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 TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia]

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MessageSujet: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Sam 4 Mai - 19:19

Seriously ?

❝ lol ❞
© Freedom.thief


J’ai peut être bu quelques verres de trop en effet. Mais soyez en sûr : je ne connais pas l’excès. De toute façon si j’en viens à ne plus savoir marcher, j’ai un chauffeur qui se fera le plaisir – si si – de venir me ramener jusqu’à la voiture avant de me déposer dans ma superbe villa. Pourquoi paniquer ?
Alors que l’alcool fait son effet, embrase doucement mes sens et embrume mes réflexes, mes idées sont également touchées. Altérées. Je ne discerne plus bien le correct de l’irrespectueux, le normal du décent. Je suis là, à la sortie de cette boite miteuse, la démarche mal assurée et le rire facile.
Un baiser m’est volé, je ris de nouveau, une remarque, une vanne, je suis léger, inattentif bien que mordant dans mes réponses. Ce n’est que du jeu, du divertissement, qui peut voir ici un problème ?

Il y a toujours des emmerdeurs. Des bons à rien. Des jaloux qui au lieu d’essayer de s’amuser, au lieu de se détendre et d’arrêter de broyer du noir viennent vous jeter leurs soucis dans la figure. C’est malin !
Pendant qu’une blonde – si je vois bien, mais les lunettes de soleil sur le nez à cette heure ci faussent un peu la donne – cherche à m’accompagner jusqu’à la sortie, je prends probablement par erreur une autre de ces pestes pour une camarade. A elle, à moi, qu’importe. La demoiselle était devant moi, ma main à glissé, la sienne s’est levée. Ah non elle ne m’a pas vraiment frappé, ses cinq doigts chétifs se sont écrasés sur mon torse et elle a vociféré quelques insultes.
Je m’arrête. Impulsif, lunatique, susceptible – plus que d’habitude – l’alcool a sur moi de nombreux effets. Ceci dit, tandis que je fais face à cette pénible fille, j’ai l’impression d’être déjà bien moins imbibé. Un instant de lucidité, un éclair, un léger mal de crâne.

« Pourquoi tu fais ta mijaurée ? C’est quoi ton problème ? Tu n’vois pas qu’on s’amuse là, tous ensembles ? Si ton truc c’est la violence dis-le, mais le trip sado-maso je n’en veux pas ce soir désolé. »

Je ne peux m’empêcher de pouffer, moqueur, pour moi-même peut être et je détourne mon attention de cette râleuse. De plus, j’ai un bon public. Plusieurs éclats de rire – inappropriés, je vous l’accorde – consolent mon égo et je continue d’avancer jusqu’à ma voiture.
Eh, où est le chauffeur ?

Je peine à me repérer correctement dans ce chahut. Il fait trop sombre ou trop clair, les quelques phares des véhicules alentours m’éblouissent, les voix perçantes des pimbêches commencent à me fatiguer ; et puis quoi encore ?
La pénible est de retour. Elle s’empare d’un pan de ma veste pour me retourner vers elle et se met à crier. Des bêtises. Comme quoi je ne suis qu’un ridicule arrogant, profiteur et égoïste blabla…j’en ai marre.
Sans trop calculer mon geste, je la repousse. Elle tombe, ou pas, rien à foutre. Je veux m’en aller maintenant ;
Quelqu’un à une objection à faire ?

Une silhouette, juste ici. Inconnue, inintéressante. Puis-je seulement imaginer qu'elle va se mêler de ça ? Ce serait culotté, mais ça prouverait que toutes ces dindes ne sont pas...que des dindes.
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Sam 4 Mai - 21:25

On pourrait penser qu'une femme telle que moi aurait d'autres projets un vendredi soir que de rencontrer un indic dans une discothèque peu reluisante. Malheureusement, ce n'était pas mon cas. Les dîners en famille, les soirées tranquilles au coin du feu ou devant la télé, ce n'était plus pour moi. Donc, ça ne me dérangeait pas de me dévouer pour ces missions. Mes gars avaient une vie personnelle un peu plus remplie que la mienne ou, tout au moins, ils étaient prêt à remplir leur lit pour la nuit. Ce n'était pas très glorieux, mais ce n'était que des hommes après tout. Il ne fallait pas trop leur demander. Tant qu'ils restaient joignables et arrivaient au bureau à l'heure, le reste m'était à peu près égal.

Quoiqu'il en soit, j'attendais dans un coin du bar, dos au mur, pour avoir une meilleure vue sur les alentours. Mon regard se portait ici et là au rythme des allers et venus des noctambules, prête à récupérer les informations avant de me tirer loin de ce lieu de débauche. Quelle manque de classe, sérieux ! Les filles portaient toutes des robes ou des jupes ras la salle de jeu avec le décolleté descendant jusqu'au nombril... Où allait le monde ? Pfff. Je demandais cela alors qu'il me suffisait de parcourir les locaux du F.B.I pour avoir la réponse. Mon monde s'écroulait et malgré les efforts des « bonnes » forces de l'ordre nous n'y arrivions pas. Les mafieux, les corrompus s'agglutinaient dans Gotham city, à croire qu'il n'y avait plus un seul être humain viable. Désespérant. Cela me donnait encore plus de hargne, plus de détermination dans mon boulot. J'étais du bon côté et j'étais prête à me battre pour que nous récupérions, petit à petit, le contrôle de cette ville !

Un coup d’œil à l'horloge au dessus du bar m'apprenait que mon type avait une heure de retard. D'accord... Soit il avait levé une petite pouffiasse, soit il nous fallait chercher sur les berges un cadavre exécuté d'une balle en pleine tête. Dommage... Il nous aurait aidé à coincer un parrain de la pègre. Mes ongles claquaient contre le bar, signe d'une explosion imminente. J'avais envie de tirer ou de cogner sur quelque chose. Encore une soirée de perdue. La consommation réglée, j'étais prête à me diriger vers la sortie. J'aurai très bien pu rentrer chez moi et me mettre dans un bon bain ou encore aller à la salle d'arme pour un entraînement nocturne, mais un individu semblait faire du grabuge. De ma place, je regardais la scène sans réelle envie de me mêler de cette histoire. Il devait bien y avoir des gorilles dans cette boîte, non ? Pourtant, aucun d'eux n'étaient présents.

Le trouble fête renvoyait sa pouffe du soir d'une manière peu glorieuse qui ne semblait pas l'accepter. Tu sais, ma vieille, il va falloir t'y habituer... Par contre, lorsqu'elle se retrouva à terre, je ne pu m'empêcher d'intervenir. C'était bien ma veine ! Je me dirigeais vers l'alcoolique et sans prendre de gant, je le saisissais par le bras.

- « Reste là, toi ! Madame, voulez-vous porter plainte ? »

Simple formule de politesse. Bien évidemment, je ne comptais pas faire le travail d'un policier de quartier, mais si je pouvais enfoncer ce connard par ce biais, why not ? Seulement, la blonde ne semblait pas vraiment comprendre mon intervention. Pire que cela ! Elle m'insultait.

- « Vous avez raison. Gardez vos billets pour vous payer un chirurgien esthétique. L'avocat ne vous servirez à rien ici. »

Puis, je tournais les talons et emmenais l'individu dehors. J'aurai très bien pu le laisser avec l'hystérique, mais cela lui aurait trop fait plaisir. Je remportais son butin ou son ex butin, peu importait. Tant que je l'emmerdais elle et lui, tout m'allait. Ce n'était pas très correct de ma part de m'en prendre à eux, mais la définition du mot "correct" avait - semble -t-il - pas mal changé ces derniers temps. Nous qui devions protéger la veuve et l'orphelin, je me retrouvais ce soir à protéger la pouffe et l'alcoolo du coin. Quelle extase ! J'adorais mon job !

- « Bien ! A nous ! Papier d'identité déjà et clé de voiture. »

Il ne manquerait plus que cet abruti prenne le volant et cause la mort d'innocents... Si encore il pouvait crever, ça ferait un déchet de moins...
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Dim 5 Mai - 12:53

Je n’aurai pas prêté plus d’attention à l’horripilante blondasse si mon public – cette poignée d’obsédés bien alcoolisés – n’avait pas soudainement trouvé un autre spectacle à apprécier. Et moi alors ? Contrarié de perdre leur attention, de ne plus être le centre de leur monde – même l’espace de quelques instants – je m’apprête à faire demi tour pour voir ce qui, peut être, représente un intérêt.
Pas le temps. Une main solide, ferme, s’empare de mon bras et le temps que je comprenne que cette force appartient à une femme – aussi incroyable que cela puisse paraitre – l’intraitable chaudasse est dégagée tandis que moi-même je suis entrainé près de la route. C'était ça, le spectacle ?
Et ce stupide chauffeur qui n’est jamais là quand il faut ! Je lui avais donné une heure, pourtant !

« Eh doucement ma jolie ! Déjà, vous me faites mal. »

Autant parler avec un minimum d'égard à une mignonne dans son genre qui, à tous les coups, préfère les hommes respectueux. Même si dans ce quartier, les demoiselles romantiques à qui il reste un minimum de dignité sont peu nombreuses, croyez le bien.
J’ai avalé beaucoup de verre ce soir – il fallait bien combler l’absence de filles intéressantes – je distingue quand même dans l’attitude de cette farouche une once de bravoure, d’audace originale, de ridicule qui n’abime en rien son image mais stimule ma curiosité.
Néanmoins quand ses propos très professionnels et autoritaires sonnent flic, je pousse un soupir lassé.

« Euh, pas de clés pas d’papiers. C’est grave ? Mais si vous voulez vraiment qu’on en discute je ne suis pas contre une pièce sombre et verrouillée dans laquelle vous utilisez des menottes. » Ça ne l’amuse pas. Logique, où avais-je la tête : les policiers n’ont pas d’humour. « Ne faites pas cette tête ! Je suis prudent figurez-vous…et j’ai un chauffeur, aussi. Il ne devrait pas tarder. Pour les papiers…ce serait précipité de déjà vous conduire chez moi. »

J’en fais des tonnes, je suis irritant à souhait mais eh : je suis ivre. Quasiment. D’ordinaire j’aurai été bien plus subtil même si le fond de mes pensées aurait aussi clairement été évoqué.
En fin de compte, je n’ai pas le temps de m’embrouiller avec une petite flicette. C’est le genre wonder-woman qui défend ce monde contre tous les crétins qui trainent, comme si c’était possible. Autant dire que mon cas ne l’intéresse que pour la justice et même si elle me trouve terriblement sexy – bien entendu – elle ne lâchera pas l’affaire. Pas en quelques minutes et moi, je n’en ai pas une de plus à lui accorder !

« Sérieusement, il y a pire que moi à l’intérieur, si vous avez besoin de vous défouler libre à vous. Mais lâchez-moi. Je m’en allais. »

Vrai ! Elle ne va quand même pas attendre sagement à mes côtés que ma voiture se pointe, si ?
Quelques cris s’élèvent ci et là, il commence à se faire tard et les plus dévorés par l’alcool vont bientôt entrer en piste. Il m’arrive de rester pour m’amuser de tant de bêtises et d’ivresse, mais pas ce soir et surtout pas dans une boite d’aussi mauvaise qualité. J’ai trouvé les filles hideuses, le service clairement regrettable sans parler des morceaux de musique désagréables ;
Le genre de bar populaire qui veut se donner un genre mais qui ne parvient qu’à attirer les ratés.

« Remarque si vous insistez je peux encore vous offrir un verre, mais certainement pas ici. »

J’aurai essayé, c’est déjà ça. A quoi je pense bordel ? Je vais m’allonger et tomber comme une pierre dans les bras de Morphée, ce n’est plus l’heure de la drague. Les sales blondasses m’ont même dégouté d’une nuit agitée pour cette fois. Hum, la pseudo policière néanmoins ravive une curiosité qui va – je le sens – rester frustrée.
Pour cette fois.
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Dim 5 Mai - 15:06

N'empêche, l'air était beaucoup plus respirable à l'extérieur qu'à l'intérieur de cette boîte et ce n'était pas peu dire vu le quartier... Sauvés du nuage toxique des parfums bon marché, sans doute acheté au supermarché, je me concentrais davantage sur mon trouble fête. Sa taille n'était pas aussi grande que sa gueule, mais ça pouvait encore passer si on fermait les yeux. De plus, s'il y avait un sens à éteindre, en ce moment même, c'était bien l'odorat. Mon Dieu, faites en sorte qu'il ne parle plus dans ma direction.... Les hommes et l'alcool... une grande histoire d'amour ! Je le lâchais également puisque ma poigne semblait lui faire mal. C'était une chochotte en plus. Rien à en tirer !

- « La jolie te tient parce que t'es pas foutu de marcher droit l'alcoolo. Dans une heure, on y serait encore si je t'avais laissé faire et je doute que l'hystérique t'aurai laissé la vie sauve... »

En même pas quelques minutes, il avait réussi à me faire lever les yeux une première fois et j'étais prête à mettre ma main au feu que ce ne serait pas la dernière. Pour la peine, je lui demandais ses papiers d'identité afin de connaître le nom de l'homme qui me pourrissait la soirée et ses clés de voiture, pour protéger les honnêtes gens et le faire chier accessoirement. Cette petite entreprise me donnait le droit de recueillir son premier soupir.Nous formions un bon duo ! Lui, les soupirs et moi, le roulement d'yeux. Chacun avait son expression pour montrer que l'autre l'emmerdait.

Je pensais avoir eu droit au pire, mais je me trompais. Il tentait la blague sur les menottes, à croire que Monsieur pour lever n'importe quelle petite minette avec son baratin à deux balles. Pitié... Achevez moi... Je le regardais d'un air blasé, attendant qu'il ait terminé son petit numéro, mais au moment où il retrouvait un peu de sérieux, ce fut pour retomber plus bas.

- « Est-ce l'alcool qui vous permet de débiter autant de conneries en si peu de temps ou est-ce habituel chez vous ? Je demande ça parce que là vous devenez un peu hors concours. »

Dire que je me retrouvais à faire le boulot d'un flic de quartier. Où étaient-ils ceux-là en plus ? Jamais là quand on avait besoin d'eux ! Même si la ville regorgeait de malfaiteurs, ils devraient de temps en temps faire la tournée des bars et des discothèques pour gérer ces petits ennuis. Ou peut être devrais-je tout simplement abandonner cette idée de faire payer cet abruti. Non... C'était plus fort que moi. Je me devais de le faire chier. En plus d'agent du F.B.I, on devrait me donner la plaque de chieuse professionnelle. Cela irait parfaitement avec mon uniforme et mon sourire sympathique. Pffff... Je commençais à fatiguer. Des jours que nous cherchions le tueur en série et rien ! Pas la moindre trace, pas le moindre petit indice. Il était beau le F.B.I ! Incapable de reprendre le contrôle de cette ville, incapable de trouver les criminels, incapable de savoir jusqu'où Gotham était corrompue. Nous étions quasi impuissants et la loi ne nous aidait pas toujours. Alors si, par cette arrestation, je faisais quelque chose de bien ce soir, ce serait une victoire, aussi minime soit-elle.

- « Il y a peut être pire, mais vous étiez le premier à foutre le boxon. Alors cessez de vous comporter en gamin de 4 ans et assumez votre connerie comme un homme le ferait ! Rassurez moi... Vous êtes bien un homme, non ? »

Petite question pour mettre à mal sa virilité. Depuis tout à l'heure, il faisait son malin, son Don Juan que l'on pouvait traduire par connard de première et j'espérai bien le faire redescendre de ses grands chevaux. Toute sa panoplie respirait l'héritier riche à plein nez. A croire qu'il ne s'était jamais retrouvé les mains dans le cambouis. C'était fort dommage car c'était ainsi qu'on apprenait la vie et j'entendais par là, la vraie vie. Il me rendait malade, encore plus lorsqu'il me proposait un verre.

Je décidais de changer mon fusil d'épaule. Je mis en place un sourire sur mes lèvres, me faisait nettement plus agréable et m'approchais de lui. Je me retrouvais si près de lui que j'étais capable de faire la liste des alcools qu'il avait avalé... Nos souffles étaient proches. Ma main caressait dangereusement son torse et je levais des yeux emplis de désir vers lui.

- « J'ai une idée sur notre prochaine destination... Enfin... Si tu es partant... Je te promets de ne pas utiliser les menottes sauf si tu me le demandes. »

Je lui lançais le petit sourire charmeur, sentant d'ores et déjà que j'avais ferré mon poisson. Sa queue ne me laissait aucun doute sur la question!
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Dim 5 Mai - 18:53

Hors concours dit-elle ? C’est flatteur. Pour sûr. J’aime me détacher des clichés – quand bien même j’en suis un à moi seul – et ne pas faire partie du commun des mortels est fort passionnant. Pour le coup : je n’ai pas fait exprès. J’ai tellement l’habitude d’être excentrique que ce comportement est une seconde nature, pour ne pas dire la véritable personne que je suis.
N’oublions pas que j’ai beaucoup bu – la flicette ne risque pas de négliger ce détail – je transpire l’affabulation, l’extravagance et la déraison.
Pourquoi agir différemment ? Ma vie est belle, sans le moindre souci, sans rien de réellement important…du futile, du divertissement, il me faut de quoi m’occuper l’esprit. Constamment. Je me fais passer pour un inépuisable amant et fêtard – ce que je suis n’en doutez pas – il se trouve que c’est une très bonne façon de contrer le vide.
Ce vide, là, qui apparait parfois. Fourbe et sadique, il se rappelle à moi par surprise, souvent dans les moments les moins appropriés.

...Mon regard se détache de la jolie brune, bifurque brièvement sur la route. Le bruit des pneus contre le goudron sombre et quelques clameurs immatures englobent ce rien que je suis, ce tout que je représente, ma richesse et ma déchéance. Le chauffeur n’est pas là, une insignifiante policière me tient la grappe, ma tête tourne et l’écho de cette immense faille me percute de plein fouet.
Si gigantesque qu’elle prend toute la place. Si démesurée que je ne vois plus qu’elle...

Un clignement des yeux ; le son me revient. Les images se stabilisent alors que je regarde de nouveau la miss. Ah oui, sale flicette. J’étais loin. Suis-je un homme ?

« Oh n’en doutez pas, je serais navré de devoir vous le prouver dans la minute. »

Elle cherche après tout, non ?
Essayant de retomber sur mes pieds comme je peux, de fuir cette saloperie de malaise qui a osé venir ternir la fin de soirée, je me concentre si possible. Que veut-elle à la fin ? Je n’ai pas mes papiers sur moi, quelle idée. Il faudrait juste que l’arrivée de la voiture soit le gong qui me sauve ;
Pensez-vous pour autant que les choses sont si faciles ?

Pas de chauffeur. Mais quelque chose de plus surprenant.
Sa silhouette sulfureuse, gracieuse, plus brillante que toutes les autres, soudainement si alléchante se rapproche de moi. Une femme est un danger, dans tous les cas. Si stupide soit-elle. Mais celle-ci a l’avantage – en plus de sa beauté – d’être plus vivante. Plus singulière et intelligente. Plus originale…plus comme moi.
L’alarme est sonnée, la migraine bat son plein, je relève le menton et réalise pour la première fois la distinction de son regard, l’éclat de ses pupilles. Fichtre ; tant de grâce.

« …Tu es presque convaincante, tu sais ? Rien que pour ça je devrais peut être baisser ma garde…mais tu auras besoin des menottes, c’est certain. »

Retenir mes ardeurs ? Freiner mon appétit ? Pas besoin de menottes pour cela. Pas parce qu’elle n’aurait qu’à le dire, mais car je suis indomptable.
Je m’amuse tout seul face à ces pensées si prétentieuses que sorties de la bouche d’un autre homme, j’aurai pu saluer son humour. Enfin. Que veut-elle ? Le danger n’a jamais été aussi proche, ma curiosité de plus en plus allumée, elle est si près de moi…

Ça sent le commissariat. Un truc du genre. Ce ne serait pas la première fois qu’une flicette se fait passer pour une allumeuse afin de me coffrer. Qu’est ce qu'une garde à vue ? Quand on a des sous, et personne qui nous attend à la maison, pas de lit conjugal, ce n'est rien.
Je n’ai pas peur de ça, pas pour moi. pour ma réputation et mon métier, c’est différent. Mais je tiens la moitié de la presse à travers quelques petits chroniqueurs intéressés.
…et puis j’ai si mal à la tête, il faut que le bouge. Son intervention devance le chauffeur : tant pis pour lui. Il sera viré.

« Alors, par où allons-nous ? » Je me penche vers elle, mon index s’invite contre sa hanche et un sourcil polisson se hausse, rendant mon regard plus carnassier. Si j’ai tout compris, elle profitera de ma faiblesse pour m’envoyer bouler une fois que nous serons seuls. Mais : ce n’est pas encore le cas. « Je doute que tu me donnes facilement ton prénom, donc comment veux-tu que je t’appelle ? Sinon compte sur moi pour trouver un beau surnom. »

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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Dim 5 Mai - 21:53

Je prenais l'avantage en levant les yeux au ciel une seconde fois tandis qu'il me proposait de vérifier qu'il était bien un homme. Je n'en doutais nullement devant l'énergumène qu'il était. Totalement ivre, il tentait de garder les yeux ouverts et de rester immobile, malgré les nombreuses pertes d'équilibre. Les sons alentours devaient également être une torture pour lui car je le voyais plisser les yeux alors qu'une voiture passée auprès de nous dans un fracas détonnant. Il souffrait ? Beaucoup ? Tant mieux ! Je m'amusais de cette situation. D'ailleurs, une drôle d'idée me venait en tête et j'étais certaine qu'elle lui plairait. Du moins, le début allait lui plaire car je n'étais pas certaine qu'à la fin, il jouisse autant que moi.

Je me faisais sensuelle, féline, usant de mes charmes féminins pour l'amadouer et le mettre petit à petit dans ma poche. Certes, je comptais sur son taux d'alcoolémie certain pour m'aider dans cette entreprise, car je n'étais pas très friande de cette technique. Je pouvais parfois me montrer maladroite et faire échouer mes plans à cause d'un mot de trop. Je lui faisais part de mon idée de nous retrouver dans un endroit plus tranquille, plus intime... Ainsi nous pourrions régler notre léger différend une bonne fois pour toute.

Ma poitrine contre son torse, j'attendais sa réponse. Mon décolleté devrait bien évidemment retenir son attention alors que mes lèvres se dirigeaient dangereusement vers son cou. Pouaaaaah ! Quel odeur infecte ! S'il n'y avait pas la cellule de dégrisement au bout du tunnel, jamais je n'aurai soutenu ce supplice plus longtemps. Seulement, il n'était pas aussi alcoolisé que je l'aurai cru. Il sentait venir le piège, sans pour autant chercher à l'éviter. Encore un gosse de riche qui sortirai dans l'heure après avoir payé une fortune un avocat véreux. Pfff....

- « Qui te dit que je ne suis pas sérieuse ? Nous sommes à Gotham... Tout m'est permis ce soir... »

Je laissais mes lèvres mordiller son oreille alors que ma main allait directe au panier. Je ne passais pas par quatre chemins lorsque j'avais un plan en tête. Il était dans ma ligne de mire, à moi de m'accrocher pour le faire plier. Sa curiosité était piquée, je le voyais bien. Son excitation, son impatience l'était toute autant. Il était prêt à courir le risque de me suivre.. Je sentais sa main sur ma hanche. Un sourire se dessinait sur mes lèvres au même moment où son air carnassier se montrait. Je déplaçais cette main sur mes fesses pour lui faire tâter la marchandise. Ce petit jeu le ferait à coup sûr baisser ses derniers remparts. Même s'il avait deviné mon statut de policier, il devait maintenant se demander si je n'étais pas tombée du côté sombre de la force.

- « Avant de te donner mon nom, j'ai hâte de voir tes talents pour me trouver un surnom. Alors vas-y... Je t'écoute ! »

Je me reculais, laissant un grand vide entre nos corps. Un vide insoutenable pour quelqu'un qui espérait une partie de jambes en l'air torride. Je n'étais pourtant pas si loin de lui, mais suffisamment pour lui donner envie de se rapprocher. Encore quelques pas et nous arriverions à ma voiture. Pour une fois que je ne me baladais pas avec ma voiture de fonction, j'avais bien choisis mon soir ! De loin, je déverrouillais les portières de loin de ma subaru bleue... Pas très adaptée pour un agent du F.B.I mais tellement agréable à conduire ! Et cette vitesse ! Encore une facette qui cassait cette image de flic qu'il m'avait attribué. Allait-il me suivre ?

- « Alors... Tu me suis ? »
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Lun 6 Mai - 10:11

Elle n’est pas sérieuse dans sa drague. La wonder-woman. C’est certain, elle est le cliché de la femme flic qui se bat pour un monde juste, envers et contre tous. Même envers ses attirances pour un homme aussi séduisant que moi. Évidemment ça ne l’empêche pas de profiter de notre proximité, de mon corps parfait qu’elle fait glisser sous ses doigts ou de mon regard aguicheur, mais ça fait partie des plaisants risques de son métier – qui ne doivent pas être si nombreux que cela.

Enfin, le genre de stéréotype qu’elle incarne représente plus généralement les femmes flics des séries télévisées. Une personne forte d’un passé chaotique, des valeurs à ne plus savoir où les mettre et une volonté de fer. Qui a déjà vu, en dehors de sa télé, ce genre de bout de femme ?
J’ai l’impression d’en avoir une sous les yeux. Oui mais alors, si son caractère s’apparente si fortement à celui d’un protagoniste de mauvais feuilleton, qu’est ce qui m’échappe ?
Deux options seulement : elle est la preuve que ces flicettes courageuses existent ; ou elle est bonne comédienne et cache tout autre chose.
Une vraie attirance ? Non je dirais plutôt l’envie d'en foutre plein les yeux à un partenaire d’équipe, un mec très probablement, à qui elle veut prouver qu’un agent du sexe faible peut faire un bon boulot.
Moi…je n’en doute pas, faut-il vraiment que je sois son cobaye ?

A Gotham, tout est permis.
Je dois reconnaitre que la ville donne cette impression, mais quiconque est installé ici depuis plusieurs mois sait déjà pertinemment que les règles sont bien différentes de ce qu’elles laissent penser. Tout n’est pas permis mais il n’y a pas d’arbitre, de maitre du jeu ou de réelle autorité supérieure pour vous faire cantonner au droit chemin : il n’y a pas de droit chemin à Gotham. Votre chemin est celui que vous choisissez et si vous marchez à côté des mystérieux protocoles qui font de notre city ce qu’elle est ; alors ce sont ces ombres noires qui se chargeront de vous.
Un peu comme si, au final et aussi paradoxal que cela puisse paraitre, les plus studieux et appliqués joueurs dans ce coin du monde sont les personnes les plus mal intentionnées. N’essayez à aucun moment de les déranger, de franchir les limites interdites : elles frappent plus vite que la peur ne vous prend.

A quoi joue ma flicette ? Wonder-woman ça lui va assez bien pour l’instant. Elle ne ressemble pas à une super-héros, mais ce genre de surnom est relativement péjoratif, surtout quand on connait le costume de cette légende. Allez, un peu de sérieux…c’est bien difficile quand elle ose, avec gout et talent, laisser ses lèvres monter à mon oreille ou ses mains glisser contre les sensibilités de mon corps.
Je serre la mâchoire et retiens un grognement alors mes doigts savourent le touché qu’elle leur offre. Hum. Délicieux popotin, mais je n’en doutais pas. Pour qui me prend-elle ? Un regard m’a suffit pour savoir qu’elle est bien golée.
Je m’égard : rester prudent…un minimum. Mais si elle fait bien partie des forces de l’ordre – force…quelle blague, ils ne détiennent aucun pouvoir – je doute avoir raison de m’inquiéter. Un policier digne de ce nom ne s’en prend pas à un innocent, hum ?
Ce que je suis.

« Non je crois que pour te donner un surnom il me faut d’abord voir de quoi tu es vraiment capable. On se connait à peine…je m’en voudrais de précipiter mes conclusions. »

Tout près de la voiture désormais – très belle bagnole – nous sommes en route vers une destination qui me dérange malgré tout. Je n’ai pas peur d’une femme, je n’ai pas peur d’un flic encore moins d’une flicette, je ne crains pas grand-chose en fait mais…elle est si ; différente.

« Je te suis. Pas de menottes si je ne le demande pas, c’est ce que tu as dit. Rien ne t’empêche pour autant de me conduire derrière les barreaux, te faisant aider pas quelques camarades. » Mes propos pourraient expliciter une méfiance. Une grande prudence qui me pousserait à reculer, à m’échapper. Mais je n’en fais rien. Ma main retourne à sa cuisse qu’elle presse avec envie, puis remonte lentement, patiemment, jusqu’au galbé d’un sein. « Tu as peut être l’avantage de mon taux d’alcoolémie dans le sang…je me laisse prendre...ma douce. »

Peu de chance qu'elle le soit sincèrement. Elle est juste bonne actrice. Et puis tant pis, je contourne le véhicule pour m’installer aux côtés de la belle ; j’ai ici tout le loisir de pouvoir tripoter ses cuisses.

Le mal de tête est moins violent dans l'enceinte de la voiture, l’appréhension en revanche s’affole un peu. L’excitation n’en démord pas et mes yeux restent passionnément fixés sur son minois.
Si je continue elle va vraiment croire que je la trouve canon. C’est stupide, il y a mieux et puis je n’approche pas les femmes pour leurs beaux yeux.
...D’habitude.
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Lun 6 Mai - 17:28

L'homme primaire pouvait généralement se résumer à trois domaines : boulot, alcool et sexe. Mon sujet du soir n'y faisait pas exception. En effet, il me suffisait de rouler des hanches et de lui secouer popol pour que celui-ci me suive les yeux fermés avec le filet de bave digne d'un bouledogue. Je lui laissais le temps de me suivre, admirant la démarche chaloupée du gorille bourré jusqu'à ma voiture et l'encourageais même à me donner un surnom qui serait, sans aucun doute, ridicule. Je lui faisais assez confiance à ce sujet, même si cela ne représentait rien à mes yeux. Du moment que mes équipiers m'appelaient boss et me respectaient en tant que tel, j'étais prête à me faire appeler catin par tous les mecs que je mettrais en cellule de dégrisement ou derrière les barreaux.

Malheureusement, mon macaque se défilait... Il ne me ferait pas l'honneur de me choisir un surnom pour la simple et bonne raison que nous ne nous connaissions pas. Oh... Que c'était mignon. Ça tombait bien, parce que dans même pas une heure, je saurai ce qu'il y avait à savoir sur cet énergumène.

- « Fausse excuse... Alors finalement, tu te résumes à ça... Ça parle, ça parle, mais tu n'es même pas capable de trouver un malheureux surnom... Je pensais que tu m'avais cerné dès le début, moi ! C'est décevant, je dois l'avouer. »

Qu'il était agréable de se foutre de la gueule d'un pochtron. Ils étaient des victimes de rêve dans la mesure où leurs gestes étaient imprécis, leur démarche difficile. Je ne me sentais nullement en danger face à cet homme puisqu'en même pas deux secondes, je serai capable de le mettre à terre, sans aucune autre forme de procès. Je le faisais avancer petit à petit jusqu'à ma voiture, le laissant me tripoter afin de détourner son esprit quant au lieu de notre prochaine destination. Il me parlait pourtant de la prison, montrant qu'il connaissait mes plans. Oh... Alors comme ça, monsieur n'était pas aussi saoul qu'il voulait bien le prétendre ? Très bien !

- « Des camarades ? Désolé mon chou, mais l'orgie n'est pas prévue pour ce soir. Il n'y aura que toi et moi ! »

Sa main se faisait plus audacieuse, en venant caresser ma poitrine. S'il ne m'avait pas affirmé qu'il me suivait dans mon plan, je me voyais bien lui en coller une, dont il se souviendrait toute sa vie. Je provoquais souvent cet effet là sur les criminels que j'arrêtais. On m'attribuait d'ailleurs certains qualificatifs comme violente, brutale. Je prenais ces propos pour de la jalousie professionnelle car il n'y avait pas deux agents comme moi. Je faisais bien mon boulot, même dans les missions les plus compliquées. On ne surnommait pas « boss » pour rien !

- « Tu ne le regretteras pas, je te le promets ! »

Lui tournant le dos pour me rendre près de ma portière, je m'accordais un troisième roulement d'yeux avant de m'engouffrer dans l'habitacle. Je pouvais sentir son regard sur moi, mais ne m'inquiétait nullement. Je le voyais mal me prendre le volant des mains dans son état. Quoique cela montrerait ce petit côté hors compétition que j'avais su déceler chez lui dès les premières minutes de notre rencontre.

- « Je serai toi, j'attacherai ma ceinture... »

Cette petite mise en garde n'était pas due à ma déformation professionnelle, mais à ma conduite. Celle-ci n'était pas mauvaise – n'allez pas croire ça – mais on pourrait la qualifier de sportive. A quoi bon avoir une voiture « de course » si on s'empêchait de rouler vite ? Je n'avais jusqu'ici causé aucun accident et aucune rayure n'était à référencer sur ce véhicule. Par contre, je ne pouvais pas en dire autant de ma voiture de fonction qui elle avait reçu plusieurs chocs. Mais là, encore, j'avais de bonnes excuses !

Je mettais en route le moteur qui se mit à ronronner comme un petit tigre avant de mettre la première, puis la deuxième, la troisième, la quatrième... Voir la cinquième. A part ça, j'étais totalement consciente de mes actes et ne craignaient pas de me faire arrêter. J'avais le badge miracle et un débile en couverture qui me servaient d'excuse auprès des potentiels bons flics qui feraient encore leur boulot correctement... Moé, moi non plus, je n'y croyais pas trop. Je m'amusais à regarder de temps à autre mon voisin qui s'agitait sur son siège à cause des virages ou des bouches d'égouts trop élevés ou pas assez. Pour ma part, j'étais bien enfoncée dans mon siège et appréciée cette balade au son des klaxons des quelques nocturnes qui avaient décidé de sortir eux aussi.

- « Un soucis ? Hmmmm... C'est quoi ton nom au fait ? »
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Mar 7 Mai - 10:02

Elle n’y arrivera pas la petite, à atteindre ma fierté ou mon égo avec quelques phrases, si ce n’est toutes faites, clairement pensées et soufflées par un sexisme sans nom. Je ne crains pas de me donner un genre et d’agir deux secondes plus tard en parfaite opposition à ce même air que je donnais. Je suis un homme impulsif, capricieux, lunatique et c’est moi qui décide. Moi seulement. Oui je parle beaucoup, je m’étale et je lance autant de fleurs que de vannes, je suis néanmoins beaucoup plus difficile à cerner qu’elle ne le pense.

Ceci dit, la sexy flicette sort de la norme elle aussi – sans doute pas autant que moi, mais ce serait le comble – je me contente donc de sourire en retenant une impolitesse – voire une insulte – s’échapper d’entre mes lèvres. Saloperie d’alcool, j’en deviendrai vulgaire si je ne m’efforçais pas à un minimum de tenue.
Oh j’oubliais : elle m’intrigue, m’intéresse fortement. C’est aussi pourquoi je fais mon possible pour supporter ses manières de femme soit disant expérimentée. J’ai tout vu tout vécu, je sais gérer la racaille et remettre à leur place les fortunés inopportuns. Ben voyons…fais-moi toutes tes démonstrations, chérie.

Alors que je m’installe en co-pilote – curieux de voir comment elle se débrouille au volant, à tous les coups mieux que moi – la demoiselle ne manque pas d’arrogance en s'asseyant. C’est si divertissant que je me fais bon public en lui offrant un radieux sourire. Elle me conseille de m’attacher ? Je veux bien lui accorder la touche d’humour bien calée, pour autant, ce serait trop facile de céder.
De ce fait je laisse la ceinture là où elle se trouve, pour le moment. D’abord, j’admire le ronflement du moteur et toutes les qualités techniques du véhicule que la route empruntée me permet de voir. Lentement, après quelques instants, je tends mon bras pour chercher ladite ceinture et prends volontairement tout mon temps.
Trop peut être.

Voilà qu’elle m’interroge sur ma résistance à sa conduite sportive, sans que son arrogance ait perdu de son éclat : bien au contraire. Saleté de petite prétentieuse qui sait se vanter dans les moments appropriés. Mérités. Je souris avec plus de retenue cette fois.
Ok elle est amusante, d’accord elle n’est pas comme les autres et use de défauts que j’ai moi-même l’habitude d’arborer : qu’elle n’en fasse pas des tonnes ça va me gonfler !

Pas le temps d’ajouter quoique ce soit. Son virage superbement prit aurait été parfait si j’avais été attaché. La vitesse à laquelle nous sommes lancés, la judicieuse décélération presque inaudible et l’angle emprunté : c’est du beau travail. Elle doit faire des miracles en courses poursuites ! Mais je ne suis pas attaché…ma tête est propulsée sur la droite et mon arcade vient s’éclater contre le rebord de la portière. Ça a le don de vous remettre les idées en place ; ou pas.

« …dire que j’étais en train de faire le passager studieux ; trop tard. » Ça m’apprendra. Le contexte, ses jolies courbes ou l’alcool dans mon sang – l’un des trois, ou les trois ? – font que j’en souris. Il n’empêche que c’est douloureux. Je saigne légèrement et retire ces quelques gouttes gênantes d’un revers de manche. « Le nom c’est trop privé poupée, mais je peux te donner un prénom. Un, deux, deux un…hum…le second. Matteo. Appelle-moi Matteo si tu as besoin de crier mon prénom. Et toi tu bosses où ? Il y a un commissariat dans ce quartier ? »

Non, moi, je ne connais pas ces recoins crasseux de Gotham. Je m’y rends très peu, la mauvaise boite de nuit d’où je sors est davantage au centre de la ville et puis c’était un essai : je n’irais plus croyez-le bien.
Où sommes-nous, exactement ? Et si j’étais tombé sur une criminelle ? Une gangster ? Une violente voleuse ? Impossible. Il n’y a pas de voyou indépendant ici, tous sont rattachés à une mafia – dans leur intérêt – je doute qu’une de ces pègres ait voulu s’en prendre à moi sans tenter un arrangement…
Pourquoi flipper alors ? Une main contre la plaie, l’autre accrochée à la petite glace sur le pare-soleil, j’attends que ce bolide s’arrête.

« Guhh…tu m’as pas loupé en plus. »


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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Mar 7 Mai - 12:42

Malgré mes conseils, l'ivrogne choisissait de ne pas m'écouter, preuve que son arrogance était aussi élevée que sa bêtise. Il s'en mordrait les doigts, ça ne faisait aucun doute, mais je préférais garder cette observation pour moi. Peut être apprendra -t-il à écouter à mes côtés ? Ce serait effectivement une surprise, mais l'espoir faisait vivre et à Gotham City... il en fallait un à tout épreuve ! Je démarrais la voiture et me mettais en route pour le commissariat du centre. Celui là et non le plus proche car cela me permettrait de le faire mariner un peu en le faisant passer par la petite ruelle sur le côté. Il s'imaginerait pouvoir terminer dans mon lit alors que la seule place que j'étais prête à lui concéder avec plaisir était le banc froid d'une cellule de dégrisement.

Je me marrais intérieurement devant ses expressions et ressentais une jouissance sans nom lorsque je vis chercher la ceinture de sécurité. Qu'il était difficile de conserver son sérieux dans ces moments là. Si bien que j'en venais à lui demander si tout allait bien de son côté. Après tout, il était à la place du mort ! D'ailleurs, je me permettais un virage serré qui lui de s'écraser contre sa vitre. Mouahahahaha ! J'étais diabolique et j'en étais fière ! Un policier digne de ce nom aurait sûrement demandé s'il était toujours en vie... Pas moi ! D'ailleurs, une envie de le foutre six pieds sous terre me démangea lorsqu'il m'appelait poupée ! C'était quoi ça ? Quel mec appelait une femme « poupée » ? C'était d'un vieux en plus !

- « Pour crier ton prénom, il me faudrait une bonne raison. Et pour le moment, j'en suis loin ! »

Je prenais un second virage serré l'obligeant à venir se coller à moi et aussitôt, un sourire apparaissait sur mon visage. Je m'amusais comme une folle, en fait, tout en faisant mon travail. C'était le pied intégral !

- « Et sinon... Il me semble n'avoir jamais dit que j'étais flic ou que je t'emmenais dans un commissariat... »

Voilà comment foutre un coup de pression à un quasi inconnu et j'en rajoutais une louche en fermant les portières de la voiture. Un petit sourire vainqueur naissait déjà sur mes lèvres en m'imaginant sa mine déconfite. Comme quoi, la police aussi pouvait avoir le sens de l'humour ! J'accélérais au cas où il aurait la mauvaise idée d'utiliser la force pour me prendre le volant des mains et nous donner un accident. C'était bête un ivrogne, encore plus quand il se sentait supérieur aux autres. Heureusement pour ma voiture, cette idée ne semblait pas l'effleurer puisque je pus me garer sans problème dans la rue parallèle au commissariat. Il me suffisait de l'emmener dans la ruelle et lui faire emprunter la porte de service située sur le côté pour conserver le mystère jusqu'au bout.

- « Terminus ! Tout le monde descend ! »

Je lui adressais un petit sourire satisfait avant d'ouvrir ma portière et sortir de la voiture. Peut être arriverais-je à faire le tour avant qu'il n'arrive à s'extirper de sa place ? Finalement, il se débrouillait assez bien, je devais l'avouer. J'aurai pourtant apprécier qu'il tombe par terre... Sadique ? Moi ? Nooooon !

- « Tu me suis toujours... baby ? »
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Mer 8 Mai - 13:34

Des raisons pour crier mon prénom, il peut y en avoir un paquet. Effectivement dans ma légendaire passion pour le sexe j’imaginais déjà la jolie flicette crier sous les assauts de mes coups de reins, mais je veux bien reconnaitre qu’il peut exister d’autres exceptions. Je ne sais pas moi, engueuler quelqu’un oblige logiquement à articuler fortement son prénom. Prévenir, aussi, mais là je ne vois pas trop de quoi elle voudrait me mettre en garde ;
A mon avis si un danger doit survenir elle s’empresserait pour m’exposer pleinement. Me pousser dans la gueule du loup sans le moindre remords. Eh ouais, un agent de police qui a du cran et de l’expérience ici ce n’est pas un petit peureux qui cherche à protéger victimes et coupables. Ça aussi c’est pour les films…en tout cas pas pour Gotham.

Me reste juste à savoir de quoi je suis coupable parce que la belle, elle est à fond dans son rôle de bourreau et je ne parviens pas à savoir pourquoi.
Ma tête ne lui revient peut être pas. Elle est énervée de me trouver si sexy alors que j’ai le rôle du soul. Peut être.

« Jt’en prie. Tu es la seule qui a bougé quand la blondasse est tombée. Juste une courageuse ? J’en doute. Tu n’aurais pas pris la peine de me faire monter dans ta voiture si c’était simplement le cas. Ok tu joues les allumeuses – ce n’est pas pour me déplaire. Mais je ne vais pas rayer l’hypothèse flic de mes idées. Après, je peux me tromper. »

Qu’est ce qui me prend ? Être aussi honnête, franc sur ce que j’ai en tête ? Ah oui, l’ivresse sans doute. L’ivresse ou…non, l’ivresse. Il n’y a absolument rien d’autre ici, à cet instant dans ce véhicule ou plus généralement dans ma vie qui pourrait me pousser à être affaibli par autre chose qu’un excès d’alcool. Une blessure, physique, sanguine en l’occurrence : ce sont mes seuls possibilités d’être ébranlé…rien ni personne d’autre ne le pourrait.

« Après, y a toujours moyens de faire des bêtises dans un commissariat. »

Moi je dis ça, elle doit bien le savoir. Hum ? Ça se trouve, elle a l’habitude de se taper tous les types qu’elle inculpe. Ceci dit je vois son personnage un peu moins sombre, disons moins désespéré que cela. Après, comme déjà dit, je peux être dans le faux…
Ce serait pourtant presque agréable d’avoir deux trois confirmations la concernant : flicette. Ok c’est un défaut, mais pas dans son cas car elle n’a rien d’une attitude stéréotypée des agents des forces de l’ordre. De plus…de plus…non, elle est juste différente. Moi qui serais le plus heureux de la voir se jeter sur moi, j’espère presque qu’elle n’est pas ce genre là ;
Il existe apparemment quelques saints dans le coin. Tout est relatif et elle doit compter un grand nombre de failles, de vices. Et après ? Je la vois bien avec une tenue de super-héros finalement. La jolie flicette.

« Oui, je te suis. Tu m’as emmené trop loin de chez moi pour que je rentre à pieds et je ne suis pas certain que beaucoup de taxis passent par ici. »

J’aurai quand même apprécié un autre virage forcé avant de sortir de la voiture, à condition que je m’écrase de nouveau sur sa parfaite plastique.
Son regard est fort, ses gestes assurés, une audace dans la voix qui révèle à la fois une jeunesse de qualité et une expérience indiscutable : elle mériterait deux trois petites baffes pour descendre de son nuage prétentieux, et elle serait juste merveilleuse.

Alors c’est quoi, un hangar ? Elle ne me conduit même pas chez ses potes de bureau ? Je la suis sans trop d’hésitations, laissant une main s’approcher du cambré de ses reins pour finalement reculer. Je n’ai pas peur d’elle, ni de ses possibles qualités de combat. Mais si je me suis gouré sur toute la ligne, si elle n’est pas dans la justice mais bien dans la crasse des mafias, elle va rapidement s’entourer d’hommes armés et pour le coup je ferais moins le malin.
J’observe les alentours avec attention, en restant sage, me rattrape au pilier d’une toiture après un léger vertige – merci la migraine – puis je reviens à sa hauteur.

« Pas très alléchant ton coin. Mais j’imagine que je vais devoir faire avec… » Nous voici devant une porte, pas plus attrayante que le reste du quartier. Je relève les yeux vers elle, fronce les sourcils en esquissant un sourire nerveux. « Tu jubiles, on dirait. Qu’est ce qui t’amuse tant ? »

Si seulement, je savais.

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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Mar 21 Mai - 17:06

Même si ce petit jeu était amusant, cela me dérangeait qu'il m'ait deviné dès le départ. Certes, je ne pouvais pas perdre ma façon d'être en un claquement de doigt puisque j'étais agent depuis plus d'une dizaine d'année, mais j'aurai aimé joué les mystérieuses plus longtemps, lui faire croire qu'il était en danger avec moi. Mais non... Alors, j'essayais malgré tout de renverser la vapeur en utilisant quelques tours rangés dans mon sac. Pourquoi me donnais-je cette peine quand je pouvais l'arrêter ? Parce que j'en avais envie tout simplement. Mon rendez vous « boulot » était tombé à l'eau, donc il en payait les frais et je n'avais aucune honte à me l'avouer. Il ne me servait à rien de nier que j'abusais légèrement de mon pouvoir, mais cet homme ne risquait rien de plus qu'une nuit en cellule de dégrisement. Il fallait reconnaître qu'il y avait pire !

- « L'erreur est humaine mon ami. Qui te dit qu'un homme tel que toi n'intéresse pas d'autres personnes que les femmes ? »

Petit coup de bluff ! J'ignorais absolument qui il était et, à vrai dire, je m'en foutais un peu. Il était seulement là pour passer le temps et le voir ramer ainsi, m'amusait. Pourtant, tout dans son comportement laissait à penser qu'il n'était pas un individu lambda. En effet, que ce soit son discours ou ses vêtements, on sentait qu'il avait l'habitude de « commander » ou au moins d'ordonner. Ce soir, il était tombé sur un os car je n'étais pas prête à lui obéir. Il ne m'était rien, totalement inconnu et même s'il était quelqu'un de relativement important, ma position faisait que je n'avais pas à le craindre. Certes, je n'étais pas Dieu sur Terre – quoique – mais je bénéficiais d'une certaine protection. Après, les disparitions étaient faciles à orchestrer et contre une bande de malfaiteurs, je ne ferais pas le poids. Je n'étais pas wonder woman. Quoique...

Mais mon alcoolique semblait plus porté sur la chose que sur la tuerie. C'était un bon point pour moi car j'avais d'autres chats à fouetter qu'un enterrement à préparer. Vu ses derniers propos, je me permettais de le relooker de la tête au pied. Je devais bien lui reconnaître que son cul était d'enfer et que je ne ressentirai aucune honte à le botter. En ce qui concernait le tronc, je pensais le faire courir un peu, même si les petits poignets d'amour pouvaient se révéler utiles dans ces circonstances là. La tête... Ça pouvait aller. Dans l'ensemble, il valait bien un douze sur vingt.

- « J'ai essayé pas mal d'endroit, mais jamais dans un commissariat... Il faut dire que je ne me suis jamais faite pincée moi. Mais toi oui, apparemment. »

Je ne mentais pas. Je ne l'avais jamais fait dans un commissariat, mais dans une voiture de fonction, bien évidemment... Quand on travaillait avec son mari, dans le feu de l'action, il y avait forcément des dérapages et cela mettait un peu de piquant dans le couple. Le tout était de ne pas se faire choper. Mission réussie ! Et pour maintenant, je me voyais mal me faire surprendre en plein coït alors que ma vie sentimentale ou sexuelle n'avaient aucune existence. Coucher avec des poltrons comme celui qui me faisait face... ça me ferait mal ! Autant acheter un godemiché au sex-shop du coin car avec cet instrument, j'étais certaine de ne pas le retrouver collé à mes basques. Et puis coucher avec cet homme imbu de sa personne... Je n'étais pas aussi désespérée.

Tout doucement, je l'emmenais au commissariat en le faisant passer par l'arrière. Histoire de mettre un peu de piquant dans cette arrestation. Il était même consentant à me suivre dans cette galère alors même qu'il ignorait tout du quartier. Il s'agissait peut être du commissariat central, seulement, le coin n'était pas des plus reposants. La vermine n'était jamais très loin et savait se présenter dans les moments les plus inopportuns qui soit. Par contre, au lieu de penser à la vermine des alentours, il serait peut être plus judicieux de m'occuper de celle que j'amenais. Je la voyais se retenir à un pilier pour s'éviter un étalage en beauté par terre. Cela aurait rendu les choses plus attrayantes, mais bon... Je voulais aussi en finir. J'avais tout de même une vie à côté et un bain qui m'attendait. Je lui présentais la porte avec un petit air satisfait à l'idée de le laisser croupir dans sa cellule pour le reste de la nuit.

- « Ce qui m'amuse ? Je ne suis pas certaine que ça va te plaire, mais comme tu l'as dit... Tu n'as nul part où aller et je ne compte pas te laisser filer. »

J'ouvrais la porte et le bousculais pour qu'il entre dans un faisceau de lumière aveuglant comparé aux ténèbres de la ruelle. Je battais des paupières pour m'habituer à la lumière et m'avançais en saisissant le bras de mon invité.

- « Mikaelson avec de la viande saoule. Je vous emprunte une place pour la nuit dans votre cellule de dégrisement. »

Connaissant déjà les lieux, je me dirigeais vers les cellules jusqu'à ce que je tombe sur le commissaire Gordon.

- « Commissaire Gordon. Encore au bureau à cette heure ? Votre femme va encore vous remonter les bretelles ! »

- « Agent Mikaelson ! Vous, mieux que quiconque devriez comprendre ma position vis à vis du travail. D'ailleurs, vous nous apportez un colis. Qu'a -t-il fait ? »

- « Il est ivre et il a étalé une femme dans une boîte de nuit. Je passais par là et me voilà.

- « Entendu. Vous connaissez le chemin ! »

Je hochais de la tête et emmenais mon « prisonnier » dans une des cellules de dégrisement. Elle était vide, ça tombait bien !

- « Une chambre rien que pour toi ! T'en as de la chance ! Il va s'éclater le V.I.P ! »
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Mer 22 Mai - 15:26

Oui, je me suis déjà fait pincer, comme elle dit, la jolie flicette. Et après ? J’ai difficilement honte de ce que je fais, ce que je dis ou ce que je vis. J’aime boire, je n’ai rien ni personne à honorer à part moi-même : autant dire que je ne me prive donc pas pour savourer les soirées bien arrosées. Je ne sais plus combien de fois je me suis retrouvé derrière les barreaux pour décuver. Hum, trois ou quatre en tout et pour tout. J’aurai mérité davantage de sanctions mais douteriez-vous de ma malice ? Même ivre, j’ai un brin de jugeote et je me sors sans trop de galère des mauvais plans.
Ce soir malheureusement je suis piégé. Ça ne m’a pas empêché de comprendre où m’emmène la jolie brune avant l’arrivée à bon port. Non décidément, je ne suis pas un poisson commun j’ose espérer avoir l’air différent des autres couillons qui sont trimballés ici…
J’ai bien l’impression que ma nuit sera plus morose que d’habitude, ça ne me tuera pas pour autant. Allez.

« Bien. Alors je n’essayerai même pas de filer, ce serait trop gentil de ma part que de te divertir plus longtemps. »

C’est vrai quoi, que veut-elle cette pénible petite vengeresse en trainant avec moi ? En perdant ses minutes, ses heures et sa soirée entière à me conduire dans une cage ?! N’a-t-elle rien de mieux à faire ? Oh…c’est donc ça. Elle n’a rien d’autre, la jolie.
J’ignore ce point commun que nous partageons. Pire encore, je ne le remarque pas, je le nie, si fortement qu’il ne me vient pas à l’esprit. Un jour ; peut être…en attendant me voici dans une pièce foutrement éclairée et le contraste avec l’extérieur me fait pousser un râle pénible, douloureux.

« Mikaelson hein ? »

Dis-je en haussant un sourcil amusé, tandis que la cellule se referme derrière moi dans un crissement tout aussi douloureux pour mon crâne que la lumière trop éblouissante.

« Je vais peut être le noter, sinon je ne vais pas m’en souvenir demain, quand j’aurai décuvé. »

C’est pour ça qu’elle m’a conduit ici non ? Bien fait pour elle. Surtout pour moi, ahem. Mais je tiens à retenir ce nom de famille qu'elle a utilisé pour s'annoncer à son compère. Je ne sais pas trop quoi en faire, je ne retiens déjà pas le nom de mes amantes alors pourquoi celui de ma geôlière ?
L'alcool doit m'embrumer assez pour me donner d'étranges envies. Comme celle de retenir ce nom, tranchant et chantant à la fois.

« Alors quoi tu t’en vas, comme ça ? Chercher d’autres cas ?...Je pensais qu’on pouvait au moins discuter. Hum ? Avoue, tu n’as plus rien à faire dehors. »

Et moi, qu’ai-je à faire ? Dehors, dedans, nulle part. Je n’ai rien. Ni personne. Et ce con là, derrière son bureau, il va rester là tout le temps ? Si flicette – Mikaelson on a dit – s’en va, qu’on me donne un bon coussin sous lequel caser ma tête et oublier. Tout. Tout le monde ; et surtout ce vide étouffant.

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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Ven 7 Juin - 15:30

Alors que j'enfermais ce bougre dans une cellule de dégrisement, j'écoutais ses paroles. A en croire ses propos, il était en train de me menacer... Mouais, il y avait plus convaincant comme menace. Surtout que son haleine chargée me faisait plutôt croire qu'il aurait oublier sa nuit à son réveil. Pas de bol l'ami, mais bien essayé ! J'applaudissais cette vaine tentative.

- « Tu peux toujours retenir mon nom, cela ne te servira à rien. Les seuls que je puisse réellement craindre sont mon boss et le Président des États-Unis. Ton argent n'y fera rien, sauf si tu veux me tuer... Mais je te préviens... Je rends les coups. », dis-je très sérieusement.

Jack l'éventreur n'aurait certainement pas fait mieux. J'avais l'art et la manière de menacer mes ennemis et le simple fait qu'on utilise mon art me mettait limite en boule. Au moins, moi, je faisais l'effort de prendre la tête de la tueuse en série avec ce regard qui vous glaçait les sangs. Ce regard qui vous donnait l'impression que vous n'étiez rien et que je pouvais vous avoir n'importe où, n'importe quand et ce, même si vous êtes sur le trône... Quoiqu'il en soit, je perdais mon temps à discuter avec lui. Il ne se souviendrai même pas de sa nuit ici, alors autant rentrer chez soit, non ? Je tournais les talons pour reprendre le cours de ma petite vie. Du moins c'était mon intention jusqu'à ce que le détenu m'interpelle. Il me faisait doucement marrer.

- « Et toi, tu ne sais pas quoi inventer pour retenir la seule personne qui t'adresserai la parole ici. J'allais rentrer tranquillement chez moi, prendre une douche et me coucher, car curieusement, certaines personnes doivent travailler dès le matin pour gagner leur vie. Alors... Qui est le plus pathétique de nous deux ? Un saoulard de bas étage ou une flicette qui se soucie un peu de ce qui se passe dehors ? »

Je le regardais droit dans les yeux avec une pointe de défi. J'attendais qu'il riposte, mais celle-ci se faisait attendre. Avait-il seulement compris ce que j'essayais de lui dire ou étais-je en train de parler une autre langue. De toute évidence, la deuxième solution était la bonne. Je ne parvenais plus à comprendre les gens de notre époque. Ces gens là n'avaient-ils donc aucune morale, aucun respect pour ce monde ? D'accord, j'étais idéaliste, mais je ne parvenais pas à comprendre qu'on puisse se délecter de cette violence quotidienne. Ça me foutait en rogne et cette rage me bouffait de l'intérieur. Sans cette violence, je n'aurai jamais perdu autant.

- « Alors ? Où est passé ton mordant ? Où sont les ruses, les pirouettes et les effets de manche ? Il n'y a plus rien. Car c'est tout ce que tu es. Tu fais le pitre, tu es riche, mais au final tu es vide et tu n'as rien. Quel effet ça fait ? »

Sans m'en rendre compte, je m'étais rapprochée de la cage de sorte à me retrouver à quelques centimètres de lui. Si ces foutus barreaux n'avaient pas stoppés ma progression, j'aurai très bien pu finir contre lui. Et alors ? L'entretien serait vite fini. Mon regard était froid et montrait une certaine forme d'arrogance, de défi. Car de nous deux, j'étais la seule à pouvoir quitter ce commissariat quand je le désirais. J'étais la seule libre de ses gestes, paroles et mouvements. Peu importait sa réplique, j'avais gagné d'avance!
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Sam 8 Juin - 11:15

La jolie brunette n’en démord pas. Bien au contraire. Forte de ses propos, forte de sa position, confiante et décidée, elle gagne du terrain sur une zone déjà acquise. En fait. Elle s’acharne, lutte avec panache et fougue tandis que derrière les barreaux je n’ai le droit que de contempler ma défaite qui continue de s’embourber dans les plus basses profondeurs.
Pourquoi se bat elle ? Pourquoi contre moi ? Pourquoi maintenant que je suis enfermé ? Elle a gagné. La flicette a gagné à partir du moment ou elle a porté sur moi son attention car entre son minois de rêve et le taux d’alcool que j’ai dans le sang, il n’y avait pas matière à résister. De plus, elle semblait résolue à me coffrer comme pour assouvir une inépuisable soif de justice.
Je ne suis pas dangereux, techniquement, pour la ville. Pour autant, je ne me permettrais pas de lui reprocher de laisser les vrais monstres courir ;
Pour les arrêter, quels genres de risques horribles une pareille demoiselle doit-elle affronter ? Rien que d’y penser…
Merde. Pourquoi prendre son parti ?!

- « Alors ? Où est passé ton mordant ? Où sont les ruses, les pirouettes et les effets de manche ? Il n'y a plus rien. Car c'est tout ce que tu es. Tu fais le pitre, tu es riche, mais au final tu es vide et tu n'as rien. Quel effet ça fait ? »

Elle est si proche. Mikaelson. Ouh, waa, j’ai retenu son nom de famille. Mikaelson. Ça ne me dit vraiment rien. Même parmi les quelques connaissances que je compte dans les forces de l’ordre. Ces flics corrompus qui se cachent derrière un uniforme peuvent être presque plus perfide que les petits mafieux.
Mikaelson. Juste là. A quelques centimètres à peine. Il est minuit passé depuis longtemps mais son parfum ne cesse de l’entourer comme une aura délicieuse inépuisable. Le type ‘femme parfaite’ qu’elle représente n’a décidément aucune faille. Enfin, si, probablement. Mais rien n’est apparent ce soir et je manque de lucidité pour percevoir un seul défaut dans son jeu ;

Et ses mots. Sont violents. Perforants. Si justes.

« …Qu’est ce que tu attends ? Je ne vois pas l’intérêt de sortir les crocs maintenant, je n’ai plus qu’à m’endormir pour dessouler. »

Ça craint, mais c’est vrai. Et puis si ça l’amuse de passer sa rage sur moi, soit, je ne trouve, pour mon compte, aucun amusement.

« L’effet est…pas ressenti. C’est trop tôt. Je suis ivre, souviens toi. C’est soi-disant pour ça, que je suis enfermé. Mais demain si tu passes, je te dirais. »

J’en doute. Déjà il me sera extrêmement difficile d’exprimer pour moi-même les souffrances engendrées par de telles paroles, mais en plus les avouer à une arrogante flicette ? Hors de question ! Personne ne saura jamais, ce que ça me fait, d’être en face de ce vide. Sa présence menaçante est évidente mais je refuse de me rabaisser à me confier à quelqu’un d’aussi…beau.

« Et je n’aurai jamais l’intention, de te faire tuer… »

Dis-je dans un souffle lassé.
La proximité malgré les barreaux et l’alcool est troublante. Je me recule, détourne le regard et rejoins le semblant de sommier présent au fond de la cellule pour me laisser lourdement tomber dessus.
Elle est contente ? Flicette ? Je suis – bientôt – à bout. Mais jamais je ne me considérerais à terre. Jamais. Elle ne comprend pas ?!!! Bordel ! Ce devait juste être une nuit en dégrisement, comme il y en a déjà eu, et basta. On tourne la page.
Pourquoi ce combat ?! Qu’elle s’en aille…


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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Sam 8 Juin - 14:00

La vie n'était pas facile. Il ne suffisait pas de se lever le matin et apprécier les rayons du soleil caresser notre peau. Il ne s'agissait pas non plus de se réveiller doucement avec le chant mélodieux des oiseaux et l'odeur alléchante d'un bon café et d'un petit déjeuner équilibré. Prendre sa voiture en faisant un signe amical aux voisins pour lui souhaiter une bonne journée avant de se rendre au travail pour faire régner l'ordre et la justice. Ce n'était pas non plus retourner à la maison pour embrasser sa fille et son mari, ravie d'écouter le récit de leur fabuleuse journée. Nous n'étions pas au pays des bisounours. Je l'avais compris le soir où ce furent des pompiers qui m'accueillirent devant chez moi et non ma fille. Que devais-je en penser ? Que tout avait une fin ? C'était indéniable. On construisait sa vie, on s'enfermait dans une routine sans s'en rendre compte et on s'endormait tous les soirs avec un sourire béat en oubliant que l'on pouvait tout perdre. Et lorsqu'on l'oubliait, on nous l'arrachait pour nous rappeler que nous ne sommes rien. Il n'y avait rien de plus simple que de tuer un homme et les moyens pour y parvenir étaient nombreux. Un peu de poison, un couteau aiguisé, un bidon d'essence, une arme à feu ou une batte de base-ball. Non... Il n'était pas compliqué de tuer un homme. Par contre, cacher un meurtre en règlement de compte ou un accident était une tâche plus intéressante, surtout à Gotham. Selon certains gangs, il y avait une manière de faire, une signature. Le tout était de connaître les moindres détails et ça, ce n'était pas compliqué pour un agent du FBI...

J'attendais une réponse qui ne vint jamais. Quoi de plus normal puisque l'issue du combat était connue d'avance. Je pouvais être satisfaite d'avoir fait quelque chose ce soir. Même s'il ne s'agissait que d'un ivrogne, je pouvais m'endormir avec le sentiment du devoir accompli. Cependant, l'entendre parler ainsi m'enlevait toute gloire. Finalement, il était rabat-joie et refusait de jouer jusqu'au bout. Il était vraiment détestable, méchant. Devant ce manque de volonté, je me contentais de hausser les épaules et de tourner les talons jusqu'à ce que j'entende ses intentions à mon égard. Ou, tout au moins, son absence d'intention. Pffff... Voilà que je culpabilisais maintenant.

Je quittais la pièce pour me rendre dans le couloir jusqu'aux armoires. J'agissais comme si ce commissariat était chez moi et je me moquais de ce que les autres agents pouvaient s'imaginer. Je m'emparais d'une boîte avec la ferme intention de faire quelque chose de bien. Je retournais auprès de mon détenu et ouvrais la porte silencieusement. Il était allongé, un bras sur les yeux, certainement pour empêcher l'agression de ces néons meurtriers. Il n'y avait plus qu'à s'installer et s'y mettre... Assise à côté de lui, j'ouvrais la boîte à pharmacie que je venais d'emprunter et imbibais un morceau de coton avec de l'alcool. Il ne bougeait toujours pas... D'accord... Il se foutait de moi ? Je faisais un effort pour le soigner après lui avoir causé cette légère égratignure et il ne retirait même pas son bras ! Je pourrais très bien le laisser crever la gueule ouverte, ce salop ! Sans précaution, je virais son bras et appliquais le coton sur sa blessure. Sa réaction ne se fit pas attendre, aussi je plaquais une main sur sa poitrine pour le persuader de rester allongé.

- « Tu bouges, je te fais la même de l'autre côté. »

Soigneusement, je désinfectais sa plaie , mais était un peu gênée par la position... Aussi je repoussais la trousse à pharmacie et relevais sa tête pour la reposer sur mes genoux. Voilà, ce serait plus pratique ! Mais aussitôt, je m'empressais :

- « Ferme là... Pas un mot. »

J'ignorais pourquoi mais je sentais la vanne, la plaisanterie venir à des kilomètres. J'étais vraiment trop gentille. Où était le départ pour le pays des bisounours ?
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Sam 8 Juin - 17:54

Il n’est pas confortable, ce matelas. Je me demande si on peut appeler ça ainsi d’ailleurs. C’est dur et froid. Il ne doit y avoir sous ces draps douteux qu’une épaisse planche de bois qui recouvre à son tour quelques ressors mal vissés. Mais je dois m’en contenter, n’est ce pas ?
L’éclairage violent n’arrange rien à la migraine qui malmène mon crâne et, histoire de couronner le tout ou de garder souvenir de la demoiselle M-quelque-chose durant une poignée de jours : l’ouverture contre mon arcade s’amuse à provoquer de piquants élancements sur le côté de mon visage, jusqu’à ma mâchoire.
En bref, je suis épuisé.

Je n’entends plus les déplacements des quelques agents de police ici présents. La flicette est seule ? Non, il y a avait un type quand nous sommes entrés. Qu’importe. Qu’il ne vienne pas me parler, je ferais le mort ou à défaut, l’endormi.
Le bras contre le visage pour me plonger dans un noir presque total, je sens les traits de mon visage se détendre et les douleurs se faire à la fois plus profondes et plus éloignées. Ma respiration se calme, les muscles se décontractent tandis que les défauts du malheureux lit sur lequel je suis me rentrent dans le dos avec une lenteur rageante.
Demain tout ira mieux et…
Mais qu’est ce que ?!

« Argh !! »

- « Tu bouges, je te fais la même de l'autre côté. »

Quelle…peste. La douleur est ranimée au moment ou je l’oubliais et son intensité est décuplée. Merde. De l’alcool. Je pensais en avoir assez consommé pour ce soir…
Les yeux plissés – car éblouis par les néons et par ma contrariété non dissimulée – je la fixe, sans bouger une oreille. C’est que, je ne m’y attendais pas. Les flics ont si peu de boulot – ou si peu de chances d’arrêter les mauvais à Gotham – qu’ils se recyclent infirmiers ? Ce n’est pas pour me déplaire, loin de là.
Ce sentiment de maigre satisfaction en compensation de tout le reste est accentué lorsque mon crâne se retrouve sur ses jambes. Je peine à dissimuler un sourire quasi vulgaire, mais la réaction de la jolie brune ne se fait pas attendre :

- « Ferme là... Pas un mot. »

F*ck. J’aurai bien aimé glisser une petite remarque, mais je ne sais pas encore de quel genre. A quelle sauce, est ce qu’on cuisine une femme telle que Mikaelson ? Oh mais décidément, ce nom s’accroche à ma mémoire !
Je ne dis mot. Obéissant, studieux pour ainsi dire. Enfin quelques gémissements s’échappent de temps à autre d’entre mes lèvres. C’est qu’elle n’est pas forcément délicate, la belle.

Quand ma patience a atteint ses limites et que mes efforts pour ne pas prononcer une parole ont fait de leur mieux, je tourne lentement la tête pour observer les barreaux, avant de revenir à son sombre regard.

« Merci. Même si c’est toi, qui a abimé mon parfait profil. »

J’ai à peine le courage de sourire, mais un léger rictus s’étire quand même sur la gauche de mes lèvres. Allez, je peux bien faire ça. Sans même m’en rendre compte je joue le prétentieux alors que j’espérais pouvoir être sympathique.
Arf. L’essentiel, c’est d’avoir dit merci. C’est déjà un sacré progrès.

Pourquoi ne rentre-t-elle pas ? Pourquoi perdre ce temps ? Ces minutes qui s’écoulent dans une nuit trop sombre comme toutes dans cette ville, lui échappent, et rien ? Pas de précipitation dans la fuite du commissariat ? Aucune hâte exprimée à l’idée de retrouver les siens ?
Je plonge dans une concentration relativement intense, au vue de mon niveau de fatigue. Mais je parviens à ébaucher quelques hypothèses…elle vient d’ailleurs. Gotham n’est pas sa ville, ses proches sont loin. Du coup, toute la semaine qu’elle passe entre ces maudites rues, elle n’a rien de mieux à faire que son travail et le bonheur est retrouvé le weekend !
Autre possibilité, à laquelle je crois peu : il y a en ce moment un froid avec sa moitié – admettons – et elle retarde le moment de rentrer chez eux en torturant davantage ma blessure, prétextant me venir en aide.
Ou alors…je n’en sais rien. Mais elle est très bien ici, Mikaelson.

« Bon, un massage maintenant ? » Crétin. Je place une main au dessus de l’arcade fraichement désinfectée pour lui passer l’envie de frapper dessus. « Je plaisante !...mauvais blague. Hem. C’est que ce lit est d’une qualité…effroyable. »



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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia] Mar 11 Juin - 16:15

Au lieu de rentrer chez moi pour prendre ce bain bien chaud dont je rêvais, je m'occupais de ce crétin et de sa petite blessure. Je lui conseillais de ne rien dire, car ce serait la goutte d'eau qui ferait déborder le vase de ma patience déjà trop longtemps mise à rude épreuve. Ce n'était pas mon job de courir après ce genre d'ivrogne invétéré qui n'avait d'autres soucis en tête que sa propre petite personne. Son égoïsme n'avait d'égal que son narcissisme. Si les gens de cette ville avait davantage connaissance des notions du bien et du mal, peut être n'en serions nous pas là. Peut être que la ville offrirait plus de calme et de sécurité pour ses citoyens. Cela me rendait malade de voir les choses telles qu'elles étaient, de me tuer à la tâche pour quoi ? Pour ça ? Pour qu'on m'enlève les gens que j'aimais ? En plus de sacrifier mes proches, je devais également sacrifier ma vie ? Pourquoi n'était-ce pas cet idiot qui en payait le prix ? Pourquoi fallait-il qu'ils s'en sortent toujours ? Ce n'était pas... juste.

Je me contentais de rouler des yeux lorsqu'il tenta de me remercier. C'était au moins ça de gagné, même s'il me faisait le reproche de l'avoir blessé.

- « Tu n'aurais pas été blessé si tu n'avais pas été aussi saoul. C'est parce que tu es incapable de te contrôler que tu as fini dans cette cellule. Ne me fait pas porter le poids de tes propres erreurs. »

Leçon de morale certainement inutile pour un type pareille. Cela allait rentrer dans une oreille, flotter dans son esprit vide et ressortir par l'autre oreille comme si rien n'avait été dit. Je perdais mon temps. Au lieu de discuter avec lui, de le soigner, je devrais travailler sur ces meurtres en série qui devenaient préoccupants. Perdue dans mes pensées, je continuais de désinfecter sa blessure qui n'en avait plus besoin. Du moins jusqu'à ce qu'il me demande un massage. Là, c'en était trop ! Je retirais mes genoux de sous sa tête, la laissant retomber sur le « matelas », et me levais pour ranger la trousse à pharmacie. Encore une fois, il se plaignait des conditions de sa chambre. Je me relevais, la trousse à la main, repoussant cette monstrueuse envie de la lui foutre sur la gueule.

- « Si tu faisais quelque chose de bien de ta vie, tu ne serais pas là. Tu penses peut être qu'en te saoulant tous les soirs, les gens t'apprécieront ? En t'agitant ainsi, tu n'es qu'un bouffon à leurs yeux, tout juste bon à leur payer leurs consommations ou à égayer leur soirée. Les filles que tu ramènes chez toi ont autant de respect pour toi que tu en as pour elles. Enfin... Je parle de respect, mais je doute que cette notion fasse partie de ton vocabulaire. »

Je retournais près de la porte car, contrairement à lui, je pouvais sortir librement et rajoutais :

- « Vous me fatiguez tous, autant que vous êtes. C'est à cause de vous que... »

Je ne finissais pas ma phrase. Je ne ressentais que cette colère et cette envie de me défouler contre cette tête d'abruti. Ça n'arrangerait pas les choses, mais cela aurait au moins le mérite de me donner une infime satisfaction. Mes jointures me faisaient souffrir et ma mâchoire contractée devenait douloureuse.

- « Allez tous vous faire foutre. »

Sur ce, j'ouvrai la cellule et en sortait, reclaquant la porte derrière moi. J'ignorais qui il était, mais à l'heure actuelle, je le détestais plus que tout.
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MessageSujet: Re: TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia]

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TERMINE What's the problem, baby? [Pv : Mia]

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