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 Attrapes moi si tu peux (Pamela & Caleb)

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ϟ Arrivée à Gotham le :
12/01/2013

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MessageSujet: Attrapes moi si tu peux (Pamela & Caleb) Dim 3 Mai - 23:08


   





Caleb & Pamela






Arrêtes moi si tu peux ...


Dormir ... voilà une notion qui m'étais presque devenue inconnue, pourtant c'était un besoin vital et mon corps me rappelait à l'ordre de temps en temps. Partir à la chasse au Cartel pour sauver sa soeur, ça avait un coût, de longues heures de travail, un travail acharné et minutieux. Cela demandait du temps et beaucoup d'énergie. Il fallait être précis, curieux et savoir enfoncer les bonnes portes. Beaucoup de murs se sont dressés devant mon chemin et à de nombreuses reprises j'ai cru que je n'y arriverais jamais. Mais je ne suis pas le genre de personne à lâcher prise facilement, surtout quand la vie d'un de mes proches est en jeu. Astoria a fait une connerie, certainement l'une des plus grosses de sa vie. Elle le sait, elle est prête à en payer le prix fort, mais moi je n'étais pas prêt à la laisser dans la merde. Ce n'était pas un ange, elle ne serait certainement jamais la soeur que je rêverais d'avoir, mais ce n'était pas une mauvaise personne. Elle avait juste rencontré les mauvaises personnes et a été élevé par un monstre sans coeur, qui n'était même pas capable de prendre son besoin d'exister à ses yeux en considération. Mon père ... ou plutôt notre père, n'est pas un homme bien. Je l'ai appris il y a longtemps mais malheureusement j'ai la sensation d'être le seul dans cette famille a avoir ouvert les yeux. Ils sont tous à ses pieds à l'idéaliser ... mais comment lui en vouloir, il a du charisme et il est doué pour manipuler les gens, son charme fait des ravages et il le sait. Je le déteste tellement, vous n'avez pas idée, pourtant, malgré tout mon ressentiment, je suis incapable de le mettre derrière les barreaux. Peut-être qu'une fois que j'aurais terminé ma chasse au Cartel, j'aurais le courage de me retourner contre mon père, mon géniteur, mon dernier parent sur terre...

J'étais bien au fond de mon lit, offrant enfin du repos à ce corps que j'ai maltraité. Mauvaise bouffe, clopes, alcool, manque de sommeil, je n'épargnais rien à mon corps. Je sais que c'est mal, je sais que je n'irais pas bien loin comme ça, mais je ne sais pas vivre autrement. Le stress me dévore de l'intérieur comme le mal ronge Gotham. Mon job fera ma perte, j'en suis parfaitement conscient mais je ne sais pas arrêter. Je suis comme un pit bull, quand je mors, il est difficile de me faire lâcher prise. Je suis curieux, fouineur même, j'aime mettre mon nez là où on ne veut pas de moi. J'arrive de plus en plus à savoir quand les gens me mentent et j'adore l'adrénaline qui parcours mon corps face au danger. Mais je n'ai pas envie de mourir, n'allez pas croire ça. Je ne veux pas non plus être un héros ou être vu comme tel, je veux juste faire quelque chose pour cette ville, l'améliorer. Je ne veux pas jouer les flics ailleurs, on me l'a déjà proposé et ça ne m'intéresse pas, je veux être à Gotham, chez moi. Je suis conscient que seul, je ne pourrais rien faire pour remettre cette ville dans le droit chemin, mais je ne suis pas seul, Gordon est là, toujours prêt et beaucoup d'autres ne sont pas si mauvais qu'on pourrait le croire.
Mon sommeil est malheureusement dérangé par une sonnerie, cela en devient presque une habitude. La dernière fois c'était pour appréhender Crane ... ce qui ne fut pas une réussite ... Cette fois-ci c'était pour une overdose. Ce n'était pas en pleine nuit, ce qui était toujours ça de pris, mais j'allais devoir remettre à plus tard mes longues heures de sommeil en manque, j'allais devoir me remettre à travailler. J'avais le teint légèrement terreux mais j'avais meilleur mine que quand je me suis couché. Mon sommeil fut réparateur, cours, mais utile, j'étais satisfait. Un jour, j'offrirais une vraie cure de bien être à ce corps que je martyrise, un jour ...


******


« Alors qu'est-ce qu'on a ? » Demandais-je à l'agent posté devant l'entrée de l'université. Café en main, lunette de soleil pour cacher mes yeux encore fatigué, je récupérais les infos qu'il me fallait pour commencer ma journée. Une overdose selon le flic, en plein cours. Je hoche la tête, je ne suis pas surpris. Non pas que ça arrive tous les jours, mais les étudiants peuvent parfois abuser de certaines substances pour faire face à leur révision et passer leurs examens, je doute que cette enquête dure bien longtemps. Je remercie mon collègue et j'entre. On m'indique l'amphithéâtre dans lequel c'est déroulé le drame. Le légiste est là pour examiner le corps, je le salue. Je vais d'abord m'occuper du professeur qui était présent pour le cours, histoire de la libérer ensuite. Mon carnet de note en main, mon gobelet en carton jeté à l'extérieur de la salle, j'ai les mains libre pour prendre des notes. La tête baissée, je regarde le nom que l'on m'a dis quelques instants plus tôt.

« Bonjour Professeur ... Isley, je suis l'agent Harker du FBI, j'aimerais vous poser quelques questions avant ... » Je finis par lever la tête, ce nom me disait déjà quelque chose quand je l'ai noté sur mon calepin mais redit à voix haute, il fait écho dans ma mémoire. Le visage qui me faisait face ne m'étais vraiment pas inconnu. Nous nous étions déjà rencontré ... « de vous laisser partir ... Nous nous sommes déjà vu auparavant, je me trompe ? » J'étais d'une nature directe, je n'aimais pas perdre mon temps à tourner en rond. Plus vite on allait au fond du problème et plus vite on arrivait à la solution.
   




© Méphi.
   

   

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MessageSujet: Re: Attrapes moi si tu peux (Pamela & Caleb) Mer 13 Mai - 17:35

Stop swaying when the moon is shaking thou
   
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Certains matins ne nous méritent pas. Certains matins devraient s'excuser de vous avoir fait lever, d'avoir affronté le froid, le café trop chaud qui brûle la bouche, la douche trop courte, les collègues antipathiques. Mais cela, finalement, c'était le quotidien de Pamela et la joie de se retrouver dans ses serres à l'université compensait largement sa peine. Elle avait donc pu se ressourcer auprès de ses plantes pendant une vingtaine de minutes dans la moiteur étouffante qui seule la faisait se sentir vivante avant d'aller diffuser sa science auprès d'une centaine d'étudiants ignares de première année de licence dans le grand amphithéâtre.

Le cours se déroulait dans un grand calme, qui s'expliquait par le fait que les examens approchaient. Plantée au milieu de son estrade, Pamela se sentait comme ses plantes qui diffusent des odeurs si capiteuses qu'elles attirent des essaims entiers d'insectes qui se trouvent presque paralysés par l'odeur et demeurent, béats, à la merci des prédateurs ou de la plante elle-même. Les mots coulaient, les étudiants tapaient sur leurs ordinateurs, et la vie était un long fleuve tranquille. Jusqu'à ce qu'un cri retentisse dans l'amphi. Dans la dernière rangée, une étudiante aux cheveux bruns coupés en carré bouclé était prise de tremblements, et une mousse verdâtre s'écoulait de ses lèvres, gouttant sur son sweat-shirt au logo de l'université.

La situation était urgente, et Pamela n'eut pas le temps de réfléchir. Sans ménagement, elle poussa les étudiants pour les écarter et se mit à déléguer les tâches : à telle personne d'appeler les secours, à une autre d'aller chercher la sécurité de la faculté. Et à elle de mettre en pratique ses cours de secourisme - dire qu'à l'époque, elle avait rechigné à faire les formations. Aujourd'hui elle savait que cela pourrait lui sauver la mise : nul doute au vu de ce qui sortait de sa bouche que la petite cruche faisait partie du fichier client des revendeurs de produits qui permettaient à l'enseignante de se dégager un certain pécule. Pamela avait prévenu, les drogues végétales ne font pas bon mélange avec les chimiques, c'était tout ou rien. Après avoir mise la buse en position latérale de sécurité, elle avisa le sac de l'étudiante. Sa carte de l'université traînait au bout d'un ruban festonné. Sarah, originaire de l'Ohio. Et bien évidemment, la gourdasse était en possession d'un cocktail multicolore de pilules, rondes, ovales, sécables... La merde habituelle des semaines précédant les examens avait commencé à circuler.

Le temps de se retourner, et les convulsions de la petite Sarah avaient cessé, définitivement. Ses jolies boucles brunes paraissaient déplacées, enduites de sa mousse baveuse et encadrant son regard vide de poisson mort. Pamela se releva, à la fois soulagée et attristée. Elle n'aimait pas être confrontée directement à la bêtise humaine - mais aussi aux conséquences de ses actes. Elle se frotta les avant-bras, comme pour éloigner le froid de la mort, en secouant la tête. Il faudrait parler aux revendeurs, très bientôt.

Elle était appuyée contre le bureau en contrebas de l'amphithéâtre quand elle fut tirée de ses pensées. Elle releva les yeux, mais ses pupilles mirent un moment avant de faire le point et son cœur manqua un long battement, une éternité.


" Agent Harker... Je me rappelle de vous, je crois... " Le choix des mots revêt ici toute son importance. Comme pour faire des ricochets, chaque intonation qui pourrait sembler fausse serait peut-être le faux pas de trop. " Vous étiez chargé de l'enquête concernant le décès du professeur Holland. Je me rappelle trop bien, en fait. C'était un moment... difficile."

Pamela secoua la tête - elle n'avait aucune envie de replonger dans ce marasme, dans des ténèbres qu'elle avait tant de mal à mettre à distance. " L'étudiante concernée s'appelle... enfin s'appelait Sarah Day. J'ai jeté un oeil sur sa carte de l'université, car en réalité, nous ne connaissons quasiment pas les étudiants de première année. Beaucoup de cours magistraux, quelques travaux pratiques mais souvent dirigés par des étudiants de master en réalité."

Un ange passa, et elle haussa les épaules.


" Les examens commencent bientôt. Elle vient de loin. La pression lui aura fait faire les mauvais choix. "

Une explication simple, mathématique, scientifique : un bâton tendu pour que le chien l'attrape et secoue, plutôt que de mordre la main.
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MessageSujet: Re: Attrapes moi si tu peux (Pamela & Caleb) Ven 15 Mai - 16:40


   





Caleb & Pamela






Arrêtes moi si tu peux ...


J'avais plutôt une bonne mémoire, ce qui m'aidais grandement dans mon travail au quotidien. J'enregistrais les informations que je recueillais chaque jour et les classais en vu de les ressortir le moment venu. Ma tête ressemblait réellement à un ordinateur à l'intérieur, sauf que le mien pouvait faire défaut par moment, souvent quand il ne le fallait pas. Il ne me suffisait pas de quelques cliques pour retrouver des informations, parfois elles me revenaient toutes seules rapidement, parfois il me fallait du temps pour faire des recherches supplémentaires. Ici, pas besoin d'informations supplémentaires, je savais qui j'avais en face de moi, ou en tout cas j'avais le souvenir d'avoir déjà rencontré cette personne. Professeur Pamela Isley. Notre première et dernière rencontre remonte à loin, j'étais encore simple agent de police à cette époque. On avait en effet enquêté sur la mort d'un professeur de l'université. De mémoire, le nom ne me revenait pas, mais le Professeur Isley eut la gentillesse de me la rafraichir. Professeur Holland. Décès accidentel ou meurtre ? Je me souviens parfaitement que l'enquête avait été bâclé, à mon sens en tout cas. Mes collègues de l'époque n'avaient pas eu envie de plus se prendre la tête avec cette histoire et avait bouclé l'affaire un peu trop rapidement à mon goût. J'avais beau leur dire qu'on n'avait pas analysé toutes les preuves, que cette fille nous cachait quelque chose, personne n'avait voulu m'écouter. Oh bien entendu, j'étais loin de me douter que c'était une meurtrière, il n'y avait rien qui le suggérait en tout cas. Non pour moi, il était devenu évident à la fin de l'enquête qu'elle nous cachait une potentielle liaison avec son professeur et qu'elle s'était tue pour éviter d'entacher sa réputation et celle du défunt. Si cette enquête me tombait dans les mains aujourd'hui, je ne m'arrêterais pas là, je la continuerais jusqu'à avoir obtenu toutes les réponses que je voulais. Peut-être que je n'aurais jamais découvert que c'était une meurtrière, mais au moins j'aurais prouvé sa liaison. L'homme n'est pas parfait et loin d'être omniscient et certains criminels n'ont pas perdu cette notion de vu.


« Oui je me souviens, c'était au début de ma carrière, j'étais encore un jeune bleu dans les forces de l'ordre. »

Même si je la soupçonne de m'avoir menti, je ne suis ni cassant, ni brutal. Elle vient de vivre une terrible épreuve, une nouvelle, je ne suis pas là pour l'enfoncer. Sauf si je trouve des indices qui laisseraient à supposer qu'elle est mêlée dans cette affaire, je me comporte avec elle comme avec n'importe quel témoin d'une scène de crime. Une étudiante est morte, je veux savoir pourquoi. Je range cette histoire de décès de son ancien professeur et mentor - si mes souvenirs sont bons - dans un tiroir et je m'occupe de l'affaire en cours. Je n'ai pas besoin de la relancer, elle me dit tout ce qu'elle sait. Je note le nom de la victime : Sarah Day. Elle m'explique qu'ils ne connaissent pas tous leurs étudiants et quand je vois la salle où elle donne ses cours, je ne peux que comprendre pourquoi. Beaucoup ne vont pas jusqu'au bout de leurs cursus, certains changent, d'autres abandonnent. Je n'étais pas fais pour ce genre de vie, je le savais depuis toujours. Trop impersonnel, trop de pression, trop de liberté aussi. Je n'aurais jamais réussi mes études et je me demande comment ma soeur y parvient. Je suis trop indiscipliné, j'ai besoin de règles, d'une structure qui me forme. C'est bête, mais sans ça, je me laisse emporter par ma soif de liberté.

« Je vois ... et vous avez une idée de ce qu'elle aurait pu prendre ? » Le légiste me le dira de toute façon, mais si je pouvais avancer plus vite en ayant des informations en début d'enquête, ça m'arrangerais. Et puis si elle me ment, je le serais très vite. Mais pourquoi le ferait-elle ? Ce n'est qu'un professeur à l'université non ?
   




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MessageSujet: Re: Attrapes moi si tu peux (Pamela & Caleb) Sam 16 Mai - 13:56

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Alors même que l'amphithéâtre grouille de scientifiques du FBI, Pamela a l'impression qu'un silence de plomb s'est abattu sur l'immense pièce pleine de courants d'air. Les déclics des appareils photo résonnent vaguement à ses oreilles, mais comme si elle était au fond d'une pièce capitonnée. Toute cette scène lui semble à la fois déplacée et grotesque.
Déplacée parce qu'elle ne comprendra jamais qu'on puisse réifier la mort d'une personne de cette façon. Les souvenirs de l'enquête au sujet d'Alec sont encore bien vifs, et elle les ressent comme si c'était elle qui avait brûlé cette nuit là. Ce qui était peut-être le cas après tout. Elle se rappelait avoir eu le même sentiment d'intrusion, de viol presque, alors que les enquêteurs emmenaient leurs recherches, leurs dossiers, leurs hybrides de plantes. Que ce qui ne les intéressait pas était jeté sur le lit de camp qui leur servait de refuge nocturne, sans une once de respect. De toutes ces choses, elle avait été dépossédée, de manière froide et violente. Et c'était ce qui allait arriver à Sarah Day.


" Ne partez pas à la pêche aux compliments avec moi, agent Harker. Je crois que vous étiez le seul à vous intéresser sincèrement à son affaire, si vous voulez mon avis. " Elle aurait bien eu envie de dire "notre affaire", mais cela, jamais elle n'en n'avait eu le droit, même alors qu'Alec était en vie. " Ils ont effacé toute trace du passage du professeur Holland, d'ailleurs. La prochaine étape à l'enterrement de tout cela, c'est la fermeture du département de botanique. "

Un soupir s'échappe involontairement. Pamela voudrait déjà être loin, retourner à sa serre. L'atmosphère ici lui pèse.

" Je ne saurais vous dire ce qu'elle a pris. J'ai jeté un coup d'œil dans son sac, en essayant de ne rien toucher, j'ai vu une myriade de pilules mais je ne pouvais pas lire les étiquettes. Je ne suis pas très calée en chimie, si vous voulez tout savoir, ma spécialité ce sont les composés organiques - mais sa réaction me laisse à penser qu'elle a fait un mauvais mélange. Un composé aura mal interagi avec un autre... "


Elle croise les bras devant elle, par réflexe.

" Les jeunes pensent que les drogues sont de simples choses récréatives, ils ne tiennent pas compte du fait qu'il s'agit de mélanges chimiques parfois peu connus. En réalité, si les utilisateurs ne connaissent pas les dosages et les excipients de ce qu'ils prennent, ce sont juste des poisons attendant le mélange qui fera "boom", si vous me permettez l'expression. "


D'un coup, l'origine de son malaise la frappe, comme une vague contre des roches - sauf que les rochers, eux, ne sont pas surpris du choc. Pamela manque de vaciller, et remercie la présence du bureau derrière elle pour la soutenir. Ses sourcils se froncent, et un éclair de colère passe dans ses yeux verts, heureusement baissés. Quand elle relève le menton, son visage a pris une expression soucieuse et alarmée.

" Pourquoi le FBI, si je puis me permettre ? Je ne m'y connais pas très bien, mais... est-ce que la répression des stupéfiants ne devrait pas plutôt s'occuper de l'enquête ? Sauf si.... Vous pensez que Sarah était impliquée dans des entreprises criminelles ? "

En réalité, elle se demande maintenant si Harker ne l'a pas suivie depuis son histoire avec Holland. Pourtant, Pamela a été prudente, elle n'a rien laissé au hasard : deux téléphones, des faux-noms, des revendeurs à la loyauté scrupuleusement contrôlée par la drogue... Peut-être que son intuition se concrétise, et qu'il est temps de fermer boutique. Elle regarde alors l'amphithéâtre avec nostalgie, consciente enfin qu'il n'y a peut-être plus rien pour elle ici. En tout cas, pas comme enseignante, de cela au moins, elle est sûre.

" Je ne voudrais pas sembler malpolie mais... je ne me sens pas à l'aise ici, avec l'étudiante qui est là... qui attend... Enfin, est-ce que vous voulez passer à mon laboratoire ? Je pourrais vous transmettre le dossier de Miss Day, il ne sera pas bien épais mais nous avons du très bon café. Un collègue me l'envoie du Nicaragua."

La meilleure façon de montrer qu'on n'a rien à cacher, c'est de montrer tout ce qu'on peut.

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MessageSujet: Re: Attrapes moi si tu peux (Pamela & Caleb) Dim 17 Mai - 21:36


   





Caleb & Pamela






Arrêtes moi si tu peux ...


Je suis légèrement surpris de l'entendre me faire des compliments, j'étais pourtant celui qui la soupçonnais de nous mentir et je ne lui ai pas caché le fond de mes pensées. J'étais un peu plus inexpérimenté à cette époque et plus rentre dedans, quand j'avais une idée en tête, je ne faisais pas dans la demi-mesure. Je me suis souvent fais taper sur les doigts, à raison par moment, à tort cette fois-ci. Je ne pourrais pas le prouver là tout de suite, mais je suis persuadé qu'à l'époque, j'avais raison. C'était plus une intuition qu'autre chose, mais si on m'avait laissé enquêter sur le sujet, j'aurais certainement trouvé des preuves qui attestaient mes dires. Mais voilà, tout le monde s'en foutait, ils avaient leurs réponses, bonnes ou mauvaises, ils s'en moquaient. Et puis qu'est-ce qu'ils en avaient à foutre qu'elle puisse coucher avec la victime ? Cela ne faisait pas d'elle une meurtrière pour autant ... Voilà leurs propos et conclusion de l'époque. Affaire classée, on passe à autre chose. J'ai été frustré, il est vrai, de ne pas pouvoir prouver mes dires. Je n'insinuais pas qu'elle était coupable du meurtre, mais qu'elle couchait avec la victime. Pour moi c'était une piste à suivre, qui nous mènerait peut-être dans une autre direction. Mais voilà, j'étais loin d'être celui que je suis aujourd'hui et j'ai eu des partenaires à chier dans ma carrière, ça n'a pas aidé.


« Peut-être ... Mais ce n'est pas pour ça qu'on m'a écouté... »

L'affaire étant classée, il était malvenu d'en reparler ici, surtout qu'il s'agissait aussi d'un décès et que la victime avait le droit à ce qu'on s'occupe d'elle. Je lui demande si elle sait ce qu'avait pu prendre la victime avant de mourir, mais visiblement elle l'ignorait. Elle n'était pas chimiste, elle n'y connaissait donc rien ou peu s'en fallait dans ce genre de domaine. L'évidence même était qu'elle avait dû faire des mélanges, selon le professeur Isley, mais je trouvais cela assez étrange qu'elle déduise cela alors que l'évidence aurait plutôt était qu'elle avait fait une overdose à cause d'une forte dose. Pourquoi donc partir sur la théorie du mélange ?

« Pourquoi pensez-vous qu'elle a fais des mélanges ? Une overdose aurait pu être la cause de sa mort, après tout, elle aurait pu croire qu'elle gérait sa consommation et en aurait trop pris sans s'en rendre compte. »

J'étais peut-être passé à côté de quelque chose, ce qui était peut-être possible. Je ne suis pas un grand expert dans les drogues, j'ignorais donc comment pouvait réagir une personne qui a pris une dose trop importante d'un produit ou une personne qui s'est amusé stupidement à faire des mélanges. Pouvait-on le voir comme ça ? Ou alors fallait-il faire impérativement des analyses pour le déterminer ? Je savais que le labo finirait par me donner les réponses que je cherchais, mais tous les avis étaient bons à prendre. Pamela me demanda pourquoi le FBI était sur cette affaire. Ses questions étaient pertinentes, même s'il était amusant de la voir tout de suite supposer que notre victime pouvait trafiquer dans quelque chose de louche.

« Pour le moment nous ne pouvons pas dire si Sarah est impliquée ou non dans un trafique quelconque. Par contre, nous suspectons l'université d'être le siège d'un trafique de stupéfiants. Sarah n'est pas la première victime a succombé d'un abus de drogue et il s'avère que si nos soupçons sont fondés, l'une des drogues qu'elle aura absorbé est toute nouvelle sur le marché. »

Il était encore trop tôt pour dire si oui ou non cette affaire était liée aux autres, mais je suis là pour déterminer si le FBI est prioritaire sur l'enquête ou si on laisse la main à la DEA. Pour le moment tout nous laisse à supposer que les affaires sont liées. De l'écume verte se trouvait sur le visage de Sarah, comme pour les autres victimes et je parierais qu'elle a consommé la même drogue que ses camarades quelques temps avant de mourir. Le professeur Isley n'avait pas l'air au mieux de sa forme, elle me demanda s'il était possible de continuer cette conversation dans son bureau et je ne vis aucun problème à accéder à sa requête. Je hochais la tête et je lui indiquais le chemin vers la sortie. Je voulais qu'elle se sente à l'aise pour parler. J'avais besoin de ses talents en botanique car c'était justement à base de plante qu'était faite la nouvelle drogue. Seulement nos experts n'avaient pas su nous éclairer sur le sujet, j'avais espoir qu'elle si.
   




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MessageSujet: Re: Attrapes moi si tu peux (Pamela & Caleb)

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