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 La vengeance est une justice sauvage, ft. Alexander Carter

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ϟ Arrivée à Gotham le :
21/06/2013

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MessageSujet: La vengeance est une justice sauvage, ft. Alexander Carter Dim 9 Nov - 18:36

    L'hiver enveloppait Gotham, l'étouffait sous une épaisse couche de neige boueuse. Les réjouissances d'un Noël prochain peinaient à éclairer les rues sombres de la ville. Tout le monde était barricadé chez soi, non pas par tradition familiale, mais par peur. Le Joker mettait la ville à feu et à sang, dans la plus totale impunité. Gotham n'avait jamais été un lieu sur, mais en cette période de l'année, c'était l'ensevelissement dans l'angoisse.

    D'un regard blasé, Rachel observa les silhouettes fuyardes qui glissaient sur le pavé gelé. Telles des ombres, elles disparaissaient dans les ténèbres de la nuit. Un silence pesant régnait dans la ville, et perçait dans l'animation poreuse du pub. Le Mysterious était pourtant un rade où l'alcool réchauffait les cœurs, mais ce soir, chacun s'était laissé rattraper par la psychose et préférait noyer en silence son anxiété dans des litres et des litres d'alcool. L'ivresse semblait le seul échappatoire à une réalité nous renvoyant à la précarité de nos vies.
    L'anglaise acheva son Irish coffee. Son invité ne devrait plus trop tarder.

    Quelques jours auparavant, la jeune femme s'était faite coincée pour racolage. Une erreur, mais une erreur compréhensible. En mini-jupe, la moue boudeuse surplombant un décolleté insolent, Rachel arpentait les rues à le recherche d'homme... Mais pas n'importe lesquels. Ceux de Blythe, un dealer qu'elle cherchait à atteindre. Sa couverture était si parfaite qu'elle avait ajouté à un casier judiciaire un passif de prostitution. C'était alors qu'il était intervenu, l'agent Alexander, avec sa gueule parfaite du beau gosse ténébreux. Une merde dans du papier cadeau... Et telle une mouche, Rachel avait été attirée. Peut-être parce que l'homme lui avait fait une proposition qu'elle ne pouvait pas refuser. Le flic s'intéressait de très - trop ? - près à Giuseppe Carter, un mafieux qui s'était rangé. Une pointure chez les trafiquants d'âme. Et la possibilité d'un Nirvana pour la jeune criminelle. En échangé d'informations sur cette raclure, le flic s'était engagé à la rayer de tous les dossiers la compromettant. Elle disparaitrait des registres, définitivement.
    Mais les choses ne pouvaient pas être aussi simples.

    Un rendez-vous avait été fixé, à mot couvert. L'anglaise espérait que le message serait reçu. Sa soirée au commissariat s'était terminée par l'abandon des charges. Le racolage demandait pas mal de paperasse pour ce que cela rapporterait. Un avertissement plus tard, la jeune femme était dehors, le décolleté rempli d'argent.

    Un homme sensiblement bourré et en mal d'amour s'avachit soudainement à côté d'elle. Rachel le toisa, méprisante. L'haleine chargée, le type commença à lui faire du rentre-dedans à la sauce ma femme ne veut plus de moi et je suis la dernière des merdes. L'anglaise lui accordait quinze secondes avant de le rembarrer. Mais avant qu'elle ne puisse le congédier avec toute la distinction qui la caractérisait, l'homme fut invité à dégager. Son contact était là.
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MessageSujet: Re: La vengeance est une justice sauvage, ft. Alexander Carter Dim 9 Nov - 19:19

J'arpentais les rues froides de Gotham, d'un pas déterminé et d'une allure qu'on pouvait qualifier de confiante. Le froid, les quelques floconds frigorifiant me tombant sur le visage m'indifféraient au plus haut point. J'ignorais les sombres silhouettes qui venaient et disparaissaient dans les sombres ruelles, ignorais les hurlements aléatoires que j'entendais au loin, ignorais même les divers malheureux sans-abris que je croisais durant cette glaciale nuit d'hiver et qui m' accordaient un regard quémandant pitié et argent. J'en avais cure...

Je n'avais qu'un but, et c'était "Le Mysterious".

Il y avait quelques jours de cela, j'avais trahi toutes les convictions auxquelles je croyais. J'avais sans hésité une seule seconde compromis l'ensemble de ma carrière ainsi que l'estime que mes proches avaient de moi. J'avais tout risqué, j'avais misé "tapis". Cette femme, Rachel Andersen, je lui avais donné le pouvoir de me détruire de toutes les façons possibles que l'on pouvait détruire un homme faisant partie des forces de l'ordre. J'avais laissé de côté mon coeur et mon sens du devoir au profit de ma vengeance.

Et tout ça, sans aucune garantie de résultat.

Mais... Ca m'était égal. J'avais déjà tout perdu.

Le souvenir de Jess était toujours trop présent dans ma mémoire pour que je puisse me permettre de continuer à vivre. Je préférais encore mourir en essayant de la venger que de vivre sans jamais honorer la personne qu'elle eût été en lui faisant justice.

C'était ainsi... L'amour était certes le plus beau des sentiments, mais il pouvait amener aux plus amères des décisions...

Cette mort... continuait à me hanter.

J'ouvris la porte du bar et jetai un rapide coup d'oeil circulaire.

Je perçus deux, trois couples, une ribambée de célibataires qui buvaient seuls, et crus reconnaître de vue quelques personnes que je côtoyais via mes fonctions. Pas des agents fédéraux, des administratifs, pour la plupart, mais quand même. Peut-être savaient-ils qui j'étais, ou du moins, ils pouvaient m'identifier comme le mec qui bossait avec Caleb. Je soupirais... Il fallait se la jouer cool...

Soudainement, je perçus la femme que je recherchais, en compagnie d'un homme fortement éméché, et qui semblait prêt à copuler même avec la table... Alors, j'eus la soudaine sensation que je n'avais finalement pas si mal fini. Si j'avais laissé le démon de l'alcool me dominer, peut-être serais-je ce genre de type, qui harcelait n'importe quel jeune femme dans son rayon de vue... Il avait beau ne pas être quelqu'un aspirant au meutre, sans doute, alors que moi si, je ne pus m'empêcher de me dire que je valais mieux que ce crétin.

J'accélérais mon pas, suscitant le regard inquiet des personnes présentes dans le bar alors que je me dirigeais vers mon contact.

La pauvre Rachel, elle paraissait ennuyée, mais eut quand même la bonté de lui laisser dire quelques phrases stupides avant de l'envoyer bouler. Enfin, du moins le pensais-je, car je vis dans son regard qu'elle allait lui répliquer quelque chose. Malheureusement, je ne lui en laissai pas le temps...

En effet, à la hauteur du mec, je lui saisis violemment son oreille et la tirais à moi, forçant le pauvre gars à se lever tout soudainement s'il ne voulait pas que son organe de l'ouïe reste dans ma main.
Il voulut me foutre un poing, mais manifestement trop alcoolisé, sa rapidité fut d'un tel ridicule que j'aurais limite eu le temps de me commander un café alors que son poing fermé se dirigeait vers ma tête. J'esquivais sans difficulté, puis mis ma main derrière sa nuque et l'assomais contre la table dans un "PLONC" résonnant.

A croire que le malheureux avait la tête creuse...

Son corps tomba, le choc l'ayant évanoui sur le coup. J'adressais un regard vers la serveuse qui paraissait ne pas en revenir et ne savait pas si elle devait applaudir ou appeler les flics. Je lui fis signe que tout allait bien, alors que je me baissais pour porter le type et allais le ranger gentiment vers une table vide, où je l'assis sur la chaise. Sa tête pendait bêtement vers l'arrière alors après réfexion je lui crosais les bras et lui fis enfouir sa propre tête dedans, dans une position du parfait-petit-alcoolique-un-vendredi-soir.

Chose faite, je me frottais les mains et rejoignais Rachel que je gratifiais d'un sourire, alors que toute l'attention était rivée sur nous deux.

"Bonsoir ma chérie. Navré que ce type t'ait abordée, j'espère qu'il ne t'a pas trop importunée ?

Sans prévenir, j'allais l'embrasser, comme si c'était une chose tout à fait naturelle. Le baiser fut bref, rapide, toutefois sur les lèvres.

Alors que je me retirais et prenais place, je fis un rapide signe à la serveuse pour me dire de m'apporter un café, en même temps, j'en profitais pour voir la réaction des zigotos que je connaissais. Ces deriers m'accordaient quelques instants d'attention avant de reprendre leur conversation.

Je concentrai alors mon attention totale sur la jeune femme à la chevelure châtain en face de moi, puis croisais mes bras.

"Passé une bonne journée ?

Ô, je savais Rachel pertinemment perspicace pour savoir que je lui parlais de la sorte car il y avait quelques personnes dans ce bar qui risqueraient de tendre l'oreille pour écouter notre conversation. Mais cela ne me posait pas problème, après tout, d'un point de vue officiel, j'étais ce jeune flic qui retrouvait sa copine dans un bar. Copine tout à fait quelconque car totalement inconnue de la police... J'avais veillé à ça... Bien sûr, je n'avais effacé des registres que tous les petits délits qui y étaient enregistrés. Il restait certainement encore des dossiers à supprimer, mais ceux-là me demanderaient d'avantage d'efforts et de moyens. Mais je ne doutais pas que nous allions y venir, aux méfaits de la jeune femme qu'elle espérait voir taire...

Comme nous allions venir sur tous les autres petits détails qui composaient notre accord... Cela risquait d'être un vendredi soir fort intéressant...
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MessageSujet: Re: La vengeance est une justice sauvage, ft. Alexander Carter Jeu 13 Nov - 19:37

    La stupeur entrouvrit ses mâchoires. Rachel regarda la scène en silence, complètement dépassée par les évènements. Ce flic était une boule de colère froide et violente. Heureusement, ce fut le vieux poivrot qui en fit les frais, au prix de son nez et de sa fierté. Telle une marionnette désarticulée d'une bonne centaine de kilos, l'homme fut déplacé à une table voisine. L'anglaise fixa un instant le visage inerte maculé de l'alcoolique avant d'accorder un regard décontenancé au flic. Celui-ci affichait un sourire triomphant.

    Après un court silence stupéfait, la salle reprit un peu de vie, animée par de nouvelles discussions sur ce qu'il venait de se passer. Alexander se laissa tomber sur une chaise, lui volant au passage un baiser. Un frisson glaça la jeune femme qui en resta muette. Décidément, elle avait encore beaucoup à apprendre dans l'art de la comédie : il lui était impossible de cacher sa surprise. Cependant, elle tenta de jouer sur les émotions qui la traversaient :

    Tu n'avais peut-être pas non plus besoin de redécorer la table de son nez, déclara t-elle, la voix légèrement pincée. Encore sous le coup de stupeur, Rachel décida d'incarner la petite amie lambda, c'est-à-dire au QI infériorisé par l'amour et la langue déliée par les critiques aussi futiles que débiles. Il cherchait juste un peu de compagnie, j'aurai bien pu m'en occuper avec plus de... tact disons. Faut vraiment que tu apprennes à te contenir mon lapin.

    Ce dernier conseil était plutôt un avertissement. A agir avec temps d'impulsivité, Alexander se mettait en danger. Et elle aussi, par la même occasion. S'il espérait approcher Giuseppe Carter, mieux valait rester discret.

    La journée a été longue. Je suis super emmerdée par ce dossier à rendre à la fac'. Le sujet est vraiment compliqué... Je ne sais pas comment l'aborder. En plus, comme c'est un travail en individuel, et que la classe est compétitive, c'est compliqué de trouver de l'aide.

    Rachel commençait à être habituée à ce genre de petit jeu débile. Vouée à jouer les petites amies normalement cruches, l'anglaise tenta donc de faire comprendre à son contact qu'approcher Giuseppe Carter n'était vraiment pas chose facile. Il avait construit un réseau extrêmement bien rodé autour de lui, et il n'était pas évident de s'y infiltrer ou d'y glaner des informations. Les hommes de Carter lui étaient loyaux. Alors soit le type payait bien, soit il inspirait une terreur de rare envergure.

    Y'a quand même bien Ted, un type de ma classe, qui pourrait m'aider. Mais ce con veut une répartie... J'te jure, c'est un gros dégueulasse. A ce niveau, ce n'est même plus du rentre-dedans. J'aurai peut-être besoin de toi pour le coup, mais promets-moi de ne pas lui fracasser la gueule comme l'autre gars...

    Néanmoins, ce réseau n'était pas si fermé que ça, suffisait de solliciter les bonnes personnes pour créer des ouvertures. Mais les informations coutaient chères, très chères. Et il était hors de question que Rachel y passe son salaire.
    La bouche en cœur, elle accorda un regard d'une gravité discordante à son prétendu petit-ami. Tous les deux jouaient gros sur ce coup-là. Plus que leur carrière, leur vie était en jeu.
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MessageSujet: Re: La vengeance est une justice sauvage, ft. Alexander Carter Ven 21 Nov - 8:35

Spoiler:
 

Rachel méritait bien sa réputation. Mais bien qu’elle sut parfaitement me répondre, et incarner la parfaite petite amie en études, elle ne put masquer sa surprise, sa réelle surprise, lorsque je lui volais ce baiser, ou peut-être fracassais le nez de l’alcoolique. Cela n’avait pas d’importance, cela passait très bien pour la copine choquée de la violence relative de son conjoint, et notre petite mise en scène avait eu le mérite de détourner les satanés regards indiscrets, bien que les oreilles demeuraient présentes.

Confortablement installé, je ne pus m’empêcher de lui sourire quand elle dénonça mon tempérament impulsif. Cela avait toujours été un de mes plus gros défauts, mais de me le faire remarquer par quelqu’un d’autres que des gradés militaires ou des policiers m’amusait. A croire qu’ils n’avaient tous pas si tort…

Puis, vint le vif du sujet…

Rachel avait apparemment bien fait ses devoirs, ou du moins elle était déjà au courant de bien des choses. De toute la traque contre mon père que j’avais menée, je n’avais jamais su approcher des vrais hommes de mon père. C’était des anguilles, et c’était ça la grande force du réseau de mon paternel. Ils ne s’affichaient pas fièrement comme faisant partie du gang  Carter, ils ne criaient pas à la gloire de leur Parrain. Ils se contentaient d’exister dans l’ombre, et d’accomplir leur mission dans la plus grande discrétion. Ce n’était pas les gars de Falcone, ou ceux anciennement de Black Mask, qui revêtaient une suffisance et arrogance particulière à servir de grands barons du crime et qui n’hésitaient pas à le faire savoir au reste du monde. Là était toute la difficulté de s’infiltrer dans le réseau de Giuseppe, et de l’atteindre…

Et de plus, officiellement, ce réseau avait disparu. Giuseppe Carter avait fui la ville, voire l’Amérique, et ses fidèles s’étaient fondus dans d’autres mafias. Cela revenait à …Chasser un fantôme. Chose impossible. Surtout quand on était le seul à croire qu’il existait... En effet, la Police avait depuis longtemps cessé d’étudier le dossier Carter, de même que la plupart des grands chefs mafieux ne croyaient pas à son retour et riaient à l’évocation de son nom. J’étais seul, dans cette chasse, et je n’aboutissais à aucun résultat…

Du moins jusqu’à ce que je rencontre Rachel.

Ted, disait-elle. Elle avait donc un contact, mais qui avait besoin de se faire grassement huilé la patte.
Je croisais les bras, réfléchissant.

L’argent, l’argent. Une information qui me coûterait cher, en plus du bonus que je me devais de verser à Rachel. Je savais bien qu’elle ne débourserait pas son salaire pour pouvoir faire son travail, plutôt pour ses folies de jeune anglaise. Quoi de plus normal, elle, mieux que quiconque, savait quels risques elle prenait pour la belle couleur verte des billets de banque. Elle serait sotte de ne pas en conserver le plus pour elle, et d’en profiter un maximum, tant qu’elle respirait encore.
Je soupirais.

« Et bien, vu que tu as pas des masses de choix pour pouvoir finir ton travail de fac’, je pense qu’il va falloir que je rende une petite visite à Ted. »

A ce même moment, la serveuse arrivait avec mon café qu’elle me servit. Je la remerciais d’un geste de tête puis sortis un billet que je posais sur l’addition qu’elle avait également amenée. Puis je souris de nouveau à Rachel, alors que la serveuse s’en allait.

« Promis, ma puce, son nez ne subira aucun dégât. »

… Ses parties intimes, par contre…

Je versais ma crème dans mon café et y réfléchissais. Donner du fric à ses petites racailles de merde m’écœuraient, d’autant plus qu’il s’agissait d’argent qui avait coûté la vie d’innocents. Et… que cet argent était certes en quantité incroyable, et que les intérêts y relatifs auraient de quoi me permettre de vivre correctement pour les trente prochaines années, je préférais ne pas trop puiser dans le stock. Déjà par souci de discrétion. Cela risquait d’alarmer certains, que l’argent du compte du fils Carter, resté stable et inchangé pendant dix ans, même pendant ses jeunes années d’adulte, devenaient soudainement fluctuant… Le coup du « J’aime m’acheter des Porsche et faire des soirées » ne passeraient pas, du moins, pas si on me connaissait un tantinet. Ce qui devait être le cas de ceux qui devaient surveiller ce compte…

Aussi, si le prix proposé par Ted s’élevait au-delà de ce que je daignais lui accorder, j’userais de la violence. Un homme vénal qui craignait pour sa vie serait prêt à donner n’importe quoi gratuitement.
Mais cela allait à l’encontre de l’avertissement de la jeune Andersen… et risquait de mettre en alerte Giuseppe que j’étais à ses trousses. Ce n’était peut-être pas la solution optimale. Je préférais encore perdre de l’argent, beaucoup d’argent, que de bousiller mon effet de surprise.

« On ira ensemble. Ted se dégonflera un peu, en voyant ton jolis minois. Et s’il reste con, il y aura mon minois… »

Je sirotais mon café, tout en gardant mon attention sur la demoiselle.

« Enfin, ça c’est si tu es toujours autant motivée à rendre un bon devoir de fac’… même en sachant le boulot que ça va représenter… »

Mes iris croisèrent ceux de Rachel, en quête  d’une expression spontanée, sincère…
Après tout, entre le moment où elle était au commissariat, face à un flic grande gueule, qui lui enfouissait 20 000 balles dans le soutif, et le moment où elle se rendait compte des sacrifices à faire pour avoir cette paie, elle avait très bien pu changer d’avis.  Je voulais en avoir la certitude, avant d’aller plus loin dans la conversation… Car si Rachel n’était pas déterminée…
Il en serait fini de notre accord. … et de bien plus…
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MessageSujet: Re: La vengeance est une justice sauvage, ft. Alexander Carter Jeu 27 Nov - 19:34

    Une certaine suffisance se lisait sur le visage du fédéral. Rachel se permit d'interroger un tel orgueil par un sourcil sceptique. Avec quoi avait-elle accepté de faire équipe ? Cet Alexander était une vraie bombe à retardement, et l'anglaise comprenait qu'elle avait signé pour être le kamikaze qui porterait la bombe Alex au cœur du clan Giuseppe. Sa vie valait-elle les quelques milliers de dollars qu'elle amasserait sans pouvoir les dépenser ?

    Rendre une visite à Ted ? La jeune femme pinça les lèvres. Non, elle ne prendrait pas ce risque. Alexander n'était pas prêt à s'infiltrer avec sang froid dans la pègre de Gotham. Il était trop impulsif, encore exalté par la possibilité d'approcher Giuseppe. Il commettrait nécessairement une erreur. Enfin, une autre. Exploser la gueule de ce pauvre innocent qui avait pour seul tort d'avoir trop picolé composait déjà sa première fausse note. Jouant le jeu de la copine - et non pas sans se forcer - l'anglaise posa une main sur l'avant-bras du jeune homme et prit un air soucieux :

    Non. J'irai seule. J'ai pas envie de passer pour une fille faible qui ne sait pas se débrouiller.

    Comprenez, je sais me débrouiller du con, bien mieux que toi, alors laisse moi faire et reste gentil.

    Bien évidemment que je suis motivée ! Je veux réussir. Je suis sûre que ça me permettra d'aller loin.

    Sauf que ça, elle en doutait. S'attaquer au clan Carter était sacrément culotté, et Rachel ne savait pas si elle avait la carrure pour se le permettre. Et puis, si elle le faisait tomber dans les mains des flics, elle serait fichée comme indic, et son crâne décorerait les trottoirs de Gotham le soir même. Mais avant d'en arriver à ses considérations déjà fallait-il approcher l'homme en question. Ted n'était qu'un gars qui connaissait un gars. Fallait bien commencer quelque part, mais on avait vu plus fiable.

    J'ai plus besoin de toi comme soutien moral Financier. Je suis sûre que je pourrai calmer ses ardeurs s'il veut bien entendre que je suis en couple.

    Et là était bien la difficulté dans cette affaire, graisser la patte de ce type était une chose, mais il allait la prendre pour une conne. En même temps, elle ne pouvait pas lui en vouloir d'espérer abuser d'une jeune anglaise fraichement débarquée. C'était bien pour cela qu'il fallait pouvoir le menacer. Si le type craignait pour son cul, peut-être qu'il ferait les efforts nécessaires pour l'aider à approcher Giuseppe.

    Si jamais il cède pas sur ses... prétentions disons, qu'est-ce que je peux bien lui dire ?

    Oui, pour le coup, elle prenait les idées de son soi-disant petit ami. Peut-être pouvait-il l'aider à faire pression. Mais autrement qu'en lui éclatant le nez, si possible.

    Rachel trempa ses lèvres dans sa nouvelle bière, savourant sa fraîcheur. Des litres d'alcool ne suffiraient pas à noyer la culpabilité naissante qui l'assaillait. En acceptant de bosser avec - pour ? - ce flic, elle avait accepté un dossier bien trop gros. Sa vie s'y jouait de plus en plus concrètement, et ça, ça lui donnait soif.
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MessageSujet: Re: La vengeance est une justice sauvage, ft. Alexander Carter Dim 30 Nov - 22:07

Mes yeux n’avaient pas quitté les siens alors qu’elle m’affirmait avec toute la spontanéité du monde qu’elle voulait poursuivre ce « devoir de fac ». Je relevais sans doute une once de doute, d’hésitation dans son regard. Elle n’était pas sotte, elle savait ce que ça représenterait. Toutes personnes qui s’attaquaient à de gros clans, Black Mask, Falcone, celui du Pinguin, ou du Joker, finissait irrémédiablement mort, à l’exception de s’appeler Batman. Notre cas était toutefois différent, le gang de mon père était supposé démantelé, et avant le danger se trouvait la difficulté. Il allait être dur pour Rachel d’arriver à dénicher des infos potables, mais je ne doutais pas beaucoup des capacités de l’anglaise. Elle y arriverait, si la motivation était au rendez-vous.

Bien qu’elle doutait sans doute du bien-fondé de se lancer dans une telle entreprise, elle paraissait en tout cas suffisamment déterminée pour dialoguer du plan avec moi.

Elle ne voulait pas de ma présence dans l’interrogatoire de Ted, ce qui me décrocha une expression offusquée. Elle affirmait avoir plutôt besoin de moi « moralement ». Certes, bon pour payer, mais pas pour participer… Je réfléchissais toutefois à ces paroles, et…devais bien avouer que la jeune brune n’avait pas tout tort. Elle aurait à faire à une brute, et ce sont les plus grosses brutes qui peuvent les effrayer. Néanmoins, brutaliser une brute faisait du bruit, et pouvait alerter le cartel qu’on s’en prenait à ses éléments, ce qui n’était jamais bon.

Je croisais les bras, pensif, alors que Rachel me demandait ce qu’elle pourrait faire, si Ted n’était pas charmé par une belle liasse de billets…

Ce qui serait le cas.

Ce genre de type était rarement assez con pour accepter de vendre des infos sur une mafia, qu’ils en fassent partie ou non. Ils savaient qu’ils avaient plus de chance de finir coupés en morceaux dans des sacs poubelles et jetés au fleuve plutôt que de se la couler douce avec le fric empoché.

Toutefois, si la promesse de l’argent ne les appâtait jamais, il y avait celle de la prison. Après restait à savoir si Ted était le genre de gars qu’il pouvait incarcérer… S’il avait déjà les preuves de divers méfaits à son sujet, c’était gagné. Autrement, cela risquait d’être pénible d’avoir suffisamment d’éléments sur ces délits ou sur son rattachement à une mafia – qui plus était une mafia fantôme – pour pouvoir le jeter derrière les barreaux.

Il rirait au nez de Rachel si elle le menaçait de le foutre à Blackgate. Et de même pour Arkham, il ne faisait certainement pas partie de la click de psychopathes pour risquer d’y aller.

Je regardais mon interlocutrice boire sa bière, alors que mes pensées continuaient de tournoyer. Il fallait trouver un autre moyen de pression, comme plan B.

« Je suis sûr que Ted est un bon gars, au fond. Il a pas envie qu’il arrive malheur à d’autres, comme il aurait pas envie qu’il arrive malheur aux siens… Il t’aidera. »

Le ton froid de mes paroles me surprit moi-même… Et le regard glacial que j’offris à la délinquante devait être assez communicatif pour bien lui faire comprendre le sens caché de cette phrase….

Ted, un homme, j’ignorais son âge, mais je le supposais n’être pas un tout tout jeune. Peut-être trente, quarante ans, voire plus. Il devait certainement avoir une famille. Des enfants, une femme – ou un homme – des parents, des frères ou soeurs… Si l’argent n’était pas une assez belle promesse pour qu’il risque sa vie, ses proches le seront. D’après ce que j’avais compris, c’était qu’un voyou. Un gars qui voulait gagner sa vie le plus facilement possible. Pas un tueur en série ou un dérangé. Un type normal ferait tout, pour sauver sa famille, non ?

J’attendis de voir la réaction de Rachel, me demandant si elle avait bien compris ce que je venais de dire, si j'avais visé juste aussi en imaginant le profil de Ted, et surtout, ce que ce genre de plan B impliquerait…
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MessageSujet: Re: La vengeance est une justice sauvage, ft. Alexander Carter Jeu 4 Déc - 22:02

    Ce fameux devoir de fac prenait de sacrées proportions. Les quelques oreilles qui se seraient perdues à suivre leur conversation devaient d'ailleurs bien se demander pourquoi un tel acharnement. On parlait d'intimidation quand même. Rachel pouffa, histoire d'assurer leur couverture.

    Genre ! Je me vois trop menacer sa mère après lui avoir dit que son fils est un pervers !

    Son rire aurait pu être convaincant s'il n'avait pas sonné aussi faux. L'idée d'Alex était plutôt bonne. Ce flic avait une vrai mentalité de voyou. Que faisait-il chez les féd' ? Certains diraient que c'est justement grâce à cette capacité de penser comme un criminel qu'il était si bon enquêteur. L'anglaise misait plutôt sur une seconde hypothèse : Alex était un criminel en puissance qui avait essayé de se ranger dans les rangs de la police afin de lutter contre cette partie sombre de lui-même. Loin de s'émouvoir d'un peu de violence, la jeune femme était sidérée par l'agressivité et l'impulsivité dont pouvait témoigner son partenaire.

    Son sourire mourut au contact de la bière. Décidément, elle allait écluser ce soir. Était-ce cette anxiété croissante qui la donnait si soif ? Elle s'était embarquée dans quelque chose qui la dépassait complètement, et elle sentait qu'elle allait le regretter.

    Au fait, je me demandais comment tu avais entendu parler de mon prof' de chimie ? Je veux bien que le monde soit petit, mais quand même ! Surtout que, de ce que tu as bien voulu m'avouer, tu n'es jamais allé à la fac'...

    L'affaire Ted était close pour un moment, Rachel voulait savoir d'où le flic connaissait Giuseppe Carter et pourquoi il était prêt à tout perdre pour retrouver ce type. Un tel sacrifice devait recouvrir un secret bien juteux. Et si l'anglaise devait faire partie de ce sacrifice, autant savoir pourquoi.

    Plus convaincante cette fois-ci, elle adopta les traits de la petite amie curieuse. L'une de ses mains se perdit sur la cuisse du jeune homme tandis que la seconde vint ranger une mèche molle derrière son oreille. Oui, elle s'amusait. Quitte à souffrir, autant prendre un peu de plaisir. Et puis, elle avait un rôle à respecter.

    Spoiler:
     
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