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 In search of Truth (Jervis & Caleb)

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ϟ Arrivée à Gotham le :
12/01/2013

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MessageSujet: In search of Truth (Jervis & Caleb) Sam 9 Aoû - 10:58


In search of truth
ft. Jervis Tetch


Je déteste me rendre à Arkham, pourtant cette fois-ci je m'y rends de mon propre chef, sans hésiter, sans crainte, conduit par ma seule volonté de découvrir la vérité. Même si entre nous, je la connais déjà cette fameuse vérité, je veux juste qu'il l'avoue, je veux l'entendre de sa bouche, je veux obtenir justice pour elle, pour mon amie, pour sa victime. Son procès fut une véritable mascarade, si vous voulez mon avis. Il est complètement taré et j'ai la nausée rien qu'à penser qu'elle a passé ses dernières heures sur terre avec lui. Elle ne méritait pas ça, pas cette mort là. Je sais ce que vous allez me dire, que personne ne mérite cette mort, mais là, nous ne serons pas d'accord. Je suis flic, j'en vois des crapules, des salauds, des personnes qui méritent mille fois pires que cette mort-là. Je vous apparais peut-être comme un monstre, un être sans coeur, quelqu'un qui est trop blasé par son travail et d'une certaine façon, vous auriez peut-être raison, mais je pense sincèrement que certaines personnes mériteraient une mort dans ce genre là, pour leur montrer ce qu'ils ont fait subir aux autres peut se retourner contre eux et qu'il n'y a que peu de chance qu'ils adorent ça.

Assis sur ma moto, en route pour l'asile, je repense à elle. Melinda. Elle avait une petite vingtaine, en pleine fleur de l'âge, elle avait la vie devant elle et ce salaud la lui a prise. Elle était blonde aux yeux bleus et c'est con à dire mais c'est ça qui lui causa du tort. Je repense à elle, aux bons moments qu'on a passé ensemble. On se connaissait depuis l'enfance, on habitait dans le même quartier, on était quasiment voisin. Elle était plus jeune que moi, elle devait avoir à peu près le même âge qu'Astoria. Oui, j'avoue, je suis nul pour ce qui est des dates d'anniversaires et des âges, cela m'intéresse tellement pas. Un jour, elle m'avait dis qu'elle avait toujours eu le béguin pour moi, quand on était gamin. On en avait beaucoup rit. Elle était devenue une très belle femme et comme n'importe quel homme, j'avais changé de regard sur elle. Elle était passée de la fille d'à côté avec qui je jouais de temps en temps, à une fille que je mettrais bien dans mon lit. Ce qui arriva d'ailleurs, quelques fois. Nous n'étions pas ensemble, nous couchions juste ensemble, par plaisir, sans prise de tête. Elle voulait devenir médecin, elle avait beaucoup de pression, j'étais là pour lui changer les idées. Je consacre ma vie à mon job, je vois des horreurs toute la journée, elle était là pour me montrer la beauté de la vie.

Je me souviens du jour où j'ai appris qu'on avait retrouvé son corps. Mes collègues nous avaient déjà vu ensemble, ils savaient donc qu'on se connaissait. Le choc que ce fut, quand ils m'annoncèrent la nouvelle. Je ne voulais pas y croire, pourtant, quand je reconnus son corps à la morgue, la réalité me frappa en plein visage. Elle n'était plus, je n'entendrais plus son rire cristallin résonner, elle ne réalisera jamais son rêve de devenir médecin pour sauver des vies et aider ceux qui en ont besoin. Je ne participais pas à l'enquête, d'une part parce que j'étais trop impliqué et d'autre part parce que j'étais sur une autre. Mais je la suivie de près, demandant chaque jour si elle avançait, si on avait trouvé le salaud qui lui avait fait ça. Et puis un jour, la réponse à ma question fut positive, ils l'avaient enfin trouvé. Jervis Tetch. J'ignorais qui il était mais je n'avais qu'une seule envie, lui coller une balle entre les deux yeux. Son procès fut une mascarade, il n'avoua pas son crime, son avocat plaida la démence et il finit à Arkham. Il s'en est bien sorti cet enfoiré, mais nous savions qu'il était coupable.

« Détective Harker, je vous ai appelé un peu plus tôt dans la journée. J'aimerais voir un de vos patients. »

Cette fin ne m'avait pas satisfait, la folie ne résoudrait pas tous les problèmes et il ne pourrait pas se cacher indéfiniment derrière cette excuse. Déterminé à savoir la vérité, à connaître les détails de cette histoire sordide, j'avais pris rendez-vous pour voir l'autre taré. On m'avait accordé le droit de visite et on me conduisit dans une salle. Quelques instants plus tard, j'entendis des pas dans le couloir, il arrivait enfin. On l'installa en face de moi, il était attaché à la table, afin d'éviter tout accident et on m'expliqua qu'il suffirait que je tape contre la porte quand j'en aurais fini. Je hochais la tête et attendis qu'il sorte avant de plonger mon regard sur ce visage que j'avais scruter lors du procès.

« Tu ne dois pas te souvenir de moi, je ne faisais pas parti de l'enquête pour le meurtre de Melinda Black. Mais j'étais dans la salle, lors du procès. » Je m'arrêta quelques instants avant de reprendre. « Détective Harker. Je connaissais la victime .... ta victime. »

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MessageSujet: Re: In search of Truth (Jervis & Caleb) Sam 9 Aoû - 13:13

Jervis avait été attrapé par la chauve-souris, sinon quoi, on n’aurait jamais su que c’était lui. Le procès avait été très médiatisé mais il était passé à la trappe quand il avait été interné. Ca faisait presque 1 an qu’il y était et son psychiatre, pour ses efforts lui avait offert une jolie théière rose en plastique. Il n’avait le droit qu’à de l’eau froide pour son thé car sinon il pourrait s’ébouillanter et pire encore ébouillanter le personnel de l’asile. Ca faisait une demi-heure qu’il attendait que son thé infuse bien. Il fit une bien petite mine quand il vit les infirmiers débarquer pour lui donner des pilules colorées. Les psychiatres pensaient que ça marchaient bien parce qu’il se tenait tranquille, à vrai dire quand ils lui donnaient, il faisait genre de les prendre mais les cachait sous sa langue tout en prenant l’eau. Il montrait ses mains et ils repartaient mais cette fois-ci ils lui annoncèrent quelques choses de différent. Il avait de la visite.

Il les regardait avec un air incrédule, de la visite ? Lui ? Un journaliste peut-être. Au début on venait beaucoup le voir mais on l’avait fini par l’oublier. Jervis prévoyait de s’évader tôt ou tard. Il attendait juste le bon moment…  Il surveillait beaucoup ce qu’il se passait en dehors de ces enceintes, c’était important pour lui d’être dehors au bon moment. On lui mit des menottes aux mains et aux chevilles. Encadré par deux gorilles, il trottina jusqu’à la salle privée. Seule pièce où il y avait de l’intimité pour les visites. Il fut bien attaché à la table, les gardiens tirèrent sur ses chaines pour être sur qu’il était bien attaché et ils expliquèrent deux trois trucs au visiteur avant de les laisser seul. Jervis tourna sa tête pour cracher ses pilules par terre de manière assez discrète. Le type en face de lui fit les présentations, ce n’était donc pas un journaliste. Le mot détective le fit sourire.

«  Non c’est vrai je ne te connais pas ! Mais enchanté ! Je n’ai malheureusement pas de thé à te propo… Mélinda Black ? Je ne connais pas de Mélinda Black, tu t’es trompé de fou !  Il gloussa un peu. Avant de froncer légèrement ses sourcils. Meurtre, quel meurtre ? Victime ? Ma victime ? Comment diable est ce possible alors que dans notre monde la mort n’existe pas ? Rien ne se perd tout se transforme ! »

Il restait toujours dans le dénie de ses actes, il n’avait selon lui pas tué et ne se rappelait même pas de son nom. Tout simplement, c’était l’ancienne enveloppe d’Alice, au moment où il l’avait défiguré sous les coups jusqu’à ce qu’elle en crève, elle n’était simplement plus Alice. Alice se trouvait autre part, elle s’était transformée en une autre mais elle restait Alice. Sa logique était erronée à cause e sa folie, ironique pour un homme de science comme lui. Il était considéré comme un génie, il l’était toujours à l’heure actuel mais on voyait en premier chez lui sa folie avant de voir son génie. Une différence pour lui.

«  Je n’ai tué personne. Je ne sais pas de quoi tu parles enfin ! Ça me casse les oreilles ! Le fou… Ce ne serait pas toi ? D’ailleurs… Sais-tu pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? Ne donne pas ta langue au chat, tu risques de le décevoir car je n’ai rien pour te la couper, imagine sa mine déconfite si tu lui promets quelque chose que tu ne lui donneras pas ? … Ce sac à puce ! Chhut. Il n’a rien entendu idiot ! » Il se remit à rire.
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MessageSujet: Re: In search of Truth (Jervis & Caleb) Dim 10 Aoû - 11:51


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J'avais été prévenu qu'il ne vivait pas dans le même monde que nous, qu'il se prenait pour le chapelier fou. J'avais eu du mal à le croire mais à l'écouter, je commençais à me dire que peut-être ils avaient raison. Il fallait être patient, voilà ce qu'ils m'avaient dis, être patient, ne pas s'énerver, surtout ne pas s'énerver. Seulement comment ne pas s'énerver quand je l'entends prétendre qu'il ne connait pas Melinda et qu'il ne l'a pas tué ? Alors que je sais que c'est lui ? Cela fait un an qu'elle est morte, un an qu'il n'a pas avoué, un an qu'elle réclame justice et que je suis incapable d'aller dans cet asile pour le confronter. Il m'a fallu une année entière pour prendre mon courage à deux mains, pour être sur que je ne m'effondrerais pas. Je serais fort, je serais un roc et je lui ferais cracher la vérité, d'une façon ou d'une autre.

Ce type me sortait déjà par les yeux lors du procès et je constate que ça n'a pas changé. J'ai envie de le taper, j'ai envie de prendre sa vie, comme il a pris celle de Melinda. J'ai envie de faire de sa vie un enfer. Ses médecins prétendent qu'il se comporte bien, mais sincèrement, je m'en moque, il a privé une personne de sa vie, il peut être un malade modèle, ça restera un malade. Je déteste les psychiatres, ils essaient soit de te faire passer pour un fou, soit de faire passer les fous pour des personnes tout à fait normales. On ne me fera pas avaler qu'un jour, il sera guéri. Surtout au vu de son discours actuel. Je tente de garder ma patience, mais je sens que ça va être dur. Je sors le dossier que j'ai emprunté à mes collègues. Ils n'étaient pas très chaud, mais ils ont fini par accepter de me le prêter, pour quelques heures. Je leur ai expliqué que je voulais le confronter à la réalité, que je voulais qu'il avoue son meurtre, qu'il arrête de se cacher derrière sa folie, que c'était trop facile et que je ne l'acceptais pas.

« Voici Melinda Black ... avant qu'elle croise votre chemin. Vous la reconnaissez maintenant ? »

Je lui présentais d'abord une photo de Melinda avant qu'elle meurt. Sa mère nous avait donné un portrait d'elle qu'elle avait fait quelques mois avant sa mort. Melinda apparaissait souriante, coquette, avec sa longue chevelure blonde et ses grands yeux bleus. Elle avait l'air heureuse, pleine de vie, elle devait avoir l'impression d'avoir la vie devant elle, que rien ne pourrait lui arriver, que rien ne pourrait l'arrêter. Je respira profondément avant de sortir une seconde photo, celle-ci après la découverte du corps.

« Et voici Melinda Black, après avoir croisé votre chemin. Vous vous souvenez d'elle ? De ce que vous avez fait ? » Je lui présentais plusieurs clichés, de l'endroit où on l'avait retrouvé et de l'état du corps, presque peu reconnaissable tellement il lui en avait fait voir de toutes les couleurs. « Vous croyez toujours que dans un état pareil, elle peut se relever ? Hein ? »

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MessageSujet: Re: In search of Truth (Jervis & Caleb) Sam 16 Aoû - 22:16

La tension dans la salle était palpable mais bizarrement émanait d’une seule et même personne, le visiteur. Contrairement à lui, le fou, lui semblait guilleret, surement parce qu’il était fou ! Il tapotait ses doigts sur la surface rigide de la table, faisant une mélodie très rythmique. Le flic commençait à l’ennuyer, le chapelier ne fit pas attention à lui, il se tourna vers une plante verte qui manquait d’eau. Ses feuilles fripées et jaunâtres tombaient pathétiquement. Jervis sursauta légèrement et se retourna vers lui quand il lui montra les photos de Melinda avant sa mort.

Il eut un instant le regard fixé sur sa belle chevelure blonde et éprouva un frisson qui lui parcourra l’échine. Ses doigts s’étaient arrêtés de jouer de la musique, il sembla concentré comme s’il cherchait vraiment à se souvenir d’elle. Le seul mot qui sortait de ses lèvres fut :

« Alice ? »

Mais quand il sortit la photo post-mortem, il fit presque un bond en arrière. Ses bras tremblaient et n’osait pas regarder les images d’une jeune fille défigurée. Sa gorge se resserra tout autant que son cœur qui battait si fort qu’il avait l’impression qu’il allait sortir de ses chairs. Il cacha son visage pour ne plus la voir et bafouilla :

« Non non non. Ce n’est pas Alice ! Alice est une jolie jeune fille, elle … Elle a les cheveux blonds, les yeux bleus et … Et … Elle ne baigne pas dans son sang ! C’est une faux ! C’est une faux ! Je ne la connais pas ! Je ne m’en rappelle pas ! »

Il vira d’un coup sec les images, ses yeux étaient rougis mais il ne pleurait pas. Il le fuyait du regard, n’étant déjà pas grand, il apparaissant encore plus petit, les épaules encore plus étroites. Il se redressa lentement, un sourire bizarre pendu aux lèvres, ses yeux plus grands ouverts, il regardait à gauche à droite, à gauche à droite, à gauche… Puis regardait son invité.

« Tu n’as pas répondu à ma question d’ailleurs… Pourquoi un bureau ressemble-t-il à un corbeau… Heu non. Pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un bureau ? »

Jervis continuait de fuir la réalité comme la peste, depuis sa plus tendre enfance, cette dernière lui semblait triste, plate, sans saveur. Il n’avait jamais su distinguer la réalité de la fiction, d’ailleurs, il avait dit que son beau-père l’avait abusé mais il n’avait jamais eu de preuve physique, juste des souvenirs d’un garçon déjà bien atteint. Il avait toujours vécu en voyant Alice, une hallucination constante, une sorte d’amie imaginaire. Jervis portait sur elle des fantasmes qui n’était, contrairement à ce qu’on pourrait croire, pas d’ordre sexuel. Puis un jour, il ne la vit plus, il était perdu, pourquoi avait-elle disparu ? Il s’était donc mit en tête tout naturellement qu’il devait la retrouver. Même si Alice n’était pas quelqu’un, elle était une image qu’il assimilait à n’importe quelle jeune fille ayant un physique proche et elle était surtout l’allégorie de sa propre folie.
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MessageSujet: Re: In search of Truth (Jervis & Caleb) Jeu 21 Aoû - 13:47


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Alice ... voilà le premier mot qu'il sortit quand il regarda Melinda, avant qu'il croise son chemin. Voilà ce qu'il voyait quand il regardait une photo de mon amie. C'était ce qu'il avait dis à la cours, à ses psychiatres et selon leurs rapports et celui de la police, il n'avait jamais changé de discours, pour lui, il était évident que c'était Alice. Mais son attitude changea du tout au tout quand je lui montrais les photos de mon amie après avoir été passé à tabac. Ce n'était plus Alice, il ne la regardait plus avec le même air, il était horrifié, terrifié et n'osait même plus regarder les photos. Pourtant moi je voulais qu'il les regarde, je voulais qu'il voit ce qu'il a fait d'elle, je voulais qu'il prenne conscience de son crime, de la mort de mon amie. Il était peut-être fou, mais il restait un criminel, un meurtrier et la victime dans son cas était une proche, quelqu'un que j'appréciais, qui avait toute sa vie devant elle, qui était une personne bien, avec des envies, des passions, des projets. Il lui a tout volé, tout, même la vie, je veux qu'il en prenne conscience et je m'en fous si je passe pour un monstre, parce que je sais que dans cette salle, le monstre entre nous deux, c'est lui et non moi.

« Non, elle ne s'appelait pas Alice mais Melinda, Melinda Black. Vous la reconnaissez ? Vous avez croisé son chemin l'an dernier. »

Je m'acharnais, comme toujours. J'avais une idée en tête et je ne comptais pas le laisser tranquille aussi vite. Il repoussa les photos pour en plus les voir. Il prétendait qu'elle était fausse, que ce n'était pas son Alice, qu'Alice ne saignait pas. Il me reposa sa stupide question sur le corbeau et le bureau et sincèrement, ça me rendit dingue. Qu'est-ce que je m'en fous de sa devinette, je n'étais pas là pour jouer ou le divertir, j'étais ici pour qu'il avoue. Je me levais, repris les photos de mon amie et les lui reposais devant les yeux, le forçant à regarder.

« Je m'en contre-fou de ton corbeau et de ton bureau. Je veux que tu regardes ces photos enfoiré et que tu te rendes comptes de ce que tu as fais ! » Je ne lui donnais pas le choix, je lui collais le nez sur les photos de Melinda morte « Elle avait à peine la vingtaine, elle était belle et elle avait l'avenir devant elle, mais tu l'as tué. C'est TOI qui a fait ça, pourquoi ? Je veux savoir pourquoi tu l'as tué ! » Je le lâchais et retournais à ma place, j'étais hors de moi, mais j'arrivais encore un tant soit peu à me retenir de ne pas le frapper. Mes gestes étaient violents, brusques mais j'avais tellement envie de lui faire bouffer la table, que je trouvais déjà extraordinaire que je me retienne autant. Lui ne s'était pas retenu quand il avait battu à mort Melinda.

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MessageSujet: Re: In search of Truth (Jervis & Caleb) Dim 2 Nov - 19:38

Jervis pleurnichait et secouait la tête négativement, quand le flic se mit à lui hurler dessus, il se mit à crier également, on n’arrivait pas à distinguer le moindre mot. Le chapelier était de plus en plus surexcité, à force d’être forcer, il s’attaqua aux photos et les déchiqueta en confetti, il les jeta à la figure de l’autre et se cacha le visage avec ses avant-bras, les doigts crispés et raides.

« Ce n’est pas moi, ce n’est pas moi ! Je n’ai tué personne ! »

Répéta-t-il d’une voix tremblante, il se releva d’un bon et tira sur ses menottes fortement, il était à un niveau de self-control parfaitement critique et on sentait qu’il était entrain d’exploser. Il recula tout en tirant encore, on aurait cru que ses poignets allaient s’arracher de ses bras à tout moment.

« Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Toujours les mêmes questions ! Je ne vois pas pourquoi je te répondrais vu que tu ne me réponds pas ! Je trouve ça malpoli ! Je déteste l’impolitesse. Je déteste ça. Tu…Tu… Ha ha ha ! »

Il se mit à rire et il chavira en arrière une énième fois, cette fois, il avait réussi. Même s’il y avait laissé des bouts de peaux, il avait réussi à faire glisser ses mains hors de ses entraves, elles étaient à présent en sang mais il s’en fichait, il ne semblait même pas ressentir la douleur, surement la folie était elle anesthésiante ? Son visage était ravagé par les tics, son regard avait changé, une lueur folle s’illuminait et semblait lui redonner le souffle qu’il lui manquait tout à l’heure. Il bondit sur ses deux jambes avec une légèreté et une souplesse étonnante avant de passer par-dessus la table pour tomber sur le flic qui l’embêtait tant.

Il sentait des papillons lui parcourir le ventre, il avait mit son invité au sol et était à cheval sur lui, tout se passa extrêmement vite, il mit ses deux mains sur son cou et commença à resserrer sa prise de toutes ses forces, son visage à présent tordu par la folie, il semblait mort de rire.

« Tu es malpoli ! Tu es malpoli ! Tu mérites ta correction ! »

Il ne se maîtrisait pas, Caleb avait poussé à bout le chapelier et ce dernier n’avait qu’une idée pour l’instant c’était lui couper la langue ou lui arracher les cordes vocales pour avoir la paix. Il se sentait terriblement bien à cet instant et son « invité » avait intérêt à prendre une rapide décision s’il ne voulait pas finir entre quatre planches ! Sachant que pour lors, les salles privés de visites étaient assez isolé pour que l’intimité reste intacte… Il fallait dire qu’Arkham était connue pour son incompétence à certain grade qui donnait des raisons de manifester à ses détracteurs !
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MessageSujet: Re: In search of Truth (Jervis & Caleb) Mar 11 Nov - 17:00


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Les choses évoluèrent rapidement, trop à mon goût. Nous aurions été dans n'importe quel prison du comté, les gardes seraient intervenus dans la foulée, mais nous ne sommes pas dans une prison, nous sommes dans un asile et pas n'importe lequel, une passoire ambulante. Au temps de sa splendeur, Arkham était performante, mais cela faisait bien longtemps que ce temps était révolu. Aujourd'hui les psys étaient encore plus fous que leurs patients, les patients pouvaient presque aller et venir comme bon leur semblait et il n'était visiblement même pas envisageable de compter sur les gardes pour nous venir en aide quand le besoin s'en faisait sentir.

J'étais hors de moi et ma colère ne rendait certainement pas les choses faciles dans cette histoire, j'en suis bien conscient mais pour l'heure, je m'en moquais. J'étais venu pour interroger le coupable, avoir ses avoeux. Je n'avais aucun doute quand à sa responsabilité dans la mort de mon amie mais cela ne me suffisait pas, je voulais avoir ses avoeux aussi. J'avais besoin de l'entendre me dire qu'il était coupable, que c'était lui, le monstre qui lui avait fait tout ça. On m'avait prévenu que ce serait peine perdue, que ce type n'était pas conscient de ce qu'il avait fait, mais je m'en moquais, pour moi il devait en être conscient et ses psychiatres étaient tous des incapables, point. Je me suis emportés, je l'obligeais à regarder les photos du cadavre de Mélinda, encore et toujours mais la vue de cette chair meurtrie ne l'aidait pas, au contraire, ça le rendait dingue, plus dingue qu'il ne l'était déjà. Mon ton n'ont plus ne l'aidait en rien, tout comme mon arrogance. Il réussit à se détacher, en se meurtrissant mais la douleur n'avait l'air de ne pas l'atteindre. La surprise de le voir libre alors que quelques instants plus tôt, il était encore attaché, à déchirer les photos de Melinda, m'envahie et je ne pus réagir à temps. Il sauta par dessus la table et me sauta dessus. Nous basculâmes sur le sol et il m'enserra le cou.

« Lâches moi fils de p... »

Je n'arrivais plus à parler, il me broyait la gorge et j'avais beau poser mon regard sur la porte de la salle, personne n'avait l'air de vouloir la franchir pour me venir en aide. Tous des incapables dans cette passoire, il fallait véritablement tout faire soi même. Je n'étais pas une personne lambda, j'étais un agent assermenté du gouvernement. J'ai suivi un entrainement aux techniques de combat, je ne suis donc pas une proie facile pour lui. Evidemment, je me trouve dans une position délicate, il est en train de me priver d'oxygène et si je ne réagis pas rapidement, je serais mort avant d'avoir pu le réaliser. Mes yeux commencent à s'embuer, j'ai affreusement mal à la gorge. Je tente de lui retirer les mains de ma gorge mais la montée d'adrénaline qu'il vient de subir et sa crise de folie me rende la tache presque impossible. J'ai beau appuyé là où il pisse le sang, il s'en moque. Je tente donc d'attraper la chaise qui est tombée en même temps que moi. Elle est loin, j'ai l'impression que je n'arriverais jamais à l'atteindre, mais il faut croire que moi aussi, j'ai une poussée d'adrénaline, causée par la peur. J'arrive finalement à l'atteindre et dans un geste rapide, je l'abats sur Jervis. Le coup le fait basculé sur le côté et l'oblige à me lâcher. Je glisse loin de lui et j'empoigne de nouveau la chaise pour le frapper de nouveau. J'aimerais le tuer ce fils de pute mais mon but premier est surtout de le maitriser, le temps que j'appelle les infirmiers.

« A L'AIDE ! VENEZ M'AIDER ! » Même pas foutu de rester dans le coin alors qu'un de leur malade est en interrogatoire. Tous des incapables. Je les entends venir, tous étonnés de me voir la gorge rouge, en feu, des pétéchies dans les yeux et des larmes qui coulent de ces derniers. J'ai toujours la chaise dans mes mains, prêt à me défendre en cas de besoin. « Ne lui collez pas des tranquillisants, je n'en ai pas fini avec lui. Mais je veux une camisole de force ... J'm'en branle de ce que vous pensez, vous lui en collez une et c'est tout ! » Cet incident était regrettable, mais ça ne m'empêchera pas de continuer mon interrogatoire.

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MessageSujet: Re: In search of Truth (Jervis & Caleb) Sam 22 Nov - 3:55

Jervis était très enthousiaste à l’idée de le tuer, le voir s’étouffer, devenir rouge comme une tomate lui donnait encore plus de force, il serra encore un peu plus dans l’espoir d’entendre ce bruit de bois sec qui ne signifiait qu’une chose, la rupture de ses cervicals … Mais pas de bol, le flic avait encore des ressources et le chapelier ne vit pas la chaise qui s’abbatit sur lui. En un rien de temps, il avait basculé sur le côté, quand l’autre continua de le frapper il se recroquevilla en hurlant. Les infirmiers arrivèrent enfin, ils avaient déjà préparé les seringues mais la demande de l’agent les supprirent, ils se regardèrent. Voyant qu’il était insistant,ils n’allèrent pas chercher plus loin, un d’eu partant ramener une camisole de force bien à l’ancienne tandis que les deux autres maitrisaient le fou qui se débattait.

Jervis les griffait et les mordait sans ménagement, ce qui lui valut un joli coup dans le nez pour le calmer et d’être plaqué la figure sur le sol, les mains solidement tenues dans le dos pour l’immobiliser. Enfin le collègue arriva avec la camisole, ça ne s’annonçait pas être une partie de plaisir, ils durent à plusieurs le relever tout en le tenant immobiliser afin de lui enfiler le vêtement, ce qui ne fut pas très simple vu qu’il se débattait toujours. Quand ce fut enfin fait, les infirmiers l’attacha à l’aide de sangles sur la chaise. Jervis tenta encore de se lever mais ce ne fut pas possible, il ne fit que donner des coups de pieds à la table.

Un des infirmiers alla voir Caleb, un peu inquiet de son état mais comme apparemment il ne comptait pas lâcher le morceau, il ne fit qu’hausser les épaules et le personnel quitta de ce pas la pièce. Jervis saignait du nez et de la tête à cause des violentes altercations précédentes. Il avait mal aux épaules et aux bras, des équimoses sans doute et maintenant que l’adrénaline était retombé, les plaies sur ses mains le faisait souffrir, comme des brûlures toutes fraîches…

Il regardait le flic avec un air sévère, cela en était troublant, on aurait presque dit qu’il avait pendant un moment retrouver sa lucidité. Il avait pour une fois, le visage de Jervis Tetch et non du Chapelier. Il fronça les sourcils. Sa voix gronda d’une sourde colère, il n’était pas content, pas du tout et elle était quelques peu tremblantes à cause de l’émotion, on aurait presque dit qu’il allait se mettre à pleurer à force d’être malmené par ce flic.

« Pourquoi ? Pourquoi vous ne me laissez pas tranquille ! Je veux retourner dans ma cellule ! Laissez moi ! »

Il tonna des coups de pieds dans son genoux par pure vengeance. Jervis n’en pouvait plus, même s’il était fou, il lui arrivait rarement de revenir à la réalité quand il était poussé à bout, ce qui avait tendance à pouvoir le faire craquer, c’était dans ces moments qu’il était faible psychologiquement mais toujours aussi fou même si un peu plus lucide que la normale.

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MessageSujet: Re: In search of Truth (Jervis & Caleb) Mar 9 Déc - 17:08


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J'ignore si les camisoles de forces sont toujours utilisées dans ce genre d'établissement mais j'espère bien qu'ils leur en restent encore quelques unes. Les médocs sont bien sympa, mais ça ne m'aidera pas à faire avancer l'affaire. Je veux des réponses et shooté, il ne pourra m'en donner aucune ou aucune qui me satisfera. Mon ton est sans appel et personne ne bronche. Quelqu'un est parti en chercher une, ce qui me soulage un peu. Je l'aurais attaché avec une corde s'il avait fallu, n'importe quoi tant qu'il reste lucide ... enfin lucide, pour un fou, aussi lucide qu'il est capable de l'être en tout cas. La tâche fut difficile pour le maintenir tranquille et pour le foutre dans sa camisole. Je peux comprendre qu'il n'est pas envie d'être entravé de la sorte mais sincèrement, je m'en moque de ce qu'il veut, pour l'heure, il n'y a que ce que je veux moi qui compte. Il se prend quelques coups dans l'opération, mais rien que je signalerais. Il les mérite ces coups et bien plus encore, il devrait être content de ne pas subir pire châtiment. On finit par être enfin seul, un infirmier veut m'ausculter mais ce n'est vraiment pas le moment, je vire tout le monde pour être enfin seul. Lui n'a pas l'air d'être très content ... c'est parfait.

« Je n'en ai pas fini avec toi. Tu retourneras dans ta cellule que quand j'en donnerais l'ordre et crois moi, c'est pas encore prêt d'arriver. »

Je prends énormément de plaisir à tout ça, je ne pourrais pas le nier mais est-ce que cela fait de moi quelqu'un de malsain ? De dangereux ? Ou de tordu ? Non je ne pense pas, je ne suis que le fruit d'une ville malsaine, rien de plus. Je trouve que je m'en sors plutôt bien, au vu de la famille que j'ai. Mon père est le pire des enfoirés, il entraine tout le monde dans l'illégalité, tout le monde, sauf moi. Je refuse de lui céder et si je tiens encore tête à Orion Harker alors je pourrais sans difficulté tête à ce guignol. Je m'installe de nouveau confortablement sur ma chaise, j'éloigne mes genoux des coups de pied de ce fils de pute et je reprends là où j'en étais, comme si rien ne s'était passé.

« Donc on reprend. L'année dernière tu as croisé le chemin de Melinda Black. Tu l'as kidnappé et tu l'as torturé avant de la tuer. Tu t'en souviens ? »

Je suis une vraie tête de mule quand je m'y mets. Mon père n'arrête pas de me le reprocher mais il ne peut pas dire que je ne tiens pas ça de lui. Lui, un ancien avocat, un as du barreau, qui était un des meilleurs. Ma soeur, Cally & moi sommes comme lui, quand on a une idée en tête, il est difficile de nous faire changer d'avis.

« Racontes moi ce qu'il s'est passé »

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