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 Bienvenido a Gotham ! [Esteban Alvarez]

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ϟ Arrivée à Gotham le :
13/04/2015

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MessageSujet: Bienvenido a Gotham ! [Esteban Alvarez] Mer 15 Avr - 17:55

Pour l'horloge interne de Guillermo Barrera – encore synchronisée sur le fuseau horaire de la côte Ouest, l'après-midi s'achevait tranquillement ; mais sous ses yeux curieux, les ruelles obscures et sordides de Gotham défilaient, plongées dans une nuit encrassée par de lourds nuages noirs. Le taxi qu'il avait pris à sa sortie de l'aéroport l'emmenait obligeamment vers le cœur battant de la cité, aisément repérable à ses protubérantes tours de verre et sa profusion de fenêtres perpétuellement illuminées. Sans vraiment s'attarder sur un point particulier du paysage nocturne qui défilait derrière sa vitre, Barrera attendit que la course s'achève. En entendant sa destination, la chauffeuse avait ostensiblement tiqué, avant de s'empresser de dire qu'elle ne s'éterniserait pas aux abords de l'Esperanza. La précision avait tiré un sourire amusé à son client, qui constatait ainsi la réputation d'ores et déjà faite de son employeur. Comme souvent, un généreux paiement effectué d'avance avait suffi à chasser les réserves de la conductrice de taxi.

Rendre visite à Esteban Alvarez chez lui aurait inutilement attiré les suspicions sur le mercenaire. Comme tout tueur à gage assermenté, Guillermo avait préféré opter pour l'option la plus discrète, à savoir le bar appartenant au chef local du Cartel. Rien n'assurait qu'Alvarez fils s'y trouverait, mais Barrera n'était pas pressé. Il pourrait toujours dénicher un intermédiaire, pour planifier une rencontre le lendemain, dans un autre lieu sécurisé. L'essentiel était de voler sous les radars, tant qu'il ignorerait de quelle marge de manœuvre il disposait. Pour s'occuper l'esprit, l'expert en torture consulta rapidement son téléphone, sur lequel s'empilaient les discussions des réseaux sociaux, lut le mail de confirmation lui annonçant que sa réservation de suite avait été actée, et releva les yeux pour étudier le relief de la tour Wayne. Il se désintéressa aussitôt de cette curiosité architecturale, qui lui évoquait une énorme pancarte clamant en lettres majuscules aux visiteurs : "BIENVENUE À WAYNE CITY".

Le tueur à gage comprit qu'il s'approchait de sa destination lorsque la conductrice quitta (sans doute à regret) l'artère principale, pour s'engager dans une rue moins fréquentée. Successivement, la qualité de la route, puis de l'éclairage, et enfin l'apparence générale des passants, se modifia pour trahir l'entrée du véhicule dans une zone peu salubre. Avant même de s'arrêter, la chauffeuse annonça à son passager qu'il était arrivé, comme pour qu'il se préparer à quitter en vitesse l'habitacle, afin qu'elle puisse redémarrer d'autant plus vite. Guillermo, toutefois, prolongea un peu sa présence, avant de concrétiser le rêve de la quadragénaire.


« Gracias. Tenez. Le frère jumeau du premier billet de cinquante apparut dans la main de l'hispanophone. Il est à vous, si vous vous chargez d'amener mes bagages à mon hôtel. Un employé s'occupera de les monter dans ma chambre. »

Pressée par son envie de repartir rapidement, la conductrice n'hésita que quelques secondes avant d'empoigner le billet. Son passager réajusta le col de son manteau, puis s'extirpa lentement de l'arrière du taxi. Les bras lâches, le regard attentif, il dévisagea sobrement les noctambules de passage, avant d'évaluer qu'il ne courait pas de danger immédiat. Guidé par la rumeur des conversations en anglais, mêlées d'échanges aux sonorités plus familières, Barrera marcha droit sur l'entrée de l'Esperanza. Sur le seuil de l'enseigne, son regard fut attiré par la silhouette proche d'un édifice public, et non des moindres : le commissariat central de Gotham. Souriant à cette découverte, qui ne manquait pas d'attester qu'Esteban Alvarez possédait une belle paire de cojones, Brutale s'engouffra dans le bar. L'ambiance sud-américaine latente, les relents d'alcool fort et de boiseries légèrement poussiéreuses, ainsi que l'atmosphère surchauffée qui y régnait, lui plurent aussitôt. L'espace d'un instant, le mercenaire aux couteaux se crut de retour au pays. Derrière le bar, une jeune femme (certainement une étudiante qui gagnait de quoi payer ses études) s'activait à distribuer les verres de Tequila et les bouteilles de cerveza.
Conservant son manteau sur lui, Guillermo se passa une main sur le motif de sa barbe, le temps de repérer l'accès au bureau du propriétaire qui, comme partout, serait barré par une masse musculeuse.

Sous les œillades soupçonneuses de certains clients (et de la barmaid), l'étranger s'approcha du vigile campé dans un coin. Dans la langue locale, il annonça directement :


« Je viens voir M. Alvarez. »

« Y lo qué, jefe quiere ? (Et tu lui veux quoi, au patron ?) » Mugit en retour le gardien.

Son interlocuteur se fit un plaisir de lui répondre, dans la même langue :


« Dis-lui juste qu'un Señor Barrera veut le voir. Il devrait comprendre. »

* À moins que l'on n'ait pas jugé utile de prévenir le taulier de mon arrivée... * Envisagea soudain le soldat à louer, en se remémorant avec quel dédain son employeur avait parlé de son fils illégitime.

Par sécurité, Brutale préféra ajouter :


« J'ai été mandaté par le chef de famille. »

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MessageSujet: Re: Bienvenido a Gotham ! [Esteban Alvarez] Jeu 16 Avr - 10:49

Installé dans mon fauteuil, je regarde les informations. En général je m'en torche de toutes ces merdes qui passent à la tv, ils sont tellement loin de la réalité, qu'ils me font pitié. Mais ces derniers temps, j'ai pris pour habitude de regarder les infos, pour voir un peu les nouvelles. Je sais que mon daron les regarde aussi, de temps en temps je reçois un coup de fil pour vérifier que tout va bien et pour vérifier surtout la véracité des infos qu'il a obtenu. Parce que je ne me leurre pas, je sais qu'il a des informateurs ici à Gotham et très certainement parmi mes hommes ... ou devrais-je dire, ses hommes. Un petit groupe m'est fidèle, pour le reste, c'est ses hommes, son cartel, sa drogue, il prend plaisir à me le rappeler régulièrement, à croire qu'il sent venir le coup d'état.

Ils parlent de corps retrouvés dans certains quartiers de Gotham. Au début, ils parlaient surtout de corps de femmes, un tueur en série avait élu domicile à Gotham et prenait plaisir à s'en prendre à des gonzesses sans défense. Au vu du nombre de corps retrouvés, on pouvait sans difficulté comprendre que la police n'arrivait pas à le choper. En avait-elle seulement envie ? A moins qu'il soit réellement doué pour ne laisser aucune trace de son passage, allez savoir. Personnellement ce type me fait gerber, le seul truc qui me plait chez lui c'est qu'il est capable de passer entre les mailles du filet, en dehors de ça, ce n'est qu'une pauvre merde à mes yeux. Ces derniers temps, on ne parle plus ou peu de cadavres de femmes, ceux qu'on retrouve sont des hommes, des membres de la Mafia ou du Cartel en général. Des règlements de compte pour la plupart. La Mafia ne se laisse pas faire, elle riposte, elle ne compte pas nous laisser prendre son territoire sans rien dire. Je les aime bien, ils ont des cojones, ils iront jusqu'au bout pour garder la main mise sur Gotham. C'est beau ... inutile quand on connait les techniques du Cartel pour obtenir ce qu'il convoite, mais beau.


« Jefe, y'a un type pour vous »

« J'm'en branle, qu'il dégage ! »

Mon ton est clair et sans appel, je n'ai aucune envie de voir qui que ce soit ce soir. C'est certainement encore une pauvre merde de camé qui n'a pas les moyens de me payer à temps et qui vient me supplier de lui donner une rallonge. Ou alors une petite frappe qui veut travailler pour nous, se pensant suffisamment malin et indispensable pour qu'on lui refuse le job. En général tout ça m'amuse, mais pas ce soir. Trois de mes hommes se sont fait descendre ce matin, les choses commencent vraiment à prendre une tournure merdique. C'était presque logique, j'entends bien, mais je les aimais bien ces types, surtout un, ça me fais chier qu'il soit mort. Enfin je vous rassure, je ne vais pas le pleurer, mais je le connaissais depuis que je suis gamin, c'était pas un parfait inconnu.

« Quoi bordel ? »


La tête d'Hector est toujours dans l'entrebâillement de la porte de mon bureau, visiblement il ne compte pas me lâcher aussi facilement. Je sens qu'il va se prendre une baigne s'il n'est pas capable de suivre mes ordres à la lettre. C'est quand même pas compliquer de leur dire d'aller se faire foutre et de se barrer fissa avant qu'il se prenne une balle en pleine tête. C'est le B.A.-BA dans notre boulot bordel

« Il dit que c'est votre père qui l'envoie. »

Je le fixe stoïque. Je pourrais dire que je suis surpris, mais au fond ce n'est pas le cas, pas totalement. Evidemment je ne savais pas qu'il avait envoyé quelqu'un pour venir me chaperonner et "régler" certainement les conflits actuel, mais je me doutais qu'il le ferait tôt ou tard. Carlos Alvarez n'est pas du genre à aimer qu'on lui résiste. Un peu c'est amusant, beaucoup ça en devient lassant. Il faut savoir tirer sa révérence quand il le faut selon lui et c'est souvent le plus tôt possible. Est-ce qu'il me considère incapable de gérer la situation actuelle ? Ou commence-t-il a avoir des doutes à mon sujet ? J'ignore qui il a envoyé et pourquoi, mais je sens que je vais rapidement le découvrir.

« Hijo de puta ... » Marmonnais-je dans ma barbe avant de reprendre plus fort « Fais le entrer. »


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MessageSujet: Re: Bienvenido a Gotham ! [Esteban Alvarez] Ven 17 Avr - 17:50

« Espera aquí. » Lâcha le Cerbère, en pointant du doigt le sol pour bien faire comprendre au visiteur inopportun qu'il devait rester à sa place pour le moment.

Sobrement, Guillermo signifia qu'il attendrait le temps que l'homme revienne. Immobile, le mercenaire rangea ses bras derrière son dos, comme pour soutenir sa stature, et se racla la gorge, préparé à subir le délai nécessaire à la prise de décision. Le son, très étouffé, fut noyé dans les discussions alentours. Pour cette soirée au moins, l'Esperanza ne manquait pas de consommateurs, lesquels baignaient l'établissement dans un chaleureux brouhaha fait de rirez amicaux et de débats enflammés. Certes, une majorité de celles et ceux qui sirotaient leur verre ou commandaient au bar devaient appartenir au Cartel, mais cela n'impactait pas la convivialité qui émanait des lieux (bien que l'alcool y soit sans doute pour quelque-chose).

Mise en sourdine, une télévision accrochée dans un coin de la salle reléguait son flot continu de nouvelles, parmi lesquelles des images (des portraits dessinés) d'une soi-disant "Batgirl". Les croquis montrés en guise d'illustration (et qui impliquaient qu'aucune vraie image n'avait été obtenue jusqu'à présent) la représentaient avec un accoutrement inspiré de celui du chevalier noir, mais taillé pour des formes féminines, et visiblement plus improvisé que l'équipement (très étudié) du Batman. Sardonique, Barrera toisa avec un mépris évident le portrait-robot de cette émule de la chauve-souris.


* Ces américains... Toujours prêts à rendre sensationnel l'anecdotique. Une fan dégénérée du justicier local se met en scène pour attirer l'attention, et les médias lui déroulent le tapis rouge ? Attendez de voir cette Batgirl en action, avant de l'élever au rang de combattante du crime... *

La suite du bulletin retomba dans l'habituel exposé des derniers meurtres, vols et braquages qui touchaient la ville, une ronde quelconque qu'on aurait pu transposer à n'importe quel bulletin de n'importe quelle ville. Désintéressé, Barrera soupira. En quête d'une occupation, il suivit de loin l'évolution d'une partie de billard, jusqu'à ce que l'employé d'Alvarez vienne le trouver.

« Esto es bueno (C'est bon). » De la main, Hector indiqua au tueur à gage de lui emboîter le pas.

En allant jusqu'au bureau du manager, Guillermo nota la présence d'un escalier à demi dissimulé, qui descendait vers les tréfonds du bâtiment. Simple salle à ambiance, ou isoloir privatif ? Impossible à dire, pour le visiteur, qui ne décelait cependant pas un son en provenance de l'étage inférieur. De plus, l'accès au sous-bassement nécessitait de passer là où les clients ne pouvaient manifestement pas s'aventurer.
Le guide de Barrera toqua à la porte de son supérieur, avant d'actionner la poignée, s'effaçant pour laisser place au mercenaire, qui découvrit Esteban Alvarez en même temps que ce dernier le découvrait. En dépit du fait qu'il soit assis derrière son bureau, le propriétaire des lieux laissait deviner une taille très honorable. La trentaine, il avait des traits pouvant passer pour nord ou sud-américain, un métissage sans doute utile lorsque l'on s'implantait à Gotham City. Mais surtout, la bouche et les lèvres d'Esteban portaient l'ombre d'un sourire permanent. Brutale avait une opinion très arrêtée sur la question des hommes qui souriaient tout le temps ; ceux qui accédaient à des postes à responsabilités étaient au mieux soupe-au-lait, au pire instables, et prompts à s'énerver.


« Buenas tardes, señor Alvarez. » Entama lentement Barrera, en sentant l'homme de main du Cartel prendre place dans son dos après avoir fermé la porte.

Les lumières changeantes d'un écran de télévision allumé habillèrent les murs du bureau de couleurs contrastées. Peut-être à cause de ce que lui apprenait la chaîne qu'il regardait, ou peut-être à cause de tout autre chose, le chef transitoire du Cartel ne transpirait pas la bonne humeur. Une noirceur préoccupée opacifiait son regard ténébreux, et il apparut rapidement à Barrera que sa présence n'avait pas été prévue en amont. Les mains du trentenaire se croisèrent devant son abdomen. Il était donc un inconnu aux obédiences incertaines, débarquant sur le territoire de trafiquants de drogue comme un chien au milieu d'un jeu de quilles. La priorité du tueur à gage passa aussitôt vers une clarification de la situation. Dans un Espagnol fluide, Guillermo résuma :


« Comme vous l'aurez sans doute remarqué señor, Gotham City est une ville particulière. Fréquentée par des individus... Particuliers. Un clown tueur secondé par des évadés d'asile et des rebuts de la société, de bons samaritains qui se déguisent en chauve-souris pour jouer aux policiers, des mafias qui se payent les services de mercenaires hors-du-commun, et ainsi de suite... Difficile, dans des conditions aussi extrêmes, de se faire une place dans le crime organisé.

C'est là que j'interviens. Un phénomène de foire fait trop souvent capoter vos opérations ? Un prétendu justicier déguisé se met à devenir réellement encombrant ? Vous m'en parlez, et je m'assure que le problème disparaisse. Définitivement. Tout ça, sans que vous ayez quoi que ce soit à me verser. Votre padre règle la note.
»


La force de l'habitude fit que Guillermo n'attendit même pas que son interlocuteur prenne l'initiative de la parole. Il savait ce qui allait suivre : une mise à l'épreuve, un baptême du feu. Guidé par son expérience, Barrera écarta les bras, laissant ses doigts frémir d'impatience lorsqu'il demanda, pragmatique, dans un anglais hispanisé :

« Donc... Qui finira avec un couteau planté dans le torse, ce soir ? »
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MessageSujet: Re: Bienvenido a Gotham ! [Esteban Alvarez] Dim 19 Avr - 18:04

Je sens que cette soirée va être merdique, de celles mémorables dont on se souvient pendant longtemps et qui possède encore un goût amer. J'aimerais prétendre que je l'avais senti venir, que le matin, je m'étais réveillé avec la sensation qu'un truc allait m'arriver, une sorte de vieille prémonition que les gens aiment bien prétendre avoir eu après coup, alors qu'on sait tous que ce n'est que dans les films que ce genre de choses arrivent. Mais non, je n'ai rien vu venir, je ne m'attendais pas particulièrement à une belle journée sous le soleil radieux de Gotham, mais de là à penser que mon père allait me faire un tel coup de pute, il y a encore de la marge. Hijo de puta ... c'est le cas de le dire et encore je pense qu'il n'existe pas de mot suffisamment fort pour exprimer le font de ma pensée. Putain, je ne m'y attendais pas à celle là ou plutôt j'avais vainement espéré que ça n'arriverait pas aussi vite. Je vois que mon père est un rapide, y'a pas à dire quand ses intérêts sont en jeu, il ne fait pas semblant. Je pourrais être en train de crever au beau milieu d'un désert qu'il ne se bougerait pas le cul, mais pour sa putain de dope, là y'a de la réactivité...

Hector disparait, me laissant seul quelques instants, le temps pour moi de rassembler mes esprits. Je ne suis pas aussi réactif que mon petit frère qui lui aurait déjà trouvé un plan de secours. Non moi il va me falloir un peu plus de temps pour régler le problème ... si j'y parviens. Je soupire, agacé, je n'ai aucunement besoin qu'on me colle un parfait inconnu dans les pattes, je n'ai pas besoin de jouer les nounous ou qu'on joue les nounous pour moi. Je sais que je ne peux pas renvoyer ce type de là où il vient, sinon je risque d'entendre parler du pays et il serait malheureusement capable de débarquer lui même à Gotham pour me faire chier. Je doute qu'il reste bien longtemps, le padre aime asseoir son autorité mais n'aime pas trop s'absenter trop longtemps de Tijuana. Je pourrais toujours me débarrasser du type un de ces quatre, ni vu, ni connu. J'annoncerais la triste nouvelle quelques temps plus tard et je donnerais une explication bidon ... c'est une idée qui me plait et je décide de la garder en tête, pour le cas où.


« Buenas tardes señor ... ? »

Hé oui parce que dans cette histoire, j'ignorais totalement à qui j'avais à faire. Je ne voyais qu'un grand type, à l'air plutôt baléze, me faire face. Il n'avait pas l'air commode mais en général c'était courant dans notre milieu. Les petits comiques ne faisaient jamais de vieux os, tout comme les frères et les petites natures.
Putain ce type ne me laisse pas en placer une, il vient de me pondre une magnifique diarrhée verbale dans la gueule. Je le laisse faire, vu que visiblement c'est le but de tout ça. Il me balance le topo de Gotham comme si je ne connaissais pas la ville alors que j'y vis depuis beaucoup plus longtemps que lui. Lui a du certainement faire quelques recherches pour en savoir plus sur cette ville alors que moi, j'assiste à tout ça en directe et en avant première. Je le laisse parler, me contentant de le fixer, silencieusement, croisant les bras l'air de rien. J'espère juste qu'il ne va pas me faire toute l'historique de la ville sinon il va dégager rapidement de mon bureau et sans préavis. Il parle, il parle, il parle et là, je me rends compte qu'il me vend limite ses services. En fait il les a vendu à mon daron, mais c'est du pareil au même finalement. Mais bordel qui c'est ce clown ? Il la ferme quand sa gueule ?


« Hé ben putain, j'ai cru que tu la fermais jamais cabrón ... » Wouhai j'avoue je me lâche un peu, mais il l'a cherché aussi cet enfoiré. J'aime pas les vendeurs qui font du porte à porte pour te vendre leur merde et c'est exactement à ça qu'il me fait penser. Il tente de me vendre de la merde et j'aime pas qu'on se foute de ma gueule. J'ignore qui c'est et franchement, j'm'en branle, j'veux juste qu'il se barre, loin, très loin.« T'es quoi au juste ? Un mercenaire ? Un homme de main de mon père ? Un tueur à gage ? Putain on dirait un témoin de jéhova quand tu parles, ça me gonfle déjà. » J'ai toujours été connu pour dire ce que je pense, sans fioritures. Ca sort par les yeux de mon padre, mais moi je m'en branle, quand j'ai un truc à dire, je le fais sans détour. « Alors on va faire simple. Tu poses ton cul sur cette chaise et tu vas respirer trente secondes. On va se boire un verre et on va voir tout ça tranquillement ... avant que tu me colles un mal de crâne ou une envie de t'en coller une entre les deux yeux ! » Il pouvait être le meilleur tueur à gage du monde que je m'en branlais, il me gonfle là tout de suite. Il était à Gotham maintenant et à Gotham, les choses ne se déroulent jamais comme on l'a prévu !


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MessageSujet: Re: Bienvenido a Gotham ! [Esteban Alvarez] Ven 24 Avr - 14:28

Si chaque employeur s'était avéré différent dans son attitude envers Brutale, aucun ne l'avait encore vertement repris sur sa tendance à aller à l'essentiel. Froissé dans un premier temps, Guillermo plissa les lèvres de mécontentement quelques secondes, avant de reprendre une expression neutre. Intérieurement, en revanche, son égo continuait de grincer contre ce trentenaire, qui lui tenait rigueur d'avoir voulu couper court à l'éternel échange de première rencontre, qui durait souvent quatre fois plus longtemps que sa dernière tirade (jugée "interminable" par El señor Alvarez).

La suite, toutefois, vint éclaircir certains points, dans le for intérieur de Barrera. Le propriétaire de l'Esperanza ne cacha pas être un homme de franc-parler, qui n'aimait pas les longs discours pour la simple et bonne raison qu'il peinait à en suivre le fil.


* Il n'est là que pour préparer l'arrivée de son demi-frère, qui, lui, a fait des études... Et il ne doit pas avoir une grande expérience de la gestion. *

Si Esteban Alvarez n'appréciait pas l'entrée en matière de son nouvel employé, c'était tout bonnement parce qu'il se situait aux antipodes de la clientèle habituellement fréquentée par Brutale. Le mercenaire aux couteaux dialoguait d'ordinaire avec des meneurs baignant dans le milieu du crime organisé depuis une décennie au bas mot, et qui détestaient avoir à tout expliquer. Face à ce type d'exigence, tout tueur à gage apprenait à formater ses présentations sur un modèle qui, ironiquement, ne convenait pas du tout au débutant qu'était le fils de Carlos Alvarez.

* Il va juste falloir parler lentement, et user de phrases courtes... * Songea avec aigreur Brutale, en apaisant son ego meurtri par une bonne dose de mépris envers son interlocuteur, qu'il respectait de moins en moins à chaque minute écoulée.

En silence (bien qu'une lueur amusée légèrement irrévérencieuse baignait le fond de son regard marron), le tueur sud-américain se plia à la demande du leader du Cartel. Sèchement, il s'assit face au Mexicain, d'une démarche rendue particulière par la présence de nombreuses lames sous son manteau. Durant les trente secondes de répit imposées, son attention se focalisa sur les verres que leur servait Esteban, ainsi que sur le peu de bruits qui filtraient de l'isolation sonore de la pièce (principalement des éclats de voix amicaux provenant du comptoir) Après s'être emparé de son verre, il trinqua avec ce dernier.


« Salud! »

La première gorgée vivifia l'agent du Cartel, en lui fouettant le corps d'une saccade brûlante. En reposant son verre, il recommença, plus lentement :

« Je m'appelle Guillermo Barrera. Souffla l'intéressé. On me surnomme Brutale. Et je suis tueur à gage, spécialisé dans l'élimination de cibles réputées... Difficiles. » Conclut-il après un temps d'hésitation sur l'adjectif le plus approprié pour désigner la nature de ses contrats.

Si toute la discussion avançait à un rythme aussi morne et laborieux, le mercenaire finirait à bout de nerfs. La patience ne figurait pas dans la liste de ses qualités - hors des situations où il traquait ses cibles, et face à lui se trouvait un employeur qui n'avait pas pour coutume de se presser. Ce travail à Gotham City démarrait décidément plutôt mal... Et il s'écoulerait au moins trois ans avant que la relève ne vienne. Cependant, Barrera avait déjà connu pire situation, pires changements, et pire employeur. Plutôt que de noyer son interlocuteur sous d'autres détails qui lui auraient sans doute "donné mal au crâne", Guillermo adopta une attitude passive, et cessa de chercher à anticiper sur la curiosité de son employeur. Il allait redécouvrir la relation avec un patron fraîchement débarqué au au sommet de l'organisation.
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MessageSujet: Re: Bienvenido a Gotham ! [Esteban Alvarez] Ven 8 Mai - 9:46

Bon je n'aime pas ce type, c'est l'évidence même que lui et moi n'avons rien en commun et qu'il est fort peu probable qu'on s'entende un jour. Certes nous bossons pour la même personne mais sa loyauté va au plus offrant, la mienne ... est en cours de réflexion dirons nous. J'aime ma famille et je m'en contrebalance de la place que j'ai dans ladite famille. J'ai toujours été un bâtard, je n'y vois donc aucun inconvénient à en assumer le rôle. Mais on vient de m'offrir l'opportunité de prendre la tête d'une des branches du cartel et j'avoue que je commence à y prendre goût. Je comprends l'envie de mon père d'y mettre un vrai Alvarez à la tête de cette branche américaine, mais n'en suis-je pas un ? J'ai son sang qui coule dans mes veines et je porte son nom, ça devrait suffire je pense. Il a envoyé Diego en Angleterre, qu'il décide d'étendre son influence jusqu'à la bas et qu'il ne me fasse pas chier bordel. On n'offre pas des privilèges à quelqu'un durant un temps et s'attendre à ce qu'il les rende une fois que la faveur est terminée. Evidemment mon padre ne voit pas les choses de la même façon, mais à l'heure actuelle bien trop de kilomètres nous séparent pour que son avis compte réellement. Mais voilà, il a beau être loin, cela ne l'empêche pas de venir me pourrir l'existence par le biais de ce type.

Je l'arrête avant qu'il ne tente de reprendre la parole pour me chier une nouvelle merde dont il a l'air d'avoir le secret. Me parler de Gotham alors qu'il ne connait de cette ville que son nom et ce qu'il a trouvé sur internet, moi ça me fais chier. Je n'ai pas besoin d'un comique, qui se la joue Monsieur-je-sais-tout dans cette ville. Certes il a une fort belle stature et je doute que ce ne soit que pour faire peur. Je pense qu'il est dangereux, mortel même mais à l'heure actuelle je m'en fous. Son contrat ne stipule certainement pas de me tuer, pas maintenant du moins, mais ça ne m'étonnerais pas qu'un jour mon père décide d'utiliser les grands moyens si je me retrouve sur son chemin. La famille c'est bien, mais les affaires c'est mieux ...
Ce type donc finit par poser son cul sur une chaise, en silence. Je vois bien que mon franc parler ne l'enchante pas des masses et je doute qu'il me respecte beaucoup. Il s'exécute parce qu'au fond il est un peu là pour ça. Je reste son "patron" jusqu'à ce qu'il est des ordres contraire de mon padre. Que cela lui plaise ou non, il doit m'obéir, même s'il n'est pas d'accord avec moi. Je m'en branle de savoir s'il me prend au sérieux ou non, s'il me respect ou s'il éprouve un quelconque intérêt à mon égare. A l'heure actuelle je n'en ai aucun au sien et je me fous de savoir s'il me prend pour un attardé ou non, beaucoup on était certainement dans son cas par le passé et je suis toujours là aujourd'hui, certains n'ont pas cette chance.


« « Salud! »

Je nous ai servi deux verres de tequila, importée de chez nous bien entendu, je ne bois pas cette merde qu'ils vendent dans le coin et qu'ils tentent de faire passer pour de la tequila. J'ignore s'il boit de l'alcool, mais je m'en moque, au pire je boirais son verre dans la foulée du miens. Heureusement, je suis satisfais de voir qu'il avale sa tequila sans rien dire, c'est déjà une bonne chose. Ceux qui ne boivent pas d'alcool m'ennuient assez rapidement. En général, se sont les mêmes qui passent leur temps à faire des reproches sur ta consommation personnelle, soit disant qu'il faudrait ralentir, que ce n'est pas bon pour l'organisme, etc. Qu'est-ce que ça peut leur foutre de savoir comment va mon organisme ? Jusqu'à preuve du contraire c'est le miens. Il finit par reprendre la parole, ses phrases sont courtes, certainement pour que je sois sûr de les comprendre. Il doit me prendre pour un attardé, grand bien lui fasse. Je sais au moins son nom, son pseudo dans le monde du crime, son métier et donc au final, la raison de sa présence ici. Son nom me dit vaguement quelque chose, ce n'est pas la première fois que j'entends parler de lui, mais là tout de suite, je ne saurais dire dans quel contexte je l'ai entendu. Ca attendra que je rentre pour vérifier un peu qui est ce type, pour le moment je vais me fier à ce qu'il me raconte.

« Et mon père vous a donné une liste de noms de cibles jugées ... difficiles ? Ou il me fait confiance pour vous la fournir ? » Autant savoir tout de suite ce que mon père a dans la tête. S'il a déjà une liste de noms, je veux la connaitre, sinon, je vais devoir la faire moi-même. Les noms ne seront pas bien compliqué à trouver et cette liste risque de s'agrandir de jour en jour, ça c'est évident.


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MessageSujet: Re: Bienvenido a Gotham ! [Esteban Alvarez]

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