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 Un partout, balle au centre {ft. Eddie

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ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

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MessageSujet: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Mer 17 Déc - 21:39

    Aaron avait toujours aimé l'effervescence qui se dégageait du public quelques minutes avant le début d'un match. Les visages trahissaient une émotion frénétique d'excitation et de joie exaltée. Les mains s'encombraient de bières quand elles n'étaient pas en train de serrer celle d'un supporter de l'équipe locale. Malgré la compétition à venir, c'était bel et bien un sentiment de cohésion et de solidarité qui se dégageait de cette masse de fanatiques du palet.

    Une clope au bec, assis sur les marches qui conduisaient au stade, le rocker attendait Edward qui devait arriver d'ici quelques minutes. Les deux amis d'enfance s'étaient donnés rendez-vous à l'occasion d'un match de hockey opposant l'équipe de Gotham à celle de Chicago. C'était une très belle affiche ! Et le rêve vendu animait déjà les conversations. Chicago était pressentie gagnante bien qu'un espoir stupide continuait à alimenter l'idée que Gotham pourrait surprendre tout le monde.

    Aaron avait passé une dizaine d'années sur des patins. L'explosion de sa carrière l'avait conduit à arrêter, et le musicien regrettait de plus en plus son choix. A l'époque où il jouait dans son garage, la perspective de passer pro' s'était présentée. Mais à dix-huit ans, il dut choisir entre l'enregistrement de son premier album et son entrée dans les ligues nationales. Son choix faisait de lui à présent une rockstar reconnue et respectée. Or, bien qu'épanoui dans sa carrière musicale, Aaron se demandait régulièrement comme aurait été sa vie s'il était devenu une icône du hockey. Faute de continuer à patiner, le musicien suivait de prêt l'actualité, et sincèrement, Gotham n'avait aucune chance. Chicago n'était pas seulement favorite, mais la première équipe au classement de la saison. Gotham allait se faire plier.

    Le rocker jeta un coup d'œil à son portable. Eddie avait prévenu de son retard, mais Aaron ne put s'empêcher de s'impatienter. Certes, ils avaient deux places réservées qui les attendaient. Or, les dernières minutes précédant l'ouverture de la rencontre était toujours très chargées en émotion. C'était grisant, et Redfield ne voulait pas passer à côté.
    Il aperçut alors Montoya s'avancer vers lui, mais sans le voir. L'étudiant passa en effet à côté de lui sans le remarquer. Aaron eut un rire pincé et se leva. Il rattrapa son ami d'enfance à pas de loup. A son niveau, il lui passa un bras autour de la taille et prit un air contrit :

    Chéri, je suis vexé d'être si transparent à tes yeux... Son geste se mut alors en une bourrade. C'était déjà plus viril. Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? questionna t-il tout en donnant les billets au guichet.
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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Lun 29 Déc - 20:57

Un partout, balle au centre × ft. Aaron & Eddie
Autant suite à notre première rencontre, c’était Aaron qui était revenu vers moi pour m’inviter à sa soirée, autant cette fois, c’est moi qui lui avait proposé un truc. Ah cette soirée… je crois que je m’en souviendrai un bon bout de temps. J’ai été pris pour un beau pigeon, mais au final, je le regrette pas tant que ça, vu que notre brouille lui a permis de recoller les morceaux avec la fille de ses rêves. Si déjà je devais jouer les dindons de la farce, autant que ce soit pour la bonne cause…

Entre temps, je m’étais rapproché d’Ophélia, et on avait passé une bonne après-midi tous les trois, l’autre jour, au café. Même si entre deux vannes, Aaron m’avait un peu parlé de ce qui lui était arrivé. C’était moche, très moche, et je pouvais pas le laisser comme ça. Le lendemain je l’avais relancé et il avait eu l’idée du match de hockey, comme ce qu’on s’était dit le jour de nos retrouvailles. Parfait. Ca faisait des siècles que j’étais plus entré sur une patinoire et c’était cool de faire ça avec lui.

Sauf que quelques heures avant de retrouver Aaron, un de mes vieux copains m’a rappelé que lui aussi, ça faisait longtemps que je l’avais pas vu…le poker. C’était quelque chose dont j’étais pas fier, un virus que j’avais attrapé en revenant ici, et dont je peux difficilement me passer. Bon, je suis pas tant accroc que ça, je me limite et je m’empêche d’aller à la salle de jeu plus d’une fois par semaine, et de pas dépenser plus d’une centaine de dollars mais parfois… comme on a envie de manger du chocolat, ou d’aller boire une bière, j’ai besoin de sentir l’adrénaline dans mes veines, de la lutte pour ne rien montrer, l’ambiance de l’endroit… Je voulais juste faire quelques parties, pour… pour avoir ma dose, en quelque sorte mais ce genre d’endroit est traitre. On y perd facilement le décompte du temps et c’est ce qui est arrivé. Heureusement j’avais quand même mis une alarme sur mon portable, juste au cas où, mais le temps qu’elle sonne, j’étais déjà quasiment en retard.

Je récupère mes jetons et salue Marv le croupier, comme les autres joueurs, et passe au guichet récupérer mes gains. Cent dollars gagnés pour cent dollars misés. Pas mal, j’ai doublé ma mise. Pas comme la semaine dernière où j’ai pas su voir le bluff de l’autre joueur et j’ai perdu toute ma mise de départ… Je me glisse hors du sous-sol qu’occupe la salle de jeu et file retrouver ma moto.

Merde, je suis à la bourre. J’envoie un sms à Aaron pour lui dire que je suis coincé dans les bouchons et je me mets en selle. Heureusement, en roulant à tombeau ouvert j’arrive à réduire mon retard, et au final, arriver même pas dix minutes après l’heure normale du rendez-vous.
Je me gare sur le parking de la patinoire, et enfile rapidement le maillot de l’équipe de Gotham par-dessus mon pull avant de remettre mon blouson, et en profitant pour me griller une cigarette au passage. Je marche tranquillement en direction de l’entrée de la patinoire, cherchant Aaron du regard, quand je sens qu’on m’attrape par la taille.

Avant même de réaliser que c’est lui j’ai déjà le réflexe de mes années d’arts-martiaux et je suis à deux doigts de le choper et de lui faire une prise. Je me détends en voyant qui est l’idiot qui m’a fait cette mauvaise blague, et je souris en l’attirant contre moi pour lui filer une accolade.

Oh mon amour, je sais que je t’ai négligé ! Mais je tente de me rattraper ! Arriveras-tu à me pardonner ?

J’attrape le billet qu’il me donne et mon sourire s’efface quand il me demande pourquoi je suis arrivé à la bourre.

Oh… y’avait des bouchons sur la route, un accident près du port… Tu veux quelque chose à boire ? A manger ? C'est moi qui invite!

Je m’approche du stand et sors mon portefeuille, nous prenant deux bières, un hot dog pour moi, et ce que veut Aaron, avant qu’on aille s’installer à nos places.

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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Dim 4 Jan - 18:36

    Tu as quelque chose à te reprocher ? balança le rocker, sur le ton de la vanne.

    Or, il ne pensait pas toucher à un bout de vérité. Tout le monde avait ses démons, une tendance plus obscure qui nous poussait dans nos derniers retranchements comme ultime façon de se sentir exister. Aaron plaidait coupable d'un amour transgressif pour tout ce qui touchait les substances psycho-actives ; il aimait le pouvoir qu'elles lui conféraient, quand bien même il se leurrait, niant la dépendance. Hélas, si cela ne posait aucun problème pour lui, le regard de son entourage était loin d'être libéré d'une inquiétude marquée le concernant. Son corps s'était asséché de quelques kilos, tandis que de violentes cernes s'étaient creusées sous ses yeux. Il affichait publiquement son mal être et son automédication artisanale. Il s'en foutait, tant que ça venait du tout venant. Mais lire la déception dans les yeux de ceux qui l'aimaient lui déchirait à chaque fois un peu plus le cœur. Si bien qu'il noyait sa culpabilité dans un flot intense d'émotions créées.

    Ça sera un cornet de frites pour moi, merci.

    La serveuse, un petit bout de femme, les encaisse, tout sourire, les joues légèrement pimentées. Aaron coule un regard vers son ami, amusé. Une fois les mains pleines, le duo s'éloigne pour rejoindre leurs places.

    Un vrai bourreau des cœurs ! Comment se fait-il que tu t'enfonces dans ton célibat ?

    Le sujet épineux. Aaron le savait, mais il brûlait de savoir si l'amourette jusque là platonique avec O. avait pris son envol. Malgré le sourire qu'il affichait, ça le faisait chier. Il ne pouvait dire pourquoi. La voix de la parole défendait un écart d'âge trop important, la voix protectrice du grand frère craignait qu'Eddie s'amuse simplement de la petite blonde et enfin, celle du pote voulait bien tempérer les deux autres en leur disant que l'étudiant était quelqu'un de bon et en qui il pouvait avoir confiance. Si bien que s'il devait formuler ses sentiments, ça rendrait approximativement : Franchement, avec O., ça craint un peu, tu ne trouves pas ?! Tu es plus vieux et expérimenté qu'elle, donc à quoi tu joues ? Je ne suis pas méfiant, hein, je m'inquiète juste un peu, mais t'es mon pote ! Bref, un sacré bordel.

    Les haut-parleurs balançaient une chanson Metallica tandis que les gradins se remplissaient vue d'œil. Déjà les supporters fanatiques des deux équipes se livraient une guerre verbale d'une courtoisie très relative. L'horloge annonçait le début de la rencontre dans trois minutes et quelques secondes.

    Tu as souvent été à des matchs de hockey ? Tu... Tu sais comment ça se joue ?

    Les anglais n'étaient pas réputés pour être de grand patineur, et Aaron doutait que son ami connaisse les règles du hockey. C'était quand même utile pour suivre le match. Mâchonnant mollement ses frites, le rocker regarda les premiers rangs et places V.I.P. Il reconnut un membre d'un groupe montant de rock qui lui adressa de grands signes. Niveau discrétion, on faisait mieux. Le musicien s'enfonça dans son siège, fredonnant le refrain de For Whom the Bell Tolls.

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Mer 14 Jan - 13:20

Un partout, balle au centre × ft. Aaron & Eddie
Je palis un peu quand Aaron me demande direct si j’ai quelque chose à me reprocher. Putain mais…il sait? Non c’est impossible. Personne sait, même pas ma sœur, même pas Astoria ou Ophelia. Non il doit juste me tendre une perche et se foutre de moi. Je me marre pour donner le change, passant nerveusement la main dans ma tignasse en bataille.

Ouais je plaide coupable. J’ai roulé comme un sac pour rattraper mon retard votre honneur !

Heureusement on passe à autre chose et acheter de quoi manger et boire est une bonne distraction. Je paie pour nous deux, galérant à tenir mon hot-dog et ma bière en même temps alors qu’on remonte jusqu’à nos places. Je le regarde sans trop comprendre quand il balance d’un coup le sujet du célibat sur le tapis.

Pourquoi tu parles de ça maintenant ? T’as eu des idées sales en voyant le hot dog ou c’est les frites qui t’excitent ?

Je hausse les épaules. Après tout, c’est Aaron, et y’a des fois des trucs qui m’échappent chez lui. A moins que ça ne soit une tentative vraiment pas discrète de savoir où j’en suis avec Ophélia… Une fois installés j’hésite une seconde, et prends une gorgée de bière avant de répondre.

Mais je…je sors avec Ophélia demain soir. Elle a une sorte de truc de charité au lycée et elle m’a demandé de lui éviter ça. Alors on va se faire un restau. Je…jsuis content de la voir. Aaron je… je sais que t’es vraiment pas d’accord avec ça mais… je l’aime bien. Beaucoup même. Et je…je suis pas du genre à jouer au con avec les filles avec qui je sors… Je veux pas lui faire de mal ou la trainer dans mon lit… Je suis pas comme ça…

Après, c’est vrai qu’on se connaissait par cœur quand on avait dix ans, et puis la vie nous avait séparés. On était devenus des personnes bien différentes et on n’avait pas encore eu le temps de se redécouvrir totalement. Parce qu’on avait changé, sacrément, pendant toutes ces années. C’est vrai que je pourrais être un connard fini, il en saurait rien… Mais c’est pas moi, je suis pas comme ça…

Heureusement les hauts parleurs se mettent à brailler du Metallica à toute blinde et je souris en regardant l’agitation autour de moi. Des supporters des deux équipes commencent à se chercher de chaque côté de la glace, allant parfois jusqu’à des gestes ou des noms d’une rare élégance. Je ris doucement en me tournant vers Aaron.

Ca se passe toujours comme ça ?

J’observe un peu les spectateurs qui arrivent, et les équipes qui entrent sur le terrain pour s’échauffer, sous les acclamations de la foule. J’en profite pour finir mon hot dog, et je m’essuie rapidement la bouche avec la serviette en papier avant de faire descendre le tout d’une gorgée de bière. Je me tourne vers Aaron quand il me demande si je connais les règles, et je hausse les épaules, reconnaissant ma défaite.

Hmmm deux équipes, deux buts, deux gardiens. Le palet dans le but. A part ça non… C’est pas vraiment le sport national en Angleterre. Tu veux bien me briefer ? Et pour ce soir mon chéri, c’est avec toi que je perds mon pucelage de hockey ! Alors sois doux et me fais pas mal !

Je ris comme un con, avant de boire une nouvelle gorgée de bière.

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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Dim 18 Jan - 18:56


    Quatre mots suffirent à l'étouffer avec sa gorgée de bière. Ces quatre là : je sors avec Ophélia. La suite, il la scotomisa complètement. Une quinte de toux l'empêcha d'être rassuré - ou pas - par la suite. Néanmoins, Eddie avoua qu'il savait qu'il connaissait les réticences de son ami concernant cette relation. Il tenta de le convaincre de son immense bonté, mais quelque chose n'arrivait toujours pas à passer pour le rocker, sans qu'il ne sache dire quoi. Tout en reprenant son souffle, Aaron fixait la patinoire, incapable de savoir ce que son regard pourrait trahir s'il le posait dans celui de son ami d'enfance. Après tout, que pouvait-il faire contre cette union ? Car oui, Aaron en était presque déjà là, à penser en termes de mariage et tout le tralala... Il voyait O. dans sa robe blanche, immaculée et virginale. Elle était si innocente.

    Je sais Eddie, je sais. C'est juste que... que comme tu as pu le constater, ça passe encore difficilement. Mais je pense que c'est parce que je ne peux pas comprendre ce genre de... d'attirance disons. J'avoue que le côté platonicien d'une relation ne m'a jamais séduit.

    Ou comment dire de manière élégante qu'il se sortait pas avec les filles qui ne couchaient ni le premier ni le second soir. Honey s'était offert dès les premières heures. C'était bien pour ça qu'ils étaient fait l'un pour l'autre.

    Je suis assez ambivalent par rapport à tout ça. Je te fais confiance Eddie... Enfin, non, je vais essayer dans un premier temps. Mais je sais que je peux.

    Qui rassurait-il ainsi ? Sa main se posa sur l'épaule de l'étudiant. Un geste à double sens : un premier amical en mode, je peux croire en toi ; mais aussi un second plus dur qui traduisait l'idée qu'il n'avait pas intérêt de se rater, car lui ne le raterait pas. Par ce geste, tous deux s'engageaient à respecter O., Eddie en étant patient et Aaron en la laissant savourer sa relation sans jouer les grands frères réac'.

    La conversation tenta d'être plus légère en s'attaquant au vif du pourquoi de leur soirée ensemble : le hockey. Aaron sourit à la schématisation de son ami néophyte.

    Oui, et encore, là ce sont les préliminaires. Les vraies accrochages sont sur la patinoire. C'est le seul sport où se battre est autorisé par le règlement, précisa t-il, le regard capturé par le début de la rencontre. Exact l'anglais, deux équipes, deux buts, un palet, pas besoin de te faire un dessin. Ses yeux brillèrent d'une soudaine lueur grivoise. Je ne vais pas t'embêter avec les règles plus subtiles de dégagement et de hors-jeu. C'est très simple à comprendre, tu verras. T'as la tête bien faite, alors ça devrait aller, conclut-il en tapotant sur le crâne de son ami. Le dépucelage, c'est dans les vestiaires et je te laisse deviner où finit le palet avec l'aide des crosses. Ami de la bienséance, bonsoir. Aaron appréciait cette aisance, ce naturel qui s'exprimait en présence de son ami. Il avait l'impression d'être un peu plus lui-même avec Edward.
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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Dim 25 Jan - 10:51

Un partout, balle au centre × ft. Aaron & Eddie
Je sais qu’Aaron tient beaucoup à Ophélia. Il la voit plus comme une petite soeur que comme une groupie parmi d’autres, et dans un sens, je trouve ça cool qu’elle ait quelqu’un qui s’inquiète pour elle, en dehors de Bruce Wayne et Alfred. Elle a peut-être perdu ses parents, mais elle a su se créer une famille de substitution. Et en l’entendant, j’ai la désagréable sensation qu’il me voit comme celui qui allait foutre le bordel là-dedans. Comme ces pères dans le sud, qui accueillent le petit copain de leur fille avec la carabine sous le bras. Sauf que jouer au con avec elle est pas dans mes habitudes. Avec elle comme avec n’importe quelle autre fille. Je suis pas mon frangin de toute façon.

Je souris, un peu rassuré quand il me dit qu’il est pas rassuré mais qu’il me fait confiance, le tout accompagné d’une main posée sur mon épaule. Geste rassurant ou avertissement ? Pour l’instant je sais pas trop mais je préfère voir ce geste comme quelque chose de plutôt encourageant. Je hoche simplement la tête, tapotant sa main avec la mienne pour lui faire comprendre que le message était passé, et on s’occupe ensuite de se ravitailler avant de monter dans les gradins. Il nous a trouvé de bonnes places, on voit vraiment tout ce qui se passe sur la glace !

Je me détends un peu quand je découvre l’ambiance d’une patinoire un jour de match. Les gens rient, boivent, braillent d’un bout à l’autre de l’arène. Dans un sens, je suis pas tellement dépaysé que ça. Ca me rappelle les matchs de rugby en Angleterre, et la glace est pas si extraordinaire en repensant à des matchs de coupe joués par moins 5 degrés un dimanche de février… Sauf que nous on avait que des crampons, et des protège-dents, et pas toute l’armure de chevaliers qu’ils portent.
Je jette un œil à Aaron et lui souris quand on parle des règles, et j’éclate de rire, tentant de chasser sa main de mes cheveux quand il se fout de moi et qu’il me dit que je devrais piger le reste des règles sans trop de souci.

Eh t’arrêtes oui ! Je sais que j’ai un cerveau, alors sois gentil de pas me comparer avec ta groupie moyenne, blonde, décérébrée, à gros seins et qui doit s’appeler avec un prénom en « K » comme Kirsten ou Kristie ok ?

Je lui décroche un petit coup de poing dans les côtes pour qu’il arrête, avant de l’écouter me raconter la suite des règles. Et continuer à s’enfoncer dans les trucs sales, et débiles. Je lui jette un regard en coin, ronronnant presque.

Ah oui ? Eh ben tu m’en diras des choses ! Alors ton record, c’est combien de palets bien placés ? T’aimes plutôt les grandes crosses viriles ou les petites crosses efficaces ?

Je pars dans un fou rire, étonné de ma propre connerie. C’est pas forcément mon genre de raconter de telles débilités, surtout que je traîne principalement avec des filles, avec qui je lance pas ce genre de discussions. Après tout, je suis qu’un mec, peut-être différent de la majorité, mais de temps en temps mon côté beauf a besoin de sortir, et c’est cool si c’est avec Aaron. Ca rappelle le bon vieux temps. Après une dernière gorgée de bière je repose mon gobelet et regarde avec attention la mise en jeu du palet. Tout de suite je suis bluffé par la rapidité des mecs sur leurs patins. Ils sont harnachés comme des guerriers et patinent comme on marche. Leur dextérité est juste ahurissante.

Je suis donc l’échange, fasciné, me penchant de temps en temps vers Aaron pour lui demander quelques précisions, comme « Eh, mais pourquoi l’arbitre il a sifflé, là ? » ou « Mais pourquoi a sifflé faute ? » et je commence à comprendre les subtilités du jeu. Vraiment sympa, je pense que je reviendrai voir d’autres matchs. Et si c’est avec lui c’est encore mieux.

Bientôt on siffle la fin de la première période, et je me penche vers Aaron.

Tu veux quelque chose d’autre mec ? Je vais me chercher un coca.

Quelques minutes plus tard je suis de retour et je lui tends ce qu’il m’a demandé, avant de me laisser retomber sur mon siège. Je bois une gorgée avant de déposer mon gobelet à l’abri et me tourne vers lui.

Et au fait…comment ça va toi et…la Bartolozzi ?

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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Sam 31 Jan - 19:33

    Être ici, dans une patinoire à savourer un macth de hockey avec un ami, avait un goût de normalité salvateur. Depuis ses vingt ans, sa vie n'était plus que de la poudre aux yeux. Un quotidien de paillettes cachant derrière leur brillant aveuglant un désespoir sans fond. La notoriété était un piège, un fléau d'autant plus cruel que chacun y aspirait à sa manière. L'arme destructrice de la célébrité reposait sur le besoin de tout à chacun d'être reconnu par ses semblables, et peu importe pour quoi. Certes, au début, on avait de belles idées, tout à fait honorables : être connu pour son intelligence, son génie, son talent, sa beauté, etc. Bref, enfin exister dans le regard de la masse et sortir du lot. La société d'aujourd'hui était une parfaite machine à idole. Seule condition, la date de péremption était fixée à deux ou trois ans maximum. Seuls quelques privilégiés avaient le droit à devenir de nouveaux Dieux. Et dans ce monde surfait, plus rien n'avait de goût tellement les personnes avaient été gavées. L'intoxication - ou l'overdose, appelez ça comme vous le voulez - n'était jamais loin. Et on disparaissait alors de la surface de la Terre dans l'indifférence générale, alors que quelques secondes avant, on émouvait les foules. De quelle reconnaissance pouvait-on parler ? Tout n'était que mensonge.

    Malgré des tensions plus latentes, la bonne humeur était à l'honneur. Chaque phrase succédait à une vanne. Cet enthousiasme se voulait aveugle à la dure réalité. Alors oui, les deux amis préféraient se mentir, sachant pertinemment que l'amère concrétude des choses reprendrait le dessus.
    Un sourire stupide s'épanouit sur les lèvres du rocker qui ne trouva pas grand chose à répondre aux insinuations salaces de son ami. D'autant que le match qui se déroulait sur la patinoire offrait à Aaron une distraction sévère. La frénésie des gradins commençait à le gagner, et il se revoyait des années plus tôt sur ses patins, à animer la foule. Il avait toujours aimé être sous les projecteurs, vus de tous. Un moyen de compenser la vulnérabilité de son narcissisme en conclurait un psychiatre. Ce qu'Aaron savait en tout cas, c'était qu'il avait besoin d'être aimé, et que faute de ne jamais savoir la réelle teneur d'un sentiment, il avait préféré susciter l'admiration comme il le pouvait.

    A la fin de la première période, Gotham se faisait plier. Rien de bien étonnant. Mais il y avait de l'espoir. L'équipe adversaire avait une bonne attaque, mais la défense était une vraie passoire. Le problème, un arbitre apparemment mal baisé qui ne cessait de siffler des fautes contestables. Aaron trouva à écouler son agacement dans une discussion avec son voisin concernant ce fameux arbitre abusif. Edward s'était absenté pour se prendre à boire, et Aaron lui avait demandé une autre bière en lui tendant un billet.
    Le retour de l'étudiant fut marqué par une question pas mal dans le genre foireux. Le ton même de la voix de Montoya indiquait une certaine gêne, et pour cause. Aaron lui répondit dans un premier temps par un profond soupir. Il essaya d'articuler quelque chose mais rien ne sortit. Finalement, dans un haussement abattu d'épaules, il se confia :

    J'en sais rien. C'est dur. Honey a été grièvement blessée, et elle a du mal à accepter son handicap. Sans cesse, elle me demande ce que je fais encore là, à ses côtés, comme si j'essayai de me donner bonne conscience. Certes, il y a de ça. Je ne veux pas l'abandonner dans un tel moment, sachant que des sentiments s'étaient dégagés d'avant cet accident. Mais c'est pesant. Je me surprends à pas mal regarder ailleurs.

    Aaron se sentait piteux. Sa situation de couple était pour le moins délicate et compliquée. Il ne savait plus comment faire avec une Honey capricieuse car en souffrance. Il voulait être là pour elle, mais comment continuer quand elle lui demandait impérieusement de partir.

    Je n'ai jamais su faire dans la simplicité avec les filles...
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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Mar 17 Fév - 22:12

Un partout, balle au centre × ft. Aaron & Eddie
Pour une première expérience du hockey, j’avoue que c’est franchement sympa. Même si c’est au passage une occasion de déballer certains trucs et d’en remettre d’autres au point. Un moment à nous, en fait. Surtout que ça fait pas de mal un moment « mecs », parce que depuis mon retour à Gotham, je fréquente plutôt des filles. C’est loin de me déplaire, elles sont souvent moins bourrines que les gars, avec un humour moins gras, et plus curieuses de tout, mais de temps en temps, j’ai quand même besoin de parler à un mec, de trucs de mecs. Quitte à avoir un moment ‘’beauf ‘’, à balancer des vannes de cul vraiment pourries en lien avec le sport. J’en ai presque honte, et en même temps ça fait juste du bien.

La première partie du match s’achève, et je commence à cerner les règles, qui sont pas trop compliquées, heureusement. Et puis Aaron est un bon prof. Surtout qu’il a le coup d’œil de celui qui en a fait pendant des années et qui a dû déjà tester tout ce qui se passait sur la glace. Comme moi si on me mettait devant un match de rugby. J’ai un sourire en coin, hésitant une seconde avant d’oser lui demander.

Au fait mec… Tu crois que tu pourrais m’emmener patiner ? J’ai dû tenter une fois ou deux, sans plus…

Ca pourrait être sympa, de me lancer là-dedans. J’avoue qu’à part le jujitsu, je m’encrasse un peu, vu que j’ai tout arrêté en revenant aux Etats-Unis : rugby, aviron, escrime et même polo. Ouais…c’était un des sports imposés que j’aimais le moins au lycée, mais maintenant l’ambiance des écuries me manque un peu. Enfin bref, ça serait pas mal de partager ça avec lui. Un truc entre potes quoi.

Je m’en vais chercher du ravitaillement, et m’aventure sur une pente un peu plus glissante quand j’aborde le sujet de Honey. Honey, la belle Honey qui est arrivée à me subjuguer en deux battements de cils, et qui m’a royalement pris pour une con à peine vue… pour rendre Aaron jaloux. Quelques temps plus tôt, il m’avait raconté les évènements moches qui étaient arrivés à cette fille, et malgré ce qu’elle m’avait fait, je la plaignais sérieusement. Perdre la vue, après la fusillade au procès du Joker…

Je sens que ma question le gêne, et je bredouille une excuse maladroite, avant de déposer ma main sur son épaule, juste pour lui montrer encore une fois que je suis là, si besoin. Mais, alors que j’étais prêt à changer de sujet, son regard se fait un peu plus vague alors qu’il vide son sac, un peu. Je bois une gorgée de bière en l’écoutant, hochant doucement la tête, avant de répondre d’une voix douce.

Tu sais…par rapport à ce qui se passe entre vous… C’est clair que c’est pas sain. Et je pense que tu tiens à elle, mais pas dans le sens qu’elle voudrait. D’après ce que tu me dis, je sens juste que… ça pourra jamais continuer parce que vous cherchez tous les deux un truc différent. Et ça va finir par vous bouffer tous les deux. Toi parce que ça te bouffera d’avoir l’impression de te priver pour elle. A un moment soit tu vas céder et faire une connerie, soit tu vas la détester. Je dirais…mais c’est mon avis hein, que le mieux ça serait de… d’arrêter point de vue sentiments. Rester amis. Alors je dis pas que ça sera facile, ou qu’elle va l’accepter, mais ça sera plus facile pour toi de t’occuper d’elle si tu te sens pas obligé, si c’est sans contrainte. Prouve-lui qu’elle peut compter sur toi, en tant qu’ami. Je pense que c’est ptet de ça dont elle a encore plus besoin que d’un chevalier servant. Juste quelqu’un qui soit là. Et toi tu seras libéré d’un poids… C’est…c’est mon avis, et ça vaut ce que ça vaut hein, j’insiste…

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HRP : Désolée...C'est pourrave...De chez pourrave...
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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Mar 24 Fév - 13:47

    Les deux amis semblaient renouer avec leur dix ans. La conversation était fluide, décomplexée et portée par l'humour. Aaron appréciait cette simplicité à présent trop rare dans sa vie. Tout n'était qu'artifice, et la sincérité de ses relations n'était plus qu'un mythe. Chaque mot était intéressé, dans une compassion commerciale. Mais avec Eddie s'était différent. Il pouvait être lui-même, laisser tomber son masque de rock star inébranlable. Et ce bonheur de pouvoir être pour ce que l'on est semblait partagé. L'étudiant se déridait de minutes en minutes, abordait en air espiègle, et se laissait aller à la bêtise. Les réflexions graveleuses ne cessaient de ponctuer leur discussion. Ce moment de pure authenticité avait une saveur d'exception.

    Aaron hocha la tête, enthousiaste à l'idée d'entrainer son ami sur des patins. Lui-même avait pas mal du perdre en précision et équilibre, et renouer avec les plaisirs de la glisse ne lui ferait aucun mal. A force d'en parler, il se remettrait au hockey.

    Pas de souci. Si tu n'as pas peur de finir avec les genoux bleus et les mains gelées.

    Eddie avait le cuir dur ; et ses années en Angleterre dans la gelée matinale lui avaient certainement appris à ne plus être frileux. C'était donc avec plaisir qu'il le trainerait sur une patinoire. D'autant que cela promettait de belles parties de franche rigolade.

    Cependant, l'enthousiasme de la discussion s'effrita à l'évocation de l'héritière Bartolozzi. Eddie se rapprocha de lui et commença un petit laïus qui amusait et agaçait en même temps le musicien : il le savait tout ça, et le problème n'en demeurait pas moins insoluble. Aaron ne pouvait se résoudre à abandonner Honey, bien que devenir son ami était une alternative certainement plus viable que ce qu'il vivait actuellement. Or, des sentiments forts pour la jeune femme continuait de l'animer, et il ne voulait pas d'une belle amitié platonique avec Honey. Il aimait son corps, sa fougue, sa spontanéité, sa nonchalance. Il la désirait pour ce qu'elle était, entière, charnelle et impertinente.

    Oui, je comprends, mais je n'y arriverai pas : je ne veux pas m'en faire une amie. Sa voix se brisait, ne devenant qu'un souffle fatigué. J'essaye de voir cet accident comme un tremplin pour notre relation, mais j'ai l'impression que notre horizon est bouché, aveugle à tout espoir. Honey ne veut plus y croire et me demande de partir. C'est dur. Comme si elle me rejetait en disant qu'elle m'aime. Je suis largué Eddie. Mais tu as raison dans le fond, on se fait du mal inutilement...

    La sonnerie de la seconde période résonna dans toute la patinoire, accompagnée par la clameur de la foule. Aaron lança un regard déprimé à son ami avant de le reporter sur la glace. Il avait l'impression de marcher sur un lac gelé avec Honey.
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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Ven 13 Mar - 23:45

[quote="Edward Montoya"]
Un partout, balle au centre × ft. Aaron & Eddie
Je suis bien. Une vraie bonne sortie entre mecs, à parler de problèmes de mecs, et de trucs de mecs en général. Autour d’un match de hockey. C’est chouette, et ça me change des bouquins de droit, des jurisprudences, des études de cas, et autres trucs qui me passionnent, mais qui sont pas vraiment excitants, et qui m’éloignent quand même de la vraie vie. Et j’ai l’impression que c’est pareil pour Aaron. Autant la célébrité doit avoir ses avantages, mais autant ça doit être bien bien chiant par moments. L’idée de pas pouvoir être tranquille, de pas pouvoir sortir sans se faire suivre ou harceler par des journalistes. Et encore, il est connu sur Gotham, et dans le milieu du rock, mais c’est pas Mick Jagger. Enfin, célèbre ou pas, ça l’empêche pas d’avoir les mêmes soucis que monsieur tout le monde.

A savoir des peines de cœur. Et là j’avoue que…ça grince. J’ai eu quelques petites amies, mais ça a jamais duré trop longtemps. Mon histoire avec Elisabeth s’était terminée quand j’avais quitté le lycée, après mon diplôme. Et je m’étais bien trop investi dans mes études pour avoir autant de temps à consacrer à une fille. Enfin non…ça, c’était surtout une excuse que je me servais à moi-même, parce qu’au fond, si j’étais pas vraiment sorti avec quelqu’un, c’est surtout que la plupart des filles m’ennuient profondément. Trop superficielles, trop…je sais pas. Disons que j’avais pas trouvé la bonne. A part Ophélia…

Enfin… par rapport à ce que j’ai dit…je suis loin d’être un expert. Pourquoi pas…dans ce cas…je sais pas si tu le fais déjà hein, mais… lui montrer que malgré ce qui lui est arrivé, il y a encore des tas de choses qu’elle peut faire. Juste…différemment. C’est peut-être ça aussi, qui la bloque. Elle arrive peut-être pas à faire le deuil de sa vie d’avant. Et sans ça elle pourra jamais aller de l’avant. Après, est-ce qu’il y a un espoir qu’elle puisse voir à nouveau ? Si c’est pas le cas, la pauvre doit commencer à vivre avec… Lui montrer que vous pouvez faire des trucs ensemble, aussi. Pas les mêmes qu’avant, mais d’autres. Pourquoi pas lui montrer que…que c’est toujours possible. Vous deux. Dans une variante de la version qu’elle s’est imaginée.

Je soupire et pose simplement ma main sur son épaule. Je déteste me sentir comme ça…impuissant. Pas gérer la situation, ou du moins, pas être sûr de moi dans ce que je lui dis. L’impression de dire et faire de la merde.

J’imagine même pas comme tu dois en chier mec…Et je suis désolé que tu sois obligé d’en passer par là…Tiens si…si tu veux tu pourrais l’emmener à un concert ? Tranquilles dans les gradins. Ou une promenade ou…Enfin…désolé je dis que de la merde. Je suis sûr que tu trouveras quelqu’un de sûrement mieux…enfin plus doué que moi. Mais…Sache quand même que…je suis là. Pour parler. Pour sortir boire un verre ou venir boire un verre à l’appart, aller ou tu veux…D’ailleurs, je t’ai pas dit mais…j’ai pris un appart pas trop loin de la fac. C’est de loin pas aussi classe que chez toi mais…si tu veux passer, pour parler, prendre une bière, mater un film ou juste…pas être seul … t’hésites pas. Je ferai dormir la rock star sur le canapé lit dans le bureau…

Je me penche un peu pour le regarder, espérant qu’il ait compris ma vanne et qu’elle aura le mérite de le faire rire. Au moins un peu. Ou au moins de lui montrer que je suis là…

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HRP : Tu vas me fouetter pour mettre autant de temps...
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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Dim 22 Mar - 18:51

    Aaron eut un soupir nerveux. Il se faisait l'effet d'un adolescent de quinze ans aux prises avec des problèmes de cœur à l'allure insoluble. Pourtant les choses n'étaient pas si compliquées. Le musicien continua à fixer, l'œil morne, la patinoire. Les mots d'Edward lui parvenaient comme un écho lointain. L'étudiant tentait de trouver des solutions. Or, ses sentiments n'étaient pas engagés dans cette relation, et il lui était plus simple de réfléchir avec un certain recul. Cependant, une certaine impuissance habitait la voix d'Eddie. Un sourire parvint alors à étirer les lèvres d'Aaron. Les paroles maladroites mais réconfortantes de son ami permirent à ce sourire de persister malgré le ton grave de la discussion. La sollicitude de son ami toucha le musicien qui se redressa et affronta le regard inquiet de ce dernier.

    J'ai toujours eu tendance à me noyer dans un verre d'eau. T'en fais pas pour moi. Je m'en sortirai. Au pire, ça pète entre nous... D'un haussement d'épaule, Aaron avoua l'indifférence qui l'habitait soudain à l'évocation de cette alternative. Mais tant qu'il y a des sentiments, je vais essayer de maintenir notre relation. Après tout, Honey doit continuer à vivre et à l'accepter. Il doit arrêter de se plaindre et faire face à la réalité. Et je dois l'accompagner sur ce chemin. J'ai envie d'aller de l'avant.

    Même si le problème n'en était pas plus avancé, une vague de soulagement gagna la rockstar. En parler avait permis de crever l'abcès. Il ne se sentait plus seul. Edward n'avait pas été de grands conseils, mais d'une grande aide. Il avait su l'écouter et partager sa douleur. Aaron n'en demandait pas plus. Il lui appartenait de régler la situation à présent.

    La seconde période avait déjà bien commencé. Aaron focalisa son attention sur le jeu en cours, comprenant qu'il avait raté un but. La tendance entre les deux équipes avait radicalement changé, si bien que Gotham menait le jeu. Chicago n'avait pas encore perdu, mais était en mauvaise posture, poussée à la faute.
    Durant le reste de la période, Aaron demeura silencieux, attentif à la partie qui se déroulait sous ses yeux. Ce laps de temps lui permit de laisser s'écouler ses dernières angoisses. Il se sentait de plus en plus léger, comme libéré d'un poids qui l'écrasait jusque-là. Quand on sonna la fin de la seconde période, Aaron se proposa d'aller leur chercher de quoi étancher leur soif.

    Merci en tout cas. Merci d'être là, et de rester.

    Gêné par ce reflux de sentiments, Aaron se leva et alla chercher deux bières ainsi qu'une barquette de frites. Toutes ses émotions lui avaient ouvert l'appétit.
    Quand il revint, il retrouva un Edward souriant. Rien ne semblait pouvoir affecter sa bonne humeur.

    Bon, t'as pas des choses plus réjouissantes à raconter ?
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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Ven 3 Avr - 15:03

Un partout, balle au centre × ft. Aaron & Eddie
J'aime pas voir Aaron comme ça. Enfin, j'aime voir personne comme ça. Complètement paumé. Ma vie, dans un sens, est plus simple, vu que point de vue études, ça passe plutôt bien, encore quelques mois et je pourrais commencer à chercher un cabinet qui voudra bien m'embaucher. Famille, ça va. Amis...ça va aussi. Reste la vie sentimentale, et là encore, ça pourrait être carrément pire. Oui j'ai le béguin pour une fille qui a sept ans de moins que moi, et je sais absolument pas si c'est réciproque, mais au moins, même si je gamberge à longueur de journée là-dessus, j'en souffre pas. Pas comme Aaron...

Alors je l'écoute, tente de lui donner des pistes même si je dois être le mec le plus mal placé sur terre pour aider qui que ce soit niveau coeur... Et au final je retiens un léger sourire quand je l'entends se décider pour quelque chose. Au final il faut croire que mes conseils de merde ont payé, dans le sens où ça lui a permis de se décider. J'espère juste que ça sera la chose qu'il lui faudra, et qui l'aidera à aller mieux. Enfin à aller mieux avec sa copine, la belle Bartolozzi... Je lui souhaite ça, c'est un mec bien même si je suis pas tout à fait d'accord avec tout ce qu'il fait.

Un silence s'installe pendant quelques minutes, où chacun retourne au jeu. J'essaie de suivre ce qui se passe, et me lève en même temps qu'une bonne partie des spectateurs quand Gotham marque un, puis deux buts. Et quand je me rassieds je montre fièrement mon maillot à Aaron, qui supporte l'équipe adverse.

Mec, tu vois j'avais raison! Faut toujours soutenir sa ville natale!

Je souris. Je suis bien là. Aller voir un match de hockey est un spectacle bien sympa, et je suis en compagnie d'un bon pote. Qui va mieux, en plus. Que demande le peuple? Le match continue, on fait quelques commentaires sur les actions des joueurs et des critiques sur l'arbitre. Comme dans n'importe quel sport en fait. A la fin de la troisième période c'est Aaron qui file au ravitaillement, revenant avec de la bière et des frites.

Merci. Mais sérieux le fait qu'il y ait autant de pauses, c'est juste bon pour te faire t'empiffrer! Diabolique!

Je termine mon fond de bière avant d'attaquer la nouvelle, et commence à piocher dans la barquette. C'est là qu'Aaron me remercie du bout des lèvres, vite, comme s'il avait honte de s'épancher. J'imagine que pour un mec comme lui, ça doit pas être facile. Alors je lève simplement les yeux vers lui et je lui souris.

T'as pas à me remercier. Les amis, c'est fait pour ça non?

On continue à se gaver de cochonneries quand la dernière partie du match commence. Le rythme s'accélère, et Gotham arrive à garder son avance jusqu'au coup de sifflet final. Je me lève encore pour applaudir et siffler les joueurs, jetant un coup d'oeil amusé à Aaron qui tire un peu la gueule. Pour changer de sujet il me demande s'il y a quelque chose de neuf et je hausse rapidement les épaules avant de commencer à ramasser mes affaires, mon gobelet de bière toujours en main.

Rien de spécial tu sais...Juste le nouvel appart et Ophélia que je vois demain... Et toi, point de vue carrière? Des concerts prévus bientôt? Vous bossez sur votre nouvel album? Il faudrait que je vienne vous voir un de ces quatre!

On sors doucement de la patinoire une fois que le meilleur joueur de chaque équipe a été désigné, et on s'arrête devant ma moto, que j'ai pu garer beaucoup plus près du bâtiment que lui avec sa bagnole. Je termine de tirer sur la clope que j'ai allumée en mettant le pied dehors, et je lui souris, avant de balancer mon mégot.

C'était vraiment sympa. J'aimerais bien qu'on refasse ça! Et ça marche aussi si tu veux me voir me ridiculiser sur la glace! Et toi hésite pas à passer à l'appart. Je t'enverrai l'adresse par texto. On pourra se mater un film, parler des filles et autres! J'attends de tes nouvelles hein!

Je lui donne une rapide accolade avant d'ouvrir le coffre de ma moto et d'en sortir mon casque. Je le regarde s'éloigner pendant quelques secondes avant de l'enfiler, mettre les gaz et disparaître chez moi.

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HRP : J'espère que ça t'ira comme clôture! Merci pour ce RP et on se refait ça bientôt! J'ai bien l'idée que tu tombes sur Eddie en train de roucouler avec Ophélia par hasard dans la rue ou en soirée, mais c'est comme tu veux!
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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie Dim 5 Avr - 10:27

    Contre toute attente, Gotham reprend la tête et allume Chicago de quelques points d'avance. La foule est hystérique. Encore assis malgré la holà qui s'est lancée, Aaron observe, stupéfait, la remontée de l'équipe locale. Edward lui lance des regards mi-amusés, mi-triomphants. Jamais Gotham n'aurait pu être donnée gagnante, et voilà qu'elle réussissait l'exploit de remporter le match. Une expression d'étrangeté figea le visage de la rockstar qui eut du mal à se joindre à la ferveur général. Entre-temps, Eddie était devenu un vrai supporter de la ville. Cependant, le style Montoya classique revint rapidement. Un sourire anima le visage du musicien. Pour sûr, le régime avait été battu lui aussi à plat de couture.

    Ça va, t'as de la marge le coton tige.

    Tout le stade nage encore dans l'hystérie la plus collective. Les équipes se saluent, poliment. Mais les visages sont graves chez Chicago, et l'entraîneur semble au bout de sa vie. Se prendre une dérouillée par une équipe dans le peloton de fin, ça faisait mal à l'ego de celle pressentie championne du tournoi.
    Eddie termina sa brève tirade sur l'amitié avant d'embrayer sur les banalités de son quotidien. Lorsque le prénom d'Ophélia filtra à nouveau, Aaron sentit une tension le gagner. Il ne savait dire pourquoi, mais savoir cette gamine dotée d'une vie sentimentale le mettait hors de lui. Il se disait qu'il réagissait ainsi d'une position fraternelle, mais toujours était-il que ça le prenait sérieusement aux tripes. L'étudiant tenta de noyer le poisson en lui demandant où il en était de sa carrière. Aaron accepta de jouer le jeu. Il n'avait pas envie de se prendre la tête avec Eddie.

    On est en train d'écrire, mais on rame pas mal. J'ai quelques passages de guitare mais rien de bien concluant. Un petit passage à vide général, je pense... Mais on va donner un concert dans un bon mois à Gotham, dans une salle assez petite et intimiste, histoire d'être plus proche de notre public. Ce sera certainement une session acoustique.

    Jouer les lovers à la guitare et chant clair dans un petit théâtre de la ville n'avait pas été son idée, mais plutôt celle du chanteur et du manager. Aaron s'y était plié après avoir donné son opinion. Mais le coup marketing était suffisamment bon pour qu'on y sacrifie son âme d'artiste.

    Les deux amis sortirent de la patinoire. Dehors, les gens continuaient à chanter l'hymne de la ville, ivre de bonheur et de bière. Redfield imita Montoya et se glissa une clope entre les lèvres. Il laissa l'étudiant parler de leurs futurs plans, ce qui amusa le musicien.

    J'amènerai le pot de glace ! Il donna un coup de coude Eddie, puis embraya : On se refera un truc sans faute, t'inquiète. Passe une bonne soirée !

    Aaron salua Eddie de la main et s'enfonça dans le boulevard. Durant le match, il avait reçu un message lui indiquant une soirée chez un ami roadie. Rabattant sa capuche, il décida de s'y rendre à pied. L'air frais le plus grand bien.


    HRP : On se fera un truc en effet très prochainement
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MessageSujet: Re: Un partout, balle au centre {ft. Eddie

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Un partout, balle au centre {ft. Eddie

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