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 Une alliance du passé [PV]

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may be a mutant
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MessageSujet: Une alliance du passé [PV] Dim 5 Oct - 22:08

Mes pas résonnaient dans le couloir étroit et chargé du commissariat. Au fur et à mesure que j'avançais, les battements de mon coeur gagnaient en intensité, et il me semblait que la température ambiante devenait de plus en plus chaude, alors que nous étions au mois de décembre, et qu'il faisait relativement froid.

Je bousculais une collègue, sans le vouloir, mais ne me retournai pas pour m'en excuser. Je n'en avais pas le temps... Je pouvais sentir l'adrénaline parcourir mes veines, et je pensais bien que mes pupilles devaient être dilatés vu l'état d'excitation dans lequel je me trouvais.

Enfin...

Après toutes ces années... Presque... dix ans... Dix ans à poursuivre la trace de cet homme qui m'avait mis au monde. Dix ans à dialoguer avec toute la racaille des bas-fonds de Gotham dans l'espoir de dégoter ne serait-ce qu'un semblant d'information sur sa position...

Et, à la date de ce soir, il l'avait eue...

Rachel Andersen.

Elle était proche.

Je tournais au coin du commissariat, adressais une brève salutations au commissaire Gordon, puis me dirigeai vers la salle d'interrogatoire. Elle s'était fait arrêtée... pour une bricole, un truc de rien du tout. Le gars qui l'avait arrêté n'était qu'un bleu dans les forces de police de Gotham, et n'avait strictement aucune idée de qui elle était...

Pour tous ces collègues, du FBI ou de la police de Gotham, elle n'était qu'une malheureuse gamine des rues qui enchaînait conneries sur conneries et transformait son casier judiciaire en CV de criminelle.

Mais pas pour moi.

Je savais. Elle ETAIT une criminelle. Et pas n'importe laquelle...

Là.

La salle d'interrogatoire se trouvait devant moi. Derrière cette porte, un agent qui s'occuperait de quelque formalité administrative, avant de la foutre en cellule pour quelques heures, puis de la libérer.

Je ne pouvais pas me le permettre. Ce serait très certainement la seule et unique chance que j'aurais de la contacter, de lui parler...

Aussi, je m'avançais, montrant ma plaque du FBI à l'agent qui surveillait l'interrogatoire. Ce dernier s'interposa.

"Excusez-moi mais rien ne justifie votre présence ici, Agent Carter"

Là, j'explosais. La pression m'assaillait de partout, et si je m'étais écouté, j'aurais été capable de clouer cet homme au sol.

"Ecoutez, cette femme pourrait nous aider pour une disparition d'enfant qu'il y eut il y a quelques heures... Alors soit vous continuez à me faire perdre du temps pour être sûr que le gamin crève, violé par une bête de pédophiles puis enterré dans un trou, soit vous me laissez faire mon boulot et je peux sauver la vie de ce môme tranquille."

L'agressivité de mes paroles le forcèrent à considérer un moment de me laisser passer sans passer par ces chefs. A vrai dire, j'avais adopté l'expression faciale la plus énervée possible, et ce sans me forcer. Et souvent, quand il était question d'enfants, les gens se posaient que peu de questions, et agissaient.

Certes, il y avait bien un cas de disparition d'enfants, mais j'avais d'autres collègues sur ce sujet. Si le flic nigaud se renseignait par après, je pourrais avoir quelques ennuis, mais j'en avais cure. Tout ce qui comptait, c'était la femme qui se cachait derrière cette porte.

Et... j'obtins gain de cause.

La porte s'ouvrit, laissant voir une jeune femme, menotée à sa chaise...
Elle avait une chevelure de couleur foncée, et une silhouette svelte. Je pénétrais dans la pièce et me mis en face d'elle. Heureusement, l'interrogatoire officiel était soit déjà fini, soit pas encore entamé. J'avais encore du temps devant moi. Aussi, je refis mon noeud de cravates, que je sentais incroyablement serré, puis m'assis.

Et là...

Mon regard croisa le sien...

J'eus confirmation qu'il s'agissait bien d'elle. Ce visage... c'était elle.

J'eus un sourire, comme si j'étais victorieux, alors que je n'avais même pas commencé à tenter de négocier quoi que ce soit. Je n'y revenais tout simplement pas. Après tant d'années, à traquer mon père... je décrochais enfin une piste qui pourrait s'avérer fructifiante...

"Vous êtes Miss Andersen, n'est-ce pas..."

Je la regardais, avec intensité, comme si j'avais en face de moi la plus belle opportunité de ma vie. Ma plus grande chance d'un jour pouvoir mettre un neuf millimètres contre la tempe de mon géniteur... et le malice qui ressortait de mon regard devait avoir quelque chose de particulièrement effrayant, mais... nous étions entre monstres, pourquoi cacher qui j'étais vraiment ?
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MessageSujet: Re: Une alliance du passé [PV] Mar 7 Oct - 20:46

    Rachel toisa l'homme sans desserrer les mâchoires. Mais au delà du refus de coopérer, c'était la culpabilité qui maintenait ses lèvres scellées. L'anglaise s'en voulait de s'être fait tauper pour une telle connerie. Son casier judiciaire aurait pu s'enrichir de crimes tellement plus sexy, mais voilà qu'elle avait été coincée pour racolage. Ces cons n'avaient rien compris. La jeune femme avait bien trop de fierté pour vendre son corps à des vieux, libidineux, et bien dégueulasses. En trainant ainsi vêtue sur le trottoir, elle avait cherché à se rapprocher d'un type dont le nom était sur toutes les lèvres des toxicos du quartier. Sauf qu'au lieu de s'ouvrir sur le mac, la fenêtre avant de la voiture avait découvert le visage bouffi d'un flic amateur de donuts.

    Son entrée au commissariat avait été remarquée. Les fautes aux deux immenses quilles qui lui servaient de jambes ; quilles rehaussées sur de hauts talons. A moins que cela ne fut la faute de son décolté pigeonnant ou de son maquillage de mardi gras.
    Le flic la traina dans une salle d'interrogatoire qui n'avait rien à envier à une cellule de prison. Les murs, en béton brut, semblaient se refermer lentement sur elle. Un sentiment de pression que le flic essaya de tirer à son avantage. A aucun moment Rachel ne daigna lui répondre, préférant jouer avec le cliquetis des menottes contre la table. Ce petit bruit, terriblement régulier, tapait sur le système du poulet, et s'il tentait de masquer son irritation, l'anglaise la perçut à travers la légère crispation de ses traits.

    Finalement, le type abandonna. Après tout, il avait coincé une pute de bas étage. Une prise bien ridicule, mais fallait justifier son salaire, non ?! Lorsque le flic se leva, l'anglaise ne put réprimer un sourire triomphant. Les keufs n'avaient rien contre elle : elle serait dehors dans quelques heures. Lui restait donc à tuer le temps.

    Soudain, un petit minet fit son entrée. Un sourire carnassier déforma les lèvres de la jeune femme qui s'abandonna à une posture pas franchement raffinée. Histoire d'occuper les heures qui la séparaient de sa libération, Andersen avait décidé d'emmerder ce gamin. Et la première étape consistait à l'intimider en se faisant passer pour ce quoi elle avait été arrêtée : une trainée.
    Le flic joua les Captain Obvious. Rachel roula des yeux avant de les poser sur le jeune homme. C'était quoi ces techniques d'interrogatoire de débutant ?! Elle méritait franchement mieux.

    Votre nom a du m'échapper, répondit-elle, marquant une pause avant d'ajouter, Non, attendez, je m'en tape. Qu'est-ce que tu veux mon chou ? Qu'est-ce que la Miss Andersen peut pour toi ?

    Rachel laissa trainer les derniers mots, d'une voix plus vulgaire que langoureuse. Si elle n'avait pas daigné desserrer les mâchoires avec l'autre flic, elle se ferait un plaisir de délier sa langue avec le nouveau. Oui, c'était un petit jeu con, mais au pire, que risquait-elle ?
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MessageSujet: Re: Une alliance du passé [PV] Jeu 9 Oct - 11:08

Elle me défiait. Le malice qui se trouvait dans mon regard se reflétait également dans le sien, mais avec une once de moquerie ou vantardise supplémentaire. Je soutins le vert de ses yeux, souriant devant son audace et son culot. Cette fille... n'avait peur de rien. Ou en tout cas pas des policiers. C'était un bon point. Parce que pour ce que j'avais à lui demander, il ne fallait pas qu'elle en eût peur...

"La question n'est pas ce que tu peux faire pour le chou, Rachel, mais ce que le chou peut faire pour toi."

Je ne répondis pas à sa question, sur mon nom. Je trouvais le chou pas mal... et... J'avais laissé les politesses d'usage de côté, la tutoyant désormais, toujours un sourire accroché aux lèvres. Puis je laissai ma phrase en suspens, et m'assis plus confortablement, appuyant mon dos contre le dossier de la chaise métallique.

Un moment passait. Je pensais bien que la jeune femme n'allait pas céder et n'allait pas trépigner d'impatience de savoir ce que j'avais à lui dire... Je connaissais qui elle était. Et bien plus que n'importe quel flic du FBI.

Appelez-moi maniaque, parano, ou fou. Mais la réalité était que j'avais plutôt un joli suivi de toutes les personnes étant en contact proches des plus grands criminels. Car ces derniers avaient les plus grandes chances d'être eux-mêmes en contact proche avec.... Giuseppe.

Voilà quelque temps que je suivais Rachel. Mais cette femme était d'une habileté telle que la trouver sans qu'une paire de menottes la retiennent était une tâche peu aisée.
Voilà la raison pour laquelle j'avais accouru au commissariat. Je savais que c'était un événement rare, et que je devais saisir l'occasion quand elle se présentait. Je n'attendais que cela depuis voilà le mois de mai...

"Gotham est une belle ville. Belle architecture. Et... certainement aussi sûre et sereine que Birmingham..."

Si je n'avais pas capté comme il se fallait l'attention de la jeune femme, j'étais presque sûr de l'avoir fait par cette simple phrase. Je doutais fortement qu'elle ait parlé à quiconque de ses origines ou qu'elle ait donné des informations réelles à la police de Gotham lors de ses précédentes arrestations....

Cela voulait dire ... que je savais, qui elle était.

"Tu peux berner le monde quant à qui tu es vraiment, Rachel, mais pas à moi. Appelle ça de l'ennui, mais je me suis beaucoup renseigné à ton sujet... Et toi et moi, pouvons nous entendre à merveille... si tu daignes m'écouter."

Mon sourire disparut. Je la regardais désormais sans amicalité, sans joie. Mon expression était froide, et mon visage austère.

Je comprenais très bien la gravité de ce que je faisais, et où cela pouvait me mener, et encore le pouvoir que je donnerais à cette femme si elle acceptait de m'écouter... mais peu m'importait. Tout ce qui comptait... c'était de l'atteindre.
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MessageSujet: Re: Une alliance du passé [PV] Lun 13 Oct - 17:39

    Jackpot ! Le flic était un petit rigolo. Il voulait jouer au plus con ? Il avait trouvé un adversaire à sa taille.

    Lorsque le type lui avoua pouvoir faire quelque chose pour elle, Rachel se permit un regard lubrique. L'anglaise s'accouda sur la table, forçant sur son décolleté déjà généreux. Elle se foutait de passer pour la dernière des putes. A la rigueur, elle avait été arrêtée pour cette raison, alors autant jouer le jeu. D'autant plus que ce flic lui cachait quelque chose : il n'était pas là pour se rincer l'œil ni pour s'amuser à l'interroger. Il voulait quelque chose d'elle. Restait à voir si elle était disposée à lui donner.

    Birmingham ? Ce con savait ménager son effet. Le visage de l'anglaise se décomposa quelques secondes. D'où tenait-il cette information ? Son casier judiciaire avait beau être fourni, la partie identité et informations demeurait désespérément vide. Elle n'était, sur le papier, qu'une nana en situation d'irrégularité malgré de faux papiers faisant d'elle une américaine née à quelques Etats d'ici. Qui était ce type ? Il en connaissait un peu trop pour qu'elle ne s'en méfie pas.

    Le flic continua son petit numéro, jouant la carte du coup de foudre. Nous entendre à merveille ? Rachel lui accordait le bénéfice du doute. Elle ne s'entendait avec personne, et encore moins avec un connard de fédéral. Daigner l'écouter ? Il croyait au Père Noël...

    Et tu me payes combien ?

    Oui, en plus d'être une parfaite connasse, Rachel décida de devenir imbuvable. Apparemment le flic savait déjà pas mal de choses sur elle, alors elle n'aurait certainement rien lui apprendre...
    L'air boudeur, Andersen s'enfonça dans sa chaise et quitta son attitude aguicheuse pour celle d'une adolescente ennuyée. Refuser d'aller dans le sens du flic n'était peut-être pas l'idée du siècle mais toujours était-il qu'elle ne voulait pas jouer les soumises. Si ce gars voulait quelque chose d'elle, il fallait qu'il le mérite, et ce n'était pas en l'intimidant avec deux-trois éléments biographiques qu'il allait la terroriser.

    Les bras croisés sous la poitrine, l'anglaise défia l'agent du FBI d'un regard brûlant d'insolence et de mépris.
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MessageSujet: Re: Une alliance du passé [PV] Jeu 16 Oct - 20:35

Lorsqu'elle aborda la question de l'argent, je rigolais. Pas d'un éclat de rire frappant, mais d'un rire sec, brut. Je savais, ou du moins devinais, ce qu'elle cachait derrière ce masque d'insolence et cette attitude de défi. J'avais assez appréhendé de gens comme ça dans ma vie pour les reconnaître... Elle fuyait quelque chose, elle avait peur de quelque chose. Ou se protégeait de quelque chose par cette attitude qui ne m'impressionnait pas.

C'était une jeune fille à problèmes, qui avait connu les rues, et qui savait comment s'en protéger. Elle ne céderai jamais sous des menaces ou des belles paroles de flicaille, j'en étais bien conscient. Aussi, je soupirais, croisant les mains derrière ma nuque, un sourire satisfait seyant mon visage.
Je la contemplais, un moment, et me demandais quels démons pouvaient bien la poursuivre, pour qu'elle en soit à être devenue ce genre de personnes. Je me jurais de le découvrir. Ô, pas pour lui venir en aide. J'avais cessé d'être ce chevalier blanc depuis longtemps. Seulement pour mieux l'avoir en laisse, si toutefois elle acceptait mes conditions...

Je m'arrangerais pour, peu en importait le prix...

Je me levais alors, soudainement, enfouissant mes mains dans mes poches, et fis le tour de la table, me rapprochant de la brunette. J'avais une attitude penaude, voire indifférente à la mine boudeuse qu'elle me renvoyait... Puis, alors que j'étais arrivé derrière elle, sur le côté, je posai une de mes mains sur la table. Sous la paume de ma main se trouvait un thrombone, mais qui était caché de la jeune femme. Je rapprochais mon visage de son oreille, ne  craignant pas qu'elle me renvoyât un coup de tête. Je n'aurais qu'à le lui rendre si elle voulait s'amuser à ce petit jeu...

Puis je lui susurrais...

"Combien je te paie ? Je ne sais pas.... A ton avis, à combien se valent tes fesses ?"

Je laissais cette phrase en suspens, et me rapprochais encore d'avantage du visage de Rachel.

"... Tu serais heureuse de pouvoir poursuivre tes commerces habituels, sans que plus jamais la police ne t'inquiète, sans que plus jamais tu doives surveiller tes arrières. Et quand je dis plus jamais, je veux dire plus jamais, Jamais."

Ce que je lui proposais, c'était une assurance à 100 % que plus jamais la police ne viendrait faire capoter ses affaires avec les plus grands criminels. Je saboterais moi-même les dossiers, créerais des fausses pistes de mon côté, quitte à commettre des délits graves, mais plus jamais Rachel n'aurait à se soucier des forces de l'ordre..

Mais je pensais bien que ce simple argument aurait de quoi la faire rigoler. Après tout, ses affaires étaient certainement en bonne marche... bien que le fait qu'elle se soit fait choppée habillée comme un tapin me faisait penser que peut-être, ses revenus n'étaient plus les mêmes, et qu'elle devait se rabaisser à des rôles de manipulation auprès de riches naïfs en quête de chair jeune.

Dans tous les cas, de ma main libre, je sortis une importante liasse imposante de billets que j'engouffrais sans prévenir dans le soutien gorge de la demoiselle, et sans gêne. Pas de plaisir malsain là-dedans, simplement son habillement était tant serré que lui passer l'argent dans ses poches aurait été une tache hardue... Même si j'avouais que le geste m'avait amusé.

"Et, à côté de ça, en plus de la protection que je te garantis... je t'offrirais pour chaque information vingt mille dollars... "

Je me retirais, alors, laissant en plan le thrombone que je lui laissais, pour plus tard, quand je serai parti. Ou avant, selon les envies de la demoiselle..

Je regagnai ma place assise... et l'observais. J'imaginais, derrière ces iris qui se voulaient impénétrables, des questions apparaître. Comment un simple agent du FBI pouvait-il détenir autant d'argent, et le dépenser de la sorte ?

C'était les avantage d'avoir eu un père qui avait caché et blanchi une bonne partie de son argent, et qui avait dû laisser une partie derrière lui dans sa fuite. Je n'y avais jamais touché, au douze millions qu'il avait mis dans un compte, comme argent de "loisirs"... Je n'avais ni voiture de luxe, ni vêtements de marque, et encore moins d'appartement luxurieux. Je vivais dans la simplicité, ce qui me permettait d'utiliser cet argent à ce genre de fin.

Est-ce que j'étais fier d'utiliser de l'argent sali par le sang pour des activités illégales ? Bien sûr que non... mais je n'avais pas le choix. Pour ... Jess.

Aussi, je fixais toujours le vert des prunelles de Rachel, en l'attente d'une quelconque réaction de sa part... Allait-elle accepter mon offre ? Ou la rejeter... ?

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MessageSujet: Re: Une alliance du passé [PV] Mar 21 Oct - 20:36

    Cette soudaine proximité lui tira un frisson. Apparemment le flic avait plus de couille que ce que Rachel avait bien voulu lui concéder. Elle aurait réellement du lui accorder le bénéfice du doute... Voilà qu'elle se faisait prendre à son propre jeu. Malgré le flot d'injures qu'elle tut, l'anglaise devait reconnaître que le p'tit gars du FBI avait plus de bouteille que son minois de play boy ne le laissait penser. La jeune femme se raidit, plus très sûre de ce qu'elle devait répondre. Ce connard venait de gagner une manche, et à en croire l'ego surdimensionné du bonhomme, il s'en délecterait.

    Pour ne pas céder à l'insupportable de ce soudain rapprochement, Rachel s'agrippa aux mots de son tortionnaire. Une certaine sidération l'envahit, paralysa sa mâchoire. La jeune femme perdait complètement son avantage. Déstabilisée, elle était incapable de savoir si le flic était sincère ou non. Son honnêteté se vit confirmée par l'encaissement de son nouveau salaire d'indic. Andersen sentit les billets glisser contre sa poitrine comprimée. Elle réalisa qu'elle n'avait pas à faire à un flic lambda. Ce type voulait quelque chose d'elle. On ne se baladait pas avec autant d'argent sur soi... à part dans l'intention de rapidement le dépenser. Le poulet savait qui elle était et savait ce qu'il attendait d'elle ; alors qu'elle ignorait jusqu'à son nom.

    Le flic retrouva sa chaise, apparemment satisfait de son petit numéro. Et il pouvait. La bouche entrouverte, la jeune femme avait encore du mal à encaisser ce qu'il venait de se passer. Son expérience de la rue avait beau s'enrichir de plusieurs années, elle n'avait jamais ainsi négocié les choses... En fait, elle n'avait rien négocié du tout : ce mec avait tout fait à sa place. Il avait proposé le deal, l'avait accepté et l'avait payé.

    C'est quoi ton petit nom ? demanda Rachel, sortant de son mutisme, un sourire en coin.

    S'il y avait bien une chose que Rachel refuserait de faire, même au prix de sa vie, c'était bien de jouer les indics. Mais en abattant aussi rapidement ses cartes, le flic s'était grillé : ce type voulait quelque chose d'elle et était prêt à y passer son salaire, mais aussi sa carrière et son honneur. L'anglaise n'avait jusque là pas eu conscience du prix de ses connaissances. Après, restait à avoir sur qui le gars voulait glaner des informations. Rachel n'était pas une balance, mais une opportuniste. Elle était convaincue qu'elle pourrait tirer profit de cette toute nouvelle association.
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MessageSujet: Re: Une alliance du passé [PV] Mar 28 Oct - 12:36

Je l'avais intriguée. Elle releva un regard vers moi qui, malgré sa contenance et son apparente indifférence, se voyait refléter une certaine curiosité. Je souris. J'avais gagné. Elle serait prête à accepter mes conditions, elle serait prête à accepter ma mission, elle avait manifestement compris qu'elle avait tout à gagner en s'alliant avec moi...

Je me penchais vers la table et rendis le regard à la jeune femme d'approximativement mon âge. Je ne pouvais m'enlever le sourire de satisfaction sur mon visage, néanmoins, j'avais conscience de la posture dans laquelle je venais de me mettre. Rachel avait toutes les cartes en main. Libre lui était de choisir si oui ou non elle me balancerait. Sauf qu'elle devait comprendre que si une telle idée lui traversait la tête... je n'aurais plus rien à perdre du tout. Du tout. J'aurais droit à de la prison, l'interdiction d'exercer ma profession et cela saborderait toutes mes futures tentatives de vouloir retrouver mon géniteur. Pour Rachel, cela équivaudrait à signer son arrêt de mort, car oui, s'il y avait bien un dernier délit qu'il me resterait à faire avant qu'on me mette dans une cellule pour les trente prochaines années, serait de tuer ma cafteuse...

Mais ça, elle devait en avoir conscience, au plus profond d'elle-même. Aussi, quelle importance à le souligner ?

"Appelle-moi Alexander."

J'avais désormais une main tendue, malgré la table nous séparant. Je la retirais toutefois rapidement, miment un geste maladroit. Effectivement, comment pouvait-elle me serrer la main alors qu'elle était menottée ? J'adressais un bref regard à l'endroit où j'avais laissé le thrombone, chose qui lui serait grandement utile pour se débarasser de ses chaînes et se tirer le plus rapidement possible de ce commissariat.

Nous avons alors un marché Rachel. L'homme que je recherche et Giuseppe Carter. Il y a 7 ans, il fut arrêté pour proxénétisme et trafic d'armes, à Gotham. C'était le principal fournisseur de toutes les grosses pointures de cette époque, lesquelles sont toujours en haut de la liste des plus grands criminels de cette satanée ville. La police l'a démasqué, mais a pas été fichue de le mettre en cellule. Depuis qu'il a failli se faire chopper, il est introuvable. Mais ça m'étonnerait qu'il ait totalement arrêté ses petits trafics, et doit bien encore continuer à exercer, dans l'ombre. Et je sais que tu es une professionnelle, quand il s'agit de dénicher de vieux squelettes.

Je la regardais, me demandant si dans sa tête elle envisageait déjà les difficultés qu'un tel job lui demanderait. Je savais qu'elle pouvait se foutre dans de merveilleux pétrins en fouillant du côté des dirigeants mafieux de cette ville, mais ça m'importait peu. Je lui avais juré protection, c'était pour qu'elle puisse chercher assez loin avant de se faire descendre. De plus, elle serait grassement payée, à la hauteur du danger de ce job. Après, si elle refusait, avec toutes les informations que je lui avais transmises, il serait regrettable pour moi d'avoir à me salir les mains... Mais le pourrais-je ? J'envisageais un instant cette possibilité, et je réalisais avec effroi que... il m'était pas impossible de tuer pour protéger mes intérêts, ou plutôt, de tuer pour pouvoir continuer à dénicher mon père afin de le tuer lui.

C'était atroce à dire. Mais à force de chasser des monstres, on finissait forcément par en devenir un.

Rachel devait bien connaître ça, aussi. Elle en fréquentait tellement, des psychopathes et sociopathes qui tuaient pour la moindre contrariété, qu'elle aussi, devait avoir eu ce petit brin de folie qui pouvait nous faire passer à l'extrême pour très peu.

Je soupirais, alors que je me levais. Je regardais encore la jeune femme, détaillant son visage. Ce qu'il y avait derrière ce masque d'indifférence, d'audace et d'insolence devait certainement être le reflet d'une enfance perdue, en manque de repères. Je connaissais son dossier, mais pas son ressenti. Je ne cernais pas entièrement sa personnalité, mais espérais compter sur elle pour entretenir une collaboration digne de ce nom.

je sortis un billet de ma poche, préalablement préparé, et le posa sur la table.

"Je compte sur toi Rachel. Tu me contactes quand tu as des infos. Ne ... m'oublie pas."

Et sur ces mots, je m'en allais, attendant quand même quelques secondes avant d'ouvrir la lourde porte, en l'attente de questions ou réclamations de la brune.
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MessageSujet: Re: Une alliance du passé [PV] Dim 2 Nov - 20:24

    Rachel n'arrivait pas à se décider : est-ce que cette association aussi soudaine que surprenante était une bonne chose ? Le flic semblait vraiment prêt à tout pour obtenir d'elle des informations apparemment vitales, et c'était justement cette dévotion délirante qui inquiétait l'anglaise. Le flic était prêt à tout, tout. Perdre son boulot, finir en taule, la buter. Le pire schéma possible, mais probable. Trop au goût de la jeune criminelle. Si Alexander respectait sa part du contrat en la rayant des rapports de police, l'anglaise s'offrait une sacrée couverture. Or, tout avait un prix, surtout à Gotham. Même sa police était corrompue, gangrénée par l'envie. Tel était le péché de cette ville guidée par un besoin incessant d'avoir ce que l'autre désirait, de posséder avant d'exister. Et dans cette quête effrénée, des âmes se perdaient. Et dire qu'elle-même était venue chercher ce rêve Américain : toujours en vouloir plus et accepter l'abnégation pour l'avoir. Flics et criminels réfléchissaient de la même manière pour le coup. Tous deux, dans cette pièce, poursuivaient un but au prix de leur honneur, le flic en falsifiant des documents officiels au prix d'informations potentiellement nazes, la criminelle en acceptant de jouer les indics au risque de se mettre toute la pègre à dos et en bafouant son code d'honneur intime. On était tombés bien bas...

    Giuseppe Carter ? La mâchoire inférieure de la jeune femme lâcha sous le poids de la surprise. Ah, ok... Ce con ne lui demandait pas d'épousseter n'importe quel squelette. Giuseppe Carter était une pointure à Gotham, et on ne l'emmerdait pas impunément. Rachel n'avait jamais eu à faire à l'homme d'affaire : elle n'était pas assez importante pour cela.

    Eh mon cœur, ce type est inatteignable, laissa t-elle tomber, le ton pincé par son accent anglais.

    Autant aller à l'abattoir direct. Tout compte-fait, la jeune femme s'était fait son opinion sur cette association : elle craignait grave. Dans tous les cas, Rachel jouait gros, très gros, trop gros. Elle n'était qu'un petit poisson dans un océan où rôdaient des requins sans pitié.

    Rachel ne savait pas si le flic avait feint de ne pas l'entendre ou s'il était réellement dur de la feuille. Toujours était-il qu'il lui tourna les talons et s'apprêta à sortir, prenant néanmoins le temps de lui sortir une phrase mélodramatique qui réussit à arrache un soupir fatigué à l'anglaise. Cette dernière tenta de se lever, mais ses menottes accrochées à la table la retinrent. Étouffant un juron, Rachel se ressaisit rapidement et lança, le ton aguicheur :

    Pars pas si vite trésor ! T'es mystérieux et j'aime bien le genre mystérieux. Si un soir tu t'emmerdes, genre vendredi , c'est le soir où je mets ma plus belle robe pour aller dans les clubs lounge, on peut se retrouver, histoire que j'élucide le mystère que tu es. Je suis sure que tu ne seras pas si difficile que ça à percer à jour !

    Comprenez : eh du con, j'en sais pas assez donc on se retrouve vendredi dans un bar appelé The Mysterious - un rade pourri qui avait le mérite de servir de bonnes pressions -. La jeune femme conclut son message codé avec un clin d'œil débile. Elle espérait que le flic pige. Alexander avait été intelligent jusque-là, qu'il ne la déçoive pas...
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MessageSujet: Re: Une alliance du passé [PV] Dim 2 Nov - 22:40

J'allais m'apprêter à partir, toutefois l'oreille tendue pour appréhender sa réaction. Allait-elle rester muée dans un silence total, alors que je m'en allais ? Si c'était le cas, nul doute qu'elle était en pleine réflexion, et ne savait pas si s'engager dans une telle affaire valait la peine ou non. Si elle restait silencieuse, je lui laisserai un délai pour m'appeler, passé ce délai... Elle aurait à m'affronter, en tête à tête. Si l'odeur de l'argent et la promesse de jours meilleurs n'étaient pas suffisants pour m'offrir ses services, peut-être qu'un subtil danger de mort le pourrait.

Mais heureusement pour moi, il ne fut rien de tout ça. Rachel se manifesta, et d'une manière qui m'obligea à sourire du coin de la bouche, alors que j'ouvrais la porte et la franchissais, d'une mine ravie.

Elle ... acceptait.

Elle connaissait Giuseppe. Elle l'avait affirmé, et le ton de sa voix ne m'avait pas trompé. Elle savait ce qu'il représentait, ou avait représenté. Elle n'était pas sotte, elle devait avoir peur. Mais... elle était certainement suffisamment maligne pour savoir qu'il n'y avait pas de gain sans risque, et plus on désirait un gros gain, plus on devait être prêt à assumer les plus grandes emmerdes. Je jurais toutefois de ne pas laisser la jeune femme dans la mouise sans lever le petit doigt. Sa part du contrat serait de me fournir des informations, la mienne serait d'assurer sa sécurité. Je savais que c'était très relatif, comment pouvait-on parler de sécurité quand on envoyait une jeunette se frotter aux plus grands des requins avec comme seuls atouts son audace, sa ruse et son charme ?

Ce que je faisais était de la pure folie, je le savais.

Mais qui irait soupçonner une fille de quartiers de vouloir descendre une des plus grandes figures du trafic d'armes des années 70 à 90 ? Personne. Personne ne la penserait assez folle, comme personne irait soupçonner l'agent du FBI Carter de trafiquer avec l'ennemi. Et ça, c'était notre plus grande force.

Je finissais par saluer les gardes et quittais le commissariat d'une expression que je faisais de mon mieux pour garder neutre, bien qu'une excitation malsaine ne cessait de croître. Pour moi, ce fut comme si je commençais à entrer dans quelque chose de concret, que j'avais fait un pas supplémentaire qui me rapprochait de ce paternel que je voulais voir mort depuis maintenant dix ans. Dix ans... Il m'avait fallu dix ans, pour tenir ... rien du tout. Je n'avais aucune piste, juste une fille qui pourrait s'avérer utile et qui m'avait donné rendez-vous au The Mysterious pour qu'on puisse donner un peu de chair au contrat que nous venions de formuler.

Mais pour moi, cela signifiait tout.

Alors que je descendais les escaliers, je ne pus m'empêcher d'avoir un pincement au coeur non contrôlé en pensant à certaines de mes connaissances. Je me souciais de peu de gens, mais l'image de ma soeur et de Miloë me vinrent en tête. Je m'abaissais aux mêmes pitreries que n'importe quel bandit en agissant de la sorte, je le savais. Mais nous, ma soeur et moi, avions fait les choses à sa manière, dans la plus grande légalité, dans le plus grand silence et sans jamais mettre quiconque en danger. Cela n'avait donné aucun résultat... J'en avais eu assez. Et puis... cette fille n'était qu'une bandit, sans attaches, certainement orpheline. Qui irait la pleurer, si le pire venait à se passer ?

J'eus un frisson en analysant un tantinet cette dernière pensée, que je balayais vite par l'image d'une Jessica baignant dans son propre sang. Peu importait les moyens, tant que le but serait atteint...

Je remontais le long de la rue, soupirant, alors que j'offrais un bref regard en direction du bâtiment que je venais de quitter. Probablement que d'ici un quart-d'heure, le temps que l'occasion se présente, Rachel se serait défait de ses liens et se serait évadée. Je la pensais plein de ressources, quitter le commissariat ne lui serait pas une tache compliquée.

Je n'avais aucun souci, nous nous retrouverions tous les deux, vendredi... j'en étais certain.

Alors que je regagnais désormais les Bureaux du FBI, grimpant dans l'ascenseur, la voix pincée à l'accent british de la jeune femme me revint rapidement, tel un écho.

ce type est inatteignable

Je me pinçais la lèvre inférieure, et le seul réconfort que j'eus face à cette fatidique vérité fut que... Al Capone, était aussi considéré comme inatteignable, avant de pourrir à Alcatraz pour le crime de ne pas avoir payé ses impôts... Le Diable se cachait dans les détails, des détails que l'orgueil des grands bandits dissimulait...

C'était les petits poissons comme Rachel et moi qui parvenaient à sortir de l'étang les plus gros poissons... Et... nous y arriverons. Pas aujourd'hui, ni l'année prochaine. Mais un jour, nous y arriverons...

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, et la minute d'après je me retrouvais à mon poste de travail, prêt à bosser sur mes rapports. Du moins, en apparence. Je n'avais qu'une chose en tête : supprimer Rachel des registres.
Cette fille serait ... comme morte, un fantôme. Déjà que les informations qu'elle avait daigné laisser éparpillée étaient maigres, elles seraient dorénavant inexistantes.
Je ne pouvais pas toutefois faire cela dans mes heures de bureau où n'importe lequel de mes collègues, ou chefs, pouvaient venir m'importuner. Quelle importance, j'avais quelques dossiers en retard qu'il fallait simplement clôturer. Je prétexterais faire de l'ordre, ce soir, pour rester tard à mon poste, et le tour serait joué.

Après, ce serait à Rachel de remplir sa part du contrat...

Je m'allongeais contre le dossier de ma chaise en cuir et croisais les bras derrière ma tête, pensif. Je ne souriais plus. Tout ce que j'avais, en cet instant présent, je le risquais. Ce job sûr, bien rénuméré, ces gens qui m'estimaient ou du moins m'appréciaient, Miloë, Katrina... Je risquais de les perdre tous, s'ils venaient à savoir. Cependant, je mettrais tout en oeuvre pour arriver que cela se produise, quitte à me salir les mains de sang pour la première fois de ma vie.

Le voulais-je ? Non... mais quel choix avais-je... ?

En étais-je capable ?

J'en avais bien peur que si...
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