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 Bruce & Pamela ✾ Belle Plante cherche Sugar Daddy

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MessageSujet: Bruce & Pamela ✾ Belle Plante cherche Sugar Daddy Sam 14 Mar - 22:43


   





Bruce & Pamela






Belle Plante cherche Sugar Daddy, Sugar Daddy, répondez !


Lumières électriques, rires artificiels et petits fours de grands pâtissiers : mélangez, laissez reposer à température ambiante pour obtenir une soirée chic dans un hôtel de luxe à Gotham – faites simplement attention à vos perles avant de monter en limousine, vous savez, avec la racaille qui traîne.

Pamela naviguait dans les eaux tièdes de ce biotope d’un genre un peu particulier, la faune des gentils mécènes d’universités – une faune qu’elle côtoyait depuis plusieurs années maintenant, surtout depuis qu’on lui avait fait comprendre que son poste à la faculté de botanique de Gotham ne serait jamais titularisé. Pas par manque de fonds, non, mais comme toujours il ne s’agit pas tant de demander l’argent que de le capter et l’utiliser à vos fins, et plus vous êtes dans les niveaux inférieurs de la chaîne alimentaire, plus vous devez prendre les devants afin de ne pas finir entourée d’un matériel recyclé de l’URSS – vous voyez le genre. La musique de cette soirée mondaine, selon un vieux cliché éculé, était cette soupe classique jouée par un orchestre « milieu de gamme » puisque l’université voulait impressionner mais ne pas donner l’impression qu’elle avait plus d’argent qu’elle ne savait en faire (restons logiques).

Bien qu’elle ait déjà fait le tour de plusieurs donateurs, la soirée commençait à peine pour elle. Sa survie annuelle était assurée, une fois encore, mais pour combien de temps encore pourrait-elle faire semblant ? Combien d’années à ramper pour les subventions, à présenter ses recherches à des messieurs dames portant très bien le Chanel ou le Valentino, mais n’ayant aucune idée des débouchés de la médecine verte ? Ignorant même le sens de ce mot, pensant probablement investir dans une forme d’homéopathie nouvelle ? Le bilan était fait, depuis cette nuit où la lumière de son laboratoire avait été coupée à 22 heures pétantes. Le lendemain, un mail glacial du doyen l’attendait, expliquant que son travail devait se limiter à enseigner et faire pratiquer la botanique aux élèves de licence, et pas davantage. L’humiliation cuisante, et les bleus sur son corps après s’être cognée dans tous les meubles du labo, avaient suffi à la motiver.

Cette nuit, la soirée accueillait un gros poisson voire même, un Moby Dick parmi les mécènes d’universités, M. Bruce Wayne. Philanthrope éclairé, l’homme était dorénavant plus connu pour sa vie de solitaire de gentleman châtelain que pour ses frasques de playboy, aussi Pamela n’avait pas joué sur ses charmes naturels pour attirer son attention. Sa tenue était très simple, une robe sans décolleté dans les tons verts sapin, ses lunettes de lecture et une petite pochette noire assortie à des escarpins qui avaient connu des jours meilleurs. Nul bijou ne venait glacer sa peau, elle avait toujours détesté ça, mais elle sentait les regards des autres femmes se poser sur elle avec dédain – elle était l’incarnation de l’universitaire pouilleuse. Sa main dégagea ses cheveux éclatants derrière une de ses épaules, et elle alla se servir un verre de champagne. Alors que le serveur allait partir dans un sens, elle lui suggéra une autre direction au creux de l’oreille, et sentit les pulsations cardiaques du jeune homme s’accélérer alors qu’il émettait plus de phéromones qu’une plante en pleine pollinisation. Le temps pour elle de lâcher son venin, il était en route.

Alors que la main de Wayne se saisissait de la coupe, elle superposa la sienne au-dessus. La course du bras fut aussitôt arrêtée, l’homme avait des réflexes de bonne qualité pour quelqu’un élevé dans la soie, pensa-t-elle automatiquement.

« Si j’étais vous, je m’abstiendrais. » Leurs regards se croisèrent, comme deux pierres s’entrechoquant. Il n’y avait plus qu’à espérer l’étincelle.
   


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MessageSujet: Re: Bruce & Pamela ✾ Belle Plante cherche Sugar Daddy Ven 20 Mar - 9:39


Belle plante cherche sugar daddy
Pamela & Bruce


Je soupire alors qu’Alfred me rapporte mon costume, y passant un dernier coup de brosse avant de le déposer sur mon lit. Je déteste ces dîners mondains, je déteste cet univers d’hypocrites qui n’est qu’une course au luxe et aux apparences. Enfin, pour cette fois ce n’est pas une rencontre avec le comité directionnel de Wayne Entreprises, mais une levée de fonds pour soutenir les programmes éducatifs de l’université de Gotham. Ce qui fait que je ne traine pas autant les pieds que d’habitude.

Alors bien évidemment, je ne fais « que » donner de l’argent, et il est, à mes yeux, bien trop facile de simplement apposer une signature au bas d’un chèque à plusieurs chiffres à l’aide d’un stylo à plume plaqué or que de donner concrètement son temps, et d’être vraiment sur le terrain, au contact de ceux qui en ont besoin. Et je sais que les fonds que la fondation Wayne a distribués a néanmoins permis le lancement, et la réussite de nombreux et beaux projets, dont tout le mérite revient à ceux qui les ont mis en place.

Mes mains referment les boutons de ma chemise, avant de lutter pour enfiler mon pantalon sur une jambe. Et je me regarde. Bruce Wayne, trente-cinq ans et déjà physiquement marqué par la croisade insensée que j’ai menée à Gotham, ma ville, pendant des années. Y risquant ma vie et ma santé. Et maintenant je ne suis que l’ombre de moi-même, un nanti dont la seule utilité est de distribuer des chèques et d’entretenir des légendes urbaines toutes plus horribles les unes que les autres sur les origines de ma « disparition » soudaine du monde. Et je sais bien que ce gala va apporter son lit de chuchotements derrière mon dos.

Alfred m’aide à passer mon veston après que j’aie mis mes boutons de manchette, et j’attrape ma canne pour descendre sur le perron, grimpant ensuite dans l’antique Rolls. Il est loin le temps où je parcourais la ville en voitures de sport italiennes… Le trajet se fait en silence, Alfred me laissant dans mes méditations alors que le véhicule se glisse silencieusement dans les rues animées de Gotham. Et enfin l’immense bâtiment se dessine, avec son lot de photographes avides et de curieux. Alfred s’arrête, m’ouvre la portière avant de se remettre au volant, me laissant seul sous une nuée de crépitements de flashs et d’apostrophes diverses et variées.

Je m’avance, dispensant quelques sourires et quelques saluts, avant de claudiquer sur le tapis rouge, gravissant les escaliers et m’engouffrant dans le hall. Les petits plats ont été mis dans les grands : buffet raffiné, orchestre pour l’ambiance, robes du soir et rivières de diamant. Les plus nécessiteux de Gotham, cela va sans dire, qui viennent, l’espace d’une soirée, se donner bonne conscience en dispensant une infime partie de leurs richesses « aux pauvres ».

Une jeune femme me prend mon manteau, avant de me souhaiter la bienvenue, et je me mêle au public. Echangeant des banalités, inventant des vacances à Gstaad, où aux îles Grenadines sur un yacht où je n’ai jamais mis les pieds. Ces conversations plates et fades m’insupportent. La surenchère des vacances les plus chères, des derniers achats les plus dispendieux, qui a eu la meilleure place à l’opéra ou qui a acheté l’œuvre d’art la plus chère. « Mon Picasso » par-ci, « Mon Matisse » par là… Après une dizaine de minutes j’arrive déjà à saturation et j’opte un repli stratégique un peu en retrait. En passant, je croise un serveur à qui je prends une flûte de champagne, et avant même que j’aie le temps de la porter à mes lèvres, je sens une main se poser sur la mienne. Et là-encore, un réflexe trop brusque et précis pour être honnête intervient et je lève les yeux vers une charmante jeune femme rousse, qui se tient près de moi.

Je la regarde sans comprendre, avant qu’elle ne se mette à parler. Je hausse un sourcil, mon regard passant de la flûte de champagne, à elle, puis l’inverse, avant de parler enfin.

Et…pourquoi donc, je vous prie, très chère ?

Je hausse un sourcil en la détaillant, attendant de plus amples explications..
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MessageSujet: Re: Bruce & Pamela ✾ Belle Plante cherche Sugar Daddy Dim 12 Avr - 14:34


 





Bruce & Pamela






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L’homme est séduisant, charismatique. Les tabloïds que Pamela lisait parfois, entre deux thèses de botanique, n’exagéraient donc pas. Sur papier glacé, il lui semblait surfait, exagéré : les yeux rieurs, la peau saine et le cheveu soyeux – too much, M. Wayne. Mais la réalité semblait infirmer la fiction qu’elle s’était construite, d’un homme né avec une cuiller en argent dans la bouche et à la séduction archétypale. Wayne n’a pas haussé le ton, pas un trémolo dans la voix, il attend simplement son mouvement.

« Pourquoi ? Tout simplement parce que je me suis dit que vous teniez à votre gorge, vos cordes vocales, vos organes internes de manière globale. »

L’explication est faible, voilà ce qu’elle se dit automatiquement. Ton esprit scientifique faiblit, Pamela, voyons, voyons. La voix a un ton désagréable, un cynisme noir qu’elle ne connaît que trop bien. Comme le ton d’un professeur passant dans votre dos, commentant votre copie d’un air sourcilleux, déçu. Mais son professeur est décédé depuis longtemps, elle n’a pas à entendre sa voix. Elle secoue la tête.


« Je vous l’emprunte ». Elle se saisit du verre, sûre de son geste mais au dernier moment, sa main tremble. « Juste pour que ce soit inscrit dans le dossier… je ne suis pas folle, vous savez. »


Et elle verse une goutte de champagne sur sa main. Comme dans un film, le temps suspend sa course et l’univers retient son souffle, les rires dans l’air semblent devenir plus cristallins, mais le cœur de Pamela bat plus vite que celui d’un hamster dans un centrifugeur. La moindre erreur de dosage lui coûtera l’usage de sa main. L’acide percute le dos de sa main et elle retient l’onde de douleur qui la traverse. L’onguent qu’elle a appliqué de manière préventive ne stoppe pas la douleur, ni le léger creux qui se forme sur sa peau, perforant petit à petit l’épiderme et le derme.

« Je vous laisse imaginer l’effet d’un verre entier sur vos muqueuses, Mr Wayne. »

Un sourire, mais ses paupières doivent pourtant battre légèrement pour chasser l’humidité qui se forme dans ses yeux. Il faudra améliorer la formule de sa crème pour les mains, vraiment, c’est un coup à laisser n’importe quelle plante du labo faire ses dégâts.


« Maintenant, vous pouvez appeler la sécurité mais j’ai déjà prévenu la police ce matin quand je me suis rendue compte qu’une de mes orchidées avait été amputée d’une tige – ils se sont moqués de moi quand j’ai évoqué la possibilité d’un empoisonnement à la soirée de mécénat. Enfin, ce serait dommage de gâcher une soirée si agréable… toutefois si vous étiez prêts à me confier votre joli mouchoir de poche et un peu d’eau, je crois que ma main gauche vous serait reconnaissante. »

Elle lui tend l’autre main.


« Et moi, c’est Pamela. Il faudra excuser l’orchidée, vous savez, c’est son seul système de défense, la pauvre : elle pousse au sol, et les herbivores ne font pas de cadeau aux plantes sans épines.»

 


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MessageSujet: Re: Bruce & Pamela ✾ Belle Plante cherche Sugar Daddy Ven 1 Mai - 14:03


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Pamela & Bruce


Malgré toute ma concentration, malgré un contrôle de tous les instants, fruit d'un travail de longue haleine, d'une attention sans faille, épuisante par moments, sur le masque que je me dois de porter aux yeux du monde, le masque de Bruce Wayne, il y a encore des moments où quelque chose m'échappe. Où il y a une fissure dans ce masque lisse et figé dans un sourire aristocratique, mi-charmant, mi-suffisant, symbole du "Moi j'ai réussi, et vous êtes des êtres inférieurs". Que je déteste, évidemment, mais que je me dois de porter. Jamais je n'ai été à l'aise dans ce monde, jamais je n'ai apprécié d'en faire partie. Tout au plus ce monde m'a fourni un carnet d'adresses, et surtout, les ressources suffisantes pour me donner les moyens de mener ma croisade. Et là, c'est les réflexes de justicier de Batman qui se réveillent, malgré ces sept années d'inactivité, et saisissent la main de cette pauvre malheureuse bien trop rapidement, et trop précisément pour ne pas paraître suspects.

Comment Bruce Wayne pourrait-il avoir des réflexes aussi acérés? Aussi précis? Lui qui n'est censé être bon que pour conduire des voitures de sport, jouer au polo et séduire des mannequins de Victoria's Secret? Je relâche immédiatement ma poigne, espérant que mon geste n'ait pas éveillé sa curiosité, avant de l'observer avec curiosité et une pointe de scepticisme. Que me veut-elle? Des hystériques qui veulent m'approcher à tout prix comme on approche une rock star, il y en a eu beaucoup. Celles qui souhaitaient simplement approcher quelqu'un de connu, celles qui voyaient mon portefeuille avant tout, ou encore celles qui se voyaient comme les élues, capables du prodige de ramener mon coeur de pierre à la vie et de passer la corde au cou à l'éternel fêtard célibataire que je suis.

Non, celle-ci semble différente. Suffisamment pour que je l'écoute plutôt que de prétexter n'importe quoi pour m'éclipser. Ma main tient toujours la flûte de champagne que je venais de saisir lorsqu'elle a interrompu mon geste, et je hausse un sourcil lorsqu'elle commence à m'expliquer les raisons de son geste. Mes lèvres s'étirent en un sourire, avant de lui répondre.

Je sais que l'alcool peut causer des ravages, mais je ne pense pas qu'une malheureuse coupe puisse causer tant de dégâts si vite. Et si vous vous inquiétez tant que cela, je vous promets de ne boire que du thé vert demain pour faire passer le tout...

On m'avait servi de sacrées excuses pour m'approcher, mais celle-ci? Jamais. J'en serais presque prêt à admirer son originalité lorsqu'elle saisit la flute entre ses doigts fins, et je remarque que ses mains tremblent alors qu'elle fait couler une goutte de champagne sur sa peau. Bon sang mais que fait-elle? Que cherche-t-elle à prouver? J'observe cette minuscule goutte qui perle sur son épiderme, lorsque tout à coup une légère fumée s'échappe et je remarque que le liquide est clairement corrosif, attaquant sa peau.

Bon sang!

Mon regard se promène autour de moi pour trouver de quoi ôter cette horreur de sa peau, avant de me rappeler que j'ai encore ma pochette dans la poche de mon veston. J'extirpe le carré de soie rouge et le pose sur sa peau pour éponger cette chose. Avant de lever les yeux vers elle. Elle cache bien sa douleur, mais il y a des choses que je sais lire bien mieux que quiconque.

Voilà ce qui s'appelle prendre des risques pour prouver son point de vue, mademoiselle. Et, si je puis me permettre...comment avez-vous su?

Elle se lance dans une explication brève et concise, ce que j'apprécie, bien que certains détails me semblent clocher quelque peu.

Mais...comment en êtes-vous arrivé à lier le vol de votre orchidée avec ce gala de charité? C'est assez hardi comme supposition... Et comment savez-vous que c'est le poison de votre orchidée qui se trouve dans ce champagne? Miss Pamela?"

Je serre la main qu'elle me tend mais j'attends également ses explications avec le plus grand intérêt.

Je hausse un sourcil en la détaillant, attendant de plus amples explications..
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MessageSujet: Re: Bruce & Pamela ✾ Belle Plante cherche Sugar Daddy Dim 3 Mai - 18:10


 





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Le cœur de Pamela s'arrête, manque de s'effondrer sur lui même pour couler au fond de sa cage thoracique. Elle a été trop imprudente, s'est laissée happer par les discours un peu légers du gentleman châtelain, et elle se retrouve acculée, coincée près d'un mur qui semble tout à coup bien plus menaçant que lorsqu'elle échafaudait ses manigances. Le grand dadais se révèle bien plus intriguant que prévu, plus vif, plus intelligent : en un mot, le genre d'hommes qu'elle aimerait fréquenter s'ils n'étaient pas si dangereux. Voilà en fait le grand moment, l'instant où il s'agit de décider si tu es capable de sortir de tes petits trafics minables à l'université, de tes histoires à la con...

Elle prit une grande inspiration avant de commencer.


Ce que je vais vous révéler, vous donnera les pleins pouvoirs sur moi. Je ne sais pas trop ce à quoi je m'attends, d'autant plus que je ne sais pas qui vous êtes, au fond. Mais j'imagine que je n'ai plus le choix.

Son épine dorsale se raidit à ses mots, qu'elle n'aurait voulu prononcer pour rien au monde. Ses cheveux la gênaient, et elle les rabattit derrière ses oreilles avec une nervosité qui n'avait rien de fausse.

Le département auquel j'appartiens, le département de botanique, est un tout petit département. Nous avons essayé depuis quelques années maintenant de développer nos recherches vers d'autres voies, notamment ce qu'on appelle aujourd'hui les "technologies vertes" même si elles ne le sont pas nécessairement. Cela va du développement de plantes OGM afin de retraiter les éléments polluants à la distillation des principes actifs de plantes pour certains usages.

Un soupir s'échappa de ses lèvres. Certaines parties de son récit étaient dangereusement proches de la réalité, mais ses arrières étaient bien couverts a priori. L'assurance de trimestres validés sans passer de partiels et l'accès facilité à la drogue rendaient les étudiants extrêmement dociles - ça, et la manipulation mentale que ses drogues permettaient, mais ils n'avaient pas besoin de le savoir. Le serveur à qui elle en avait fait inhaler une dose, à travers les effluves de son rouge à lèvres, non plus et de toute façon, il avait déjà oublié avoir parlé à Pamela un jour.

Je suis une pionnière dans ce domaine, Mr Wayne. C'est pourquoi je sais faire la différence entre la coloration naturellement dorée du champagne et le jaune légèrement verdâtre d'une solution à base de cette orchidée, dont la sève est d'un vert très vif. Je me suis permis d'arrêter votre geste, mais si vous voulez m'interroger et me faire conduire au poste, je ne sais pas qui a mutilé l'orchidée. Personne ne le sait d'ailleurs. Le laboratoire n'est pas surveillé la nuit, même par caméras. Pourquoi ? Tout simplement parce que comme les plantes rares que nous étudions, nous sommes sur le point de disparaître.

Elle sort un papier de sa pochette, un simple tableau Excel qui présente la réalité actuelle de l'université de Gotham.

Les budgets alloués sont les plus faibles de l'université, au sein des sciences dures du moins. Les étudiants le savent et le ressentent : cette année, nous avons dû cesser le versement des bourses d'études pour les étudiants talentueux, les génies, etc... Une façon claire de les inviter à se réorienter en ingénierie, en chimie, que sais-je. Mais pour les étudiants qui ont dû arrêter leur cursus à mi-parcours, la déconvenue est terrible. Nous avons perdu de nombreux étudiants. Certains étaient pour le moins... amers.

Une brève pause, puis elle releva son regard pour le planter dans celui, glacial, de Wayne.

J'ai eu une intuition, appelez ça de la chance, mais j'ai trouvé que la mutilation d'une des racines des orchidées les plus venimeuses de la serre, la nuit précédant le gala, c'était un peu gros. D'autant plus que la personne qui a fait ça savait quelles portes du bâtiment étaient un peu branlantes, et ne déclencheraient pas l'alarme. J'ai pensé à un de ces étudiants, un de ceux qui m'écrivent des lettres d'insultes tous les mois, mais je ne saurais vous donner un nom en particulier, ils sont une vingtaine à avoir perdu leur bourse.

Un rictus un peu cruel, un peu déçu également, peut-être, traversa son visage, avant de laisser la place à un masque. Moi aussi, je peux jouer les glaçons, pensa-t-elle brièvement.

Sur ce, Mr. Wayne, vous pouvez aller raconter ce que je viens de vous dire au doyen de l'université si cela vous chante : je suis sûre qu'il a plein d'arguments à donner quant à l'attribution des budgets, et vous demandera plus d'argent pour mieux les donner à des gens qui auront moins de scrupules que moi. En effet, je ne suis pas titulaire de mon poste, donc "virable" à merci, mais cela ne l'empêchera pas de m'attribuer notre incident à mon "défaut de gestion"...

Cette conversation a décidément pris un tour bien trop personnel et Pamela se sent presque pressée de s'éloigner de Wayne, comme un pêcheur qui aurait ferré par hasard une créature sous-marine bien trop grosse pour sa maigre canne et son petit rafiot.

 


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MessageSujet: Re: Bruce & Pamela ✾ Belle Plante cherche Sugar Daddy Lun 11 Mai - 20:46


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En voilà une circonstance bien curieuse pour un dîner mondain. Et si la découverte que cette jeune femme me présente n’était pas si dramatique, voire…mortelle… je pense que cela m’aurait apporté une distraction aussi inattendue que bienvenue. Sauf que là, l’heure est grave. On a tenté de m’empoisonner. Moi. Bruce Wayne. Alors oui, je savais qu’en tant que personnage public, je courais des risques. Sauf qu’en avoir la preuve, là, directement, a quelque chose de fort dérangeant. Surtout que je m’étais attendu…à ce qu’on me tire dessus. Qu’on essaie de me poignarder, comme ce qui était arrivé avec Dick, quelques semaines plus tôt. Pas qu’on s’attaque à moi de cette manière. Parce qu’autant pour les deux premiers, je peux les affronter sans problème. Autant le poison…je n’y pourrais rien.

Pourtant, ma méfiance naturelle revient au galop face à cette charmante demoiselle. Sa venue semble avoir été beaucoup trop providentielle, et son explication un peu trop extravagante pour que je lui fasse une confiance aveugle. Même si le spectacle de la goutte brûlant sa main n’est pas un mensonge. Je la vois pâlir, prendre une seconde de réflexion, avant de se lancer dans une explication. Je hausse un sourcil, l’écoutant avec la plus grande attention, oubliant le quatuor qui joue au loin et le brouhaha ambiant des conversations aussi pompeuses que fades.

Une mise en confiance. Indiquer à son interlocuteur qu’on est en position d’infériorité pour susciter sa bienveillance. Bien… Ses gestes étaient nerveux. Alors soit elle mentait. Soit elle allait révéler quelque chose de juste, mais qui la compromettait. Eh bien…attendons de voir. Je hoche lentement la tête, pour lui montrer que je suis son discours, pendu à ses lèvres.

Eh bien si on m’avait dit que je recevrai des leçons sur le champagne de la part d’une botaniste… Ainsi donc vous soupçonnez que quelqu’un ait dérobé un de vos plants d’orchidée empoisonné, en ait extrait la toxine qui a été versée dans ce verre…

La voilà ensuite qui extirpe un tableau Excel auquel je jette un œil, et j’écoute avec intérêt son discours plein de flamme. D’ailleurs, son caractère semble se refléter dans sa chevelure flamboyante. Les éléments s’enchaînent finalement plutôt bien et son raisonnement se tient. Elle a l’esprit d’analyse poussé et précis. Elle est ravissante. Comment peut-on laisser une chercheuse aussi brillante moisir dans les obscurs laboratoires de l’université de Gotham ? Néanmoins, je garde quand même la tête froide. Je viens à peine de la rencontrer, et je ne sais pas ce qui pourrait se cacher sous son discours qui semble sincère, mais qui pourrait tout aussi bien être le fruit d’un entraînement efficace. La question mérite d’être étudiée. Elle semble intéressante, certes, avoir besoin d’aide, c’est certain, mais son arrivée bien trop providentielle me fait quand même relativiser.

Eh bien mademoiselle Pamela, vos arguments sont intéressants. Très intéressants. Et je serai très intéressé à l’idée de voir vos travaux de plus près. Si vous êtes arrivée à de tels résultats, peut-être que vous pourriez vous désintéresser de l’université de Gotham pour venir travailler au sein des laboratoires Wayne. Nos moyens sont illimités et je pense qu’une personnalité brillante comme vous pourrait tout à fait s’épanouir dans un autre environnement, où son travail et son talent pourraient être reconnus, et encouragés. Si…cela vous intéresse, bien évidemment.

Elle m’intrigue. M’interpelle. Je veux en savoir plus. La percer à jour. Savoir à quel jeu elle joue. Et dans un sens je l’admire car bien peu avant elles étaient arrivées à simplement me surprendre, à me donner envie d’en savoir plus. Mais la question reste à savoir si ce que je vais trouver sera bon, ou mauvais.


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MessageSujet: Re: Bruce & Pamela ✾ Belle Plante cherche Sugar Daddy Sam 16 Mai - 14:38


   





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Wayne a l'air d'être surpris de son explication. Comme si lui même ne croyait pas tout à fait en ce qu'il représente, en ses origines. Pamela ressent comme une fragilité, comme une incertitude dans ses pensées à ce sujet. Si elle n'avait pas vécu dans un des quartiers les plus défavorisés, délaissé par l'argent des Wayne, elle aurait presque pu ressentir un pincement au cœur devant cet homme. Elle fronça les sourcils, et ses paupières furent prises d'un tic involontaire. Quand commence-t-on à lâcher prise ? se demanda-t-elle. Qu'est-ce qui fait que certains se relèvent, et pas d'autres... Mais elle ne voulait pas se poser la question, parfois lancinante pourtant, du pourquoi. Pourquoi s'était-elle relevée, pourquoi se relevait-elle encore. Même après l'uppercut que Wayne avait manqué de lui mettre, Pamela se relevait encore.

"M. Wayne... Vous portez un nom qui n'est pas anodin. Que vous le vouliez ou non, il porte un héritage - et je ne parle pas que de votre fortune, non, je n'oserais pas. Gotham est ce qu'elle est parce que vos parents ont investi des espoirs dans ses rues. Et je crois que certaines personnes, quand elles se sentent abandonnées... Et bien, je crois que la frontière entre le bien et le mal est très floue quand on survit, et qu'on ne vit plus. La frontière de la folie aussi. "

Elle souleva le mouchoir qui couvrait sa main. La plaie, bien que très réduite, était vilaine - et elle réalisa soudain qu'elle porterait peut-être toute sa vie la trace de sa rencontre avec Wayne. Pamela croyait dans peu de choses - ni l'astrologie, ni la numérologie ou la lecture du tarot. En revanche, elle était convaincue que certaines réactions physiques naturelles étaient des signes. Et même dos au mur, elle ne tournait pas le dos à ses instincts. Et cela voulait dire quitter l'université, coûte que coûte - quitte à se confier à Bruce Wayne.

" Travailler pour vous... ce serait un honneur. Je sais que vous n'avez pas de département de technologies vertes, aussi, je suis très consciente de ce que vous me proposez... Mais. " Pamela planta alors son regard dans les yeux de Wayne. " Je dois vous dire que mes recherches vous décevront peut-être. Je suis ce qu'on appelle une bobo, M. Wayne. Je mange bio, je crois dans le fait de sauver la planète, et je suis rebutée par les scientifiques qui travaillent pour le profit absolu."

Sans faire exprès, elle rit légèrement. Peut-être n'a-t-elle jamais été aussi proche de sa propre vérité avec personne, même pas son mentor et son amant, le professeur Holland, avec qui peut-être, elle se contentait de renvoyer l'image qu'il attendait d'elle.


" Je rêve de nourrir la planète, de la paix dans le monde, et d'avoir mon nom dans un livre d'histoire. Mais je vais aussi vous faire une confidence. J'ai grandi dans Uptown Gotham, et j'ai vu des gens mourir de leurs conditions de vie. Alors j'aime vivre, comme tout le monde j'imagine, et pas juste survivre. Juste... ne me faites pas vendre mon âme, d'accord ?" demande-t-elle en lui prenant la main.
   


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MessageSujet: Re: Bruce & Pamela ✾ Belle Plante cherche Sugar Daddy Jeu 18 Juin - 14:43


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Je hausse très légèrement un sourcil alors que j’écoute son petit discours flatteur sur mon nom, et le poids de ma famille sur la ville. Se mettre en posture de dépendance et de soumission, des flatteries, la demoiselle sait y faire, et je pense que n’importe quel benêt se serait laissé prendre au piège tant ses arguments se tiennent, et surtout, qu’elle sait se montrer convaincante. Saupoudrez le tout de quelques battements de cils, de trémolos dans la voix, un soupçon de regard de biche effarouchée et l’affaire est dans le sac. Enfin, c’est une impression. Maintenant il faut juste que je sois sûr de cela. Et pas qu’elle soit d’une sincérité désarmante.

Eh bien il est évident que Gotham est un terreau fertile pour certaines âmes abandonnées par le destin. Mais gardons-nous de certains rapprochements hâtifs. J’ai été visé, certes, mais nous ne savons pas encore qui, et pourquoi. La meilleure des choses sera de prévenir la police pour cet incident, qui ne doit évidemment pas rester impuni.

Et intérieurement je souris, en me disant que les services de police font ce qu’ils peuvent, mais malheureusement ils ont les mains liées par la corruption, et la peur des représailles envers leurs proches. Si je porte plainte, il y en aura plus d’un qui s’évertuera à freiner des quatre fers pour ralentir l’enquête, subissant des pressions venant de part et d’autres. Et qui pourrait les blâmer ? Je peux comprendre le pauvre type qui fait disparaître une enveloppe car on a promis que sa femme, ses enfants, ou peut-être les deux, risqueraient de souffrir s’il ne suivait pas les instructions à la lettre. Mais cela ne va pas dire que l’enquête va rester lettre morte. J’ai déjà prévu de m’emparer de la flute, que je vais soigneusement emballer dans mon mouchoir de soie, et lancer toute ma batterie d’examens dans mes machines dernier cri. Sauf que cela, elle ne le verra pas. Je hèle un serveur et lui demande de m’apporter deux sacs congélation. En attendant qu’il revienne je me lance, et propose un poste à Miss Isley.

Ne nous alarmons pas, nous n’en sommes pas au stade de lui confier tout un département, mais un poste, sûrement. Lui demander de planifier un programme, de monter un projet. Un joli bureau et un accès illimité aux photocopies, et un coin de labo… Elle devrait y trouver son bonheur. Mais je ris doucement quand je l’entends se déprécier.

Très chère. Les industries Wayne ne se concentrent pas seulement sur la recherche du profit. Je crois sincèrement que nous devons changer notre façon de vivre. De consommer. De nous déplacer. Et pour ça nous avons besoin de scientifiques. Idéalistes, sans doute, mais avec les pieds sur terre. Peut-être sauriez-vous êtes le bon équilibre pour nous guider vers un changement salutaire…

Je sens sa petite main blanche saisir la mienne, et un regard absolument attendrissant et plein de conviction se planter dans le mien. Décidément, je ne sais toujours pas si elle est une comédienne extrêmement douée, ou une jeune idéaliste passionnée… Je finirai bien par le découvrir.

Miss Isley. Je ne suis pas Lucifer en personne, et je ne fais signer ce type de contrat à aucun de mes employés. Ni n’attend d’eux un tel sacrifice. Je souhaite vraiment avoir quelqu’un avec votre état d’esprit, pour bouger quelque peu les mentalités. Qui sont parfois trop sclérosées, ou consuméristes, je vous l’accorde. Vous savez quoi ? Attendez.

De la poche de mon veston, je tire une carte de visite personnelle, avec mon numéro de portable privé. Cela sera un bon test pour voir si je peux lui faire confiance ou pas.

Voilà ma carte. Appelez-moi demain matin et nous conviendrons d’un entretien aux industries Wayne, avec l’équipe qui s’occupe des parties pharmaceutiques et énergies vertes.

C’est cet instant que choisit le serveur pour revenir docilement. Je lâche sa main, prenant la coupe empoisonnée dans une des miennes et versant le champagne empoisonné dans un premier sac, avant de glisser la flute vide dans le deuxième. Et de refermer soigneusement les deux.

Bien. Maintenant que cela est fait, je vais aller apporter ça aux services de police. Je leur fait entière confiance pour faire la lumière sur cette sombre affaire… Quant à nous, miss Isley, j’attends votre coup de fil. Et sur ce, je vous souhaite une bonne fin de soirée…

Estimant que j’ai assez fait de figuration, je m’éclipse, après lui avoir fait un baisemain délicat, puis me glisse discrètement à travers la foule pour retrouver Alfred, qui m’attendait dans la Rolls Royce. En route, je lui raconte mon étrange aventure, tout en observant pensivement la flute sagement emballée.


electric bird.
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Bruce & Pamela ✾ Belle Plante cherche Sugar Daddy

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