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 Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] :

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ϟ Arrivée à Gotham le :
14/09/2015

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MessageSujet: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Jeu 17 Sep - 11:13





Retour aux sources



La voilà de nouveau en face de lui, celui qui était devenu le commissaire de la ville. Il avait vieilli, Gordon devait avoir pas loin de la cinquantaine. A l'époque, il détenait douze années de moins. Le physique du grand monsieur avait bien changé. Il possédait plus de présence que par le passé, peut-être que cette montée en grade en était la cause. En même temps, il faisait beaucoup pour cette ville et les gens le jugeait positivement. Pourquoi se retrouvait-elle dans ce lieu ? La rousse avait également pris quelques rides, ses vingt-trois ans avait filé. Désormais, son âge correspondait à trente-cinq ans. Eleanor passa dix ans à l'asile, sa condamnation pour avoir tué accidentellement ses parents se résumait à cela. Elle ne connut pas les joies d'une vie de jeune adulte bien chargée. Elle ne put rien partager avec ses amis et sa famille puisqu'elle était enfermée. Autant dire que la première fois qu'elle avait rencontré James W. Gordon, la rouquine ne se situait pas dans la meilleure des positions. Les médias ne se gênaient pas pour la foutre au rang de pire criminelle : elle avait tué ses géniteurs, l'histoire faisait vendre. Sa petite-soeur, de vingt-un ans à l'époque était orpheline. Lors de cette période difficile, Lea resta terrée dans un mutisme tant elle était choquée. Jamais elle n'avait imaginé effectuer ce genre de gros dégâts. La belle avait laissé un de ses prototypes de bombes à la maison, dans sa chambre car elle vivait encore chez ses parents. Sa mère était tombée dessus, ses enfants n'étaient présents, seul son mari s'occupait dans le salon. La femme la déclencha par accident. Cette activité de créer des bombes était illégale. Les flics avait cru à un acte avec préméditation pour le coup car abandonner une telle arme à la maison, cela ne pouvait pas être un accident. La gamine de l'époque ne fut pas bien traitée. James s'était occupé de cette affaire, Lea perdit un peu la raison à cette époque. Elle ne comprenait rien de ce qui se déroulait devant ses yeux. Le verdict fut sévère mais certainement mérité. Jamais la rousse ne se remit en question à ce sujet, ses émotions avait disparu avec sa liberté.

Présentement, Lea se trouvait en salle d'interrogatoire. Deux agents débarquèrent à son job, une heure plus tôt, pour l'arrêter. En lui lisant ses droits, ils lui expliquèrent qu'elle était suspectée de meurtres multiples. La trentenaire n'avait pas prononcé un seul mot, elle les avait laissé faire sans s'interroger car elle se doutait que le commissaire allait lui en dire plus. L'ingénieure savait très bien que son activité possédait quelques conséquences : les criminels à qui elle revendait ses bombes ne s'en servaient pas comme oreiller mais pour buter des gens. Ó Ceallaigh ne tuait pas directement ces personnes, elle participait juste au plan. Comment une femme de sa trempe, gentille en apparence, pouvait agir ainsi ? Même elle, elle n'y réfléchissait absolument pas. Elle appréciait construire tous ces prototypes. De plus, cette activité rapportait beaucoup. De cette manière, elle payait les soins de Karla, sa grand-mère, qui demeurait en fin de vie. Il s'agissait d'une façon de se racheter de tous les soucis qu'elle avait causé à sa famille. A l'instant, Eleanor espérait que son activité ne soit pas mise à nue mais aussi elle ne souhaitait pas être arrêtée. Ce qu'elle ne savait pas, c'était qu'un type avait reproduit la même bombe que celle qui avait tué ses parents, un fan de son travail, de son histoire et il s'en était servi pour assassiner des innocents. La rousse fixait Gordon d'un regard assez dur.

Vous allez me dire ce qui se passe ? Elle ne représentait plus la gamine apeurée et dépassée de l'époque. Les deux protagonistes, enfermés dans la même pièce, avaient bien évolué !

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MessageSujet: Re: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Mar 22 Sep - 15:56

    Eleanor Ó Ceallaigh. Ce nom avait raisonné dans la salle de repos comme un mauvais souvenir. Jim s'était alors invité à la table des deux agents qui discutaient du cas Lea. Il apprit que la jeune femme avait été arrêtée dans le cadre d'une enquête concernant un attentat à la bombe. Bien qu'il n'eut trahi aucune émotion, le Commissaire était surpris de savoir Eleanor impliquée dans de si noires histoires. Douze ans auparavant, alors qu'il n'était que sergent, il avait été chargé de l'enquête Ó Ceallaigh. L'affaire avait fait les choux gras de la presse. Un couple avait été tué par leur fille aînée. Celle-ci aurait piégé sa chambre avec une bombe. Malgré la version officielle, Jim avait toujours eu du mal à croire Lea capable de temps de barbarie. Cependant, la thèse de l'accident demeurait également peu probable. Jim avait longtemps penché pour une hypothèse alternative mélangeant les deux idées. Eleanor Ó Ceallaigh fabriquait des bombes chez ses parents, ignorant plus ou moins consciemment le danger que cela représentait. Lea avait toujours eu parfaitement connaissance des risques qu'elle faisant encourir à son entourage en entreposant de tels objets dans sa chambre. Néanmoins, Jil n'arrivait pas à l'accuser de meurtre. Il optait plutôt pour la thèse de l'accident, avec cependant une mise en danger d'autrui significative. Le mutisme de la jeune femme et son immense sidération l'avait finalement conduite à l'asile. L'enquête avait été bâclée : Eleanor Ó Ceallaigh était responsable de meurtre au premier degrés et devait purger des dizaines d'années de prison. L'état de sa santé mentale avait permis d'atténuer sa peine. Elle avait dix ans en hôpital psychiatrique avant d'être libérée. Si tout le monde s'était focalisé sur le double meurtre de ses parents, Jim avait plutôt gardé à l'esprit l'amour de cette jeune femme pour la confection de bombes artisanales.
    Aussi, entendre ce nom pour une enquête concernant un attentat à la bombe le chagrina. Il aurait espéré que Lea trouve une autre voie à la sortie de l'asile. Mais voilà que son nom retombait déjà dans les dossiers de la police. Le système judiciaire était-il si mal fait ? Ne pouvait-on aider personne ? Tous les criminels étaient-ils irrécupérables ?

    Jim décida alors de se rendre à la salle d'interrogatoire dans laquelle Eleanor Ó Ceallaigh allait être cuisinée. Il tenait à rencontrer la jeune femme, même s'il ne s'occuperait pas de cette nouvelle affaire. Peut-être qu'elle lui avouerait quelque chose, en souvenir du bon temps ! Jim eut un rictus amer. Mais bien sûr... Il l'avait quand même condamné à la prison. Toutefois, bien qu'il ne lui ait jamais fait part de ses doutes quant aux conclusions de l'enquête, il était convaincu que Lea avait compris qu'il ne la considérait pas comme la meurtrière de ses parents. Mais à présent, la jeune rousse participait aux tueries en masse en confectionnant des bombes meurtrières. Elle ne pouvait pas ignorer cette part de responsabilité. Et Jim était prêt à les lui rappeler.

    Lorsqu'il entra dans la salle, Jim découvrit une femme faite. Ses traits n'avaient plus rien d'une jeune fille. Eleanor affichait un visage grave, tiré par les années d'isolement en institut psychiatrique. Elle semblait abîmée, complètement détruite de l'intérieur. Elle semblait... explosée.

    Bonjour Eleanor. Le Commissaire prit place sur la chaise qui faisait face à l'accusée. Il observa un silence qui agaça la jeune femme. Elle lui demandait ce qu'elle faisait ici. Jim eut un bref sourire. L'ignorait-elle vraiment ? Je ne suis en aucun cas chargé de votre dossier, mais lorsque votre nom est parvenu à mes oreilles, je vous avouerais que mon attention a été piquée. Entre nous Eleanor, c'est à vous de me dire ce que vous faites ici.
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Jeu 24 Sep - 12:43





Retour aux sources



Voilà deux années que Lea se trouvait dehors. Elle ne se situait plus à l'asile. Là-bas, elle perdit une partie de sa jeunesse mais aussi de sa lucidité. Depuis sa sortie, elle n'en profitait pas plus. Elle n'était plus habituée à agir comme tout le monde. Rencontrer du monde, cela ne lui parlait pas. Elle conservait juste quelques amis qui venaient la voir. Jamais elle ne se déplaçait elle-même, elle gardait une peur en elle : celle du monde. Les gens l'avaient condamné, ils pouvaient encore se montrer virulents après l'histoire que les médias lui avaient attribué. Elle représentait une criminelle selon eux, une folle qui assassina ses parents avec un plan préparé. Elle avait changé mais elle restait la même personne, des citoyens pouvaient encore la reconnaître et qui savait de quoi ils étaient capables. La rouquine ne voulait pas expérimenter la situation. Alors, elle partageait son temps au boulot et à la maison. Elle se satisfaisait de sa passion qu'elle exerçait en cachette, ses clients étaient tenus au secret. Son activité restait totalement illégale, si cela se savait : une punition pire que l'asile l'attendrait. Son expérience chez les aliénés, elle n'en parlait pas. Rien ne lui avait permis de réfléchir sur ses actes, de se situer ou même de se remettre en question. Elle avait plutôt subi, il s'agissait d'une période de veille, la belle était comme constamment en mode « pause ». Dix ans de cauchemar permanent. Désormais, elle vivait dans le noir. Elle n'arrivait pas à passer à autre chose. Saurait-elle « normale » un jour ? C'était certain, elle ne possédait pas la même mentalité que ses pairs. Elle voyait les choses autrement.

Présentement, elle conservait ce regard noir. Elle observait le commissaire Gordon. Il avait le mérite d'avoir enfermé une tarée douze ans plus tôt. Cet ancien sergent effectuait son boulot d'une manière remarquable et il se situait là où il devait être : à la tête de cette ville d'une certaine façon. Les gens admiraient ce type. Il agissait pour le bien. Il en avait effectué du chemin depuis toutes ces années ! Une maturité qui tiraillait ses traits de visage, il n'était plus le même : plus imposant et plus de pouvoir. Cette donnée pouvait transformer un humain. Lea s'intéresserait à cette donnée. Le cinquantenaire s'installa en face de la rousse. Elle attendait qu'il réponde à sa question. Son agacement se lisait de plus en plus, elle ne le cachait pas. Enfin, elle entendit une parole de la bouche de ce grand monsieur. Il prononça son prénom. Pas de « bonjour » des deux côtés. Une tension occupait la pièce. Le commissaire poursuivait, enfin, son discours. Il annonça ne pas être chargé de l'affaire actuelle la concernant. Si c'était le cas, que faisait-il en présence de la suspecte numéro dans une affaire plutôt sensible ? Apparemment, il se sentait concerné. Il souhaitait qu'elle évoque la raison de sa présence dans ce lieu presque familier pour elle. Devait-elle lui faire confiance ? Pour le moment, elle restait sur la défensive.

Ce que je fais ici ? Je perds mon temps. Elle se leva. Votre incompétente d'équipe imagine que j'ai remis « cela ». Elle faisait les cent pas. Vous les croyez ? Si vous n'êtes pas chargé de cette affaire, ne restez pas là, vous portez malheur, je risque d'être de nouveau enfermée voire pire, alors que je suis innocente, vous ne comprenez rien. Elle semblait agitée. L'enfermement, elle avait encore du mal avec cette idée.

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MessageSujet: Re: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Dim 27 Sep - 19:06

    Tel un chat acculé, Lea faisait le gros dos, et feulait toute sa rancœur à qui voudrait bien l'entendre. Jim demeura d'un calme olympien. Avec le temps, il avait appris à ne plus céder aux émotions faciles de la colère ou de l'agacement. Le contrôle de soi était une force que beaucoup ignorait et ne prenait pas le temps de se forger. Pourtant Dieu sait que nos émotions pouvaient nous faire faire n'importe quoi. Lea se montrait donc terriblement affaiblie par le flot de sentiments qui la malmenait. La jeune femme tournait en rond, incapable de s'asseoir et de se ressaisir.

    Pouvons-nous parler calmement Lea ? Je ne suis pas là pour faire votre procès. Nous n'en sommes pas encore là, et ça ne m'intéresse pas. Je laisse cette partie à mon "incompétente" équipe. Veuillez-vous asseoir.

    La sérénité qui apaisait chacun de ses mots pouvait avoir un double effet : soit Eleanor Ó Ceallaigh se calmerait et obtempérerait, soit elle monterait dans les tours et se ridiculiserait en hystérie inutile. Le Commissaire laissa un silence planer, offrant le temps à sa captive de prendre sa décision. Il espérait qu'elle choisirait la voie de la raison plutôt que celle de la peur. Son attitude ne lui attirerait que des ennuis avec la police. Elle devait redescendre d'un étage et baisser d'un ton.

    Néanmoins, un rictus anima le Commissaire lorsqu'il fut accusé d'être un oiseau de mauvaise augure. Alors comme ça, il "portait malheur" ? C'était culotté. Si Ó Ceallaigh avait fini dans un asile pour le meurtre de ses parents, c'était uniquement de sa faute. On n'abritait pas sans danger des explosifs chez soi. Bien que Jim fut convaincu que l'homicide soit involontaire, il refusait que la jeune femme se dégage de sa responsabilité si facilement.

    Vous devez votre précédent emprisonnement à votre imprudence Eleanor. Mais je ne suis pas là pour ressasser le passé. Laissons-le là où il est, vous voulez bien ? Votre situation actuelle est bien plus préoccupante.

    Il ne voulait pas angoisser inutilement la rouquine, mais Lea devait comprendre qu'elle n'était pas en posture d'exiger quoique ce soit. Son sang froid et un peu de politesse, quant à eux, aideraient très certainement en revanche.

    "Cela" ? C'est-à-dire ? Je ne m'occupe pas de cette affaire, je suis donc au courant de rien. Veuillez m'expliquer ce qu'il se passe. Je veux votre version des faits, votre vérité.

    Jim tentait, tant bien que mal, de mettre Ó Ceallaigh en confiance. Mais il craignait que la douceur de ses phrases n'induise l'effet inverse. Pourtant, il ne cherchait pas à la piéger, il voulait juste comprendre ce qu'il se passait, et pourquoi Eleanor Ó Ceallaigh refaisait surface sur la scène judiciaire.
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Dim 27 Sep - 20:05





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Eleanor K. Ó Ceallaigh adoptait une attitude familière. La rousse se braquait. Quand elle ne maîtrisait pas la situation, souvent elle s'emportait. Présentement, elle agissait de la sorte. Elle se fichait royalement du statut de la personne qui se situait en face d'elle, elle n'y réfléchissait pas. Cela pouvait pourtant avoir de grosses conséquences. La belle ne contrôlait pas ses émotions. Avant l'asile, Lea représentait une jeune femme épanouie, construite, bien entourée. Personne n'aurait pu imaginer la suite. Rien ne laissait présager la tragédie... . Après cette dernière, l'ingénieure perdit la raison. L'asile n'améliora pas sa condition, elle l'empira. La trentenaire traînait des lacunes. Par moment, elle n'était presque plus humaine. Elle connaissait le « mode pause » par cœur, car elle savait s'éteindre à volonté. A l'inverse, quand elle s'abandonnait à une certaine normalité, elle pétait facilement les plombs. Son suivi ne l'aidait pas. En perdant ses parents, elle leur laissa une partie d'elle-même, de son humanité, de son identité, de sa raison. Eleanor avait bien changé ! Elle n'assumait pas tellement ce qu'elle était. Ses émotions la perturbaient. Elle préférait s'enfermer dans le noir. Ses amis et sa famille restante acceptaient de la voir, et ils l'apaisaient la plupart du temps. En dehors, elle se tuait à la tâche : ses bombes et son travail. Le reste, elle le foutait de côté : pas de loisirs, de grandes sorties, etc. Lea ne savait plus vivre comme une personne lambda. A l'instant, elle se sentait jugée. Elle n'en voulait pas spécialement à Gordon, mais au système judiciaire qui s'acharnait sur elle. Alors, elle répondait à celui-ci. Le commissaire précisait encore une fois qu'il n'était pas présent pour s'occuper de l'affaire actuelle mais pour discuter. Lea stressait, elle faisait les cent pas sans s'arrêter. Son instabilité restait palpable. Gordon tentait de calmer le jeu. Il proposait de se détendre un peu. Il reprenait les mots de son interlocutrice pour la pousser à l'écouter. Il ne venait pas l'attaquer. Pouvait-elle lui faire confiance ? Elle stoppa sa marche. Puis, elle le fixa. Elle s'interrogeait. Elle observait les réactions du cinquantenaire. Il ne semblait pas énervé. Un silence s'installa. Bon, elle prit place en face de Gordon. Le commissaire n'appréciait pas la remarque de Lea : il portait malheur donc il la remit rapidement à sa place. Il n'avait rien effectué pour cela et comme il le disait, il ne qualifiait pas le bon responsable des erreurs de la rouquine. Elle devait accepter la présence de James. Lea ne bougeait pas, juste ses jambes tremblaient frénétiquement : signe d'un malaise. Elle restait à l'écoute. James ne paraissait pas au courant de la situation, ou du moins il faisait bien semblant. Il souhaitait connaître les impressions de la trentenaire qu'il connaissait déjà. Il était posé, et leur fallait mettre des mots sur cette situation. Lea se lança.

Je suis accusée d'avoir tué des innocents. Le même prototype qui a... vous voyez, celui que j'ai créé treize ans plus tôt a été retrouvé sur la scène de crime. Ce sont les termes de vos agents. Bref... je suis accusée à tord et sans preuves, vous comprenez ma réaction ? Stressée, elle se grattait le bras. Qu'allait lui dire l'homme à la présence affirmée ?

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MessageSujet: Re: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Dim 11 Oct - 10:08

  • Apparemment, ses paroles eurent l'effet escompté. Eleanor s'apaisa. Cependant, son regard trahissait un doute envahissant. La jeune femme ignorait si elle pouvait faire confiance à son interlocuteur. Jim ne lui en voulait pas. Après tout, c'était lui qui avait mis Ó Ceallaigh sous les verrous il y avait de cela bientôt quinze ans.
    Lorsque Lea prit place sur la chaise qui lui était destinée, Jim s'aperçut qu'il venait de gagner une première bataille. Maintenant, restait à mettre suffisamment la jeune femme en confiance pour qu'elle confesse la vérité.
    Le Commissaire observa un silence poli tandis que l'accusée fit sa plaidoirie. Ó Ceallaigh clamait son innocence. Elle était exempt de tout tort dans la mort par attentat à la bombe de plusieurs citoyens de la ville. Or, malgré sa bonne foi, une preuve des plus compromettantes l'accusait directement : le prototype de la bombe retrouvée correspondait à ceux confectionnés par la rousse. Eleanor cria encore son innocence, mais sous le regard sceptique du Commissaire.

    Laissez-moi résumer : sur les lieux de l'attentat, mes agents ont retrouvé le prototype de la bombe ; bombe dont la composition correspond à votre recette habituelle. Or, vous n'êtes en aucun cas impliquée dans cette affaire. Est-ce bien cela ?

    Jim avait conscience qu'il risquait ainsi de briser le calme déjà fragile de l'accusée. Mais Eleanor se devait d'entendre en écho la teneur de ses propos. Oui, tout l'accusait. A tort ? Cela restait à définir. Hélas, Gordon ne croyait pas en l'innocence de la jeune femme. Tous les artistes avaient une signature, et celle-ci était unique. Et même si Jim rechignait à considérer les compositeurs de bombe comme des artistes, il leur reconnaissait cependant cette particularité : personne ne composait de la même manière, et chaque composition était signée.

    Eleanor, je ne pense pas que mes agents vous aient menti concernant la correspondance entre les deux bombes. A partir de là, pouvez-vous comprendre leur inquiétude et votre actuelle présence ? On trouve sur les lieux d'un attentat d'une cruauté gratuite et meurtrière le prototype d'une bombe que vous avez déjà composé auparavant. Quelles conclusions sont-ils amenés à déduire Mademoiselle, selon vous ? Gordon marqua une pause. Son regard pénétra celui de la jeune femme. Il essayait de sonder en elle la vérité enfouie qu'elle tentait de dissimuler. Il me semble que si vous êtes enfermée ici à tort, ce n'est pas sans preuve, autrement vous aurez été libérée.

    Ó Ceallaigh trahissait une anxiété grandissante. La jeune femme avait-elle quelque chose à se reprocher ou était-ce seulement l'angoisse de replonger dans l'enfer du système judiciaire ? Les dix années passées à l'asile psychiatrique avaient marqué Eleanor. Son visage était tendu, ses traits tirés par une usure précoce.
    Jim se permit un soupir. La situation était bien plus problématique que prévue. Il devait informer la jeune femme sur ses droits.

    Bien évidemment, vous avez le droit de demander un avocat. Mais sachez que je ne saurai tolérer votre accusation de zèle de la part de mes agents. Si vous êtes ici aujourd'hui Eleanor, c'est grâce à une preuve accablante. Je serai vous, je cesserai de jouer les victimes dans cette histoire, et j'essayerai de réfléchir à comment ce tort vous est arrivé, vu que cette bombe n'est pas de votre fait.
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Dim 11 Oct - 16:47





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Eleanor K. O' Ceallaigh ne se sentait pas à l'aise, jugée de toute part, elle commençait à désespérer. Le commissaire ne la croyait pas. Elle ne loupa pas son regard sceptique. La rousse était très observatrice. Cela ne l'aidait pas car elle se mettait souvent en position de faiblesse elle-même. Le contact avec autrui lui était trop difficile. Elle avait l'impression que la communication représentait le pire des poison, et que ce fluide de paroles servait à jeter de l'acide sur l'autre afin de le détruire. Bref, elle était déjà broyée de partout, la belle possédait moins de répartie que la moyenne par fainéantise principalement voire par peur. Les gens appréciaient inventer des histoires. Ils se satisfaisaient de ces inepties pour se rassurer. Lea qualifiait la bonne coupable dans cette affaire de meurtres ne masse. Elle avait créé une bombe de ce style des années auparavant. Elle était considérée comme déséquilibrée. Elle avait pu passer à l'acte, mais de manière volontaire cette fois. Pourtant, ce n'était absolument pas le cas. Elle devait prouver son innocence.

Un résumé surfait. Je n'ai pas de signature ni de composition habituelle puisque j'ai crée une bombe une seule fois et que cet acte a tué mes parents par accident, je dis bien par accident. Vous croyez que j'ai envie de retourner... là où vous savez ? Dix ans, ce n'était pas assez long à votre goût ? J'ai compris mon erreur et je n'ai rien recommencé ! Je n'ai pas effectué l'acte pour lequel vous me jugez suspecte.

A quoi jouait-il ? Il se trouvait en compagnie d'une personne dite « instable » et il s'amusait presque de la situation avec des résumés accusateurs. La rouquine affichait des signes de stress : jambes tremblantes, elle grattait frénétiquement son bras qui devenait de plus en plus rouge. Son arrestation avait été un choc ! Elle ne s'y attendait pas. Heureusement, son activité n'était pas découverte, bien qu'elle se retrouvait dans le banc des accusés. Elle restait mise en avant dans une affaire qui ne la concernait pas. Gordon effectuait son mea culpa. Comprenez, comprenez... mais vous, écoutez ! Croire en une coïncidence, il s'agissait du dada des flics. C'était facile d'accuser une personne déjà fichée et considérée comme dangereuse dans une affaire qui lui allait bien.

Et vous me pensez capable d'un attentat d'une cruauté gratuite et meurtrière ? Elle reprenait les mots du commissaire, il se montrait dur ! J'ai tué mes parents par accident, rarement elle en parlait ou l'évoquait autant, et maintenant je passe à un acte de masse après avoir été punie assez longuement pour mon geste précédent. Je peux comprendre vos déductions simples, faciles, légères mais... elle le fixait, pas de vous car c'est ce que vous pensez dans le fond : je suis coupable... . Vous le pensez ? Elle cherchait un contact moins formel. Les imitateurs existent, vous n'avez pas encore vérifié mon alibi, je trouve que vous allez vite en besogne. Vos preuves sont peut-être recevables mais ce n'est pas moi qui aie tué ces gens ! La belle flippait, elle ne voulait pas revenir en arrière, pas maintenant, pas comme cela ! Très pro, le commissaire lui rappela ses droits. Cette attitude stricte poussa son interlocutrice à se retrancher. Il n'était pas compréhensif, il était même pire que les moutons qui le suivaient. Elle se leva pour se poster dans le coin à regarder un pan de mur un peu écaillé. Elle attendit quelques secondes pour se retourner. Vous ne me croyez pas ? Mettez-vous à ma place. Je ne dirai plus rien. Je me mets à la vôtre et je vois que c'est facile d'accuser des anciens criminels de récidiver, cela doit être plaisant d'avoir autant de pouvoir. Question un peu rhétorique, elle se fichait de la réponse. J'ai pu être coupable d'un crime mais je n'ai pas reproduis une erreur volontairement, je n'ai pas participé à cet attentat. Elle avait hâte que tout cela se termine, bien qu'elle avait conscience que cela allait prendre du temps. Elle n'aimait pas cet endroit froid et peu accueillant, il lui rappelait trop de souvenirs.

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MessageSujet: Re: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Lun 19 Oct - 19:01

    Jim se rendit compte à quel point ses techniques d'interrogatoire s'étaient rouillées à force de rester dans son bureau à traiter de problèmes plus politico-administratifs que des affaires et de leurs suspects. Il avait essayé de jouer le bon et le mauvais flic. Lea ne se laissa ni séduire ni impressionner. O' Ceallaigh se braqua, offusquée par les propos du Commissaire. La confiance qui s'était installée, aussi maigre fut-elle, avait été balayée par la maladresse de Gordon. Tandis que la jeune femme se défendit, Jim se pinça les lèvres, regrettant d'avoir si mal joué sa partie. En signe d'apaisement, il posa les mains à plat sur la table qui les séparait.

    Vous avez raison Eleanor, je saute trop hâtivement sur des conclusions surfaites. Veuillez m'en excuser. Je vais vous laisser un moment pour vous reprendre. Désirez-vous quelque chose à boire ?

    Jim se leva. Il voulait offrir quelques minutes de répit à l'accusée, afin qu'elle redescende un peu. Et puis, lui aussi avait besoin d'un break. Sa maladresse était dangereuse et pouvait compromettre la suite de l'enquête. Alors autant prendre une petite pause, et voir ses hommes pour mieux se renseigner sur le dossier constitué. De plus, en avouant ses torts, il espérait pouvoir continuer cet entretien sous de meilleurs auspices. L'offre d'une boisson signait un moment de paix et d'accalmie.

    Gordon longea le couloir et alla dans la salle commune se servir un café. Rien que l'odeur lui promettait un breuvage infâme, mais ses années dans la police avait rodé son palais à bien pire. Il en profita pour questionner les agents en charge du dossier O' Ceallaigh. Même si son résumé était "surfait" selon Eleanor, les faits demeuraient accablants. Jim aurait du marcher sur des œufs plutôt que de mettre les deux pieds dans le plat, souriant, un couteau à la main. Il s'en voulait d'avoir à ce point merdé. A un moment, Lea avait redescendue sa garde. Une bataille avait alors été gagnée. Et il s'était tiré une balle dans le pied par pure maladresse.

    Les informations glanées auprès des mieux renseignés, Jim revint dans la salle. Il déposa sur la table la commande de la jeune femme, ajoutant au service un léger sourire navré. Le Commissaire reprit place et laissa courir un silence. Il jouerait le bon flic. O' Ceallaigh verrait plus d'un connard au G.C.P.D. Jim devait se constituer allié de la jeune femme, et non bourreau.

    Reprenons, vous le voulez bien. Je sais que vous avez tué vos parents par accident, et que votre condamnation a été un réel enfer. Et sachez que je n'ai aucune envie de mettre un innocent derrière les barreaux. Ce serait une erreur que je ne saurai me pardonner. Alors tentez de croire en ma bonne foi : je veux vous aider, et trouver le coupable de cette histoire plus que sordide. Je vous ai jugé trop hâtivement à la lueur des faits. Laissez-moi vous expliquer mon raisonnement et corrigez-moi.

    Jim marqua une pause. Sa voix avait été d'une neutralité bienveillante maitrisée. Son regard s'était adouci, dévoilant une sincérité réelle. Lui aussi voulait tirer cette affaire au clair, et O' Ceallaigh pouvait l'aider.

    Je ne vous pense pas capable d'un tel acte, pas directement. Mes déductions se fondaient sur le prototype de votre bombe de l'époque de l'homicide involontaire de vos parents. Selon les spécialistes, chaque bombe possède la signature de son compositeur. Toujours selon les spécialistes, des ressemblances troublantes ont été trouvées entre votre bombe et celle de l'attentat. Je vous avouerai que je vois mal quelqu'un imiter votre unique prototype ; votre recette n'est pas si célèbre... Concernant votre alibi, venons-en ! Je suis certain que vous étiez à des kilomètres de cet odieux attentat au moment où la bombe a explosé. Si je vous ai accusé d'une chose, c'est d'avoir fait cette bombe, et non de l'avoir déposé en centre-ville pour tuer en masse des innocents. Je ne cherche pas à enfoncer d'anciens criminels qui ont payé pour leurs actes Eleanor ; je cherche la vérité.

    Jim se tut. Il avait fini sa plaidoirie. Mentalement, il tenta de se remémorer s'il avait bien aborder tous les points mis en avant par l'accusée. Il avait l'impression d'avoir fait le tour des accusations, tout en abordant celles-ci d'un ton plus aimable et neutre. Il espérait à présent que la jeune femme lui offre cette vérité tant désirée.
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Lun 2 Nov - 20:20





Retour aux sources


Eleanor K. Ó Ceallaigh avait l'impression qu'elle devait lutter, se défendre bec et ongle pour finalement ne pas être écoutée : se battre contre des moulins à vent. Le commissaire possédait déjà une opinion toute faite de la rouquine. Cette dernière perdit sa faculté de se remettre en question tant les accusations que l'on portait sur elle, l'accablaient de colère. Elle ratait une occasion de se taire et elle préférait répondre à chaque commentaire odieux effectués sur sa personne. C'était bien dommage, ils ne s'écoutaient plus. L'un agissait professionnellement sans imaginer la portée de ses paroles et l'autre s'évertuait à clamer son innocence sans prendre en compte le rôle de son interlocuteur. Gordon essayait juste de déblayer le faux du vrai, une attitude correcte et neutre. Il ne la visait peut-être pas mais la rousse se sentait jugée au plus haut point. Elle ne distinguait plus les choses donc par manque de recul, elle affichait un comportement étrange. Elle se trouvait debout près de ce pan de mur qui la rassurait. Elle arrêtait ainsi de se gratter et de bouger ses jambes de manière incessante. Or, elle n'était pas pour autant satisfaite de cet entretien. Elle observait Gordon avec insistance. Ce dernier changea subitement de discours. Il usa d'une remise en question soudaine, il admettait ses tords : ses conclusions étaient surfaites, il n'avait pas de preuves pour étayer sa théorie. Il jouait les hommes compréhensifs et polis, dubitative, Lea fit non de la tête concernant le verre. Elle se rassit, presque soulagée de se retrouver seule un instant. Le commissaire avait décidé de prendre un peu l'air. Elle le regarda s'en aller. Ce moment de solitude lui permettrait de se calmer et de réfléchir à la situation. Elle n'était pas coupable de l'attentat provoqué mais elle pouvait prouver habilement son innocence. Elle avait bien un alibi, car elle ne se situait pas à l'endroit évoqué par les flics quand l'explosion eut lieu. Aussi, elle pouvait trouver un défaut dans la composition de la bombe qui prouverait que ce n'était pas la sienne. Si un fan s'amusait à reproduire son travail ou si quelqu'un possédait les mêmes plans qu'elle en tête, elle trouverait ben une différence. Elle souriait rien qu'en pensant à ces solutions. L'homme plutôt âgé revint avec un verre d''eau et un café pour lui, il souriait maladroitement. Il voulait reprendre l'entretien. Lea se sentait un peu mieux depuis cette pause. L'ingénieure se montra attentive, à l'écoute. James souhaitait s'expliquer. Il avait accusé la rouquine à tord, il le regrettait. Il voulait l'aider. Elle restait prête à l'entendre. Tout le monde avait le droit à une nouvelle chance. Le visage de Lea se décrispait au fur et à mesure, la colère s'envolait également. Il était sincère, doux. La rencontre devenait plus agréable. Gordon avait changé son fusil d'épaule, à croire qu'un temps de réflexion ne lui avait pas fait de mal.

Si vous me donnez l'heure exacte du crime, je pourrai vous déballer un alibi pour cet instant précis, pas pour vous contenter, je ne vais pas vous mentir. Je vais aussi vous confier mon emploi du temps de ces trois derniers jours, même plus si vous le souhaitez afin de démontrer la lourdeur de mon planning. Ingénieure, elle devait beaucoup bosser. En ressortant la composition de ma bombe, donnée des années auparavant, je peux comparer avec les restes de la nouvelle qui n'est pas la mienne, je suis certaine de trouver des différences : un imitateur je pense. La composition de sa bombe n'était pas célèbre mais elle avait fait assez parler d'elle pour être appréciée d'un fan fou. Je vous remercie de vouloir m'aider. Elle but une gorgée du verre d'eau. Je crois en votre bonne foi, je sais que je peux avoir confiance. A l'inverse, croyez-moi quand je dis être innocente, les preuves attesteront le tout. Les deux savaient se montrer patients et calmes.


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MessageSujet: Re: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Dim 8 Nov - 22:11

    Apparemment, cette petite pause avait été bénéfique. Jim découvrit une Eleanor apaisée, maitre de ses émotions, et enfin disposée à lui parler. Le Commissaire prit le temps d'exposer à l'accusée les charges qui pesaient contre elle. Il n'hésita pas à insister sur l'aspect préliminaire de l'enquête et de leurs preuves. Ó Ceallaigh s'engouffra dans cette brèche pour clamer à corps et à cri son innocence. Jim ne pouvait pas lui en vouloir. En tant qu'accusée, la défense était sa seule option, d'autant si elle devait prouver son innocence. Gordon écouta donc silencieusement la plaidoirie d'Eleanor. La jeune femme tentait de démonter les preuves du G.C.P.D. en invoquant un alibi irréfutable. Qu'elle le propose ou non, de toute manière, son emploi du temps des dernières semaines serait décortiqué. Mais si Ó Ceallaigh se montrait coopérative, c'était un plus pour l'avancée de l'enquête.
    Afin de prouver sa bonne foi, La lui proposa même de se faire consultante Un léger sourire pinça les lèvres du Commissaire. Croyait-elle un seul instant qu'il la laisserait avec leur unique preuve tangible ? Cependant, Jim nota dans un coin la proposition d'aide de l'ingénieure. Son opinion sur la composition de cette bombe, et sa connaissance en la matière seraient certainement d'une aide précieuse dans l'inculpation d'un suspect, que ce soit elle ou ce fameux imitateur.
    Ó Ceallaigh lui demanda alors de la croire. Jim ne pouvait pas se permettre de se montrer septique à nouveau. Il devait gagner la confiance de la jeune rousse, et non en faire son ennemie. Il avait commis suffisamment d'erreurs au début de cet interrogatoire. Il avait retenu la leçon. Il incarnait mieux le bon flic que le mauvais. Bullock avait toujours été meilleur dans ce rôle de toute façon.

    Très bien Mademoiselle Ó Ceallaigh, nous vérifierons votre alibi pour le jour de l'attentat, et nous consulterons également votre emploi du temps sur le mois passé. Je vous remercie de votre coopération. Je veux croire en votre bonne foi, et c'est pour cela que le temps d'examiner votre dossier avec minutie, nous vous libérons. Veuillez nous excuser pour le traitement peut-être sec et brutal qui vous a été réservé.

    Jim se leva, signant la fin de cet interrogatoire. Observant un instant l'accusée, et devinant le soulagement qui venait de l'envahir, le Commissaire se demanda s'il tenait vraiment devant lui le compositeur de la bombe qui avait tué des dizaines de personnes. Ó Ceallaigh semblait si loin de l'horreur de cet attentat qu'on lui aurait donné le bon Dieu sans confession. Or, Jim pressentait chez la jeune femme une noirceur dont il se méfiait.

    Si nous avons besoin de votre aide, nous vous contacterons. Il ouvrit la porte, et adressa un signe de tête aux agents chargés de garder la porte. Je raccompagne Mademoiselle Ó Ceallaigh. Aucune charge ne pouvant être retenue, elle est libérée.

    Jim invita la jeune femme à le suivre dans le dédale de couloirs. Lorsqu'ils arrivèrent dans le hall du Commissariat, Gordon s'arrêta et fit face à Ó Ceallaigh.

    J'imagine que vous savez que vous ne devez pas quitter le territoire, ni même l'Etat. Bien que je ne suis pas chargé de cette enquête, je veux bien me faire votre interlocuteur privilégié en cas de nécessité. Contactez un avocat Eleanor, juste au cas où. La voix douce et bienveillante, Jim posa un regard presque paternel sur la jeune rousse. Je comprendrai votre impatience, mais je suis curieux de savoir comment vous vous êtes sortie de cet enfer judicio-psychiatrique ? Vous menez une vie bien rangée à présent. Comment ça se passe pour vous ? La discussion prenait un tournant plus informel. En aucun cas Jim ne retenait Ó Ceallaigh, il cherchait juste à mieux la connaître. Après tout, ils avaient une histoire commune, et leurs destins avaient été scellés à un moment donné.
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Dim 15 Nov - 16:19





Retour aux sources




Gordon quitta la pièce pour revenir plus serein, détendu et compréhensif. Que s'était-il passé ? Il ne cherchait plus à accuser bêtement Lea. Tout inculpait la belle, mais il ne s'agissait pas d'elle. Elle ne représentait pas la terroriste qu'on tentait de décrire. Elle n'avait pas créé, ni posé cette bombe pour tuer des innocents en masse. Le commissaire commençait à envisager cette vérité sans pour autant y croire totalement. Il attendait des preuves dans cette affaire. Il restait prudent et professionnel. La rouquine ne pouvait pas le lui reprocher comme il ne pouvait pas la juger quand elle s'évertuait à clamer son innocence. La trentenaire ne souhaitait pas retourner à l'asile ou même connaître la taule. Elle n'y survivrait pas. O'Cealaigh préférait coopérer. Son alibi, elle fournirait mais aussi ses connaissances en matière de bombes pour cette affaire. Elle restait certaine qu'un imitateur rodait. Bien évidemment, elle n'était pas célèbre mais son histoire avait fait le tour du monde et certains se reconnaissaient en cette enfant incomprise et solitaire. James accepta de vérifier l'alibi de la suspecte dans une affaire grave. Il évoqua le mois passé, il allait remontait loin pour rien trouver, c'était certain. Il serait obligé de reconnaître son erreur, celle de ses employés. Il allait la libérer le temps de vérifier son dossier. La rousse souriait, ravie à l'idée de revoir l'extérieur. Même si elle serait surveillée, elle se sentait déjà mieux.

Je vous remercie. L'interrogatoire prenait fin. Je reste disponible. Vous pouvez me trouver chez moi ou au travail. La belle n'avait pas de vie sociale en dehors de cela. Ses ami(e)s lui rendaient visite, rarement elle sortait pour effectuer la fête. Gordon prévint les agent qui gardait la porte : Lea était libre. Cette dernière le suivait. Les lieux étaient bruyants et sombres. Les agents couraient dans tous les sens. James rappela, à l'ingénieure, ses droits. D'accord. Par la suite, l'homme qui avait bien vieilli se permit des interrogations plus personnelles. Surprise, Eleanor répondit. Euh... je suis libre depuis deux ans. Je reste suivie par quelqu'un, même si elle évitait la plupart des rendez-vous, prétextant un emploi du temps chargé... . J'ai un travail prenant, que j'apprécie. Je sors peu, on peut dire que j'ai une vie rangée. Elle souriait, plus détendue : et vous ? Monter en grade, cela fait quoi ? Vous devez avoir le temps de rien, non ? Votre popularité n'est plus à débattre. Après cette conversation plus intrusive, elle devrait partir. Son emploi du temps ne lui permettait pas de s'étaler et elle devrait justifier auprès de son boss, cette arrestation. La boîte qui l'employait, ne rigolait absolument pas.

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MessageSujet: Re: Retour aux sources [ JAMES W. GORDON ] : Ven 20 Nov - 10:11


    Malgré des débuts difficiles, Eleanor et Jim avaient réussi à trouver un terrain d'entente. Comme tout bon suspect, la jeune femme ne demandait qu'à être crue tout en bénéficiant de la présomption d'innocence. Lorsque le Commissaire s'était aventuré à secouer un peu l'accusée, Ó Ceallaigh s'était braquée, rétorquant aux accusations d'autres accusations. Jim avait compris son erreur : il ne pouvait pas jouer le bon et le mauvais flic en même temps. Il devait se positionner quant au cas Ó Ceallaigh. Et il avait choisi d'incarner une figure bienveillante. Après tout, il n'avait pas pu être là pour elle quinze ans auparavant. Était-ce une façon de s'amender de sa culpabilité ? Jim espérait ne pas être tombé dans ce piège. Si Eleanor se révélait impliquée dans cette histoire d'attentat, il devrait la traiter avec dureté et impartialité. Les émotions n'avaient aucune place à prendre dans cette enquête. Et le retour culpabilisant d'un passé douloureux était déplacé.

    Lorsqu'ils se retrouvèrent dans le hall du commissariat, Jim tenta de se renseigner un peu sur la vie que menait la jeune femme. Lea se révéla surprise par ce soudain intérêt. Puis, une certaine impatience pressa sa voix. Jim comprit que Ó Ceallaigh désirait partir de cet endroit qui lui inspirait certainement angoisses et inquiétudes.
    Eleanor lui avoua être suivie depuis sa sortie de l'hôpital psychiatrique. Le policier nota l'information dans le coin de sa mémoire. Dans le cadre de l'enquête, il serait pertinent de rencontrer la personne chargée du suivi de Ó Ceallaigh. La confidentialité empêcherait très certainement tout échange d'information, mais Jim pourrait néanmoins poser la question de la dangerosité actuelle d'Eleanor, ainsi que demander les possibilités d'un passage à l'acte. Un avis qui pourrait s'avérer précieux, d'autant que la jeune femme ne semblait s'être liée avec personne depuis sa sortie. Son travail l'occupait énormément, et ne lu laissait que peu de temps pour d'autres distractions.
    Jim observa un silence jusqu'à ce que la jeune femme s'intéresse à lui, lui demandant comment il vivait son ascension à la tête du C.G.P.D. Un sourire ambigu souleva les lèvres de Gordon. En accédant au rang de Commissaire, les responsabilités s'étaient accrues, tout comme sa notoriété. Chacun de ses actes était étudié de près, et détourné à la moindre opportunité politico-administrative. A vrai dire, ce revers de la médaille lui avait fait regretter un temps sa nomination. Puis il avait appris à faire avec, et à en tirer des bénéfices là où il n'y avait que contraintes.

    C'est sur que ce n'est pas de tout repos. Mais j'assume mes responsabilités : je savais à quoi je m'engageais en signant !

    De toute façon, il était toujours question de responsabilités et de les assumer ou de s'y dérober. Les choix que nous faisons définissent qui nous sommes après tout.

    Égayant son visage d'un sourire plus franc cette fois-ci, Jim salua la jeune femme :

    Je vous libère Eleanor : vous avez certainement plein de choses à faire et à remettre en ordre. Passez une bonne journée, malgré tout.

    Spoiler:
     
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