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 Fresh Blood - Batsy & Dicky

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ϟ Arrivée à Gotham le :
06/09/2014

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MessageSujet: Fresh Blood - Batsy & Dicky Ven 21 Nov - 20:06









 Fresh Blood
Bruce Wayne & Dick Grayson


Je reprends mon souffle, en retrouvant la pleine maîtrise, cherchant à ralentir les battements de mon coeur affolé par le reste d'adrénaline qui parcourt encore mon corps. Je regarde le liquide chaud et vermillon, couler le long de mes doigts. J'essuie du bout des doigts mes serres, ne prêtant pas attention aux cadavres encore chaud à mes pieds. Des dommages collatéraux. C'est ainsi que je les nommerais à la Cour. Rien de plus. Des êtres gênants que je me devais d'éliminer si je voulais parvenir jusqu'à ma proie, le grand Bruce Wayne. Je compte les secondes, tandis que les battements de mon coeur se ralentissent progressivement. Je range mes couteaux, me redressant, sentant mes muscles se tendre tandis que je me force à me calmer. Le calme, la maîtrise, la retenue, la froideur… C'est ce que l'ergot parfait doit être et représenter. La mort froide et silencieuse qui surgit sans prévenir. Implacable et sans pitié. L'ascenseur s'apprête à s'arrêter. Je prends une dernière inspiration tandis que je fais craquer les articulations de mes doigts. Moins d'une minute et tout sera réglé. Tout est est déjà écrit dans ma tête… Il suffit juste de jouer le morceau qui est déjà rédigé. C'est presque trop simple et ça le sera. Il n'est qu'un millionnaire sans intérêt, un homme qui se prélasse dans son argent et qui ose se dire sauveur de cette ville. L'idiot. Personne ne peut sauver cette ville, parce qu'il n'y a rien à sauver. La ville doit sombrer dans cette décadence, dans ce chaos, et c'est ainsi qu'au plus bas, la nouvelle Gotham pourra s'élever à nouveau. Sans lui. Parce qu'il n'en est pas digne...

L'ascenseur finit par s'immobiliser. Je retiens mon souffle. Les portes s'ouvrent. Je serre un peu les poings. J'ai l'impression d'être un acteur qui attends sagement que le rideau se lève. Je relève la tête, posant mes yeux sur ma cible. Il m'attend sagement, tout vêtu comme un prince dans son costume, en compagnie d'un autre grand industriel de la ville. À tout les deux ils me semblent être le parfait exemple de la bourgeoisie décadente de Gotham : ceux qui pensent que leur argent et leurs belles idées à la con suffiront à sauver le monde. Comme si cela suffisait à rendre l'humanité meilleur. Les deux se tournent vers moi en entendant la sonnerie de l'ascenseur. Un sourire se dessine sur mes lèvres tandis que je fais un pas hors de la cage, laissant derrière moi une empreinte ensanglantée. Je ne le leur laisse pas le temps de réagir. Je lance mon premier couteau sur le gêneur, visant pile entre ses côtes. L'homme s'effondre comme escompté émettant pour seule plainte un gargouillement de sang. Je continue de m'approcher d'un pas lent et assuré vers ma cible. Ma proie. J'arbore un fier sourire tandis qu'un rire discret m'échappe. Ma voix s'élève doucement tandis que je me prépare à lui bondir dessus, lames aux poings.

"Bruce Wayne…"

Oh comme je vais aimer trancher cette gorge, comme je vais aimer voir la vie s'éteindre dans ses yeux, lui qui va ramper dans son sang tandis que la dernière chose qu'il verra sera les yeux impitoyables de son prédateur, de son bourreau. Je suis la serre de la Cour, son ergot et c'est de ma main que l'homme le plus influent de la ville va mourir. Son sang me servira de couronne et fera de moi l'assassin le plus craint de cette ville. Même Batman semblera insignifiant à côté de moi. Je serais l'ombre, la main de la justice. La vrai justice. Le chevalier noir n'est qu'un imposteur. Il ne comprend pas l'importance de notre plan. Il ne comprendra jamais. Car il est comme Gotham, il est aveuglé. Il a besoin qu'on lui ouvre les yeux et qu'on lui montre que c'st dans la douleur et dans le mort que l vie renaît. Gotham doit mourir pour redevenir la ville idyllique qu'elle était. C'est ainsi et personne, pas même Batman et surtout pas Bruce Wayne va nous en empêcher. L'homme se tient face à moi, et je le regarde comme l'homme mort qu'il va bientôt être. Une proie de plus. Mais quelle proie. La plus prestigieuse. La plus noble. Le millionnaire agaçant qui se pavane avec une fille différente à ses bras chaque soir avant de se prétendre ensuite comme un bienfaiteur. Il n'est qu'un menteur qu'il faut éliminer un obstacle.

"La Cour des Hiboux te condamne à mort."

Je me jette sur lui, m'apprêtant à planter mes serres dans sa gorge et à sentir son sang se répandre sur mes mains. Que le plancher de la tour Wayne se recouvre de son sang et devienne sa tombe.



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Sam 22 Nov - 15:37









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Dick & Batman


Depuis des années, depuis Rachel, et Harvey, j’ai tenté de mener ma bataille, ma lutte, sur un autre terrain que dans les rues et les bas-fonds. Mon combat, ma mission, je la menais en plein jour, et à visage découvert. J’utilisais la réputation et les fonds de Wayne Entreprises pour mener des projets humanitaires, des programmes pour l’éducation, ou la réinsertion de ce que Gotham comptait comme malheureux et laissés pour compte. La ville n’avait plus besoin d’un nouveau héros qui traque les criminels, mais d’un mécène, de quelqu’un qui mettait des moyens là où il fallait, et non pas des coups de poings. Une nouvelle ère sans doute, qui dans un sens n’était pas pour me déplaire. J’y voyais l’achèvement de l’œuvre d’Harvey, son souhait, avant qu’il ne sombre dans la folie, que cette ville ne soit plus l’antichambre de l’Enfer  de Dante. Et j’y croyais. J’y crois toujours, bien que ces derniers mois, un nouveau vent, d’inquiétude, commence à souffler sur la ville.

Le Joker faisait des siennes, certes, mais rien ne s’était encore produit de suffisamment important pour me faire quitter le rôle du milliardaire excentrique cloîtré dans son immense manoir, et reprendre le masque du justicier de l’ombre. J’écoute les bruits qui courent, récolte les rumeurs, et même si certaines parlent d’un mystérieux étranger portant un masque, je n’ai pas encore besoin d’intervenir.

Ce jour-là, j’ai convié le PDG de Queen consolidated, une autre multinationale qui est implantée à Gotham, pour tenter de le convaincre de se joindre aux projets et aux programmes de Wayne Industries quant à la préservation et la sauvegarde de la ville. Nous avions achevé un déjeuner dans un des meilleurs restaurants de la ville, et dans un sens cela me dégoûtait de devoir ainsi le cajoler pour entrer dans ses bonnes grâces, et maintenant je l’avais emmené dans la verrière qui dominait la tour Wayne, pour finaliser les termes de notre accord.

La vue est époustouflante. Les parois vitrées offrent une vue panoramique sur la ville, inondée de soleil par cette belle après-midi. Queen et moi sommes debout en train de discuter, quand nous entendons l’ascenseur monter, puis s’ouvrir. Je mets une seconde à réaliser et comprendre le spectacle qui s’offre à moi. Un homme, vêtu d’une tenue sombre et équipé de tout un arsenal, s’approche de nous. Son visage est masqué, et ses yeux protégés par des sortes de lunettes évoquant un hibou. Qui est cet homme ? Est-ce un activiste fanfaron, comme ceux pour Greenpeace ou le Femen, qui interviennent parfois en étant costumés ? Je suis sur le point de prendre la parole quand je remarque avec horreur l’ascenseur. Ses portes béantes, comme une gueule affamée, renferme des corps avachis, et surtout, du sang. Beaucoup de sang. Une vraie boucherie.

Avant même que je puisse réagir une lame siffle, et vient atteindre sa cible : Oliver Queen, qui s’effondre sur le sol, émettant d’horribles borborygmes. Je veux me pencher vers lui, lui porter assistance, mais cet homme prononce froidement mon nom. Je me redresse lentement pour lui faire face, appuyé sur ma canne. Une chose est sûre, il est loin d’être un novice, pour être arrivé à maîtriser aussi facilement deux gardes du corps de métier, et tuer un homme d’un seul coup de poignard.

Je comprends ce qu’il est, et ce qu’il veut : moi. Sauf que je ne suis plus le guerrier, le combattant d’autrefois. Les années ont passé et mon corps, enfin mon genou a rendu grâce, après des années où je l’ai malmené. Je me prépare à l’affronter, transférant mon poids sur ma jambe valide pour ne pas le laisser me déséquilibrer, et je resserre ma poigne sur ma canne, qui pourrait s’avérer une arme précieuse. Il se jette sur moi après avoir prononcé ma sentence et le nom de mon bourreau. La cour des hiboux. On dirait ce conte pour enfants qu’Alfred me racontait… Mais mon agresseur lance son poing vers moi, et j’arrive à l’esquiver de justesse.

Le bougre est rapide et précis. Jeune. Bien entraîné. Je recule d’un pas pour mettre un peu de distance entre nous et m’aider ainsi à anticiper ses prochaines attaques. Il pivote sur ses talons, furieux de s’être fait contrer, et je me sers de ma canne pour le repousser encore une fois, le temps pour moi de jauger mon adversaire.




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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Dim 23 Nov - 15:24









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Il esquive mon coup. Étrange, impossible même. Personne ne m'échappe. L'échec n'est pas quelque chose que je peux me permettre de connaître. C'est contre les principes même de la Cour. Les ergots ne ratent jamais leurs cibles. C'est plus qu'une simple devise, c'est un avertissement. Celui qui promet une mort rapide à ceux qui n'honorent pas leurs contrats. Le milliardaire sait se défendre, du moins esquiver… Après je doute de sa capacité à me rendre mes coups. Bien peuvent encaisser mais peu peuvent attaquer. Il tente de m'échapper en se reculant d'un pas. Furieux, je pivote d'un geste sec, essayant de lui porter un coup, qu'il repousse à l'aide sa canne. Mes lames raclent cette dernière tandis que je me recule très légèrement, les dents serrées. Les articulations de mes doigts craquent tandis que je l'observe, serrant les dents. Il ne devrait pas être capable de se défendre de la sorte. C'est un milliardaire avec des envies de jouer le messie de cette ville, rien de plus.

Je ne lui laisse pas le temps de reprendre ses esprits, et encore moins son souffle, venant à nouveau chercher l'affrontement. J'essaye de lui asséner à nouveau une droite, espérant arriver à le toucher, à nouveau, la canne vient faire obstacle et il arrive à me repousser. Agaçant ce millionnaire. J'attrape un couteau dans ma ceinture, décidant que si ce dernier voulait jouer l'anguille, j'allais tout simplement l'épingler comme un papillon. La lame siffle dans l'air, traçant un bel accroc dans la manche de son costume hors de prix. De plus en plus étrange. Il ne cesse de me repousser, réussissant à chaque fois à parer le moindre de mes coups. Nous nous séparons, toujours l'un en face de l'autre, à se regarder à se considérer. Lentement je viens à l'observer plus comme un combattant que comme un simple milliardaire. C'est étrange. Il sait se battre c'est indéniable. Et inattendu. La canne est un problème. Un de ses genoux l'est aussi. Il est toujours sur la même jambe d'appui. Si je lui retire l'un et que je frappe dans l'autre… Il est mien. Je souris doucement tandis que je change de posture de combat. Ma voix résonne à nouveau, froide et étrangement calme.

"Tu te débrouilles bien pour un milliardaire boiteux Wayne… Mais voyons comment tu vas faire sans ta précieuse béquille…"

L'affrontement a déjà bien trop duré. Je ne peux me permettre de perdre plus de temps avec lui. Je prends une discrète inspiration avant de le feinter d'un coup de poing sur la gauche. Comme prévu il me bloque encore une fois avec sa canne, que je viens briser nette de l'autre main. La surprise se dépeint sur son visage tandis qu'il vacille quelque peu. Parfait. Je tape en plein dans sa rotule fatigué, le regardant souffrir avec plaisir tandis que je prépare mon coup de grâce. Mon coup de pied le frappe de plein fouet pile au niveau du sternum.

"Vole Wayne, vole."

La vitre éclate derrière lui dans un fracas assourdissant et pourtant adorable à entendre. Les éclats de verre volent tout autour de nous tandis que je la regarde tomber. Il bascule en arrière tandis qu'au fur et à mesure il disparaît de mon champ de vision. Je me recule, récupérant au passage les lames qui traînent sur les cadavres, avant de m'éclipser par une des fenêtres, allant faire mon rapport à la Cour. Agenouillé devant mes supérieurs, la tête baissée, j'énonce froidement le résultat de ma chasse.

"Bruce Wayne est mort."



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Mar 9 Déc - 21:11









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Tout se passe à une vitesse ahurissante. J’ai à peine eu le temps de réaliser la scène tragique et sanglante qui venait de se dérouler dans l’ascenseur que mon invité s’écroulait à mes pieds, dans une mare de sang. Et ce type. J’ai parcouru bien des pays, fréquenté bien des gens, côtoyé les triades japonaises, rencontré des chefs de guerre afghans, connu des membres de la plupart des sociétés secrètent qui pullulent dans l’ombre. J’ai même été entraîné par le grand Ras-al-ghul en personne, et pourtant, je n’ai jamais, jamais vu un costume comme celui que porte l’assassin qui s’approche de moi. Un hibou, comme il l’annonce lui-même.

Mais qui sont-ils ? Que me veulent-ils ? Ils m’envoient mon juge et mon bourreau en même temps alors que je ne soupçonnais même pas son existence. Et maintenant je suis seul, seul face à un assassin surentraîné alors que je n’ai plus combattu réellement depuis des années, et que j’ai besoin d’une canne pour me tenir debout. Heureusement que mon corps a été façonné par des années d’entraînement, et a gardé ses réflexes de chauve-souris qui veillait sur Gotham.  Je recule d’un pas pour me laisser le temps d’adapter ma riposte, de trouver mon attaque, et ma canne m’apparaît comme une fidèle alliée, pas seulement pour me tenir debout, mais aussi pour éviter de me faire embrocher. Je pare les coups les uns après les autres, autant par réflexe que parce que je commence à comprendre la façon de bouger, de fonctionner de mon adversaire. Et, pire que tout, je sens sa rage. Grossière erreur combattant, le secret est de rester absolument calme en toutes circonstances, peu importe ce qui arrive. La colère est une bien trop mauvaise conseillère pour la laisser s’asseoir à table lorsqu’on défend sa vie. Ou qu’on veut prendre celle de quelqu’un d’autre.

Mais son jeune âge, et sa parfaite condition physique s’imposent rapidement d’eux-mêmes, et je n’esquive son coup de dague qu’à la dernière seconde, y laissant au passage une manche de mon costume. Un prix bien raisonnable à payer. Cependant, j’arrive quand même à le maintenir à distance, et à esquiver ses attaques. Ce n’est pas du combat, mais à ce stade, de la simple survie.

Il parle encore, une voix rauque, de celles qui parlent peu. Je me demandais combien de temps il allait mettre avant de comprendre où était mon point faible, et comment réussir à en tirer avantage. C’est maintenant. Je reste sur la défensive, sans trop savoir comment il comptait m’atteindre. Il me porte un premier coup que j’esquive, et il en profite pour briser sèchement ma canne. Je viens de perdre ma meilleure alliée. Maintenant je suis vulnérable, et il le sait. La suite n’est qu’une question de minutes, même si je suis prêt à vendre chèrement ma peau.

D’un rapide mouvement sur lui-même il balaye ma jambe valide, et je mets un genou à terre en poussant un grognement sourd. Avant même que j’aie le temps de relever totalement la tête, je sens un coup porté avec violence au niveau du plexus. La baie vitrée cède dans mon dos, et pendant une seconde la seule chose que je sens est l’air frais, et le bruit de circulation des dizaines de mètres plus bas, alors que des centaines de milliers d’éclats de verre scintillent autour de moi.

J’entends simplement ses paroles, narquoises, accompagnant ma chute, ce « Vole, Wayne, vole » avant qu’il quitte mon champ de vision. Heureusement pour moi, mon ancêtre a eu la bonne idée de préférer le style néo-gothique, et mes bras agrippent une gargouille qui domine la ville. Au moins eux ne me feront pas défaut. Suspendu dans le vide, retenu par la seule force de mes bras, j’attends. Je vois une silhouette qui s’éloigne et disparait. Grossière erreur hibou : on ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué… Me hissant lentement, je prends appui sur la gargouille, après m’être assuré que mon poursuivant était parti. J’en ai appris beaucoup ce soir. Une confrérie secrète, un assassin diablement efficace mais qui présente de nombreux défauts, dont celui d’être arrogant et bien trop sûr de lui.

*Quelques heures plus tard*

Je suis sorti de l’hôpital sous les flashs des photographes. Une nuée de journalistes m’assaille pour avoir des nouvelles de l’extraordinaire incident qui m’est arrivé. Alors je me prête docilement à leur jeu, à leurs questions, me montrant poli, courtois, insistant que le fait que je suis tellement désolé pour la perte de l’industriel qui était venu me trouver, et mettant l’accent sur cette horrible agression qui me visait, sans que je comprenne pourquoi. Je termine donc sur un beau laïus sur les industries Wayne qui vont lancer un nouveau programme de lutte contre les violences urbaines, on enrubanne le tout d’un beau ruban rouge et j’en fais cadeau à la presse, avant de saluer modestement tous ces si patients journalistes, et m’engouffre dans la limousine garée devant l’entrée du bâtiment. Une fois la porte fermée et les vitres teintées remontées, je dégrafe la minerve et l’attelle totalement inutiles que j’avais mises pour apitoyer les journalistes, et accentuer encore le côté victime miraculée, que je rejette un peu plus loin sur la banquette.

Alfred, je crois qu’il est temps pour la chauve-souris de reprendre du service…




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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Mer 10 Déc - 4:55









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Je me pensais victorieux sur tout les tableaux : Bruce Wayne était mort de ma main et la Cour était satisfaite de mon travail. Que demander de plus ? Pas grand chose. Une fois mon rapport effectué, je rentre chez moi, me changeant rapidement pour ensuite aller profiter d'une douche, histoire de me laver du sang et de la sueur qui collent à ma peau. Alors que je regarde l'eau tourbillonner dans le siphon, je repense à cette affrontement, au plaisir que j'ai eu à le voir enfin plier genou face à mes coups, à le voir passer par cette immense vitre. Je ferme les yeux, un sourire au coin des lèvres. Le simple plaisir de sentir toute cette rage en moi s'exprimer dans un combat, tout ça pour finalement le voir mourir sous mes yeux. Une espèce de conclusion parfaite avec un goût de succès dans la bouche. Mais le plus plaisant c'est la gloire que j'en ai tiré. Je suis l'ergot qui a tué Bruce Wayne. Je reste quelques minutes sous l'eau, essayant de détendre mes muscles au maximum histoire d'éviter la moindre crampe ou courbature.

Une fois hors de l'eau, je m'enroule dans une serviette, et passe un vieux t-shirt et un jogging, me disant que je fêterais bien ce succès devant un film et une bonne tasse de café. J'allume mon ordinateur, le branchant par réflexe sur les chaînes locales, histoire d'entendre parler de mon succès. Je commence doucement à sortir une tasse du placard lorsque j'entends la voix désagréable du millionnaire cracher au travers des enceintes de mon ordinateur.

Lui en vie ? Je serre la tasse entre mes doigts, l'écoutant faire ce putain de discours sur l'horrible agression qu'il a subit et du besoin de relancer le programme contre les violences urbaines. Je serre les dents, sentant une colère bouillonnante s'emparer de moi. Comment ?! Comment a-t-il pu survivre à une chute du haut de la tour Wayne, c'est impossible ! Il aurait du y passer ! Je pousse un hurlement de frustration, jetant la tasse contre le mur. Je passe les mains sur mon visage ne cessant de jurer tandis que le reporter continue, indiquant que le milliardaire tant aimé de la ville ne devait son salue que  grâce à une des gargouilles de l'édifices. J'aurais dû lui brise les poignets, non mieux, le briser en deux. Je m'énerve, je m'agace, je m'en veux de l'avoir laissé s'en sortir. Je ne suis pas homme à faire à moitié mon travail et j'ai une sainte horreur des gens qui essayant de tromper la mort. Il devait mourir. Ce n'est pas… acceptable qu'il soit encore en vie. C'est à ce moment là que mon téléphone sonne. Je n'ai pas besoin de regarder l'écran pour savoir qui vient me déranger. La Cour. J'entends presque les reproches d'ici. "L'échec n'est pas tolérable, Grayson." Je le sais. "Ton arrogance t'as fais fauté sur ce coup-là. Nous t'avions prévenu Grayson… L'ergot doit être parfait et ton arrogance est un défaut plus qu'insupportable." Je serre les dents, répondant au téléphone tandis que la voix de mon supérieur me parvient.

"Nous t'attendons Grayson. Ne soit pas en retard."

Je serre les dents avant de jeter mon portable au travers de la pièce, lui faisant connaître le même sort que la tasse. Je hais cet homme. Il devait mourir de ma main et voilà qu'à la place, il me fait passer pour un idiot aux yeux de la Cour. J'essaye de calmer les tremblements de rage qui parcourent l'entièreté de mon corps. Je le ferais payer. Et si il le faut, je le tuerais lentement, simplement pour le voir souffrir. Je regarderais la moindre parcelle de vie s'éteindre et glisser hors de son corps. Je referme d'un geste rageur mon ordinateur, allant m'allonger sur mon lit, dans le noir, essayant de passer outre le goût amer que j'ai dans la bouche.

*Quelques heures plus tard*

D'habitude, mes supérieurs aux masques de chouette se contentent de me donner mon ordre de mission… Mais ce soir, ils ne font que m'accabler de reproches. Selon eux j'aurais dû voir cette gargouille, j'aurais dû m'assurer de ma victoire avant de partir. L'échec n'est pas acceptable. Je ne cesse de serrer les dents, ne cherchant même pas à me défendre. De toute façon cela serrait inutile. Tout ce que je gagnerais, c'est de prendre une correction mémorable. Le genre que j'ai eu le droit de subir lors de mon entraînement. Alors je me contente simplement de courber l'échine.

"Ce n'est que quelques heures de répit. Bruce Wayne est un homme mort. Je ne laisse jamais filer une proie. Jamais. Vous savez que je suis le meilleur, offrez-moi l'occasion de me racheter et de vous prouver que je n'échoue jamais."

Ils hésitent mais finissent par accepter. Je les remercie avant de m'éclipser, allant directement au Manoir Wayne. Une rage presque froide me serre le coeur tandis que je finis par arriver devant cette imposante bâtisse. Perché dans un arbre j'appréhende le terrain, constatant avec un certain agacement que tout ne sera pas aussi simple que prévu. Je commence à faire le tour de la propriété, me cachant entre les arbres, comme un hibou pourrait le faire. Je ne peux entrer, pas ainsi. L'endroit semble bien gardé. Mais qu'il me donne une seule ouverture, et je vais l'égorger dans son lit. En attendant, je tourne autour du Manoir Wayne, tel un loup tournant autour de la bergerie.



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Dim 21 Déc - 10:31







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Dans un certain sens, cette agression avait au moins eu le mérite de m’ouvrir les yeux, et de me donner un électrochoc plus que violent quant à la situation de Gotham. Perdu dans ma tour d’Ivoire, relié au monde simplement grâce à la télévision et à un réseau d’informateurs qui faisaient trainer leurs oreilles dans toutes les rues et les ruelles de la ville, j’avais sous-estimé le danger qui se tramait dans l’ombre.

Une sorte de groupuscule avait attaqué Bruce Wayne, à la face du monde et en plein jour, ne se donnant même pas la peine de camoufler ma disparition en un vulgaire accident, comme ça arrive souvent. Et pourtant dieu sait qu’il peut en arriver des choses quand on prend, ivre, le volant d’une Maserati. Un groupe qui se croyait si intouchable qu’elle avait envoyé un assassin pour m’annoncer que ma tête allait tomber. Qui étaient-ils ? Que faisaient-ils ? Il fallait que je le découvre, il fallait que je perce ce mystère à jour, et pour cela, je ne pouvais pas le faire à visage découvert, en m’affichant. Non. C’était l’Autre qui devait à nouveau plonger dans les eaux sombres des bas-dons de la ville.

Mais dans l’état actuel des choses, cela m’était impossible. Le combat que j’avais mené contre cet assassin m’avait douloureusement rappelé les limites de mon corps, épuisé après des années d’entraînements, de batailles et de blessures. Et même si mes années sans porter le masque n’avaient pas été de la détente pure, ma raideur au genou nécessitait de prendre des mesures.

J’allai voir un médecin, puis Lucius Fox qui, telle une marraine bonne fée de conte, sortit de son bureau d’étude une structure me permettant de pallier à mes problèmes de genou. Et me rendant ainsi toutes mes facultés au combat. Dans les deux jours qui suivirent l’agression, Alfred et moi vécûmes dans un état de stress permanent. Il était évident que ceux qui avaient envoyé cet assassin ne supporteraient pas de voir leurs plans échouer, et quelqu’un reviendrait pour terminer le travail. Sauf que je n’étais pas prêt. Pas encore. Mais bientôt.

Et en parallèle de mes recherches pour me remettre, littéralement, sur pied, je me plongeai aussi dans toutes les bases de données pour découvrir d’où venait ce mystérieux assassin. Cette « Cour des hiboux ». Et c’est grâce à mon plus fidèle associé que j’eus un début d’élément de réponse. Une infime piste. J’étais en train de scruter l’écran de l’ordinateur dans la batcave, quand mon majordome vint auprès de moi. Après être demeuré silencieux une seconde, il me dit de son habituelle voix feutrée.

Maître Bruce, tout cela me fait penser à la comptine que vous chantiez étant enfant. Vous souvenez-vous ?

« Gare à la Cour des Hiboux, qui d’en haut scrute Gotham, au tribunal des chouettes qui sait tout de nos âmes car par-delà les murs, il entend chaque mot, gare à son bras armé, gare à son émissaire dont le nom est L’Ergot »
Oh oui je m’en souvenais. J’avais dû exhumer ce souvenir des eaux noires de l’oubli mais à peine Alfred s’était mis à fredonner que je pus le suivre sans même m’en rendre compte. Ainsi donc ils existaient. Et tout le monde le savait, au travers de cette comptine… Cela me rendait infiniment perplexe, cette contradiction entre cette société secrète dont je n’avais jamais entendu parler, et cette comptine, qui révélait son existence à tous les enfants de la ville…

Maître Bruce. Je crains que nous n’ayons de la visite ce soir…

Je relève le nez, revenant à la réalité après des heures de recherches, de consultation d’archives et de lecture de rapports de police et je bascule sur les caméras de surveillance du manoir. Je l’aperçois, fugace et furtif, entre les branches et les buissons. L’assassin. Le fameux Talon de la comptine dont j’ai fait les frais. Il est là. Il est là pour moi. Attention à toi Talon, parce que ce soir je suis prêt…




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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Jeu 25 Déc - 18:26









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J'enrage. Je tourne et tourne entre les branchages des arbres qui entourent le Manoir Wayne. Je sais que tu es là. Que tu te caches derrières ses murs, pensant que tu es à l'abris de mes griffes. Assis dans un arbre je guette, attendant la moindre ouverture, comptant les caméras de surveillance qui sont là, à m'épier. Je sais que tu me vois Wayne. Je sais que tu sais que je suis là. Profite de ses heures que je t'offre. Profite de ma clémence.

Seulement au bout d'un moment, tourner autour de ma proie m'agace, me fatigue, m'éreinte. L'attente m'énerve. Je ne veux pas lui laisser plus de temps. Je veux le tuer bon sang. Maintenant. Pas demain ou dans quelques heures. Je dois mettre fin à ses jours ce soir, histoire de prouver à mes supérieurs que l'échec n'est pas quelque chose avec lequel je suis familier. Il doit mourir sinon mon titre d'ergot serait entaché d'un échec. Chose qui ne peut arriver. C'est interdit. L'échec n'est pas toléré au sein de la Cour. Attaquer le Manoir serait une erreur, c'est sûr… Mais l'impatience me dévore, me ronge comme un mal et me pousse à quitter mon arbre, pour sauter par-dessus le mur d'enceinte. J'atterris en silence, sur la pointe des pieds en bas du mur, me tapissant dans l'obscurité. Je sais que tu me vois arriver. Et que vas-tu faire ? Lâcher tes chiens sur moi ? Lancer ta garde personnelle ? Venir m'affronter à nouveau ? J'attends Wayne. J'attends.

Mais rien. Lâche. Une proie c'est tout ce que tu es. Ma proie. Celui que je dois abattre. Rien de plus. Je n 'essaye même plus de me cacher, à quoi bon après tout ? Il sait que je suis là, que je viens pour lui. Que je suis la faucheuse, celui qui sème la mort à Gotham. L'ergot qui chasse chaque nuit. Je m'approche de la porte d'entrée, mes serres venant doucement griffer le bois de la porte. Le crissement est strident. Ma voix en comparaison est bien trop rauque et éraillée.

"Wayne, Wayne… Wayne est un lâche… Il se cache… Dans sa cage… Pensant que les chasseurs ne viendraient pas gratter contre les barreaux…"

Un rire m'échappe tandis que je délaisse la porte, prenant bien soin d'y laisser les empreintes de mes serres. Histoire qu'il se souvienne que j'étais là. Ou plutôt… Histoire que les autres se souviennent que c'est moi qui étais là pour lui ôter la vie. Je me tapis dans l'ombre, cherchant le moindre signe de vie au travers des immenses vitres… Mais rien, pas un chat. Il se terre. Je laisse mes griffes courir sur les vitres, traçant des sillons dans le verre épais.

"Tu te terres Wayne. Comme une proie. Je te pensais chasseur… Tu ressemblais à un combattant pas à une simple proie… Et pourtant tu te caches… Tu ne veux pas sortir jouer ?"

Lâche. C'est ce que j'aimerais hurler. Mais est-ce que cela aurait la moindre utilité ? Je ne pense pas. Tu ne veux pas sortir ? Très bien. Peut-être qu'il me faut donc t'enfumer ? Jusqu'à ce que tu te décides à sortir de ton trou ? Si il n'y a que ça… Je m'arrête face à un mur du Manoir, contemplant la pierre grise avant de sortir d'une de mes poches, un petit flacon de combustible. Le genre que les ergots gardent sur eux si il y'a quoique ce soit à faire flamber. J'y trempe mes doigts, commençant à rédiger mon message, un sourire au coin des lèvres. Satisfait, je lâche le flacon, considérant rapidement du regard mon oeuvre. Ce sera parfait. Une menace. Un préavis. Cours Wayne, cours. Je tire le paquet d'allumette de ma poche, et tandis que je me retourne, faisant quelques pas, je craque une allumette. La flamme illumine doucement le verre des lunettes tandis sa lueur me fait vaguement penser à une petite luciole un soir d'été. Un autre sourire m'échappe tandis que je jette le paquet désormais enflammé par-dessus mon épaule. Il ne faut que quelques secondes pour que je sente la chaleur des flammes lécher mon dos. Je continue de marcher, ne me retournant pas, de toute façon… Je sais ce qu'il est écrit.

"La Cour des Hiboux te condamne à mort Wayne."

Qu'il continue à se terrer si il veut. Demain je reviendrais et chaque jour qui suit si il le faut. Jusqu'au moment où il finira par sortir de sa cachette pour s'offrir à moi. Car ce jour viendra. Ce soir tu préfères te cacher ? N'ai crainte. L'ergot est patient. Tout les soirs je reviendrais, juste pour toi. Parce que tu es ma proie. À nouveau j'escalade les murs d'enceinte avant de retourner me fondre dans l'obscurité, allant retrouver ma tanière.



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Mer 7 Jan - 13:57







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La Batcave. Je n’y étais plus revenu depuis longtemps, avant qu’une première rencontre avec la femme chat n’aiguise ma curiosité, et surtout, que la tentative de meurtre par ce Talon ne me pousse à reprendre du service. Et c’est presque comme si c’était hier que je retrouve mon antre, là où tout a commencé, il y a bien des années. Tout est encore là, soigneusement entreposé, prêt à l’emploi. Ma batmobile. Mes costumes. Mes accessoires. Et aussi mon super ordinateur. Je me laisse retomber sur la chaise qui fait face aux écrans, et mes doigts se mettent à pianoter fiévreusement. Sur un premier écran je lance la retransmission des caméras de surveillance, et j’observe mon assassin qui m’attend. Patience, hibou, patience. Tu sauras bientôt quel goût a ma vengeance, je te le promets. Et elle aura un goût de sel. Il tourne comme un lion en cage, cherchant une faille, quelque chose, une brèche dans ma sécurité redoutable. Oh oui cherche.

Cherche encore tu ne trouveras rien. Ces années en sommeil ne m’ont pas rendu stupide, et j’en ai combattu de bien plus coriaces que toi. Le seul avantage que tu as eu, c’est l’effet de surprise. Je te le reconnais. Mais maintenant je sais. Je sais que tu existes, et pour ton malheur, je vais me mettre sur ta piste. Attention hibou, parce que dans quelques heures à peine, c’est toi qui va devenir le traqué et moi le traqueur. Et je suis un limier du genre tenace. Si je suis allé chercher un comptable des Triades jusqu’à Shangaï, te retrouver ici, dans ma propre ville, ne sera pas difficile.

L’autre écran commence à me montrer tout ce que l’on sait sur la Cour. Les comptines. Des peintures. Quelque bribes de ce folklore, cette légende urbaine typiquement gothamite. Tant d’années. Tant d’années à l’avoir écoutée, à l’avoir entendue, à l’avoir chantée. Tant d’années à penser que tout ceci était un conte pour enfants, comme le croque mitaines ou le père fouettard. Et pas une seconde je n’avais pensé au proverbe ‘’Il n’y a pas de fumée sans feu’’. Et il n’y a pas de comptine sans hiboux. Sans trop de difficultés j’arrive à m’introduire dans les bases de données de la police.

L’autre soir, j’ai entrevu le commissaire Gordon qui m’a remis un élément très intéressant. Un morceau de lame, qu’on a tirée du corps d’une des victimes. Brisée. L’assassin a dû la laisser là sans s’en rendre compte alors qu’il avait poignardé le pauvre type, et le combat légèrement musclé qu’il avait dû mener contre moi lui avait perdre sa minutie on dirait. Tant mieux pour moi. Je tenais la piste que j’attendais. J’avais lancé l’analyse de l’objet et là, sur mon écran, s’affiche une vue grossie d’une minuscule chouette, gravée sur la lame. Ainsi que, jackpot, un morceau d’empreinte suffisamment grand pour être exploitable. Je croise les données avec les bases de la police ,et à peine quelques secondes plus tard, mon écran clignote comme un sapin de Noël.

Bonsoir Dick Grayson. Ainsi c’est toi celui qui a voulu me tuer… C’est toi qui est sous mes fenêtres et qui tente de rattraper ton manque de précautions ? Tu peux toujours attendre, maintenant je te tiens. J’ai un nom. C’est tout ce qu’il me faut.

Mon regard parcourt alors son casier, et je suis surpris de voir la liste de tous ses hauts faits. Eh bien eh bien, en voilà un qui s’est mis au travail bien jeune. Par contre, ce qui est vraiment étrange, c’est qu’à partir de vingt ans, plus rien. Plus aucune arrestation, plus aucune connerie. Plus d’adresse, plus de facture, plus de métier. Il avait tout simplement disparu. Probablement le moment où cette mystérieuse « cour » l’avait recruté. Comment ? C’est ce que j’aimerais bien savoir. Depuis, il est devenu leur assassin et en contrepartie elle doit pouvoir à ses besoins. Malin.

Maître Bruce… Il semblerait que notre visiteur se soit légèrement enflammé, si je puis me permettre.

Mon regard quitte l’écran sur lequel s’affiche son casier, et bascule sur la caméra de surveillance. Ce petit avorton ose me narguer. Il a eu l’audace de mettre le feu au mur de MA maison. Rassure-toi, quelqu’un va bientôt avoir une très sérieuse discussion avec toi.

Le lendemain soir, je suis dans son salon, et j’attends. Le retrouver a été facile. Il suffisait de faire jouer quelques contacts, et heureusement, il y avait toujours quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui… J’étais donc arrivé devant un immeuble des bas-fonds. Le genre d’immeuble qui respire pas franchement le bonheur et la joie de vivre. En passant par les toits j’arrive rapidement jusqu’à son appartement. Je reste à l’affut, quelques instants, avant d’être sûr qu’il n’y a personne. L’oiseau s’est envolé du nid. J’en profite pour inspecter l’endroit. L’appartement typique d’un célibataire de son âge. Bordélique, sale, impersonnel. L’oreille toujours aux aguets, je fais rapidement le tour, cherchant quelque chose, un détail, un indice me permettant de dire à coup sur que c’est lui qui a tenté de m’apprendre à voler, l’autre soir, depuis la tour Wayne. Et c’est là que je découvre sa cache. Son placard qui mène à un étage désaffecté, et qui lui sert d’entrepôt. Je vois ce costume, le même costume qu’il portait quand on s’est affrontés. Des armes. Certaines impressionnantes d’ingéniosité, je dois le reconnaître. Je prends mentalement note de tout ce que je vois et je remonte jusqu’à chez lui quand j’entends des pas résonner dans le couloir.

La lumière est éteinte, et je suis debout devant ce fameux placard quand la porte s’ouvre.

Bonsoir, Dick Grayson. Ou devrais-je dire…Talon…




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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Lun 12 Jan - 19:55









 Fresh Blood
Bruce Wayne & Dick Grayson


Ma petite provocation d'hier soir n'a pas vraiment enchantée mes supérieurs. Selon eux c'était un acte trop voyant et bien indigne de ma condition d'ergot. Discrétion et efficacité. Tout ce que n'était pas mon acte d'hier soir. J'avais balayé ça d'un revers de la main disant simplement que ce n'était que pour insuffler la terreur dans le coeur de ce milliardaire boiteux, rien de plus. Mais tous étaient sceptiques. Ils pensaient que c'était trop tard. Et ils le pensent toujours. Selon eux… J'ai échoué. Et j'enrage de penser que j'ai été battu par un homme aussi pathétique que Wayne. Au point qu'une fois rentré de mission, j'ai à peine pris le temps de ranger mon équipement pour ensuite aller m'écrouler sur mon lit.

Et si il y a bien une chose que je n'aime pas dans ma condition d'ergot, c'est que je m'assoupis généralement jusqu'à midi avant de finalement ouvrir les yeux. Ce qui me laisse jusqu'au début de soirée pour avoir une vie. Mais après tout… Selon la Cour je ne suis qu'un assassin, leur assassin, mais rien d'autre. "Avoir une vie.. Des amis… Une petite-amie… C'est dangereux. C'est bon pour les autres. Toi… Toi tu es l'ergot. Tu es au-dessus de ça." C'est ce que mon mentor me serinait pendant des heures, un refrain qu'il ne cessait de me répéter pendant mes longues heures d'entraînement… Mais est-ce que j'en ai vraiment envie de cette vie ridicule ? Je ne sais pas.

Alors ce jour-là je me force à avoir cette routine qui me donne vaguement l'impression d'être quelque chose d'autre que le costume. Je passe sous la douche avant d'enfiler un jean et un T-shirt qui n'est plus de première fraîcheur. J'attrape mes clés et me décide à aller chercher de quoi manger, chose qui se résumé à un café glacé et un bagel. Quand au reste de la journée… Je le passe surtout à tenter de tuer le temps, ressassant toujours cette vengeance que j'aurais sur Wayne à la nuit tombée.

Et finalement, quand le soleil commence à décliner, je me décide à rentrer chez moi, prêt à retrouver mon costume et à abattre cette fois-ci le milliardaire. Lentement je remonte le couloir de mon immeuble, jouant avec mes clés tandis que je siffle. Les clés tintent dans la serrure et avant que je n'ai le temps de jeter celles-ci sur la table du salon, voilà qu'une voix retentit dans l'obscurité. Une voix qui connait mon nom, qui sait ce que je suis en réalité. Je serre les dents tandis que je distingue sa silhouette, debout face à mon armoire. Merde. Je glisse les clés dans la poche de mon cuir, avant de refermer la porte derrière-moi. Petit à petit ma vision s'habitue à l'obscurité tandis que je m'approche de la table basse.

"… Pour vous ce sera Talon. On ne se connait pas assez pour que vous m'appeliez par mon prénom… Chevalier Noir."

Je commençais à penser que j'étais trop bon pour attirer l'attention du grand Batman, ou alors qu'il n'était pas à la hauteur de sa réputation… Mais l'incident avec Wayne a dû attirer son attention… Il fallait s'y attendre. J'attrape le paquet de cartes qui traîne sur ma table, commençant à mélanger distraitement le paquet. Globalement… Je suis dans une position des plus désagréables. Je n'ai rien pour me défendre, à part ce que j'ai entre les mains, Batman est dans mon appartement et en plus il me bloque l'accès à mon matériel d'ergot. Et ce délibérément. Wayne va devoir attendre. J'ai une plus grosse proie sur le feu. Le genre qui pourrait faire oublier à la Cour mon échec avec Wayne. Les cartes semblent danser entre mes doigts tandis que je mélange et mêle les cartes les unes aux autres.

"Tu sais donc qui je suis… Ils vont me tuer maintenant que tu es au courant…. Rah… Dire que mon existence même devait rester un secret… Eh bien je pense que nous n'avons plus le choix… L'un d'entre nous doit mourir."

Je lève les yeux vers lui, cessant subitement de battre les cartes.

"Mais avant ça… J'ai besoin de savoir de quelle façon tu m'as retrouvé. Histoire que je ne fasse pas deux fois la même erreur. Quoi qu'attends… Je vais me faire le plaisir de t'arracher cette confidence en tant que dernières paroles. Ce sera plus amusant."

Un sourire m'échappe avant que je ne lui jette au visage une première carte, puis une seconde. L'idée c'est de le les lancer comme on le ferait avec des couteaux de lancers. Du bout des doigts, d'un geste sec. Ce n'est pas pour le blesser mais simplement pour le distraire, le faire reculer. Le temps pour moi d'approcher… Histoire d'attraper une arme digne de ce nom. Que ce soit un des couteaux qui doit trainer sous ma pile de journaux ou une des bouteilles en verre qui traînent de ça et de là dans l'appartement.



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Mer 28 Jan - 14:54







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Je ne t’ai jamais demandé ton avis, Richard.

Je le regarde sursauter en entendant ma voix, puis son regard, perçant et implacable, alors qu’il scrute l’obscurité pour trouver l’origine de la voix. Ma voix. Contrairement à ce que je m’attendais il garde son calme, et on est loin du jeune homme hargneux et emporté de l’autre jour. Peut-être que cette première déconvenue a-t-elle servi de leçon à cet apprenti assassin ?

Je ne le quitte pas des yeux alors que je vois sa main s’avancer, dans l’ombre, vers la commode. J’ai vérifié en entrant, et il n’y a pas caché d’arme. Alors, que veut-il prendre ? Seul mon regard bouge, alors que le reste de mon corps demeure immobile, prêt à riposter à la moindre forme d’attaque. Un jeu de cartes. Il a pris un jeu de cartes. C’est une plaisanterie ? Vraiment ? Que pense-t-il, que la seule chose que j’attendais, en venant le voir ce soir, était de me trouver un partenaire de poker ou de tarot ? Il semblerait que j’ai largement surestimé son intelligence, à le voir réagir de la sorte. Pourtant, je me tiens sur mes gardes. Mais il les manie avec une dextérité fascinante. Que fait-il ? Une distraction ? Je hausse un sourcil, écoutant son petit discours qui reprend. Ma voix rauque résonne ensuite dans le silence et l’obscurité de l’endroit.

En effet ils risquent très certainement de t’éliminer. Mais tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même si tu as été aussi discret qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine, Richard. Quant au fait de m’éliminer…explique-toi. Tu veux me défier au Monopoly ? Me provoquer à un Pictionnary ? Sois sérieux une seconde. Par respect pour toi-même.

Je reste toujours immobile alors qu’il commence à lancer les cartes vers moi. Non mais il est simplement ridicule. Que croit-il, qu’il va me mettre à terre grâce à son sublime jeu de cartes en papier ? Je hausse un sourcil et appuie discrètement sur un bouton de ma manchette, faisant glisser des verres de vision nocturne devant mes yeux, évitant ainsi le moindre risque de me faire indisposer par ses rectangles de carton. Quand bien même ils représenteraient le seul danger de cette soirée.

Mais je vois qu’il tente de se rapprocher petit à petit, et je le regarde. A part mes lèvres, et ma main pour actionner les lunettes, mon corps n’a pas fait un seul mouvement. Je ne comprends pas. Je ne le comprends pas. Alors c’est ça ? C’est ça le fameux assassin entraîné par une société secrète qui dirige Gotham dans l’ombre ? Laissez-moi rire. Je l’ai retrouvé en une nuit et il n’a rien de mieux à m’opposer qu’un jeu de cartes. Si je ne l’avais pas vraiment vu tuer les gardes du corps et l’industriel de mes propres yeux, j’aurais crié à l’imposture. Oh et puis c’est bien assez.

Et ensuite, tu comptes me jeter un Trivial Pursuit au visage ? Tu es pathétique. Pas étonnant que je t’aie trouvé si facilement, si tu te débrouilles aussi mal. Et pour l’instant, c’est mal, très mal parti pour m’arracher quoi que ce soit, à part un sourire quand je te vois.

J’ai assez joué. Bien assez. Il est temps qu’il parle, et qu’il me révèle qui sont ceux pour qui il travaille. Qui sont ceux qui l’ont entraîné, et payent sûrement pour cet appartement ? Qui sont ceux qui se cachent derrière la Cour des Hiboux. Un seul mystère m’a échappé, mais plus pour longtemps. En deux enjambées je suis planté face à lui et je lui décroche un coup de poing qui l’envoie par-dessus le canapé et je contourne le meuble pour me retrouver planté au-dessus de lui, me penchant pour attraper son t-shirt.

Cesse de jouer. Maintenant tu vas me dire tout ce qui concerne la Cour des Hiboux. Vite.




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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Lun 2 Fév - 22:57









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Richard. Un frisson de dégoût et de colère parcourt mon corps à chaque fois que ce prénom traverse ses lèvres. Personne ne m'appelle Richard. Personne. C'est Ergot ou à la limite Dick… Mais Richard…. Il n'y avait que ma mère qui pouvait me nommer ainsi. Alors entendre Batman user de mon prénom comme si il me connaissait, je dois avouer que ça me fait salement grincer les dents. Mais le pire c'est qu'il commence à oser remettre en question mes qualités d'assassin et de combattant. Alors certes, je dois avouer qu'il y a mieux qu'un paquet de cartes pour affronter le Chevalier Noir en personne… Mais faute de mieux, autant faire avec. Je me contente de serrer les dents avant de commencer à lui jeter les cartes, m'avançant vers lui. Seulement là où je m'attendais à ce qu'il recule ne serait-ce qu'un peu, voilà qu'il reste immobile, insensible au moindre projectile. Et le pire c'est qu'il continue à mettre en doute mes capacités de combattant. C'est ça ose me sous-estimer… On en reparlera quand je t'aurais planté un truc entre les deux omoplates.

"Ta gueule !"

Je m'emporte sous le coup de la colère, ne supportant qu'il n'ose pas reconnaître ce que je suis. C'est moi qui ai massacré les gens à la Tour Wayne ! Je suis celui qui a faillit tuer Wayne ! Je ne suis pas cet homme que tu trouves pathétique. Je suis l'ergot, l'assassin de la Cour ! Il devrait me craindre et non se moquer de moi. Et alors que les cartes fusent avec rage voilà qu'il se décide enfin à bouger. Deux enjambées, c'est ce qu'il lui faut pour me rejoindre. Je m'apprête à le frapper mais voilà qu'un puissant coup de poing me cueille à la mâchoire. Un coup si violent que j'ai le droit de passer par-dessus le canapé. J'atterris lourdement sur la table basse, la sentant céder sous mon poids. Un grognement m'échappe tandis que je reste sonné bien quelques secondes à terre, la mâchoire anesthésié par son coup. La vache.. ce mec est une brute. D'un seul coup de poing il vient de sévèrement me calmer, a tel point que je me demande si demain je n'aurais pas encore ses phalanges tatouées sur la joue… J'ai à peine le temps de rouvrir les yeux qu'il vient m'attraper par le col de mon T-shirt, m'annonçant qu'il est temps de cesser de jouer. Mais la suite de sa phrase me fait sourire… Un rire m'échappe tandis que je croise son regard.

"Gare à la Cour des Hiboux, qui d'en haut scrute Gotham…"

Je commence à chanter, conservant se sourire presque dérangeant aux lèvres, alors que mes yeux ne quittent pas les siens. Lentement je sens qu'il te tente de me relever. Oh pas question que je me laisse faire… C'est bien mal me connaître. Je ramène rapidement mes genoux contre moi avant de poser mes deux pieds sur son sternum, poussant de toute mes forces pour le repousser. Chose qui fonctionne. Sa prise se défait et je le vois basculer par-dessus sur le canapé. D'un bond je me relève avant d'attraper la première chose qui me tombe sous la main. Mes doigts se referment sur le goulot d'une bouteille que je brise contre les restes de ma table basse. D'un bond souple je me rejoins, venant abattre le tesson contre la cuirasse de son armure. Le verre éclate, griffant à peine la peinture de son costume. Je lui assène un coup de poing, ne me souciant pas de mes phalanges qui hurlent à la mort sous cette rencontre brutale. Tant pis si je me blesse, ce qui est important c'est de le tuer lui, car si il s'en sort et que la Cour l'apprend… Je suis un homme mort. Alors les coups que je lui porte ressemble bien trop à celui d'un homme qui vit peut-être la dernière nuit de sa vie. Alors si je dois tomber, je compte bien le faire tomber avec moi. Je lui porte un autre coup, sentant mes phalanges hurler un peu plus contre son armure. Ce n'est pas la meilleur façon de l'affronter… Mais la rage et l'envie de lui faire ravaler ses paroles me consume. Je veux le voir mort. Je veux avoir sa tête, simplement pour la jeter aux pieds de mes supérieurs. Alors voyons que tout ce que j'obtiens à le frapper de la sorte c'est de me briser la main pour rien, je me décide à écouter notre échange, réussissant à m'échapper. Je me recule jusqu'à la cuisine, considérant le panel de choix qui s'offre à moi… Soit j'arrive à atteindre mon équipement et là nous pourrons nous affronter à armes égales… Soit… Eh bien pas grand chose… Parce que vu les coups qu'il m'inflige… Si le combat s'éternise trop, je suis un homme mort.



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Lun 23 Fév - 23:05







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C’est que le jeune homme est poète en plus d’être croupier...

Comme je l’avais prévu, il réagit immédiatement à ma petite provocation, et m’insulte sans autre forme de procès. Intérieurement, je lève les yeux au ciel en constatant qu’il a si peu de sang froid. Il doit être un assassin, une ombre parmi les ombres, et pas avoir un caractère aussi explosif. Pour être dans l’ombre il faut le devenir, et pas s’embraser à la moindre contrariété. Amateur…vraiment un amateur. Et sa pseudo tentative pour me déconcentrer en me lançant des cartes à jouer au visage est tout bonnement ridicule. C’est vraiment lui que cette Cour semblerait avoir formé ? Semblerait avoir désigné comme son bras armé et son bourreau ? Un amateur pareil ? Enfin, j’en ai vu bien assez et ma patience à des limites. Qu’il cesse ses enfantillages et qu’on finisse par vraiment s’expliquer.

Je m’avance vers lui et lui assène un violent coup de poing qu’il n’a même pas le temps de parer. Au contraire, mon poing ganté heurte sa joue à pleine puissance et la force de mon coup le fait basculer par-dessus son canapé miteux et retomber sur sa table basse, qui s’effondre sous son poids, faisant également se briser la vaisselle sale et les bouteilles de bière qui s’y trouvaient. Il n’a même pas repris ses esprits quand je reviens au-dessus de lui et que je saisis son t-shirt pour l’amener lentement vers moi, demeurant néanmoins au-dessus de lui.

Je lui ordonne de me parler, de me révéler tout ce que je dois savoir, et rapidement. Je n’ai pas de temps à perdre avec un tel débutant, un tel sous-fifre. Des têtes vont tomber, mais pas la sienne. Il devra payer pour ses crimes, même s’il a agi pour le compte de commanditaires. C’est lui qui a du sang sur les mains, et qui a tenu le couteau, ou le revolver. Mais avant tout, avant de le remettre aux autorités, il doit parler. Je pêche de bien plus gros poissons que lui, il n’est que l’appât. Le leurre.

A ma grande surprise, et comme si mon coup de poing et la chute ne lui avaient pas suffi, voilà qu’il se met à chantonner cette comptine, cette chanson obsédante qui a gambadé dans mes oreilles depuis l’enfance, me donnant la clé d’une porte dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Et ce petit crétin sourit, sa lèvre fendue laissant échapper un mince filet de sang sur son menton mal rasé. Mais qu’est-ce qu’il peut insupportable ! Et il en repousse les limites alors que je pensais qu’il ne pourrait m’énerver davantage. Seulement, je me suis laissé distraire, pour de bon cette fois, ce qui lui permet de me repousser de ses deux pieds sur mon torse. Mon corps bascule en arrière par-dessus le canapé, mais je retombe sur mes pieds et me redresse rapidement, mon regard parcourant la pièce pour savoir où il se trouve. C’est là que je le vois venir vers moi avec un tesson de bouteille dans sa main, qui vient s’écraser contre mon armure en un grincement sinistre.

Tu penses sincèrement que c’est avec ça que tu vas me battre ?

Sa rage remonte en lui comme une bouffée, et il repart à l’attaque, teigneux, hargneux, et irréfléchi. Ses poings nus viennent s’écraser contre les plaques de métal, mais il persiste. Il n’abandonne pas, et cela, je dois le lui reconnaître. Il est tenace. Je le repousse une fois, puis deux, et un troisième de justesse, avant que je n’attrape son poing de ma main gantée, et que je commence à le serrer avec force, en me modérant cependant.

Cessons de jouer et parlons. Alors, dis-moi qui te commande ? Qui t’oblige à tuer pour eux ?

Ma main serre encore plus fort celle de ce Dick, et je l’oblige lentement à tomber à genoux face à moi.

Parle vite et on en restera là. Je n’ai pas pour but de te blesser, mais seulement d’avoir les informations que je souhaite. Par contre, je n’hésiterai pas à obtenir ces noms, par n’importe quel moyen. Parle…

Et je force encore, entendant un gémissement de douleur s’échapper de ses dents serrées. Espérons qu’il va choisir la voie de la raison, celle qui est avantageuse pour tous, plutôt que le chemin long, pénible et fastidieux du silence…c’est dans son intérêt.


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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Ven 6 Mar - 1:20









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Sur son armure mes phalanges se brisent et mes os hurlent, et au lieu d'arrêter, je continue. Poussé par une rage irraisonnée je continue. Je veux le voir mort, je veux que sous mes coups il courbe l'échine et qu'il s'admette vaincu. Je suis l'ergot… L'assassin qui dans l'ombre redresse Gotham. Qui la purge de ses imperfections. Je suis le vrai sauveur de cette ville, celui qui ose se salir les mains pour que Gotham renaisse et devienne ce modèle de perfection que la Cour souhaite. Lui que fait-il ? Il ne sert que ses intérêts. Il veut être vu comme le Chevalier de Gotham, celui qui fait le bien et qui protège les innocents. Des conneries. Tu n'es rien. Rien face à la Cour et rien face à moi. Il me repousse une ou deux fois avant de finalement attraper mon poing. Mon regard croise le sein et j'ai à peine le temps de réaliser ce qu'il se passe qu'il commence à broyer ma main. Je serre les dents, et tente de lui échapper alors qu'il me fait comprendre qu'il en a marre, qu'il veut passer aux choses sérieuses. Ses questions glissent sur moi et pour seule réponse je lui crache au visage. Va mourir avec tes questions. Ses doigts se referment douloureusement sur ma main, faisant hurler mes phalanges. Arrête putain. Je ne dirais rien de toute façon. Je pousse un grognement de douleur alors qu'il m'ordonne de parler. Ses doigts se crispent un peu plus sur mes os, m'arrachant un long gémissement de douleur. Arrête, bordel. Je ne peux rien dire. Je tente de me débattre, mon autre main venant frapper son poignet, en vain. Lâche-moi…

"Va te faire foutre… Je ne te dirais rien, alors brise-moi les os si tu veux, tue-moi même, tu ne sauras rien. La Cour restera un mystère à tes yeux, une vague comptine…"

Je tente un sourire qui finit par ressembler à une grimace alors qu'il serre un peu plus ma main. Il va finir par me briser quelque chose, et je pense qu'il n'aura aucun remord à le faire. Parce que pour lui je ne suis qu'un pion. Si tu savais. Je suis la clé. L'ergot. Les griffes de la Cour. Sans moi elle n'existerait pas et sans elle je ne serais rien. Nous formons un tout. Je suis la Cour, je suis l'ergot. Ils veillent sur Gotham, je suis leur bras armé. Je continue de tenter de libérer ma main, sentant mes os hurler de plus en plus… Il va finir par me briser la main. Une autre plainte s'élève de mes lèvres alors que j'entends quelque chose craquer. Je hurle, refermant ma main libre sur mon poignet.

"Continue ! Je ne sens rien ! Je m'en fous ! Je ne te dirais rien, juste pour avoir le plaisir de te laisser avec ce mystère sur les bras ! L'Ergot ne meurt jamais ! La Cour est éternelle ! Contrairement à toi ! Si ce n'est pas moi, c'est l'ergot suivant qui aura ta peau !"

Au moment même où ses mots traversent mes lèvres, quelque chose semble se briser en moi. Comme si je venais de faire sauter quelque chose au sein même de mon esprit. Je me fige tandis que mon regard se fait plus vague. Je n'essaye plus de m'échapper, de me battre. C'est comme si tout s'était tu d'un coup. Un calme étrange et brutal. Je baisse la tête, fixant le sol tandis que tout se brouille dans mon esprit. Toutes mes pensées semblent se diluer… Je peine à me concentrer sur quelque chose, je pense à quelque chose et voilà que ça me file entre les doigts. Je peine à esquisser un concept, une idée… Même vague. C'est comme si j'avançais dans un brouillard épais. Mon esprit suffoque. Je tente de prendre une grande inspiration, mais rien. J'ai toujours l'impression d'étouffer… Je ne sais plus de quoi je parlais… Je ne sais même pas ce que je fais là. Puis doucement, au milieu de ce brouillard, quelque chose se dessine. À la manière des messages qui apparaissent sur les miroirs face à la buée… Un message. Quelque chose. La tête basse, je bouge lentement les lèvres avant de commencer à marmonner quelque chose. Une comptine. Je sais que c'est ce que je dois faire. L'ergot de cette Cour. Les serres du hibou. L'ombre qui veille sur Gotham. Celui qui doit apporter la lumière, qui doit purger le mal.

"Il entend chaque mot, gare à son bras armé, gare à son émissaire, dont le nom est l'Ergot…"

Je termine la comptine, les derniers mots se brisant sur le bout de mes lèvres. Tout me revient lentement. Je suis l'Ergot. Et lui est le mal que je dois purger. Ainsi aussi brutalement qu'elle s'est évaporée, cette rage, cette colère revient. Faiblement je recommence à me débattre, grondant, gémissant face à la douleur, ne cessant de le couvrir d'insultes.



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Jeu 19 Mar - 21:28







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Parle. Parle donc. Cesse de faire l’enfant que tu n’es plu. Cette de prétendre au héros que tu n’es pas. Tu n’es qu’un pantin. Un pion sur un échiquier tellement plus grand que ton regard n’en voit même pas les limites. Remplaçable et jetable. Failli, tombe, échoue ou meurs, et tu verras vite qu’ils n’attendront pas l’aube ou le crépuscule suivant pour recruter ton remplaçant, qui suivra la même formation que toi. Qui te remplacera. Bientôt ils ne connaîtront même plus ton nom, ils ne se rappelleront même plus que tu as travaillé pour eux. Oui pour eux. Et pas avec eux. Ne te leurre pas, Talon, pour eux tu n’as pas plus d’utilité qu’un chien de garde qu’on pique quand il devient vieux et inutile. Alors cesse de jouer les chiens fidèles, eux ne le seront sûrement pas avec toi.

Pourtant il a la hargne collée au ventre, et je dois employer les grands moyens pour le faire céder, le faire plier. Le faire parler. Je sais être implacable mais jamais je n’ai aimé faire souffrir pour le plaisir. Et c’est ce qui m’a toujours empêché de basculer de l’autre côté. Parce que les bourreaux n’ont pas vécu avec la douleur comme moi je l’ai fait. L’avoir près de moi depuis le fameux soir dans cette ruelle. Comme une vieille amie, ou une vieille amante. Alors qu’il tentait de me battre j’intercepte son poing et le serre. Petit à petit.

En un mouvement sec j’aurais pu casser toutes ses phalanges, mais ce n’est pas ça que je cherche. Je veux des informations, pas le briser. Alors j’appuie. Doucement d’abord, et de plus en plus fort. Cède. Cède idiot, entêté. Tu ne gagneras rien à part souffrir comme un chien et porter un plâtre pendant des semaines, voire plus. Tu penses que tu es loyal en ne disant rien ? Eux n’hésiteront pas à te coller une balle dans la tête à la seconde où ils n’auront pas besoin de toi, à la seconde où tu seras un poids plus qu’un outil. A la seconde où ils ne seront plus intéressés.

Tu ne vas peut-être pas mourir, et en tout cas pas de ma main, mais la Cour va tomber. Je te le dis et je te l’affirme. C’est la chauve-souris qui parle, et elle n’a qu’une parole.

Je force, insiste, et étrangement je sens que quelque chose cède. Sauf que ce n’est pas sa main. Comme s’il plongeait en lui-même, une sorte de fêlure dans son esprit. Il reste hagard, quelques secondes, avant qu’il ne se mette à bredouiller la comptine que je déteste tant à présent. Mais qu’ont-ils bien pu lui faire pour le rendre ainsi ? Pour le mettre dans cet état d’asservissement ? C’est alors qu’il relève les yeux vers moi et je retrouve à nouveau cette flamme de haine et de rage qui l’habite. Sauf que j’ai bien assez joué et je suis fatigué. D’une pression du doigt je déclenche un jet de gaz soporifique qui lui arrive en pleine face. Et une seconde plus tard, il s’effondre lourdement sur le sol crasseux de son appartement minable.

*_*

Il ouvre enfin les yeux. Depuis plusieurs heures il est installé dans cette cellule de la batcave, où je l’ai installé le temps qu’il se réveille. De mon côté, j’ai gardé ma combinaison alors que je suis installé face à l’ordinateur central, et j’examine différentes pistes par rapport à la Cour, et à lui. Rien ne trouble le silence à part le tonnerre de la cascade en fond, et les couinements lointains des chauve-souris nichant dans les voûtes.

Je m’approche des plaques transparentes refermant la cellule et pose ma main gantée dessus.

Bonjour Dick. Tu es ici dans mon antre. Comme tu n’étais pas disposé à parler, et que je ne pouvais pas te laisser dehors, considère-toi mon invité jusqu’à ce que tu m’apprennes tout ce que je veux savoir…



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Ven 27 Mar - 23:26









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"La chauve-souris n'est que la proie du hibou… Tu peux parler autant que tu veux, mais tes mots sont creux…"

Je crache cela entre mes dents alors que lentement je semble enfin reprendre conscience, comme si je revenais à moi après un long blanc. J'ai presque du mal à comprendre la situation. Comment en suis-je arrivé là ? Je ne sais plus, tout ce que je sais c'est que le Chevalier noir est en train de me broyer les phalanges, simplement pour  m'arracher quelques informations que je ne peux lui révéler. Un hurlement de douleur m'échappe alors que je tente de me soustraire de son étreinte. Lâche-moi. Lâche-moi… Lâche-moi ! Seulement alors que je me débat entre ses griffes, voilà qu'il se fatigue de cet interrogatoire qui ne mène à rien, et décide donc de couper court à cet affrontement. J'ai à peine le temps de croiser son regard que je sombre brutalement. Il me lâche alors que je m'écroule lourdement sur le sol de mon appartement crasseux.

*

Le sol est froid et étrangement humide. Je prends une longue respiration alors que j'ouvre doucement les yeux. Aurait-il été suffisamment idiot pour me ramener dans son antre ? Serais-je bien dans le nid de la chauve-souris ? L'idiot. Lentement je retrouve la pleine maîtrise de ma respiration alors que je me relève doucement, non sans étouffer un grognement de douleur en tentant de prendre appui sur mes mains. Un sourire s'esquisse sur mes lèvres alors que sa voix grave résonne. Je me relève alors que mon regard se pose sur les parois transparentes qui me servent de barreaux. Fantastique… J'ai l'impression d'être un oiseau dans une cage. L'image me fait doucement rire. Est-il fier de sa prise ? Est-il heureux d'enfin tenir un oiseau de proie tel que moi ? Non… Bien sûr que non… Parce qu'il ne se rend pas compte de ce qu'il tient… Il pense que je ne suis qu'un pion, qu'un chien fidèle sans la moindre importance… Ignare. Je suis l'Ergot. Le bras armé de la Cour. Crains-moi plutôt que de m'observer comme un animal en cage. Je fais craquer les articulations de mes doigts avant de finalement croiser son regard, étant aussi neutre que possible.

"Invité ? Je crois que le mot que tu cherches en réalité c'est "prisonnier…"

Il perd son temps, je ne dirais rien. Parce qu'il n'a rien à dire. La Cour doit rester un mythe pour lui. Un fantôme après lequel il court encore et toujours. Je pousse un soupir avant d'esquisser un sourire. Tu peux me retenir ici autant que tu le veux, je ne dirais rien. Mes yeux se posent sur mon équipement d'Ergot que le Chevalier Noir semble examiner, sûrement pour voir si il ne peut pas en tirer quelque chose. Un rire m'échappe. Tiens, tiens, tiens… On dirait que je viens de trouver ma porte de sortie.

"Je n'ai rien à te dire… Du moins… Richard Grayson n'a rien à te dire… L'Ergot lui… Lui pourrait tout te raconter."

Mes yeux glissent vers mon uniforme alors que je croise les bras. Oui je suis sérieux. Pas la peine de me poser la question. Rends-moi ce qui fait de moi un Ergot, que je puisse te montrer ce que c'est de confronter la Cour… Et non Richard. Seulement je pense qu'il ne me rendra jamais mon uniforme. De peur que je le tue certainement. Je m'adosse au mur avant de me laisser glisser au sol, m'asseyant en tailleur alors que je ferme les yeux. Je pousse un autre soupir.

"Que les choses soient clairs. Je ne te dirais rien. Tu peux me torturer, me blesser, me menacer autant que tu veux, je ne t'apprendrais rien. Je ne te serais d'aucune utilité et plus t'acharneras avec moi, plus tu perdras ton temps. Alors tu as le choix, soit tu me gardes ici et tu devras me briser pour obtenir la moindre information de ma part ou alors tu me laisse sortir de cette cage ridicule et tu me laisses te montrer ce que c'est que de rencontrer l'Ergot de la Cour. C'est simple… La torture ou la mort. Maintenant la vrai question est de savoir si l'homme sous le masque est réellement prêt à tuer un homme simplement pour en apprendre plus à propos d'un conte pour enfant…"

Un sourire m'échappe alors que je rouvre les yeux et que je croise à nouveau son regard. Alors… Es-tu prêt à me sacrifier comme mes supérieurs le feraient sans la moindre hésitation, ou vas-tu tenter la chance et oser glisser tes doigts entre les barreaux de la cage et prier pour que le monstre que je suis ne te morde pas ? Toute la question est là.



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Lun 13 Avr - 12:23







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Autant frapper contre un mur de briques. Ou tenter de souffler contre le vent. J’ai bien compris que tant qu’il ne se déciderait pas de céder de lui-même, que ce ne sera pas lui qui accepterait de changer, je ne pourrai rien. Il a été entraîné, conforté pendant des années dans l’idée que ce qu’il faisait était juste et nécessaire. Que ce qu’il faisait était rendre service à ses protecteurs. A ceux qu’il prenait pour ses bienfaiteurs. Comme un chien n’hésite pas à mordre les cuisses des moutons si c’est ce que lui demandent ses maîtres. Il n’a eu qu’un son de cloche, une seule voix et rien, rien au monde ne rentrera dans cette tête de pioche si je l’affronte de façon frontale. Cela ne fera que le conforter dans son illusion qu’il est dans son droit, qu’il est la victime, et que je tiens le rôle du méchant pour qui rien n’est plus important que de s’interposer dans ses plans.

Alors je dois ruser, trouver un autre moyen, pour éveiller l’étincelle de vérité dans son esprit. Ne pas y aller par la force mais par la ruse. Je suis installé devant l’ordinateur de la batcave, qui ronronne doucement dans le bruit ambiant de la cascade et des légers piaillements de mes colocataires aux ailes membraneuses. Et je tourne lentement la tête en l’entendant se réveiller derrière-moi, dans la cellule aux parois de verre blindé d’un côté, et la roche de l’autre.

La durée de ton séjour ici va dépendre de la rapidité avec laquelle tu me dis ce que je veux savoir. Plus vite tu parles, plus vite tu sors…

Bien sûr que non. Non je ne vais pas le laisser arpenter les rues de Gotham, après ce qu’il a fait, avec ce qu’il risque encore de faire. Formaté comme il l’est, rien ne dit qu’il n’ira pas se mettre au service de je ne sais quel autre protecteur puissant simplement pour se sentir à l’abri, protégé et utile ? Et après des heures de réflexion, plongé dans la semi-obscurité de mon antre, je me dis que je n’ai pas un éventail de choix si large que ça qui s’offre à moi. Soit j’arrive à le « redresser », soit il va finir tout droit à Arkham ou Black Gate. Ou au fond d’un sac de morgue.

Eh bien, changeons. Avant de te faire dire quoi que ce soit, c’est toi qui va écouter.

J’ai gardé mon costume, et il va falloir que je le garde encore un long moment. Jusqu’au moment où je serai sûr que de me montrer à lui à visage découvert ne présentera aucun risque. Ni pour moi, ni pour lui. Je me tourne ensuite vers le bureau et je saisis les dossiers que j’ai imprimés. Les dossiers de chacune de ses victimes. Enfin, celles que j’ai pu identifier jusqu’à présent. J’ouvre la petite trappe qui sert à faire passer de la nourriture, et fais glisser un premier dossier.

Tu t’imagines que tes victimes étaient toutes coupables ? Des dangers ? Des menaces ? Eh bien permets-moi de te détromper. Leur seul défaut, leur seule erreur, c’est d’avoir contrecarré les plans de cette mystérieuse Cour…Ouvre.

J’attends qu’il prenne les feuilles entre ses doigts avant de commenter à voix haute.

Samuel Andrews. Expert comptable. Marié à sa femme, Lila, qu’il a rencontrée à la fac, depuis dix ans. Deux enfants, Timothy et Carla. Pas une amende. Pas un excès de vitesse. Juste un retard de paiement dans ses impôts il y a trois ans, et deux amendes de stationnement gênant. Rien. Méritait-il de mourir ? Non. Rien ne justifiait qu’on te demande de le tuer. On t’a dit qu’il était coupable. On t’a dit que c’était quelqu’un de mauvais. Il ne l’était pas. On ne peut rien lui reprocher. Il était innocent.

Je fais glisser un autre dossier vers lui.

Tu veux continuer ? Le suivant est pareil… Nancy Cunningham. Trente sept ans…

Et j’entame une longue litanie, de noms, de faits, de dates, glissant un dossier, puis un autre, puis un autre, à travers la trappe. En espérant que ces preuves pourront commencer à faire entrer un peu de lumière dans son obscurité.



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Mer 29 Avr - 22:26









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Il m'agace, au point que j'ai envie de lui sauter à la gorge. En fait, pour être plus précis, je ne sais pas ce qui m'agace le plus, le fait d'être enfermé ici à la manière d'un oiseau en cage ou le fait de devoir supporter son discours moralisateur et faussement remplit de justice. Comme si lui exerçait la vrai justice. Lui qui porte aussi un masque et qui au lieu de révéler son identité à tout le monde se contente de faire régner sa propre justice, dans un chaos qu'il ose appeler l'ordre. Je serre les dents, alors qu'il m'apprend que mon temps de captivité va dépendre des réponses que je lui donnerais. Je reste silencieux, lui faisant comprendre que ses réponses il peut se les mettre là où je pense. Je ne prononce pas un mot alors qu'il fait glisser un dossier jusqu'à moi. Dossier que je feuillette du bout des doigts sans rien dire. Je ne vois pas où il veut en venir. Je connais ses personnes, du moins j'en ai l'impression, à mes yeux elles n'étaient que des cibles à abattre, des êtres dont je devais me débarrasser pour le bien de la Cour. Rien de plus. Leurs prénoms n'avaient aucune importance et le reste de leur famille, encore moins. Ce n'était et ce ne sont que des cibles. Des choses sans importance qu'on oublie. Je le laisse faire sa liste avant de jeter le dossier contre la paroi de verre.

"C'est bon ? Tu as terminé ? Non ? Tant pis. Quel est le but ? Tu veux en appeler à ma conscience ? C'est peine perdu. Il y a longtemps que je l'ai fait taire."

Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je me lève, m'approchant des parois transparentes. Je plante mon regard dans le sien, alors que d'une voix basse, je lui avoue l'affreuse vérité.

"Tu veux tout savoir ? J'ai aimé les tuer. Ouais, j'ai adoré sentir leur sang chaud sur le bout de mes doigts… Et si on me demandait de le refaire, je le referais avec le plus grand plaisir. Parce qu'ils n'étaient rien à mes yeux. On me disait "va les tuer" et je le faisais. Parce que si je refusais de le faire, c'est moi qui y passait. Le monde n'est pas parfait, c'est tue ou fais-toi tuer. Et franchement, entre moi et des personnes que je ne connais pas, le calcul est vite fait."

Et une fois de plus je me rends compte que j'en dis trop, mais cette fois-ci rien. Pas de brouillard, pas de blocage, je tremble quelque peu à cette idée. Ce n'est pas normal. Je devrais… Je ne sais pas. Pendant une seconde je regarde dans le vague, à chercher quelque chose. Une réponse. Une explication. Mais rien ne vient. Alors je regarde à nouveau.

"Qu'est-ce que tu m'as fait ?"

Je crache cela entre mes dents alors que je tremble de rage. Lui aussi. Il a du… C'est forcément cela. Il est comme eux. Non pire qu'eux. Il a… C'est forcément cela.

"Tu… Qu'est-ce que… Qu'est-ce tu m'as fais ?! Je…"

Je ne termine pas ma phrase, étouffant un hurlement. Non il n'est pas la Cour. La Cour n'est pas lui. La Cour m'a recueillit en son sein, elle m'a entraîné et m'a ouvert les yeux. Lui… Lui il m'enferme, il tente de manipuler mon esprit. Non. Ce n'est pas la même chose… Alors pourquoi les deux situations se superposent si bien ? Pourquoi cette cage semble toujours revenir ? Pourquoi essaye-t-on en permanence de m'impose ce que je dois penser ou faire ? Je prends ma tête entre mes mains et je tente de refouler ses visions de mes entraînements. De mon mentor qui dans son costume d'Ergot, n'hésitait pas à me frapper jusqu'à ce que je cesse de ressentir quoi que ce soit. Et chaque jours c'était ainsi. Je m'entraînais sans cesse, répétant sans cesse les même gestes jusqu'à ce que mon corps finisse par me lâcher. Et quand je pose mon regard sur la silhouette de la chauve-souris, je peux presque voir la silhouette de mon mentor. Je pousse un hurlement alors que je décoche un puissant coup de poing dans la paroi, ignorant le craquement sinistre des mes phalanges.

"Va te faire foutre Calvin !  Je ne suis pas ton Ergot, ni ton chien ni qui que ce soit.. Je suis… Je suis… "

Je ne suis personne. Je ne sais plus. Je le regarde avant de m'agenouiller face à lui, la tête basse. Je suis fatigué de tout ça. J'en ai marre. Je ferme les yeux et je pousse un soupir. Par moment j'aimerais que tout cela cesse. Que quelqu'un mette fin à ça. Définitivement.



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Lun 11 Mai - 9:36







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Comment faire ? Comment arriver à ouvrir une porte là où il n’y a qu’un mur lisse, sans aucune aspérité, sans aucune fissure ? Comment ? Je ne me suis jamais retrouvé dans ce cas de figure. Pourquoi ? Parce qu’en général j’impressionne suffisamment mes ennemis pour qu’ils parlent lorsque je leur demande les informations que je veux. Ou, qui se mettent sous ma protection, comme Barbara, à qui j’ai fait cette offre alors qu’elle n’était qu’apprentie justicière. Evidemment, je ne parle pas de mes plus grands ennemis, à qui je ne tenterai jamais de faire entendre raison, mais lui… lui est différent. Il a basculé du mauvais côté de la barrière et en même temps je sens qu’il y a quelque chose chez lui à sauver. Enfin, avant de me lancer dans cette mission suicide, il faut que je l’oblige à me parler. Il faut que je l’oblige à me révéler tout ce qu’il sait.

Malheureusement, ma première tentative se solde par un échec cuisant. Et plutôt que de le toucher, de tenter de lui faire prendre conscience que tous ses meurtres ne se justifiaient pas, de tenter d’au moins ébranler cette foi aveugle qu’il porte à cette Cour dont il est le bras armé. Armé oui, mais loin d’être lucide. Sauf que la sutie de son discours me glace. Me crachant au visage qu’il a aimé tuer, qu’il aime le goût du sang, qu’il aime faire du mal. Est-ce que c’est vrai ? Est-ce que la cour l’a vraiment transformé en une simple machine à tuer sans aucun remords ? Une sourde angoisse commence à naître en moi.

L’angoisse que finalement, il n’y a rien à faire. Qu’il est perdu ; Et pourtant tout le monde a droit à une seconde chance. Sauf que là je me demande si c’est bien raisonnable de laisser un chien enragé là-dehors. Où il risquerait de faire plus de mal que de bien, même si ce n’est pas sa faute. Mes mâchoires se serrent en l’entendant hurler, en l’entendant. Ou alors c’est une simple provocation ? Une tentative de me mettre hors de moi ? Pourtant ce n’est pas parce qu’il m’aura fait sortir de mes gonds que je vais le libérer. Bien au contraire…

Je soupire légèrement, tentant déjà de réfléchir à mon prochain coup, comme aux échecs, lorsque je la sens enfin. La faille. L’aspérité. La lézarde dans le mur. Je ne comprends pas ce qui se passe, mais une chose est sûre, quelque chose est en train de se produire. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais j’arrive enfin à entrevoir ce qu’il y a sous ce masque de jeune crétin arrogant et prétentieux. Comme une réminiscence. Provoqué par quoi ? Je n’en ai aucune idée. A part que ce qui se produit a dû lui rappeler un autre évènement familier. Quelque chose qu’il aurait vécu. Et qui l’aurait suffisamment secoué pour qu’il se mette à trembler. Un nom sort. Gavin. Un indice. Le premier depuis que j’ai vu. Le premier qui filtre entre ses dents serrées. Puis c’est l’escalade. Une explosion de rage après de longues minutes à répéter sans sans cesse les mêmes questions.

Un chien. Alors comme ça il s’est fait maltraiter pendant son entraînement ? Alors comme ça il semblerait que ce Gavin s’apparente plus à un geôlier qu’un mentor. Il faut que je profite de cette opportunité, car je ne sais pas quand il sera à nouveau dans un état de faiblesse comme celui-ci. J’hésite. Soit je le pousse dans ses retranchements, soit je me montre compatissant. Mais je pense que la première est option est la seule valable. La seule qui pourrait porter ses fruits. Je m’approche de la vitre blindée et lance, d’un ton méprisant.

Et qu’est-ce que dirait Gavin en te voyant ? Hein ? Qu’est-ce qu’il dirait de voir son chien avoir échoué pas une fois, mais deux fois. Pire encore. Qu’il se soit fait démasquer. Qu’il se soit fait prendre. Et qu’il finisse prisonnier comme la dernière petite frappe de Blackgate. Malgré tout le temps qu’il a passé à s’occuper de toi, tu ne peux rien faire de mieux ? Vraiment ?



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Mer 10 Juin - 19:18









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"Va te faire foutre."

C'est tout ce que j'arrive à prononcer alors qu'il me toise, crachant avec mépris son discours. Il ne sait pas. Il ne comprends pas. Il n'était pas là. Il n'a pas subit l'entraînement de Gavin. Il ne sait pas ce que c'est que d'avoir été battu et battu jusqu'à ne plus sentir la douleur, d'apprendre à oublier qu'on est humain simplement pour n'être plus que l'assassin, la main armée de la Cour. Une machine à tuer sans la moindre conscience… Gavin répétait cela sans cesse. Tu n'es rien Grayson. Rien. Juste notre chose. Notre assassin. Tu n'es même plus Richard. Juste l'Ergot. Répète-le. Encore et toujours. Tu n'es plus rien. Juste l'Ergot. Plus rien. Richard Grayson est mort. Mort. Je croise son regard alors qu'un chapelet d'injure s'échappe d'entre mes lèvres.

"Va. Te. Faire. Foutre. Tu ne sais rien de Gavin. Rien. Il ne dirait rien. Absolument rien ! Parce que je ne suis rien !  Ni Richard Grayson, ni ton prisonnier, ni une petite frappe… Je suis l'Ergot, juste l'Ergot de la Cour. Alors félicitations tu m'as attrapé et tu m'as démasqué… Et qu'est-ce que tu veux ?! Des putain de confettis ?! Tu veux savoir ce que ferait Gavin ?! Tu veux vraiment le savoir ?! Il me tuerait ! Tout simplement ! Parce que j'ai échoué ! Et il n'en aurait rien à foutre ! RIEN ! Parce que je ne suis rien ! Juste l'Ergot ! Et si j'échoue, ce n'est pas grave ! Y'en aura un pour prendre ma place… Alors voilà ce qu'il dirait… Que j'ai échoué et il m'abattrait. Purement et simplement."

Étrangement toute la rage qui m'habitait s'envole et je suis calme quand les derniers mots s'échappent d'entre mes lèvres. C'est ça la vérité. Je ne suis qu'un pion que l'on remplace si besoin. Ai-je jamais été autre chose ? Non. M'en doutais-je ? Bien sûr. L'échec n'est par permis, l'Ergot ne peut pas échouer. Ça lui est interdit. Il échoue, on le remplace. C'est aussi simple que ça. Il ne m'apprend rien. Je le savais. Je savais que ça ne pouvait pas durer éternellement et qu'un jour… Ça finirait ainsi… Après tout ça fait déjà sept ans que je suis Ergot… Fallait bien qu'un jour je fasse une erreur. Je baisse la tête alors qu'une certaine lassitude m'envahit.

"Alors vas-y. Fais ce que Gavin ferait. Détruit l'Ergot, tue-le. Débarrasse-toi d'une menace qui règne dans ta ville. C'est mon sort après tout. J'ai échoué. Alors vas-y, applique ta justice. Sauve Gotham. Prouve-moi que tu as le cran de le faire… Car si tu m'envois à Arkham ou Blackgate… Ils me retrouveront et ils feront ce que tu n'as pas eu le courage de faire. Mon sort est scellé. Tout ce que je te demande, c'est de faire ça rapidement et proprement. J'ai pas envie de souffrir comme un chien pendant des heures. C'est la seule chose que je te demande de m'accorder."

Je lève les yeux vers lui et le fixe froidement. Je suis un homme mort de toute façon, si je sors d'ici, je me ferais tuer. Alors de toute façon… Alors ce n'est pas comme si j'avais bien d'autre choix. C'est la fin. Ce n'est qu'une question de temps à partir de maintenant. Je suis un homme mort. La seule inconnue désormais… C'est de savoir comment je vais y passer. Et tout ce que je peux espérer c'est que ce soit propre et rapide… Manquerait plus qu'en plus j'agonise pendant des heures.



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Sam 27 Juin - 14:18







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Je le pousse. Je le pousse dans ses retranchements. J'ébranle les piliers sur lesquels il avait construit sa vision de la vie, et sa vision de la justice. En brisant tout, en mettant tout à plat, peut-être, et peut-être seulement, je pourrais arriver à quelque chose. Reconstruire autre chose à partir des ruines. Le reconstruire lui. Transformer cette rage, cette colère, et ces illusions en...en un outil pour la paix. Un allié plutôt qu'un ennemi. Un nouveau gardien plutôt qu'une menace. Mais ça va demander du temps. Du temps et de la patience pour le réveiller. Pour lui montrer où sont les vraies limites, où est vraiment la frontière entre le bien et le mal. Et heureusement je suis arrivé à le faire craquer. A briser ce masque d'arrogance qu'il s'était construit, et qu'il n'avait cessé de porter depuis notre première rencontre. Il suffit d'une faille et le mur le plus solide tombera. Je me retiens de sourire, parce que le plus dur est fait.

Ma main gantée se pose sur la plaque de verre alors que je l'écoute cracher son venin, impassible. Crache. Crache tout ce que tu as sur le coeur. Purge-toi de ce qui te ronge pour qu'on puisse repartir à zéro. Avoir un nouveau départ. Effacer l'ardoise. Du jeune crétin arrogant, il change en poupée, en marionnette dont les fils sont tenus par des forces bien plus puissantes que les siennes. D'autres mains dans l'ombre, dont il a...peur. Je la sens, qui sort enfin. La peur d'être remplacé. La peur de n'être finalement qu'un numéro, qu'un rôle interchangeable. Loin du "Je suis le seul et unique ergot" qu'il m'avait servi à notre rencontre...

Il se calme ensuite, avant de continuer. Et je le laisse dire, sans oser l'interrompre une seconde. Il a cédé. Il est vaincu. C'est ce que j'attendais. Ses certitudes se sont envolées. Il sait qu'il n'a plus rien sur quoi reposer. Et à ma grande surprise, il se dit même prêt à mourir, me demandant même de le faire rapidement. Bien. Très bien. Maintenant tu as tout perdu. Maintenant tu n'as rien à perdre. Maintenant nous allons pouvoir commencer.

Et si je dis qu'il y a une autre alternative?

Je laisse planer quelques secondes de silence pour qu'il enregistre cette idée, et je le regarde me contempler avec surprise et incompréhension.

Au vu de la liste de tes "crimes" tu aurais en effet de quoi aller à Blackgate pendant un long moment, c'est une certitude. Tout comme le fait que tu n'y tiendras pas une semaine est aussi une certitude... Et je ne peux pas te laisser ressortir. Parce que je connais ton identité. Parce qu'ils savent que je sais. Ce serait inhumain de te laisser te promener avec une cible dans le dos. Ce que je te propose c'est... deviens mon allié. Tu as le talent. Tu as l'entraînement. Tu as les compétences. Mais sers-t'en dans le bon camp. Au lieu d'être un assassin, deviens un sauveteur. Un protecteur. Qu'en dis-tu?

Je fais une légère pause avant de reprendre.

Tu vivras ici jusqu'à ce que je puisse avoir assez confiance en toi. En attendant, tu peux m'aider à protéger les innocents. Punir les coupables. Mais avec moi, on ne tue pas. On les arrête et on les remet à la justice. D'accord? Maintenant, Dick, tu peux faire la différence. Est-ce qu'en te regardant dans une glace, tu veux continuer à voir un meurtrier, ou quelqu'un qui a aidé à sauver des vies? Quelle est l'image de toi que tu veux avoir, et donner? Je te laisse le choix. Gotham a plus besoin d'anges gardiens que de hiboux tu ne crois pas?



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Jeu 9 Juil - 14:28









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C'est la fin. Cette fois-ci, y'aura rien pour me rattraper. Rien pour me sauver. Personne pour m'offrir une autre chance, aucune société secrète pour me prendre sous son aile. Non. Cette fois-ci, il n'y aura personne. Pas un ange gardien ou une autre connerie du genre. J'ai échappé à la mort une fois, mais cette fois-ci, c'est finis. Il ne pourra pas m'épargner, ou me gracier, pas après tout ce que j'ai commis. J'ai tué. Tué pour le plaisir, tué parce que l'on me l'a ordonné. Peut-être qu'il ne me tuera pas de ses mains… Mais si il m'envoie à Arkham ou Blackgate… La Cour l'apprendra et elle… Elle fera en sorte que je devienne pas une menace. Que je reste sage et que j'emporte son secret avec moi. Puis ils nommeront le nouvel Ergot, celui qui prendra ma place, celui qui deviendra leur nouvel assassin. Et moi… Moi je ne saurais plus rien. Même pas un numéro dans un dossier, ni même un nom dans la foule. J'aurais simplement cessé d'exister. Et le plus triste dans tout ça, c'est qu'il n'y aura personne pour me pleurer ou me regretter. Ni famille, ni amis. Un soupir résigné traverse mes lèvres alors que je fixe le sol. Je m'étais préparé à ce que ça arrive. Toute chose à sa fin. Je ferme les yeux et pousse un autre soupir. Et alors que je m'attends à ce qu'il m'annonce mon châtiment, voilà que bien autre chose traverse ses lèvres.

Une alternative ?

Impossible. Je lève les yeux vers lui, sans trop y croire. Une alternative ? Laquelle ai-je envie de demander ? Que va-t-il exiger de moi ? Que je devienne sa chose à son tour ? Je pourrais accepter. Étrangement une part de moi-même se dit qu'elle serait prêt à accepter n'importe quoi, juste si ça me permets de rester en vie. Quelques secondes passent alors que rien n'est dit. Puis il reprend. M'annonçant des faits que je connais depuis bien longtemps. Bien sûr que je suis bon pour Blackgate. Bien sûr que je ne peux pas retourner à la vie civile ainsi. Pas après ce que j'ai fais. Mais ce qui me laisse le plus perplexe c'est quand il vient m'annoncer que je pourrais devenir son allié. Un protecteur de Gotham, tout comme lui. Je continue de l'observer sans rien dire alors qu'il reprend. Il est sérieux. C'est ça le pire. Il est réellement sérieux. Il me propose vraiment de devenir son apprentie, son allié. Il est prêt à me faire confiance, à m'aider. La vraie question… C'est de savoir ce que je veux. Survivre. Peu importe la manière. Alors étrangement, son idée ne me semble pas si idiote que ça. Changer de camp. Je peux faire ça. Surtout si ça peut me permettre de rester en vie. Ma voix est étrangement calme alors que je commence à lui répondre.

"Je m'en fous de ce que je peux voir dans le miroir. Je m'en fous de l'image que je peux avoir de moi-même. Je veux juste… Rester en vie et redevenir quelqu'un. Je pourrais te mentir et te dire que j'ai à coeur le bien-être de cette ville… Mais contrairement à toi je n'ai pas de principes, personne à venger et aucune envie d'être un messie. Je veux juste vivre. Et si ça implique que je me mette au service de la ville et que passe le reste de mon existence à la protéger et à la sauver. Je suis prêt à le faire. C'est aussi simple que ça."

Un léger sourire se dessine sur mes lèvres.

"Et puis bon, je peux me faire à l'idée qu'il ne faut pas tuer mes adversaires…"

Quelques secondes passent avant que je n'ose rajouter.

"Alors… Qu'est-ce que tu me proposes ? M'entraîner avec toi ? Devenir ton partenaire ? Tu es réellement sûr de vouloir faire confiance à l'ancien Ergot de la Cour ? Tu n'as pas peur qu'à la minute même où je vais sortir de cette cage, je ne tente de te tuer ?"



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky Mar 25 Aoû - 13:44







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Le faire rejoindre la cause, c'est la seule chose que je vois pour lui. La seule opportunité qui m'apparaît, compte tenu des circonstances, c'est d'en faire un allié. Enfin, un allié... Il est bien trop tôt pour le dire. Allié implique confiance, et pour l'instant ma confiance, c'est la dernière chose que je lui accorde. Plutôt comme un outil. Un outil pour m'aider à surveiller Gotham, à veiller sur notre ville. A punir ceux qui le méritent et à faire en sorte que les gens puissent se sentir plus en sécurité dans ses rues. Et qui sait, peut-être qu'un jour il le sera vraiment, mon allié? Un jour... mais de loin pas tout de suite...

Je lui explique mon plan et il me regarde sans rien dire, jusqu'au moment où je m'arrête et le laisse parler, le laisse me donner son avis sur ce qu'il a décidé. Et je retiens un sourire sous mon masque.

Tu es honnête, c'est bien. Je préfère ça à de fausses promesses, ou à de faux idéaux dans lesquels tu ne crois pas.

Bien sûr, c'est aussi inquiétant de savoir qu'il ne croit en rien, et qu'il n'a aucun idéal qui l'anime, aucune volonté de faire le bien pour le simple plaisir d'aider son prochain. Et en même temps, il ne semble pas avoir été affecté plus que ça par des doctrines abstraites que "La cour des hiboux" lui aurait fourré dans le crâne depuis toutes ces années. Il les a servis parce qu'il se sentait important, parce qu'ils lui ont donné ce qu'il semblait chercher depuis toujours : de l'attention. De l'intérêt. Mais il ne les suit pas aveuglément, et ça me laisse une chance, un espoir qu'à force de faire de bonnes choses, de voir le soulagement sur le visage de quelqu'un qu'on a empêché de se faire agresser, les larmes d'otages qu'on a délivrés d'un braquage de banque... ça va le changer. Le faire se sentir important d'une autre manière, utile, peut-être même admiré. Voir que ses actions peuvent sauver des vies, ou les protéger d'un évènement terrible et dramatique...

Je le laisse sourire et j'écoute ses remarques avant de continuer.

Dick, je vais être clair. Pour l'instant je ne te fais pas confiance, et ma confiance, tu ne la mériteras pas avant un bon bout de temps. Avant, je vais te former, et t'entrainer. Tu vas oublier tout ce que tu as appris, tout ce que tu as fait, tout ce qu'on t'a mis dans le crâne, et tout reprendra à zéro. Avec moi. Ca sera long et difficile, et je suis un maître exigeant. Au début, je te tiendrai en laisse, et je ne te laisserai pas faire un seul pas hors de ma surveillance. Le moindre sale coup, je te dépose devant le commissariat avec un beau noeud rouge autour du cou et ton dossier scotché sur ta poitrine et direction Blackgate. J'hésiterai pas. Si tu es un danger pour les gens là-dehors, je t'élimine de l'équation. C'est clair? Bien. Maintenant je te laisse méditer là-dessus. On commencera demain.

Je tourne les talons et quitte la batcave. Je médite longuement sur ce que je fais. Est-ce que c'est la bonne chose à faire? Ou non? Est-ce que je ne suis pas en train de faire plus de mal que de bien, à vouloir relâcher un assassin surentrainé et sans scrupules dans Gotham, pour tenter d'en faire un justicier? Je n'ai aucune réponse, juste mon instinct. Et le besoin de le sauver. Ou tout du moins d'essayer de le faire. Et après quelques heures de sommeil je reviens me planter devant sa cage. Je suis en tenue de sport, pantalon un peu ample, tshirt près du corps, et surtout, un masque en tissu qui cache mon nez et la partie haute de mon visage, avec juste des trous pour les yeux. Je viens toquer à la vitre et l'appelle.

Debout. On commence maintenant. Je vais te donner de quoi te changer et on ira s'entraîner.



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MessageSujet: Re: Fresh Blood - Batsy & Dicky

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