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 Make money. Make friends [LIBRE]

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MessageSujet: Make money. Make friends [LIBRE] Ven 10 Oct - 10:45

La nuit était tombée depuis voilà quelques heures sur l'impressionnante ville de Gotham. Les modestes travailleurs, qui essayaient de ne pas tomber dans la classe des Working Poors, fermaient leur maison ou appartements à clés, allaient coucher leur progéniture, toujours inquiets à l'idée que les verrous des portes ne les retiendraient pas du mal qui sévissait dans la ville de Vice...

Les gens seuls quant à eux avaient les mêmes peurs, s'endormant la plupart avec une arme sous l'oreiller, juste au-cas-où...

Il n'y avait que les fous qui sortaient en ville, le soir à Gotham.

Ou les gens très riches.

Et devant moi se trouvait tout le gratin huppé de la cité.

Des personnes travaillant à la mairie, des chefs d'entreprise dont les activités étaient souvent pour la plupart hors-la-loi, sinon ils ne seraient pas suffisamment riches pour traîner dans ces lieux...
Il y avait aussi les gradés de l'armée, et de la police. La majorité était corrompue...

Quand j'entrai dans le casino, habillé de mon tuxedo hors prix qui m'avait presque coûté un bras (alors que j'étais agent fédéral, sacrebleu), les cheveux fortement fixés par une touche de gel discrète, j'arborais un regard évasif, presque insolent. Comme si pénétrer dans ce lieu était quelque chose d'anodin...

Ca ne l'était pas.

Mais je n'étais jamais venu à ce casino, ni à aucun casino d'ailleurs, mais ... je m'étais dit... pourquoi pas ? Après tout, mon père avait certainement dû y passer quelques temps durant sa belle époque. Si je désirais trouver une trace de lui... je pensais que cet endroit était incontournable. Et au pire des cas, je risquais bien de faire des rencontres intéressantes.

Après tout, un petit jeune, qui n'est pas dans la liste des "riches héritiers" de Gotham, ça devait bien intriguer, non ?

Aussi je saluais d'un sourire courtois les quelques gens qui me toisaient et allais m'installer au bar...

Dans l'attente... de ?

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MessageSujet: Re: Make money. Make friends [LIBRE] Sam 11 Oct - 14:29

Depuis la mort de Will, Bruce et Ophelia n'avaient pas fais de sortie publique, préférant rester loin des projecteurs pour terminer leur deuil. Bruce avait perdu son meilleur ami et O. son parrain, son confident et son ami. Will avait été comme un oncle bienveillant pour elle, il l'avait pris sous son aile dès le premier jour et c'était toujours très bien comporté avec elle. Il lui parlait souvent de son travail, de l'intérêt de ce qu'il faisait à la mairie et tout cela plaisait beaucoup à O. qui aimait l'impact que pouvaient avoir les décisions de son parrain. Peut-être qu'un jour, elle aussi siègerait au conseil de la mairie, apporterait du sang neuf, un oeil nouveau et une nouvelle envie de cette noirceur dont elle s'était vêtue depuis de nombreuses années. O. aimait Gotham, elle y avait toujours vécu et malgré le taux de criminalité, ne se voyait pas vivre ailleurs. Sa ville méritait une seconde chance, une renaissance et elle avait envie de participer à tout cela, dans la mesure de ses possibilités bien entendu. Elle ignorait encore ce que serait fait son avenir, ni la voie qu'elle allait choisir, mais elle savait qu'elle continuerait à lutter contre les inégalités et à faire le bien autour d'elle.

Bien tranquillement installés dans leur routine, les Wayne vivaient plutôt sereinement, tout du moins, du point de vu d'O. La jeune fille allait dans son nouveau lycée huppé, sortait avec ses amis, vivait sa vie d'adolescente, comme n'importe quel gamin de son âge. Son avenir était au coeur de ses préoccupations, elle avait contacté plusieurs de ses amis, Austin, Edward et Aaron entre autre, pour l'aider à y voir plus clair. Cela faisait quelques temps maintenant qu'elle n'avait pas eu de nouvelle d'Oz, depuis sa première et dernière visite au manoir, elle ne l'avait pas revu. Elle ne pourrait pas dire qu'il ne lui manquait pas, il restait tout de même son premier gros coup de coeur, mais avec le temps et la distance, elle se rendait bien compte que cette histoire n'était pas saine et qu'il ne pourrait rien lui apporter de bien. Evidemment, quand il était dans les parages, elle avait bien du mal à rester objective, mais quand il était loin, elle s'en rendait compte. Ce n'était pas comme Austin ou Edward, qui étaient des garçons équilibrés, qui savaient ce qu'ils voulaient faire et qui s'en donnaient les moyens.

Ce soir pourtant, ils allaient rompre avec leur routine, il y avait une soirée de prévue au Casino et Bruce était cordialement invité. N'y étant jamais allé, O. avait fait des pieds et des mains pour l'y accompagner. Après quelques brèves hésitations, plus pour la forme que pour autre chose, Bruce avait finalement accepté. C'est donc au bras de son père adoptif que O. fit sa grande entrée dans le monde des riches. C'était sa première vraie sortie et on ne pouvait pas dire que la jeune Draven était particulièrement à l'aise. Beaucoup de monde, beaucoup qu'elle ne connaissait pas. De nombreuses mains à serrer, trop au goût de la jeune fille qui finit par se faufiler entre les gens pour s'éloigner de Bruce. Trop de monde, tue le monde, O. avait l'impression d'étouffer. C'est presque d'un pas chancelant qu'elle percuta un homme sur son passage. Un peu étourdie, la jeune fille dû prendre quelques instants avant de reprendre totalement ses esprits et s'excuser.

"Oh pardon, je suis vraiment désolée, je ... je ne vous avais pas vu ..."

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MessageSujet: Re: Make money. Make friends [LIBRE] Dim 12 Oct - 11:53

Alors que je faisais signe au serveur de me servir un petit cognac, j'observais les gens aux alentours. Comme je l'avais imaginé en entrant dans ce casino, il n'y avait que le haut gratin de Gotham, et même de Metropolis. Entre voyous de grandes villes, ils devaient bien s'entendre et organiser de temps en temps des soirées où ils discutaient du sort du Monde en fumant un cigare cubain autour d'un whiskey et d'une table remplie de jetons de Poker. Cela m'agaçait, de les voir rire, sourire, que ce soit de manière hypocrite ou non. De mon point de vue, ils n'avaient tout bonnement pas le droit de prendre du bon temps, sachant que leur luxure coûtait la vie aux moins chanceux.

Cela me fit repenser au luxe que j'avais, étant petit. Tous les jouets derniers cris que m'offrait mon père pour mes anniversaires, pour les bonnes notes faites, pour les jours de fête... Je me rappelle quand il m'avait acheté cette porsche, pour mes seize ans. Tous mes copains me jalousaient pour ça, disant que j'étais un sacré veinard. Je les croyais.
Les choses étaient différentes depuis que j'avais appris que mon aisance n'était dû qu'au trafic d'arme et au proxénétisme. Plus jamais je n'avais profité ou utilisé l'argent qui était en lien avec mon père car j'imaginais ces dollars couverts de sang innocent. La conséquence à ce refus de vivre riche était que je n'étais qu'un petit agent du FBI sans réel intérêt ou poids dans la société de Gotham. Mais j'en avais cure. Participer à ce genre de soirées, comme le faisaient ces riches héritiers tels Bruce Wayne, ne m'amusaient guère. Et je peinais à comprendre comment eux, ils pouvaient trouver ça amusant.

Le serveur me donna mon verre que j'allais boire goulument, mais quelqu'un me rentra dedans, par derrière, ce qui fit que je renversis la moitié de mon verre sur le bar. Je me retournais soudainement, pas très content, m'attendant à croiser un quelconque riche déjà saoûl de champagne, quand je tombai sur...

"Oh pardon, je suis vraiment désolée, je ... je ne vous avais pas vu ..."

Une petite fille.

Enfin ce fut les mots qui sortirent de mon esprit, elle paraissait jeune, trop jeune pour pouvoir pénétrer dans le lieu du péché de l'avarice. Elle avait cette chevelure blonde, parfaitement entretenue, qui descendait en cascade. Son habillement relevait d'une classe faussement sobre, digne d'une grande dame, mais la jeunesse de ses traits trahissait son âge véritable. Je luis donnais dix-huit ans, peut-être. Je doutais que la demoiselle ait atteint l'âge adulte de vingt-et-un ans...

"Oh, ce n'est rien. J'aurais une excuse pour en recommander un autre."

Même si du cognac perdu était un véritable drame, je lui souris. J'étais désormais intrigué. Comment une jeune femme aussi pleine d'innocence pouvait avoir à faire dans ce lieu rempli de requins financiers.

Décidé à engager une conversation, je lui tendis ma main.

"Alexander Carter. Ravi de te connaître, petite fille."

La pique était volontaire. C'était déjà plus subtil que de lui demander directement son âge, elle me répondrait bien quelque chose à ce sujet.
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MessageSujet: Re: Make money. Make friends [LIBRE] Sam 18 Oct - 10:29

O. avait pensé que ce serait facile, que si Bruce y arrivait, elle pouvait aussi le faire, mais elle n'était pas Bruce et il lui était difficile pour elle de supporter cette pression médiatique et ces regards tournés constamment vers elle. Entendre les gens murmurer sur son passage n'était déjà pas des plus agréable, mais elle avait réussi à s'y faire, se dire que c'était malheureusement obligatoire pour avoir une famille à elle. Qui n'aurait pas été ravie d'apprendre que le célèbre Bruce Wayne voulait l'adopter ? Elle qui n'était rien ni personne, qui avait quasiment toujours vécu à l'orphelinat et qui n'avais jamais réellement fait de vague, choisi par le célèbre milliardaire ... C'était inimaginable et c'était exactement le sentiment de la jeune fille durant de longs mois. Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi l'adoption ? Connaître ses parents étaient une chose, mais il n'avait jamais été obligé d'en arriver jusque là. Une simple visite, pour parler d'eux aurait suffit, mais non, il avait fait les choses en grand et même si c'était perturbant au départ, c'était magique maintenant. Elle avait accolé récemment le nom des Wayne au sien et s'appelait désormais officiellement Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne. Non par obligation, puisque Bruce n'était pas de ceux qui obligent, mais de ceux qui laissent le choix. Jamais il ne lui avait proposé l'idée, elle l'avait eu seule, un soir, dans sa chambre, en revenant de l'enterrement de Will. Son nom, déjà long au départ, était à rallonge aujourd'hui, même si elle aimait qu'on l'appelle par une seule lettre, O.. O. c'est simple, comme elle, c'est cours, c'est directe, c'est sans fioritures, c'est élégant et mystérieux ...

O. avait cru être prête pour une vraie sortie, pour se présenter au monde, pour "refaire surface" après le drame que la famille Wayne avait vécu. Mais elle avait tort, et elle ne s'en rendait compte que maintenant. Elle avait insisté, elle ne voulait pas écouter, elle voulait jouer au grande, mais elle ne l'était pas, pas complètement. Certes, elle n'était pas majeure mais aux yeux d'O. beaucoup d'enfants et d'adolescents de l'orphelinat sont beaucoup plus adultes que ceux qui le sont par l'âge. Ne pas avoir de famille, plus aucun repaires, plus aucun soutiens, se débrouiller par soi-même, grandir, apprendre à se connaître, tout cela est bien difficile quand on est seul au monde, O. en sait quelque chose.
Un peu désorientée, elle était rentrée dans quelqu'un par mégarde et elle venait de s'excuser. Le jeune homme en question était de haute stature, plutôt élégant et pas vilain du tout. Si elle avait été la O. d'il y a quelques mois, elle aurait pu créer une sorte d'illusion d'attachement, pour combler un vide en elle, mais elle ne l'était plus, elle avait grandi, elle avait découvert ce que cela voulait dire d'avoir une famille, même si la sienne était toute petite, composée seulement de deux membres masculins mais tout aussi important pour elle que sa propre vie. Aujourd'hui elle avait Aaron, Austin et Edward et elle avait également, qui gravitait autour d'elle, Oz. Non aujourd'hui, elle était capable de ne plus s'attacher comme avant et fort heureusement pour elle.

"Petite fille ? ... j'ai peut-être bien fait de vous en faire renverser la moitié de votre verre si vous me prenez pour une petite fille. Ai-je l'air de porter encore des couettes et une couche culotte ?"

L'affront dont faisait preuve O. n'était pas quelque chose de courant, mais pas non plus quelque chose d'exceptionnelle. La jeune Draven était capable d'être douce, innocente et candide, mais elle n'avait cependant pas sa langue dans sa poche et en parfaite adolescente qui se respecte, savait se vexer pour un rien et dire le font de sa pensée quand elle l'estimait nécessaire. Ses professeurs s'en passeraient bien, ses notes aussi, mais c'était plus fort qu'elle. Gentille oui, mais pas bonne poire, elle avait sa fierté. Tendant néanmoins sa main pour serrer celle d'Alexander, elle finit tout de même par se présenter.

"Ophelia Draven-Wayne, mais vous pouvez m'appeler O."

Cela lui faisait un peu étrange d'accoler le Wayne à Draven, mais c'était ainsi qu'elle s'appelait dorénavant, il fallait qu'elle s'y fasse, mais ce n'était pas pour autant désagréable.

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    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
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MessageSujet: Re: Make money. Make friends [LIBRE] Mer 29 Oct - 12:51

Elle me serra la main, toutefois pas sans commenter au préalable ma remarque par une d'avantage cinglante et bien envoyée. J'aurais pu rire, mais je me retins par respect pour elle, elle ne semblait en effet pas autant apprécié mon humour que moi-même... Malgré cela, elle daigna m'avouer son prénom, qui m'interloqua immédiatement.

Si j'avais bien compris la fin, elle figurait parmi l'illustre famille Wayne, l'orphelin du richissime homme d'affaire. Je n'avais jamais entendu dire qu'il avait une fille, mais après tout je ne suivais que très peu l'actualité des hommes d'affaire. Et j'en avais réellement que peu cure, je fis juste le rapprochement, satané réflexe de flic. Enfin, au moins, ça expliquait sa présence dans un tel lieu, bien qu'elle se prétendait être suffisamment grande pour ne plus porter de culotte, elle devait certainement sa présence à celle de son paternel adoptif.

Malgré moi je fis un rapide coup d'oeil circulaire et constatai effectivement que Bruce Wayne était là, l'apercevant durant une fraction de secondes, étant entouré par d'inombrables lèches-bottes. Je soupirais, alors que je recentrais mon attention sur la jeune blonde en face de moi.

"O. C'est... original."

Je regardais un instant le fond d'un verre désespérement vide avant de poursuivre.

"Les Japonais utilisent "O" devant des noms pour en signifier la hauteur, la grandeur... Ou, plus couramment, c'est une jolie interjection qui évoque la surprise. Tu m'as l'air d'être pas mal poète, pour une adolescente."

Je lui souris, renchérissant les piques. Certainement qu'elle devrait me considérer comme un malotrus et me planter là, tant je faisais preuve de désagréabilité. Je ne lui en voudrais pas...

Pourquoi étais-je ainsi d'ailleurs ?

Parce que j'étais venu dans un tel endroit si peu habituel pour moi dans le seul et unique espoir d'y retrouver peut-être mon père ou une figure similaire du passé qui pourrait abréger une dizaine d'années de recherche ? C'était... naïf, et stupide, je m'en rendais compte maintenant. Je n'avais aucun moyen d'approcher ces gens, je n'étais pas Caleb, fils de politicien et chef policier, je n'étais pas l'adjoint du Commissaire Gordon, je n'étais non plus pas un riche héritier.
Enfin, en théorie si, si j'acceptais aussi la criminalité qui allait avec...

Mais voilà, mes chances étaient nulles, et cette conclusion me tapait profondément sur les nerfs, et m'obligea à lever deux doigts, quand le serveur se retourna vers nous.

Si O. était toujours présente, je lui offrirais volontiers un verre, solidarité obligée entre deux âmes dont l'innocence les avait conduits dans l'endroit du pêché de l'avarice...

"Un scotch, n'importe lequel, et certainement un coca pour mademoiselle."

Affirmais-je, toujours tout sourire, accordant un regard coquace  à la jeune femme.

J'espérais qu'elle oserait accepter la commande, malgré ma désagréable compagnie.
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MessageSujet: Re: Make money. Make friends [LIBRE] Mer 5 Nov - 21:23

Il était amusant de constater qu'à chaque fois qu'elle donnait son surnom aux gens, ils ne pouvaient pas s'empêcher de faire une remarque ou deux. Pourquoi ? Quel était l'intérêt réel de ces remarques ? Aux yeux de la jeune fille, aucun, mais visiblement elle était la seule à s'être fait à l'idée qu'une simple lettre pouvait suffire à la caractériser, à la définir. Pourquoi vouloir créer des mots complets ou des phrases alors qu'une simple lettre pouvait en dire plus long sur vous que l'ensemble même du dictionnaire. Alexander - puisque c'était ainsi qu'il s'était présenté - chercha à faire de l'humour, tout du moins c'était ce qu'aurait pu constater n'importe quel individu lambda, mais pas O.. O. ne vit pas l'humour, elle vit de simple remarque, une envie soudaine d'étaler sa science comme on étale de la confiture sur une tartine. Le Japon ? Endroit lointain, ancien et mystérieux, qui regorge très certainement de merveilles mais qui n'intéresse pas réellement la jeune adolescente. Peut-être qu'un jour elle se penchera sur ce pays, sur son histoire, sur ses traditions et en tombera amoureuse, mais pour l'heure elle s'en moquait, tout comme du verre qu'elle avait renversé par mégarde. C'était une mauvaise idée d'être venue à cette soirée, mais maintenant c'était trop tard, elle allait devoir faire avec. Les vautours avaient encerclé Bruce, pour l'heure, la fuite n'était point envisageable. Dommage.

"Ce n'est qu'une lettre, rien de plus. Pas besoin d'être poète pour se choisir un surnom. "

O. n'avait pas compris la remarque, elle était passée à côté du trait d'humour, mais cela ne la dérangerait pas. Elle n'était pas versée dans ce genre de chose et elle s'en portait très bien quand même. Ce n'était pas un génie, elle n'avait pas une grande connaissance du monde, n'avait pas développé une grande culture générale, avait des notes passables, suffisante pour aller en années supérieures, mais sans être brillantes pour autant. Elle suivait des cours particuliers pour s'améliorer, pour faire plaisir à Bruce, même s'il était homme a être fière, même sans ces efforts. Mais malgré les nombreuses lamentations de la jeune fille, avait envie de faire tous ses efforts, autant pour Bruce que pour son estime d'elle-même. Aujourd'hui, la vie lui offrait de nombreuses opportunités, autant en profiter.

"Avec une paille. Merci !"

Rétorqua la jeune fille, tout en s'approchant du bar, en compagnie d'Alexander. Pourquoi dire non à un coca ? Alex était loin d'être le plus barbant dans cette assemblée de vautour, O. n'avait aucune raison de prendre la tangente tout de suite.

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MessageSujet: Re: Make money. Make friends [LIBRE] Dim 9 Nov - 19:37

Je pouvais respirer. La jeune femme ne m'avait pas trouvé trop lourd et avait apparemment accepté ma présence car elle rajouta à ma commande une paille, ce qui décrocha un regard interloqué de la part du serveur. Je la regardais alors, moi aussi un tantinet surpris.

C'est bien, c'est les grandes dames qui boivent à la paille"

Dis-je en rigolant, bien que j'eus compris que l'humour n'était pas le point fort de O. Peu m'importait, cela ne m'enlevait pas le droit de blaguer, même si cela signifiait que je serais le seule à en rire. Mais ça, c'était l'histoire de ma vie.

Ne sachant pas trop quoi dire de plus, nous restâmes tous les deux dans une ambiance sans paroles, pendant un léger instant. Nous écoutions la musique du casino, qui étaient quelques notes de piano jouées répétitivement tandis que je scrutais les invités, à la recherche d'un quelconque visage connu, bien que je savais mes chances très maigres.

Les boissons arrivèrent. Je les payais, laissant le pourboire au serveur, puis levai mon verre en direction de la jeune blonde, prêt à trinquer.

A la poésie !"

Elle allait certainement soupirer ou lever les yeux au ciel vu qu'elle venait de m'annoncer qu'elle ne percevait pas de la même manière ce qui était poète ou non, mais il me fallait bien trouver un prétexte sur quoi trinquer. Et honnêtement, peu de choses me venaient en tête. Trinquer pour la richesse ? Non merci. De plus, j'en avais pas... Trinquer pour la justice ? A Gotham ? Ca, ça c'était de la blague.

J'entrechoquais alors mon verre contre le sien, puis portai le doucereux alcool à mes lèvres, que je finis cul-sel. Après tout, l'humeur était au plus bas, et la déprime commençait à me gagner peu à peu, malgré la présence de la demoiselle. Je me demandais d'ailleurs quel fût son prétexte pour venir dans cet endroit si peu fréquentable pour les bonnes âmes ?

"Alors O, tu viens ici pour... t'amuser ? Tu sais, les jeunes filles de ton âge préfèrent largement les discothèques.... Niveau ambiance, c'est un peu plus fun, tu sais ?"

Elle ne m'avait toujours pas dit son âge, mais je ne lui donnais pas plus de vingt ans en tous les cas, et savais que sa présence dans ces lieux était due à Bruce Wayne, autrement, elle aurait eu peu de chances de passer le contrôle à l'entrée... Pas de mineurs dans les jeux d'argent, c'était la loi. Certes, ils avaient seize ans et pouvaient conduire voire manipuler une arme, mais boire, et jouer aux jeux, ôh que non. C'était une des stupidités contradictoires de l'Amérique...

Je l'observais, me demandant si mes paroles l'avaient choquée. Je la trouvais étrange, pour une jeune fille. Elle savait bien se tenir, elle était ravissante et élégante, et son vocabulaire était bien plus travaillé que ce que mon expérience de flic m'avait permis de voir... Beaucoup de maturité derrière ces jeunes yeux bleus, équivalait certainement à beaucoup de souffrances. Cela ne m'aurait pas étonné, après tout, le nom de famille "Wayne" était affilié à "drame" depuis de nombreuses années...

J'espérais toutefois que je me trompais, et que la raison pour laquelle la demoiselle ne faisait pas sa jeunesse par des conneries avec des amies et garçons de son âge était parce que son paternel avait demandé sa présence, bien que j'en doutais fortement...
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MessageSujet: Re: Make money. Make friends [LIBRE] Dim 16 Nov - 21:43

Que de regards étranges pour une simple paille, qu'est-ce que cela aurait été si O. avait demandé sans glaçon ou alors avec un verre différent ? O. ne comprenait pas trop pourquoi on trouvait cela étrange qu'elle demande une paille pour une boisson comme celle qu'on venait de lui commander. Si elle avait demandé un verre alcoolisé au lieu d'un verre de Coca, elle aurait pu comprendre, elle n'avait pas l'âge légal pour boire et il était peu probable que d'être la fille adoptive de Bruce Wayne suffise à enfreindre la loi sans que personne ne sourcille. Tuer de sang froid dans cette ville était presque du domaine du normal mais boire un verre alcoolisé alors qu'on était encore mineur, c'était impensable ... on marchait sur la tête à Gotham.

"Quoi ? Je bois du coca, pas du champagne, je ne vois pas ce qui est étonnant de demander une paille ..."

Sa remarque glissa visiblement sur son compagnon de la soirée. On leur servit leurs boissons et Alexander en profita pour trinquer avec elle. A la poésie, voilà ce qu'il venait de dire. O. ne le comprenait décidément pas, ils allait passer une soirée bien étrange à ce rythme là si aucun des deux n'étaient sur la même longueur d'onde.

"A cette rencontre ... un peu étrange !"

Oui, O. était du genre à dire tout ce qu'elle pensait, surtout quand elle était en présence d'un parfait inconnu, car finalement en dehors de connaitre son nom, elle ignorait tout de l'individu qui se trouvait en face d'elle et qui venait de lui payer un coca. C'était peut-être le fils d'un ministre, un homme d'affaire, un homme de la mafia, un tueur en série, un violeur ou un flic, O. l'ignorait totalement et jusqu'à présent, elle ne s'était même pas posée la question. S'il était ici, c'était qu'il avait des connaissances, les raclures de Gotham normalement ne devrait pas y mettre les pieds, pas les petites frappes comme Oz en tout cas, ses boss c'était une autre histoire.

"Je suis ici pour soutenir ... Bruce." O. allait dire "mon père", mais les mots ne sont pas sortis. Pourtant elle en avait envie et finalement, au fond d'elle, elle considérait Bruce comme son père, même s'il n'était pas son père biologique, il était au moins son père adoptif, mais voilà, c'était la première fois qu'elle allait employer ces mots et elle n'était pas prête, pas encore, pas devant un parfait inconnu, pas ici. "Nous venons de perdre un ami qui nous était cher, c'est la première sortie officielle pour Bruce et j'avais envie d'être là pour le soutenir ..."

O. s'arrêta là, ne voulant pas avouer qu'elle avait également envie de se rendre à cette soirée pour faire son entrée dans le grand monde, pour se montrer et montrer qu'elle pouvait rendre fière Bruce, ça ne regardait pas Alexander.

"Et puis je ne suis pas très discothèque, trop cher, trop de bruit et puis ils ne nous aiment pas là bas ..." Nous signifie "les orphelins", mais ça, Alexander l'ignorait. O. avait beau avoir rompu avec son ancienne vie, les vieilles habitudes étaient difficiles à perdre.

"Et vous, vous faites quoi ici ? Vous faites quoi dans la vie d'ailleurs ?"

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MessageSujet: Re: Make money. Make friends [LIBRE] Ven 21 Nov - 11:24

Je fronçais un tantinet les sourcils quand elle évoqua son père adoptif par son prénom. Je faisais ça aussi, j’appelais mon père Giuseppe, mais ça, c’était parce que je voulais le voir mort. Je doutais que O. avait ce genre d’attentions envers un bienfaiteur philanthrope, mais je trouvais l’action très froide. Je me demandais ce qui avait bien pu se passer pour que le milliardaire mérite un tel traitement de la part de sa fille. J’avais assisté à beaucoup de disputes de famille, dans mon métier, et je savais qu’il était bien plus douloureux pour un parent de se faire appeler de la sorte que traiter de con. Du moins dans la majorité des cas. Peut-être n’était-ce qu’une histoire d’éducation… Mais j’avais dénoté un certain malaise chez la demoiselle qui m’intriguait.

J’eus l’explication peu de temps après. Un décès… Je le compris ainsi du moins, par le verbe « perdre », Ophélia aurait pu évoquer la disparition, la fugue ou la trahison d’un ami, mais au vu de son regard, je crus comprendre qu’elle parlait de quelqu’un qui était mort. L’attitude plutôt détachée de la jeune femme s’expliqua alors tout naturellement. Elle n’était pas là pour faire la fête, mais pour être présente en tant que famille dans de sombres moments. C’était… noble.

Je n’allais pas pour l’instant d’avantage poser de questions car ça ne me regardait pas, mais j’avouais que ma curiosité était piquée à vif. Heureusement, la jeune blonde coupa court à mon envie de poser des questions car elle changeait déjà de sujet.

"Et puis je ne suis pas très discothèque, trop cher, trop de bruit et puis ils ne nous aiment pas là bas ..."

Là, ma curiosité ne s’atténua pas, et mes sourcils se renfrognèrent d’avantage. Mais à nouveau, je conservais le silence. J’aurais le loisir de poser des questions par après. Là, elle me demandait ce que je faisais dans la vie, ce qui me donna soudainement un sourire bien amer.

« Ce que je fais ici ? Je chasse un fantôme. Ce que je fais dans la vie ? Un job, qui occupe bien mes journées. »

J’observais mon verre désormais désespérément vide. Des réponses vagues, pour une adolescente mystérieuse…. J’allais quand même plus détailler, elle ne méritait pas de passer une soirée ennuyante.

« Je suis agent fédéral, O. Et je suis ici car je pensais pêcher un gros poisson, mais je n’ai trouvé aucun requin. Juste une sirène. »

Je ne me gênais pas de lui dire tout ça, car c’était bien connu que le casino était bondé de rapaces en tout genre, et mon titre d’agent fédéral ne relevait pas du confidentiel, surtout que mon nom devait être vaguement connu, si Caleb venait dans les parages. Sans doute s’était-il déjà plaint d’un de ces satanés subordonnés qui en ferait qu’à sa tête…

Dans tous les cas je refis un signe discret au serveur pour qu’il me resserve un troisième verre, puis m’accoudais au bar, observant durant un court instant Ophélia, ainsi que toutes les personnes présentes dans le Casino.


« Il a de la chance de t’avoir, Monsieur Wayne. Peut-être devrais-tu me laisser pour le secourir de tous ces lèches-bottes qui sont sur ses talons… Je ne t’en voudrais pas. Ca a l’air d’être un père dont tu peux être fière, même si tu n’as pas de lien de sang. C’est pas ça qui compte. »


Le verre me fut servi, et alors qu’Ophélia buvait tranquillement son coca, j’en étais à mon troisième verre d’alcool.

Le désespoir était grand.

Je regardais, au loin, Bruce Wayne, et me demandais durant un court instant à quoi aurait ressemblé ma vie, si j’avais eu un père qui méritait d’être appelé ainsi. Peut-être serai-je employé de bureau, analyste, cadre, dans une entreprise. J’aurais peut-être changé de voix, j’aurais tout quitté pour reprendre mon activité de barman. J’aurais un job, c’était une chose sûre, même si ce job c’était homme au foyer. Ce qui était aussi sûr, c’était que je serais probablement marié, déjà père depuis trois ou cinq ans. J’aurais une belle maison, ou un magnifique appartement, grâce au travail d’avocat de Jess. Si je venais dans ces soirées mondaines, ça aurait été parce que ma brillante avocate de femme y aurait été invitée, et n’aurait pas supporté d’y aller sans moi.

Je bus une gorgée de cognac puis, avec plus de gravité et de sérieux que je ne l’eus voulu, j’avouais mon ressenti du moment à la jeune blonde.

« C’est important, un papa. Profite-en. »

J’ignorais si elle prendrait mon conseil déplacé ou non, mais je ne pus m’empêcher de formuler cette phrase. J’ignorais ce qu’avait vécu la demoiselle, mais je pensais bien que sur ce point, elle serait d’accord avec moi.
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09/10/2013

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MessageSujet: Re: Make money. Make friends [LIBRE] Mar 2 Déc - 18:13

O. ne se dévoilait peut-être pas trop, la prudence avant tout, mais visiblement, Alexander faisait pareil, à croire qu'il fallait d'abord tâter le terrain avant de s'aventurer plus loin. Ne voulant pas qu'il soit le seul à poser des questions elle commença à se lancer aussi, en demandant ce qu'il faisait ici. Ils étaient tranquillement installés au bar, ce qui en soit était agréable mais O. ne comprenait pas trop pourquoi un homme tel que lui perdait son temps avec une fille comme elle. Visiblement il ne savait rien d'elle, ce n'était donc pas un intérêt quelconque pour elle qui l'avait poussé à discuter avec elle. Il y avait des centaines de personnes à cette soirée, pourquoi s'encombrer d'une adolescente ? Elle lui demanda ce qu'il faisait ici et dans la vie et sa réponse fut assez étrange. Chasser un fantôme ? Qu'est-ce que cela voulait dire ? Quand il parla de son travail, il resta évasif dans un premier temps, avant d'être un peu plus précis. Agent fédéral, classe, O. aimait déjà, même si cela pouvait dire beaucoup de job en soit.

"Agent Fédéral ? Comme quoi ? CIA ? FBI ? ATF ou un truc du genre ?"

O. était peut-être jeune mais elle s'y connaissait un peu dans le domaine. Non pas qu'elle avait songé un jour à devenir un agent fédéral mais en ayant été un indic, elle connaissait un peu les ficelles du métier. Elle aimait déjà cet inconnu, il était du bon côté de la barrière, ce qui plaisait beaucoup à O. qui était un être pur, qui croyait aux bonnes actions et au sauvetage de sa ville. Elle faisait partie de ceux qui croyaient encore que c'était possible de diminuer la criminalité, de redresser cette ville et d'arrêter tous les tordus qui trainaient dans les rues.

"Je suis désolée de vous avoir détourné de votre mission. Mais croyez moi, la moitié des gens ici sont des gens malhonnêtes qui se servent des autres pour parvenir à leur fin et l'autre moitié ferment les yeux par peur ou par intérêt."

O. n'avait aucun problème à dire ce qu'elle pensait. Elle n'avait que peu d'estime pour les gens de la haute, pour elle ils étaient tous corrompu ou corruptible, il n'y avait que son père pour être encore droit dans cette ville. Evidemment c'était un peu exagéré, il n'était pas le seul et heureusement. O. savait que le commissaire Gordon était un homme droit et juste et qu'il avait toujours lutté pour cette ville et ces habitants et pour ça, il aura toujours son respect et son admiration. Ses amis John, Joffrey, Aaron, Edward ou Austin aussi étaient du bon côté de la barrière et c'était agréable de les connaitre et de les compter parmi ses proches.

"C'est une véritable fierté de pouvoir porter son nom. Je sais que c'est quelqu'un de bien et que malgré ce que certains pensent, il est loin d'être celui qu'il prétend être. Il veut vraiment que cette ville devienne un havre de paix, comme ses parents avant lui et je ferais tout pour perpétuer leur héritage." O. ne disait pas cela pour faire plaisir à Alex ou Bruce, elle le pensait réellement. Ce n'était pas un discours apprit par coeur et cela pouvait se sentir. "Et si je l'arrache maintenant à leurs griffes, ils deviendront à la charge dans les prochains jours, autant que ça se finisse ici."

O. estimait que c'était préférable de le laisser encore un peu tranquille. Surtout qu'elle n'avait pas forcément envie de quitter Alexander maintenant, sauf si ce dernier voulait vraiment s'en aller. Les derniers propos du jeune homme la désappointèrent un peu. Cela la mis un peu mal à l'aise, mais pas de façon négatif, cela faisait juste étrangement écho à ce qu'elle pensait et c'était perturbant de l'entendre de la bouche même d'un inconnu.

"Oui ... surtout quand on n'en a rêvé toute sa vie. " Ce n'était pas un secret qu'O. rêvait d'être adoptée. Mais jamais elle n'aurait pu imaginer un instant que ce soit Bruce Wayne qui vienne à son secours.

"Vous vous entendez bien avec le votre ?" Demanda-t-elle timidement.

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    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
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Make money. Make friends [LIBRE]

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