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 C'est le silence des uns qui provoque la fureur des autres [Kieran Lockhart] TERMINE

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MessageSujet: C'est le silence des uns qui provoque la fureur des autres [Kieran Lockhart] TERMINE Mer 11 Sep - 15:39

De cette douleur dévorante que je ressentais, je ne savais que dire. De ce mal cuisant auquel il m’avait condamné, je ne savais que penser. Kieran Lockhart, grand sénateur, se prétendait humain alors que cet être ne m’avait apporté qu’un sentiment de trahison et de honte. Aveugle de naissance, d’un milieu aisé qui faisait de lui un monstre d’égoïsme. Qu’il montre à ses prétendus amis qu’il était bon alors qu’il savait très bien qui il était réellement. Il n’était qu’un enfant du mensonge et de la déchéance, même si son nom et son visage étaient celui d’un ange. Seulement, derrière ce visage, il y avait un démon qui se révélait à celle qui… était trop naïve pour comprendre qu’il n’avait rien à offrir. Pourquoi ? Parce que Kieran ne se souciait que de lui. Je le savais. J’aurai dû le savoir. Et pourtant, je désespérais de me sentir si blessée par son attitude car il était la poussière d’une illusion encore présente en mon cœur. Je devais y remédier. Je devais l’expulser. Ainsi, il serait définitivement mort dans cette partie de mon corps.

Bien décidée à mettre un terme à ma fureur et à cette souffrance, mes pas m’amenaient devant l’immeuble de cet être abject. J’entrais comme une furie à l’intérieur, faisant fît de la réceptionniste, et entrait dans l’ascenseur. J’appuyais sur mon étage et attendais en réfléchissant aux bons mots à prononcer. J’allais le tuer sur place. Les portes s’ouvrirent et arrivais dans un petit hall décoré avec plus de goût. Je ne pris même pas la peine de regarder la secrétaire, réceptionniste ou peu importe qui était cette greluche à hauts talons version poufiasse et me dirigeais directement vers la porte du cabinet. A croire que je connaissais les lieux ! Par tout à fait, mais je connaissais l’étage avant d’arriver ici et comme il n’y avait qu’une seule porte donnant un air prestigieux à la pièce… Le bureau était rapidement repéré. La femme tenta vainement de me stopper dans mon élan, mais entre talons aiguilles et grosses botes, je l’emportais haut la main dans la course du 15 mètres.

Sans aucune cérémonie, j’ouvrais la porte, Barbie collée à mes basques. Il était là. Ce salaud que j’avais invité chez moi, pour qui j’avais cuisiné, que j’avais laissé me baiser et qui n’avait jamais rappelé ou donné signe de vie. Qu’il fasse sa prière car je comptais bien mettre fin à ses jours.

- « Trois semaines sans coup de téléphone… Sans petit mot tendre… Où est l’amour ? Ou devrais-je dire… Pourquoi ne m’as-tu jamais rappelé après m’avoir baisé, fumier ? »



[HRP : j’espère que ta secrétaire n’est pas un membre du forum, sinon je m’excuse ! >.<]
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MessageSujet: Re: C'est le silence des uns qui provoque la fureur des autres [Kieran Lockhart] TERMINE Jeu 12 Sep - 20:08



Ce silence confirmait mon attachement.


« Je comprends…oui...je vais faire parvenir une participation généreuse. Même si ça ne saurait sécher leurs larmes. Transmettez leurs mes sincères condoléances, je les recontacterai. Merci Jeff, au revoir. »

Trente ans. Le fils d’un collègue sénateur. La seconde génération, abattue en pleine rue. Les raisons sont encore bien floues, même si ici, à Gotham, la plupart des meurtres ne renvoi l’écho d’aucune excuse. Jamais.
Trente  ans. Presque mon âge. Et pourtant je me range dans la catégorie des ainés, des parents. Je n’ai pas d’enfants et me situe dans les hautes sphères de tous les domaines.
Tué par balles. Dans quoi baigne le père de ce jeune homme ? Quelle vengeance la mafia a-t-elle voulu exécuter en retirant la vie à un gamin à peine sorti de l’école ?! Quelle menace tente-t-elle de faire résonner à travers ces glauques coups de feu ?

Je me masse le front dans un soupir las. Fatigué. Il n’y a plus grand-chose à faire. Le pouvoir, le véritable pouvoir, a toujours été entre leurs mains. Ce n’est pas moi, ma grande gueule et mon talent pour formuler des choses qui vont repousser la violence dans cette ville…
Me retirer des affaires louches devient de plus en plus risqué, et les chèques signés pour eux sont autant de coups que je m’inflige. Le cercle vicieux est bien rôdé, je ne suis pas certain de pouvoir leur échapper. Et la conclusion se rapproche, à chaque nouveau décès.

Je n’entends pas ce qu’il se passe de l’autre côté du bureau. Logiquement ma secrétaire – dévouée et efficace – sait gérer à peu près toutes les situations. A peu près. Car Mia Mikaelson n’est pas franchement le genre de situation courante.
Qu’ai-je gardé de notre soirée ? Une obsession. Une rancœur. Un malaise. Un désir dévorant, de ridicules espoirs.
Quand la belle entre dans la pièce, je replace le téléphone sur son boitier et, relevant le visage, je fais mine d’être étonné.

Évidemment, après la nuit que nous avons partagés, une femme normale aurait eu cette réaction. Mais, ce n’est pas une fille comme les autres ! Je ne m’attendais pas à tant de…banalité dans sa personnalité. Dire que j’ai crains de la recontacter, de faire face à un dégout moqueur !
Navré et surpris, je m’approche en me frottant la nuque.

« …L’amour ? Vous vous foutez de moi ? »

Non, je ne lui manquerai pas de respect, quand bien même mon attitude place entre nous des barrières. Je veux d’abord savoir de quoi il s’agit exactement car les mots employés sont déroutants. Tendre ? Amour ?
N’avons-nous pas participé à un jeu ? De l’amusement ? Du divertissement ? N’étions nous pas légers, comblés et décidés sur la non-importance de nos rapports ?

En théorie peut être. Mais en pratique, je pense beaucoup trop souvent à elle.

« Inutile de hausser le ton et, comment êtes vous entré ?...Qu’importe. Il semblerait que nous ayons, l’un comme l’autre, attaché beaucoup d’importance à notre soirée. C’est vous qui faites le premier pas, soit. Ne m’en voulez pas Mia, j’étais loin d’imaginer que vous espériez des nouvelles…je suis flatté, vraiment, mais pas aussi prétentieux qu’on le dit : je pensais que vous aviez fait le tour de ma personne cette nuit. »

Non je n’ai pas honte de parler de moi comme d’un objet qu’on ausculte, qu’on dissèque et qu’on observe pour le simple plaisir de s’occuper à gouter un nouveau parfum. Sucré et excitant. Après tout, pour l’heure, je ne mérite pas meilleure image.

Cependant je n’ai pas l’intention de me laisser insulter plus longtemps. Comment aurai-je pu savoir qu’un coup de fil était attendu ? J’ai préféré ne rien tenter, dans l’immédiat. Si nous nous étions croisés par hasard, sans doute que j’aurai fait un pas ou deux. Mais dans ces conditions, avec un agent du FBI, permettez moi d’avoir été prudent ;
Ni pour ma réputation. Ni pour ma fortune. Encore moins pour ma fierté.
Mais pour mon cœur.
Mia Mia Mia.

« Je suis heureux de vous voir. Je vois malheureusement que ce n’est pas votre cas. Me croyez-vous ? Je suis heureux. Et je n’attendais que ça. Seulement, je n’ai pas eu le cran de tâter ce terrain inconnu. Vous me plaisez Mia, et je répète ce que j’ai dit ce soir là, vous n’êtes pas comme les autres. C’est ce qui me plait chez vous. »

Je sors deux verres et m’apprête à les remplir d’un whisky tout ce qu’il y a de plus rafraichissant. A-t-elle deux minutes à m’accorder ? Son sac est-il vidé ? J’en doute. La miss est une boule de feu, incandescente, inépuisable, explosive. Je risque d’en prendre encore plein la gueule.
Tout ce qu’elle veut, mais pas son absence.
Qu’elle reste, encore.

Je m’approche, lui tends son verre en collant presque nos corps. Je cherche les coups ? Elle sait de quoi est faite l’attirance qui nous anime. Elle sait pourquoi elle est là, aussi bien que moi. Crier ? Sans doute. Nous rapprocher : inévitablement.
Ça devenait urgent.
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MessageSujet: Re: C'est le silence des uns qui provoque la fureur des autres [Kieran Lockhart] TERMINE Mer 18 Sep - 17:43

Je lui hurlais ma rancœur à propos de cette soirée et ce couillon croyait réellement qu’il s’agissait d’a- d’amour ? Non, mais sérieusement ! Pour qui me prenait-il ? Je n’étais pas le genre de midinette qui suppliait un homme de la garder ! Je n’étais pas le genre de femme qui attendait après un homme tel que lui. Je pensais… Je croyais tout simplement que c’était plus que du sexe. Pas forcément une amitié, mais une certaine connexion. Nous avions partagé quelque chose d’assez fort pour deux personnes qui ne s’étaient croisées que deux fois. Nous nous étions confiés dans une moindre mesure. Je lui avais parlé de mon mari décédé et peut être même de ma fille. Je ne le disais pas à n’importe qui et je croyais… Qu’il respecterait au moins ça. Je ne couchais pas à droite et à gauche. Bien au contraire ! Kieran… Il n’y avait pas eu d’homme jusqu’à Kieran… J’étais vraiment stupide… Je savais qui il était depuis le début et je l’avais laissé entrer dans ma vie de plein grès.

Je ricanais devant son arrogance. Je rigolerais bien si la situation n’était pas aussi pathétique. J’étais pathétique et il s’amusait de ma réaction. De toute évidence, ma réaction l’amusait, le flattait et il devait sûrement penser qu’il avait gagné, que j’étais complètement dingue de lui. Je ne niais pas mon inclination envers lui, mais devant une telle attitude… J’étais simplement dégoûtée. Davantage lorsqu’il me fit son numéro de tombeur à deux balles. Il était heureux de me voir. Je lui plaisais… Non mais de qui se moquait-il ? Et il se permettait en plus de se coller à moi en me proposant un verre. Malgré ses tentatives, je restais droite, parfaitement froide comme si je m’adressais à un inconnu. Il ne m’était rien. Il n’était qu’un homme politique corrompu parmi d’autres, un pourri de plus qui arpentait cette terre.

- « Ne me faites pas croire que cette soirée a été importante pour vous car si ça avait été le cas, je ne serais pas là. Et vous n’avez aucune raison de vous sentir flatté car je suis peut être venue ici, mais vous venez de me prouver que vous étiez bien cette personne que je pensais. Je vous ai invité chez moi… J’ai partagé la nuit avec vous, chose que je n’avais pas faite depuis la mort de mon mari. Et oui, c’était de l’amusement… Mais ce n’était pas que ça… Du moins… C’était ce que je croyais… »

Je n’étais plus en colère. Seulement dépitée, déçue… Je m’étais laissée aller avec cet homme et ça n’aurait jamais dû se produire.

- « Mais oubliez… Ca n’a plus d’importance maintenant… Restez dans votre monde, sortez avec qui vous voulez, ça ne changera rien. Vous resterez cet homme, seul et arrogant, que vous êtes aujourd’hui, car vous ne pouvez concevoir qu’une femme ait pu s’intéresser à vous et non à votre argent ou vos relations. Je vous plains… Sincèrement. »
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MessageSujet: Re: C'est le silence des uns qui provoque la fureur des autres [Kieran Lockhart] TERMINE Ven 20 Sep - 14:34



Ce silence confirmait mon attachement.


- « Ne me faites pas croire que cette soirée a été importante pour vous car si ça avait été le cas, je ne serais pas là. Et vous n’avez aucune raison de vous sentir flatté car je suis peut être venue ici, mais vous venez de me prouver que vous étiez bien cette personne que je pensais. Je vous ai invité chez moi… J’ai partagé la nuit avec vous, chose que je n’avais pas faite depuis la mort de mon mari. Et oui, c’était de l’amusement… Mais ce n’était pas que ça… Du moins… C’était ce que je croyais… »

Plus elle parle, et plus ma fierté s’accroit. Ce n’est malheureusement pas tout. Plus Mia s’exprime sur cette soirée que nous avons partagée, plus elle pose des mots sur cette drôle d’aventure, et plus je me sens minable. Honteux. Désolé. Impuissant.

Je ne baisse cependant pas les yeux, tenant à écouter absolument tout son discours et plus encore. Déposant son verre sur le reposoir le plus proche, je porte un instant le mien à mes lèvres pour avaler deux gorgées. Revigorantes. Nécessaires. Puis, le silence revient. L’espace de quelques instants. J’essaye d’analyser, de correctement étudier ce qui a été dit et une seule chose me parvient, comme une conclusion suffisamment claire pour se contenter d’être la seule à retenir : j’ai été blessant envers Mia Mikaelson. La flicette.

« Ce n’était pas que ça pour moi non plus Mia ! Je…je suis lamentable et je ne m’en cache pas, il est vrai que ce genre de nuit imprévue m’arrive de temps à autre… » Trop souvent en fait. « …mais ce n’était pas un moment commun. Ce n’était pas habituel pour moi, vous êtes réellement différente. »

Plus je parle, désormais, plus la profondeur de mes propres abysses s’intensifie. Je sombre, lourdement, douloureusement. Comme si la fin était imminente, pareille à la mort. Peut être qu’en réalité ce n’est pas si brutal ou ridicule, mais c’est l’impression que je retiens et c’est ce qui est marquant.

Cette affaire me touche, beaucoup plus qu’aucune ne m’a jamais touché. Je me sens piqué à vif, je me sens envahi par une colère ardente, un désir violent. Je suis à la fois navré et frustré, je voudrais réparer ma bêtise et lui ouvrir les yeux pour l’empêcher d’encore me détester…
Mais comment se prépare-t-on à ce genre de discours dont on ne connait rien ? Même l’éloquent personnage que je suis ne sait s’y prendre, il faut croire.

- « Mais oubliez… Ca n’a plus d’importance maintenant… Restez dans votre monde, sortez avec qui vous voulez, ça ne changera rien. Vous resterez cet homme, seul et arrogant, que vous êtes aujourd’hui, car vous ne pouvez concevoir qu’une femme ait pu s’intéresser à vous et non à votre argent ou vos relations. Je vous plains… Sincèrement. »

« …C’est tellement difficile. Les clichés sont en parti vrais, on s’intéresse beaucoup à l’argent. Il arrive cependant que ce soit l’âme qui soit atteinte, en fin de compte, et dans ces instants là tout est vite remis en question. Jamais, ceci dit, aussi fortement qu’avec vous. »

Je repose mon verre et soupir. Désarmé. J’ai peut être rarement été aussi mis à nu, aussi inefficace, battu. Sincère. Les pirouettes et hypocrisies bien rôdées ça me connait, mais cette fois aucun besoin d’en faire usage ;
Je préfère baisser les armes car si la belle se trompe sur ce que j’ai ressenti ce soir là, elle n’a pas tort quand elle évoque un homme seul et arrogant, qui fait pitié.

« J’ai eu peur de vous recontacter. Je suis bel et bien un homme, fait de chair et de sang. De faiblesses, d’émotions, comme vous l’avez déjà constaté. J’ai eu peur. Je ne sais pas si j’aurai encore attendu longtemps, c’est possible, mais j’aurai probablement fini par revenir. Quitte à me faire jeter Mikaelson, car aucune ne saurait vous ressembler. »

C’est grotesque, maladroit, et ce pourrait être insultant si je devais être un prince s’adressant à une princesse. Mais nous n’en sommes pas à ça, ni elle, ni moi. Mes explications passeront-elles ? Car je n’ai que ça ; c’est insupportable d’être honnête. Ça oblige à être dos au mur, face aux ennuis, sans aucune arme de repli.

« Excusez-moi. »
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MessageSujet: Re: C'est le silence des uns qui provoque la fureur des autres [Kieran Lockhart] TERMINE Mar 24 Sep - 9:43

Tout au long de mon discours, son regard était dirigé sur moi. Il était peut être étonné de me voir l’engueuler sur sa goujaterie des jours suivants notre nuit, mais il semblait encore plus étonné que je prenne la peine de venir jusqu’ici pour le lui dire. Que m’avait-il prit de m’exposer ainsi ? Il n’en avait certainement rien à foutre. Au mieux, il me proposerait une nouvelle partie de jambes en l’air. Au pire, il me balancerait des excuses sur un ton sarcastique et me prierait de quitter les lieux. Lorsque le moment fatidique arriva, je découvrais une troisième possibilité : le foutage de gueule à moitié sérieux.

- « Ce n’était pas que ça pour moi non plus Mia ! Je…je suis lamentable et je ne m’en cache pas, il est vrai que ce genre de nuit imprévue m’arrive de temps à autre… mais ce n’était pas un moment commun. Ce n’était pas habituel pour moi, vous êtes réellement différente. »

- « Ouaaaah… Je dois reconnaître que vous êtes convaincant… Vos électeurs ne doivent y voir que du feu, j’applaudis la prestation. », terminais-je en frappant dans mes mains.

Les mots étaient faciles, les actes bien moins. Il n’avait rien fait pour me prouver que j’étais « différente » des autres femmes comme il essayait de me le faire croire. Preuve que je ne l’avais pas marqué tant que ça. Derrière cette déception se cachait en plus ma fierté en mille morceaux. Prenant conscience de ce fracas, une seule envie me taraudait : me barrer. Tout ceci n’était qu’une grossière erreur. Le laisser sortir la dernière fois, l’inviter chez moi, coucher avec lui et venir à son bureau. Une succession d’erreurs qu’il me fallait cesser.

- « …C’est tellement difficile. Les clichés sont en parti vrais, on s’intéresse beaucoup à l’argent. Il arrive cependant que ce soit l’âme qui soit atteinte, en fin de compte, et dans ces instants là tout est vite remis en question. Jamais, ceci dit, aussi fortement qu’avec vous. »

- « Parce que vous pensez avoir une âme ? Laissez-moi rire… »

- « J’ai eu peur de vous recontacter. Je suis bel et bien un homme, fait de chair et de sang. De faiblesses, d’émotions, comme vous l’avez déjà constaté. J’ai eu peur. Je ne sais pas si j’aurai encore attendu longtemps, c’est possible, mais j’aurai probablement fini par revenir. Quitte à me faire jeter Mikaelson, car aucune ne saurait vous ressembler. Excusez moi »

- « Je ne suis pas venue pour entendre O combien je suis magnifique ! O combien je suis différente des autres pétasses que vous avez baisé, car c’est bien l’impression que j’ai en ce moment. Et ça… Je ne vous le pardonnerais jamais. Vous avez eu trois semaines pour vous manifester, donc peu importe vos souffrances pendant cette période, elles n’ont pas dû être aussi insupportables que vous le dites. Mais les choses sont claires maintenant ! J’ai perdu assez de temps comme ça… Au plaisir de ne jamais vous revoir ! »

Nous n’étions qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Mon corps était tendu à l’extrême et je me retenais avec grand peine de lui foutre mon poing dans la figure. En restant ici, je courrais le risque de me donner une crise cardiaque. Ce mec n’était pas bon pour moi. Il me fallait sortir d’ici maintenant ! Seulement comment faire lorsque mon esprit donnait des ordres à un corps qui ne voulait pas bouger ?
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MessageSujet: Re: C'est le silence des uns qui provoque la fureur des autres [Kieran Lockhart] TERMINE Mer 25 Sep - 13:16



Ce silence confirmait mon attachement.


- « Ouaaaah… Je dois reconnaître que vous êtes convaincant… Vos électeurs ne doivent y voir que du feu, j’applaudis la prestation. »

Très bien, elle n’en croit rien. Absolument rien. Elle joue à un jeu qu’elle ne mesure pas, prenant une position aussi grotesque que dangereuse. Heureusement pour elle, je n’ai pas la moindre intention nuisible à son égard. Quand bien même elle hurlerait au monde entier avoir été blessée par ma personne – ou le cacherait car elle en a honte – je suis innocent. Je n’ai jamais voulu lui faire du tort ;

Nous ne nous connaissons pas. Pas du tout. Mia a si bien mené la danse sous les draps, elle a su si joliment user de ses jolis yeux, abusé de ses charmes.
Je ne lui en aurais jamais voulu.

...Jusqu’à ce jour peut être. Ce jour ou elle décide de venir me voir et m’engueuler d'avoir été silencieux. Ce même silence qu’elle a aussi gardé durant trois semaines. Pourquoi diable nos ressentis auraient-ils été différents ? Sous prétexte qu’elle vient me chercher ?
Et si elle n’était pas venue, ne peut-il pas venir à l’esprit de la flicette qu’à quelques journées près, peut être à quelques heures à peine, c’est moi qui aurais tenu le rôle de la victime ?

- « Parce que vous pensez avoir une âme ? Laissez-moi rire… »

Ses jérémiades finissent par ne plus me toucher. Plus autrement que par dédain. C’est autant d’insultes et de manque de respect. je ne peux pas lutter contre sa motivation, contre sa détermination à me classer dans les pires ordures de ce monde ;
S’il existe bien des preuves pour me ranger dans cette catégorie de salopards, la nuit passée chez Mia Mikaelson n’en fait pas partie. J’ai été aussi sincère, aussi profiteur, aussi menteur qu'elle…
Elle ose néanmoins prétendre le contraire en prônant son malheur, en clamant sa déception.

- « Je ne suis pas venue pour entendre O combien je suis magnifique ! O combien je suis différente des autres pétasses que vous avez baisé, car c’est bien l’impression que j’ai en ce moment. Et ça… Je ne vous le pardonnerais jamais. Vous avez eu trois semaines pour vous manifester, donc peu importe vos souffrances pendant cette période, elles n’ont pas dû être aussi insupportables que vous le dites. Mais les choses sont claires maintenant ! J’ai perdu assez de temps comme ça… Au plaisir de ne jamais vous revoir ! »

Alors pourquoi ne part-elle pas ? Pourquoi reste-t-elle ainsi figée, si près de moi ? Tout ce courage, ce culot pour être plus exact, pour venir me gueuler dessus et finalement ne pas trouver la force de faire demi-tour ? C’est pathétique, mais ça ne me fait pas sourire.
Je suis déçu. Non pas par elle, mais par nous. Par ce que notre soirée a engendré. Par la mauvaise évolution de notre relation, qui, si elle a mal commencé, ne pouvait pas tomber plus bas je crois.

C’est moi qui m’écarte. Puisque Mia ne sait le faire. je retiens un soupir un peu lourd, retournant jusqu’à mon fauteuil. Il aurait été si facile de céder, de lui sauter dessus pour l'embrasser avec insolence et provocation.
Mais je sais me tenir.

Elle ne croit pas ce que j’ai dit. je n’ai jamais su être honnête – ou très rarement – alors si c’est pour qu’on me crache au visage quand je deviens aussi blanc qu’un innocent, croyez-bien que je ne vais pas m’agenouiller devant sa puérilité ;
Elle a peut être besoin d’encaisser, de réfléchir. Je refuse de lui reprocher ses réactions. Je ne suis pas stupide.
C’est simplement blessant.

« Je me suis excusé. Même si vous refusez d’en tenir compte, peut être qu’un peu de temps vous aidera à vous en souvenir. Ou à me détester davantage. Je ne suis pas un politicien face à vous, je n’ai pas à vous convaincre en utilisant diverses formulations séduisantes. Je vous ai donné mes excuses, piétinez-les donc, Mia, ça ne change rien pour moi. Vous êtes différente, j'ai envie de vous, et j’ai été bête d’avoir peur. »

Elle peut bien gueuler à nouveau, s’il lui reste du souffle. Elle ne fera que me persuader de son entêtement de mule ; à part ça je ne changerais pas d’opinion. Flicette est unique, et moi, j’ai été stupide. Soit de coucher avec elle, soit de ne pas être revenu à elle plus tôt.

Aujourd’hui c’est elle qui me revient et ce qui nous lie n’est plus qu’un immense brasier que je ne sais pas éteindre.
Quel con de ne pas la plaquer contre la porte du bureau pour lui faire l'amour.

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MessageSujet: Re: C'est le silence des uns qui provoque la fureur des autres [Kieran Lockhart] TERMINE Mer 25 Sep - 18:31

- « Je me suis excusé. Même si vous refusez d’en tenir compte, peut être qu’un peu de temps vous aidera à vous en souvenir. Ou à me détester davantage. Je ne suis pas un politicien face à vous, je n’ai pas à vous convaincre en utilisant diverses formulations séduisantes. Je vous ai donné mes excuses, piétinez-les donc, Mia, ça ne change rien pour moi. Vous êtes différente, j'ai envie de vous, et j’ai été bête d’avoir peur. »

Et il prononçait ces mots derrière son bureau, bien à l’abri. Je n’en revenais pas d’avoir été assez stupide pour croire à ses belles paroles, mais surtout de l’avoir laissé entrer dans ma vie. J’en venais même à me détester d’être venue jusqu’ici pour lui montrer ma colère. A quoi cela avait-il servi si ce n’était me ridiculiser ? De toute évidence, il ne comprenait même pas ce que je ressentais. Certes, il s’était excusé, mais un simple désolé pour une telle lâcheté était encore pire qu’aucun signe du tout. J’étais là, debout devant lui, près de la porte. Mon regard furieux et peiné ne semblait pas vouloir se détacher de cet homme.

- « Dire que j’ai mis ma carrière en danger… pour rien. J’ai été stupide et je ne ferais plus jamais cette erreur. »

Quel gâchis ! Baissant enfin le regard, je mettais mes mains dans les poches et reprenais peu à peu du poil de la bête. En laissant entrer les gens dans nos vies, on leur donnait l’occasion de nous blesser. Kieran m’avait blessé et il s’en foutait. Finalement, j’allais retourner dans ma petite vie morne et sombre pour ne me fier qu’à mon travail car lui, au moins, il resterait.

[color:d3f3= violet]- « Peu importe… Je ne commettrai plus cette erreur. »

Un sourire… Ironique ? Blasé ? Douloureux ? Sa caractéristique n’était pas importante. Mais après avoir haussé des épaules, je lui tournais le dos sans même avoir le courage de le regarder une dernière fois. Pourtant, cette entrevue serait bien la dernière et quand bien même, mon boulot m’obligeait à recroiser sa route, je n’aurai aucune pitié pour sa personne, sa réputation, ni même son statut. Toutes ces considérations mièvres pour sa personne ne m’atteindraient plus. Tout ceci n’était qu’une erreur et je venais d’apprendre une leçon des plus cuisantes.

- « Au plaisir de ne plus jamais vous revoir. », terminais-je en enclenchant la poignet.

Je sortais de son bureau la tête haute même si mon cœur me faisait atrocement souffrir. Je le laissais dans sa petite vie misérable, dans cette vie au vingtième étage de ce gratte ciel. Pour ma part, je préférais rester dans la rue à voir ce qu’était la vraie vie.
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MessageSujet: Re: C'est le silence des uns qui provoque la fureur des autres [Kieran Lockhart] TERMINE

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C'est le silence des uns qui provoque la fureur des autres [Kieran Lockhart] TERMINE

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