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 (Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker

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ϟ Arrivée à Gotham le :
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MessageSujet: (Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker Dim 26 Avr - 9:28


    Jamais le retour à la réalité n'avait été aussi rude. Les effets de la cocaïne s'étaient dissipées, livrant son esprit à l'amertume. Assis sur un banc en fer, vouté, Aaron fixait ses pieds, se demandant comment il en était arrivé à les avoir si profondément enfoncés dans la merde.La veille, il avait retrouvé quelques potes de soirée avec pour objectif de se défoncer jusqu'à en oublier son nom. Sa vie était une chienne, et il ne supportait plus l'adversité. Si bien qu'il préférait s'effacer dans les mésusages de la drogue que d'affronter dignement les épreuves d'une vie. En l'espace d'un an, ses repères avaient disparu, le livrant à la vacuité de la peur. On dit bien que qui ne tente rien, ne risque rien. L'angoisse de voir son monde à nouveau s'effondrer le paralysait et l'enfonçait dans une inertie morose. Il ne s'était jamais vraiment remis de cette rencontre avec Griffy, un allumé du jardin public qui s'était amusé à lui démontrer l'étendu de son esprit malade. Puis, il y avait eu la fusillade pendant le procès du Joker. Il était alors derrière le rang des jurés, pensant que son avis pèserait dans ce procès qui n'était qu'une odieuse et dangereuse mascarade. Ce jour-là, il avait perdu Honey. Perdre la jeune femme alors qu'il venait juste de la retrouver était d'une violence insupportable. L'héritière Bartolozzi avait été grièvement touchée. Elle était devenue aveugle. Un comble pour cette femme si imbue d'elle-même et des apparences. A présent, elle était condamnée à ne plus pouvoir se bercer dans le monde des illusions. Dans sa chute, Honey avait entraîné Aaron, incapable de tolérer l'amour qu'il pouvait lui porter alors qu'elle n'était plus rien, plus qu'une éclopée sans valeur. Elle l'accusait d'avoir pitié d'elle et de ne rester que pour se donner bonne conscience. Une situation insupportable qui s'était soldée de la seule façon possible : par la distance et le déchirement. Honorata était partie se remettre de ses blessures au nord du pays, dans une clinique privée dont elle avait tu le nom lors de leur dernière discussion au téléphone. Aaron lui en voulait terriblement. Depuis son départ, il y a de cela un mois, le rocker avait su combler l'absence, consommant aveuglément alcool, drogue et fille. Il n'avait passé aucune nuit seul, que ce soit entouré par ses amis ou contre le corps nu d'une charmante demoiselle. Et chaque matin, c'était la même routine : il se détestait d'être si faible, si incapable. Il se levait, régurgitait tout ce qu'il ne pouvait pas garder dans son estomac noué par la culpabilité, chassait les âmes charitables de chez lui et s'enfonçait dans son canapé, s'oubliant dans le silence de son appartement vide. C'était franchement pitoyable. Or, la veille, il avait décidé de passer à une étape supérieure. Alors qu'il sortait du bar, les pupilles dilatées, et un sourire sur le visage trop large pour être naturel, il s'était fait cueillir par des flics. Un contrôle plus tard, ces trous du cul en uniforme avaient saisi plusieurs grammes de coke. Trop pour une consommation personnelle avaient-ils jugé. S'ils savaient... Aggravant sa situation, Redfield s'était payé le luxe d'ajouter à son arrestation un outrage à agent, insultant véhément le flic qui l'avait fouillé. La nuit avait été longue. Au bout de trois heures d'incarcération en cellule de dégrisement, la rockstar s'était décidée à téléphoner à son père. La conversation avait été plus que brève. L'avocat viendrait à dix heures le lendemain matin. Ça lui laisserait le temps de peser le poids de ses conneries avait précisé son père. Toujours aussi véhément, Aaron avait cordialement pourri son paternel, concluant sur le fait qu'il n'était qu'un gros connard intéressé et plus inquiet pour la marque Redfield que son propre gosse. Les retrouvailles promettaient de vraies réjouissances...Créant un tourbillon dans le verre en plastique qu'on avait bien daigné lui donner après maintes demandes, Aaron se laissa aspirer, ne comptant plus les heures. Au fond, il n'en avait rien à foutre. Qu'il soit le cul bien enfoncé dans son canapé en cuir seul chez lui ou ici, le cul endolori par la dureté du banc, à partager sa cellule avec quelques ivrognes puants, dans tous les cas, c'était la merde.
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MessageSujet: Re: (Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker Mer 6 Mai - 8:36

Ne pensez pas qu'il n'y a qu'au lycée que les rumeurs vont bon train, elles ne s'arrêtent jamais, les gens ne grandissent jamais vraiment. Ils adorent ça, cancaner sur les autres, se délectant du malheur des autres, faisant semblant d'être triste ou heureux pour eux alors qu'ils s'en moquent totalement, ils les oublient une fois rentrés chez eux. Je n'ai jamais été réellement porté sur les rumeurs, au lycée déjà ça me sortais par les yeux. Malheureusement, dans mon métier, il faut être attentif au moindre bruit de couloir, au moindre murmure de la rue. On peut tout savoir de Gotham si on sait écouter. Ce ne fut pas une tâche facile pour moi, mais je finis par se rendre compte que ça me servais plus que ça me desservais. Il faut parfois aller contre sa nature pour exceller dans son art.

Au commissariat comme partout ailleurs, les rumeurs courent, volent, se baladent dans les couloirs du bâtiment. Chacun y va du sien pour en rajouter une couche en général. Cela ne m'étonna pas donc quand, à peine arrivé, j'entendis déjà qu'une rock-star avait passé la nuit au poste. Sur le coup, je ne fis pas le rapprochement avec Aaron, après tout, il faisait parti de mon passé, un de mes meilleurs potes au lycée, mais cette période remonte à un bail. Je n'ai jamais rien eu contre lui, évidemment, nos chemins se sont juste séparés, naturellement. Lui est parti dans la musique et moi dans les forces de l'ordre. Nous ne fréquentions plus les mêmes cercles de personne et nous nous sommes éloignés. J'eus le temps de poser mes affaires à mon bureau et d'aller chercher un café avant que j'entende encore cette rumeur. Cela avait l'air d'amuser les gens autour de moi. Pourquoi ? Je l'ignore, parce qu'ils voyaient une de leur idole plus bas que terre, accessible, presque à l'état d'épave. A Gotham comme partout ailleurs, quand on se trouve en haut, il ne vaut mieux pas chuter pour que les simples gens ne t'écrasent pas plus pour t'achever. Je me tournais vers un de mes collègues pour en savoir un peu plus sur cette histoire.

"Et c'est qui votre fameuse rock-star ?" Demandais-je l'air de rien. Il m'annonça que c'était Aaron et durant un court instant, j'eus du mal à réaliser que ça pouvait être possible. Je ne l'avais pas oublié, je l'avais juste mis de côté, il ne faisait plus parti de ma vie, mais je savais qu'un jour, nos chemins finiraient par se recroiser mais je ne pensais pas que ce serait au détour d'une cellule. Je ne dis rien, je récupérais juste mon café et je quittais le bureau du FBI pour rejoindre les cellules. J'attrapais au passage le dossier de mon ancien ami de lycée et je me dirigeais vers sa cellule. Je demandais à ce qu'on m'ouvre, ce qui étonna grandement mes collègues "Non mais ne réfléchissais pas 15 plombes, ouvrez moi cette porte et barrez-vous !" Dis-je d'un ton lasse. Le flic s'exécuta et je pénétrais dans la cellule avant qu'il la referme. Je m'installais en face d'Aaron, café en main et j'ouvris le dossier d'Aaron "Défoncé quand on t'a arrêté, tu n'as rien trouvé de mieux que d'aggraver ton cas avec un outrage à agent ... Classe Aaron, je vois que tu ne fais pas dans la demi-mesure ..."

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MessageSujet: Re: (Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker Dim 10 Mai - 18:16

    L'odeur de son voisin agressait ouvertement son nez. Aaron coula un regard mauvais en direction de l'ivrogne qui comatait à quelques pas de lui. Rien n'indiquait qu'il vivait encore. Détaillant un corps de l'homme, le rocker aperçut la tâche sombre qui maculait son entre-jambe. Classe, très classe... Il avait beau gagner des millions, face à la loi, Aaron ne valait pas plus que ce rebut de la société au caleçon souillé. C'était peut-être ce que son père avait voulu dire quand il avait coupé court à leur discussion, en prétendant que ça lui apprendrait à être plus humble (bien que le musicien n'avait pas vraiment compris le rapport que cela entretenait avec la situation).

    Alors qu'il observait le verre en plastique qu'il avait éventré entre-temps, Aaron sursauta lorsqu'une voix s'adressa à lui. Ses yeux se plantèrent dans ceux d'un flic, un petit blond au regard clair. Or, le ton du poulet était moins à la remontrance qu'à un certain cynisme. Redfield fixa un instant l'homme, se disant que ce visage ne lui était pas inconnu, d'autant que le blond se montrait assez familier.

    Caleb ?! Merde, ça fait un bail...

    Le rocker prit brutalement dix ans dans la tronche. Il se revoyait le cul sur une chaise en étude, accordant un regard complice à son voisin de colle. Harker... Putain, ça ne le rajeunissait pas tout ça. Les deux hommes s'étaient pas mal côtoyés au collège et au lycée. Ils ne s'étaient jamais considérés comme des meilleurs amis, mais avec le recul, ils l'avaient été l'un pour l'autre. Le choix des études post-diplôme les avait séparé, mais ils se retrouvaient bien une fois par mois pour faire la fête. La séparation avait été plus nette quand la carrière d'Aaron s'était envolée et que Caleb avait intégré les classes pour devenir flic. Cela faisait bien un an, voire deux qu'ils ne s'étaient pas croisés. Il y avait bien eu une soirée des anciens du lycée, mas le rocker n'en avait pas grand souvenir...

    Le commentaire de son ancien ami lui tira un sourire. Non, il ne faisait plus dans la demi-mesure. Où était le challenge autrement ? Finissant de découper son verre en lamelle, Aaron laissa un silence plané, ne sachant absolument pas quoi répondre à son interlocuteur. Devait-il s'adresser à lui comme à un flic ou comme à un ami des années collège-lycée ?

    Quitte à faire les choses, on les fait bien ; faut bien que je fasse les choux gras de la presse... Alors comme ça, tu es toujours flic ? Qui l'aurait cru ?

    Pas lui en tout cas.
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MessageSujet: Re: (Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker Dim 17 Mai - 11:19

Je mentirais si je disais que cette situation ne m'amuse pas. C'est un peu cruel pour mon pote de lycée mais après tout, il l'a bien cherché, je ne vais quand même pas m'apitoyer sur son sort. Après je ne dis pas que je suis jaloux de sa vie, sincèrement je ne me suis jamais imaginé être autre chose que flic. Mais la célébrité reste quand même attrayante, ça ne m'aurais peut-être pas déplu. Cela dit, s'il en est là aujourd'hui, avec sa gueule, je me dis que tout ne doit pas être rose dans son monde. Ou alors qu'il se fait tellement chier qu'il s'invente des problèmes, au choix. Drogue, alcool, tout y est passé. Je ne le juge pas, j'ai beau ne pas touché aux drogues, je suis un fervent fan de la bouteille, peut-être un peu trop pour dire vrai. Je n'ose pas imaginer un instant que je fais parti des alcooliques, comme le cadavre qui se trouve au côté d'Aaron et qui est en train de décuver et pourtant ... Je n'ai pas l'air plus brillant quand je me prends une caisse seul chez moi ou que j'oublie mon taff dans un bar de la ville. Je ne me pisse pas dessus, je ne me vomis pas dessus, mais le résultat est finalement le même, une fois décuvé, mon corps en redemande au bout d'un certain temps. Quand Mia était encore parmi nous, j'étais presque prêt à admettre mon addiction et prêt a entamer une cure de désintox. Je me serais certainement inscrit aux AA et aujourd'hui je n'aurais pas touché une goutte d'alcool depuis tant de mois. Mais voilà, mon ancienne boss partie, ma volonté c'est envolée. Si je n'ai personne sur laquelle m'appuyer, je n'ai aucune envie de me battre seul. Lâche ? Certainement oui.

"Quelques années en effet ... Mais t'avais moins l'air au fond du trou la dernière fois que j't'ai vu !"

Non je ne suis pas connu pour prendre des pincettes, il faut se le dire. Il a une tronche qui fait peur à voir, cela ne sert à rien de se voiler la face et de lui dire qu'il a bonne mine. Je n'ai peut-être pas envie de m'aider moi-même, mais je n'arrive pas à m'empêcher d'aider les autres. Dois-je voir là un signe d'une faible estime de moi-même ou un truc du genre ? Aucune idée et je m'en branle. Je sirote mon café en parcourant rapidement son dossier. Une fois fini, je le referme et l'observe en l'écoutant. Au moins il ne se justifie pas en sortant des excuses bidons ou en prétendant qu'il y avait eu bavure policière ou un truc du genre, c'est toujours ça de pris, je n'ai pas eu la même chance avec Dick. J'aime pas les gens qui n'assument pas leurs conneries, je trouve ça lassant.

"En fait je suis agent du FBI maintenant ..." Le repris-je non sans fierté. Pourquoi devrais-je avoir honte d'avoir monté les échelons tout seul. Evidemment les mauvaises langues diront que c'est grâce à mon père, mais ce n'est pas vrai, j'ai réussi grâce à mes talents d'enquêteur et rien d'autre. Je refuse l'idée de pouvoir être associé à lui, même s'il adorerait pouvoir utiliser mon job à ses fins personnelles. "Alors ? ... quoi de beau ? " J'avais envie de rentrer dans le vif du sujet tout de suite, en lui demandant pourquoi il était ici, qu'est-ce qui lui était passé par la tête, mais je m'abstins. Un miracle quand on me connait, on pourra le noter.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker Lun 25 Mai - 19:38

    Aah, le tact de Harker. Ça lui avait presque manqué ! C'était toujours aussi bref, incisif et cynique. Aaron se permit un sourire, retrouvant un instant ses années lycée. La vie était bien plus insouciante en ce temps-là. Il ne se prenait pas la tête, même pas pour gérer les histoires sentimentales qu'il menait de front. Il s'était fait de son étiquette de branleur-beau parler une fierté, une marque de fabrique qui attirait les foules, que ce soit pour l'aimer ou pour le détester. Les choses n'avaient pas tellement changer au jour d'aujourd'hui. Or, l'amertume et la mélancolie s'étaient invitées au tableau, assombrissant les zones de lumière, faisant de cette comédie un drame. Harker avait lui aussi morflé avec les années. Son sourire n'était plus aussi facile, son regard las marqué par les cernes.

    Tu ne présentes guère mieux, je te rassure.

    Boutade pour boutade. Bien qu'un fond de vérité appuyait leurs mots, les rendant plus durs.

    Tandis que Caleb parcourait son dossier, Aaron fut surpris du malaise qui régnait entre eux. A une époque, ils étaient inséparables, incapables de supporter le moindre silence, ayant trop de conneries à débiter à la seconde pour se les permettre. Mais les années avaient passé. Harker était maintenant agent du F.B.I.. Ça ne rigolait plus. Le rocker accueillit la correction avec un sourire plus franc. L'humilité n'avait jamais étouffé Harker, et ce n'était pas maintenant qu'il bossait pour le gouvernement qu'il allait ravaler sa fierté.

    Félicitations... je présume, ajouta Aaron, taquin.

    A l'époque, Caleb ne se souciait pas particulièrement de faire respecter la loi. Il trouvait même grisant de l'enfreindre. Certes, il n'avait peut-être jamais eu autant le goût du risque que le musicien, mais si certaines choses s'étaient sues, l'entrée du flic au FBI n'aurait peut-être pas été si aisées.

    Rien de bien reluisant je crois... Finir sa soirée au commissariat avec l'avenir proche d'un procès, y'a mieux. Et toi, ta vie d'agent gouvernemental te remplit-elle de bonheur ?

    Le cynisme s'était à nouveau invité. Fut un temps, c'était leur marque de fabrique. Aaron espérait que Caleb ne s'en formaliserait pas, des années après.

    L'inconfort de la situation n'invitait pas non plus à une discussion pleine et franche. Chacun était d'un côté de la loi et de la justice, sa nuit en cellule marquait bien cette différence. Il aurait été tellement plus simple de se retrouver dans un café ou dans un bar. Mais voilà que le hasard préférait se jouer d'eux.

    C'est toi qui t'occupe de mon dossier ? Car je ne pense pas que ça intéresse le FBI...

    Histoire d'être sûr.
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MessageSujet: Re: (Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker Sam 6 Juin - 9:26

Une sale gueule ? Moi ? Je vais avoir bien du mal à démentir cette information. La fatigue se lit sur chaque parcelle de mon visage et la vie que je mène n'aide en rien à me donner bonne mine. Peut-être que si j'avais une situation familiale saine et équilibrée, j'aurais meilleure mine, mais ce n'est pas le cas. J'ai un père tordu et vicieux, une demi-soeur qui s'est foutue dans la merde en voulant ressembler à papa et une jumelle qui n'a d'yeux que pour notre paternel. En gros, la vie de ma famille tourne autour de mon père. Non, en fait c'est amusant parce que la vie des femmes de notre famille tournent autour de celle du grand manitou mais la sienne à lui tourne autour de moi et moi je rejette le tout. J'aimerais pouvoir emmener Astoria & Cally loin de lui, mais malheureusement c'est impossible, elles ne me laisseront jamais faire. Krystal c'est encore autre chose, elle l'a choisi mon père et au fond, je pressens qu'elle est comme lui. Si ma mère n'est plus, c'est de sa faute, j'en suis persuadé et personne ne me fera changer d'avis. Mes copines ne restent jamais bien longtemps, elles ne supportent pas mon mode de vie et me trouvent souvent trop con. Je ne peux pas leur en vouloir, je ne fais rien pour leur faire une place dans ma vie. Mon travail est la seule raison pour laquelle je reste à Gotham, sans ça, je serais déjà loin. Peut-être aurais-je dû m'en aller, me faire muter ailleurs. J'aurais certainement eu une vraie vie de famille, j'aurais pu décrocher le soir en rentrant et tout aurait été merveilleux ... Enfin ça c'est la belle théorie parce qu'en pratique, je suis un bourreau de travail, je suis incapable de décrocher.

"Ahahah que veux-tu, c'est le revers de la médaille !"

Aaron, comme les autres, ne comprenait certainement pas pourquoi ce choix de carrière. Je ne peux pas lui en vouloir, ma propre famille n'a jamais compris. Je n'ai jamais été un saint, j'ai déjà tué par le passé et ce n'était pas dans le cadre de mon job. Je n'ai aucun regret, je sais que j'ai fais le bon choix, la justice aurait dû les condamner pour leurs crimes, elle ne l'a pas fais. Je sais que ce n'est pas une bonne chose de faire justice soit même, mais j'avais promis à ces familles que jamais ils ne reverraient la lumière du jour, j'ai failli à cette promesse, je devais me racheter. Personne n'a jamais su, personne n'a jamais vraiment cherché et j'en étais parfaitement conscient. Je n'ai pas fais justice moi-même depuis des années, c'était au début de ma carrière, je n'éprouve aucun regret mais je n'aspire pas à le refaire. Je ne suis pas un meurtrier, je n'ai pas envie d'en devenir un, je refuse de voir mon père dans le miroir quand je me regarde, il en est hors de question. Je suis un bon flic, peut-être pas un des meilleurs, mais un bon flic quand même.

"Au vu de mon choix de carrière, c'était la suite logique."

Je continue à sourire, ça ne me dérange pas son cynisme ou ses sarcasmes. Il a le droit de ne pas approuver, j'ai le droit de m'en contre foutre royal. J'ai tellement l'habitude en plus que ça me passe au dessus. Et puis si je prenais vraiment en compte l'avis des autres, je ne serais pas devenu flic, c'est évident, j'aurais repris "les affaires familiales", comme tout le monde s'y était attendu dans le milieu. Installé en face d'Aaron, je sirote la fin de mon café. Ca fait plaisir de le revoir, même si j'aurais préféré que ce soit dans d'autres circonstances.

"Etrangement ... oui. J'aime ce que je fais et je n'ai aucun regret quand à ce choix de carrière. "

Je suis sincère, j'aime vraiment mon boulot, je me sens utile. Evidemment, il n'y a pas que pour ça que je suis flic, parce que même si ça prend une grande part, ce n'est pas la seule raison. Je porte une arme et je peux m'en servir, ça compte beaucoup mine de rien. Je peux faire chier mon monde quand je veux, il suffit que je montre ma plaque et l'ambiance change totalement. Je ne suis jamais le bienvenu mais souvent on essaie de me mettre dans sa poche et j'adore ça, c'est jouissif. J'aime l'action, l'adrénaline qui parcours mon corps quand je suis à la poursuite d'un suspect, quand ma vie est en danger. Et puis, je peux me permettre de rentrer dans la tête d'un tueur sans pour autant qu'on me prenne pour un fou. Je sais qu'au fond de moi, je suis comme mon père, je peux assouvir ce penchant d'une autre façon et ça m'aide beaucoup.

"Bien sûr que ça intéresse le FBI ... Attends une rockstar qui, défoncé et bourré, s'en prend à un flic, ça rentre totalement dans nos missions .... Ahahahaha ... Non en fait j'ai entendu dire que t'avais pris une chambre ici, j'ai eu envie de passer te dire bonjour !"

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MessageSujet: Re: (Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker Dim 14 Juin - 20:18

    Le revers de la médaille ? Aaron ne put retenir un rictus amer. La vie lui avait enseigné le sens profond de cette expression. Tout était à double tranchant. Rien n'était donné comme tel. La vie était un chemin miné de choix, tous prêts à vous péter à la gueule au moindre faux pas. Personne ne lui avait dit que vivre était chose aisée, mais personne ne l'avait prévenu non plus de la douleur que cela pouvait représenter. La rockstar renouait avec ses années adolescentes. Ses repères étaient bafoués, si bien qu'il errait, le pas hésitant, jamais certain de pouvoir continuer à marcher. On lui répétait à longueur de journée qu'il fallait qu'il aille de l'avant. Or, s'ouvrait devant lui un immense gouffre que beaucoup appellerait l'inconnu. Ce gouffre était abyssal, et sans retour. Et Aaron n'était pas sur de vouloir y plonger sans filet.
    Face à lui, Caleb semblait guère plus avancé sur son propre chemin. Le jeune homme était marié à son boulot afin de poser des repères sur le sentier sinueux de sa vie. Après tout, chacun s'accrochait à ce qu'il pouvait. Même si sur le papier, être addict à son boulot passe mieux que de s'injecter de la merde coupée, le problème restait le même : sans ce petit quelque chose qui nous fait tenir, tout s'effondre.

    Tant mieux. Tu dois en voir des vertes et des pas mûres. C'est un choix culotté. C'est pas évident de toujours jouer du bon côté de la loi... je pense que j'en sais quelque chose, ironisa le musicien.

    Caleb lui avoua par la suite que le FBI n'en avait strictement rien à carrer de sa petite vie merdique de rockstar. Les journaux en étaient plus friands en revanche. Ce petit épisode allait faire une publicité monstre au groupe. Les gamins deviendraient fous de Tainted Fate, le groupe d'anarchos sexy, tandis que les parents pleureraient leur musique de délinquant. Ça allait être tout un programme ! Aaron était impatient de passer aux interviews...

    Trop brave ! ... Non, plus sérieusement, c'est cool de te revoir après tout ce temps, j'aurai juste préféré que ce soit dans d'autres circonstances. Je tente de me réconforter en me disant que je sais comment te retrouver maintenant. Un peu trop de coke, une insulte bien placé à un brillant élément de la police nationale, et on sera à nouveau réuni.

    Le rocker ne fit aucun effort pour dissimuler l'amertume qui teintait d'ironie ses propos. La redescente passée, il ne comprenait pas comment il en était arrivé là. Les choses étaient allées trop loin. Il n'était même plus capable de contrôler sa consommation. Il devait se reprendre en main plutôt que de pleurer sur la dureté de la vie. Tout le monde en chiait, et Dieu n'allait pas faire une exception pour son charmant sourire. Le musicien s'en voulait de tant de faiblesse.

    Plus sérieusement, la prochaine fois, on se fait un truc plus calé. Enfin, si tu en as envie, t'as l'air bien pris par ton taff...

    Le meilleur moyen de repérer un dépendant était de l'être soi-même, et Aaron ne nourrissait aucun doute sur le fait que la vie de Caleb Harker n'était pas d'un calme reposant...
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MessageSujet: Re: (Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker Jeu 9 Juil - 17:34

Pour le coup, Aaron avait raison, c'était un choix culotté, surtout quand on connaissait les antécédents de mon paternel. Peut-être que le choix le plus judicieux aurait été de suivre les traces de mon père, d'avoir un boulot fictif afin d'avoir une couverture irréprochable et de ne pas éveiller les soupçons auprès de la justice et de blanchir tranquillement l'argent de la drogue. Mais ce n'était pas mon genre, je n'ai jamais été comme ça. Je crois qu'au fond, j'ai toujours voulu devenir flic, au début c'était juste parce que ça me faisais rêver, je voulais faire comme à la tv, devenir quelqu'un qu'on respectait, qui était important, risquer ma vie, porter un flingue et une plaque, jouer les gros durs. Et puis quand j'ai découvert les magouilles de mon père, ce fut par défit, une envie irrépressible de lui montrer que je ne suis pas comme lui, que je ne le suivrais pas dans ses affaires et que je ferais autre chose de ma vie. Peut-être avais-je envie de racheter ses fautes, je pense qu'au fond ça me ressemble bien. Aujourd'hui je n'ai aucun regret, je prends mon pied dans ce boulot, je m'épanouie, d'une certaine façon, mais cette ville me détruit lentement. Je finirais certainement mes jours dans le caniveau, une balle entre les deux yeux et personne ne me pleurera ou presque. Mais ce n'est pas grave, parce que je sais que j'aurais fais mon possible pour cette ville. Tout ce que j'aspire, c'est qu'on ne me colle pas après coup une réputation de ripoux alors que je ne l'ai jamais été, ça, ça me ferais bien chier.

"Vivre à Gotham c'est un peu vivre aux portes de l'enfer, tout est permis ou plutôt tout le monde se permet tout ... même les flics. Il est difficile de rester réglo dans ses conditions, pourtant je m'accroche à mes valeurs et crois moi, c'pas demain la veille qu'on m'achètera !"

A l'heure actuelle, je n'avais aucun doute sur cette affirmation. Je sais qui je suis et ce que je veux dans la vie et être une grosse merde de ripoux, c'était hors de question. Mais est-ce que la vie ne me jouera pas des tours et ne m'obligera pas à en devenir un ? Je l'ignore, je ne l'espère juste pas. Je ne sais pas comment ça pourrait arriver, mais il ne vaut mieux pas dire "Jamais", ce mot n'existe pas à Gotham.
Aaon plaisanta et prétextant savoir comment le recontacter à l'avenir. Il y avait bien plus simple que de se faire arrêter, comme passer au commissariat volontairement pour venir le voir, mais s'il tenait tant à se faire coffrer pour lui parler alors soit, grand bien lui en face. Tout cela n'était qu'une plaisanterie, le jeune Redfield n'était pas aussi stupide pour y croire même si ce n'était pas le cas de tout le monde.

"Si tu veux vraiment que je sois ton interlocuteur privilégié, je te conseille même de tuer sauvagement plusieurs femmes ... ou gosses ... ou n'importe qui en fait, deviens juste un tueur en série, ou un kidnappeur et là c'est le jackpot."

Je ne cachais pas un grand sourire amusé, il était évident que je plaisantais, répondant à sa réplique de tout à l'heure. Reprenant son sérieux, Aaron proposa que nous nous revoyons un autre jour, dans des circonstances plus propices à ce genre de rencontre. Je n'étais pas contre, bien au contraire, je trouvais l'idée sympa. Je sortais bien toujours, mais c'était plus souvent pour me miner la gueule et oublier que pour passer un bon moment entre potes.

"Ca pourrait être sympa wouhai, un peu plus classe qu'ici j'avoue. Je suis un acharné de boulot, mais il m'arrive de prendre un peu de temps pour moi aussi, faut juste me prévenir avant pour que je m'organise et pas le prendre mal si j'annule au dernier moment. "

Il fallait faire avec les aléas du boulot.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker Ven 7 Aoû - 16:35

    Un sourire triste étira les lèvres du rocker. Vivre à Gotham c'est un peu vivre aux portes de l'enfer. Cette phrase résonnait presque de manière intime. Aaron leva un regard inquiet en direction de son ami d'enfance. Bien que Caleb faisait allusion à la corruption qui pourrissait les rangs de la police, le rocker ne pouvait s'empêcher de penser que Harker était horrifié de ce qu'il voyait depuis les portes de l'enfer. Lui aussi était au bord du gouffre, observant, sidéré, le vide se déplier devant lui. Même s'ils avaient pris des chemins différents, et qu'ils n'avaient plus grand chose en commun, Aaron réalisait qu'ils partageaient peut-être le même vague à l'âme : ils ne croyaient en plus rien, et noyaient leur déception dans la confusion. Cependant, Aaron préféra encore jouer avec l'humour :

    Ah merde, et moi qui comptait sur toi pour me sortir de là... Va falloir que je te menace ! Hum... Je suis sûr que tu voudrais acheter mon silence sur quelques bêtises des années lycée !

    Ok, il y avait prescription depuis le temps. Et quand bien même la justice voudrait s'en saisir, Aaron ne détenait aucune information condamnable sur le compte de Caleb Harker. Toutefois, le musicien avait été témoin de quelques scènes bien humiliantes. Lorsqu'il croisa le regard du flic, il lui sembla qu'ils pensaient à la même chose. Aaron se contenta d'un sourire nostalgique, et reprit le fil de la conversation.

    Tiens, c'est une bonne idée pour booster ma carrière : le musicien psychopathe a encore égorger deux de ses fans. Son psychiatre plaide la légitime défense et l'irresponsabilité mentale.

    Caleb se saisit cependant de l'offre du musicien, trahissant d'une certaine manière sa solitude. Toutefois, l'agent du FBI le mit en garde : le boulot passait avant tout, et était son excuse à tout. Aaron se permit un soupir, roulant des yeux, vaguement agacé, exagérant volontairement son impatience.

    Sérieusement ? Faut te prévenir pour que tu prennes du temps pour toi ? Fais gaffe : ne pas compter ses heures, on a tendance à laisser sa vie passer.

    Apparu alors de l'autre côté des barreaux son avocat. Aaron salua l'homme d'un sourire faux, et se redressa, posant une main sur l'épaule de Caleb.

    On se recroise sous peu.

    Son ton se durcit plus qu'il ne le voulait, si bien que sa phrase devint presqu'un ordre. Dans le chaos ambiant qu'était leur vie, Aaron était convaincu qu'un peu d'entraide serait la bienvenue. Après tout, leur route s'était croisée avant les virages et les dérapages. Peut-être arriveraient-ils à renouer avec qui ils étaient vraiment...

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MessageSujet: Re: (Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker Lun 10 Aoû - 13:50

Un pâle sourire étira mes lèvres. Il faudra certainement plus que des menaces pour me faire franchir la ligne de l'illégalité. Mais l'idée était amusante, tout comme celle de me faire du chantage avec nos conneries de gamins. Car oui, nous n'avons pas toujours été sage, moi le premier. J'en ai fais des conneries quand j'étais gosse, par envie de faire mon malin, pour exister aux yeux de mon père, pour démontrer aux autres que je n'étais pas qu'un gamin friqué, que j'étais capable de faire comme tout le monde. Parfois je me suis fais chopper, par le principal ou par un prof, en compagnie d'Aaron ou Richard, ce qui nous a valu à tous de nombreuses heures de retenues. Une fois je me suis fais ramasser par les flics, direction chez papa pour une bonne leçon de morale. Une seule fois j'ai fini en cellule de dégrisement, tellement j'étais sec. Mais quand t'es jeune, tu ne sais pas boire, tu vas parfois trop loin et ce jour là, j'avoue j'avais abusé. Certaines de nos conneries n'ont pas été grillé, heureusement pour notre cul d'ailleurs parce que ça aurait pu charger. Mais c'était ça qui était fun, l'illégalité, le fait de savoir pertinemment que si on se faisait prendre, on allait en baver mais qui nous donnait encore plus envie de tenter notre chance. Et si ... combien de phrases on commençait par ces deux mots. Et si on faisait ça ... tu crois qu'on nous grillerait ? ... C'était le bon vieux temps n'empêche, pas de prise de tête, pas de réelles responsabilités, rien que des délires d'adolescents en manquent de sensation fortes.

"T'as aucune preuve mec ... et puis moi j'en balancerais autant aux médias sur toi ... je suis sûre qu'ils vont adorer."

Ce n'était pas mon genre de balancer sur les potes, même si c'était de vieille connaissance et qu'on avait perdu contact depuis. Pourtant j'en aurais des choses à dire sur l'adolescence de cette bonne vieille star. Ca en ferait couler de l'encre ... Mais pour quoi faire ? Ruiner sa réputation ? Quelle intérêt, il s'en sort très bien tout seul, il n'a pas besoin d'aide. Et puis je ne le déteste pas, la vie nous a séparé, mais pas de façon violente ou définitive. On est encore capable de rester dans la même pièce pour discuter du bon vieux temps en plaisantant.

"Mais je n'ai que de bonnes idées ... tu devrais le savoir depuis le temps !"

Lui répondis-je en plaisantant. Ce qui était totalement faux et certaines de nos conneries d'ado en sont la preuves. Il me fait gentiment la leçon sur mon mode de vie. Le sien n'est pas mieux mais il a raison sur un point, je ne prends pas assez de temps pour moi. Est-ce que je me l'interdis ? Depuis quelques temps oui, j'aimerais pouvoir coffrer un ou deux criminels, je commence à être lasse de leur courir après. Mais malheureusement il n'y a que dans les feuilletons que les gentils arrêtent les méchants à chaque épisode. Dans la vraie vie, ce n'est pas aussi rose et on n'a pas un aussi bon quota de réussite. Peut-être que finalement on est nul dans notre job, allez savoir.

"Que veux-tu, les méchants ne prennent pas de vacances ... "

C'était ce que je répondais à tous les gens qui me faisaient la remarque. Mais ce n'était pas totalement vrai, je pourrais en prendre si je le voulais, tout le monde y avait le droit, même les flics. Mais serais-je capable d'en profiter ? De lâcher vraiment le taff pour me détendre ? J'en doute fortement. Je serais comme tous ces flics à la tv qui partent avec leurs familles à quelque part mais sont toujours plongés dans leurs vieux dossiers, n'arrivant pas à décrocher. L'avantage c'est que je n'ai pas à passer par la case "dispute avec ma copine", vu que je n'en ai pas pour le moment. L'avocat d'Aaron est arrivé, c'est le moment pour moi de prendre la tangente et retourner au boulot. La main d'Aaron se posa sur mon épaule et presque comme un ordre m'annonça que nous nous reverrions sous peu. Je me contentais d'hocher la tête avant de le regarder partir avec son avocat. Je restais quelques instants silencieux avant de me rendre compte que je n'étais pas seul, il y avait toujours le poivrot du coin qui était toujours là, endormi. Je le laissais derrière moi, refermais la porte de la cellule et retournais à mon bureau.
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(Terminé) Retrouvailles sur les bancs du commissariat - ft. Caleb T. Harker

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