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 Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre (John & Caleb)

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ϟ Arrivée à Gotham le :
12/01/2013

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MessageSujet: Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre (John & Caleb) Mer 9 Sep - 10:50





John & Caleb
Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre

Gotham City ou la ville du chaos ... Parfois je me demande ce que je fous ici. Je pourrais être n'importe où, vivre une vie normale ou en tout cas plus normale que celle que j'ai ici et pourtant, malgré de nombreuses interrogations et remises en question, je reste ici, dans cette ville qui m'a vu naître, dans cette ville où j'ai grandis et où je crèverais très certainement. Parfois je me réveille en sueur dans la nuit et je me demande pourquoi je m'acharne, plus rien n'a de sens et puis je finis par me souvenir que ce n'est pas à eux de faire leur loi, qu'il faut des gens comme moi, comme Gordon ou Black pour faire rempart à cette montée du "mal". Nous ne sommes qu'une petite poignée qui souhaitions réellement faire changer les choses, si peu pour réussir dans cette entreprise ... nous sommes des fous, des inconscients, mais si nous n'y croyons pas, si nous ne tentons pas d'agir, qui le fera ? Batman ? On l'a aimé avant de le détester. Les habitants de cette ville ont rapidement oublié ce qu'il avait fait pour eux, ils se sont retournés contre leur héros et aujourd'hui il se terre, quelque part, en attendant son heure ? Je l'espère en tout cas. Aujourd'hui il y a bien cette Batgirl, mais pour combien de temps ? Quand va-t-elle se prendre le revers de la médaille ? Quand va-t-être mis au pilori ? Je fais parti de ce petit groupe de personnes qui croient en elle, comme nous avons cru en Batman et nous espérons, silencieusement, qu'il reviendra un jour ...

Mais pour le moment je n'y pense pas. Il est 13h et je prends enfin ma pause de déjeuner. Aujourd'hui je dois retrouver mon meilleur pote au coin de la rue pour manger un hot-dog. L'avantage d'avoir un meilleur pote flic c'est qu'il sait ce que je vis au quotidien, il connait les difficultés d'avoir une vie normale. Nous sommes mariés tous les deux à notre travail. Je sors de temps en temps, même si ça se fait beaucoup plus rare ces derniers mois. Je rencontre des femmes, mais ça ne dure jamais. Ma dernière conquête en date ... non je ne préfère même pas y penser, sinon ça va me gâcher ma journée. Bien trop en colère contre elle, je préfère me concentrer sur le présent et sur John, qui, encore une fois est en retard. Mais je ne peux pas lui en vouloir, je ne suis pas très ponctuel moi non plus. J'ai le temps de commander ce que je veux quand il arrive. Il a l'air crevé, comme moi. "Salut bro' !" le saluais-je tout naturellement "Alors comment vas ?" Nous bossons dans le même bâtiment mais pas au même étage. Lui bosse au commissariat général et moi à l'étage supérieur, au FBI. Il est assez amusant d'avoir une antenne ici, dans cette ville, mais quand on connait l'histoire des portes de l'enfer, comme j'aime à l'appeler, on comprend qu'il faut bien les fédéraux dans le coin, ils ne pourront pas s'ennuyer. Nos bureaux ne sont pas luxueux, loin de là même. On fait un peu avec les moyens du bord. Mais on a du bon matériel, c'est toujours ça de pris. Parfois j'aime descendre voir un peu ce qu'il se passe au GCPD, je discute un peu avec d'anciens collègues avec qui j'ai gardé contact, ils ne sont pas très nombreux, mais toujours présents. On s'échange des tuyaux, on se sert les coudes. Je sais que je ne suis pas le bienvenu pour les trois quarts des flics du commissariat, mais je m'en branle, je déteste les ripoux, ils tomberont tous un jour, je m'en suis fais la promesse.
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ϟ Arrivée à Gotham le :
04/09/2015

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MessageSujet: Re: Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre (John & Caleb) Ven 11 Sep - 10:10

« Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre. »


La paperasse… John a toujours détesté ça et rien ne lui fera changer d’avis sur le sujet. Classé des documents, réunir des informations, des preuves, faire corréler les données pour obtenir des résultats, ça il en est fan à n’en pas douter, l’évidence même pour un détective comme lui ayant comme modèle le mystérieux Batman qui résolvait les affaires en une nuit dans le passé, mais les tâches administratives des forces de police étaient longues et fastidieuses, écrire un roman pour une simple altercation entre deux hommes dans la rue pour une simple bousculade, quel intérêt… C’était ce genre de tâche qu’il détestait dans ce métier mais il n’avait pas le choix pour l’instant, après tout il était policier et simplement agent pour l’instant, il visait plus haut mais personne ne lui donnait sa chance dans cette ville de pourri mis à part le commissaire en personne avec qui il s’entendait de mieux en mieux et qui l’incitait à continuer d’avoir foi en son instinct. Son dernier dossier venait d’être bouclé et John se décida enfin à regarder l’heure pour voir qu’il avait pris un peu de retard. Aujourd’hui il avait rendez-vous avec Caleb, un agent du FBI qu’il fréquentait depuis plusieurs années maintenant et avec qui le courant passait à merveille du fait de leurs caractères respectifs très semblables. Il le rejoignit non loin du GCPD alors qu’il attendait debout vers le vendeur de hot-dog, il lui serra la main avant de passer commande à son tour. « Salut ! Ça peut aller mais si tu connais une secrétaire motivée pour écrire des comptes rendus d’intervention fais-moi signe et présente la moi rapidement car je crois que je vais finir par péter un câble avec ces conneries. » Il soupira et afficha un léger sourire amusé avant de s’éloigner un peu du vendeur pour laisser la place aux autres clients pendant que celui-ci préparait leurs commandes.

« Et toi alors, pas de nouvelle affaire intéressante en ce moment, si tu as besoin de quelqu’un pour intervenir m’oublies pas, la moindre occasion de sortir du bureau est bonne à prendre. » Naturellement il se plaignait mais en tant qu’agent il était bien plus souvent dehors en patrouille qu’assis derrière un bureau, bien que plus les interventions se multipliaient moins il se retrouvait dehors bizarrement… Ce monde marchait vraiment à l’envers parfois. Même s’ils ne travaillaient pas dans la même entité, ce n’était pas rare qu’ils se retrouvent l’un comme l’autre sur des affaires communes ou qui finissaient pas se relier, le FBI prenait souvent le dessus dans ces cas-là mais Caleb continuait de traiter avec lui en ne le mettant pas sur la touche comme beaucoup d’autres.

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MessageSujet: Re: Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre (John & Caleb) Dim 13 Sep - 22:13





John & Caleb
Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre

Mon attente fut de courte durée, John arriva à grand pas à ma rencontre. On se serra la main et il alla commander ce qu'il souhaitait avant qu'on s'éloigne de quelques pas, vers une des tables qui se trouvaient devant le marchant de Hot Dogs. C'était plutôt bien foutu son  truc, le gars avait une sorte de camion qui lui servait de resto et il avait 3 ou 4 tables pour ses clients. Nous nous installâmes à une de libre. "Une secrétaire ?!" lui répondis-je étonné "Si j'en connaissais une, gars, elle serait en train de faire ma propre paperasse ..." Continuais-je en plaisantant. On devait tous passer par cet étape chiante d'une enquête. On nous donnait des missions, on enquêtait dessus et une fois l'affaire classée - ou non - on devait remplir un rapport. Parfois c'était rapide quand l'affaire était bien menée et courte, mais bien souvent c'était chiant, long et mortellement ennuyeux. De temps en temps, quand on bossait en duo, on pouvait tomber sur un collègue sympa qui le faisait à notre place, mais c'était extrêmement rare, autant que les licornes ....

Mon ami voulait savoir si j'étais sur de nouvelles affaires intéressantes et j'avoue que là, pour le moment, j'étais sur un truc plutôt sérieux et j'avoue que j'étais content qu'il aborde le sujet en premier "Hé bien notre tueur de femmes s'est calmé, ce qui est plutôt une bonne chose. On ignore pourquoi, certains se disent qu'il s'est fait coffré pour un autre délit, ce qui expliquerait l'absence de nouveau corps. Moi j'avoue que je suis septique. Je me dis que si le gars ... ou plutôt la femme qui a réussi à ne laisser aucun indice sur les scènes de crimes, c'est certainement pas pour se faire coffrer pour racolage ou possession de stupéfiants ... sauf que je n'ai pas d'autres explications. " et je devais bien avouer que je n'aimais pas ça. D'un côté, j'étais content de me lever un matin sans découvrir qu'on avait de nouveau trouver un corps de femme, privée d'air comme les autres, sans aucun indice pour nous permettre de remonter jusqu'à la tueuse. Mais en même temps je vivais dans une sorte d'angoisse. Qui est-elle ? Pourquoi avoir arrêté ? Que recherchait-elle . L'arrêterons nous un jour ? Où est-elle ? Une meurtrière court toujours - j'en suis persuadé au fond de moi - mais j'ignore qui elle est, ni même comment l'arrêter. Mais j'étais sur un autre dossier important et ça me prenait toute mon énergie pour le moment. Je me penchais vers John pour ne pas que les autres nous entende. Je n'avais en théorie pas le droit de trop en parler et certainement pas à un civil, mais j'étais persuadé que mon ami pourrait nous aider "Mais si tu veux te rendre utile, j'ai peut-être une affaire pour toi ... enfin, sur laquelle je pourrais avoir besoin de tes lumières et potentiellement ton aide si mon boss l'accepte." Au fond, que Mayfair l'accepte ou pas ne changera rien pour moi. C'est mon affaire, je suis le seul juge dans cette histoire. Je l'ai mis au courant parce que je respecte son poste, son travail et ses compétences pourront certainement me rendre service, mais ça reste mon affaire. Il sait que je monterais mon équipe et qu'ayant peu ou pas confiance en mes collègues, je me tournerais vers mes anciens partenaires. "Mais avant de t'en dire plus, je préfère te prévenir tout de suite, c'est une affaire top secret, extrêmement sensible et qui incarne certainement une forme de suicide ... autant être honnête tout de suite. Moi je sais dans quoi je m'engage, c'est une affaire personnelle et j'irais jusqu'au bout, quitte à finir dans un sac mortuaire, mais c'est moi, je ne compte pas entrainer d'autres personnes à la mort sans les mettre au courant." Ca pouvait faire peur, dit comme ça, mais on était flic, autant être honnête. Se frotter au Cartel c'était se mettre une cible sur le front et un papier dans le dos "Ennemi public N°1" Mais je ne les voulais pas dans ma ville, ni en train de planer dangereusement sur ma famille. Je les protégerais quoi qu'il arrive, même si je dois en crever.
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MessageSujet: Re: Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre (John & Caleb) Mer 23 Sep - 14:18


John était content de passé un peu de temps en compagnie de son collègue et ami, ce n’était pas tous les jours qu’ils en avaient l’occasion alors il ne manquait jamais le coche quand une opportunité se présentait. Caleb ne mit pas longtemps à lui répondre sur le ton de l’humour également ce qui fit rire John qui imaginait très bien la pauvre secrétaire tapant les rapports à la place du jeune homme, décidément cette paperasse était un fléau pour l’ensemble des forces de polices. Ils s’installèrent à une table tranquillement où ils purent enchainer sur une tout autre discussion, le tueur de femmes que le FBI essayait de coincé semblait s’être calmé mais dans une ville comme Gotham il était difficile de déceler le vrai du faux, peut-être les corps n’avaient simplement pas été retrouvés où avaient disparu dans un recoin sordide des bas quartiers. Il semblait perplexe sur cette affaire et John partageait son point de vu. « Je suis ton raisonnement, à mon avis prépare toi à voir des nouvelles de la tueuse très prochainement, on sait tous qu’une affaire non classée a peu de chance de réellement l’être dans cette ville, espérons que tes collègues ne bâclent pas l’affaire trop vite. » Lâcha-t-il en attrapant sa canette pour l’ouvrir et en boire une bonne gorgée tandis que le vendeur continuait de préparer la commande qu’ils venaient de passer. Il finit par voir Caleb se pencher un peu vers lui pour lui parler de quelque chose de bien spécifique qui ne devait pas tomber dans l’oreille de tout le monde. Cela semblait suffisamment sérieux pour qu’il puisse faire une demande auprès de son patron pour se faire assister par un agent du GCPD. Il ne répondit rien se contentant de regarder son ami dans les yeux avant que celui-ci ne le mette en garde sur le danger potentiel de cette affaire.

« Tu me connais depuis le temps Caleb, tu m’en as bien trop dit pour me voir renoncer avant même d’avoir mis le pied dans le plat… Je suis flic et je ne compte pas faire la circulation ou sécuriser les scènes de crimes toute ma vie, alors si tu as besoin de mon aide c’est oui d’avance. Maintenant dis-moi s’en plus, pourquoi tant de mystère sur cet affaire et surtout pourquoi est-ce qu’elle te concerne personnellement ? » Il avait bien une petite idée derrière la tête mais il préférait l’entendre de sa bouche, après tout ce n’était pas évident pour lui d’en parler, Caleb ne venait pas d’une famille comme les autres et il s’était déjà un peu confié à ce sujet à John qui avait encaissé les informations comme il le pouvait à l’époque, conscient de la situation dans laquelle Caleb pouvait se trouver à chaque fois que le nom de son père apparaissait dans des affaires sur lesquels il enquêtait et à présent il craignait que le point de non-retour soit atteint, tôt ou tard il allait être confronté au passé de sa famille et ce jour-là était peut-être arrivé plus vite que prévu ?

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MessageSujet: Re: Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre (John & Caleb) Jeu 24 Sep - 22:03





John & Caleb
Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre

Installé sur une table, légèrement à l'écart des gens, on discutait boulot, comme toujours. Pourquoi 2 types qui passent les trois quarts de leur journée à bosser discuteraient autre chose que taff ? On pourrait parler femmes, bien entendu, mais de mon côté c'était un sujet légèrement sensible et j'ignorais tout de la vie amoureuse actuelle de mon ami. Peut-être fréquentait-il quelqu'un, ce serait même très bien pour lui, mais je l'ignorais. Il me mettrait dans la confidence quand il sentirait que le moment était venu, pour le moment je préférais me dire qu'il était célibataire. Parfois je me dis qu'une vie de famille me manque. Moi aussi j'aimerais pouvoir rentrer chez moi pour retrouver une femme aimante et des gosses bruyants. J'aimerais rester éveiller une partie de la nuit parce que mon ainé est malade ou parce que la petite dernière fait des cauchemars ... Je suis un être humain, qui a grandi dans une société qui formate totalement ce genre de vie. Mais voilà, j'ai un boulot stressant qui me prend énormément de temps et quand je ne suis pas au taff, je ne décroche pas pour autant. Je cogite toujours, ça me hante même la nuit, ce n'est pas une vie pour une femme. Et puis ma dernière conquête en date bosse pour la mafia, j'avoue que ça m'a pas mal refroidie et en même temps ... bordel, qu'est-ce qu'elle peut-être casse couille, même quand elle ne le veut pas ... je la déteste.

"J'en ai peur aussi" lui répondis-je un peu blasé "A chaque fois que mon téléphone sonne je me dis "ça y est, c'est elle, elle a remis ça" ... je sais qu'elle est quelque part mais je ne suis pas foutue de lui mettre la main dessus, ça me rend dingue." J'étais tellement loin de me douter que la psychopathe que je traque depuis quelques temps maintenant n'est autre que Sydney. Et si un jour je le découvre, je crois que je tomberais de très haut. Aucune preuve concrète ne me ramène à elle. On a déjà déterminé que c'était une femme que l'on recherchait, c'était un pas de géant de l'affaire. Mais pour le moment, cette dernière était au point mort. Pour combien de temps ? Et pourquoi ? Aucune idée et ça avait le don de me créer des ulcères.

Je me rapprochais de mon ami pour lui parler en toute discrétion. Je ne tenais absolument pas à ce que d'autres puissent entendre ce que j'allais lui dire. Cette affaire était déjà suffisamment délicate pour que j'en rajoute une couche. En plus, elle n'était pas totalement officielle, il fallait donc se la jouer discret si je ne voulais pas me prendre une balle en pleine tête, au milieu de dizaines de témoins apeurés. John me fixait droit dans les yeux, résolu. Il ignorait dans quoi je m'étais embarqué, ni dans quoi il mettait les pieds, mais il était prêt à se jeter dans l'inconnu à mes côtés. Etait-ce son âme de flic qui parlait ou son amitié à mon égare ? Je ne saurais le dire, peut-être les deux. Je me raclais la gorge, ne sachant pas trop comment aborder le sujet. J'en avais trop dis pour rester sur ça, mais je ne savais pas trop comment expliquer cette histoire. "J'ai demandé d'ouvrir une enquête contre le Cartel de Drogue des Alvarez. " C'était un bon début, ça mettait tout de suite dans l'ambiance. Il pouvait constater que je ne plaisantais pas vu qu'au sourire n'apparaissait sur mes lèvres. Mais ça ne suffisait pas pour autant, ça ne répondais pas à toutes ses questions. Pourquoi était-ce personnel ? En quoi cela me concernait ? Pourquoi décider de courir après la mafia ? Après tout, cela fait 10 ans que je suis flic et je n'ai jamais ouvert d'enquête contre une mafia en particulier. Ce n'était pas une question de peur, ou plutôt pas d'eux spécifiquement. J'avais surtout peur qu'en ouvrant une enquête contre Papy S. par exemple, je jette directement mon père et ses liens avec lui dans la gueule du loup. Je sais que j'ai beau répéter que c'est ce que je crevais envie de faire, je le lui répète souvent, mais jusqu'à présent, j'en suis tout bonnement incapable et Orion le sait également, c'est bien pour ça qu'il ne s'inquiète pas et qu'il pense encore qu'un jour, je reprendrais les rennes de son trafique. "J'ai décidé de me lancer dans cette croisade parce que ... pfff ... c'est compliqué John." Si j'étais pas foutu de me confier à lui alors je ne serais jamais capable de le faire pour n'importe qui. Ce n'était pas que je n'avais pas confiance en lui, mais ... c'était compliqué. "Disons que ... que ça concerne ma famille.... Astoria c'est mise dans la merde et j'essaie de l'en sortir ... Sa vie est en jeu, tant que le Cartel règne à Gotham, sa vie est entre leurs mains ..." Comment expliquer à son meilleur pote que sa demi-soeur a décidé de prouver à leur père qu'elle pouvait lui succéder, qu'elle était digne de lui et que pensant bien faire, elle s'est associé à Rachel et au Cartel et qu'elle a assisté à un meurtre ?
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MessageSujet: Re: Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre (John & Caleb) Jeu 22 Oct - 13:47


La conversation était devenue plus sérieuse en très peu de temps, ils venaient de parler de ces meurtres qui s’étaient enchainés et qui avaient mystérieusement cessé en terme de fréquence, l’un comme l’autre n’étant pas dupe et étant bien conscient qu’il n’y avait pas eu de miracle dans cette affaire. John voyait bien que Caleb était inquiet à ce sujet et que cette affaire le rendait nerveux, voilà des semaines qu’il en parlait régulièrement et qu’il désespérait de n’avoir aucune piste sérieuse à suivre. La discussion dévia finalement sur une affaire encore plus importante et plus secrète que la précédente, il réclamait son aide tout en hésitant à lui en parler, comme s’il craignait pour la vie de son ami, mais il en avait trop dit à force de faire les mystérieux et la curiosité de John était trop puissante pour qu’ils en restent là. Il finit par admettre qu’ils avaient ouvert une enquête contre le Cartel Alvarez… Une bien belle affaire qui pouvait rapporter gros ou au contraire mettre fin à tout. Il tenta de continuer de lui expliquer mais ne savait pas par où commencer, il ne répondit rien et se contenta de maintenir le silence pour laisser Caleb réfléchir à ce qu’il avait envie de lui dire ou non pour finalement parler de sa sœur et de sa famille, cela ne sentait jamais bien bon quand la famille apparaissait sur une affaire comme celle-ci mais c’était inévitable pour Caleb. « Okay je vois le genre… Tu sais que c’est toujours plus difficile de rester objectif quand la famille s’en mêle ? Je ne suis pas là pour te juger Caleb et si tu as besoin de mon aide, tu l’auras je ne changerais pas d’avis là-dessus… Mais même si je t’adore il va falloir que tu craches le morceau si tu veux que je t’aide totalement et en prenant le moins de risques, sinon effectivement tu me jetteras en pâture et tu risqueras d’avoir ma mort sur la conscience. S’attaquer à ce genre de gibier c’est vraiment très risqué et pas seulement pour moi, si tu es en charge de l’enquête tu es au premier plan et tu sais comme moi qu’ils ne te feront pas de cadeau si tu mets le nez dans leur affaire de trop près. » Il fallait que les choses soient clairs dès le début, ce métier s’était toute sa vie et il était doué pour ça mais Caleb devait le mettre dans les meilleurs conditions.

Il regardait son ami droit dans les yeux alors que le vendeur lui faisait signe que leurs commandes étaient terminées, il se leva et laissa Caleb avec ses pensées pour récupérer leurs repas. Il prit place en face de son ami et attaqua directement son hot-dog pour contenter son estomac qui criait au scandale depuis une bonne heure maintenant. John n’avait pas grand-chose de plus à dire, c’était à Caleb de balancer le morceau. « Un bon repas ça ouvre de nouvelles perspectives Caleb, je me doute que cela ne doit pas être facile pour toi de me donner tes infos mais n’oublie pas que je ne suis pas là pour te juger contrairement à tes supérieurs ou tes collègues pourris du FBI. On sait tous les deux qu’on travaille pour une grande partie de lâches qui préfèrent pactiser avec les criminels plutôt que tout faire pour les mettre sous les verrous, on est différent toi et moi. » Tout ce qu’il venait de dire il le savait déjà, la corruption faisait partie intégrante de Gotham mais parfois un petit rappel entre initié ne faisait pas de mal…

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MessageSujet: Re: Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre (John & Caleb) Mar 27 Oct - 22:23





John & Caleb
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Je sais que ce n'est peut-être pas l'endroit idéal pour parler de ce genre d'affaires mais existe-t-il vraiment un endroit clé pour ça ? Le commissariat ? C'est une vraie passoire à informations, si tu veux que l'ensemble de tes ennemis soient au courant de tes faits et gestes, continues d'étaler ta vie et tes intentions là bas, c'est l'endroit idéal. Chez soi ? On n'est jamais à l'abri des micros, je sais que parfois je suis pris de paranoïa et j'ai l'impression que m'écoute, mais j'avoue que je serais bien tenté de vérifier régulièrement si on me donnait les outils adapter pour les détecter. On peut oublier le téléphone, ce n'est absolument pas sur ... non définitivement, la rue est un endroit pas trop mal. Un espace ouvert, rempli de monde, avec du bruit aux alentours et donc difficile de nous entendre, à mon avis il y a pire comme lieu pour ce genre de discussion. Nous avons commencé à parler de ma serial killer ou plutôt c'est moi qui en est parlé. Ca reste une mission importante à mes yeux, elle a déjà fait quelques victimes, trop à mon goût. Je crève d'envie de l'enfermer à vie, malheureusement pour cela, il faudrait qu'elle fasse des erreurs et elle n'est pas tentée de me faire plaisir. Pour le moment, je touche du bois, elle s'est calmée un peu, mais pour combien de temps ?

Une fois ce sujet clos, finalement un peu trop vite à mon goût, nous passons à un sujet plus sensible, pour moi en tout cas. Le Cartel Alvarez ... Esteban doit avoir les oreilles qui sifflent régulièrement en ce moment. Grosse affaire. La DEA a tenté d'en ouvrir une sur eux mais pour le moment, elle est au point mort. On sait tous ce qu'ils font mais impossible de tout relier à eux. Trop prudent, trop méticuleux, trop imprévisible, ils nettoient leur trace pour nous filer entre les doigts. La DEA les déteste, ils ne perdent pas espoir, bien entendu, mais on ne peut pas franchement dire qu'ils avancent beaucoup. Mon pote de ce service m'a expliqué une fois qu'ils leur étaient impossible d'infiltrer le Cartel. Que ce soit Esteban ou son père, tous les deux sont hyper vigilant. L'unique fois où ils ont fait une erreur, ce fut mon boss et il s'est pris une balle dans la poitrine. Un gros coup de chance pour lui, il a survécu, mais malheureusement pour leur enquête, tout ce travail de couverture n'a finalement servie à rien. Manque de preuves selon le juge, l'affaire a été classé sans suite. Je suppose que le juge a été acheté, d'une façon ou d'une autre, c'est impossible sans ça. Aujourd'hui ils sont extrêmement prudent, aucun flic n'a réussi à entrer dans le cercle très fermé du Cartel .... Je pense que c'est parce qu'ils n'avancent pas qu'ils sont contents qu'on tente de notre côté une nouvelle approche. Le but c'est de les faire tomber, d'une façon ou d'une autre.

John avait raison, bien entendu. Je n'étais pas forcément hyper objectif dans cette histoire. Mais comment pourrais-je l'être ? C'est quand même la vie de ma demi-soeur qui est en jeu. Alors certes on ne s'est pas toujours entendu, mais ça reste une vie. Et puis en faisant tomber le Cartel, je ne sauve pas que la sienne, je protège ma ville, ça reste une bonne chose. Je reste silencieux quand il me dit tout ce qu'il a à me dire. Je croise les bras, ma mine s'assombrie. Je sais qu'il dit tout ça pour mon bien, qu'il n'est pas là pour me juger, mais ça reste difficile. Je le laisse aller nous chercher notre commande, j'observe les gens aux alentours. Je préfère dans un premier temps manger ce que j'ai commandé, histoire de réfléchir à ce que j'allais bien pouvoir dire. "Je n'ai pas la sensation d'être si différent d'eux ..." furent les premiers mots que je ne pus m'empêcher de sortir. Parce que c'était vrai, en quoi étais-je si différent ? Je prônais l'intégrité, le fait que j'étais un bon flic, du bon côté de la barrière, que jamais je n'accepterais de pots de vin ... Mais j'étais le fils d'un mafieux. Peu de gens sont au courant, mais ça ne change rien à la donne à ce que je sache, moi je savais, c'était suffisant. Je reposais mon hot-dog et m'essuyais la bouche avant de reprendre. "Bon on ne va pas se mentir, on sait tous les deux que ma vie de famille n'est pas si impeccable que mon père aimerait le faire croire. Je connais les bruits de couloir et je sais que tu les as entendu toi aussi." On pouvait le dire, pour le moment je brassais beaucoup d'air sans rien divulguer. Je sais qu'il sait, voilà en gros mon slogan. Je déteste en parler, surtout à un autre flic, mais il restait mon meilleur pote et certainement une des rare personne à qui je pouvais en parler librement, sans être jugé. Je finis donc par me jeter à l'eau. "La réputation de mon père n'est pas si parfaite qu'il voudrait le faire croire ... Son charisme malheureusement fait beaucoup de dégât, surtout dans ma famille. Mes soeurs se laissent manipuler par lui comme de vulgaires jouets ... ça me rend dingue ... Bref, si je te dis tout ça c'est parce que c'est à cause de lui qu'Astoria est mêlée à cette histoire. En quête d'une reconnaissance qu'il lui refuse, elle a tenté de lui prouver qu'elle était capable de .... d'être son héritière disons. Elle a donc contacté quelqu'un qui pourrait l'aider. Sauf que ce quelqu'un bosse pour le Cartel et que maintenant elle est mouillée jusqu'au cou. Elle a été témoin d'un meurtre ... Si elle témoigne, elle meurt. Si elle tente de fuir, elle meurt aussi."  Je regarde autour de nous, tout en reprenant mon souffle. Il avait raison, il avait le droit de connaître les détails de cette histoire, même si ça ne me plais pas de parler de ma famille. Ma lâcheté, mise à nue me fait honte. "Voilà le pourquoi de cette chasse à l'homme ... évidemment il n'y a pas que l'envie de sauver ma soeur, j'ai également envie de mettre fin à cette branche du Cartel. Je ne suis pas naïf, nous n'arriverons pas à anéantir le Cartel à sa base, mais si déjà il disparait de Gotham, ce sera une bonne chose de faite. Depuis qu'ils sont là, la drogue coule à flot dans les rues de notre ville, des corps s'accumulent, la ville est à feu et à sang, ça doit cesser."
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Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre (John & Caleb)

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