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 Echec [Pv Caleb]

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ϟ Arrivée à Gotham le :
18/05/2015

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16


MessageSujet: Echec [Pv Caleb] Mar 26 Mai - 9:12

Il avait échoué. C'était ce qu'il pouvait lire dans les yeux vides et sans vie de la petite Emilie. Il avait échoué. La fillette avait été portée disparue voilà une semaine de cela.

Seamus avait tout donné, était allé voir les suspects, les avait suivis, espionnés, il avait outrepassé les limites légales de son travail dans l'espoir de retrouver cette petite fille de six ans dont le sourire éclatant sur les photographies indiquait le bonheur même de vivre au jour le jour, dans l'insouciance la plus complète.

Mais Emilie ne sourirait plus jamais. Emilie était morte. Tuée par un cinglé, sans aucun doute. La pauvre gamine avait les traits figés par la terreur. Il l'avait peut-être violée, certainement torturée... Il lui manquait quatre doigts à chaque main, des doigts qui semblaient avoir été tranchés par une morsure sauvage. Quel cinglé pouvait accomplir une horreur pareille ?

Seamus avait eu l'affreuse impression d'être seul à travailler sur cette affaire, au sein de son service. Ce n'était probablement pas qu'une impression. Ses collègues rechignaient à la tâche, avançaient avec lenteur, se concentraient sur des affaires de moindre importance.

Cela ne devait pas être "intéressant". Cette petite fille ne représentait rien pour eux. Elle n'était la fille de personne, juste d'un couple ordinaire, sans grands moyens. Personne n'était là pour leur donner un petit "bonus" si la fillette venait à être retrouvée. Personne ne leur mettait la pression. Personne, sauf Seamus.

Ils auraient pu la sauver. La sauver de ce maniaque, de cette folie, Seamus en était persuadé. Mais elle était morte et il pouvait presque entendre sa petite voix murmurer au creux de son oreille que tout était de sa faute.

Mal à l'aise, il passa une main fébrile dans ses cheveux, le regard perdu entre haine, dégoût, colère et chagrin. Il serait là quand les parents identifieront l'enfant avec certitude. Il serait là pour récolter leurs larmes, leur tristesse, leur désespoir. Il serait là et il n'y aurait personne d'autre pour assumer cet échec, pour assumer cette horrible perte.

Il y avait eu d'autres morts. D'autres trouvailles peu glorieuses, peu ragoûtantes. Mais Emilie était différente. Emilie aurait pu échapper à son sort, il en était persuadé. Mais Emilie était morte. A cause d'eux. A cause de lui. Parce qu'il n'avait pas su motiver ses collègues. Parce qu'il n'avait pas su la retrouver.

L'un de ses collègues lui déclara qu'ils n'avaient plus à rien faire ici, que ce n'était plus de leur ressort. L'homme posa une main sur son épaule. Dans un réflexe brutal, Seamus se défit de cette emprise et, d'une prise adroite, s'apprêtait à tordre le bras de son "opposant". Mais il se ressaisit au dernier moment, le souffle court, l'oeil empli d'une colère folle. Il lâcha le bras de son collègue, qui détala sans demander son reste, son regard retournant sur le corps de la fillette. D'une voix pleine de regrets, il murmura à l'adresse d'Emilie :

"Je suis désolé."

Son esprit perturbé lui jouait des tours. Il pouvait la voir se relever, le fixer d'un regard méprisant, lui souffler encore et encore qu'elle était morte par sa faute, qu'elle avait horriblement souffert, qu'il ne l'avait pas sauvée...

Les yeux dans le vague, Seamus encaissait les hallucinations que son âme, épuisée par une insomnie chronique et fragilisée depuis son plus jeune âge, lui envoyait sans pitié. Il n'avait rien à dire, rien à faire. Il ne pouvait que fixer cette silhouette fantomatique qu'il était seul à voir, au-dessus du corps d'Emilie, cette petite fille torturée qui lui renvoyait sa propre culpabilité.

Pris dans ses pensées, piégé par ses troubles, Seamus n'entendit pas la voix qui s'adressait à lui, celle d'un agent du FBI, le bureau ayant repris les affaires en main pour retrouver celui qui était vraisemblablement un serial killer.
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ϟ Arrivée à Gotham le :
12/01/2013

ϟ Participation :
3697


MessageSujet: Re: Echec [Pv Caleb] Ven 29 Mai - 8:24

J'étais en pleine filature quand le bureau m'appela. Au début, je fus tenté de ne pas répondre, de faire semblant de ne pas avoir senti mon téléphone vibrer dans la poche de ma veste. Mais arrêté au feu rouge, la curiosité m'emporta et je vis que ce n'était ni un appel inconnu, ni ma famille, ni un ami, mais le taff. Je sais que c'est important, en général on ne me dérange pas pour rien, alors je soupire et j'arrête ce que je suis en train de faire. Je me gare sur le côté, j'enlève mon casque et je rappelle le bureau. Ils me signalent que je dois rentrer immédiatement, que je dois cesser tout ce que je suis en train de faire, que c'est important. Tout est toujours important au FBI, c'est un peu le problème. On aura beau me dire tout ce qu'on veut, on sauve des vies, on résout des crimes, on arrête des méchants ... en théorie du moins, en pratique c'est un peu moins glorieux. Il n'y a que dans les séries que les agents du FBI arrête toujours le ou les méchants et résolvent tous les crimes, dans la vie c'est un peu moins évident. Ils sont toujours frais, même s'ils font semblant d'être fatigués et ils ont toujours une vue exceptionnelle pour voir des détails qui auraient pu échapper à n'importe qui. Et puis leurs raccourcis pour terminer des enquêtes, ça me rend dingue à chaque fois.

Bref, tout ça pour dire que même si je ne connais pas la teneur de l'urgence, je ne peux pas faire semblant de l'ignorer. Alors je regarde la circulation devant moi, en soupirant. J'aurais peut-être pu découvrir un de leur QG si on m'en avait laissé le temps, mais à chaque fois que je crois les tenir, il y a toujours une couille à quelque part, à croire que le destin lui-même ne veut pas que je coffre Esteban Alvarez et son Cartel de drogue. Je range mon téléphone, je remets mon casque et je prends la direction du commissariat où nous avons nos bureaux. Même avec de la circulation, je me faufile sans problème entre les voiture, c'est ça l'avantage de rouler en moto. Je me gare au garage, ne souhaitant pas particulièrement qu'on me vole ma moto et je prends l'ascenseur pour me rendre à nos bureaux. Là bas, on me saute presque littéralement dessus. Il faut que je me change, je dois aller sur le terrain, encore une petite fille retrouvée, c'est la troisième en peu de temps. Je soupire pour la seconde fois, je n'aime pas travailler sur les meurtres d'enfants, je préfère les happy ends pour eux. Malheureusement on est dans la vraie vie et surtout à Gotham, ça n'existe pas les happy endding.

Je file aux vestiaires, je troque mon cuir, mon jean et mon t-shirt pour un costard sur mesure. Ma famille a de l'argent, ça rend dingue mes collègues mais moi je n'en ai pas honte. D'accord je sais d'où sort l'argent sale de mon père, mais je préfère ne pas trop y penser, préférant me dire que c'est ma paie qui me permet de bien me saper, ce qui est en grande partie vraie. Mais il faut tout de même dire ce qui est, mon héritage provient de la drogue, mon père blanchie son argent et personne ne l'a chopé jusqu'à présent. Je veux bien chasser les dragons, mais un après l'autre, je m'occupe déjà du Cartel de drogue des Alvarez. Après avoir enfilé un manteau noir long, je prend ma plaque, mon flingue et je me dirige vers la sortie. Là mes coéquipiers m'attendent, mon boss n'a pas l'air de bonne humeur, ce qui me passe un peu au dessus. Nous montons en voiture et en un rien de temps, nous nous retrouvons sur la scène de crime.

Je vois un type vers le corps de l'enfant. C'est un flic en toute vraisemblance, je doute qu'on est laissé passer une personne rien que parce qu'elle l'avait demandé. On m'annonce que c'est l'agent Crowley, il s'est occupé de l'affaire de l'enlèvement avant que le corps soit retrouvé. Dure journée pour lui. Les rôles sont répartis par mon boss, je m'occupe de récupérer un max d'info sur l'enquête en cours pour pouvoir avancer vite. Plus vite on en sera le plus sur cette histoire et mieux on aura de chance de coffrer le taré rapidement. Je me dirige donc vers l'agent Crowley. Je m'adresse à lui mais rien, aucune réaction, comme si le type n'était plus de ce monde, parti dans ses pensées. Je décide donc de me tenir juste devant lui et je reprends ce que j'étais en train de lui dire "Agent Crowley ? Vous êtes l'agent qui a été en charge de cette affaire ? Agent Harker, FBI, vous pouvez m'en dire un peu plus sur cette affaire ?"

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Echec [Pv Caleb]

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