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 JOKER&HARLEY — I'm mad ... mad 'bout you

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ϟ Arrivée à Gotham le :
16/09/2012

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MessageSujet: JOKER&HARLEY — I'm mad ... mad 'bout you Mar 19 Nov - 0:42



I'm mad ... mad 'bout you

Tout se mélangeait dans ma tête. Et une seule chose restait constante. Une chose immatérielle. Une chose … plutôt une pensée. Une personne. Non une personnalité. Connue de tous et à la fois inconnue de tous. Le Joker. Jack Napier … j’étais … je … mon esprit tournait tout entier autour de lui. Mon être était entièrement régi par lui. Lui et son sourire, son cerveau. Ses attentions envers moi. J’étais probablement pitoyable, bien sûr. Je m’étais fait avoir comme une bleue. Et pourtant je réfléchissais ardemment à sa libération. Ca allait être short. Oui, en effet son procès était pour bientôt. Dans quelques jours, une semaine tout au plus. Et la seule chose à laquelle je pouvais penser c’était que je ne voulais que voir son étrange sourire illuminer son visage quand j’entre dans la pièce. Son ton mielleux, ses … surnoms. Des attentions qu’aucuns ne m’ont jamais accordés. Ou dont je ne voulais plus me souvenir. J’étais hantée par sa vision. Je sentais ses bras imaginaire m’étreindre le soir quand je m’endormais et son souffle dans mon cou pour me réveiller le matin. J’étais dans l’expectative d’avoir des attentions de sa part. J’en avais besoin. Je les voulais. Je les désirais plus que tout !

Mes talons claquaient sur les dalles du couloir, et j’avais passé une jupe, une petite jupe peu réglementaire, mais je voulais plaire, je voulais lui plaire à lui. J’devenais complètement folle et j’avais déjà contacté plusieurs mercenaires. Il n’avait rien à faire derrière les barreaux. Son génie ne pouvait, et ne devait être bridé. Ca serait une telle perte. Les lunettes sur le bout du nez, je pressais le pas dans les derniers mètres et congédiais le gardien d’un regard froid. Regard que se réchauffait dès que j’eux posé mon pied à l’intérieur de la cellule. « Bonjour » dis-je d’une voix suave en attendant qu’il relève les yeux sur moi.


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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEY — I'm mad ... mad 'bout you Ven 10 Jan - 18:37


I'm mad, mad about you
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Assis au bord du vieux matelas qui lui servait de lit, le Joker restait là, à fixer la porte de sa cellule sans la voir pendant des heures entières immobile. Attendant. Attendant quoi ? Et bien, le moment où il s’échapperait enfin de cet asile, évidemment. Sa place n’était pas ici ; il n’était pas fou. Dangereux, oui, infiniment, fou, non. Plutôt… lucide. Trop, peut-être, pour le reste du monde qui préférait se bercer de mensonges et d’illusions. Mais ça n’avait pas d’importance. Sa captivité touchait à son terme. Et plus il en approchait, plus il se sentait étrangement… calme. Ce qui avait de quoi alarmer le personnel de l’asile, plus habitué à ses coup d’éclat aussi imprévisible que violents ; cette docilité soudaine ne voulait rien dire de bon, même si des rumeurs commençaient à naître ici et là concernant sa relation avec le docteur Quinzel et chuchotaient que c’était peut-être grâce à elle que le Joker se comportait bien.
Il fallait dire aussi qu’il ne faisait rien pour démentir ces rumeurs et les avait peut-être même un peu encouragées le jour où il avait planté la fourchette en plastique dans l’œil d’un des résidents qui avait exprimé de façon un peu crue ce qu’il aurait aimé faire à la psychologue si c’était lui qui se retrouvait chaque semaine enfermé avec elle dans une cellule. Le Joker n’avait jamais apprécié la vulgarité. Lui arracher la langue lui aurait d’ailleurs semblé plus approprié, mais compte tenu des circonstances, il avait avec ce qu’il avait sous la main, ce qui lui avait d’ailleurs valu un retour à la case départ malgré les admirables efforts d’Harley pour lui obtenir un peu plus de liberté de mouvements. Même elle n’avait pas le bras aussi long. C’était sans importance de toute façon ; tout était déjà prévu, et ce n’était pas à Arkham que son évasion se ferait.

Son horloge interne lui signala qu’il ne tarderait pas à recevoir de la visite : sans fenêtre ni autre élément lui permettant de deviner l’heure qu’il était, il se fiait entièrement à celle-ci, ce qui était rendu possible uniquement par le fait que le Joker dormait rarement et pour de courtes durées. Et comme de bien entendu, le bruit de talons claquant dans le couloir se fit bientôt entendre à ses oreilles. Il devait reconnaître qu’en dépit du fait qu’il supportait très bien la solitude, les visites d’Harley lui égayaient toujours le moral. Elle pouvait être si amusante. Et si facile à manipuler. Surtout qu’en dépit de tout ce qu’on aurait pu penser, le Joker savait se faire charmeur quand il le souhaitait, très charmeur.

Un sourire étira ses lèvres lorsqu’elle entra enfin dans sa cellule ; tout dans son attitude était clairement étudié pour attirer son regard, obtenir son approbation, de la jupe certainement plus courte que le protocole ne l’exigeait, au sourire aguicheur, et même à son ton de voix suave. Et le Joker joua le jeu, laissant son regard remonter le long de ses jambes avec une lenteur délibérée, avant de s’arrêter sur ses yeux.

« Harley, ma jolie, je commençais à avoir le temps long sans toi. »

Sa voix était calme, traînante, et il avait une manière de prononcer le surnom qu’il lui avait attribué presque révérencieuse ; il savait qu’elle aimait quand il faisait ça, la façon dont il le plaçait dans presque chacune de ses phrases, comme pour appuyer son importance, le petit mouvement de langue sur ses lèvres ce faisant et sur lequel elle portait inévitablement son regard. Oui, il était parfaitement conscient de tout cela, et en jouait sans scrupules.
La laissant prendre le temps de s’installer, il se pencha en avant, comme sur le point de lui faire une confidence, avec toujours le même sourire charmeur aux lèvres :

« Je voulais t’envoyer des petits mots, mais Clive s’y est opposé, je crois qu’il craignait qu’on ne mette au point un plan d’évasion, imagine ça ! »

Un rire sonore bien qu’éraillé franchit ses lèvres, trahissant le manque d’activité de ses cordes vocales depuis quelque temps. Les interactions avec le reste du personnel ainsi que les sorties de cellule ayant été limitées au possible depuis le petit incident, les rendez-vous d’Harley étaient plus ou moins devenus le seul moment de sa semaine où il pouvait les exercer, ce qui au fond ne l’ennuyait pas plus que ça ; et il était convaincu qu’elle-même se flattait d’être la seule à pouvoir lui arracher quelques mots. Et au fond il ne pouvait pas nier l’importance qu’elle se donnait ; il aurait pu aisément l’ignorer ou même la brutaliser comme il l’avait fait avec bien d’autres psys avant elle, mais l’idée ne lui avait même jamais traversé l’esprit.

« Je comprends ses inquiétudes cela dit, il est vrai que cette cellule est un peu triste pour un rencard, mais après tout, ce n’est pas le lieu qui compte mais la compagnie, pas vrai ? »

Non, ce séjour Arkham aurait été bien plus ennuyeux sans elle, pourquoi aurait-il voulu s’en débarrasser ?

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEY — I'm mad ... mad 'bout you Mar 14 Jan - 22:35



I'm mad ... mad 'bout you

Je me sentais importante. Non mieux, j’étais importante. A ses yeux. Dans son regard. c’était probablement totalement faux, mais c’était tout du moins l’impression qu’il donnait. Ces regards attendris, ces gestes. Et son sourire. Elle s’est faite avoir comme une bleue la miss. Oui … je l’avoue volontiers. Mais comment résister à son charisme. A détermination. Il me fascinait. Plus que jamais. J’étais complètement sous son charme et je buvais ses paroles. Alors oui j’avais commencé à fomenter des plans. Avec Jonathan Crane. Je pense que … c’était presque prêt. Et ça me réjouissant d’avance. J’avais hâte d’entrer dans la cellule. De le voir. C’était malsain. C’était … mon visage s’illuminait d’un radieux visage quand je posais mes yeux sur lui. Son sourire à lui … a tomber. Je m’assis sir la chaise. Prenant bien soin à ce qu’il remarque que je m’étais faite belle pour lui. « Harley, ma jolie, je commençais à avoir le temps long sans toi. » je rougis un peu, oh légèrement juste de quoi empourprer un petit peu mes joues. « Vous m’avez manqué aussi monsieur Napier » soufflais-je du bout des lèvres avant de jouer avec une mèche de cheveux. J’étais plus une adolescente en chaleur qu’une psychiatre. Et tout ça d’un œil extérieur ça devait être assez pathétique à regarder. « Je voulais t’envoyer des petits mots, mais Clive s’y est opposé, je crois qu’il craignait qu’on ne mette au point un plan d’évasion, imagine ça ! » je fis la moue avant de hausser la tête comme s’il venait de dire une stupidité. « Quelle idée …  » je me retournais vers la caméra qui était hors-service. Oui je l’avais expressément demandé. « Franchement ils sont pas payés à penser mais à obéir non.. ça se saurait s’ils avaient un cerveau. » dis-je avant de glousser légèrement.

« Je comprends ses inquiétudes cela dit, il est vrai que cette cellule est un peu triste pour un rencard, mais après tout, ce n’est pas le lieu qui compte mais la compagnie, pas vrai ? » je souris doucement. « C’est certain que c’est pas l’endroit le plus agréable de la terre …  » je souriais. La compagnie hein … de nouveau mes joues s’empourpraient. Flatteur. Vil flatteur. « En parlant de lieu, que diriez vous de faire une petite « promenade » vous vous doutez bien que je ne peux pas, encore, vous proposer une sortie hors d’Arkham. » Mais … vous savez ce que l’on dit, tout vient à point à qui sait attendre. Je me levais pour l’inciter à éventuellement aller prendre l’air. Oh un air avec pour différence qu’il était à l’air libre. Une  petite cour rien que pour les détenus placés en isolement. Je me retournais vers lui, attendant son approbation. Ou l’inverse.


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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEY — I'm mad ... mad 'bout you Dim 19 Jan - 21:35


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C’était presque trop facile, en vérité. Il n’aurait pas été contre un peu plus de challenge s’il n’avait pas été pressé par le temps : il ne doutait pas trouver d’autres moyens de s’échapper même une fois le procès passé, loin de là, mais c’était une occasion en or, une chance de marquer les esprits que dans son goût pour la théâtralité il ne pouvait laisser passer. Et puis, il y avait toujours la chance pas du tout improbable pour que Batman soit présent : pas sous son apparence de chauve-souris, certes, probablement sous le costume confondant de banalité et de normalité qu’il abordait lorsqu’il n’était pas le justicier nocturne, mais il était convaincu qu’il serait présent. Et il n’aurait pas voulu le décevoir, non, il allait lui en donner pour son argent.

Toujours était-il que le docteur Quinzel ne lui avait réellement opposé qu’une résistance de formalité. Elle le suppliait presque de se servir d’elle en échange d’un peu d’intérêt, de quelques attentions qu’il n’avait même pas à se forcer pour prodiguer, pas alors qu’elle était la seule chose pouvant le tirer de l’ennui mortel qu’il ressentait ici. Et puis il pouvait la sentir adhérer peu à peu, muettement, à sa vision du monde, peut-être moins par conviction que par désir de lui plaire, mais quelle différence cela faisait-il si au bout du compte cela servait sa propre cause ?

Le clown se crispa légèrement lorsque le nom « Napier » franchit les lèvres de la psychiatre, mais il n’en montra rien, accentuant au contraire son sourire lorsqu’elle avoua à son tour qu’il lui avait manqué. Il avait beau savoir qu’elle ne pensait pas à mal en utilisant le nom que les papiers lui donnaient, et le seul qu’elle aurait dû utiliser, mais comme toujours lorsque c’était le cas, il en conçut une pointe de ressentiment qu’il ignora tant bien que mal. Qui que fut ce Jack Napier, ce n’était pas lui et il refusait de répondre à ce nom. Il aurait bien été en peine de dire si c’était effectivement le sien dans une autre vie, et s’en fichait assez éperdument. Il était le Joker, rien d’autre. Il suivit du regard le petit mouvement du doigt qu’elle amorça pour jouer avec une mèche de ses cheveux avant de se concentrer sur ses paroles – des paroles qu’ils ne pouvaient échanger que grâce aux mesures que contre tout bon sens elle avait réussi à faire imposer : pas de caméra, pas de micro, pas de surveillant, lorsqu’elle entrait dans sa cellule, ils n’étaient plus que tous les deux. Une grossière erreur de la part du personnel qui sous-estimait les talents de persuasion du clown et le désir d’être persuadée de la doctoresse. Non, en effet, on ne pouvait pas dire qu’ils étaient payés à penser, mais peu de gens l’étaient, de l’expérience du Joker.

Constatant avec satisfaction que ses mots avaient eus l’effet escompté, il se rejeta en arrière, l’œil brillant d’une malice qui aurait pu être jugée d’effrayante par toute autre personne que son interlocutrice, qui lui proposa au contraire une promenade dans la cour intérieure de l’asile. Le clown arqua un sourcil ; elle avait dû se battre pour lui obtenir cette permission là, il n’en doutait pas. Mais la proposition n’était clairement pas de refus ; il se lassait de ne voir que les murs vides de l’asile, et marcher un peu ne pouvait lui faire que du bien, l’inaction commençait à le faire rouiller. Il pencha la tête sur le côté, toujours souriant :

« Harley, Harley, tu me gâtes trop, je ne sais pas comment te remercier. » Et tandis qu’elle se relevait, prête à partir mais attendant toujours sa réponse, il suivit le mouvement prestement, ajoutant plus bas tout en passant à côté d’elle : « Tu sais bien que je ne peux rien te refuser. »

S’arrêtant devant la porte d’accès, bien entendue verrouillée, il tendit une main avec une petite révérence, peu concerné par ce fait et agissant au contraire comme s’il était chez lui et pas dans un asile psychiatrique : « Après vous, mademoiselle. »
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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEY — I'm mad ... mad 'bout you Lun 27 Jan - 20:45



I'm mad ... mad 'bout you

J’étais perdue, complètement et totalement perdue. Sous son emprise comme jamais, je n’étais qu’un pantin, une marionnette entre ses mains expertes. C’était une chose que j’avais du mal à m’avouer étant donné que j’étais persuadée de faire ce que je faisais parce que je le voulais. Oh probable que quelque part là dedans il y avait de la volonté. Oui je n’en doute même pas. Mais il y a surtout beaucoup de sa perversion et de sa persuasion. C’était indéniable. J’avais été façonnée par ses compliments, bercée par ses regards, charmée par sa personnalité. J’étais déjà assez encline à apprécier ce genre de personnage, maintenant que j’avais fait sa rencontre, qu’il m’avait fait croire que j’étais unique à ses yeux, qu’à moi seule il se confiait et en qui il avait confiance, j’étais comme qui dirait irrécupérable. Oui j’étais prisonnière alors que c’était lui de nous deux qui se trouvait derrière les barreaux.

« Harley, Harley, tu me gâtes trop, je ne sais pas comment te remercier. » je souriais. « Je suis la pour vous rendre la vie un peu moins difficile. Je suis là pour vous, ne l’oubliez pas » dis-je en insistant que le dernier point. Peut être un peu trop même que j’en devenais trop provocante. Je jouais avec le feu, et j’aimais ça. C’était grisant. Et tellement différent de tout ce que j’avais pu connaître avant. Au moins avec lui mes visites à Arkham n’étaient pas infructueuses. Je ne me faisais pas traiter de put par les prisonniers qui me voyaient arriver. Soit c’était ça, soit je me retrouvais à parler dans le vide. Ce n’était pas tous qui étaient intelligents ici. Loin de là d’ailleurs. Mais que voulez vous, on ne peut pas tout avoir. « Tu sais bien que je ne peux rien te refuser. » un petit sourire et mes yeux rendus orgueilleux par ses paroles se posaient sur lui. « Vraiment ? » dis-je mi-amusée mi tentatrice. Je me levais et nous nous dirigions vers la porte.

« Après vous, mademoiselle. » je souriais et interpellais le gardien. « Nous allons dans la cour privative. » le gardien fit une tête décomposée. « C’est déjà convenu avec le directeur, alors ne réfléchissez pas et obtempérez, s’il vous plait. » dis-je en ayant de poli que la formule. Après avoir un peu grogné dans sa barbe le garde nous laissait passer et je lui demandais de rester ici. « Je vous appellerai quand nous reviendrons. Restez là » et je marchais tranquillement, avec mon patient sur les talons, en direction de la petite cour. J’ouvrais la grande porte et ce fut à mon tour de le laisser passer en premier. « Je vous en prie. » un petit sourire et je le rejoignais dehors. « Et voilà. »

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEY — I'm mad ... mad 'bout you Mer 5 Fév - 2:46


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Au fond de lui, le Joker était convaincu que la charmante Harley n’avait pas encore atteint son potentiel maximum, loin s’en fallait. On aurait pu croire qu’il la façonnait à son image, et dans un sens c’était sûrement le cas, mais à ses yeux il ne faisait que la libérer, laisser s’exprimer la part d’elle qui avait été trop longtemps réprimée, la noirceur, la folie, l’obsession. Il comprenait ces pulsions, les encourageait. Elle avait simplement besoin d’un petit coup de pouce pour l’aider à dépasser sa triste condition de psychiatre BCBG esseulée et incomprise. Et il avait été plus que prêt à jouer ce rôle, tout comme il l’avait autrefois fait pour Harvey (même si ce dernier n’avait pas vraiment su apprécier ce geste autant que la jeune femme). Elle était une confirmation de plus venant étayer sa théorie : il pouvait faire tomber n’importe qui au même niveau que lui et les pires criminels de Gotham. Il suffisait simplement de trouver les bons boutons à appuyer. Pour Harley, il avait peu de mérite, car le potentiel avait été là dès le départ, et il avait simplement s’agit de le révéler. Mais il n’en restait pas moins fier du résultat. Elle pouvait encore maintenir les apparences, mais pour quiconque y était suffisamment attentif, les changements étaient déjà visibles jusque dans son comportement. Son ton aguicheur, par exemple. Pas très professionnel, quand on y pensait. Et s’il en croyait la Harleen Quinzel qui s’était tenue face à lui pour la première fois, pas très caractéristique de la jeune femme non plus. Et pourtant. Elle avait largement gagné en assurance depuis cette première rencontre. Et il veillerait à ce qu’elle révèle tout son potentiel. Ce n’était qu’une question de temps.

« Aucune chance pour que j’oublie ça, docteur. »

Son sourire s’élargit d’une façon qui aurait pu être inquiétante si ses propos n’avaient pas été énoncés d’une voix si chantante. Encore que, cela n’était pas forcément rassurant non plus, lorsqu’on connaissait un peu le personnage. Le Joker adressa un petit signe enthousiaste de la main au gardien qui le surveillait de la même façon qu’il aurait surveillé un loup dans une bergerie, visiblement peu ravi de le voir sortir de sa cellule, avant d’emboîter le pas à la jeune femme sans se presser. Malgré un air désinvolte, il était toujours particulièrement attentif à son environnement les rares occasions où il quittait sa cellule, et si son évasion n’avait pas été déjà prévue, on aurait pu croire qu’il la planifiait dans sa tête tout en scrutant les alentours, mais sans pour autant jamais ignorer la présence de sa charmante interlocutrice.

« En douterais-tu ? Je suis blessé. Après tout ce que nous avons partagé ! »

Il appuya exagérément sur le « tout », puis, sur l’invitation de la psychiatre, la devança en entrant dans la cour intérieure, effectuant quelques pas dansants tout en admirant le nouveau décor qui s’offrait à lui. Ce n’étaient pas les jardins de Versailles, c’était même très sobre, mais lorsqu’on passait vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans une petite cellule aux murs blêmes sans même voir la lumière du jour, ce petit bout de gazon en extérieur avait un goût de paradis. S’immobilisant, il ferma les yeux et inspira profondément l’air frais qui l’accueillit. Enfin, « air frais », à Gotham c’était bien relatif ; même les coins les plus retirés de la ville témoignaient du pic de pollution qui y régnait. Rouvrant les yeux, le Joker esquissa un nouveau sourire, celui-ci presque machinal, plus adressé à lui-même qu’à qui ce soit d’autre. Il adorait cette façon dont la ville viciait tout ce qui se trouvait en son sein. Il n’aurait pas pu trouver meilleur théâtre pour ses petites mises en scène. Tandis que ses yeux se posaient sur le ciel, d’une teinte grise qui reflétait parfaitement Gotham, il se rappela cependant que son partenaire de jeu préféré avait comme lui quitté le devant de la scène. Regrettable, bien que touchant. Mais surtout, temporaire. La chauve-souris avait hiberné assez longtemps, il serait bientôt temps de la faire sortir de sa retraite !
Son attention se reporta à nouveau vers Harley, un air satisfait sur le visage. Il ne bénéficiait que d’une liberté très restreinte, et surveillée, mais il appréciait tout de même les efforts qu’elle déployait pour lui.

« Là, c’est tout de suite plus gai. Et il y a même un parcours pour ne pas qu’on se perde ! »

C’était ironique, bien entendu, considérant la taille de la cour qui n’avait rien d’extravagante. Mais qui restait largement suffisant pour se dégourdir les jambes. Il tendit son bras à la jeune femme, l’invitant à s’en emparer pour marcher à ses côtés – probablement pas très protocolaire, mais quand s’était-il jamais soucié de ce genre de choses ?

« Une petite promenade ? »
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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEY — I'm mad ... mad 'bout you Dim 23 Fév - 3:38



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J’étais certainement perdue. C’était tout à fait évident. Je m’en rendais autant compte que j’occultais ce fait en fait. C’était définitif pourtant. Le joker me tenait entre ses mains et pouvait jouer de moi comme sa petite marionnette privée. Et pourtant je dois avouer que c’était plaisant. Ne plus réfléchir. Ou en tout cas peu. Je ne pensais qu’à lui, et si certaines personnes pouvaient trouver ça effrayant, moi ça ne m’effrayait pas du tout. Bien au contraire je vous dirai même. C’était assez palpitant. Il y avait tellement de choses à découvrir de lui. Et j’étais persuadée de pouvoir un jour sonder l’immense profondeur qui faisait de lui ce qu’il était. Parce que ça devait être mon côté psy qui ressortait. Parce que j’avais l’impression, et qu’il s’était bien amusé à jouer de ça, que j’étais privilégiée, qu’il m’avait beaucoup plus dit de chose qu’aux autres. Que j’en savais plus. Qu’il me tenait en haute estime. Et parfois même, je me prenais à croire, rêver et même espérer, qu’il m’aimait un peu. Oh peut être pas encore de l’amour, après tout on ne se connaît pas depuis assez longtemps ça serait bien prématuré de dire ça. Mais un attachement pourtant. Et monsieur ne lésinait pas pour me le faire croire, et supposer. Ca expliquait pourquoi mon cerveau n’était qu’en phase avec le sien, ou que je le croyais. « Aucune chance pour que j’oublie ça, docteur. » je me mis à rougir. C’est qu’il savait s’y prendre le bougre. Je le regardais en coin. Il était flatteur, et charmant. Ou tout au moins avec moi.

« En douterais-tu ? Je suis blessé. Après tout ce que nous avons partagé ! » j’arquais un sourcil. Ce que nous avions partagé. Vraiment y’a pas à dire c’était un beau parleur qui savait maîtriser les mots comme pareil. « Je suis désolée » soufflais-je du bout des lèvres, m’en voulant, alors qu’en définitive je n’avais aucune raison de m’en vouloir.

Une petite promenade, prendre un peu l’air frais ne serait pas de refus. Surtout pour lui bien sûr. Et puis j’aimais pouvoir lui offrir des choses qui n’étaient pas acceptées. Des choses qu’il pourrait avoir bien difficilement si c’était lui qui les demandait lui même. Parce que j’aimais pouvoir lui être utile, parce que oui … j’étais obnubilée et obsédée par lui. Disons les choses telles qu’elles sont. Appelons un chat un chat. « Là, c’est tout de suite plus gai. Et il y a même un parcours pour ne pas qu’on se perde ! » je souriais doucement devant son ironie des plus évidentes. « C’est vrai que les patients ne disparaissent jamais à Arkham » dis-je en souriant un peu plus largement. Oh oui, le nombre de patients qui avaient réussi à s’échapper d’ici était assez élevé. Et étrangement ça ne semblait pas vraiment inquiéter la direction. Mais soit c’était leur soucis, pas le mien. « Une petite promenade ? » je pris avec plaisir son bras, m’accrochant même à ce dernier pour le sentir bien réellement. J’étais comme une lionne affammée a qui il donnait des petits morceaux pour l’appâter. Il me donnait ce que je voulais, le faisant en toute conscience de la chose, rien que pour s’assurer de l’emprise qu’il avait sur moi. C’était un coup de maître. « Volontiers » dis-je commençant à marcher dans l’espace plus que restreint de cette espèce de « promenade » pour les prisonniers du quartier de haute sécurité. « C’est bientôt l’heure du procès m’a dit votre avocate » lançais-je pour faire la conversation.

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEY — I'm mad ... mad 'bout you Jeu 27 Fév - 15:51


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Il ne fallait pas s’y tromper ; même pieds et mains liés, le Joker était rarement en position d’infériorité ; il parvenait toujours à avoir le dessus, à manipuler les gens pour obtenir d’eux ce qu’il voulait. Pour l’amoindrir de façon effective, il aurait fallu l’empêcher de parler, et probable que même là il aurait su rebondir sur ses pattes. Il savait jouer ses cartes avec habileté et pouvait se targuer d’avoir toujours une… bonne main – après tout, quelle meilleure carte que le joker ? Et c’était assez évident pour quiconque se penchait un peu sur ses échanges avec le docteur Quinzel. Elle aurait dû avoir l’ascendant sur lui ; elle pouvait contribuer à rendre sa vie Arkham meilleure ou au contraire s’assurer qu’il y vivrait l’enfer, et nul doute que beaucoup auraient penché pour cette seconde option. Mais il suffisait d’assister à leurs échanges, de voir d’un côté la familiarité décomplexée du Joker et de l’autre le mélange de respect et de fascination de la jeune femme pour comprendre qui menait la danse. Leur relation n’était pourtant pas complètement unilatérale : la seule fois où on avait évoqué devant lui la possibilité de lui attribuer un autre psychiatre, jaugeant que ses progrès n’étaient pas assez concluants, il avait su faire comprendre à quel point l’idée lui déplaisait de façon particulièrement efficace. Il n’en avait plus été question depuis.

Et comment aurait-il pu se passer des joues rougissantes de la jolie Harley lorsqu’il la flattait, ou de la façon dont elle s’excusait alors qu’elle n’avait aucune raison de le faire, sur une simple provocation de sa part ? Non, c’était un sentiment bien trop plaisant que d’obtenir de telles réactions en se donnant si peu d’efforts. Le Joker avait beau savoir se montrer charmeur, il s’en donnait bien rarement la peine et n’était pas tellement habitué à obtenir des gens ce qu’il voulait sans passer par des méthodes… moins pacifistes. Ou peut-être au contraire l’avait-il été, dans cette autre vie, ce passé dont il ne se souvenait plus ou ne voulait pas se souvenir, peut-être étaient-ce les vestiges d’une personnalité plus engageante ; qui aurait pu le dire ? Certainement pas lui, et il était la dernière personne au monde que cela intéressait de savoir. Qui qu’il eût été avant, cette personne n’existait plus.

De loin, n’eut été sa tenue – plus que reconnaissable – des internés de l’asile, et ses cicatrices, bien visibles malgré l’absence de maquillage, ils auraient presque pu passer pour un couple normal se promenant bras par-dessus bras dans un quelconque parc par un dimanche après midi qui, à défaut d’être ensoleillé (pas à Gotham) était en tout cas calme et sec. Et c’était amusant, à bien y penser, que le seul endroit à lui offrir un semblant de normalité était l’asile d’Arkham. Peut-être était-il bien fou, finalement.
Le commentaire de la doctoresse lui arracha un gloussement : il n’était pas à Arkham depuis plus de quelques mois, mais il pouvait déjà attester du nombre assez inquiétant d’évasions qui y avaient eu lieu, à commencer par celle de ce cher Griffin. La sécurité au sein de l’asile était assez désolante, il fallait l’admettre : il aurait eu lui-même maintes occasions, s’il l’avait souhaité, de franchir les portes du bâtiment. Mais il était parfaitement où il souhaitait être et n’était pas particulièrement pressé de partir : tout viendrait en temps et en heure. Pour le moment, nul besoin d’accélérer les choses ; l’heure de la délivrance arriverait bien assez vite.

« Et bien, ce n’est clairement pas un service cinq étoiles et l’accueil pourrait gagner un peu en hospitalité, mais la nourriture, à défaut d’être bonne, est gratuite, et certains membres du personnels sont des gens absolument charmants – il lui adressa un regard appuyé – je ne vois donc aucune raison de vouloir partir d’ici. »

Marchant d’un pas lent, comme s’il s’agissait d’apprécier la vue qui s’offrait à eux – des murs, des murs, et encore des murs – le Joker adoptait le ton de la conversation, léger, désinvolte, presque normal, à condition cependant de faire abstraction de sa diction toute particulière et des intonations presque chantantes qui le trahissaient.

« Ah, mon procès, oui, figure-toi qu’elle veut plaider… la folie ! Comment veux-tu que je fasse passer un quelconque message si je dois prétendre que je n’avais pas conscience de ce que je faisais, hm ? Non, c’est vraiment, vraiment très réducteur. » Il secoua la tête d’un air mécontent avant de reprendre : « Bien sûr, ils vont demander le diagnostic de ma psychiatre, et j’imagine qu’elle aura des choses très intéressantes à dire à mon sujet… pas vrai ? »

Lorsque ses lèvres s’élargirent une fois de plus en un sourire, il avait cette fois quelque chose de presque prédateur. Oui, il avait très hâte d’y être.
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16/09/2012

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MessageSujet: Re: JOKER&HARLEY — I'm mad ... mad 'bout you Mar 8 Avr - 12:36



I'm mad ... mad 'bout you

Je n’avais pas peur, peut être que c’était fou. Peut être qu’e effet je devenais réellement folle. Ou peut être que je l’étais déjà bien trop. Obnubilée par lui. Hantant mes pensées à tout moment de la journée, ou de la nuit. Pourquoi ? Est ce que je n’avais pas cessé toute ma vie de me créer une carapace ? Un bouclier ? Alors comment faisait il pour briser cette couverture sans le moindre effort ? Est ce que c’était parce que … a ce que l’on disait … les fous se reconnaissent entre eux. Est ce que je n’ai pas toujours eu ça en moi. Cette petite étincelle ? Ces pensées étranges. Ces envies cachées. Peut être ou peut être pas. Quoi qu’il en soit, j’appréciais chacune des secondes passées en sa compagnie. Et quand bien même nous ne parlions pas toujours, j’apprenais toujours quelque chose. C’était probablement ça. Ma boulimie de savoir. Mon envie inextinguible de tout savoir et de tout connaître. Vouloir tout comprendre peut être risqué. Et la preuve était bien là. J’avais sacrifié ma santé d’esprit à trop vouloir comprendre le mode de fonctionnement de ce personnage aussi complexe que fascinant. Oui il m’avais à sa botte. C’était de plus en plus clair chaque jour.

« Et bien, ce n’est clairement pas un service cinq étoiles et l’accueil pourrait gagner un peu en hospitalité, mais la nourriture, à défaut d’être bonne, est gratuite, et certains membres du personnels sont des gens absolument charmants… je ne vois donc aucune raison de vouloir partir d’ici. » je souris doucement puis rougis même un petit peu. Dans un sens, comment ne pas succomber à un tel beau parleur ? Comment ne pas sentir son cœur fondre. Quoi c’est juste moi ? Bon bah tant pis ! « Il y a pourtant tellement de choses plus intéressantes à faire ici. Sans compter que je suis certaine que vous trouverez toujours le moyen de vous procurer de la nourriture gratuite. Et de meilleure qualité qu’ici. » je souriais brièvement et continuais la promenade. « Quant aux membres du personnels, rien ne vous empêche de les revoir derrières ces barreaux » et voilà que t’y mets ton grain de sel Harley. Mais tu peux pas t’en empêcher. Pauvre fille accrochée à quelque chose de bien plus grand qu’elle, a quelque chose qu’elle pense comprendre sans réaliser pourtant que ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Comment peut on être psy et avoir autant de jugeotte qu’une gamine de trois ans ?

« Ah, mon procès, oui, figure-toi qu’elle veut plaider… la folie ! Comment veux-tu que je fasse passer un quelconque message si je dois prétendre que je n’avais pas conscience de ce que je faisais, hm ? Non, c’est vraiment, vraiment très réducteur. » je hochais vigoureusement de la tête. « C’est une ligne de défense qui se tient. Bien que qu’on soit bien d’accord c’est loin d’être le cas. » je soupire. « Je pense qu’elle veut surtout vous permettre de vous en sortir. C’est son métier après tout. » dis-je en souriant alors qu’il reprenait sa phrase« Bien sûr, ils vont demander le diagnostic de ma psychiatre, et j’imagine qu’elle aura des choses très intéressantes à dire à mon sujet… pas vrai ? » je hochais de la tête avec malice. « C’est en effet … le moins qu’on puisse dire ! » Je souriais très largement. Oh ce procès allait entrer dans l’histoire de « la grande Gotham ». Et dans les mémoires ! C’était certain ça ! « Mon discours est prêt. A la virgule près. » c’était une manière de dire que ces visites depuis quelques jours n’étaient que des simples visites de courtoisies.

Joker & Harleen

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