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 “Un ennuyeux s'ennuie chez les clowns. Un joyeux s'amuse aux enterrements.” || feat Aaron

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ϟ Arrivée à Gotham le :
01/03/2014

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MessageSujet: “Un ennuyeux s'ennuie chez les clowns. Un joyeux s'amuse aux enterrements.” || feat Aaron Jeu 15 Oct - 21:04

C’est bientôt la fin de ma période d’essai dans le Cartel. Depuis quelques mois, j’ai intégré les rangs d’Esteban. Mon job ne change pas tant que ça, je suis bien payée et j’ai une certaine sécurité face aux gangs voisins. Avant, j’opérais seule et ma carrure de femme ne m’assurait pas toute la protection dont mon travail à besoin. Là au moins, j’ai une équipe derrière moi et un patron qui fait un minimum attention à ses employés. Tant que je ne la lui mets pas à l’envers ça devrait aller. Le seul souci pour le moment, c’est que ma couverture au bar risque d’être grillée. A force de voir John et Jim, ça va commencer à sentir le roussi.  Les deux flics que je cotoie depuis un bail vont sentir qu’il y’a quelque chose qui cloche et ça m’emmerderai de perdre ses deux atouts de ma manche. « Démarre putain ! » grogné-je dans mon casque en donnant un coup dans le réservoir de ma bécane. C’est bien sur le moment pour que cette couille tombe en panne. Faut réellement que je prenne le temps d’aller faire la révision. Esteban me donne tellement de taf que j’ai pas eu le temps avant. Heureusement, après plusieurs secondes d’acharnement, le moteur de ma Ducati se met à ronronner. Je re regarde l’adresse notée dans la paume de ma main puis m’engage sur la chaussée. Le second du Cartel m’a ordonné de refroidir un pauvre type dont j’ignorai l’existance. Apparemment, il a fait du tords au patron, et comme je pose pas de questions, je vais m’exécuter dans le courant de la semaine. J’ai carte blanche, il se fou que ça soit propre ou non. Faut juste le saigner après un peu de souffrance. Ce soir, je fais du repérage, la partie que je préfère avant l’exécution. Connaitre la proie, son habitat naturel, ses habitudes, la moindre de ses manies … jusqu’à savoir à quelle heure il va couler son bronze le matin.

Old Gotham, le type est censé habiter par là, derrière le vieux parc d’attraction. Y’a pas mal d’immeubles délabrées, donc le QG du Cartel d’Esteban. Dans le fond, c’est pas loin de mon lieu de travail, mais je n’habite pas à coté. Le quartier est trop malfamé pour moi. Gordon n’aurait jamais laissé faire que je m’installe ici à ma sortie de prison. Et John … il aurait eu de mal à me baiser !

Lentement, je roule visière ouverte, scrutant le paysage. Vu de loin, ma proie a quitté sa tanière. Aucune lumière ne perce à travers ses carreaux cassés, où est-il passé ? Heureusement que je connais le quartier et les quelques bars du coin. A pied, je serai plus discrète. Sous le regard de plusieurs rats dégout, je gare ma monture et l’attache à un réverbère dont la lumière frétille. Mon antivol n’est autre qu’une énorme chaine : il ets hors de question qu’on me vole ma bécane. Rango’, perf’ en cuirs, bonnet, j’avance les mains dans les poches vers le premier bar que je connais. Aucun signe de ma proie. Ce petit manège dure un moment, jusqu’à ce que l’horloge du quartier sonne 2h du matin. Bredouille, je m’empresse de retourner à ma moto histoire de rentrer chez moi et me couler sous la couette. C’était sans compter sur cette ombre au loin, qui longe la palissade du parc d’attraction. Ma proie ? Possible. L’homme marche le dos vouté, parait défoncé, ses cheveux foncé et sa stature correspondent … Je lui emboite le pas discrètement depuis le trottoir d’en face. Il pénètre le parc d’attraction. Depuis quelques mois, cet endroit de la ville est plus que moisis, à ce que je sais, les jeunes junkies le squattent éhontément. Le silence est pesant, j’accélère le pas bien que la peur ne me saisisse pas. Si je pouvais caner ce type ici, j’aurai la paix royale. Pas de témoins, pas de caméra, plein de suspect potentiel pour le meurtre d’un camé … C’est parfait en fait. J’accélère le pas, serrant dans mon poing la lame de chasseur que j’étrenne tout juste. Ça va être d’une simplicité enfantine, ce type est un cadavre ambulant. J’ignore comment je vais pouvoir le torturer un peu, si mon nez est toujours aussi bon, il pue l’alcool. Il va rien sentir le bougre !

« Eh toi » je hèle plantée deux mètres dans son dos. « T’as pas un truc à méfu .. ? J'ai du tabac et des feuilles. » Quoi de mieux pour attirer un type accroc qu’une petite fumette à deux ?


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MessageSujet: Re: “Un ennuyeux s'ennuie chez les clowns. Un joyeux s'amuse aux enterrements.” || feat Aaron Lun 19 Oct - 18:57

    Les mois se suivaient, les jours s'enchainaient, le monde continuait de tourner mais c'était toujours la même merde. Essuyant d'un revers de main le filet de bile qui s'était accroché à la commissure de ses lèvres, Aaron toisa la cuvette des toilettes avec l'envie de s'y noyer. Sa vie ne rimait à plus grand chose, et ce sentiment allait croissant. Pourtant, la semaine dernière, il avait retrouvé une raison de vivre. Alors pourquoi se punissait-il ainsi ?
    Tirant la chasse d'eau d'une main tremblante, le rocker s'observa un moment dans la glace. Il avait le teint cireux. Il était incapable de dire s'il dégueulait son trip sous l'effet d'une désintox improvisée ou sous celui d'une drogue prise en trop grande quantité. A voir l'état de ses pupilles, la seconde option l'emportait. Etait-il tombé si bas pour ne plus avoir aucun contrôle sur sa consommation ?
    Redfield se traina finalement jusqu'à son lit, et s'y endormit, des heures durant.

    Lorsqu'il rouvrit les yeux, la nuit était tombée depuis un petit moment sur la ville. Son portable indiquait 22h passées. Trois messages de plus en plus pressants apparaissaient aussi sur l'écran. Il avait une soirée ce soir près du parc d'attraction. Malgré l'envie d'envoyer bouler le type pour poursuivre sa nuit, Aaron annonça son arrivée dans l'heure à venir.

    Un jean et un cuir plus tard, la rockstar était dehors. Trop nauséeux pour prendre le risque de conduire, il appela un taxi. La course se fit dans le silence. Aaron se laissa happé par le défilé des rues. Le conducteur dut lui rappeler deux fois qu'il était arrivé avant que le rocker ne sorte de sa torpeur.
    L'automne avait enveloppé Gotham. L'air était humide, animé par une légère brise tout juste glaciale. Aaron enfonça la tête dans le col de son cuir et commença à s'avancer vers le parc d'attraction, l'esprit toujours ailleurs. Son état s'améliorait au contact glacé du vent. Il avait l'impression de reprendre le contrôle de son corps, réalisant à quel point celui-ci était engourdi et fatigué. Il devait arrêter de prendre toutes ces saloperies. A ce rythme, il ne verrait pas Noël et ses décorations dans les rues de la ville. De plus, il avait une raison pour essayer de s'en sortir : Honey était revenue à Gotham, et la promesse d'un avenir à deux s'offrait à lui, à condition qu'il y mette du sien. Jamais il ne pourrait être avec Bartolozzi s'il était perché sur une autre planète, le sang chargé de dope.

    Un voix s'éleva quelques mètres devant lui. Une jeune femme interpelait un junkie, lui demandant de quoi fumer. Aaron observa un instant la scène avant de baisser la tête, décidé à continuer son chemin. L'écho des basses résonnait déjà, promettant encore une soirée chargée.
    Alors qu'il dépassait le duo, le rocker crut reconnaître le visage de la jeune femme. Aaron ralentit l'allure, superposant la voix au visage de la petite brune. Zöeva ? Redfield s'arrêta et se retourna en direction du petit bout de femme. Un sourire surpris égaya le visage du rocker.

    Eh ben merde, ça fait un bail Zöe !

    Aaron s'avança lentement, laissant le temps aux deux fumeurs de finir leur transaction. Il n'avait plus vu la jeune femme depuis des mois. Zoëva s'était évanouie dans la nature. Redfield avait tenté de la retrouver au bar où elle officiait comme serveuse, mais il avait seulement appris qu'elle avait démissionné sans donner d'autres adresses où la trouver. Zoëva n'avait pas non plus daigné répondre à ses appels ni à ses messages. Aaron douta soudain du bien fondé de ces retrouvailles. Peut-être que la jeune femme ne voulait plus entendre parler de lui, d'où son silence prolongé. Le rocker ralentit le pas, guettant dans le regard de Harraps une quelconque chaleur à son encontre.
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MessageSujet: Re: “Un ennuyeux s'ennuie chez les clowns. Un joyeux s'amuse aux enterrements.” || feat Aaron Mer 28 Oct - 11:57

A la lueur des lampadaires branlants je reconnais avec certitude ma cible. Un jeune blond avec les cheveux coiffé à la punk, carrure moyenne et démarche lente. C’est l’occasion, si les flics relient ce meurtre au cartel Alvarez, c’est qu’ils ont des dons de divinations. Je le hèle d’une voix grave, plus grave que d’habitude. D’après mes observations ce type est un camé qui s’est mis à dos le second d’Alvarez. Pas bonne idée. Petite proie facile mais néanmoins nécessaire pour moi. C’est un test, une mise à l’épreuve. Une des dernières. J’ai pas le droit à l’erreur. Le type se retourne lentement, il est à une vingtaine de pas devant moi. Je marche tête baissée droit sur lui. Dans la poche de mon blouson, je serre entre mes doigts mon tout nouveau couteau de marins rétractable. L’homme ne me répond pas et me regarde approcher. Il tient dans sa paume une petite boite « J’ai rien » grogne-t-il en secouant le poing. La boite ne fait pas de bruit, elle est vide. De près, son visage est congestionné, ses yeux sont rougis par la drogue, il tremble. Ce type à de recevoir le signe qu’il risquait bientôt de mourir. C’est mon petit truc récent, mettre la pression à mes proie. Parfois, cette méthode m’ôte le plaisir de tuer car les plus faibles se suicident. Ce genre de chose me permet de jauger le niveau mental de mon partenaire de jeu. Alors que je vais pour lui proposer d’aller chercher quelque chose plus loin, on est interrompu.

« Eh ben merde, ça fait un bail Zöe ! » Je tourne la tête en lâchant l’arme dans ma poche. Mes yeux s’écarquillent lorsque je me rend compte que c’est Aaron qui arrive droit vers ma proie et moi, Aaron quoi. Si j’avais pensé le croiser là ce soir … J’ignore si c’est par réflexe ou par réelle sympathique, mais un sourire se greffe sur mon visage alors que j’avance vers mon vieil ami et le serre dans mes bras. L’étreinte ne dure qu’un court instant mais elle est suffisante pour paraitre agréable. « Aaron, putain ! Des mois au moins, j’t’ai cru mort. » C’est vrai que notre dernière entrevue remonte à un bout de temps, je crois que je dealais encore, c’est dire. Pas mal de temps s’est passé depuis et franchement, ça fait toujours aussi plaisir de voir sa bouille de dépressif. Pendant ce moment de retrouvaille, je constate du coin de l’œil que mon précédent interlocuteur se dandine puis s’éloigne. Je ne montre rien mais ça ne me plait pas. L’occasion est ratée et j’ai perdu la carte de la surprise maintenant qu’il connait plus ou moins mon visage. Ça risque d’être plus délicat de régler cet assassinat dans les règles de l’art. Cependant je souris à Aaron, à moitié par le masque que je maitrise à la perfection et à moitié par sincérité. Si ma mère était encore de ce monde elle me dirait que c’est le destin qui veut ça, que je dois profiter de l’instant présent et chérir mon prochain. Foutaises, mais pour une fois, je vais l’écouter.

L’homme s’éloigne, je ne le salue même pas. Mieux vaut en montrer le moins. « Qu’est ce que tu fiches dans le coin ? » j’interroge Aaron en reculant d’un pas. D’un rapide coup d’œil je fais le constat peu reluisant que mon ami est plus maigre et plus terne qu’avant. Une pointe d’inquiétude perce dans me entrailles, sensation que je n’ai pas ressentie depuis un bail. Je tire de la seconde poche de ma veste mon paquet de tabac, feuilles, filtres et briquet. Habilement je m’en roule une, la porte à ma bouche et tend le paquet à Aaron avec un air inquisiteur. « Sert toi, par contre j’te préviens j’ai rien pour planer, j’ai arrêté … » Je lui donnerai pas la raison de mon arrêt mais j’avoue que ce soir c’est dommage, j’aurai bien partagé un bout d’arc en ciel avec ce mec aussi déprimé que moi.

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MessageSujet: Re: “Un ennuyeux s'ennuie chez les clowns. Un joyeux s'amuse aux enterrements.” || feat Aaron Dim 8 Nov - 22:06

    Le sourire qui égaya le visage de la petite brune fut contagieux. Aaron ne put que lui rendre. Sa démarche reprit de l'allure. Il avait cru un instant dérangé la jeune femme au milieu de quelque chose. Le type maugréa dans sa barbe avant de continuer son chemin, le pas chancelant, abandonnant les deux anciens amis de défonce à leur retrouvaille.
    Le rocker répondit à l'étreinte par un sourire encore plus large. Jamais Zöeva n'avait fait preuve d'autant d'effusion avec lui. Cette marque de "tendresse" était étonnante mais pas moins appréciable. En même temps, Zöe l'avait cru mort, d'où certaine une telle proximité. Elle était sincèrement heureuse de le retrouver. Tant de chaleur humaine flatta l'orgueil en mal d'être du musicien. Avec une étreinte de la petite brune valait tous les sourires du monde.

    Néanmoins, son sourire perdit de la légèreté lorsque Zoëva lui demanda ce qu'il faisait là. Les locaux abandonnés à côté de la fête foraine étaient connus pour accueillir une population de déchets sociaux défoncés. Et si Aaron s'était promis d'y aller et d'en repartir clean, il se rendit compte de sa bêtise. Il n'avait rien à faire ici s'il comptait garder l'esprit clair et le sang pur. Une moue gênée étira les lèvres du musicien, accompagnée d'un haussement d'épaules. Or, il n'eut pas le temps de formuler sa réponse que la jeune femme lui proposa de clore son bec quelques secondes de plus avec une clope. Redfield accepta. Zöe lui confessa alors qu'elle avait arrêté... la défonce ? le deal ? A en croire son air inquisiteur, elle avait tout arrêté et se refuserait à un quelconque dérapage. Ce n'était pas plus mal. Aaron devait se reprendre en main, et limiter la tentation. Ce ne serait pas Harraps qui l'entraînerait sur de plus obscurs sentiers ce soir.

    Recrachant un épais filet de fumée, Aaron se décida à répondre à la jeune femme. Il savait qu'il serait maladroit, et que sa volonté aurait quelque chose de terriblement naïve, mais il espérait convaincre Zöe de sa rédemption à venir.

    J'allais rejoindre des amis pour une soirée. Le rocker indiqua l'ancien hangar d'un coup de menton. Mais je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée. Vois-tu, faute d'avoir arrêté, j'essaye cependant. Ces saloperies créent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent. Mais bon, le chemin est long, et j'en suis qu'au tout début.

    Aaron cherchait le soutien de son amie. S'il savait une chose du long processus de désintoxication, c'était qu'il ne pouvait se faire seul ou mal accompagné. Redfield se devait de revoir ses fréquentations. Il fondait beaucoup d'espoir sur sa relation renouée avec Honey. Or, en fixant la réussite de son couple come seule motivation pour arrêter la dope, il prenait le risque de replonger à la première averse. Non, il se devait de trouver des raisons suffisantes pour traverser les tempêtes sans sombrer dans la dope.

    Et toi, que fais-tu dans le coin ? Si tu n'es pas pressée, tu veux qu'on aille se prendre une bière ? A moins que tu es arrêtée ça aussi...

    Un sourire taquin naquit sur les lèvres du guitariste. Il demeura cependant prudent ; il ignorait l'hygiène de vie de son amie, et ne pouvait se permettre de plaisanter à tort.

    On en profitera pour se raconter ces derniers mois.

    Aaron savait Zöeva peu friande de ce genre de moments complices et légèrement mièvres. Il s'apprêtait à encaisser un refus sec et net. Après tout, elle avait certainement beaucoup mieux à faire.
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MessageSujet: Re: “Un ennuyeux s'ennuie chez les clowns. Un joyeux s'amuse aux enterrements.” || feat Aaron

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“Un ennuyeux s'ennuie chez les clowns. Un joyeux s'amuse aux enterrements.” || feat Aaron

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