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 Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.)

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ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

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MessageSujet: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Mar 10 Déc - 10:34

Trop de luxe ne rend pas heureux !

❝ Ophelia & Aaron ❞
© Freedom.thief


J'aurais dû être heureuse, être la plus heureuse du monde. Les journaux n'ont pas arrêté de parler de cet événement : le milliardaire, Bruce Wayne décide, contre toute attente, d'adopter une jeune orpheline pour la prendre sous son aile. Est-ce un nouveau départ pour lui ? Ensuite ils racontaient la vie de Bruce comme s'ils le connaissaient tous intimement, parlant du malheur qui le frappa quand un homme vint ôter la vie de ses parents, sous ses yeux. Pour eux il était évident que Bruce avait vu en moi lui et qu'il était prêt aujourd'hui à offrir la chance à une autre personne, touchait par la perte de ses parents, d'avoir une belle vie. Ils ont raconté ma vie aussi, pas aussi détaillée qu'était celle de Bruce, d'une part parce que je n'étais finalement pas le sujet principal des articles et d'autres part parce qu'ils n'ont pas forcément trouvé grand chose sur moi. Mes parents sont morts quand j'avais trois ans, devant mes yeux, ce qui donne ce lien si particulier entre nous - selon les journalistes du moins...
Je dois bien avouer que je n'ai pas eu le courage de lire ma vie à travers leurs mots, tout cela sonne trop impersonnel pour moi. Bruce n'aime pas non plus toute cette histoire et il préfère qu'on ne lise pas ces torchons.

Je devrais sauter de joie de vivre dans un manoir, d'avoir une grande chambre, de beaux habits neufs. Je mange à volonté, je peux faire de belles balades dans le parc et Alfred est franchement cool, mais voilà je ne suis pas heureuse, c'est même tout le contraire. J'aime bien Bruce, il est gentil, mais nous sommes deux natures sauvages qui devons nous apprivoiser, selon Alfred du moins. Le monde me manque, le bruit me manque, même les autres gamins me manquent, alors que je ne leur parle pas plus que ça. Je ne peux plus faire le mur ... enfin si la dernière fois je l'ai fais, j'ai mis des plombes pour arriver en ville et en plus je me suis fait agresser ! Heureusement que Batwoman était là sinon je n'aurais pas donné cher de ma peau. Je ne sais pas si je l'apprécie ou la déteste, c'est assez dur à dire. Elle a des côtés super cool et d'autres côtés super relou ... je suis encore en pleine réflexion ! Bref tout ça pour dire que c'est plus comme avant. Ici je m'ennuie, je suis obligée d'aller en cours, je me fais chier le reste du temps. Tout le monde me regarde comme une bête de foire. Oui c'est moi la pauvre orpheline qui a eu la chance d'être adoptée par Bruce Wayne ... et alors ? J'aime pas qu'on me regarde comme ils le font, j'aime pas être le centre de l'attention. J'ai vu des filles venir vers moi pour faire genre qu'elles veulent me parler, comme si c'était normal, alors qu'elles ne m'ont jamais adressé la parole depuis le primaire. Ca y est, je sens l'angoisse m'envahir de nouveau, je ne veux pas y retourner, pourtant il faudra bien, Alfred vient me chercher à 15h ...

Mon souffle s'accélère au fil des minutes, mon coeur tambourine dans ma poitrine, ça fait un mal de chien. Je lève la main précipitamment et je demande de sortir un instant, prétextant que je n'allais pas très bien et qu'il me fallait un peu d'air. Au vu de mon visage, il me crut, je dois bien avouer que j'ignore si je dois m'en réjouir ou être vexée. Il faut que je m'enfuie, il faut que je parle à quelqu'un, quelqu'un d'autre que Bruce ou Alfred. Je prends mes jambes à mon cou, laissant mes affaires dans la classe. J'ai mon téléphone dans ma poche, c'est tout ce qui compte ... Oui j'ai un téléphone, beaucoup mieux que le vieux téléphone sans fil d'après guerre que je me coltinais. J'ai le dernier cri, un petit plaisir que je me suis fait après avoir fait les yeux doux à Bruce et Alfred. D'un côté je sais que ça les rassure, ainsi ils sont sur de toujours savoir où je suis avec la puce GPS. Je cours dans les couloirs, j'ouvre une porte latérale et je me précipite à l'extérieur. Je faillie renverser le Directeur, je m'excuse rapidement et reprends ma course, ignorant ses questions ... Où est-ce que je vais comme ça ? Pourquoi ne suis-je pas en cours ? Je me moque de tout ça, je cours, je sors de l'enceinte de l'école et me voilà dans les rues de Gotham. Mon dieu j'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne suis pas venue ici. Je revis enfin. J'erre dans les rues pendant des heures, Alfred tente de m'appeler à plusieurs reprises, puis Bruce, mais je ne réponds pas. Je me contente d'un appel, juste avant d'éteindre mon téléphone. Je ne veux voir qu'une personne, alors je lui laisse un message sur son répondeur.

« - Aaron ? C'est O. ... Ophelia ... Il ... il faut que tu viennes ... s'il te plait ... Je ... j'ai besoin de toi ... je ... je me suis enfuie, je ne veux plus y retourner ... pitié viens me rejoindre ... Je serais au fast food, à l'angle de 49ième ... s'il te plait, viens seul ! » Je pleurais, je tentais pourtant de retenir mes larmes, je ne voulais pas qu'ils l'entendent mais j'étais paniquée. J'éteignis mon portable pour ne pas que Bruce et Alfred me retrouvent, pas maintenant. Je rejoignis en courant le fast-food, je me payais de quoi manger et boire et j'attendis, angoissée, qu'il vienne me rejoindre. Au fond de moi j'avais peur. Et s'il n'avait pas vu que je l'avais appelé ? Et s'il ne se souvenait plus de moi ? Et s'il n'avait pas le temps ? Et s'il les prévenait ?


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    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Mer 11 Déc - 23:09

    Aaron afficha une mine dépitée. On lui aurait annoncé l'avènement de la troisième guerre mondiale qu'il aurait été aussi enthousiaste. Une tournée européenne ? Un silence de mort envahit la pièce, confrontant le manager aux regards fuyants des cinq artistes. Apparemment, ils en avaient autant envie que de se pendre. Le manager essaya de remotiver les troupes, avançant l'argument d'une vie de tournée palpitante et terriblement rock'n'roll. Mais ils sortaient juste d'une tournée américaine qui leur avait pris deux mois de leur vie.

    Ce serait pour avril 2014. Vous avez le temps de souffler les gars... Et faites pas cette gueule.

    Red fut le premier à acquiescer, moyennement convaincu. Même si l'idée ne l'enchantait guère, il ne pouvait cracher sur un tournée européenne en tête d'affiche. Le dernier tour avait été assez éprouvant et teinté de nombreux conflits, mais cela ne signifiait pas que ça allait se répéter sur le vieux continent. Et puis, la vie en tournée avait ses charmes. Tous les soirs, ils foulaient les planches, en communion avec un public qui leur était entièrement dévoué. Et puis, les backstages... Ses meilleurs souvenirs.

    Ok ok, c'est juste que ça sera en pleine session d'écriture du nouvel album, jugea t-il utile de préciser.

    Le manager haussa les épaules en un soupir abattu. Leur dernier album avait à peine un an : ils pouvaient repousser un peu l'entrée en studio. La tournée ne se déroulerait que d'avril à début juin 2014. Plus quelques festivals, ça serait bien. Et puis, ils pouvaient écrire en tournée : la hystérie des foules devrait être un excellent moteur à leur productivité. Les cinq musiciens partirent d'un même rire nerveux. De toute façon, ils n'avaient pas vraiment le choix...
    Son portable vibra. Aaron laissa échapper un regard en direction de l'écran. Numéro inconnu. Il ne prit pas l'appel et se recentra sur le sourire commercial de leur manager.

    Vingt minutes après, le groupe fut libéré. Chacun y alla de son commentaire, et il n'en ressortait pas une joie intense... Ça leur laissait trois bons mois avant d'aller en Europe : c'était trop et pas assez. Trop pour ne rien faire d'autre que glander, pas assez pour essayer de bosser quoique ce soit.
    Aaron sortit son portable et appela sa messagerie vocale. En général, il ne s'intéressait pas aux numéros inconnus mais le mari de sa cousine devait le contacter pour une connerie de fête de famille. Lorsqu'une voix aiguë secouée par les sanglots l'appela à l'aide, Redfield se sentit soudainement défaillir. Qu'est-ce que c'était... ? O. ? Il lui fallut bien dix secondes pour remettre la bouille ronde d'une morveuse de seize ans rencontrée après un concert donné à Gotham. Il l'avait même ramenée en voiture. Comment avait-elle eu son numéro personnel ? ... Il lui avait envoyé un message quelques jours après leur rencontre histoire de savoir si elle était bien rentrée et que tout allait bien, fin de la communication. Jamais il ne serait attendu à un tel appel à l'aide. Comme un con, il répondit à la voix étranglée par les larmes, assaillit par une anxiété montante. Bien évidemment, il n'eut aucune réponse. Aaron rangea son téléphone dans la poche de son sweat et sortit en trombe de la maison de disque. L'un des membres du groupe l'interpella, lui demandait ce qu'il foutait. Le guitariste s'excusa et prétexta une urgence familiale... ce qui n'était pas faux dans les grandes lignes.

    Tout en rageant devant un feu rouge qui s'obstinait à le maintenir à l'arrêt, Aaron repensa aux derniers mots de la gamine : "viens seul". Dans quelle emmerde s'était-elle fourrée ? S'était-elle fait agressée ? Violée ? Et... et pourquoi il s'en souciait ? Le feu passa au vert et il continua de remonter la 49ème. Il trouva à se garer par miracle. D'un pas pressé, il entra dans un fast-food de seconde classe. Une serveuse décrépie lui souhaita le bonjour. Elle se prit un sublime vent. Red aperçut la gamine à deux banquettes de lui, il la rejoignit, le souffle haché.

    Pu... putain, c'est quoi... ce bordel ? Il la dévisagea. Les yeux encore brillants et les joues rouges, O. semblait se porter comme un charme. Tu... t'as l'air en forme... ? Ophélia... ? Son ton se durcit, amorçant les prémisses d'une remontrance. Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Lun 16 Déc - 21:01

Aurais je été un peu dans l'exagération ? Aurais-je encore dramatiser les choses pour les rendre pire que ce qu'elles sont en réalité ? Parce que finalement en dehors du fait que je suis malheureuse là bas et que je me sens seule, tout se passe très bien. Mais voilà, j'aime théâtraliser ma vie pour la rendre plus intéressante qu'elle ne l'est vraiment. Je devrais être honorée et super contente d'avoir été choisi par l'homme le plus riche de Gotham et le plus influent, mais au lieu de ça, je joue les capricieuses ... Orpheline peut-être mais diva pour sûre ! Pu... putain, c'est quoi... ce bordel ? Tu... t'as l'air en forme... ? Ophélia... ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Aaron arriva contre toute attente. J'étais trop contente de le voir mais je sentis quand il posa ses yeux sur moi qu'il n'allait pas franchement être content du coup que je venais de lui faire. Pourtant j'étais si heureuse de le revoir, il m'avait étrangement manqué, mais pas tant comme la star qu'on adule que comme une sorte d'ami ou de grand frère. Et oui je suis comme ça moi, je m'attache presque tout de suite aux gens et après je m'en mords les doigts pendant des semaines parce que je suis la seule à agir ainsi, la seule à m'attacher.

« - Aaron t'es venu ! » Commençais-je par dire les yeux pétillants de joie et le sourire aux lèvres. Oui on pouvait voir très clairement qu'avec une frite dans la main et le visage si réjouie que la peur, la peine et tout ce qui va avec s'en était envolé. Je l'observais un instant avant de lui tendre la frite que j'avais dans la main « - Tu veux une frite ?! » Lui demandais-je plein d'espoir, pensant que si je changeais "habillement" de sujet, il ne m'en voudrait pas trop. Pourtant j'étais bien malheureuse et tout le tintouin, mais il n'y avait que moi pour me rendre compte que j'avais besoin d'un foyer aimant et chaleureux et pas d'un endroit froid et désert et surtout si immense. Je n'allais quand même pas passer mon temps à coller aux bask' d'Alfred juste parce que je m'ennuie. Vu que je sentais que les choses n'allaient pas aller dans mon sens, je tentais de prendre une mine désespérée quand j'ouvris de nouveau la bouche « - J'ai été adopté » lui dis-je la bouche entre ouverte, comme si je venais de lui asséner une nouvelle terrible alors que ça devrait être le plus beau jour de ma vie !

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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Jeu 19 Déc - 2:02

    Tu sais où tu peux te la mettre ta frite ?!

    Aaron la dévisagea froidement. Où était la gamine en pleurs, dans le besoin urgent de le voir ? Face à lui, O. se portait comme un charme. Enfin, en apparence du moins. Avant que le musicien n'eut le temps de s'insurger davantage sur l'utilité de sa venue, la morveuse lâcha finalement le morceau du bout des lèvres, la voix empeignée d'un certain dégout. Redfied se laissa aller à un oh surpris. Un bref silence s'en suivit, aucun n'étant décidé à ajouter quoique ce soit. La serveuse s'avança vers le nouvel arrivé et lui demanda ce qu'il désirait. Aaron commanda un grand café et attendit que la vieille débarrasse le plancher pour se décider à lâcher :

    Ce n'est pas un drame... Si ? T'es dans une mauvaise famille d'accueil qui te fait du mal... ? Qui... abuse de toi ?

    Genre une gamine de seize ans confesserait à une idole qui, au bout du compte, n'est qu'un inconnu, que tous les soirs son père adoptif venait la tripoter. Mais il ne comprenait pas la soudaine détresse de la jeune fille, alors autant avoir des éléments de réponse, même si les questions n'étaient pas très habiles.
    La serveuse revint avec le café commandé et la note. Aaron ne lui accorda pas un seul regard, concentré sur sa jeune interlocutrice. Il essayait de la sonder, de comprendre ce qui se tramait, mais en vain. Il n'avait jamais été un fin psychologue, et ce n'était pas avec une adolescente que ça allait s'arranger. Lentement mais surement, son irritation disparut au profit d'une inquiétude étrange : qu'est-ce qu'il en avait à foutre d'elle dans le fond ? Il ne lui devait rien... Parce que c'était une fan... ? Car, suivant cette logique, il devrait se soucier de centaines de gamines avec leurs états d'âme adolescents. Après, il ne s'agissait pas non plus d'un chagrin d'amour puéril. Elle avait été adoptée. Et, il n'arrivait pas à se réjouir pour elle : elle tirait une de ces tronches. Il l'avait connu plus ravie à l'attendre, orpheline, sans le sou et par -15°C. Peut-être était-ce justement cela, elle n'était plus ce qu'elle croyait être : une gamine sans parent forcée de mentir pour préserver un semblant de fierté. Maintenant, elle avait tout pour être heureuse, seulement elle ne l'était pas. Le dilemme de l'adopté : elle avait quitté la misère de son orphelinat mais aussi tous ses repères, ses amis, sa vie.

    O. ? Qu'il y a t-il de si terrible ?

    Il doutait qu'elle s'étende sur les raisons de son malheur ; et il doutait qu'il ait réellement envie de les entendre, mais à présent qu'il était là, autant en profiter. Cette gamine avait besoin de vider son sac, il le sentait. Lui aussi avait eu 16 ans, et son statut d'adopté n'avait pas facilité les choses, au contraire même... Ce fut une période assez sombre et tumultueuse. Cependant, la question ne lui était pas adressée.
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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Sam 21 Déc - 18:02

Il était en colère, il s'attendait à une jeune fille en pleure et désespérée qui avait besoin de son "héros" et au lieu de ça il me trouvait, attablée à manger des frites. Oui j'ai séché mes larmes mais bon pas besoin de monter sur ses grands chevaux pour ça si ? J'avais quand même bien le droit d'avoir envie de le voir non ? S'il m'avait donné son numéro c'était pour que je l'utilise ? Pourquoi je suis toujours la seule à m'attacher aux gens ? Il ne comprendra jamais, personne ne pouvait comprendre ce que je ressentais, c'était évident pour moi, pourtant j'avais cru que peut-être lui le pourrait. Après tout il était différent des autres et pas que parce que c'était une star, mon idole. Il m'avait avoué qu'il avait été adopté, il aurait dû comprendre ce que je ressentais ... Tu sais où tu peux te la mettre ta frite ?! Je me renfrognais, j'étais vexée qu'il me parle comme ça, qu'il change de ton et qu'il pense que je ne vais rien dire. Oui bon j'avais peut-être abusée en l'appelant en larmes mais sur le moment j'ai pas pu me retenir, j'étais paniquée, ça arrive non ? Il n'a jamais eu 16 ans et les hormones qui dansent la polka lui ? Non mais franchement pour qui il se prend ? Il est où le type cool que j'ai rencontré un soir de concert ? Il est où le type qui m'a signé un autographe alors qu'il avait eu l'air catégorique la première fois qu'il me l'a refusé ? « - Hé ho c'est bon ça va, pas besoin de me parler sur ce ton hein ! » J'étais vexée et blessée de cette attitude, mais bon ça ne changeait pas, c'était toujours comme ça, ceux qui paraissaient être des gens cool ne pouvaient pas toujours l'être ... voir jamais ne l'être. J'aurais dû contacter Jeffrey, lui au moins il m'aurait écouter ...

Ce n'est pas un drame... Si ? T'es dans une mauvaise famille d'accueil qui te fait du mal... ? Qui... abuse de toi ? Je lui apprends que je suis adoptée, visiblement il est l'un des rares de cette ville à ne pas être au courant. Il a l'air surpris et se calme un peu. Je suis toujours boudeuse, mais je commence moi même à m'adoucir. J'aime pas qu'on me crie dessus ou qu'on me parle sur un ton peu engageant, ça à le don de me mettre sur la défensive et d'être renfrognée. Tout de suite il pense à des trucs super grave, dégueu même et rien que l'idée qu'Alfred ou Bruce puissent faire ça me rend malade et me dégoûte. Je n'ose même pas les imaginer capable de faire ça, surtout que s'ils le faisaient personne ne serait au courant et on me traiterait de menteuse. Un frisson me parcouru et tout en prenant un air dégoûté et en lâchant un "Beurk dégueu'" Je lui glissais l'article que j'avais découpé dans le journal et qui parlait de l'adoption. J'avais pensé que ce serait une bonne idée de garder un souvenir, parce que même si j'étais malheureuse, quand j'étais avec eux, ben je trouvais ça quand même cool ! « - Bruce Wayne ... t'y crois toi ?! » Lui dis-je l'air de ne toujours pas arriver à le croire. Parce que soyons franc, moi j'avais toujours dû mal à me dire que c'était quand même le milliardaire de cette putain de ville qui m'avait adopté, moi, la fille de personne. L'orphelin le plus célèbre de Gotham qui adopte une fille sans histoire comme moi ...

O. ? Qu'il y a t-il de si terrible ? Je levais mon regard vers lui, mes yeux bleus étaient en train de disparaitre sous une nouvelle série de larmes. C'était la question qui déclenchait mes pleures parce que je savais que personne ne pourrait jamais comprendre. Même moi je n'arrivais pas toujours à me comprendre. Parfois je m'en voulais d'être si conne et si débile, je devrais sauter de joie, j'avais mon avenir assurée, dans deux ans j'étais majeur et à 21 ans je pourrais faire tout ce que je veux. Même s'il ne me paierait pas tout mes caprice, je pouvais espérer faire les études que je veux et son nom attaché au miens - parce qu'un jour j'en passerais par là, ne serait-ce que pour le remercier - j'aurais toutes les portes qui s'ouvriraient à moi. Et puis s'il venait à mourir sans héritier, je serais celle qui hériterait ... oh bien entendu je ne lui souhaite rien, l'argent n'est rien pour moi, mais quand même ça fait réfléchir tout ça. « - Rien ... et tout à la fois. Je sais je suis trop conne de me plaindre, je devrais être l'orpheline la plus heureuse du monde. Je suis passée d'un statut sociale miteux à avoir un père adoptif pété de tunes mais ... mais j'arrête pas de pleurer. J'ai une grande chambre qui me parait si vide et froide. Je me perds dans leur manoir immense, les draps qui recouvre la moitié des meubles me font flipper et je m'ennuie mortellement. On est excentré, il n'y a rien à faire, je ne peux plus me promener le soir dans les rues, je dois aller en cours tous les jours ... J'ai toujours rêvé de ce moment où enfin j'aurais des parents mais ... c'était pas à ça que je songeais. Je voulais un grand chien qui deviendrait mon meilleur ami, des parents aimants, une belle cheminée où on se mettrais le soir en regardant la tv ou en jouant à des jeux ...  » Plus je parlais et plus je pleurais. Je me sentais si conne et en même temps si seule. Pourtant ils faisaient tout pour que je me sente à l'aise mais c'était trop dur, j'avais l'impression de ne plus savoir qui j'étais ...

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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Lun 23 Déc - 2:38

    Ok, il avait peut-être manqué de tact. Mais cette gamine avait un don pour se braquer pour trois fois rien aussi... Comme si ça allait apaiser les tensions, Aaron but calmement une gorgée de son café, pas transcendant au demeurant. Ophélia ne surenchérit pas, préférant continuer de se dévoiler. Lorsque le nom de Bruce Wayne tomba, le musicien s'étouffa, manquant de rendre son café. A en croire le ton dépassé de la gamine, ils partageaient le même sentiment d'incrédulité. Comment avait-elle atterrie dans le manoir de ce type ? Certes, elle présentait pas trop mal, mais elle n'avait rien d'une petite dame. Et puis, quel caractère de merde ! Aaron ne comprenait vraiment pas comment le choix de l'homme avait pu s'arrêter sur Ophélia. Mais à la rigueur, ce n'était pas plus mal. D'une certaine manière, cette petite histoire soulignait l'idée que tout le monde avait le droit à une seconde chance. O. méritait une vie dans le confort. Cependant, il y a confort matériel et confort émotionnel. Et ce dernier semblait faire terriblement défaut.
    Tout en s'expliquant, la gamine commença à être envahie par les sanglots. Sa voix s'étrangla, virant violemment dans les aigus. Elle ne pleurait pas parce qu'elle était malheureuse, mais parce qu'elle pensait qu'elle n'avait plus le droit de l'être.
    Redfield jeta un regard autour d'eux, réflexe social. Tout le monde se contre-foutait de cette morveuse en pleurs. L'indifférence générale glaça le musicien qui, d'une voix douce, essaya de rassurer la petite.

    Arrête de pleurer... Ok, il repasserait. Mais une telle effusion l'indisposait au plus haut point. Je... peut-être que... Et puis merde, il était trop naze avec les mots. Aaron se leva de sa banquette pour se glisser sur celle où était prostrée Ophélia. Prenant une profonde inspiration, il enserra légèrement la jeune fille. Dans ces moments-là, on avait pas besoin de conseils avisés et éclairés, mais juste d'affection, d'un soutien palpable et chaleureux. Cependant, il n'osait pas la saisir : allez savoir comment elle réagirait ? Elle serait foutue de se braquer et de le faire passer pour un pervers... Bien que, tout réfléchi, cette hypothèse était peu probable. Peut-être était-ce lui qui craignait un contact plus intime. Il ne la connaissait pas dans le fond. Et pourtant, il était secoué. Si j'ai été rude avec toi, c'est parce que je me suis inquiété. Vraiment. J'ai eu peur qu'une vra... une grosse merde te soit arrivée : je m'attendais pas à ça. Bref, c'était pas très malin de ma part. Excuse-moi. Redfield eut un petit rire nerveux. Il dégagea les mèches qui barraient le visage de la jeune adoptée. Allez, sèche moi ses larmes, on dirait un lapin qui a la myxomatose !
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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Mar 24 Déc - 14:34

Arrête de pleurer... Je chialer comme une madeleine et je m'en moquais de savoir si ça importunait quelqu'un ou pas. J'avais besoin de relâcher cette pression que j'avais sur les épaules, venant de cette nouvelle situation et de moi. Je sais que je devais paraître heureuse, que je devais arrêter les conneries parce que sinon c'était sur Bruce que ça allait retomber et qu'il ne méritait pas ça. C'était un homme important, je n'avais pas le droit de le remercier de cette façon. Je sais qu'il avait promis à mes parents de s'occuper de moi si jamais il leur arrivait quelque chose, mais ils étaient morts, il ne devait plus rien à personne et j'aurais pu ignoré durant le reste de ma vie qu'ils se connaissaient. Mais voilà malgré le temps qui était passé, il était resté fidèle à sa parole et même si je ne devais rien à mes parents, les ayant à peine connue, j'avais envie qu'ils soient fière de moi, même si c'était bien con comme pensée. Je... peut-être que... Aaron tentait vainement de me mettre à l'aise, d'apaiser mon chagrin mais n'ayant pas l'air d'être doué pour les mots, il n'y parvint pas, je continuais à pleurer, n'arrivant pas à endiguer mon chagrin. Et puis je le vis se lever, je ne comprenais pas ce qu'il faisait au début je pensais qu'il allait se barrer parce que ça le faisait chier de voir une morveuse pleurer. Je l'aurais très très mal pris, même si au fond je comprenais sa réaction, j'aurais certainement eu la même, n'étant pas très à l'aise avec ce genre de chose, mais ça n'aurait pas changé le fait que j'aurais été super en colère contre lui. Mais au lieu de le voir tourner les talons pour s'en aller, il vint s'installer à mes côtés et il m'enserra légèrement. Au début je fus surprise, mes pleures se calmèrent un instant, sous l'emprise de l'incompréhension. Et puis je me jetais dans ses bras, l'enserrant fermement, mes bras atour de sa taille et je me remis à pleurer. D'abord avec force avant de commencer lentement à me calmer. Moi je n'étais pas trop difficile, je ne demandais pas grand chose, juste que l'on fasse attention à moi, que j'existe aux yeux des autres. Alors c'est vrai qu'Aaron et moi on ne se connaissait pas vraiment, mais j'avais vraiment l'impression d'avoir trouvé un grand frère et j'avais envie d'être proche de lui même si c'était pas son kiffe !

Si j'ai été rude avec toi, c'est parce que je me suis inquiété. Vraiment. J'ai eu peur qu'une vra... une grosse merde te soit arrivée : je m'attendais pas à ça. Bref, c'était pas très malin de ma part. Excuse-moi. Allez, sèche moi ses larmes, on dirait un lapin qui a la myxomatose ! Il s'excusa d'avoir été con, de m'avoir mal parlé et je n'en revins pas. En général personne ne s'excuse, ils continuent de croire qu'ils peuvent me parler comme à une merde, comme s'ils avaient toujours raison et moi toujours tort. Certes je l'avais un peu mérité dans ce cas là, je l'avais affolé pour rien, même si à mon sens ce n'était pas rien. J'avais besoin d'un visage familier, quelqu'un pour m'écouter et me rassurer et instinctivement je m'étais tournée vers quelqu'un qui avait vécu la même chose que moi. Aaron fut extrêmement gentil avec moi, je n'en revins pas. Il n'était pas obligé d'être là, il n'avait rien à faire avec une gamine dans mon genre, pourtant il était là et c'était vachement important pour moi ! Il m'avoua avoir eu peur pour moi et je fus plus que touché. J'esquissais une moue surprise, mais mes sanglots s'étaient arrêtés. Les seules marques voyantes de mon chagrin fut mes joues humides et mes yeux rougies. Il me remit une de mes mèches en place et je me sentais bien, bien mieux que quelques instants plus tôt. « - Ch'ai pas ce que c'est la myxotruc là mais ça n'a pas l'air beau à voir ! » Lui dis-je en tentant de plaisanter. J'avais la voix un peu enrouée par les pleures mais on sentait déjà que ça allait mieux. Je reniflais bruyamment et me passait la manche de mon pull sur mon visage pour enlever les larmes. Heureusement que je n'étais pas le genre de personne à me maquiller comme un camion volé sinon je ressemblerais à un panda à l'heure qu'il est ! « - Chui désolée de t'avoir fait peur ... j'voulais pas t'sais ! Je pensais même pas que t'allais venir ... C'est cool de ta part de l'avoir fait d'ailleurs ça compte beaucoup pour moi !  » Oui j'étais capable d'être un vrai bisounours quand je le voulais, pleine d'amour dégoulinant pour les gens. Ca n'augurait rien de bon pour mon avenir, j'allais souffrir, un nombre incalculable de fois, mais ça ne changerait pas de ce que j'avais pu vivre jusqu'à aujourd'hui. Trop influençable, j'allais m'en prendre plein la gueule, trop naïve, on allait me rouler dans la farine. Et si j'ai de l'argent grâce à Bruce, j'allais finir déplumé en un claquement de doigt !

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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Jeu 26 Déc - 1:16

    En véritable handicapé émotionnel, il étreignait la jeune fille avec une distance pourtant notable qu'on pouvait imputer à un certain inconfort. Cependant, son geste fut bien accueilli par la gamine qui s'agrippa à lui. Aaron eut un regard pour l'assistance qui persistait dans son indifférence. Même s'il s'insurgeait contre cette attitude, il savait qu'il en usait et abusait quotidiennement. Il n'avait jamais été dans les sentiments, ou plutôt, dans les sentiments des autres. Incapable de déchiffrer les siens, comment pouvait-il prétendre à une psychologie de comptoir ? Au moins, avec O., il avait visé juste. En même temps, une morveuse qui chiale, y'a pas quinze milles possibilités.
    Les larmes de la petite blonde finirent par se tarir, et son étreinte se relâcha. Libéré de ses bras, intérieurement, il se sentait libéré de chaines. Il était décidément trop naze dans le registre sentimental. O. tenta un peu d'humour, et Aaron se permit un rire coincé. A vrai dire, il avait entendu sa mère lui dire des centaines de fois, mais il n'avait jamais vraiment saisi le sens de cette remarque. On lui avait dit une fois que c'était une maladie qui affectait les yeux des lapins en les rendant dégueulasses. Il s'était passé d'une recherche sur google image... Tout en reniflant, O. s'excusa de l'avoir ainsi apeuré. Elle avait fait un beau caprice surtout ! Mais avant qu'elle ne l'admette, ils avaient le temps de crever. Elle poursuivit en le remerciant d'avoir été là pour elle. Sortez les violons...

    Donc la prochaine fois t'évite d'appeler en pleurs en me disant que tu t'es enfuie et de venir seul. Certes, tu as fait ton petit effet, mais bon... Il était décidément nul à chier lorsqu'il s'agissait de causer avec plus jeunes que lui. Aaron demeura à côté d'elle, comme si sa proximité avait une quelconque valeur de soutien. Du moins, espérait-il qu'elle l'interprète ainsi. Il prit une gorgée de son café et ajouta : Ça fait combien de temps que tu as été adoptée ? Non, il ne lisait plus les journaux, et sa télévision ne s'était pas remise de son atterrissage forcé sur le trottoir après une soirée un peu trop arrosée. Ce n'était pas tant qu'il n'avait pas le temps, juste pas la foi. Et puis, après avoir vu son nom associé à des saloperies une fois, l'envie lui avait passé de s'intéresser aux journaux. Il pourrait y avoir une guerre entre deux pays d'Europe qu'il n'en saurait rien. Mais à t'entendre parler, y'a en effet pas grand chose à y foutre. Négocie-toi un chien ou une autre bestiole. Et puis, tu peux pas ramener tes amies du lycée ? Incapable lui aussi de vivre dans la solitude, il avait multiplié les stratégies pour tromper l'absence. Il avait eu un chien avec lequel il avait grandi. Ce cleb's l'avait vu passer de ses 4 et à ses 18 ans. Sa mort avait été un vrai drame. Et quand il n'était pas avec son fidèle compagnon, il trainait avec ses potes. Bref, il faisait toujours en sorte de ne jamais se retrouver seul. O. avait grandi dans un orphelinat, habituée au bruit et à la vie en communauté, ça devait vraiment lui faire bizarre. Tu pourrais organiser la soirée de l'année dans cet immense manoir. Je suis sur que Bruce Wayne a un déhanché qui tue. En fait non, il en doutait très fortement.
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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Lun 30 Déc - 14:25

Donc la prochaine fois t'évite d'appeler en pleurs en me disant que tu t'es enfuie et de venir seul. Certes, tu as fait ton petit effet, mais bon... Je me rendais bien compte que j'avais un peu abusé sur ce coup, mais ça avait été plus fort que moi, je voulais absolument qu'il vienne et ça m'étais venu comme ça. Bon après il y avait aussi cette pression que je m'étais infligée et qu'on m'avait infligé, avec toute cette publicité qui nous avait déplu d'ailleurs tous les trois. Mais bon Bruce ne pouvait pas faire un pas dans la rue sans que la presse vienne à sa rencontre pour savoir pourquoi il marchait, alors une adoption, c'était forcément le scoop du siècle. J'esquissais un semblant de sourire un peu gêné avant de répondre. « - Promis ... mais tu viendras quand même si je t'appelle ? » Si déjà il prenait la peine de me répondre, ce serait déjà ça de gagné. Je me rendais bien compte qu'inconsciemment je l'avais obligé à venir à mon secours, même si je n'étais pas en danger. J'avais fais semblant d'être en danger et s'il m'était vraiment arrivée quelque chose, la police aurait pu remonter jusqu'à lui et il aurait eu des emmerdes sans rien avoir fait, alors il se dédouane en venant à mon secours. Bien évidemment ce devait être un peu plus complexe que ça, il aurait pu ne rien faire et dire aux flics que je n'étais qu'une gamine qu'il avait rencontré une fois et qui avait réussi, il ne sait comment à obtenir son numéro. On aurait pu le soupçonner de détournement de mineur mais vu qu'on ne s'était vu qu'une seule fois, ils auraient certainement fini par lâcher l'affaire, en entachant quand même sa réputation. Rebelle oui mais pas pervers !

Ça fait combien de temps que tu as été adoptée ? Il était vraiment au courant de rien, on pourrait annoncer la troisième guerre mondiale qu'il l'ignorerait complètement. Je pris un instant pour réfléchir, trouvant pour ma part le temps extrêmement long depuis l'adoption mais ce n'était qu'une impression dû à l'ennui. J'avais l'impression que cela faisait des années que j'étais coincée là bas alors que cela ne devait remonter que depuis quelques jours, voir semaines, mais pas plus de deux ! « - Chai plus ... quelques semaines ... moins d'un mois j'crois ! » Qu'est-ce que ça changeait de toute façon ? Une semaine, un mois, c'était du pareil au même non ? Il allait encore me dire que je devrais être patiente, qu'il fallait du temps pour m'y habituer, mais moi qui ai rêvé de ce moment toute ma vie, n'aurait-il pas dû être parfait ? Suis-je trop difficile ? Mais à t'entendre parler, y'a en effet pas grand chose à y foutre. Négocie-toi un chien ou une autre bestiole. Et puis, tu peux pas ramener tes amies du lycée ? C'était pas une mauvaise idée ça, de demander un animal de compagnie ... Bon j'imagine déjà parfaitement la tête d'Alfred si je lui fais ma demande, mais en même temps si je lui promet que je m'en occupe, peut-être qu'il acceptera ... Evidemment c'est comme tout, au début ce sera mon meilleur ami mais après quelques temps, je serais capable de m'en lasser ... Bon après je dis ça je n'en sais rien je n'ai jamais eu de chien de ma vie. « - Des amies ? Du lycée ? ... Hum je ne suis pas très populaire t'sais moi au lycée, on ne peut pas vraiment dire que j'ai beaucoup d'amis ... Et puis d'toute façon les gamins de mon âge c'tous des cons ! » Au moins c'était très clair. Il est vrai que je n'ai jamais cherché à nouer des liens avec les jeunes de mon âge, je m'en fous d'eux en général, je préfère passer mon temps avec des gens plus âgés. Pas plus fréquentables que les jeunes, voir pas du tout mais moi je les aime bien. J'imagine déjà les fêtes que je pourrais organiser dans le manoir Wayne, mes connaissances étaient des dealers, des toxicos, des voleurs, des prostitués, des escrocs, des mafieux ... je suis persuadée qu'ils adoreraient l'idée, Bruce moins. « - Mes fréquentations ne sont pas très recommandables, pas sûre que Bruce apprécierait de voir des putes, des toxicos, des escrocs ou des dealers dans son salon ... »

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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Mar 7 Jan - 10:34

    Une fois ses larmes séchés, O. retrouva le sourire. Aaron ne put que lui rendre, attendri par la jeune fille. Il ne pouvait dire pourquoi, mais cette gamine l'avait touché. Malgré un appel quelque peu alarmiste, rien n'avait forcé le musicien a volé au secours de sa jeune fan. Et s'il ne cessait de se répéter qu'il en avait rien à foutre d'elle, c'était justement parce qu'il se souciait de son cas mais que n'en comprenant la raison, il s'en défendait. Cependant, lorsqu'O. lui demanda s'il viendrait la prochaine fois qu'elle l'appellerait, il se surprit à répondre :

    Oui, mais pas pour un caprice. Je peux comprendre que tu aies des... problèmes disons, mais ne me les vend plus comme la fin du monde.

    Il avait réellement été secoué par l'appel de la gamine. Sa colère face au dérisoire de la détresse de la jeune adoptée en avait témoigné. Mais l'orage était passé, et il était content d'être là, auprès de cette morveuse qui avait besoin de lui... C'était peut-être bien la première fois que quelqu'un avait eu besoin de lui.

    Moins d'un mois ? Tu vas t'acclimater progressivement. Mais il faut que... Brune Wayne, son ton restait incrédule lorsqu'il nommait le milliardaire, te fasse une place aussi, qu'il s'habitue à toi. Bref, c'est un long travail, mais qui doit se faire à deux.

    Vivre avec un étranger : un sacré challenge pour une gamine de seize ans. Bien qu'il n'ait vécu la même situation, Aaron comprenait la détresse de la petite blonde. Lorsqu'il avait appris son statut d'adopté, son monde s'était effondré. Sa vie s'était mise à rimer avec mensonge. Il n'était pas l'enfant de ces gens, il n'en était que la récompense à leur magnifique empathie pour les causes perdues. La pilule avait été difficile à avaler, et il n'était pas certain d'avoir encore complètement accepté cet état de fait, mais il avait appris à faire à nouveau confiance à ses parents adoptifs. La confiance demeurait la pierre de voute de toute relation viable.

    Lorsqu'O. fit l'étalage de son réseau social, Aaron se permit un rire amusé. En effet, la petite n'avait pas des amis conventionnels. La remarque quant à la connerie de ses congénères amusa le musicien qui s'entendit proférer le même genre de constat à son âge.

    Je vois. C'est vrai que t'as pas trop la gueule de la cherleader ! Il adoucit sa vanne d'un regard étrangement bienveillant. Mais décidé à poursuivre dans sa lancée, il donna un coup de coude à la gamine et la questionna, le ton rieur : Baaah, y'a bien un gueule d'ange pour laquelle tu dois bien craquer, non ?

    Ses années lycée n'avaient rien eu à envier à Amour, gloire et beauté, et il doutait que les temps aient changé. Étrangement, l'idée qu'O. puisse en pincer pour un petit con l'amusait, et le froissait en même temps. Non pas qu'en tant qu'idole il voulait l'exclusivité - au contraire - mais plutôt qu'il sentait chez cette gamine un don pour se faire enfumer. Elle faisait un pigeon idéal, trop idéal. Et ça ne lui plaisait pas.
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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Jeu 9 Jan - 16:44

Oui, mais pas pour un caprice. Je peux comprendre que tu aies des... problèmes disons, mais ne me les vend plus comme la fin du monde. Mon coeur venait de faire un bon dans ma poitrine, il venait de dire qu'il viendrait si je le lui demandais, c'était juste le plus beau jour de ma vie. Mes yeux pétillaient de joie et j'avais envie de sauter de partout. Evidemment il détesterait ça alors je me retins, mais je pense que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'il venait de me rendre heureuse avec un simple mot. Je ne demandais pas grand chose aux gens, juste qu'ils m'apprécient autant que je pouvais les apprécier et me faire une place dans leur vie comme j'avais fait pour eux dans la mienne. Bon d'accord même le clochard du coin avec une place dans ma vie alors que je le connaissais à peine mais j'y pouvais rien, j'étais comme ça, j'aimais tout le monde et j'avais envie que tout le monde m'aime. Cela dit la fin de ses propos m'arrêta un peu, je pris un instant, la bouche ouverte, tel un poisson dans son aquarium, réalisant qu'il n'avait pas tort, j'étais vraiment du genre à exagérer les faits pour me faire bien voir. « - Heu .... d'accord ... marché conclu ! » Et trop contente et ne pouvant m'en empêcher, je lui sautais dans les bras une nouvelle fois pour un câlin court certes mais enjoué. Etant consciente qu'il n'y avait que moi pour aimer les câlins, j'abrégea celui là avant de reprendre ma place et attraper ma boisson pour en boire une gorgée, faisant ainsi du bruit avec ma paille.

Moins d'un mois ? Tu vas t'acclimater progressivement. Mais il faut que... Bruce Wayne, te fasse une place aussi, qu'il s'habitue à toi. Bref, c'est un long travail, mais qui doit se faire à deux. Je méditais sur ses propos sages et pertinents. Il avait raison, je ne voyais ce problème que dans un sens, sans penser une seule seconde à ce que pouvait vivre Bruce. Il n'avait jamais eu d'enfant et n'y avait très certainement jamais songé, ce devait donc être une étape aussi importante pour lui que pour moi. Je ne devais pas être la fille idéale, je ne lui facilitais pas vraiment la tâche et j'en étais vraiment désolée pour lui. Si l'école l'appelait pour la fugue que j'avais faite, il risquait de regretter de m'avoir adopté ... Et l'idée qu'il puisse me ramener à l'orphelinat pour annuler son adoption ou pour faire un échange me rendit soudainement malade et je pâlie d'un coup. « - Et si j'étais pas à la hauteur de ses attentes ? C'vrai, j'sais pas ce qu'il attend de moi finalement. Chui pas méchante mais chui un peu chiante de temps en temps ... Tu crois qu'il a le droit de revenir sur l'adoption ? Ou pire de m'échanger contre un enfant plus sage ? » Cette adoption qui me rendait malade jusqu'à présent me paraissait soudainement beaucoup plus précieuse qu'elle ne l'avait été depuis le début. Je ne voulais pas m'en aller du manoir Wayne, je ne voulais pas revenir à l'orphelinat même si j'avais fais des pieds et des mains jusqu'à présent pour que ça arrive. Je m'étais attaché à Alfred et au distant Bruce et je n'avais plus envie de les quitter même si j'avais encore bien du mal à vivre avec. Je vois. C'est vrai que t'as pas trop la gueule de la cherleader ! Baaah, y'a bien un gueule d'ange pour laquelle tu dois bien craquer, non ? Sa blague tomba à l'eau comme on jette un enfant à la mer parce qu'on le trouve laid et qu'on voulait un enfant beau. Je n'appréciais que moyennement ce genre de remarque, même si elles étaient tout à fait pertinentes. Il était vrai que je n'avais pas franchement le physique d'une cherleader, voir même pas du tout, mais c'était pas une raison pour le dire à haute voix. « - Genre ?! Chui pas assez jolie pour en devenir une, c'est ça ? » Vexée, je me mis à bouder comme une enfant de cinq ans à qui on interdit de manger un bonbon, même si elle en avait envie. Je n'aimais pas l'idée qu'Aaron ne me trouve pas jolie, même si ça ne changeait rien au final, je n'aurais jamais aucune chance avec lui, il ne me verrait toujours que comme une enfant, même quand j'aurais 18 ans. Cela dit, quand il me donna un coup de coude en me demandant si je ne craquais pas pour un garçon, je ne pus m'empêcher de me mettre à rougir comme une gourdasse. Parce que oui en effet, il y avait bien un garçon qui me plaisait. Il n'était absolument pas recommandable, voir vraiment un mauvais garçon au sens propre du terme, mais moi il me faisait rire, je me sentais bien avec lui et j'aimais quand il me regardait, même s'il était peu probable qu'il me trouve jolie. « - Ben ... pt'être bien wouhai ... Y'a bien ce garçon qui me plait ... mais bon chui sûre que je ne lui plais pas ... sinon il m'aurait pas lâchement abandonné aux flics pour faire diversion afin de se barrer .... »

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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Jeu 16 Jan - 22:09

    Au moins il faisait le bonheur de quelqu'un. En apprenant le dévouement à venir du musicien, Ophelia se permit une brève étreinte qu'Aaron commenta d'un soupir vaguement blasé. Il s'y habituerait. Et puis, il appréciait voir tant de joie dans le regard de la gamine. Il ne savait pas s'il serait d'un soutien indéfectible, mais il essaierait de faire au mieux. Pourtant, jamais l'envie d'un petit frère ou d'une petite sœur ne l'avait effleurée ; et s'il l'avait conçu, ce n'était que pour rager par avance contre cet éventuel nuisible à son petit confort. Mais ce n'était pas la même chose avec O. : il l'avait choisi. Certes, elle n'avait rien de la petite sœur modèle fantasmée, mais elle possédait quelque chose de terriblement humain qui le touchait.

    O. accueillit ses paroles consciencieusement, se livrant à un vrai débat intérieur. Aaron la laissa cogiter, noyant son sourire dans sa tasse de café. Après quelques secondes de silence, la gamine éclata, bouffée d'angoisses. Redfield ne sut comment s'y prendre. Et bien que désarmé, il tenta de la rassurer :

    Quand on adopte un enfant, on a forcément des attentes, mais pas quant à ses qualités personnelles, plutôt quant à son avenir. Les orphelins ne sont pas des chiens avec un pédigrée, achetés et entretenus pour des compétences vendues sur le papier. S'il t'a choisi, il avait ses raisons, et il doit nourrir des projets pour toi. Mais, en aucun cas, il ne doit attendre de toi que tu te mettes à adorer les mathématiques et que tu deviennes major de ta promo'. Il s'en sortait mieux que ce dont il se pensait capable. Et lancé, il embraya : Non, on ne peut pas te rendre ou t'échanger ! Tu n'es pas une marchandise. Ne t'inquiète pas. Malgré son côté playboy, Wayne reste un homme raisonnable et sensé. Il t'a laissé une chance, et tu ne dois pas t'en sentir redevable en changeant. En revanche, laisse lui sa chance ! Si seulement il avait été capable d'ainsi élaborer les choses lorsqu'il s'était agi de lui. Il parlait comme un vétéran de guerre, rempli d'une sagesse dont seuls ceux qui y sont passés pouvaient témoigner.

    La conversation se voulut plus légère par la suite. Et, sans grande surprise, O. se braqua de l'insinuation du musicien. Aaron se contenta d'un sourire à baffer, satisfait - dans un sens - de l'emmerder. Est-ce que j'ai dit ça ? Non ! J'ai juste dit que t'avais pas la dégaine à être une cherleader. Sais-tu seulement ce que j'en pense de ces connes à pompon ? Son sourire devint un rictus. Histoire d'être certain qu'O. comprenne bien le fond de sa pensée, il précisa : Tu vaux mieux qu'elles ! Red' se permit un sourire charmeur. Sourire qui se mourut lentement en entendant la jeune fille vaguement s'extasier sur un petit con de première. Aaron perdit toute douceur et retrouva son sérieux. Faudra m'expliquer ce délire pour les bad boy ! Je ne vais pas trop critiquer, car j'en ai fait partie... et hélas j'en fais encore partie. Mais bon... Faut pas venir pleurer après. Se justifier par du machisme n'était peut-être pas très fin de sa part, or il s'avérait que c'était toujours la même chose. Aaron acheva son café et posa sur la gamine un regard bienveillant.
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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Mer 22 Jan - 10:19

Quand on adopte un enfant, on a forcément des attentes, mais pas quant à ses qualités personnelles, plutôt quant à son avenir. (…) En revanche, laisse-lui sa chance ! Je flippais, il fallait bien l’avouer, j’avais sincèrement peur d’être rejetée, sans même me rendre compte que d’une part je ne facilitais pas l’adoption avec mes fugues à répétition et d’autre part, s’il y avait une personne qui rejetait l’autre, c’était bien moi. Je crois que j’avais peur de faire confiance à Bruce, peur de m’attacher à lui, alors que c’était stupide, c’était écrit dans mon code génétique que j’allais l’aimer avant même que je m’en rende compte. J’étais comme ça, j’aimais les gens, que je le veuille ou non, cela venait très certainement du fait que mes parents n’ont pas eu le loisir de faire parti de ma vie et qu’aujourd’hui j’ai un manque à combler. J’essaie, je tente, je m’acharne mais rien n’y fait, le vide est toujours présent. Parfois je me dis que le jour où je serais adoptée, ça ira mieux, mais je constate que c’est faux. Peut-être que si je vis un conte de fée avec un garçon, ça ira mieux … mais j’en doute car qui pourrait réellement m’aimer ? J’écoutais religieusement Aaron, me disant au fond qu’il avait raison, Bruce ne pouvait pas m’échanger, il m’avait adopté parce qu’il avait eu des raisons de le faire. Ce n’est pas tant que ma petite bouille lui a plu, que parce qu’il connaissait mes parents et que c’est finalement pour eux qu’il m’a adopté, même si c’est sur le tard. Cela me fit vaguement sourire quand il parla des maths, il se souvenait que je n’aimais pas ça, ça faisait plaisir à voir. Plus le temps passé et plus je me rendais compte que j’avais certainement trouvé un ami sur qui compter, une sorte de grand frère de cœur. Evidemment je vais éviter de le lui dire, histoire qu’il ne flippe pas ou pense qu’il va avoir des obligations à mon égare, mais j’apprécie de me dire que finalement je ne suis pas complètement seule dans la vie. Combien de personne peuvent se targuer d’avoir une de leur idole en père d’adoption et une seconde en ami ? Et dire que si je n’avais pas fait le mur ce soir là, je ne l’aurais jamais rencontré ? Si je n’avais pas insisté pour son autographe, il ne serait pas là aujourd’hui ? « - Je … Je vais essayer … tu sais, j’ai rien contre lui, il est plutôt sympa mais … tellement froid et distant que … ben je n’ose pas lui parler ou le déranger … » Heureusement qu’il y avait Alfred, sinon je ne serais jamais restée. Lui au moins il fait attention à moi, il m’aide, me conseil … me dorlote à sa façon. Bon évidemment il est loin d’être mon ami, mais il est ce qui s’en rapproche le plus.

Est-ce que j'ai dit ça ? Non ! J'ai juste dit que t'avais pas la dégaine à être une cherleader. Sais-tu seulement ce que j'en pense de ces connes à pompon ? J’avais été vexée qu’il prétende que je ne pouvais pas être cherleader, je pensais qu’il ne voyait en moi qu’une pauvre gamine sans charme qui ne pourrait jamais plaire à personne, mais visiblement ça allait au-delà de tout ça. Après je savais qu’il était le genre de gars à s’en être tapé par le passé et je ne doutais pas un instant qu’il le referait s’il y en avait une jolie qui passait dans le coin, et je savais aussi que je n’en serais jamais une. J’étais un peu gauche, pas franchement fan à bouger mon popotin et surtout pas pour supporter une équipe de blaireau. J’avais sincèrement autre chose à faire que jouer dans le social, jouer les pimbêches « - Visiblement pas grand-chose de positif …. Cela dit je ne doute pas un instant qu’il y en a beaucoup qui sont passées dans ton lit ! » Même si je n’étais jamais sortie avec un garçon, je savais comment ça se passait, je n’étais pas complètement idiote. Je savais que le garçon qui me plaisait, Oz, était le genre de gars à se taper des filles faciles, juste parce qu’elles ont une belle plastique et qu’elles sont trop conne. Il les met dans son lit et Hop, une fois son coup tiré, il s’en va s’en demander son reste. Je ne veux pas de ça, je ne suis pas un kleenex, je veux qu’on me respecte, qu’on m’aime, qu’on me désire, qu’on est envie de quelque chose de sérieux. Je veux qu’on me regarde avec amour, avec admiration, comme si j’étais une des merveilles du monde. Je ne pense pas trop en demander, j’en vois tous les jours, je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas m’arriver ! J’apprécie le fait qu’il pense que je vaux mieux, ça me donne de l’espoir et j’ai les yeux qui pétillent de nouveau. Faudra m'expliquer ce délire pour les bad boy ! Je ne vais pas trop critiquer, car j'en ai fait partie... et hélas j'en fais encore partie. Mais bon... Faut pas venir pleurer après.  Je le vois changer, il vient de perdre son sourire sans que je comprenne pourquoi … enfin jusqu’à ce qu’il s’explique. Vais-je devoir me justifier ou m’excuser d’avoir le cœur qui bat – si on peut prétendre qu’il batte vraiment pour ce garçon – pour un mauvais garçon ? Je n’ai pas choisi particulièrement de tomber sous le charme d’un garçon dans ce genre. Et puis en plus je n’attends pas à un miracle dans cette histoire, je ne l’intéresserais jamais. « - Mais je ne comptais pas venir pleurer … en plus il ne se passe rien entre nous deux et il ne se passera très certainement rien alors c’est pas la peine d’en faire toute une histoire … » L’erreur dans cette histoire c’est plus on me dit de ne pas y aller et plus j’ai envie de foncer dans le tas, d’aller le voir pour voir s’il n’y aurait pas moyen de se faire un truc et voir où ça peut nous mener … J’ai beau ne pas avoir de parents, j’aime bien faire les mauvais choix moi aussi, par acquis de conscience très certainement !

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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Sam 25 Jan - 20:58

    Ils ne se connaissaient que depuis quelques heures parsemées sur deux journées, mais un leitmotiv se dessinait, inscrivant leur relation dans une complicité teintée de brèves irritations. Chacun à son tour, ils s'insurgeaient, se braquant contre une remarque mal encaissée avant de laisser finalement l'agacement s'estomper au profit d'une sympathie naissante.

    Actuellement, le sujet des relations sentimentales et moins sentimentales servit de tremplin à de maigres tensions. Aaron ne put répondre à l'affirmation de la gamine que par une moue pincée. Il ne couchait pas avec des filles pour leur intelligence, et dans le rayon des ingénues au petit pois ramolli, les cherleaders se défendaient plutôt bien. Donc oui, ils en avaient connu quelques. Ce qui n'étonna personne.

    Décidément forte en gueule, O. ne se laissa pas démonter, et clôtura le sujet abruptement. Mais désireux de ne pas rester sur ces mots froissés, Aaron jugea pertinent d'ajouter :

    Non, en effet. Je me suis mal exprimé. C'est juste que... Que quoi d'ailleurs ? O. pouvait faire ce qu'elle voulait de son cœur et de son cul, cela ne le concernait en rien. Mais avait-elle la maturité suffisante pour s'essayer à la vie ? Le musicien parcourut un instant le visage encore enfantin de la gamine. Ophélia apprendrait de ses erreurs. Elle n'était pas en sucre. Et sa vie n'avait pas été un long fleuve tranquille. Or, il voulait la protéger des ratés adolescents, l'en préserver. Pourquoi donc ? Et quel intérêt ce besoin servait-il ? Celui de la petite blonde, encore innocente et immaculée ; ou le sien ? Il ne pouvait pas nier aimer jouer les grands frères. Malgré les tensions, une certaine complicité les unissait. Et encore mieux, ils répondaient aux besoins de l'autre. Laisse tomber. Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça. Peut-être pour me justifier de mon attitude. Il lui laissait ce point.

    Silencieusement, un homme, la soixantaine entamée, s'était avancé à leur niveau. Aaron le dévisagea, ne comprenant pas bien ce que le vioque lui voulait. Mais ce dernier n'avait d'yeux que pour Ophélia. Machinalement, Redfield resserra légèrement son étreinte, le bras toujours passé dans le dos de la gamine. L'homme finit par lui accorder un regard qui, loin d'être jugeant, indisposa cependant le musicien. Mais avant qu'il ne puisse lui demander ce qu'il leur voulait, l'homme salua d'une voix douce Ophélia, lui demandant si tout allait bien. Comprenant que les deux se connaissaient, Aaron se détendit et libéra son bras, l'air de rien. Le poids du regard de l'homme lui rappela qu'il avait 25 ans, et qu'il partageait des frites avec une gamine de 16.

    Ce n'est pas ce... Pourquoi se justifiait-il ? Vous êtes ? Une question qu'il espérait qui ne lui serait pas retournée.
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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.) Dim 26 Jan - 11:54

Non, en effet. Je me suis mal exprimé. C'est juste que... C'est fou comme notre discussion était en dent de scie, on pouvait se prendre la tête pour rien, mais pas franchement s'en vouloir pour autant. Un peu comme un frère et une soeur, exactement ce que je voulais entre nous finalement. Ce n'était pas toujours facile de discuter avec moi, j'en suis bien consciente, je m'énerve pour un rien, je m'emporte, je me vexe, il faut savoir peser ses mots et être patient. Je ne suis pas mauvaise en soit, juste un brin casse-couille. Enfin même si j'en suis consciente, il vaut mieux éviter de me sortir cette vérité de cette façon, d'ailleurs même enrobée, il vaut mieux éviter de me le dire, je vais inévitablement me vexer ... Adolescence quand tu nous tiens ! Laisse tomber. Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça. Peut-être pour me justifier de mon attitude. Aaron était vraiment cool, il n'y avait pas à dire. Malgré le fait que parfois on aurait envie de se bouffer le nez, il arrivait à relativiser, se calmer et même s'excuser, c'était franchement super cool de sa part. Je n'apprécierais que moyennement qu'il m'abandonne ici, seule, juste parce que je le gonfle, ce serait même horrible. « - C'pas grave tu sais ! » Je voulais lui montrer que moi aussi je pouvais être raisonnable, sage dans mes décisions et mes propos et que j'étais capable de glisser au dessus de remarques que je n'avais pourtant guère apprécié.

Ce n'est pas ce... Vous êtes ? Je dois bien avouer que je ne l'avais pas vu venir celle-là. Je n'avais pas entendu arriver Alfred, par contre je ne pouvais pas le louper maintenant qu'il se trouvait en face de nous. Je me sentais mal à l'aise et coupable. Je l'étais d'une certaine façon, mais je n'avais pas envie de leur montrer que j'étais consciente d'être en tort et pourtant je n'arrivais pas à faire autrement. Je le fixais sans rien dire, j'agissais comme une enfant qui attendait sa punition alors qu'il n'était pas dans le genre d'Alfred de hausser le ton ou de punir quelqu'un. Ce n'était ni dans sa nature, ni dans son rôle, ce serait à Bruce de prendre ce genre de décision, enfin s'il se souvenait que j'existais, cela va s'en dire. Je sentis la main d'Aaron se resserrer contre moi et je compris assez rapidement qu'il ne connaissait pas Alfred et qu'il ne comprenait rien à la situation actuelle. Ne voulant pas qu'il soit mal jugé, je pris enfin la parole, sortant de mon mutisme. « - Bonjour Alfred ! » Lui dis-je d'abord d'un ton coupable, avant de me tourner vers mon ami. « -Aaron, voici Alfred, le majordome de Bruce .... Alfred, je te présente mon ami Aaron » Les présentations furent très courtes, je ne m'y attardais pas. Je me levais, pris ma veste et encore mal à l'aise, je rejoignis Alfred, mais avant de partir, je voulais dire au revoir à Aaron. « - Merci d'être venu, de ne pas m'avoir laissé en plan ... J'te promets que je ne te referais plus le même coup ! ... Au revoir » Je sortais en compagnie d'Alfred, il avait passé son bras autour de mes épaules en un signe protecteur et juste avant que je monte dans la voiture, je le fixais d'un air suppliant « - Vous n'allez pas le dire à Bruce .... hein ?! Pitié, ne le lui dites pas ! » Je ne savais pas s'il était déjà au courant ou pas, mais je tentais d'abattre ma dernière carte. Un dernier regard sur le fast food et sur Aaron et je montais dans la superbe voiture. Mon sac et toutes mes affaires se trouvaient déjà sur la banquette arrière, signe qu'on allait directement à la maison ... si je pouvais l'appeler ainsi !

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MessageSujet: Re: Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.)

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Trop de luxe ne rend pas heureux ! (Aaron/O.)

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