrats, mais sont-ils plus heureux ? J'ai un doute sincèrement. Evidemment je dis ça alors que je n'ai que 17 ans et que j'ai été adopté il y a 6 mois de ça par un milliardaire. Peut-être que j'aurais pensé autrement mais j'ai un doute, j'ai toujours connu la pauvreté et je m'y suis toujours fait. Je ne prétends pas que je ne cris pas au scandale, mais je ne me vois pas faire quelque chose dans ce genre là, ce n'est pas moi, ça ne me correspond pas.

"Oui je crois que je vais me limiter à ça et ne pas chercher plus loin, il vaut mieux."

Je n'aime pas la violence, je ne suis pas faite pour cette ville mais pourtant je m'y suis habituée. J'ai toujours eu des gens autour de moi pour me protéger, c'est comme ça que j'ai pu préserver mon côté enfantin et naïf, j'en suis bien consciente. Je sais que parfois je ne me rends pas compte dans quel merdier je me fourre mais j'ai de la chance dans mon malheur, je trouve toujours quelqu'un pour m'en sortir. Mais peut-être qu'il faut que j'arrête de compter sur les autres pour avancer ? Pour grandir ? Après tout, il peut très bien arriver qu'un jour personne ne soit là pour me sortir des ennuis et ma vie sera gâchée à tout jamais. Peut-être que finalement l'idée d'Ed' n'est pas si mauvaise, à y réfléchir.

"Peut-être que tu as raison. Je n'aime pas vraiment la violence mais je ne peux pas compter éternellement sur les autres pour m'aider. Peut-être que je devrais apprendre à me défendre seule ..."

Enfin ce n'est qu'une idée comme ça, il faudrait que j'en parle ... en même temps j'ignore à qui je devrais demander conseil. Alfred ? Bruce ? Duela ? Will ? Je ne pense pas qu'aucun me déconseillerait l'idée, mais faudrait-il encore que je trouve quel sport de combat choisir. Je n'y connais strictement rien, mais Edward a l'air calé dedans, peut-être qu'il pourrait me conseiller. Ed' me parle de notre potentielle sortie à trois, sortie qui me plait déjà et me dit qu'il refuse l'idée de se rendre dans des endroits branchés. Je ne peux m'empêcher de rire à sa remarque, le rassurant.

"Si ça peut te rassurer, ce n'est pas vraiment les endroits où je me rends quand je sors ... même si mes lieux ne vous plairons pas non plus. Vous n'aurez qu'à choisir où vous voulez aller, je vous suivrais sans problème."

La discussion glissa ensuite sur mes futures études, Edward me proposa son aide pour contacter la fac afin qu'ils puissent m'aider à faire le bon choix. Je trouvais ça vraiment sympa, même si à mes yeux c'était encore loin le moment de m'y rendre, genre, très loin même.

"Tu sais, je pense qu'on a encore le temps. Il me reste encore une année au lycée avant de choisir une université. Je ne pense pas que ce soit utile de s'en occuper maintenant."

L'idée était plaisante mais en même temps très effrayante, tout comme l'idée de quitter Gotham. Oui j'aimerais me rendre en France pour voir où à grandir ma mère, si j'ai encore de la famille là bas, mais quitter Gotham me fait déjà peur, changer de pays et de continent plus encore, mais le pire sera la barrière de la langue. N'ayant pas connue mes parents, je ne parle pas un mot français, j'ignore s'ils parlent anglais, j'aurais trop peur d'être perdue là bas.

"Surtout que je ne parle pas un mot de français ... Je ne vois pas comment je pourrais communiquer avec eux."

Il faut bien dire ce qui est, l'idée qu'ils puissent parler l'anglais ne m'avait pas franchement traversé l'esprit. J'ignore tout du monde extérieur, mon monde, mon cocon c'est Gotham et même si c'est une ville qui craint, c'est le seul endroit que je connais et où je me sens chez moi. C'était ça Gotham, une ville qui faisait peur, autant d'y vivre que dans partir. Ed' me parla de mon nouveau lycée, des gens que j'y côtoyais et il avait raison, les gens ne t'accueillent pas les bras ouverts quand tu n'es pas de leur monde et ils te le font bien savoir. Même si le fait d'être la fille de Bruce Wayne aidait quand même un peu.

"Oh ben tu sais, j'avais l'habitude d'éviter ce genre de personnes dans mon ancien lycée, je fais pareil là bas. C'pas toujours facile c'est vrai, mais je suis une solitaire, avant d'être adoptée je n'avais déjà pas beaucoup d'amies, c'était un peu Duela & moi contre le reste du monde. Mais je crois que je me suis fait une amie. C'pas toujours facile de la suivre, mais elle est cool."

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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Mer 23 Juil - 14:39



Le béguin d’une adolescente

Si j’arrive enfin à la rassurer à propos de William, la discussion qui suit reste quand même dans le même thème. A savoir le fait qu’elle veuille se protéger, qu’elle ait envie d’apprendre à se défendre. Vu la situation de laquelle je l’ai tirée, et d’après ce que m’a dit Aaron, elle a le don de se mettre dans le pétrin facilement. Et en plus, maintenant que c’est la fille chérie de Gotham, héritière légitime de l’empire Wayne, je pense que ça serait vraiment utile qu’elle sache faire face à différents types d’agressions. Elle devient une proie facile, et il faut pas se voiler la face : elle va attirer les convoitises.

C’est un sentiment assez génial de te retrouver dans une situation un peu pourrie, et de se dire calmement ‘’Ok, je sais gérer’’. Ca apporte de la puissance et de la confiance en soi, je t’assure. Mais si tu veux je pourrais t’apprendre, ou te conseiller une bonne école. Après… il ne faut pas se leurrer, tu vas souffrir au début, mais ça vaut le coup !

Pendant quelques instants, je me rappelle les heures de torture et d’exercices au dojo, imposés par Renée pour que je sois capable de me défendre seul, mais je repense aussi au premier combat que j’ai gagné, la fierté d’y être arrivé, et j’espère qu’elle va pouvoir connaître ça aussi. Enfin, on change de sujet, et on passe sur quelque chose de plus gai, à savoir une idée de sortie avec Aaron. Tout occasion de passer du bon temps avec mon pote d’enfance est bonne à prendre, et si en plus on le partage avec Ophélia, qu’on apprécie tous les deux, pourquoi s’en priver, surtout que je sors pas des masses. Je ris doucement quand elle me dit qu’elle non plus n’aime pas les clubs et les boîtes.

T’es la femme parfaite alors ! Dont le but n’est pas de faire la fermeture des boîtes et des bars tous les samedis ! J’en connais tellement qui attendent toute la semaine l’occasion de sortir des talons hauts comme la tour Wayne, la jupe aussi courte que leur amour-propre et qui tentent de ramener un mec pas trop con chez elles… T’es une bouffée d’air frais, merci ! Tu me redonnes foi dans la race humaine ! Et surtout féminine en fait !

Je hoche la tête quand elle me remercie pour lui avoir proposé de l’aider à s’y retrouver dans ses études. C’est vrai qu’elle n’a même pas encore dix-huit ans… Du coin de l’œil, je remarque que le ciel a commencé à s’assombrir, et que de gros nuages noirs recouvrent le ciel. Hmmm, l’orage s’annonce. Je lui accorde un sourire qui se veut rassurant.

C’est vrai que t’as tout le temps. Pas facile de savoir ce qu’on va faire du reste de sa vie quand on est aussi jeune. Si j’avais pas eu le déclic avec Harvey Dent, je sais pas si je me serais lancé dans le droit. Enfin, si tu as besoin de conseils, tu sais où me trouver.

Elle me parle ensuite de ses racines. A ce que je crois comprendre, elle n’a plus ses parents, voire plus de famille du tout, vu qu’elle ne parle que par approximations. Pas évident de se construire quand on ne connaît pas sa famille, ni son passé. Ca doit être effrayant de se dire qu’on est une page blanche, sans attaches et sans racines. Je n’ai plus beaucoup de famille à part mon frère et ma sœur, mais Renée a toujours insisté pour qu’on garde le contact, même avec les parents les plus éloignés.

Oh, les français ont la réputation d’être râleurs et arrogants, mais c’est surtout à Paris que c’est vrai. Ailleurs, ils sont plutôt sympas, et puis en général avec l’anglais on peut s’en sortir partout. Rien ne t’empêche de prendre des cours de français, c’est une très belle langue, même si elle est franchement compliquée.

Pendant un instant, je me revois pendant mes propres cours de français, donnés par la vieille Mme Gauthier, les heures passées sur des conjugaisons horribles et des règles d’orthographe barbares, mais maintenant je me débrouille pas trop mal. Si elle se lance là-dedans, je lui souhaite simplement d’avoir un prof plus sympa que le mien… Un éclair zèbre le ciel alors qu’elle me raconte son aventure dans son nouveau lycée, et je vois qu’elle a eu de la chance de se faire quelques amis. Pas facile de s’intégrer quand on vient d’ailleurs et qu’on est la nouvelle enfant chérie du magnat de l’industrie, milliardaire par-dessus le marché, Bruce Wayne. De mon côté, c’est plutôt le fait que je n’ai pas les mêmes goûts que tout le monde qui a fait que j’ai souvent eu du mal à m’intégrer. Je n’avais pas vraiment envie de me forcer à jouer un rôle, à faire comme si j’étais quelqu’un que je n’étais pas. Je sursaute quand le tonnerre gronde et me relève alors que des gouttes se mettent à tomber.

Viens, on va se mettre au sec !

Je me mets à rire face à la violence de l’averse, et j’attrape la main d’Ophélia pour l’entraîner avec moi. Heureusement, la serre n’était pas très loin et on s’y engouffre. Je secoue mes cheveux pour ôter l’eau de pluie, avant de m’adosser à une rambarde, ma chemise bien mouillée par les quelques minutes à peine passées sous l’orage.

Eh beh… je crois qu’on a tous les deux pris une bonne douche ! Tu veux que je te ramène ?

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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Jeu 24 Juil - 15:09

M'apprendre ? Décidément ce rendez-vous était pleins de surprises. Bon évidemment il ne fallait pas que je monte tout de suite sur mon petit nuage coloré et que je me fasse des films, mais quand même, c'était assez encourageant de voir qu'il avait envie de me revoir et qu'il avait envie de m'apprendre des choses. Bon certes au vu de ce qu'il disait j'allais avoir mal, genre très mal, au moins au début, mais quand même, c'était encourageant de voir qu'on pourrait peut-être se créer une relation sur du long terme, même si ce n'était que purement amical. Je suis en manque d'amour et d'affection, j'en suis parfaitement consciente et c'est d'ailleurs parce que j'ai un gros problème affectif que je m'attache à tout le monde, Oz comprit. Je ne sais pas trié mes relations parce que j'ai peur de finir seule si je suis difficile. Et puis le fait d'être ouverte à faire la rencontre de n'importe qui qui m'a permis d'être "amie" avec beaucoup de gens très différents, allant des criminels notoires et dangereux à de richissime homme d'affaire.

"J'avoue que je ne sais pas trop si je dois trouver ça réconfortant de te voir m'apprendre à me battre ou flippant de savoir que c'est essentiellement pour me faire mal ..."

Evidement on voyait tout de suite que je plaisantais, je ne pensais pas un instant que son but ultime était de me faire du mal, mais c'était amusant de le souligner, rien que pour la forme. Il ne pourrait jamais me faire aussi mal qu'Oz le faisait. Cet abrutit avait le don de me mettre à terre en une fraction de seconde. D'abord il me faisait croire qu'il tenait à moi, que j'existais à ses yeux, pour m'abandonner quelques instants plus tard pour une pouf peroxydée.
Je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire et de rougir timidement aux propos d'Ed', ignorant si je devais lui avouer que je n'étais jamais sortie avec un garçon ou si je devais garder ça pour moi. En soit ce n'était pas une honte, mais quand même ...

"Heu ... non je confirme, je ne suis pas comme ça. Je suis plus une gamine des rues, à errer durant des heures dans les basfonds de Gotham, parlant aux SDFs ou aux toxico que je rencontre, tentant de leur apporter un peu de soupe chaude ou les traitant comme des êtres humains, le temps d'une conversation. Duela dit que je suis la mère Teresa de Gotham ..."

Ma vie sentimentale étant le néant total autant parler d'autre chose c'était mieux. Et puis je préférais avouer que j'étais le genre de personne à trainer avec des gens louches plutôt qu'avec des mecs qui ne pensent qu'à baiser tout ce qui bouge. Je suis bien consciente que certaines de mes connaissances ont déjà fait de la prison ou pire, Arkham, mais ça ne me dérange pas, je sais qu'au fond d'eux, il y a un coeur qui bat et qu'ils ne me feront jamais de mal ... tout du moins je l'espère.

"J'y réfléchirais pour la rentrée, peut-être que ce n'est pas une si mauvaise idée que ça de me mettre au français, rien que pour tenter d'avoir un lien avec mes origines et mes parents ..."

Ca ne les fera pas revenir, bien évidemment, mais peut-être que grâce à ça, je découvrirais que j'ai encore de la famille quelque part et qu'ils seront content de me rencontrer. Je n'attends rien d'eux, c'est évident, ma famille aujourd'hui c'est Bruce, Will & Alfred, mais j'aimerais rencontrer des gens qui ont connu ma mère et qui pourront m'en parler. Me dire comment elle était quand elle était enfant, si elle avait des frères ou des soeurs, ses passions, ses aspirations ... Bref n'importe quoi qui pourrait m'éclairer sur qui était ma mère. Je sais que je peux faire une croix sur qui était mon père mais j'ai encore de l'espoir pour ma maman.

"Tu crois que c'est raisonnable de rouler sous la pluie en moto ?"

Alfred, sort de ce corps ... Je souris à l'idée de me rendre compte qu'Alfred déteignait sur moi, Bruce serait fière de moi, de voir que je prends exemple sur quelqu'un de bien, pour changer. La pluie nous avait surprise et nous nous étions précipité sous la serre pour nous mettre à l'abri. L'orage était le signal de départ, notre rendez-vous était terminé et il fallait bien avouer qu'il fut parfait. J'ai bon espoir qu'Edward reprendrait contact avec moi pour organiser cette fameuse soirée avec Aaron. Revoir Aaron et Edward, en même temps, serait assez étrange mais amusant, j'en étais presque sûre.

"Ca y est, je me mets à parler comme Alfred moi maintenant ... J'veux bien que tu me ramènes si ça ne te dérange pas ..."


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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.) Dim 27 Juil - 13:51



Le béguin d’une adolescente

J’aime la voir rire et sourire. Elle est vraiment très jolie comme ça, à la lumière de cette  belle après-midi, et je me surprends une fois ou deux à avoir envie de passer ma main dans ses cheveux. Eddie, calme-toi. Elle a tout juste dix-sept ans, et en plus elle te voit comme son sauveteur… Je détesterais avoir l’impression d’utiliser ce que j’ai fait pour elle pour autre chose… Enfin bon. Je me mets à rire alors qu’on parlait de self-defense.

Eh, si t’es pas à l’aise avec le fait que je sois ton prof, je le prendrai pas mal t’en fais pas ! Il faut avoir un bon feeling avec la personne qui va t’apprendre, sinon ça ne va pas marcher. Mais si moi je t’apprends, c’est pas pour m’éclater à te martyriser hein ! Et je serai sûrement plus gentil que mes profs l’ont été avec moi !

Je secoue légèrement la tête, souriant toujours à l’idée qu’elle m’imagine en prof sadique, mais c’est la surprise qui l’emporte quand elle me raconte ce qu’elle fait de son temps libre. Je l’aurais pas imaginée comme ça, à aider les autres, mais c’est cool de voir qu’il existe encore des gens qui sacrifient un peu de leur temps par pure générosité.

C’est vraiment noble ce que tu fais. J’avoue qu’avec mes études et le stage, j’ai pas vraiment le temps de me lancer là-dedans. Même si j’y ai déjà pensé. Je me dis de temps en temps que je devrais me bouger pour aider, même à petite échelle, et puis ensuite j’ai un dossier à rendre, une étude de cas à faire, un projet à monter… Fais quand même gaffe à toi, traîner seule dans les bas-quartiers… Tous les gens dans le besoin ne sont pas des gens bien à qui il est arrivé une série de malheurs…

Notre conversation se poursuit jusqu’à être interrompue par un orage d’anthologie, et on se réfugie dans la serre le temps que la pluie se calme un peu. Je lui souris et me concentre pour ne pas laisser mon regard errer sur son t-shirt trempé qui lui colle à la peau. Un sourire en coin se dessine sur mon visage alors qu’elle me demande si rouler par ce temps est sans risques. Je mets ma main sur le côté de mon visage, et me penche, comme pour chuchoter à son oreille.

T’es pas obligée de tout leur raconter tu sais !

Je me redresse et lui lance un clin d’œil avant de poser mon sac sur le sol et d’en sortir le blouson qu’elle m’avait rendu un peu plus tôt, avant de le lui tendre.

Tiens, t’es trempée comme une souche, tu risques de prendre froid…

Pendant quelques minutes je reste silencieux. Je ne sais pas trop quoi dire, alors mon regard se promène sur les plantes, les fleurs, enfin, le décor de ciné qui nous entoure, avec comme bruit de fond la pluie qui tambourine sur les plaques de verre de l’édifice. Petit à petit, le bruit s’atténue m’approche des panneaux de verre, et je vois que la pluie a pratiquement cessé. Le genre d’averse aussi brève que violente. Je me tourne vers elle et reprends mon sac à dos.

On peut y aller, le gros de l’averse est terminé.

Je lui fais signe de me suivre, souriant en la voyant flotter dans mon blouson, mais ça lui va bien. Elle a l’air tellement fragile, mais je sens quand même sa force et son courage. Sacré mélange, dans un sens. Je remets mon sac sur mes épaules et lui tiens la porte alors qu’on sort. Il pleut presque plus, et on discute encore un peu de tout et de rien jusqu’à ma moto. Je lui tends le casque que Jezabel prend d’habitude, pendant que j’essuie rapidement la selle avec un vieux tshirt qui me sert de torchon, et que j’ai toujours dans le coffre sous la selle. Je me mets en selle, la laisse s’installer derrière moi, et lance le moteur.

Je roule prudemment, après tout j’ai une précieuse passagère, et une vingtaine de minutes plus tard, j’entre sur la longue allée qui mène au manoir, avant de m’arrêter devant la porte. Le gravier crisse doucement alors que je mets pied à terre et que j’enlève mon casque. Je l’aide à descendre de selle, et je sens mon cœur battre un peu plus vite quand je me penche vers elle pour lui faire une bise à la française.

Bonne soirée Ophélia ! C’était vraiment une chouette après-midi. J’espère qu’on pourra se refaire ça ! Je contacte Aaron et je te tiens au courant!

Je la regarde s’éloigner vers la grosse porte, saluant le majordome qui attend sur le perron, sérieux comme un pape, d’un geste de la main, avant de remettre mon casque. Encore une fois elle a gardé mon blouson, mais je trouve qu’il lui va plutôt bien. Je remonte en selle et m’éloigne doucement jusqu’à la sortie, avant de rouler pleins gaz jusqu’à chez moi.

FIN (Merci à toi! On se retrouve bientôt pour Batman! ;-) )
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MessageSujet: Re: (Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.)

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(Terminé) Le béguin d'une adolescente ... (Edward - O.)

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