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 Karma Police - Caleb & Richard

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ϟ Arrivée à Gotham le :
06/09/2014

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MessageSujet: Karma Police - Caleb & Richard Sam 27 Déc - 19:51



A job that slowly kills you
"Eh bien Grayson… T'as pas la patte si blanche que ça. T'es pas vraiment un inconnu ici."
Le policier siffle avant de commencer à me réciter mon casier judiciaire. Je lève les yeux au ciel. Pas la peine de le lire à voix haute, je le connais presque par coeur. Mais l'autre continue, me faisant la liste complète des joyeux délits que j'ai pu commettre. Vols, ivresse sur la voie publique, diverses bagarres, quelques arrestations pour possession de drogues… Oh je dois avouer que bosser pour le Joker pendant quelques années m'a permit de me monter un dossier solide. Tout ce qu'il y manquait à l'époque c'était un meurtre. Mais bon, depuis j'ai pris soin de corriger ça. Même si la police n'est pas au courant. Assis dans une salle d'interrogatoire, mes mains toujours entravées par des menottes, je regarde le miroir teinté derrière le flic, passant de temps à autre ma langue sur ma lèvre fendue.

"On t'avais pas vu depuis un moment Richard… C'est étrange qu'après sept ans d'absence tu resurgisses d'un coup…
-Que voulez-vous… J'avais besoin de vacances…"

Un sourire désagréable m'échappe tandis que mes yeux osent enfin se poser sur le flic. La vérité c'est surtout que pendant sept ans j'avais fais attention à ne pas me faire attraper. La Cour m'avait prévenue, mes agissements devaient rester secrets et en aucun cas je ne devais me faire attraper. "Si l'ergot se retrouve derrière les barreaux, il est seul." La Cour ne veut pas se mouiller, même pour son précieux assassin. Alors jusque là j'avais réussis à être discret, mais ce soir… J'avais commis une erreur.

Fallait s'y attendre à force de trainer dans un pub irlandais pas des plus nets, c'était certain qu'un jour des flics descendent et arrête à peu près tout ceux qui ont des trucs à se reprocher. Moi en particulier. Sans compter que briser le poignet du flic qui te demande de l'accompagner faire un tour au poste te vaut direct une belle paire de menottes… Et malheureusement, il avait suffit qu'ils prennent mes empreintes pour que mon casier sorte. Et c'est comme ça que je me retrouve dans cette salle, à subir les questions plus chiantes les une que les autres de l'inspecteur. Seulement je n'ai pas envie de l'ouvrir. Parce que je n'ai rien à dire et que de toute façon, si je l'ouvre, je suis un homme mort. Le flic veut savoir. "Pourquoi cette absence ? Pourquoi ce bar ? Pourquoi tu réapparais comme ça ?" Pourquoi… Toujours pourquoi… Qu'est-ce qu'il voudrait savoir ? Et puis en quoi cela l'intéresse ? A part briser le poignet d'un officier, je n'ai aucun lien avec cette histoire de drogue… Et lui aussi le sait. Alors il essaye de m'arracher un mot. N'importe lequel, histoire qu'il ai une raison de me garder un peu plus. Je ne cesse de fixer d'un oeil lassé le miroir teint, mes mains sagement posées sur mes genoux. L'homme s'énerve en face de moi et c'est à ce moment là que je lève très calmement les yeux vers lui, me penchant quelque peu histoire de lui présenter mes mains.

"Vous savez quoi ? Je ne vous dirais rien. D'ailleurs je ne dirais rien à aucun des mecs de ce commissariat. Il n'y a qu'à une seule personne que je veux parler. Et je ne parle pas d'un avocat, je n'en ai pas besoin."

Un sourire m'échappe tandis je fais une pause. A voir si le flic est du genre à jouer avec moi. Mais visiblement ce n'est pas le cas. Il commence à me hurler dessus, me disant qu'ici ce n'est pas moi qui crée les règles mais lui. Qu'il est mignon. Je pousse la table vers lui, serrant les dents tandis que mon ton se fait plus sec.

"Je n'ai pas été assez clair visiblement. Ce n'est pas à vous que je veux parler inspecteur. Mais à un certain Caleb Harker. Tant qu'il n'est pas là, je ne dirais plus rien."

Je me rassois, reposant sagement les mains sur mes genoux. Pourquoi cet homme ? Oh parce que ça remonte à une époque bien lointaine. Celle où j'étais encore un enfant sage. L'époque de lycée, là où j'ai gentiment commencé à glisser du mauvais côté. Caleb était un bon pote, le genre un peu trop parfait qui vous tape sur les nerfs mais qui sait étrangement prendre grand soin de ses amis. Je sais que ça ne réponds toujours pas à votre question, mais j'y viens. L'intérêt c'est que ce cher "ancien camarade" est désormais un agent du FBI, que son père, sénateur un peu trop bavard, aime bien afficher son fils prodigue à la télé. Une erreur je trouve, mais qui va peut-être me permettre de sortir d'ici.

"Dîtes-lui que c'est Richard Grayson qui vous envoi et si jamais ça ne lui dit rien, donnez lui mon casier… Parait que vous adorez les parcourir."

Une provocation de trop peut-être. Qu'il s'énerve. De toute façon quoi qu'il puisse dire, je regarde le miroir derrière lui d'un oeil las, sans décrocher le moindre mot. Qui sait, avec un peu de chance, Caleb va peut-être débarquer. Sinon… Va falloir que je trouve un autre moyen de me tirer d'ici…
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ϟ Arrivée à Gotham le :
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MessageSujet: Re: Karma Police - Caleb & Richard Ven 2 Jan - 17:19


Karma Police
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Installé à mon bureau, je suis submergé par la paperasse. Je n'y prends aucun plaisir, préférant largement être sur le terrain en train d'enquêter mais malheureusement si je ne la fais pas personne ne la fera à ma place. Quelle connerie d'avoir accepté de prendre temporairement la tête de l'équipe, si j'avais réfléchi trente secondes j'aurais réalisé dans quelle merde je me foutais. Parce qu'on a beau se foutre de la gueule de nos boss, penser qu'ils en branlent pas une mais au final on ne se rend pas compte de tout ce qu'il y a derrière. Coordonner l'équipe, donner les missions à tout le monde, faire le point, demander des autorisations, passer des coups de fils, remplir un tas de paperasses inutiles ... je me demande la dernière fois que j'ai été sur le terrain, c'est pour dire. Grincheux, je remplie ma tache de mauvaise grâce, me demandant quand il allait pointer le bout de son nez l'autre Mayfair. On m'avait dis pourtant qu'il avait accepté le poste et qu'il allait arriver ... Il vient d'où ? Du Cambodge à dos de mulet ? Combien de temps encore vais-je être coincé à ce poste ? Alors certes, je ne me plains pas, j'ai eu une augmentation grâce à ce poste, mais bon, sérieux, l'argent moi je n'en ai pas besoin et tout le monde sait que je ne fais pas ça pour me faire du blé. Plongé dans les papiers, je suis surpris par la sonnerie de téléphone. C'est pas franchement le moment de venir m'emmerder, je ne suis pas d'humeur et j'ai pas le temps. Pourtant, malgré tout, je finis par décrocher, si c'est un de mes supérieurs, je doute qu'il apprécie que je snobe ses appels.

« Allo ! Oui c'est lui même ... Pardon qui ça ? Richard Grayson ? ... » Je garde quelques instants le silence, je cherche qui était ce fameux type qui souhaitait absolument me parler. « J'vois pas non ... qu'est-ce qu'il me veut ? » Je suis tellement loin de mon enfance que j'avoue que je ne pense pas immédiatement au Richard que j'ai connu quand j'étais gamin. Pour moi il est soit mort, soit rangé. Le type au bout du fil me dit que c'est un criminel, qu'ils l'ont arrêté ce matin et qu'il refuse de coopérer, ne souhaitant parler qu'à moi. J'ai l'impression d'être dans un navet qu'Hollywood adore produire, ça m'agace déjà. « Bon écoutez démerdez vous, j'ai franchement autre chose à foutre que de perdre mon temps avec une petite raclure ! » Je n'attends pas la réponse de mon interlocuteur, je raccroche tout de suite.

Pendant une dizaine de minutes, je rumine en tentant de me concentrer sur ma tache mais impossible. J'ai la sensation que je connais ce nom, sans pour autant pouvoir y mettre un visage. Je me dis que j'ai certainement dû l'arrêter quand j'étais encore flic, un truc du genre, mais le doute m'emplie et je finis par céder à la tentation. Je tape son nom et je vois apparaitre son dossier. Même pas besoin de lire quoi que ce soit, sa gueule me suffit. Je m'appuie contre le dossier de mon fauteuil, songeur. Richard Grayson ... Il y a combien de temps qu'on ne s'était pas vu ? 10 ans ? A un ou deux ans près ça doit être ça. Il a changé mais je le reconnaitrais toujours entre mille. Qu'est-ce qu'il a encore branlé ? Et pourquoi soudainement il veut avoir à faire à moi ? Si c'est pour avoir un passe-droit, il va pouvoir se la coller bien profond, c'est loin d'être mon genre. Quand j'étais encore flic, j'ai suivi toutes ses arrestations et puis, du jour au lendemain, plus de nouvelle de lui ... Et le voilà qui ressuscite. Je soupire, j'ai vraiment autre chose à foutre, seulement je sais aussi que je vais être incapable de me concentrer tant que je ne connaitrais pas le fin mot de cette histoire. J'attrape donc ma veste et je sors de mon bureau, la paperasse attendra.

Nos bureaux se trouvent à deux pas du commissariat central. Je montre ma plaque en arrivant au type de l'accueil. « Agent Harker, FBI. Je viens voir un certain Richard Grayson. » Un autre type vient à ma rencontre, il me salut, me signale que c'est lui qui m'a appelé et il se dit étonné de me voir débarquer. « J'ai changé d'avis. Il est où ? » Le type me montre le chemin et me demande comment je connaissais Richard. Je garde le silence, je ne suis pas là pour papoter, j'ai pas de temps à perdre. J'ouvre la porte de la salle d'interrogatoire et assit, Richard Grayson se tient devant moi. Un fantôme du passé à mes yeux, rien de plus. Ca me fais assez bizarre de me trouver là. Je reste un instant debout à l'entrée de la porte, mais je finis par fermer la porte et à m'installer en face de lui. « Vous avez demandé à me voir ... me voilà. Qu'est-ce que vous me voulez ? » Pas de bonjour, pas de préambule, même pas de TU. Il n'y a aucune envie de mettre une distance entre nous, j'ai juste pas envie qu'il pense que tout est acquis avec moi.

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MessageSujet: Re: Karma Police - Caleb & Richard Lun 19 Jan - 21:33



A job that slowly kills you
J'attends. Presque sagement. J'ai un sourire en voyant mon propre reflet dans la vitre noir. Sage comme une image, ou comme un gamin qui attend qu'on vienne le chercher. Enfin… Si l'agent Harker se décide à venir. Chose qui est loin d'être sûr… Après tout il n'est qu'un ancien ami tout au plus, une connaissance que j'avais au lycée. Une personne qui appartient au passé et qui connaissait un autre Richard Grayson. Alors pourquoi le convoquer ? Oh parce que j'espère jouer de la corde sensible de ce garçon pour m'en sortir… Et si ça ne marche pas ? Peut-être que je serais obligé de montrer quelques-uns de mes talents d'ergots… Voilà tout. Seulement les minutes passent et toujours pas d'agent. Je pousse un discret soupir… Peut-être que c'était trop demandé que de penser qu'il ferait le déplacement, juste pour moi… Et dossier ou pas, peut-être que je ne suis déjà plus rien pour sa mémoire. Peut-être m'a-t-il complètement oublié… Dommage. Je commence à triturer mes menottes, cherchant la faiblesse de celle-ci lorsque la porte s'ouvre et que pénètre alors un homme, de mon âge je dirais. Un demi-sourire m'échappe. Est-ce donc toi ? Il reste sans bouger sur le pas de la porte avant de finalement s'assoir face à moi, ne prenant pas la peine de se présenter. Un sourire se dessine lentement sur mes lèvres tandis qu'un rire discret m'échappe.

"Agent… Je commençais à désespérer…"

Sans détour il me demande ce que je lui veux tandis qu'iil me confirme simplement qu'il est bien l'homme que je cherchais. Bingo. Bon suffit maintenant de savoir mener sa barque… De lui faire faire ce que je veux sans qu'il s'en rende trop compte… En espérant qu'il ne soit pas si malin que ça. Mais bon, ce serait trop beau si tout les mecs du FBI étaient des idiots pas vrai ? J'ai un sourire avant de reprendre, lui tendant nonchalamment mes deux poignets, faisant tinter le métal des menottes.

"Ça. Je dois avouer que ça commence à salement m'abîmer les poignets… Sans compter que… J'ai rien à voir avec cette histoire… Au pire… J'ai peut-être eu un mot malheureux ou deux avec un des officiers… Donc sans vouloir avoir l'air désagréable… Je pense que ceci est de trop."

Un autre tintement de chaîne, et un autre sourire. Ce n'est peut-être pas le meilleur moyen d'aborder le sujet avec lui, mais en même temps, tant que j'ai les poignets entravés, c'est plus compliqué d'aborder sereinement la suite de la conversation. A savoir, me faire sortir de là. Non parce que… Je pourrais sortir de là de force, il me suffit de me déboîter le pouce, de lui coller rapidement une trempe avant de m'enfuir… Mais cela attirait bien trop l'attention sur ma simple personne et pour être franc, je préférais éviter cela. Me faut une sortie discrète et définitive, pas une sortie digne d'un mauvais film d'action. Alors autant se la jouer mielleux et obséquieux. Si c'est pour sortir de là… C'est pas si cher payé que cela. Je continue de lui tendre mes poignets, arquant un sourcil avant de pencher la tête sur le côté, un sourire aux lèvres.

"Je vous assure que je suis vraiment innocent. Ils m'ont arrêtés sans trop de raison… Je suis qu'une victime là-dedans… Mais une victime qui sait bien une petite chose ou deux… Malheureusement avec ses menottes… J'avoue avoir du mal à parler…"

Vous voulez connaître un truc marrant ? Eh bien dans les faits, j'ai bien des choses à lui raconter… Suffit qu'il le dise ce qu'il veut entendre et hop je lui sors le mensonge qu'il a envie de gober. Alors pourquoi absolument avoir les mains libres ? Question de principe. Cela fait déjà des heures que je suis là, enfermé, les mains liés à subir les questions idiotes d'un crétin qui tourne au café. Alors excusez-moi mais y'a de quoi avoir envie de faire chier son monde. Juste retour des choses après tout, non ?
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MessageSujet: Re: Karma Police - Caleb & Richard Sam 24 Jan - 13:31


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Je ne pensais pas le revoir un jour, je pensais qu'il s'était rangé ou qu'il était décédé dans un de ses plans pourris. Visiblement aucun des deux, j'ignore ce qu'il a fait durant toutes ces années mais s'il est de nouveau menottes aux poignets ce n'est pas juste pour décorer ou être dans l'ambiance. Je ne me suis même pas renseigné sur le pourquoi il se trouve ici, pour tout vous dire je m'en moque éperdument. La raison n'a aucune importance puisque je ne suis ni ici pour le coffrer, ni pour tenter de le sortir de là. Il m'a demandé, je suis venu, ce n'est que de la pure curiosité de ma part, rien de plus. Aucune flamme de notre ancienne amitié c'est ranimé en entendant son nom ou en voyant sa gueule. On a tous les deux choisis de partir dans des directions opposées et je doute que notre amitié d'enfance ait pu survivre à ça.

« Je suis quelqu'un de très occupé, j'ai un peu autre chose à foutre que de répondre au doigt et à l'oeil d'un criminel ! »

Pourtant je suis là, en face de lui. J'ai pris mon temps, c'est vrai, pas particulièrement de façon volontaire, j'ai mis du temps à me décider à vérifier son identité puis à me déplacer. La curiosité finira par me perdre un jour, je sais, mais en attendant c'est en partie elle qui fait de moi un bon flic. Je n'ai aucune gêne à être venu ici, je suis ici parce que je le veux et non parce qu'il me l'a demandé. Je sais au fond de moi que j'aurais regretté de ne pas m'être pointé. Oh bien entendu pas le regret qui vous ronge lentement de l'intérieur, mais juste celui qui vous titille de temps à autre, après un verre en trop.
Il commence par me montrer ses poignets, il veut que je lui enlève ses menottes. Je n'esquisse aucun mouvement, je reste silencieux, je me contente de le fixer. Qu'est-ce que j'en ai à foutre de ces menottes soient trop serrées ou qu'il aimerait que je les enlève ? Comme si j'étais ici pour exécuter tous ses désirs, sous prétexte qu'on a été ami par le passé. Parce qu'au fond, c'est exactement pour ça que je suis ici, je ne vois aucune autre raison. Je reste sans bougé et j'attends qu'il embraye sur un autre sujet, s'il ne le fait pas, je me barre. Il commence à marchander, il joue les caliméro, chose qui me sort rapidement par les yeux. Il prétend qu'il sait des choses mais que menotté, il ne dira rien. Je croise les bras et je continue à le fixer, j'attends qu'il termine son petit speech pour parler.

« Et ? ... C'est tout ? » Commençais-je par lui dire, un brin étonné mais surtout sur le fond de l'agacement. « Vous m'avez fais venir parce que vos menottes vous dérange ? » J'inspire profondément pour ne pas lui coller une droite, c'est mon côté trop impatient qui prend le dessus. Je pose mes mains sur la table et m'y appuie dessus en le fixant. « Comme je l'ai dis, je suis un être très occupé et j'ai autre chose à foutre que de penser au confort des criminels qui peuplent ce commissariat.» Je me lève et le toise d'en haut. « Je m'en branle de savoir si vous êtes innocent ou coupable, vous ne tombez pas sous ma juridiction alors votre existence m'indiffère au plus haut point, tout comme les une ou deux petites choses que vous savez. » Je croise de nouveau les bras. « Si tu croyais que j'allais sortir de ce mauvais pas parce que dans une autre vie on était ami, tu te fourres le doigt dans l'oeil. Ne me demande plus si c'est pour me faire perdre mon temps ! » J'attends quelques instants qu'il me réponde, s'il n'a rien d'intéressant à me révéler, je quitterais cette salle d'interrogatoire et en partant j'ordonnerais qu'on ne me dérange plus inutilement.

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MessageSujet: Re: Karma Police - Caleb & Richard Mer 11 Fév - 10:45



A job that slowly kills you
C'est tout ? Bon. Semblerait qu'il ne soit pas le genre de flic à craquer face à la corde sensible, et encore moins le genre à être nostalgique et sympa avec d'anciennes connaissances. Moi qui pensait que ce serait simple de sortir d'ici… Semblerait que je vais devoir me tirer de là par mes propres moyens. Je l'observe, ne bougeant pas mes mains, considérant du regard que les siennes ne sont pas loin des miennes. Dangereux, agent… Dangereux. Mais heureusement il les retire, croisant les bras sur sa poitrine tandis qu'il continue de me faire la leçon. Visiblement, il ne sait pas à qui il a faire. Dommage que je ne puisse lui montrer ouvertement ce que je suis, juste pour lui effacer ce mépris de son visage. Je ne suis pas un simple criminel avec qui il suffit de hausser le ton pour être le plus fort. C'est pas comme ça que je fonctionne mon petit. Peut-être qu'il est temps que je te montre qui est la vrai menace ici-bas… J'attends alors gentiment qu'il termine de me sermonner, m'ordonnant même de ne plus le déranger pour rien, soit-disant parce que je lui fais perdre son temps… T'inquiètes mon grand, dans pas longtemps tu vas comprendre que ce n'est pas le cas. Je reste une seconde à le regarder, sans rien dire avant de laisser mon sourire se faner, ne laissant place qu'à une froideur presque inhumaine. Je donne alors un violent coup de pied dans la table, histoire de la repousser sur lui, lui laissant le plaisir de se manger le bord de celle-ci dans les hanches. Douloureux ? Oh je sais. Je me lève d'un coup, posant mes mains sur la table, le fixant d'un air mauvais.

"C'est toi qui me fait perdre mon temps. Je suis là depuis bien trop longtemps à mon goût, simplement parce que les singes qui te servent de collègues trouvent que j'ai la tête du gars qui provoque toujours les emmerdes, alors ouais, j'ai un casier que ne joue pas vraiment en ma faveur… Mais me semble que votre devise c'est un truc du genre "Protéger et Servir", et pas "arrêter quiconque me revient pas…", mais bon, qui suis-je pour juger, pas vrai ?"

Oui de la part de l'homme qui a un casier plus long que le bras, c'est quand même assez osé, mais tant pis. Faut que je sortes d'ici… Le reste, on verra. Et puisque la nostalgie ne fonctionne pas avec lui, on va cesser de faire des ronds-de-jambe et en venir à l'essentiel.

"Alors comme ça, tu penses que je ne sais rien ? Oh mon pauvre… Si tu savais. Je suis au courant de bien des choses que tu ignores… Quoi ? Oh eh bien par exemple, je sais qui a tué le riche entrepreneur dans la Tour Wayne, je sais qui a tenté d'assassiner le fameux Bruce Wayne… "

Un sourire se dessine sur mes lèvres, me rendant soudainement plus chaleureux. Enfin autant que je puisse l'être. Ce qui étrangement ne doit pas se résumer à grand chose. Mais voilà, je voulais régler rapidement cette situation peu confortable et voilà qu'en me refusant une petite faveur, il devient un obstacle entre la liberté et ma personne. Alors si il ne veut pas m'aider… Je vais devoir me passer de lui. J'ai donc un sourire tandis que je fais tinter les menottes à mes poignets.

"Alors ? Toujours pas enclin à me détacher et à m'écouter, Agent ?"

Espérons qu'il soit curieux et qu'il accepte sinon… Eh bien, je pense que je vais devoir trouver autre chose… Et vite.
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MessageSujet: Re: Karma Police - Caleb & Richard Ven 20 Fév - 18:54


Karma Police
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C'est amusant mais soudainement je me souviens qu'il était déjà du genre casse-burnes quand on était gamin mais à l'époque ça me faisais marrer parce qu'on était dans la même team. Aujourd'hui cette attitude me tape littéralement sur le système et en dehors de vouloir lui coller mon poing sur sa sale gueule pour lui ôter son sourire, je n'ai pas franchement envie de rire. A nous voir aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a littéralement un monde qui nous sépare, lui a sauté la barrière depuis bien longtemps et il fait mumuse de l'autre côté, me toisant de son regard comme si je n'étais qu'une sous-merde qui n'a pas su saisir l'opportunité de "devenir quelqu'un" et en langage de criminel on sait tous que ce n'est pas de faire le bien autour de soi. Mais je m'en cogne de tout ça, j'en ai fini avec toutes ces conneries, il est mort et enterré depuis longtemps pour moi et notre amitié se trouve au même endroit. De cette bande d'amis que j'avais durant ma tendre jeunesse, je crois qu'il n'y a que Babs avec qui je suis resté proche. Elle était plus jeune que nous, mais c'est une fille que j'apprécie et que j'estime, encore aujourd'hui.

Je constate que mes propos et mon refus de l'aider ne lui plait pas. Je crois que l'on peut dire non sans mal qu'il est du genre susceptible, grincheux même. Il se lève soudainement et pousse violemment la table. Il n'a pas raté son coup le salaud, il vient de me défoncer la hanche droite. Je sers les dents et empêche un cri de sortir mais on voit bien à ma grimace que ça fait un mal de chien. Les injures sortent en chuchotant, tentant de garder mon calme mais ce fils de pute va se prendre la crosse de mon flingue dans la gueule, je ne vais pas le louper cet enfoiré. Lui casser le nez serait une bonne leçon qu'il ne serait pas prêt d'oublier ... encore que tête de pioche comme il est, il serait capable de réitérer l'expérience rien que pour me rendre dingue. Parfois à nous voir, on pourrait presque croire que l'enfance n'est pas si loin et pourtant ... elle n'a jamais été si éloigné de nous qu'en cet instant.

« Fils de pute ... » Je n'ai jamais été un garçon très poli et être dans la police n'aide en rien à la richesse de mon vocabulaire. « Si tu crois réellement que tes petits problèmes ont un quelconque intérêt à mes yeux c'est que t'es loin de la réalité mon grand. Je m'en branle du pourquoi de cette arrestation et si c'est pour délit de faciès je m'en torche aussi. Par contre ce qui est sûr c'est que t'es pas prêt de partir, tu sais combien ça coûte agression sur agent ? »

Je me lève à mon tour, je commence vraiment à en avoir marre. Je vais le coller au trou pour un long moment, il ne sortira pas de sitôt. Je vais ouvrir une enquête sur ce con, dénicher toutes les merdes possibles que je trouverais sur son compte et il ne reverra pas la lumière du jour avant un long moment. Ah il voulait me voir et m'intimider ou je-ne-sais-quoi encore, et bien il a tout gagné. Il me fait perdre mon temps mais étrangement pas ma journée, cette affaire va me changer un peu des meurtres de femmes qu'on se coltine depuis de long mois maintenant. J'étais prêt à m'en aller quand il reprit la parole, affichant de nouveau ce sourire qui me donne envie de lui défoncer la mâchoire. Il me balance tout un baratin, me dit qu'il sait qui a tué le riche entrepreneur dans la Tour Wayne ou encore qui a tenté d'assassiner Bruce Wayne ... Mais tout cela ce n'est que du vent alors quand il me montre de nouveau ses poignets tellement sûr qu'il allait obtenir gain de cause avec courbettes, je ne peux m'empêcher d'éclater de rire. « Attends t'es sérieux là ?! Tu crois réellement qu'il suffit de dire que tu sais quelque chose pour obtenir ce que tu veux ? Ca ne marche pas comme ça ici. Je veux plus de détails, je veux des faits vérifiables sinon tes menottes elles restent à ton poignet et les charges retenues contre toi seront augmentées ... » Il m'a pris pour un bleu ou quoi ? Je ne suis pas si facile à berner. « Alors maintenant tu poses ton cul sur ta chaise, tu te calmes assez rapidement avant que ce soit moi qui te calmes et tu m'en dis plus ... une faveur ne se gagne pas aussi facilement, on n'est pas dans une série tv ici.»

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MessageSujet: Re: Karma Police - Caleb & Richard Lun 16 Mar - 0:47



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C'est vain. Ce n'est simplement pas la peine de négocier avec lui. Il n'est pas le genre avec qui mon petit numéro fonctionne. Et c'est rageant. Terriblement rageant. Je pensais me sortir plus aisément de cette situation et voilà qu'au contraire, je sens que je m'enlise doucement et que la liberté est un concept que je vais finir par regarder de loin. Je passe rapidement ma langue sur mes lèvres, laissant mon sourire se faner alors qu'il rit, m'annonçant au passage la couleur. Génial. Je serre les dents avant ramener mes mains à moi, poussant au passage un long soupir.

"T'es pas le genre amusant… C'est triste. Je pensais qu'il suffisait que je te fasse miroiter l'affaire du siècle, le genre qui pourrait faire avancer ta carrière, mais je vois que visiblement t'en as rien à faire. Pire tu me me menaces de me retenir ici pour des charges imaginaires… Je suis une pauvre victime du système, certes j'ai commis des erreurs dans le passé… Mais j'ai fais amende honorable. Je suis désormais un bon citoyen, le genre qui ne fait pas de vagues…"

Un sourire m'échappe. Ouais. Si discret qu'on pourrait penser que je suis mort. Sept années entières où j'étais sagement conservé et entraîné dans les sous-sols de cette ville. Oh peut-être que je suis mort aux yeux de certains, mais est-ce réellement important ? Non. Honnêtement je m'en fous. Je ne demande pas à être pleuré, regretté ou quoi... Parce qu'au fond, il n'y a que les êtres chers qu'on regrette, et je pense ne pas que beaucoup de personnes me portent vraiment dans leurs coeurs. Ça pourrait m'attrister, mais honnêtement, ça me passe bien au-dessus de la tête. Et par moment… Ce gère de réflexions me fait presque frémir. Tout me semble presque insignifiant, comme si… Comme si j'étais complètement détaché de tout, que j'observais tout de loin avec une froideur et une indifférence presque inhumaine. Je hoche doucement de la tête avant de m'éloigner de la table, secouant quelque peu les menottes.

"Seulement… Te ferais-je réellement une faveur en te parlant de cette affaire ? Je ne pense pas. Peut-être parce qu'au fond il n'y a pas vraiment d'affaire. Ouais quelqu'un a bien tenté de tuer Wayne… Mais après si tu n'es pas au courant… C'est sûrement parce que ce n'est pas si important que ça… Vous avez sûrement mieux à faire que de chasser des courants d'air… Enfin… Des courants d'air qui manquent de tuer le milliardaire le plus influent de cette ville… Ça devrait vous chiffonner non ? Et pourtant à la place, vous préférez perdre votre temps avec des individus comme moi… "

Alors que ma voix s'élève dans la pièce, je lui tourne le dos, faisant les cent pas, avant de laisser mes doigts effleurer lentement le dossier de la chaise. Jouer au plus fort ne va pas fonctionner avec lui, au mieux je me retrouverais enfermé et au pire… Il va commencer à enquêter sur mon cas… Et pour être franc, je n'aimerais pas qu'il découvre ce que je fais pour gagner ma vie… Sans compter que la Cour n'apprécierait pas vraiment d'apprendre qu'un agent est au courant de leur existence. Alors autant se calmer, devenir plus doux face à lui, la violence ne m'aidera pas à sortir de là… Même si pour être franc les menottes commencent sérieusement à m'agacer. Mais soit. Il veut que je sois sage, alors autant être un bon garçon… Je me rassois sur ma chaise, lui adressant un sourire presque arrogant alors que je demeure silencieux, faisant simplement tinter mes menottes. Jouons.

"Donc. Si je comprends bien… Tant que je réponds à tes questions, et que je reste sage… J'ai une chance de sortir de cette affreuse pièce…. C'est ça ?"
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MessageSujet: Re: Karma Police - Caleb & Richard Dim 19 Avr - 16:18


Karma Police
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La douleur est supportable mais je sens encore ma hanche être douloureuse et cela me déplais au plus haut point. Qu'un parfait inconnu me défonce la hanche pour faire son malin c'est une chose, je trouve ça déplaisant mais je m'en branle. Qu'un type qui a été mon ami d'enfance et que j'ai connu jusqu'à presque ma majorité me fait un coup pareil, j'avoue que ça me déplait encore plus. Certes aujourd'hui le type qui se trouve en face de moi est un parfait inconnu, j'aurais pu le croiser dans la rue sans même le reconnaitre, mais le fait de savoir ce qu'il représente me donne la nausée. Alors c'est comme ça que ça se passe à Gotham, on tourne mal et on marche sur son passé ? C'est parce que je suis l'un des rares à ne pas envie de jouer sur la facilité en laissant mon père me retourner le cerveau alors je dois laisser mes anciens potes me cracher à la gueule ? Je sers les dents et je tente de garder mon calme. C'est dur parce qu'il faut bien dire ce qui est, je suis un putain de sanguin quand je m'y mets. Mais je garderais la tête haute et je vais me contenter de le laisser me déblatérer une tonne de conneries.

Quand il parle je ressens vraiment une forme de dédain pour ma personne. Il me prend littéralement pour un con, il n'y a pas d'autre mot. Il me trouve pas drôle, pensant que je me laisserais avoir par une pseudo affaire du siècle. S'il savait seulement qu'il n'était pas le premier à me faire un coup pareil et certainement pas le dernier, il se gausserait moins. Dois-je le remercier de vouloir faire avancer ma carrière ? Elle l'emmerde ma carrière, je suis arrivé seul comme un grand au FBI, je n'ai besoin de personne et certainement pas d'un connard d'ancien - ou actuel - criminel pour qu'elle avance.

« Je verserais bien une larme pour toi mais désolé c'est pas mon genre. Quand tu auras fini ton laïus, on pourra peut-être parler sérieusement. J'm'en branle de ce que tu as pu faire dans ta vie, j'm'en branle que la société continue à te le faire payer. Donc on clôt le sujet et on avance. »

Je pourrais faire semblant de le comprendre. Je pourrais jouer le gentil flic, qui prétend savoir par où il est passé, comprenant que c'est qu'un pauvre gars qui était au mauvais endroit au mauvais moment. Que je savais qu'il avait changé et que j'étais prêt à l'aider, s'il me donnait quelque chose en échange. Mais c'est pas mon cas. J'ai jamais joué les gentils flics, j'ai toujours joué les gros cons relous et figurez-vous que ça a toujours marché. Bon je me suis fais beaucoup d'ennemis depuis mais ça, c'est les aléas de la vie de flic j'ai envie de dire. On reconnait les bons flics à sa liste d'ennemis.
Il reprend la parole et j'ai la sensation d'entre que Blablablabla ... Ils me gonflent tous, c'est tous les mêmes, pas un pour rattraper l'autre. Et la vie est injuste, vous êtes des méchants, moi je suis le gentil dans l'histoire ... et blablabla ... d'abord je ne vous dirais rien, vous n'avez qu'à faire votre travail correctement et vous n'auriez pas besoin de moi ... Putain, parfois j'ai réellement envie de leur coller une balle en pleine tête, rien que pour leur faire fermer leur grande gueule. Sont-ils seulement au courant du taux de criminalité à Gotham ? Sont-ils seulement conscient que c'est le plus haut des USA ? Qu'on n'a pas autant d'hommes dont on aurait besoin et que la moitié est acheté par la pègre. Comment tout savoir et être de partout à la fois dans ces conditions. Si ça ne tenait qu'à moi, j'embarquerais tous les ripoux et j'embaucherais des flics de confiance, rien que là, déjà, on pourrait commencer à bosser tranquillement et surtout correctement. Mais voilà, on ne vit pas dans un monde merveilleux, il faut faire avec. Me sentant lasse et voyant que je perdais mon temps, je me levais.

« Si c'est tout ce que tu as à me dire, je vais te laisser te démerder. Je sens que tu adores crier à l'injustice. Moi j'ai du travail qui m'attend ... mine de rien ... »

Je vais pour me diriger vers la porte, prêt à laisser tomber cette histoire, une véritable perte de temps. Mais voilà, il a l'air de se réveiller enfin. Il s'assoit, comme je le lui avais demandé. Il en a mis du temps, mais il a fini par le faire. Voulait-il seulement un peu de temps pour faire semblant que l'initiative venait de lui ? Je l'ignore et je m'en tamponne. Je m'arrête et me retourne. Il a l'air de devenir sérieux, il a enfin réfléchi, une grande première dans cette histoire. J'ignore encore dans quoi je m'embarque mais comme à mon habitude, j'y mets les deux pieds dedans. Je retourne m'assoir, préférant ne rien dire, je ne veux pas le brusquer, pourtant bordel j'ai envie de lui dire que c'est pas trop tôt. J'ai un air grave, je suis sérieux.

« En gros c'est ça. Plus tu m'aides ... et plus je serais tenté de te venir en aide à mon tour. » A la différence de certains de mes confrères, je suis un homme de parole. S'il sert réellement à quelque chose, en dehors de me faire perdre mon temps, il reverra la lumière du jour. Mais s'il se fout de ma gueule, il va perdre un temps faramineux avant de revoir le soleil. « Alors vas-y commence par le début ...» Je sors un carnet et un stylo, prêt à noter les infos que je vérifierais ensuite.

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MessageSujet: Re: Karma Police - Caleb & Richard Sam 9 Mai - 20:00



A job that slowly kills you
Je déteste cette situation. Parce que j'ai subitement l'impression d'être un oiseau de proie qu'on vient de foutre en cage et à qui on tend un morceau de viande à travers les barreaux, lui promettant que si il est sage, il aurait peut-être une chance d'être à nouveau libre. Et croyez-moi, je fais des efforts monstrueux pour rester calme. Pour ne pas m'énerver, ou recommencer à lui envoyer la table au visage. Car je pourrais. Je pourrais sortir les crocs et tenter un passage en force, mais tout ce que ça va m'apporter… C'est de passer une bonne partie de l'année en cellule, et sans être un génie, je pense que la Cour n'aimerait pas ça. Mais soit. Il veut des informations ? Donnons-en lui. Plus je l'aide, plus il est tenté de m'aider. Je le regarde sortir un bloc et un stylo alors qu'il m'annonce qu'il est tout ouïe… Je penche légèrement la tête sur le côté avant d'esquisser un demi-sourire.

"Et si on commençait par l'incident de la Tour Wayne ? Non ? Celui qui a coûté la vie à un entrepreneur et où le grand Bruce Wayne en personne a faillit y rester…"

Je devrais me taire, lui parler d'autre chose, de n'importe quoi d'autre mais pas de ça, et pourtant… Voilà que je mets le sujet sur la table. Pourquoi ? Peut-être parce que j'ai envie de m'en vanter d'une certaine façon, de le voir chercher et chercher l'assassin, alors qu'en fait… Il l'a sous les yeux. Et qu'au moment où il me relâche, il finisse par se rendre compte que c'est le tueur en personne qui lui a raconté cette douce histoire. C'est dangereux comme jeu… Mais c'est tellement amusant. Et puis, jouer avec le feu ne fait de mal à personne… Tant que l'on est assez doué pour ne pas se brûler.

"Tout le monde ne parle que de ça dans le milieu… Parait que le gars a tué les gardes dans l'ascenseur… Et qu'une fois au sommet… Il n'a eu qu'à cueillir les deux milliardaires… Une lame en plein coeur… Et un Wayne qui passe par la fenêtre…"

Oh je sais que là, je lui raconte quelque chose qu'il sait déjà si il a lu le dossier de cette affaire… Mais c'est mon côté sale gosse, j'aime me faire désirer, tourner du pot et autre… C'est plus marrant ainsi. Je reprends ma respiration avant de lui adresser un autre sourire, reprenant d'une voix presque douce.

"Mais tout ça, vous le savez déjà… Non, ce qui vous pose problème, c'est de connaître l'identité du tordu qui a fait ça… Et… Il se pourrait que je la connaisse. Enfin, tout du moins que je sache pour qui il travaille. Car votre gars… Oh ce n'est pas un homme comme les autres, et encore moins le genre d'assassin qu'on trouve habituellement. Non… Ce type c'est plus qu'un pro, c'est une ombre même. Parait qu'on peut pas l'acheter, et qu'il frappe quand il le souhaite. Comme un oiseau qui tourne au-dessus de sa proie et qui plonge au bon moment. Et je sais que vous voudriez son identité, mais c'est compliqué d'avoir le prénom du Diable, pas vrai ? "

Je sais qu'il aimerait que je lui en dise plus, mais plus ce serait me mettre en danger. Alors je dois rester vague, lui donner de quoi ronger son frein, pour qu'il accepte de me laisser sortir. Donner l'essentiel sans pour autant lui révéler toute l'histoire. L'idée c'est d'attiser sa curiosité, rien de plus, de le laisser avec un joyeux puzzle à résoudre.

"Il parait que son costume ressemble au plumage d'un oiseau nocturne… Qu'il est le chasseur… Et que même la puissante chauve-souris le craint…"

Je ne le regarde plus, préférant fixer le miroir sans teint face à moi, alors qu'un léger sourire se dessine sur mes lèvres.
FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.
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MessageSujet: Re: Karma Police - Caleb & Richard Ven 15 Mai - 13:59


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C'est amusant comme j'ai envie de lui crever les yeux avec mon stylo. Sa façon de me regarder, de me parler, tout me déplait en lui. J'ignore d'où il sort, ni par où il est passé, mais il va falloir qu'il se calme rapidement s'il ne me veut pas à dos. La moitié du commissariat rêve de le coffrer, je risque d'avoir envie de les laisser faire, rien que pour lui passer l'envie de se foutre de notre gueule et de se croire le plus malin. Parce qu'il était vraiment si intelligent que ça, il ne serait pas assit en face de moi, menottes aux poignets. Il serait certainement en train de continuer à faire ce qu'il sait faire de mieux - en dehors d'emmerder le monde - ... sauf que pour le coup, en dehors d'être un emmerdeur de premier ordre, j'ignore ce qu'il fait de ses dix doigts. Ai-je envie de le savoir ? Seulement s'il y a un intérêt et pour le moment non.

Nous sommes assis, l'un en face de l'autre. Il est plus calme qu'au début, mais est-ce qu'un calme apparent qui n'augure rien de bon ? Peut-être. Je reste sur mes gardes, sait-on jamais. Armé d'un stylo pour le moment, je suis prêt à rédiger quelque chose qui pourrait nous aider dans cette enquête et qui pourrait l'aider à sortir d'ici. Il commence de façon soft, un peu trop d'ailleurs à mon goût si vous voulez mon avis. Il répète ce qu'il m'a dis au début, rien de nouveau donc et rien que l'on ne sait pas déjà. Je reste stoïque, impassible, s'il compte me faire perdre mon temps, c'est très bien, mais il risque d'en perdre un peu plus que moi, quelques années, au bas mot. Il s'arrête un instant puis reprend. Toujours des infos que l'on connait. Il me refait la scène, un peu comme s'il y était. C'est amusant, si je voulais devenir suspicieux, je pourrais lui demander comment il sait tout ça. Est-ce que c'est ce type qui c'est vanté ? Est-ce lui le coupable au final ? Comment ça se passe au juste ? Ce qui est sûr en tout cas c'est que pour le moment je m'ennuie et je n'apprécie que moyennement de m'ennuyer.

« J'avais oublié comme c'était hyper ennuyant de t'écouter parler ... Dois-je voir en ce déluge d'informations déjà connu par nos services la preuve d'un narcissisme aigu ou c'est juste la perspective que plus tu me feras perdre mon temps, plus tu vas passer quelques années au trou qui te fais bander ? »

Grossier, direct, je n'en rate pas une. J'ai toujours été comme ça et je ne changerais pour rien au monde. Il me tape sur le système pour le moment. S'il ne m'apporte pas rapidement des infos sur un plateau d'argent je sors de cette pièce et le laisse se démerder avec la police. Je rédigerais un rapport attestant d'une agression sur un agent fédéral, punissable bien entendu par la loi et d'un plaisir évident du suspect à faire perdre son temps aux agents de police et d'un foutage de gueule évident. Avec ça, il passera devant un juge et vu qu'il n'a pas l'air d'avoir la côte avec les représentants de la loi, je doute que ce dernier soit clément avec lui. Il va en perdre quelques années en prison et je n'en éprouverais aucun regret. J'aime pas les petits cons.
Finalement il finit par avouer que tout ce qu'il me raconte depuis le début, je le sais déjà. L'évidence même, mais je garde le silence. La seule image que j'ai à l'heure actuelle c'est sa tête se fracassant contre la table et son arcade pissant le sang. Il prétend qu'il connait le coupable. J'ai un gros doute sur cette affirmation, ce serait quand même un gros coup de bol pour nous et surtout pour lui que ce soit le cas, mais je garde toujours le silence, attendant la suite. Il prétend qu'il  le ou les employeur(s) du gars que l'on cherche, que ce n'est pas un assassin comme les autres. Plus il parle et plus je reste sceptique, perplexe, voir même incrédule. Une ombre ? Le diable ? Mais bien sûr ...

« Du diable ? Ben pourquoi pas, soyons fou ...   »

Ma remarque ne l'arrête pas, il continue sur sa lancée, il parle d'un costume maintenant, de plumes et de Batman. Là j'avoue, c'est la goute d'eau qui fait déborder le vase.

« Une ombre, le diable, des plumes, Batman qui a peur de lui ... quel beau conte de fée. Alors dis moi, je lance un mandat d'arrêt contre qui au juste ? Le croque-mitaine ? Le Diable en personne ? Un Hibou ? Ou alors je te fais passer une série d'analyse pour voir si tu es défoncé et un suivi psychologique pour voir si tu es dément ? » Je range mon stylo, visiblement je n'en aurais pas besoin aujourd'hui, refermant mon calepin je soupire, exaspéré. « Bon vu que ton but, en plus de me faire perdre mon temps, c'est de te foutre de ma gueule, je vais t'expliquer ce que va s'en suivre. Je vais sortir de cette pièce, rédiger un rapport. Toi tu vas être incarcéré et ce n'est pas demain la veille que tu sortiras.  » Je me lève, encore une fois. Visiblement je n'ai plus rien à faire ici...

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