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 JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. »

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MessageSujet: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Mer 15 Mai - 22:02



« La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. »

Arkham. Asile de fou. Mon travail. Les talons de mes chaussures claquaient sur le carrelage alors que je me dirigeais vers la cellule de mon nouveau patient. Bien sûr ici les femmes ne pouvaient pas porter de jupes. Du coup j'étais en simple tailleur noir coupé sur mesure. Pantalon droit, chaussures à talons tout de même. Chemise à manches longues et boutonnée jusqu'en haut blanc et veste noire assortie au pantalon. Mes cheveux se rejoignaient dans une espèce de chignon haut et serré. Vieille habitude de gymnaste. Je ne supportais pas qu'ils se mettent en travers de mes yeux quand je travaillais. Et encore moins qu'une mèche vienne me chatouiller le nez.

Pourquoi prendre le cas du Joker vous me demanderez … la réponse est simple … : ça me regarde. Pas vrai ? Mais si je devais répondre plus en profondeur, oui je me suis renseignée sur lui. Je n’accepte pas les patients au hasard. Vous me prenez pour qui. Et je sais que plusieurs psy s’y sont cassé les dents. Qu’il les a traumatisés et qu’à présents ils pleurent leur mère la nuit. Est ce que ça me fait peur ? Non. Pas du tout. Je ne suis pas comme ça moi. Je suis fascinée par les esprits tordus. Pas LES ESPRITS. Les cerveaux. Les gens compliqués, trouver le pourquoi du comment, et je dois avouer que cette personnalité clownesque m’attire beaucoup. Professionnellement bien entendu. Rien de plus.

La cellule s’approchait peu à peu et je me souvenais de la discussion avec mon supérieur quelques minutes plus tôt ; il s’inquiétait pour moi, comme c’était mignon. Mais je suis assez grande pour m’occuper de moi même. Peut être aussi que je suis un peu trop sûre de moi, car il ne pourrait bien que j’y perde ma sanité d’esprit. Mais je suis prête. Je crois que j’ai attendu toute ma vie pour un spécimen comme le sien. J’arrivais enfin devant le gardien qui me débitait les consignes d’usage. Ne pas l’approcher. Pas de contact physique. Pas de familiarités. « Et puis quoi encore Clarkson, je vais pas le voir pour lui faire la danse du ventre » sifflais-je passablement énervée de ses blablatages inutiles. Qu’il en vienne au point. Mais il semblait vexé par ma réflexion. Pourtant ce n’était pas la première fois que je travaillais à Arkham, et il me connaissait. Il se sentait toujours dans l’obligation de me rappeller les usages. C’était désespérant. On passait à présent devant d’autres patients, bientôt on arriverait à LA cellule.

D’un geste je remettais ma veste en place. Il ne savait peut être pas qu’il avait une nouvelle psychanalyste, je n’avais pas demandé s’il avait été prévenu. J'étais curieuse. C'était un de mes plus vilains défauts. Et l'homme. Le Joker, m'intéressait au plus haut point. Moi qui aime les esprits brillants, les cerveaux débordants de génie et de folie. Il était un patient tout indiqué pour moi. Je ne prêtais pas attention aux autres patients devant qui je passais. Le docteur Quinzel était connu ici.

On arrivait enfin, presque disons. Il continuait à m’ennuyer avec son verbiage sans queue ni tête. Faire mon testament … je soupirais lourdement pour lui signifier mon ennui et puis quoi encore. Imprudente, peut être bien après tout qui me disait que j'en sortirais vivante. J'avais l'impression d'être Clarice visitant Hannibal Lecter. Point positif. Elle n'est pas morte. Non ? Je souris doucement puis entrais dans la pièce en question. Et il était là. Je posais mon regard sur lui et souris doucement. Repoussant. Non. Ce n'était pas le mot. Certains portent leurs cicatrices à l'intérieur, lui les portait à l'extérieur. je l'observais, vissé à proprement parlé dans le sol de la cellule. « Bonjour Mr. Napier » dis-je en articulant bien.


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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Mer 15 Mai - 23:35



Cet asile … est tout sauf drôle. Il lui permet de sourire parfois, et il lui arrive de rire lorsqu'il parvient à tyranniser quelques praticiens. Mais viennent s'ajouter à ces instants trop courts, ceux où on tente de le bourrer de pilules, où on cherche à le mettre sous une loupe afin de mettre un nom sur sa « maladie mentale ». Alors Joker prend son mal en patience, tourne et détourne chaque seconde passée à la dérision mais ce manège est trop journalier, trop identique. Difficile de jouer la carte de l'anarchie dans cet univers stérile où tous semblent formatés à l'image de scanners ; bons à vous regarder, sans jamais vous voir tel que vous êtes.

« Je m'ennuiiiiie ! » Beugle-t-il, claquant à plat ses deux mains sur la porte.

Inutile démonstration de son mécontentement ; on va l'ignorer à moins qu'il pousse les gardiens dans leurs retranchements, les obligeant -à coups de détestables provocations- à venir lui « apprendre le respect » comme ils disent si bien. Ce serait peut-être mieux, le criminel manque d'exercice à tourner en rond dans sa cellule comme un lion trop imposant pour sa cage. Au mieux, devoir riposter un peu face à quelques types en colère le mettra en forme ! Non ? Non … il vaut mieux éviter aussi tentant que ce soit. Pas envie de se faire casser un bras ; il pourrait en avoir besoin. Du coup il claque sèchement la langue, maudit le constat de ne rien avoir sous la main pour passer le temps. Même pas un feutre pour gribouiller les murs ! Ce n'est pas comme si il pouvait tuer avec un malheureux stylo … ou si ; trop bien en fait. Il hausse les épaules, va s'asseoir sur son matelas miteux et colle le dos au mur, une jambe repliée vers sa poitrine et l'autre tendue devant.

Machinalement il lisse entre le pouce et l'index une mèche de ses cheveux verts, songe qu'ils doivent avoir décoloré sévèrement depuis qu'il végète là-dedans. Mais qui s'inquiète de son apparence ici ? Tant qu'il se douche à l'heure qu'ils veulent et qu'il se brosse les dents quand ils lui mettent de quoi le faire dans les mains ils sont ravis. Bandes d'idiots. Il devrait penser à leur crever les yeux avec la dite brosse à dents … juste pour rire.
À y penser Joker glousse, commence à siffloter une mélodie sans queue ni tête, se remémorant ses meilleurs faits d'armes, imaginant de quoi demain pourrait être fait si les murs de sa prison s'écroulaient et qu'il pouvait prendre le large, naviguer tel un bateau fou sur la belle Gotham. Ah ; ce serait tellement bien.

Il tend l'oreille ; n'est-ce pas le son d'une paire de talons ça ? Oh ; de la visite … si elle porte la casquette de médecin il n'a guère envie de lui parler, il en voit trop défiler. En revanche ; si c'est autre chose pourquoi pas ? Ou bien sera-t-elle nouvelle ? Un gentil agneau venu à la rencontre du grand méchant loup ? Tiens, ça devient presque tentant de jouer en tournant les choses sous cet angle.

La porte s'ouvre, Joker fixe le visage de l'inconnue d'un oeil désintéressé sur le moment. Attiser la curiosité est un art qu'il maîtrise ; savoir tirer les bonnes ficelles et faire en sorte qu'on veuille l'approcher, le percer à jour et lorsqu'il riposte enfin ; le sadique qu'il est prend un plaisir infini à démontrer que ce n'est pas demain la veille qu'on saisira toute la subtilité de son personnage. Toutefois, ses premiers mots lui coupent l'envie de rester stoïque. Tss … tellement ; professionnelle.

« Mr … Napier ? » Il grince des dents, passe lentement la langue sur ses lèvres. « Hm … vous devez vous être trompée de cellule, il n'y a pas de Napier ici. »

Il n'est plus cet homme, depuis très longtemps. Il est et restera le Joker. Ni plus, ni moins.

« On me les envoie de plus en plus jeunes décidément. » Il sourit de coin, laisse filer un rire un rien trop joyeux pour être rassurant. « Et plus jolies aussi ; une tactique ? Où alors une … coïncidence ? »

D'ailleurs, personne ne l'accompagne ? Et s'il voulait s'en prendre à sa petite personne alors ? Il aurait le temps de lui briser le cou trois fois avant qu'un gardien se pointe et le roue de coups de matraque. Hm ! Ils deviennent aussi fous que lui dans cette bâtisse. Serait-il si contagieux ?

« On n'a pas eu la « gentillesse » de me prévenir de votre … charmante visite. » Ironise-t-il, allongeant quelques syllabes. « On vous appelle comment, dans le quotidien j'entends, Sweety ? »

Familier, sans gêne, sans pudeur et de cette politesse suintante de sous entendus étranges. Ils veulent jouer ? Bien ! Qu'ils essaient, encore, il gagnera ! Il gagne toujours …


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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Jeu 16 Mai - 0:08



« La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. »

Je me tenais droite et professionnelle devant lui. Mais je continuais à l’observer à le jauger. Parce que j’étais là pour ça. Pas vrai ? J’étais là pour l’étudier, l’entendre me dire ses plus noir secrets. Sans jamais avoir la certitude certaine que ses paroles soient la vérité. Mais plus que tout, j’étais ici pour le faire parler. Je ne dis rien quand il me dévisage. Bien je constate donc qu’on ne l’a pas prévenu de ma présence. « Mr … Napier ? » je souris doucement alors qu’il s’offusque de mes premières paroles. Ca commence bien au moins. « Hm … vous devez vous être trompée de cellule, il n'y a pas de Napier ici. » je repousse doucement le siège prévu pour moi et m’y assois avec prudence avant de lui répondre. « Nous savons très bien tous les deux que je ne me suis pas trompée de cellule. » je croisais les jambes et défaisais un bouton de ma veste. « Mais je vais vous appeler Joker. Si vous y tenez. » je souriais toujours continuant à l’observer.

C’était sans doute très risqué, et peut être même suicidaire. Mais j’avais cette idée, peut être que même cette arrogance de penser qu’il ne me fera rien. Allez savoir pourquoi. Peut être parce que les grands torturés je les connais ? Peut être parce que je les ai étudiés. Ces grands meurtriers qui sont toujours sur ma table de chevet. Mon sujet de prédilection. Et peut être justement que j’ai trop de foi en moi même et qu’au moment où je vais le quitter des yeux il va me briser la nuque en quelques secondes à peine. Clarkson aurait eu raison tout compte fait. Tant pis j’aurais donné raison à cet imbécile. L’idée me donnait froid dans le dos, et l’espace de quelques secondes je fronçais les sourcils. Heureusement il reprenait la parole. « On me les envoie de plus en plus jeunes décidément. » j’arquais un sourcil et essayais de ne pas me démonter. J’étais ici de plein gré. MOI. « Et plus jolies aussi ; une tactique ? Où alors une … coïncidence ? » décroisant les jambes je posais ma main sur la table nous séparant. « Je suis surtout la seule psychanalyste qui veut encore s’occuper de vous … » dis-je en souriant un petit peu.

« On n'a pas eu la « gentillesse » de me prévenir de votre … charmante visite. » je souriais. « Je m’en suis un petit peu douté Mais ce n’est pas bien grave. Maintenant me voilà. » je pris dans ma poche un crayon, sans jamais le quitter du regard et sortit un calepin. « On vous appelle comment, dans le quotidien j'entends, Sweety ? » je souris doucement avant de rire nerveusement. « Docteur Quinzel. Harleen Quinzel. » Je le regardais. Non en fait je le fixais, sa personne était tellement atypique que je ne pouvais m’empêcher d’y être attirée. Je venais de tirer le gros lot, non ? Je venais peut être surtout de poser le premier pavé sur une longue route de folie. « Je ne vous mentirai donc pas, je suis là pour vous psychanalyser. Votre avocate semble vouloir plaider la folie. » je souriais doucement au vu des actes « héroïque » de mon ami en face, c’était une bonne ligne de défense. Et surtout la plus évidente.

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Jeu 16 Mai - 1:16



Oh mais c'est qu'elle est loin de se démonter la jeunette ! Joker retient mal un rire ; c'est naturel chez cet homme de s'amuser d'un rien. Pas trompée de cellule précise-t-elle, peut-être qu'elle aurait du, question de sécurité. Cela étant elle propose de le nommer Joker ; oui, c'est encore ça le mieux. Il y tient tout de même, qu'on ne lui attribue pas qu'un numéro à la chaîne comme tant d'autres.
Il n'est pas que ça oh non … tellement pas que ça.

« Ce serait plus … appréciable dira-t-on. »

Il la dévisage discrètement, rapidement ; pas besoin de longue observation pour le Joker. Ses yeux la toisent de la tête aux pieds, une seconde ou deux et il peut déjà déduire certaines choses, une qualité en soit, il réagit très vite et se fait une opinion. Pour un homme ordinaire elle serait séduisante, comme une jolie pomme qu'on voudrait croquer, savourer ; ses yeux sont brillants de curiosité, il se dit alors qu'elle n'est pas là pour satisfaire la direction au final.
La seule à vouloir s'occuper de son cas ? Il rit, ça c'est plutôt drôle mais c'est surtout tellement vrai. Ils finissent par ne plus savoir comment le prendre, ils essayent n'importe quoi : se présentent poliment, froidement, simplement, mais à la fin ils affichent tous ce même air dépité en claquant la porte. Si c'était si facile de lui autopsier le cerveau ou de le saisir dans son fondement il n'aurait pas démoli Harvey Dent, il n'aurait pas poussé Batman à bout de nerfs et n'aurait pas mis la polices sur les dents à ce point ! Que n'ont-ils pas compris encore dans le fait qu'il est une anguille ? Un serpent qui glisse entre toutes les mains même si elles sont de fer ? À se demander s'ils méritent leur titre de psy.

« Vous le voulez ? Oh, je dois le prendre comme un compliment alors ? A moins que vous ne vouliez satisfaire une curiosité mal placée mais je vous … pardonnerai dans ce cas, c'est tellement … humain. » Il affiche un rictus aiguisé, laisse trop bien entendre qu'il la considère pour le moment aussi « normale » que ses confrères.

Calepin, crayon … c'est utile les crayons savez vous ? Il sourit plus largement à bien repenser à la dernière fois où il en a utilisé un pour un « tour de magie » ; c'était du grand art ! De son point de vu cela va sans dire. Il demande son nom, c'est plus pratique, n'importe quel flic ou psy connaît ça. Nommer la personne installe une certaine proximité, tisse l'esquisse d'un lien aussi mince soit-il. Il a l'avantage de l'intriguer sans cela elle ne serait pas là à vouloir discuter alors que d'autres se sont cassés les dents. Joker saura en tirer profit ; tôt ou tard. Tiens … ce nom ; ça lui rappelle un truc.

« Harleen … Quinzel … » Redit-il à voix basse, réfléchissant.

Interrompu dans ses pensées par la dernière phrase, Joker cligne des yeux, les écarquille et part d'un grand éclat de rire. Elle est bonne cette blague ! Très bonne ! Il doit se forcer à reprendre un minimum de sérieux pour poursuivre, se mord la lèvre, les épaules encore secouées par ses ricanements et quand enfin il lâche un soupir, il est juste joyeusement moqueur.

« La folie ? Oh elle ferait … très bien oui ! Mais de vous à moi, ce serait me manquer de respect. » Il fait claquer ses dents d'un coup sec, se penche en avant pour réduire l'espace entre eux. « Si je n'agis que par folie, alors mes actes sont … caducs. Pourquoi les garderait-on en mémoire si je n'ai pas conscience de ce que je fais et de plus, je soigne trop mes « apparitions » pour être un simple détraqué vous ne croyez pas hm ? Sé-rieusement … si un juré gobe ça c'est qu'il a sa place ici à Arkham. Après … cela dépend de la définition que chacun possède de la folie. »

D'un mouvement de la main, Joker chasse l'air et fait claquer sa langue contre son palais. En réalité, il est peut-être fou, mais dans quelle mesure ? Parce qu'il n'a aucune retenue ? Ou parce qu'il tue sans aucune empathie ? La question est à double tranchant et la société n'est pas prête à se pencher sur le sujet.
Ah oui au fait, ça lui revient, ce truc auquel il pensait.

« Votre nom, ça me rappelle ce personnage de la Commedia Dell'arte ; arlequin. Amusante cette ressemblance. Êtes vous venue me jouer une petite pièce privée ? » Le revoilà parti à rire, pas longtemps mais que voulez vous, il ne sait plus être foncièrement sérieux. « Mais je dérive un peu, au fond vous voulez juste essayer de trouver ce que personne n'a pu trouver justement. Je vous souhaiterai bien … du courage ou de la chance car vous allez seulement perdre votre temps … Harley. »

Il incline la tête de côté, lui adresse un clin d'oeil. Parce que Joker a beau sembler chercher à la convaincre qu'elle est venue inutilement, il sait pertinemment que la jeune femme restera et qu'elle va s'acharner. Mais à quel point ? Peut-elle se révéler aussi têtue qu'il l'est ? Il attend de voir, l'impatience masquée sous l'immense sourire éternellement figé à son visage.

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Jeu 16 Mai - 12:01



« La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. »

Je n’ai pas peur de lui, là est peut être mon plus grand tord, mais c’est pourtant bien le cas. J’avais vu d’autres criminels que lui, j’avais vu d’autres esprits torturés. Tous étaient singuliers. Tous étaient différents les uns des autres, et il est certain que le sien l’est aussi. Mais le tout est de ne pas se laisser démonter. La seule chose qu’ils veulent c’est nous faire fuir. Nous faire peur. Seulement moi … je n’en ai aucune envie. C’est sûrement malsain vous me direz, mais pourtant je ne peux pas m’empêcher d’être fascinée par ce genre d’esprit. Voyez vous, même en ce moment, son sourire ironique, ses yeux fous qui me dévisagent sans vergogne. Tout cela ne me fait pas peur, tout cela m’attire je dirais même. Et j’ai des envies de savoir. J’ai une soif de savoir débordante. Savoir pourquoi, comment, avec qui, de quelle manière. Toutes ces questions qui dansent dans ma tête. « Ce serait plus … appréciable dira-t-on. » je souriais en coin puis déclarais. « Bien, comme vous préférez dans ce cas, Joker. » Il sourit et se mit même à rire quand je lui disais que j’étais la seule à encore vouloir prendre son cas en charge. Il en avait vu beaucoup et tous avaient jeté l’éponge. J’aimais à penser que je ne le ferai pas. Mais ça seul l’avenir nous le dirait, pas vrai ? « Vous le voulez ? Oh, je dois le prendre comme un compliment alors ? A moins que vous ne vouliez satisfaire une curiosité mal placée mais je vous … pardonnerai dans ce cas, c'est tellement … humain. » je souris en coin. « La curiosité est un vilain défaut que je ne prétends pas ne pas posséder. Cependant ce n’est pas la raison pour laquelle je suis ici. » j’arquais un sourcil. Je jouais doucement avec le stylo entre mes doigts et ajoutais. « Les grands génies m’ont toujours intéressée. Et je pense que personne ne vous apprécie à votre juste valeur ici. » c’est un peu mentir, car en effet je suis là pour étancher ma soif de savoir. Mais je ne vois pas mon travail comme de la curiosité. Peut être que j’ai moi aussi un grain. Mais, vous en conviendrez, il n’est pas ici question de moi.

« Harleen … Quinzel … » je hochais positivement de la tête. C’était bien mon nom. Mentionner sa folie sembla le faire rire et j’observais attentivement toutes ses réactions. « La folie ? Oh elle ferait … très bien oui ! Mais de vous à moi, ce serait me manquer de respect. » voilà qui ne m’étonne pas. « Si je n'agis que par folie, alors mes actes sont … caducs. Pourquoi les garderait-on en mémoire si je n'ai pas conscience de ce que je fais et de plus, je soigne trop mes « apparitions » pour être un simple détraqué vous ne croyez pas hm ? Sé-rieusement … si un juré gobe ça c'est qu'il a sa place ici à Arkham. Après … cela dépend de la définition que chacun possède de la folie. » J’allais lui répondre mais il reprenais déjà la parole. « Votre nom, ça me rappelle ce personnage de la Commedia Dell'arte ; arlequin. Amusante cette ressemblance. Êtes vous venue me jouer une petite pièce privée ? » ce n’est pas faux tiens, je n’ai jamais vu les choses sous cet angle. « Mais je dérive un peu, au fond vous voulez juste essayer de trouver ce que personne n'a pu trouver justement. Je vous souhaiterai bien … du courage ou de la chance car vous allez seulement perdre votre temps … Harley. » je me mis à rire doucement en coin.

« Rétablissons bien les choses monsieur Joker, nous ne sommes pas ici pour m’étudier moi, mais vous » je fronçais les sourcils puis continuais. « Je ne pense pas que vous soyez fou. Sinon je ne serai pas là. » je souriais doucement et tapotais du bout des doigts sur le calepin qui était encore vierge pour l’instant. « Votre avocate semble en être persuadée mais ça n’est pas mon cas. Je qualifierai plutôt votre personnalité de chaotique. Un chaos débordant et pourtant aussi très calculé. Car vous n’agissez pas au hasard comme il serait facile de le penser. » D’une main je rangeais le calepin et le stylo, je n’en aurai pas besoin pour le moment. « Tout dépend ce que l’on appelle perdre son temps, vous savez. Je suis payée pour m’occuper de vous. » je souris doucement. J’étais têtue pour sûr, mais lui aussi, non ?

« A votre avis ... pourquoi est ce que vous vous êtes fait capturé? » peut être qu'en fait ça faisait partie de son plan. Mais ça on verrait plus tard.

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Jeu 16 Mai - 13:44



Ah ça va se corser. Elle dit rétablir les choses ; lui ne pense qu'à les bousculer, c'est en parfait contraste et ça ne peut pas s'accorder. La solution sera simple, l'un devra plier pour avancer dans cette histoire et Joker sait qu'il ne sera pas la celui-là. Un mot lui tire une grimace, il ne la cache pas car c'est là toute la subtilité de la chose. Celle fille formée pour déduire quelque chose de ce qu'elle voit a besoin d'informations, il lui en donne et mène le jeu.

« M'étudier ; bon sang c'est d'un … désagréable. » Volontairement il change de ton, le rend plus sombre, bien moins avenant et se tasse sur lui même, observant ses ongles devenus plus longs.

De là il la laisse parler, se montre vexé et même outré et il fait rouler ses yeux lorsqu'elle précise qu'elle est payée pour ça et qu'elle ne va donc pas lâcher l'affaire. Ah mais c'est si facile de mentir. Au fond il sait, il a comprit que l'argent n'avait pas d'odeur pour cette psychiatre ; elle est là par passion ! Elle a besoin de fréquenter des criminels, c'est limpide. Tellement d'autres ont préféré renoncer à un salaire pour l'éviter ; si elle était si normale non, elle ne serait pas là. Sur le moment, il éclipse sa dernière question et passe la langue sur ses lèvres. C'est là qu'il doit sortir une carte ; il doit marquer des points s'il veut lui empoisonner l'esprit.
Elle le désigne comme chaotique, si peu. Il est son meilleur agent …

« Rétablissez les choses, je préfère les perturber. » Commence-t-il, ne lui accordant aucun regard. « Vous ne me pensez pas fou, mais prétendez m'étudier. C'est bancale. J'ai comment dire ? Une sainte horreur de ces personnes qui me prennent pour un rat de laboratoire et puisque, je vous cite : vous êtes payée pour me mettre sous une loupe, je déduis en toute logique que vous ne valez pas mieux que mon avocate. Me psychanalyser c'est sous entendre que je suis une … bête de foire. Et je suis tellement lassééé de ces gens persuadés d'être saints d'esprits voulant jouer au profiler.»

Montrer qu'elle le vexe, qu'elle doit changer d'approche. Voilà l'idée ; qu'elle s'adapte à lui et pas le contraire. Joker n'est pas formaté, il évolue en funambule et passe d'un pied à l'autre sans annonce. Il riait une minute plus tôt, sa voix cingle maintenant comme une ceinture sur le dos d'un gamin turbulent.
Il étouffe un bâillement du dos de la main, se veut détaché, à la limite du dédain et pose sur la demoiselle un oeil vitreux, sans curiosité, lui fait comprendre qu'elle n'a plus le même intérêt qu'à son arrivée puisqu'elle veut à tout prix lui ouvrir le crane et jauger ce qu'il incarne.

« Je répondrai tout de même à votre question histoire que vous puissiez … justifier un minimum votre salaire de psy. Je n'avais pas tellement prévu de finir ici, mais je suis fataliste. Le chaos a certainement des plans pour son agent, et je suis intimement persuadé que mes jours ici sont comptés. » Il sourit, de coin, et considère son affreux uniforme orange. « Il serait criminel de m'obliger à porter ces vêtements hideux plus longtemps et puis, mon costume me manque, j'irai le retrouver tantôt. »

Il n'est pas à prendre comme les autres, pas à aborder si « sagement ». Le Joker ne se voit pas comme un monstre, il se considère même bien plus lucide que la moyenne. Il ne compte pas lui servir sa vie sur un plateau et s'il en vient à évoquer le passé il mentira, comme toujours. Quant à ses motivations, il ne lui dira rien de plus si la jeune femme s'entête à lui jeter des questions comme on jette du pain aux poissons. Oh non il lui faudra devenir plus réelle, sortir de cet air guindé et professionnel qui au passage ne lui va pas du tout.
Comme ennuyé, il détend un instant les jambes et les croise à la suite, levant le nez au plafond.

« Tous les mêmes vous les adeptes de la psychologie. Demander pourquoi ci, pourquoi ça, et comment, et dans quel but, et raah c'est tellement … chiant ! » Grince-t-il d'un ton mélodramatique. « À croire que vous ne savez même plus discuter. Tous à chercher la-petite-bête-qui-me-trotte-dans-le-cerveau en me reprochant de faire tomber des têtes alors qu'eux même ne savent pas aligner deux phrases simples et s'amuser un peu. »

Il hausse les épaules, soupire.

« Si vous tenez à faire pareil je ne vous en empêche pas … mais vous devrez faire un monologue parce que je n'ai -dans ce cas- aucun intérêt à vous parler. J'aurai peut-être trouvé ça drôle quelques semaines plus tôt mais à force ce jeu me lasse et je m'y ... ennuie. Sur ce, je ne vous montre pas la sortie, vous la connaissez très bien. »

Intérieurement il rit, et se frotte les mains. Elle va rester, s'adapter. Et si elle part elle reviendra. C'est comme dans une bombe, le compte à rebours est lancé. Et maintenant ; ça va devenir bien plus passionnant.

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Jeu 16 Mai - 15:48



« La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. »

Je le regarde. Et il ne semble pas apprécier ce que je lui dis. Mais en même temps je ne suis pas là pour lui faire plaisir. Non ? Je ne douterai pas. Je ne douterai pas de moi même. Je n’ai pas à douter de moi de toutes manières. « M'étudier ; bon sang c'est d'un … désagréable. » je souris doucement. Le choix de mot était pourtant vrai. J’étais ici pour l’étudier. Le décortiquer, le comprendre peut être même. Mais avant tout l’aider. Tout n’allait pas aussi simplement qu’on aurait pu le penser et dans un sens, ce n’était pas plus mal. Si ça avait été différent j’aurais été assez déçue. Il devenait plus sombre. Plus renfermé sur lui même. Et j’ai beau lui parler il reste vexé et prostré. Mais pour le moment ce n’est pas un problème. Nous n’avons pas besoin d’échanger. Il faut déjà installer une certaine confiance. Il faut établir ce lien avant tout pour pouvoir avancer par la suite. Et j’ai déjà très envie d’en savoir plus sur lui. C’est malsain, je me sais bien. Mais pourtant c’est ainsi. « Rétablissez les choses, je préfère les perturber. » me faire donc sa justicière ? Rétablir son honneur. Mais je ne suis pas là pour ça. Je suis là pour l’aider à s’en sortir. Pour donner de quoi argumenter à son avocate et qu’elle puisse le faire libérer. « Vous ne me pensez pas fou, mais prétendez m'étudier. C'est bancale. J'ai comment dire ? Une sainte horreur de ces personnes qui me prennent pour un rat de laboratoire et puisque, je vous cite : vous êtes payée pour me mettre sous une loupe, je déduis en toute logique que vous ne valez pas mieux que mon avocate. Me psychanalyser c'est sous entendre que je suis une … bête de foire. Et je suis tellement lassééé de ces gens persuadés d'être saints d'esprits voulant jouer au profiler.» je posais mon dos sur le dossier de la chaise et déboutonnais entièrement ma veste pour me mettre à l’aise. Croisant les jambes je l’écoutais. Je n’avais pas la bonne approche, mais je ne sais pas comment réagir face à lui, il est si lunatique et imprévisible. Je ne disais rien le laissant parler. Après tout ce n’est pas à moi de parler ici, mais à lui. Un petit sourire nait sur mon visage. « Rat de laboratoire ? Si ça avait été le cas je serai venue en blouse blanche et je vous aurais sur le champ administré des pilules dans le but de vous rendre moins expressif qu’un légume. » Il fallait que j’aille dans son sens. « Je suis ici pour discuter avec vous. Ironie du sort, je suis payée pour écouter les gens. Je suis là pour vous laisser vous exprimer. Chose qu’entre ces murs vous ne pouvez pas faire. Je me trompe ? » je souris. Trouver une approche différente n’était pas une chose aisée.

« Je répondrai tout de même à votre question histoire que vous puissiez … justifier un minimum votre salaire de psy. Je n'avais pas tellement prévu de finir ici, mais je suis fataliste. Le chaos a certainement des plans pour son agent, et je suis intimement persuadé que mes jours ici sont comptés. » j’arquais un sourcil. Il venait de piquer ma curiosité. Malgré son attitude faussement ennuyé de ma présence, je suis sûre qu’au moins il est heureux de pouvoir parler à quelqu’un. « Il serait criminel de m'obliger à porter ces vêtements hideux plus longtemps et puis, mon costume me manque, j'irai le retrouver tantôt. » Je souriais doucement et ne pus m’empêcher de me dire que le orange est en effet une couleur immonde qui ne va a personne. Mais en écoutant ce qu’il dit, il dit donc avoir le plan de s’évader ? Et comment ça ? Enfin … en définitive, s’évader d’Arkham n’est pas si difficile quand on a un brin de jugeote. Ce n’est pas comme si personne ne s’en était encore jamais échappé.

« Ecoutez Monsieur Joker » je me relevais un peu et posais les mains sur mes genoux. « Si vous ne m’aidez pas un petit peu je ne pourrai jamais vous faire sortir d’ici. » ce qui était vrai. Sans son concours je ne pourrais pas le faire sortir –ironique quand on connaît la suite de l’histoire hein? A moins qu’il ait déjà prévu un plan d’évasion. Ce qui ne m’étonnerai pas le moins du monde. « Tous les mêmes vous les adeptes de la psychologie. Demander pourquoi ci, pourquoi ça, et comment, et dans quel but, et raah c'est tellement … chiant ! » je souris intérieurement « Adeptes » comme si nous nous réunissions autour de grands feux de camp comme une secte. « À croire que vous ne savez même plus discuter. Tous à chercher la-petite-bête-qui-me-trotte-dans-le-cerveau en me reprochant de faire tomber des têtes alors qu'eux même ne savent pas aligner deux phrases simples et s'amuser un peu. » Je ne dis rien le laissant parler. C’est le but. Parler. « Si vous tenez à faire pareil je ne vous en empêche pas … mais vous devrez faire un monologue parce que je n'ai -dans ce cas- aucun intérêt à vous parler. J'aurai peut-être trouvé ça drôle quelques semaines plus tôt mais à force ce jeu me lasse et je m'y ... ennuie. Sur ce, je ne vous montre pas la sortie, vous la connaissez très bien. » Un large sourire se formait sur mon visage. « Bien … je crois que je me suis trompée. » dis-je avant de me lever pour aller vers la porte. « Clarkson ! Je sais que vous êtes là ! » Je ne le regardais plus. Clarkson réapparut un air victorieux au visage. Oui. La psy qui se prend pour plus importante que lui résigne. Vous comprenez ? Il me regarde avec dédain et je n’ai qu’une envie, lui foutre mon poing dans la tronche. « Prenez ça ! » dis-je après avoir retiré ma veste ainsi que mes talons pour me mettre à l’aise. Je lui tendais les habits à travers les barreaux. « Coupez également les caméras et apportez moi un grand verre d’eau et ce qu’il veut à mon ami ici. » je désignais le Joker qui n’avait –je crois- pas bougé de sa chaise. Clarkson était surpris. Mais je fronçais les sourcils. « Nous n’avons pas toute la journée Clarkson, et si ça ne plait pas au Directeur vous lui direz que je passerai le voir quand nous aurons fini. » j’attendais qu’il disparaisse pour aller chercher l’eau et ce que son client voulait et me débarassais de mon stylo et du calepin que je jetais dans l’allée un peu plus loin.

Je me retournais enfin vers lui. « Bien faisons selon vos conditions alors. » Un large sourire aux lèvres je défis également le chignon. J’avais l’air trop coincée pour qu’il me prenne au sérieux. « Puisque vous voulez discuter. Discutons. »

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Jeu 16 Mai - 17:17



Et bien encore heureux qu'elle n'est pas venue lui filer des pilules ! Il l'aurait fort mal pris. Après, bien sûr qu'il s'exprime ici ! Bon, sans que cela fasse la joie du personnel mais Joker ne sait pas se taire. C'est un défaut, mais par la même, ses paroles si précises finissent par toucher et il sait que ce n'est pas avec trois mots qu'on arrive à ses fins. Quant à l'aider … non tout de même, il ne fallait pas attendre après ça. Son procès est une farce, on ne le laissera jamais partir avec une gentille tape sur la main en lui demandant de ne pas recommencer. Bien sûr qu'il sera condamné à vie ! Ils veulent le parquer, le laisser croupir à l'ombre et prier pour que jamais plus on entende son rire en plein air. Il l'invite à partir ; persuadé qu'elle n'en fera rien et pourtant à la voir se lever il lève un sourcil. Oh … déjà ? Non ; évidemment.
Pauvre Clarkson ; son visage a perdu toute couleur quand elle lui a claqué ses affaires dans les mains et elle l'oblige en plus à apporter quelque chose. A lui aussi ? Tien donc, voilà qui n'est pas si commun. Joker étire les lèvres, sourit de toutes ses dents en jetant un regard au gardien.

« Un café noir et … tien, un paquet de cigarettes ! Et n'oubliez pas le briquet qui va avec ce serait bête. »

Sa dernière clope date de presque un an, mais il prend plaisir à en savourer une quelques fois, aimant la comparer à la durée de vie humaine. Embrasée, elle ne subsiste guère longtemps. L'autre le fusille d'une oeillade et s'en va chercher ce qu'ils ont demandé. Le criminel rit légèrement ; dans tes dents Clarkson ~ Il n'aime pas ce type trop sûr d'être en sécurité parce qu'il se trouve du bon côté de la porte. Elle revient plus près, défait son chignon dans un radieux sourire et Joker y répond alors, voilà qui est mieux !

« Et bien voilà, avouez que c'est plus … convivial ! » D'une main il repousse sa chevelure vers l'arrière et part d'un ricanement joyeux. « Je ne suis pas stupide, je sais que vous avez un travail à faire mais quitte à parler de … choses qui fâchent autant que ce soit moins formel. »

Il se lève en entendant l'autre revenir et lève une main pour signifier à la jeune femme de s'installer.

« J'y vais. » À la porte, il sourit et c'est tellement victorieux que l'homme en face semble mourir d'envie de lui arracher les yeux. Joker tend innocemment les mains, attend qu'on lui tende leur « commande » et une fois qu'il s'est emparé du tout il glisse quelques mots. « Et n'oubliez pas les caméras, Clark. »

Après quoi Joker revient à sa place, pose le verre d'eau devant la jeune femme et son café sur la table avant de commencer à déballer le paquet de cigarettes.

« Il est un peu stressé cet homme, vous devriez lui proposer une séance histoire qu'il vous avoue que son couple bat de l'aile à cause de ses heures supplémentaires. » Il en rit, allume une tige et tire une grande première bouffée.

Ah ben ça fait du bien. Il se sent déjà moins sur les dents. Il a moins envie de la démolir aussi accessoirement. Comme quoi les choses simples sont biens celles qu'il préfère, comme l'essence ou la poudre, trois fois rien mais ça lui plaît. Maintenant il songe à discuter, de tout de rien, quitte à lui donner quelques informations pour qu'elle ne se fasse pas sermonner. Au moins, si ses prochaines visites ressemblent à celle-ci il ne s'ennuiera jamais.

« Alors, on va déjà rendre ça plus équitable miss Harley. » Sourit-il, la regardant cette fois avec attention. « Vous savez pas mal de choses sur moi, j'ignore tout de vous … hormis que le chignon ne vous sied pas. »

Une façon de la complimenter, après tout il sait aussi trouver une femme à son avantage. Il reste un homme, sans forcément penser à mal, il est capable d'être attiré. Parfois pour de mauvaises raisons mais c'est une autre histoire. Il prend une gorgée de son café, et le savoure. Depuis le temps qu'il n'en avait plus eu un Joker en profite ; on interdit les excitants ici et il finira par rouiller à ne boire que de l'eau.

« Je me demandais ... vous exercez ici d'habitude ? Parce que si c'est le cas c'est vraiment étrange qu'on ne se soit jamais vu. »

Il fait le premier pas, l'invite, c'est du donnant donnant. L'homme ne se livre pas gratuitement, il veut des détails en retour afin de pouvoir s'en servir en temps voulu. Lui aura trop vite fait de mentir, de relater une histoire qui semblera réelle, d'imaginer un souvenir … saura-t-elle le faire pour tenter de sauver son esprit ? Ça reste à voir.

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Jeu 16 Mai - 18:05



« La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. »

Je souriais. Je sentais bien qu’il commençait à se sentir un peu plus à l’aise. Et je devais m’adapter. C’était au psy de s’adapter selon le patient. Et pas l’inverse. Cela me semblait tellement logique. Alors autant effectuer un virage à 180 degré. Et repartir d’un bon pied. Alors on change de décor. On se met à l’aise et on reprend depuis le début. Clarkson semblait atterré. Et ne m’attendais a avoir un appel du directeur dans la soirée pour expliquer mon comportement. Mais ce n’était pas si grave je saurais quoi répondre. Adaptation. Tout est une question d’adaptation. Et puis si tout le monde s’y est échoué avant, peut être que c’était parce qu’ils n’avaient pas trouvé la bonne technique. Ou alors qu’ils n’avaient pas le courage de prendre le taureau par les cornes et lui laisser un peu de liberté. Certains l’avaient « consulté » alos qu’il était en camisole, groggy et bien sûr en joue. Alors comment s’attendre à avoir des résultats dans ces conditions ? « Un café noir et … tien, un paquet de cigarettes ! Et n'oubliez pas le briquet qui va avec ce serait bête. » Voilà qui ne m’étonne guère. Je notais mentalement de ne pas lui laisser le briquet en partant. Clarkson m’ennuie et si j’avais le temps de le faire je le ferai changer de service. Heureusement je n’ai pas que ça à faire de ma vie.

Voilà, j’ai gagné au moins un sourire, c’est déjà un bon point. « Et bien voilà, avouez que c'est plus … convivial ! » je souris « Je vous le concède c’est bien plus agréable en effet. » je souris puis en déboutonne les manches pour les remonter un petit peu et terminer ainsi de me mettre à l’aise. Les pas de Clarkson s’éloignent et je suppose qu’il a été faire ce que je lui ai demandé. « Je ne suis pas stupide, je sais que vous avez un travail à faire mais quitte à parler de … choses qui fâchent autant que ce soit moins formel. » je hausse les épaules. « Comme vous préférez. Ce n’est pas moi qui établis les règles du jeu. » certains préféraient l’autorité. D’autres préféraient la décontraction. Tout varie selon la personne, mais au moins j’étais contente d’avoir trouvé quelque chose qui pique son intérêt. Au moins un minimum. Mais Clarkson revenait déjà et avec galanterie il m’invitait à m’installer alors que lui allait chercher ce que j’avais demandé. « J'y vais. » je m’obtempérais et m’assis sur le chaise posant les coudes sur la table. « Et n'oubliez pas les caméras, Clark. » je souris en coin mais ne réagis pas réellement. « Au revoir Clarkson. Je vous appellerai si j’ai encore besoin de vous. »

Il pose le verre et la tasse sur la table et entreprends de se saisir d’une cigarette. « Il est un peu stressé cet homme, vous devriez lui proposer une séance histoire qu'il vous avoue que son couple bat de l'aile à cause de ses heures supplémentaires. » je souris largement et prends une première gorgée de mon verre d’eau. « Si son couple bat de l’aile j’aurai plutôt dit que c’était à cause du penchant de sa femme pour les blondes à forte poitrine. » je me mis doucement à rire. Par chance –ou malchance pour Clarkson- oui j’avais déjà vu sa femme en « bonne » compagnie. Mais passons, la vie de Clarkson n’est pas le sujet du jour.

Il tire sur une des cigarettes et tendant la main vers le paquet je demande simplement. « Je peux ? » n’attendant pas réellement sa permission je pris également une cigarette et l’allumais gardant le briquet dans la main. « Alors, on va déjà rendre ça plus équitable miss Harley. » comment voulait il donc faire cela ? Je tirais un coup sur la cigarette et l’écoutais attentivement. « Vous savez pas mal de choses sur moi, j'ignore tout de vous … hormis que le chignon ne vous sied pas. » je souris doucement. Je lui avais déjà dit que nous n’étions pas là pour parler de moi, mais si lâcher des petites informations sans intérêt sur moi lui délierait la langue. Pourquoi pas. Je souris et rosis un peu quand il parlait de mes cheveux. « Je me demandais ... vous exercez ici d'habitude ? Parce que si c'est le cas c'est vraiment étrange qu'on ne se soit jamais vu. » je hochais positivement de la tête en prenant une seconde bouffée. « Depuis quelques années déjà. Mais j’ai un cabinet en ville où je suis plus souvent qu’ici. » je souris puis bois une gorgée d’eau lentement avant de continuer « Je ne viens ici que quand mon avis est désiré. » je souriais un petit peu. Voilà, c’était petite pierre après petite pierre qu’il fallait avancer. Je l’observais ne sachant pas très bien par où commencer. Pour le moment on le laissera poser les questions. Le laisser avoir confiance en moi. Le reste suivra bien assez vite. Je croisais les jambes et le regardais un sourire poli. « Qu’est ce que vous voudriez savoir sur moi ? » .

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Jeu 16 Mai - 23:18



Il rit franchement à l'évocation de la situation du gardien, ce n'est pas le sujet mais savoir ce qui se passe autour est assez tordant. Le Joker commence à connaître son petit monde, il sent qui est blasé, qui est là en traînant les pieds, qui cherche à briller ; il faut bien qu'il s'occupe et observer autour passe le temps faute d'autre chose. Lorsqu'elle demande pour prendre une cigarette -sans attendre une réelle réponse- il tend la main signifiant qu'elle peut, ce n'est pas comme si ça lui appartenait au fond.

Tiens, ses joues prennent une délicieuse teinte rosée lorsqu'il évoque ses cheveux, ça lui tire un sourire. C'est banal, mais ça lui change un peu les idées et avouez qu'on est toujours plus à l'aise en compagnie d'un joli visage. Celui de la psychologue lui plaît, elle a un petit truc, une lueur dans le regard qui lui va vraiment bien. Un rien … d'admiration peut-être ? Ah donc elle travaille ici, ils auraient dû lui envoyer plus tôt, qu'il se fasse moins chier avec des incompétents. Enfin, le directeur manque de jugement il faut croire.

« Oh je n'attends pas de confession, juste des choses toutes bêtes … voyez vous j'aime à penser qu'on ne noue aucune … relation sans une base aussi petite soit-elle. Cependant, c'est peut-être un peu impoli de vous demander ça. On se mentirait certainement très vite … »

L'homme rit, tire une bouffée de sa cigarette et souffle une ligne de fumée vers le plafond, pianotant du bout des ongles sur la table. Maintenant il s'agit de la dévergonder complètement ; arriver au moment où elle ne pensera plus au boulot et qu'elle pensera seulement, uniquement à lui. Un pas à la fois, sans presser, avoir l'air plus disposé. Joker prépare son jeu, défini l'enchaînement à venir. Pas de plan disait-il à quelqu'un un jour … Oh mais si il a des plans, un peu trop pour les citoyens de Gotham d'ailleurs ; à voir le point auquel ils espèrent que jamais Arkham ne le relâchera.

« Je pourrai vous demander d'où vous venez, votre couleur préférée, le parfum de glace qui vous plaît … on déduit des choses de tout ça, mais je passe mon temps entre mes quatre murs à croiser des psy qui veulent justement trop déduire. Alors ; à quoi bon franchement ? » Il hausse les épaules, pince la cigarette entre ses lèvres et jette un oeil autour de lui. « Je ne sais même pas le temps qu'il fait dehors ... »

Un rien de lassitude, un soupçon de « peine ». La toucher, il doit aller pincer les cordes sensibles, lui laisser cette illusion qu'avec elle il peut être autrement, plus « humain », montrer une émotion autre que cette joie permanente et ces hilarités morbides. Le criminel lui adresse un sourire en coin, un air de « on y peut rien » et il fait tomber la cendre sur le sol.

« Vous devez penser que la place d'un … criminel est ici, derrière des barreaux. Mais je ne me sens pas si mauvais soit dit entre nous. Pourquoi le serais-je d'ailleurs ? Parce que je prétends que chacun devrait suivre ses humeurs et tuer son voisin si celui-ci lui manque de respect ? On a tué pour moins que ça à travers l'histoire ; j'ai dû me … tromper d'époque en fait ! »

Il termine son café, repose le récipient et hausse à nouveau les épaules. Il doit montrer une espèce de faille, lui inspirer plus de tendresse que de curiosité et quand ce sera fait il pourra l'utiliser. Il faut que ça fonctionne cependant et c'est plutôt bien parti pour. Reste à voir dans le temps. Un soupir passe ses lèvres, et bêtement il demande, d'une voix presque douce, comme un murmure :

« Il fait quel temps donc ? »

Tout de même, c'est bien plus simple d'être méchant …

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Ven 17 Mai - 12:40



« La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. »

En réalité je pourrais m’habituer à cette situation. Peut être même un petit peu trop facilement … mais quoi qu’il en soit, ce petit changement d’habitudes n’est pas pour me déplaire. Je ne suis pas vraiment contrariante vous savez. Tant qu’il y a un peu de résultat. Et les choses prennent plus ou moins de temps selon les gens. On verra bien comment ça va se passer. On ne peut pas lire dans le futur, pas vrai ? Alors … comme on dit, qui vivra verra.

Nous nous mettions à l’aise. Ou peut être en fin de compte juste moi, mais, quoi qu’il en soit c’était une étape nécessaire. Je tombais un peu le masque de la psychiatre bien sous tout rapports. C’était différent très différent mais pas désagréable. Je lui disais donc que j’étais au service d’Arkham depuis un petit moment déjà même si j’avais mes propres patients en ville. Je ne refuse jamais une intervention à Arkham. J’ai toujours été fascinée par les grands criminels. Fascination morbide peut être. « Oh je n'attends pas de confession, juste des choses toutes bêtes … voyez vous j'aime à penser qu'on ne noue aucune … relation sans une base aussi petite soit-elle. Cependant, c'est peut-être un peu impoli de vous demander ça. On se mentirait certainement très vite … » je souriais doucement mais je ne voyais pas tout à fait où il voulait en venir. Enfin surtout je ne voyais pas ce que ça pourrait apporter. Mais j’étais prête à le faire. Et peut être que c’était bien là que tenait la clef du mystère. Mon professeur d’université me dirait que c’est ici que je vais commencer à me perdre. Qu’il ne faut jamais parler de soi pendant une séance. Qu’il faut garder la confidentialité et son statut de médecin. Mais au diable mon professeur, ce n’est pas tus les jours qu’un a la chance de rencontrer le Joker. Cependant, ça veut dire que les dés sont pipés d’avance.

« Je pourrai vous demander d'où vous venez, votre couleur préférée, le parfum de glace qui vous plaît … on déduit des choses de tout ça, mais je passe mon temps entre mes quatre murs à croiser des psy qui veulent justement trop déduire. Alors ; à quoi bon franchement ? » je souris doucement. Il n’avait pas tord, mais je ne voyais quand même pas ce qu’il voulait de moi en retour. « Je ne sais même pas le temps qu'il fait dehors ... » oh la météo. C’était ce qui l’importait ? Je pris une petite pause pour le regarder et l’observer puis tirais une nouvelle fois sur la cigarette. Bon sang que ça faisait du bien, je n’étais pas une grande fumeuse, mais une fois de temps en temps ça ne fait pas de mal. « Vous devez penser que la place d'un … criminel est ici, derrière des barreaux. Mais je ne me sens pas si mauvais soit dit entre nous. Pourquoi le serais-je d'ailleurs ? Parce que je prétends que chacun devrait suivre ses humeurs et tuer son voisin si celui-ci lui manque de respect ? On a tué pour moins que ça à travers l'histoire ; j'ai dû me … tromper d'époque en fait ! » Je souris doucement. Oui en en fait il a du se tromper d’époque. De nos jours il faut se contrôler. Savoir se contrôler. Ne pas céder à ses instincts primaires, ne pas sauter sur celui qui vous casse les oreilles car ça ne se fait pas. Ne pas tuer le bébé des voisins car il hurle la nuit. Ca ne se fait pas on ne touche pas aux gosses. Et pour mon sommeil on fait quoi ? Je soupire doucement et après avoir terminé ma cigarette l’écrase sur le coin de la table.

« Il fait quel temps donc ? » un sourire se dessine sur mon visage. « Aucun soleil à l’horizon. Mais il ne fait pas pour autant froid. Je dirais presque orageux, je pense que ce soir on aura de la pluie. » je me prenais à présent pour une miss météo ? Un large sourire se dessine sur mon visage. C’est le début de la fin et j’aurai du le sentir.

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Ven 17 Mai - 20:08



La météo du jour, c'est simple, ça lui donne un air moins meurtrier de montrer qu'il sait s'intéresser à des choses banales. Il s'en moque en vrai, mais il faut bien lui faire miroiter quelques illusions. Un sourire presque tendre lui tire la bouche et il hoche la tête, écrasant à son tour sa cigarette sur la table. Laissant planer un silence d'une minute, Joker prend un air pensif, un oeil plissé avec réflexion.

« La pluie, ça me rappelle un vieux souvenir. C'est marrant comme un changement de climat vous renvoie des années en arrière ! » Il rit, tire une nouvelle cigarette plus pour s'occuper les mains que pour profiter du tabac. « Je devais avoir une dizaine d'années je crois, et je rentrais de l'école ... »

Il passe la langue sur ses lèvres, lâche un rire clair, qu'il rend presque enfantin.

« Il pleuvait à verse et je devais … remonter la route au bord du canal, il y avait un petit bois tout le long c'était vraiment … agréable comme ballade. Et puis je ne sais pas … je devais m'ennuyer un peu sous mon petit parapluie ... » Le criminel fait rouler ses épaules sous sa chemise de prisonnier, se penche un peu pour récupérer le briquet et embraser la tige de papier. « Alors ! J'ai commencé à sauter dans les flaques, évitant les endroits secs et c'était tellement drôle je me souviens ! »

Il se met à rire, relate l'histoire de ce petit garçon affublé de chaussures bientôt lourdes d'eau, avec son imperméable mauve, son sac à dos sur l'épaule, un sourire délicieusement innocent à son visage encore intact. Là il relève les yeux vers la jeune femme, vérifiant bien qu'elle est avec lui, qu'elle suit et profite bien de l'honneur qu'il lui fait en lui confiant un détails de sa vie passée. C'est une poussière, trois fois rien mais elle sera la première à qui il accepte de raconter quelque chose.

« Et là, un peu plus loin il y avait un type qui habitait au bord du bois, un chasseur je crois, et il avait des chiens mais je les avais complètement oublié tant je m'amusais et quand je suis passé … devant le portail ils se sont mis à aboyer, tous, comme ça les uns les autres ! » Explique-t-il, ajoutant de grands gestes à sa tirade pour mimer la surprise de sa situation. « Et là j'ai été surpris ! Et PLOUF ! J'ai glissé et je suis parti tête la première dans le canal ! Ha pour le coup … la pluie m'aurait tellement moins mouillé ! »

Reparti à rire, il fait tomber la cendre, tire une bouffée et la souffle en ricanant, formant de petits nuages à chaque expiration.

« Je suis rentré comme ça, et mon père m'a pratiquement cassé le nez quand il m'a envoyé sa main à la tête … bizarrement, je retiens surtout le plaisir que j'ai eu à jouer bêtement. Et je ne me souviens mêmes plus de ses sermons ou de ses cris de colère. Je dois avoir la mémoire très sélective en fait ... »

Il a baissé les yeux sur la table, souriant toujours et fumant en silence. Un petit moment de flottement où il laisse l'impression d'être perdu ailleurs, de revivre la chose, sans remords, avec tendresse.

« J'ai dû vous ennuyer avec mes pitreries de jeunesse ; pardonnez mon élan. » Lui dit-il finalement, plongeant à nouveau les yeux dans les siens. « Je ne sais même pas pourquoi ça me revient d'ailleurs. Peut-être le temps en fait … »

Il soupire doucement, ouvre les mains devant lui.
A-t-il menti ? Personne ne le saura sinon lui. Est-ce une vérité si inutile qu'il peut se permettre de lui dire ? Ou encore un de ses récits monté de toutes pièces comme un puzzle informe ? Joker ne se livrera jamais, il ne confirmera pas plus qu'il démentira et reste à chacun de voir les choses comme il l'entend. Le croira-t-elle, sera-t-elle un rien touchée par l'enfant dépeint autrefois, ou s'en moquera-t-elle, à moins qu'elle le note mentalement, bien décidée à ne faire que son travail ? Les réponses sont aussi variées qu'elles sont encore à définir, et la suite en entraînera une autre dans un enchaînement sans fin. Joker songe alors :

Et ça … c'est un chaotique … effet papillon, Darling ~

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Jeu 30 Mai - 12:09



« La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. »

Je l’observais, pour le moment je ne pouvais faire que ça. Il y avait tout un processus à mettre en place et je devais autant gagner sa confiance que l’inverse. Donc pour le moment. Il fallait répondre à ses attentes principalement. Et ainsi donc nous parlions météo. Une chose plus ou moins sans importance, mais au moins c’est déjà un début. Je jetais un bref coup d’œil aux caméras dans le couloir. Elles étaient éteintes. Bien au moins cet imbécile avait fait ce qu’on lui demandait. Où ça nous mènerait, aucune idée, mais … j’avais remplis ma part du contrat pour le moment en tout cas. A lui à présent. Et d’ailleurs il ne tardait pas … une anecdote de son enfance. « La pluie, ça me rappelle un vieux souvenir. C'est marrant comme un changement de climat vous renvoie des années en arrière ! » je l’écoutais et le regardais attentivement en buvant une nouvelle gorgée d’eau. Je souris doucement pour l’encourager à continuer. « Je devais avoir une dizaine d'années je crois, et je rentrais de l'école ... » mentalement je notais ce qu’il racontait. Son rire envahissait la pièce et déjà il avait capturé mon attention et j’avais hâte qu’il continue. « Il pleuvait à verse et je devais … remonter la route au bord du canal, il y avait un petit bois tout le long c'était vraiment … agréable comme ballade. Et puis je ne sais pas … je devais m'ennuyer un peu sous mon petit parapluie ... »
« Alors ! J'ai commencé à sauter dans les flaques, évitant les endroits secs et c'était tellement drôle je me souviens ! Et là, un peu plus loin il y avait un type qui habitait au bord du bois, un chasseur je crois, et il avait des chiens mais je les avais complètement oublié tant je m'amusais et quand je suis passé … devant le portail ils se sont mis à aboyer, tous, comme ça les uns les autres ! Et là j'ai été surpris ! Et PLOUF ! J'ai glissé et je suis parti tête la première dans le canal ! Ha pour le coup … la pluie m'aurait tellement moins mouillé ! » j’étais réellement suspendue à ses lèvres. Attendant la suite de l’histoire, je l’imaginait même enfant vivre la situation qu’il me décrivait. L’imaginer enfant n’était pas aisé alors mon imagination le voyait comme il était là, en face de moi, en version miniature … Il était lui aussi pris dans son discours. Mise en scène ou réalité. Je vous avoue que je ne me posais pas la question à ce moment là. « Je suis rentré comme ça, et mon père m'a pratiquement cassé le nez quand il m'a envoyé sa main à la tête … bizarrement, je retiens surtout le plaisir que j'ai eu à jouer bêtement. Et je ne me souviens mêmes plus de ses sermons ou de ses cris de colère. Je dois avoir la mémoire très sélective en fait ... » je soupirais doucement. Je pouvais aisément imaginer la scène. Ce gamin est tellement loin de l’homme qu’on le décrit être. Ce personnage chaotique.

Il me sortit alors de mes pensées et de mon « émotion » qu’il venait de créer. « J'ai dû vous ennuyer avec mes pitreries de jeunesse ; pardonnez mon élan. » je sursautais un petit peu. « Oh, non pas du tout, au contraire. » je souriais doucement pour appuyer mes paroles. « Je ne sais même pas pourquoi ça me revient d'ailleurs. Peut-être le temps en fait … » je soupirais. « Non non c’est un bon début. » un petit sourire passa sur mes lèvres quand je tendais la main vers le paquet de cigarette en demandant « Je peux ? » en attendant sa réponse je l’observais. Je ne le savais pas encore mais … ça y est. Il avait réussi à tisser le premier lien avec moi. Lien menant à faire de moi par la suite sa compagne dévouée. Et ça ... lui peut être qu'il le savait déjà


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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Lun 3 Juin - 20:48



Elle a suivit, il a vu son visage changer à mesure de ses paroles et de son récit. Un peu de tendresse peut-être pour illuminer ses yeux, un petit sourire à l'imaginer enfant, adorable comme la plupart des mômes. Il n'en a pas perdu une miette, a saisit les temps morts et au final elle s'exclame qu'il ne doit pas s'excuser pour cette confession imprévue. Il a tissé sa toile, a prit le rôle de l'araignée et le joli papillon est désormais englué dans les fils.

« C'est plaisant comme ça vous savez, se sentir écouté peu importe ce qu'on raconte. » Un petit haussement d'épaule, un peu de fatalisme. « Ils attendent que je parle de ce que j'ai fais à longueur de journée alors que sincèrement … je ne me contente pas que de ça. »

Entrouvrir la porte, laisser filer la lumière et lui laisser croire qu'elle a encore tellement de choses à apprendre le concernant, qu'elle n'a pas fini de sourire, de rire à le rencontrer et à lui emboîter le pas. Joker provoque, bouscule à grande ampleur mais, parce qu'il ne parle pas à une de ces brutes policières il le fait pour elle de manière indétectable par dessous la table, sans qu'on imagine qu'au fond tout est calculé et pensé. Il attend de devenir pour elle une obsession, une nécessité voir une drogue. Un lien tellement fort qu'elle en oubliera tout les autres et le peu de raison qu'elle croit encore posséder car oui, l'homme estime que le monde est aussi instable que lui et qu'ils se voilent la face -ces bons citoyens- à se croire mieux que leurs voisins. Il y viendra, un pas à la fois et lui montrera ses tours, la grandeur de ses spectacles et s'il ne lui voue au final aucun attachement sincère, il se pourrait qu'elle ait une place dans son quotidien. Un titre suffisant pour qu'il en vienne à penser à elle de temps à autre alors qu'il oublie plus volontiers ceux qui gravitent autour de lui en temps normal.

Elle tend la main, demande la permission pour prendre une cigarette et là Joker le saisit lui même, tire une tige de papier et l'allume, lui tendant à la suite. Un sourire « doux » à la bouche, un éclat dans son regard, une confiance fausse en lui mais que son corps rend réelle. Jouer la comédie, il sait tellement bien faire et provoque même l'empathie à évoquer les histoires les plus tragiques de ses cicatrices. Oui LES, parce qu'il en a beaucoup en réserve. Et pas dit qu'elle les connaîtra, au pire il se contentera de lui servir la plus plausible mais la vérité restera au fond de sa gorge. C'est ainsi.

« Vous savez ce qu'on dit ? Quand deux personnes partagent la même cigarette ? »

Et il brise la glace, avance lentement la main vers la sienne pour la prendre. Il y a une certaine élégance dans ce geste, à la mesure du personnage qu'il est et il lui glisse l'objet entre les doigts, lui offre son sourire le plus charmeur, le plus réel. Sans le forcer, sans grand éclat de rire déglingué. Il lui présente le visage d'un homme simple, un rien décalé sans doute, mais qui a peut-être bien plus de manières que certains débiles qui la rencontre en lui adressant quelques allusions perverses.

« On dit qu'elles partagent les mêmes rêves, Harley. »

Les rêves, une promesse à demi mot. Il lui laisse entendre qu'ensemble ils pourraient en arriver à de grandes choses, qu'ils ont en commun des idées assez semblable et qu'elle devrait le croire, le suivre, devenir tout ce qu'il désire. Et Joker ne doute pas qu'elle puisse le devenir un beau jour. Que viendra un temps où il fera trembler Gotham et ses habitants avec la jeune femme. Qu'elle sera sa meilleure alliée, celle qui fera tout pour lui. Il le sent, c'est comme une évidence. C'est assez étrange quand il y pense … mais oui, c'est ça. Joker en est convaincu : elle sera son Harley Quinn.

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Jeu 6 Juin - 16:21



« La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. »

Je l’observais. Il était vraiment un personnage des plus étonnant et hauts en couleur qui m’ait été donné de rencontrer. C’était aussi terriblement plaisant. Et je sentais qu’au fil des mots, au fur et à mesure des secondes qui s’égrenaient inlassablement sur le cadran, je m’engluais dans sa toile d’araignée. [hj : omg j’avais commencé sans lire ce que tu avais mi et là je vois que toi aussi tu parle d’araignée XD] Comme un petit moucheron qui s’y serait fait prisonnier. Oui j’étais presque à sa merci, et ça je ne le comprenais pas encore, avec du recul peut être que oui j’aurai pu m’en rendre compte. Bien sûr. Mais ce n’était pas le cas. Pas encore. J’étais perdue. Son regard, ses gestes … tout m’attirait fatalement vers lui. « C'est plaisant comme ça vous savez, se sentir écouté peu importe ce qu'on raconte. » je souriais doucement. « Ils attendent que je parle de ce que j'ai fais à longueur de journée alors que sincèrement … je ne me contente pas que de ça. » je hochais doucement de la tête. « C’est parce qu’ils n’arrivent pas à vous cerner » je soupire doucement et implique un petit peu par la que moi j’y arrive. Ce qui est totalement faux. Au contraire même je suis en totale improvisation là. Mais ça s’il est aussi intelligent qu’il y paraît il doit bien le savoir.

Puis je lui demandais si je pouvais prendre une cigarette. Mais il m’interrompt, prend une des cigarettes et l’allume. Le sourcil arqué je l’observe me demandant comment je devrais réagir. Il me regarde avec attention mais sans aucune animosité. Et je me perd dans son regard. J’imagine ce qu’il peut penser en son for intérieur. Je suis curieuse. Il me la tend et je la saisir la portant à mes lèvres. « Vous savez ce qu'on dit ? Quand deux personnes partagent la même cigarette ? » je le regarde sans comprendre. Il se rapproche de moi et mon souffle se coupe un petit peu. Il m’observe, charmant, tellement loin du nihiliste qu’on le décrit être. « On dit qu'elles partagent les mêmes rêves, Harley. » suspendue à ses lèvres ses paroles m’atteignent de plein fouet et je recule un brin surprise. Peu à peu je perds pieds et je tombe dans cette œuvre d’art. Dans son piège. Peu à peu il fait de moi … sienne.


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Je pense qu’on peut clore celui là, non ? Peut être en faire un nouveau ou je suis déjà sous ta coupe ?
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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEEN — « La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités. » Lun 9 Sep - 18:02

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