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 Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb]

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MessageSujet: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Sam 14 Déc - 23:57

Enfin seule… Enfin cinq minutes de répit… Cette prise d’otage n’avait pas été de tout repos et j’avais besoin de quelques minutes à moi pour me sortir ce moment de la tête. L’affaire était terminée, il n’y avait donc plus de raison de cogiter sur ce que j’aurai pu faire pour rendre l’opération parfaite. Il était également inutile de penser à ce Julian dans la mesure où il était mort, de même que ses acolytes. Il me fallait seulement quelques minutes pour faire le vide et penser à la prochaine affaire… Comme d’habitude… Ce n’était pas la première fois ! Je n’en étais pas à ma première mission. Mon rôle de chef d’unité m’obligeait à me laisser aller à ces petites sensibleries. Je devais rester forte pour mon équipe… pour moi… pour ce bébé qui poussait dans mon ventre… En pensant ainsi, je réalisais qu’il était là le problème. Inconsciemment, j’avais eu peur pour cet enfant qui s’épanouissait en moi.

Ces derniers jours n’avaient pas été faciles malgré mes efforts pour ne rien laisser paraître. Kieran était aux abonnés absents et ne répondait à aucun de mes appels. Même sa secrétaire ne semblait pas savoir où celui-ci avait pu aller. Néanmoins, son départ avait été prévu. Seulement, Kieran n’avait pas pris la peine de me tenir au courant. A croire que le statut de mère de son enfant n’était pas suffisant pour passer en priorité. Après toutes ces promesses, tous ces mots pour me convaincre à garder ce petit être sans défense afin de former une famille, je ne parvenais pas à me faire une raison. Pourtant, les faits étaient là. Kieran m’avait abandonné…

Lasse de toute cette merde, je me laissais tomber dans mon fauteuil en me prenant la tête entre mes mains. Grossière erreur… L’entaille sur mon front était toujours présente. Avec toute cette paperasse, j’avais oublié de me rendre auprès des services de secours pour qu’ils me soignent cette blessure et vérifier l’état de mon épaule. Tant pis ! Je verrai ça plus tard ! Pour l’instant, j’avais besoin d’un remontant. Je chopais ma bouteille magique mise à l’abri des regards indiscrets ainsi que son verre pour prendre soin de mon moral. Cependant, il y avait un hic. Un hic qui me vint à l’esprit lorsque mes lèvres goutèrent ce whisky si réconfortant. Damned ! Ma vie craignait ! Après avoir reposé ce verre de la délivrance, je me décidais à changer de tenue. Je me sentais dégoûtante… Le pantalon ne fut pas trop compliqué à retirer. Le haut par contre… Je cherchais mon change quand des pas retentirent dans le couloir. Ca sentait la merde… Le chef ? OH… MON… DIEU… Je priais pour qu’il frappe à la porte, mais quelqu’un en haut semblait me bouder aujourd’hui. La porte s’ouvrit à la volée. Je me préparais au pire… Pitié, mon Dieu… Sauvez moi !
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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Dim 15 Déc - 12:35

Loin des yeux, loin du coeur, ce n'est pas ce qu'on se dit pour se rassurer ? N'est-ce pas censé marcher quand on en a vraiment envie ? Parce que sincèrement j'en ai vraiment très très envie. Je suis enfin partie de ce carnage, j'aurais voulu ne jamais y mettre les pieds, mais voilà j'y étais et maintenant il faut que j'en assume les conséquences. Je n'ai pas l'étoffe d'un chef, je ne l'ai jamais eu et ne l'aurais jamais. Tout le monde le sait, moi le premier, alors pourquoi ai-je pris d'amblé les rênes de ce désastre ? Je ne sais pas qu'elle folie m'a envahie à ce moment là, mais je sais que je ne serais plus jamais le même et ce n'est pas franchement pour me plaire. Sur le chemin du retour je suis silencieux. C'est un de mes coéquipiers qui me ramène, je ne suis franchement pas en état de conduire et de toute façon s'il m'avait fallu rentrer seul, je me serais arrêter au bar le plus proche pour cuver. En fait je n'aspire qu'à ça depuis la fin de ce calvaire, boire. Boire pour oublier et oublier d'arrêter de boire, voilà mon dicton. Ma famille pense que je sombre en plein alcoolisme, moi je crois juste qu'il m'arrive ces derniers temps beaucoup plus de raisons de boire, rien de plus. Je peux arrêter quand je veux, j'en suis persuadé, c'est juste que je n'en ai pas envie.

Mon coéquipier a la jugeote de ne rien dire, il respecte mon silence. C'est le plus brillant de notre équipe, vous savez il y en a toujours un qui sait tout, comprend tout et fait tout bien, ben dans notre team c'est lui. Je crache souvent sur lui dans son dos alors que je sais ce qu'il vaut. C'est très certainement par jalousie ou parce que je sais que je ne serais jamais comme lui, mais en ai-je vraiment envie ? Je n'ai pas envie de devenir un Monsieur je-sais-tout et en plus déjà un c'est agaçant dans une équipe alors deux c'est le suicide collectif. Et puis c'est pas dans ma nature d'obéir sans rechigner, de ne pas suivre mes idées même si je sais d'amblé qu'elles sont mauvaises. J'en ai au moins une par jour et celle que j'ai eu aujourd'hui était certainement la plus mauvaise : jouer les boss alors que je n'en ai ni l'étoffe, ni les épaules. Je le sens qui se tourne vers moi, je sais qu'il voudrait dire quelque chose pour me réconforter mais il s'abstient et j'apprécie. Rien ne pourrait me réconforter, tout le monde a beau prétendre que c'était une bonne opération et qu'il arrive parfois dans les meilleures opérations du monde des morts, on y peut rien, c'est comme ça, la mort est imprévisible. Mais que dois-je dire à sa famille ? Que ce n'est pas de notre faute, qu'elle s'est retrouvée au milieu des coups de feu .... En plus pour le moment je ne peux même pas dire si c'est à cause de nous ou d'eux ... Mon dieu si c'est nous, je me suicide ...

Nous sommes enfin arrivé, je descends de la voiture à peine le moteur arrêté. Je fonce dans nos locaux, je ne salue personne, je n'ai pas envie de parler. Je vais d'abord aux toilettes pour me rincer et me passer de l'eau sur le visage, histoire de me remettre les idées au clair. Puis je vais à mon bureau, je prends un instant pour prendre mon courage à deux mains, fixant mon téléphone comme si c'était l'objet d'un maléfice puis je finis par le décrocher pour appeler la famille à cette vieille femme qui habite loin. Je passe une bonne dizaine de minutes avec eux, tentant de leur expliquer au mieux ce qui s'est passé, m'excusant de cette mort qui n'aurait jamais dû se produire. Une fois raccroché, je ne me sens pas mieux, voir pire. J'ai encore une tonne de paperasse à faire, mais je n'ai pas tout les éléments, ma boss ne nous a pas donné sa version de l'histoire. Je fixe la porte de son bureau, je l'ai vu partir plus tôt, je sais qu'elle est là. Je ferme les yeux un instant et puis je me lance, il faut bien en terminer avec cette histoire. Dans mon élan je ne prends même pas la peine de frapper, chose que je vais regretter car quand j'ouvre la porte je découvre ma boss dévêtue. Je reste sans voix, figé de stupeur avant de refermer la porte devant moi sans rien dire, les yeux hagards. Non mais sérieux ? C'est quoi cette journée de merde ? Je vais avoir besoin de 20 ans de psychanalyse moi maintenant .... Putain pourquoi je ne peux pas avoir une boss de 60 piges toute fripée ? C'était rapide mais avec mon regard d'expert je peux dire d'amblé qu'elle a des courbes divines .... Hé merde !

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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Lun 23 Déc - 11:22

En voyant la poignée s’abaisser, je me saisissais de la première chose à portée de main pour tenter de cacher le plus gros… La gueule de poisson rouge de mon bleu me fixa pendant de longues secondes alors que je dissimulais ma nudité derrière une simple règle de bureau. Pourquoi n’avais-je pas attrapé l’annuaire qui aurait pu camoufler les airbags ? Heureusement pour nous, il ne s’attarda pas davantage dans la pièce. J’étais mortifiée. Non seulement, Caleb avait vu mon style de lingerie, mais en plus, il avait bugué sur mon corps. Si je n’avais absolument pas à rougir des premiers, je me posais quelques questions sur la deuxième partie. Ma grossesse se voyait-elle ? Pour le moment, personne n’était au courant au commissariat et je n’étais pas encore prête à en parler. J’ignorais ce qu’il fallait faire. Mon métier était à l’heure actuelle tout ce qui me restait. Cependant, plus le temps passé, plus il m’était difficile d’avorter et si je ne prenais pas une décision rapidement, j’aurai perdu le choix. Euh… Ce n’était peut être pas le moment de penser à tout cela, non ? A tous les coups, mon bleu devait être dans un coin en position fœtale, complètement traumatisé à l’idée de ce que je serai capable de lui faire à cause de sa précipitation.

Je me rhabillais et hurlais le nom de cet imbécile. Même si lui n’entendait pas, il ne faisait aucun doute que ses collègues se dépêcheraient de le trouver pour le pousser jusqu’à la porte. Assise derrière mon bureau, j’attendais que le condamné à mort ne franchisse le seuil. Du moins, c’était l’impression qu’il devait avoir vu l’expression fermée de son visage. Je lui faisais signe de s’asseoir et mon geste direct ne lui laissait pas vraiment le choix. Suite à cela, un silence lourd s’installa dans le bureau, signe annonciateur d’une tempête dévastatrice.

- « Que me voulais-tu ? »

Je faisais une pause, remarquant que le verre était toujours sur mon bureau. Génial, maintenant il allait me prendre pour une pochtronne ! S’il avait en plus remarqué ma grossesse, ce qui me semblait incongrue vu que cela faisait un peu moins de deux mois.

- « A moins que tu ais voulu te remonter le moral en me matant… », terminais-je en réprimant un sourire diabolique.
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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Mar 24 Déc - 11:45

Il y a des jours avec et des jours sans et sans conteste c'était un jour sans. D'abord la prise d'otage, maintenant ça, que me réservait la fin de cette interminable journée ? Je crois que je devrais rentrer chez moi, me barricader et me blottir dans mon lit jusqu'à demain, ce serait la meilleure chose à faire. Au lieu de ça, je sais que quand j'en aurais fini ici, je vais me précipiter dans le premier bar du coin et je vais m'enivrer jusqu'à me rouler par terre et je sombrerais dans l'inconscient, laissant au bon soin du barmaid de téléphoner à ma soeur pour qu'elle vienne me récupérer. Ma soeur a toujours été là pour moi et malgré son asservissement certain pour notre père, elle et moi sommes toujours aussi proche et il ne pourra jamais rien y changer. J'ai des bons et des mauvais côtés, j'en suis bien conscient, j'ai beaucoup de défaut mais contrairement à ce qu'elle pense, je n'ai aucun problème avec l'alcool. Certes je bois plus qu'il y a cinq ans, je l'avoue mais ma vie à bien changé en cinq ans, il faut aussi remettre l'histoire dans son contexte. Et puis je peux m'arrêter quand je veux, je n'ai aucune addiction, c'est juste que je ne vois pas pourquoi j'arrêterais de boire !

Je ne m'attarde pas derrière le bureau de ma boss, je sens que ça va encore être ma fête et j'aimerais bien ne pas être dans les parages quand elle se sera habillée. Non mais sérieux y'a des vestiaires prévus à cet effet, pourquoi elle ne s'en sert pas ? D'accord c'est de ma faute je n'ai pas frappé, mais quand même, je pense que la faute est partagée ... Ca me rend dingue déjà de devoir essuyer une réprimande et m'en prendre plein la gueule alors que c'est franchement pas le jour. J'aimerais juste oublier, m'enlever cette vision alors que je sais qu'elle va rester durant un long moment et que je ne vais pas pouvoir m'empêcher de l'imaginer en sous-vêtements à chaque fois que je vais la voir. Blasé, je retourne aux toilettes et je me passe de nouveau de l'eau sur le visage. Je me dis que je pourrais peut-être passer la fin de mon service ici, j'y serais tranquille. Manque de bol un de mes collègues, mort de rire, arrive vers moi et me dis que la boss veut me voir. Il ne sait pas ce que j'ai fais mais j'ai encore du en faire une bonne au vu du ton peu sympathique qu'elle a employé pour hurler mon nom. "Ahahah super drôle ... t'es un comique toi non ?" Je le pousse et je me lance dans la gueule du loup. J'entre, pas un sourire, pas un bonjour rien de notre part à tous les deux. Je m'installe, voyant que de toute façon je n'avais pas le choix et je garde le silence. Elle finirait pas le rompre, personnellement je n'ai aucune envie d'être ici, c'est elle qui veut m'engueuler, qu'elle le fasse et qu'on en parle plus.

- « Que me voulais-tu ? » Plus rien ... je n'ai plus envie d'avoir affaire à elle à l'heure actuelle et pourtant je n'ai pas le choix. J'ai un karma de merde, y'a pas de doute. Je soupir légèrement, je sais que ça va me tomber sur le coin du nez dans quelques instants, elle se contrôle mais ça ne devrait pas trop tarder. Je la fixe un instant silencieux avant qu'elle reprenne. - « A moins que tu ais voulu te remonter le moral en me matant… » Ca me gonfle ça y est. J'en ai marre qu'on me prenne pour un pervers. Oui j'ai du succès auprès des filles et oui j'en joue beaucoup. J'aime bien draguer, voir si ça fonctionne ou pas mais jamais j'ai joué les gros lourds ... bon à part quand je suis bourré mais ça c'est pour tout le monde pareil. Je lève les yeux au ciel et ne peux m'empêcher de dire le fond de ma pensée, tant pis si ça me coûte une réprimande en plus "Je vais avoir besoin de 15 ans de psychanalyse pour effacer cette journée de ma mémoire ..." Classe je vous l'accorde, si elle avait un doute sur son sex-appeal, je viens de lui ruiner son moral. Pourtant ce n'est absolument pas le fond de mes propos, c'était franchement une jolie femme et dans d'autres circonstances j'aurais adoré en voir plus mais bon ... c'est mon boss, j'aurais préféré en voir moins pour le coup ! "Ecoutez j'étais juste venu prendre votre déposition pour en finir une bonne fois pour toute avec cette prise d'otage, j'ignorais que vous étiez en train de vous changer ... et soit dit en passant il existe des vestiaires pour ça ... et puis vous auriez dû être à l'hôpital à l'heure qu'il est pour vous faire ausculter !" Oui j'étais un peu agacé, elle ne prenait pas soin de sa santé, se pensant être plus forte que les autres sauf que le jour où elle aura un pépin, ben elle l'aura bien cherché. C'est pas que je tiens particulièrement à elle mais bon je m'y suis fait depuis 1 an que je suis dans ce service, ça me ferait chier de devoir tout reprendre depuis le début avec un autre boss. Et puis c'est pas de ma faute si elle se fout à poil dans son bureau merde !

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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Jeu 26 Déc - 22:03

J’essayais de dédramatiser la situation, mais mon bleu ne semblait pas dans le même état d’esprit. Il pourrait très bien mettre du sien dans la mesure où j’aurai pu l’engueuler comme du poisson pourri pour être entré dans mon bureau sans frapper. En plus, il se montrait désagréable en parlant de quinze ans de psychanalyse. A ce point ? Mon amour propre en prenait un coup et limite, ses paroles m’atteignaient moralement. Je choisissais l’option où je ne le foutais pas dehors, mettant son attitude méchante sur le compte de cette journée horrible. Nous avions perdu un otage et alors ? Il en supportait le poids psychologique, mais si une personne devait se faire remonter les bretelles par la hiérarchie c’était bien moi… Alors mieux valait pour lui de se faire tout petit.

Je me renfrognais un peu plus dans mon fauteuil et cachais la partie inférieure de mon visage par ma main droite. Cette situation n’était pas très agréable et j’espérais que Caleb allait se dépêcher de me livrer son message avant de déguerpir de mon bureau. Chose qu’il fit, mais en m’engueulant… Calme… Zen… Calme… Il est jeune, impulsif, con. Même très con… Ce n’était pas sa faute s’il était aussi con… De quel droit ce misérable insecte se permettait de me parler ainsi ? La colère montait, montait au point de rompre mes derniers barrages.

- « Premièrement, je me change dans mon bureau si je veux, en particulier quand j’ai besoin d’intimité. Deuxièmement, la décision d’aller à l’hôpital est la mienne et non la votre, agent Harker, et aux dernières nouvelles, vous ne me portez pas dans votre cœur. Alors, inutile de faire semblant de vous inquiétez pour ma santé et, non, ce n’est pas aujourd’hui que je passerai l’arme à gauche si c’est ce que vous attendez ! »

Il me gonflait celui là ! Il se permettait de me faire la morale, de me reprocher une situation gênante (surtout pour moi) qu’il avait lui-même provoquée ! Il se foutait du monde ou quoi ? Je n’avais jamais été aussi en colère au travail et c’était bien la première fois que je vociférais de cette manière. En plus, il n’était jamais bon quand je me mettais à utiliser les « premièrement » et « deuxièmement », ainsi que le vouvoiement. Qu’allais-je faire de ce type ? Puis, à cause de lui, j’avais envie de boire ce verre pour annihiler cette douleur qui me tenaillait l’estomac. Celle que m’avait laissée Kieran en partant Dieu sait où. Une fois de plus, je perdais l’homme qui disait m’aimer plus que tout. Quelle vie pourrie…

Il était temps de mettre un terme à cette discussion. L’homme qui aurait dû être de mon côté, que je formais, à qui je faisais confiance pour gérer une prise d’otage n’était bon qu’à m’enfoncer et me faire des reproches. Je lui avais remis ma vie entre ses mains, preuve que j’avais un minimum confiance en ses capacités… Qu’il aille se faire foutre avec sa psychologue tiens !

- « Maintenant, quittez ce bureau. Je me chargerai du rapport moi-même. », terminais-je calmement et froidement.

Et merde ! Je tournais mon fauteuil pour ne plus à le voir, même si pour ça, je venais de tirer sur mon épaule. Plutôt crever que de lui montrer ma douleur. Ca lui ferait trop plaisir de me voir dans un tel état de faiblesse. Il n’était pas un allié. Peut être cherchait-il mon job à long terme… Discrètement, je portais ma main valide pour soutenir l’autre afin d’apaiser ce tiraillement. J’étais grande, je pouvais m’occuper de moi-même… De toute façon, qui le ferait ? Je n’avais plus personne derrière moi.
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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Dim 29 Déc - 13:28

Le ton monté, la tension grandissait dans le bureau, nous étions tous deux à fleur de peau et ce n'était pas beau à voir. J'aurais dû me calmer, rester poli ou voir ne rien dire du tout, mais voilà aujourd'hui j'en étais incapable. Aujourd'hui rien ne glissait sur moi, je prenais tout pour moi et je prenais tout très mal. J'étais fatigué, épuisé par cette journée infernale, cette relation qui nous menait droit dans le mur, surtout moi et par cette vie qui se promettait des moments plus que désagréable quand j'en avais le moins besoin. Je voulais juste rentrer chez moi pour boire, je sais que ce n'est pas une solution, que ce ne doit pas être une réponse automatique à ma détresse mais je m'en fous, ça l'est et personne n'a le droit de me juger pour ça. Ce n'est pas un manque, je ne suis pas obligé de boire comme les alcoolique, c'est juste que j'en ai envie. J'en ai marre de devoir me justifier pour tout, j'en ai marre de devoir être un gentil petit bleu, je veux juste que l'on m'oublie et ça, ma boss n'a pas l'air de l'avoir compris ! Elle me reprend sur tous les points que j'ai abordé comme si j'étais un gamin dans l'erreur qu'il faut engueuler pour qu'il comprenne. Mais pour qui se prenait-elle ? Elle se change bien là où elle veut mais si elle décide de se changer dans son bureau, qu'elle assume le fait qu'on puisse la surprendre à poil ! Je ne vais pas m'excuser de l'avoir vu à demi-nue, c'est quand même pas ma faute si elle ne ferme pas sa porte à clé. Certes j'aurais dû frapper, je suis dans l'erreur je l'avoue mais je ne vais pas m'excuser d'être un peu à cran aujourd'hui. Elle me reprend sur cette histoire d'hôpital, comme si je n'étais qu'un con qui ne devait pas se faire de soucis pour elle. A l'entendre j'étais qu'un gars sans coeur qui s'en foutait de tout et surtout de tout le monde. Je le prends sacrément mal et ça se voit sans peine sur mon visage. Elle n'a qu'à crever ou souffrir la conne si ça peut lui faire plaisir, si elle se sent plus supérieure à nous comme ça c'est son problème pas le miens ! "Alors là vous êtes injuste. Vous n'avez pas le droit de me juger de cette façon et encore moins le droit de prétendre me connaître alors que vous ne savez rien sur moi ! Et à qui la faute si je ne peux pas vous encadrer ? Qui me rabaisse toutes les cinq minutes ? Me traite comme un assistant parce que visiblement la seule chose que je sais faire c'est d'aller chercher du café ? C'est vous qui avez un problème avec moi et donc par ricoché j'en ai un avec vous ... Oui je suis un gosse de riche et alors ? Je devrais m'excuser pour ça ? J'ai rien demandé et je bosse tout autant que les autres, voir plus pour pouvoir faire mes preuves !"

J'étais hors de moi et dégoûté de l'entendre me parler sur ce ton. Elle était frustrée de ne pas avoir été à ma place et elle a la mienne j'en suis persuadé. Elle aurait très certainement préféré que je me prenne une balle lors de ce braquage qui a mal tourné, comme ça elle aurait été débarrassé une bonne fois pour toute. Tout ce qu'elle m'a dis là bas n'avait très certainement aucune importance à ses yeux, c'était juste pour se faire bien voir des autres, peut-être juste encore un peu sous le choc des événements, mais maintenant c'était du passé. Elle me congédiait comme si je n'étais rien, un nuisible qu'il fallait se débarrasser au plus vite. Quand elle fit pivoter son fauteuil, je sentis toute ma rage monter en moi, l'envie de tout foutre en l'air, l'envie de donner ma démission et de me barrer, loin, très loin d'ici. J'ai rarement envie de chialer mais là je sentais toute la frustration que je ressentais depuis si longtemps remonter, l'envie de leur dire merde mais de me dire que j'avais fais tout ça pour rien finalement, qu'ils avaient gagné, qu'ils avaient enfin fini par se débarrasser de moi. Je me levais et fixais ce dos du fauteuil qui me narguait. "C'est vous qui m'avez engagé il y a un an, il devait bien y avoir une raison à l'époque, c'était quoi au juste ? Un coup de folie ? La pression de votre hiérarchie ? Ou juste une envie de rendre la vie de quelqu'un impossible et vous vous êtes dit que je serais parfait ?" Je n'avais jamais su le pourquoi de ma nomination au poste d'agent du gouvernement, je n'étais qu'un flic qui allait de service en service parce qu'il ne trouvait pas sa place, il n'y avait finalement aucune raison qu'ils me choisissent moi plutôt qu'un autre. J'étais doué, je ne dirais pas le contraire, mais pas meilleur que certains. J'ai toujours voulu montrer que j'étais digne de ce choix mais je me rends compte que peut-être que ce n'était pas le cas, que je n'ai jamais été à la hauteur et que je ne le serais jamais ! "En tout cas pour un boss du FBI vous êtes mauvais profileur ! Je déteste la façon dont vous me traitez, je vous l'accorde mais cela ne fait pas de moi un être sans coeur. Je n'ai jamais voulu votre mort, ni lors d'une mission, ni lors de cette prise d'otage. J'ai fais mon maximum pour pouvoir vous sortir tous de là, j'ai échoué et j'en suis le seul responsable, mais jamais je n'ai songé un seul instant qu'il serait libérateur de vous savoir morte. J'ai beaucoup de défauts, je suis borné, très con, dragueur invétéré, tête brûlée et tout ce que vous voulez, mais l'insensibilité n'en fait pas partie. J'ai la sale habitude de vouloir protéger les gens qui me sont proches, famille, collègues ... ça vous dépasse peut-être mais c'est comme ça ... Et je suis désolé de n'être pas resté sur le carreau là bas, ça vous aurez évité de me virer aujourd'hui ! " Au départ ce n'était que cri, ton élevé et reproche, maintenant j'en avais même plus la force, c'était juste la conclusion d'une triste réalité, ça aurait soulagé tout le monde de me voir mort, moi le premier. Je fixais une dernière fois ce fauteuil qui me faisait face, avant de tourner les talons pour sortir !

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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Dim 29 Déc - 15:08

Ne pas prétendre le connaître ? Putain, mais ça faisait un an qu’il était sous mon commandement sachant que je l’avais repéré quelques mois avant son intégration dans mon équipe. Il me semblait au contraire plutôt bien le connaître et c’était d’ailleurs une des raisons qui m’avait poussée à le prendre malgré la réprobation de certains. Qui étaient-ils pour me dire qui je pouvais choisir ou non ? J’étais la seule juge en ce qui concernait mes hommes. A première vue, on pourrait penser que certaines recrues étaient des cas qui ne sauraient pas gérer une telle affectation et pourtant, nous étions l’une des meilleures équipes de l’état. Nous avions tous un passé, des opinions et des religions différentes, mais nos différences faisaient notre force. Je connaissais parfaitement mes hommes et les missions que je pouvais leur attribuer. Certains étaient meilleurs acteurs que d’autres, plus stratégiques ou encore plus rentre dedans. Il me fallait tous ces gars et Harker était l’un de ceux là que ça lui plaise ou non. Je n’étais pas prête à me séparer de lui et de toute manière, je voyais mal qui pourrait le reprendre. D’autres chefs avaient déjà des préjugés sur lui avant même de l’avoir vu en action alors après cette prise d’otage, ce ne serait guère mieux. Si seulement cette jeune recrue pouvait comprendre tout ça… Cela me faciliterait vraiment les choses.

Son éducation en parfait petit gosse de riche lui avait rendu les basses taches insoutenables de toute évidence. Il m’en voulait parce qu’il m’était arrivée de lui demander d’apporter le café. Mais avait-il oublié la fois où je lui avais demandé de le faire pour qu’il le prenne pour lui ? Ne s’était-il pas demandé que c’était peut être fait exprès parce que je m’inquiétais sur son état lamentable de ce jour ? Un chef d’équipe ne peut prendre par la main ses recrues et par voie de conséquence, il est obligé d’user de moyens détournés. C’était peut être trop compliqué à comprendre pour lui ! Le rabaisser ? Cela était arrivé mais c’était ainsi qu’on devenait quelqu’un. Tout le monde passait par là, moi la première. Quelques années auparavant, j’étais à sa place et ma première année n’avait pas été aussi facile que celle de Harker. Il avait de la chance d’être au moins un homme. Il n’avait pas eu à subir les regards pervers de ses collègues dans les vestiaires ou encore les nombreuses tentatives d’avance plus ou moins directes. Il n’avait pas eu non plus à se surpasser pour montrer qu’il était de la même trempe que les autres alors qu’on me mettait de côté parce qu’on me croyait plus fragile qu’un homme. Mais putain ! Il croyait quoi ? Qu’on m’avait donné ce poste de chef dès mon premier jour au F.B.I ?

L’écouter se plaindre, ressentir les reproches fuser sur moi alors que j’avais tout fait pour le former comme moi j’avais été formée. S’il savait que j’avais de grands projets pour lui. Je ne lui aurais pas confié ma vie aujourd’hui si je n’avais pas été certaine de mon coup. Une fois qu’il eut terminé ses jérémiades, je l’arrêtais avant qu’il ne sorte. J’étais parfaitement calme et j’essayais de lui faire comprendre ma vision des choses. Toujours dos à la porte, je reprenais les éléments essentiels.

- « Parce que tu crois que le boulot d’un assistant est de gérer une prise d’otage ? J’aurai pu demander à Mills ou Cruz qui sont là depuis bien plus longtemps que toi de s’en charger. Seulement, tu étais selon moi le choix le plus avisé pour une telle situation. Tu ne sembles pas le comprendre mais toi et moi, nous pensons de la même manière. Ca n’a rien à voir avec la façon dont tu as grandi, ni ton milieu social. Si tu savais à quel point de je m’en fous de ça ! Ce serait bien qu’une bonne fois pour toute, tu te sépares de cette idée du gosse de riche car ce n’est pas une donnée dans mon esprit. J’en arrive à la raison qui t’a fait atterrir ici. Quand je t’ai vu la première fois, tu n’étais qu’un flic sur une affaire de trafic de drogue qui n’aurait jamais dû revenir à une équipe de police. Et pourtant, tu as eu les bons réflexes. Ce jour là, j’ai su que tu avais du potentiel. Ce jour là, je n’ai pas vu que toi, mais je me suis revue à mes débuts. Depuis, j’ai continué à te suivre afin de m’assurer que ce n’était pas seulement un coup de bol et il fallait croire que non. Ce sont tes capacités et ta manière d’aborder les choses qui m’ont convaincu de te prendre alors que ma hiérarchie me poussait à arrêter. Je me suis battue pour tous mes hommes parce que je savais que, même si les autres chefs ne s’en rendaient pas compte, ils étaient à la hauteur, ils avaient quelque chose à donner à notre société. Seulement, je ne crois m’être jamais autant battue pour un homme que pour toi. D’ailleurs, je ne me suis pas uniquement battue contre ma hiérarchie, mais depuis le début, je suis également obligée de me battre contre toi.

Je faisais une pause pour déglutir avant de reprendre :

- « Ca ne fait qu’un an que tu es là. Tu es obligé de passer par le café et toutes les basses besognes, parce que tout le monde est passé par là. Moi-même, j’ai dû passer deux ans ainsi avant de pouvoir faire quelque chose de concret. Aujourd’hui, je t’ai donné la chance de prendre en main une opération. Au bout d’un an seulement… Je t’ai confié ma vie tout à l’heure, ainsi que celle de tous les otages. Tes collègues n’ont pas eu cette occasion aussi rapidement. Au lieu de t’éloigner de tes collègues parce que tu te considères comme un gosse de riche, demande-leur de te raconter leurs débuts. Tu es le seul à t’exclure et à croire que ton milieu est un obstacle car nous, on s’en fout. Tu es le seul à te foutre des bâtons dans les roues et tu penses que je suis la méchante, responsable de toutes les merdes qui te tombent dessus. Pourtant, si j’étais si horrible comme tu le dis, je n’aurai pas pris la peine de commencer le rapport en mettant mon nom au niveau de toutes les décisions. Ainsi, si la hiérarchie venait à se plaindre de la mort de cette vieille femme, elle me tomberait dessus et non sur toi. Si je voulais vraiment me débarrasser de toi, je n’aurai eu aucun mal. »

Je me retournais, non pas pour affronter son regard, mais pour me saisir du rapport que j’avais commencé à rédiger. Voilà pourquoi je n’avais pas été à l’hosto… Je le balançais à l’autre bout de mon bureau au cas où il aurait voulu vérifier mes dires. De toute évidence, il n’avait aucune confiance en moi, alors ce ne serait pas étonnant qu’il se jette sur  ce rapport.

- « La décision t’appartient maintenant. Soit tu peux finir ta formation comme n’importe quel agent du F.B.I et montrer à tous ces autres enfoirés de chef que je ne me suis pas trompée sur ton compte et tes capacités, soit tu ne peux pas. Mais crois-moi… Apporter le café n’est pas la tâche la plus ingrate que j’aurai pu te donner. J’ai eu à faire bien pire… »
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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Lun 30 Déc - 17:41

On était en colère l'un contre l'autre, dégoûté de son attitude en cet instant. J'étais trop con, elle était trop fermée, je pensais qu'elle ne me connaissait pas et que ce n'était qu'une histoire de hasard ou de forcing que j'étais dans son unité, elle avait bien caché son jeu pour ne pas me facilité la vie. Bref, nous ne savions finalement rien sur les pensées de l'autre, surtout moi. Elle avait raison, on ne confit pas une prise d'otage à un larbin, même s'il sait faire du très bon café et il y avait d'autres personnes qui auraient pu s'en charger mieux que moi, pourtant elle m'avait choisi et elle avait ses raisons. J'ignorais tout d'elle et pour être sincère, à la différence de mes collègues, je n'avais pas cherché à savoir. Je n'étais épaté du parcours de personne puisque finalement je ne m'intéressais à personne que moi. Oui j'étais égoïste, prétentieux et narcissique et jusqu'à présent, je crois ne m'en être jamais vraiment rendu compte. Je crois que j'ai passé ma vie à rejeter la faute sur les autres, c'était tellement plus facile, je n'avais rien à assumer. On ne peut pas non plus dire que les autres sont blancs comme neige, certains m'ont rendu la vie dure rien que pour le plaisir de se venger d'avoir eu une enfance miséreuse alors que j'avais tout pour moi. Inconsciemment ça me joue encore des tours d'être un gosse de riche, je me repose plus facilement sur mes acquis, je crois me connaitre mieux que personne et je pense que je suis suffisamment doué pour en pas à douter de mes compétences, sans faire attention à celles des autres. Bien entendu je suis conscient que nous sommes une bonne équipe même si parfois je ne me sens pas en faire partie. Elle prétend que c'est de ma faute, que je m'exclue moi même et peut-être que finalement elle n'a pas tort, mais bien évidemment je ne vais pas le lui dire ! Elle prétend qu'on pense de la même façon et que c'est pour ça qu'elle m'a choisi et il est vrai que nous avons finalement fait une bonne team, malgré la fin désastreuse. Peut-être que finalement, si j'ai autant de mal avec elle c'est qu'elle me rappelle un peu trop moi et que j'ai un gris problème avec moi-même. En pleine crise d'identité, je ne sais plus qui je suis, ni ce que je vaux. Je doute de tout et de tout le monde, mais surtout de moi. Elle a raison sur un autre point, nous sommes continuellement en train de nous battre et maintenant en est la preuve flagrante. Quelqu'un d'autre se serait contenté de s'excuser, acceptant tous les torts, moi je ne suis pas comme ça. Je ne prétends pas n'être pas responsable de cette situation mais j'estime ne pas être le seul, dans cette histoire nous sommes deux et il serait bien que chacun prenne sa part de responsabilité. A force de me battre contre les injustices, je ne me rends pas compte que je me bats contre tout le monde, tout le temps et que je crée finalement des injustices là où il n'y en a pas. Je rends la vie des gens difficile parce que la mienne m'est insupportable et que j'aimerais que tout le monde vive la même chose que moi. Pourtant égoïstement j'ai eu une belle vie, même si elle a des choses qui ne vont pas, même si je n'ai pas pu obtenir ce que je désirais, je ne peux pas me plaindre contre ce que j'ai vécu et je trouve ça dégueulasse. Mais voilà, je ne suis qu'un gamin capricieux qui a vraiment du mal à grandir, mon instinct autodestructeur m'oblige à ne pas abdiquer, même si parfois j'aimerais baisser les armes, surtout qu'en cet instant, elle me le permettait de les baisser, de rendre les armes une bonne fois pour toute.

Elle continua encore et toujours à parler, expliquant le droit qu'elle m'avait accordé, la chance qu'elle m'avait offerte, chose qu'elle n'avait pas fait aux autres et la seule chose que je me demandais, c'était pourquoi ? Pourquoi moi ? Une équipe est faite pour être soudée et pourtant je me sens comme un électron libre qui erre dangereusement vers des contrées incertaines. Je suis incapable de faire confiance aux gens, simplement parce que mon père n'a fait que piétiner la confiance que j'avais en lui et je ne parle pas de Krystal. Je ne sais plus en qui je peux avoir confiance, ma soeur change de camp selon son humeur et les demandes de chacun, pourtant elle est une partie de moi, elle est mon autre mais même là, parfois je doute d'elle et du coup je doute de moi. Ces deux crimes que j'ai commis en dehors de mes heures de service, même si je suis persuadé du bien fondé de ces actes, je reste un criminel, un être qui a ôté la vie a des êtres humains. Certes ils méritent leur sort et personne ne les regrettera mais moi j'ai ça sur la conscience. Pourtant quand mes couteaux se sont plantées dans leur chair, j'ai senti un plaisir malsain, je jouais à dieu et j'aimais ça. Parfois je me dis que je ne suis pas mieux que les criminels que je traque, même si j'ai l'impression de le faire pour les bonnes raisons. Sommes nous réellement capable de pouvoir prétendre avoir de bonnes raisons pour tuer quelqu'un ? J'en doute, cela va contre la morale et la mienne se charge de bien me le rappeler. Tous ces cauchemars me hantent et m'empêchent de dormir alors je bois, je bois pour oublier, pour sombrer, pour ne plus rêver, je me perds dans l'alcool et je commence à ne plus savoir qui je suis vraiment. Elle me parle du rapport qu'elle a commencé à écrire, je le fixe sans bouger. Je n'ai rien dis jusqu'à présent, je reste muet, un exploit dans mon cas qui est presque toujours quelque chose à dire. Elle écrit le rapport, elle prend la responsabilité, mais pourquoi ? Pourquoi fait-elle tout ça, je ne suis rien qu'un élément qu'on peut changer, virer, oublier ... "Pourquoi ? Pourquoi vous faites tout ça pour moi ? Pourquoi vous vous battez comme ça pour moi ? Vous l'avez dis vous même, je suis une sorte d'électron libre dans une équipe soudée. Nous sommes continuellement en conflit tous les deux ... "

J'étais fatigué, épuisé, vidé de cette journée. Je ne savais plus vraiment ce que je devais faire, ni ce que je ressentais. J'étais envahie par tellement d'émotions contradictoires. J'étais bouleversé de la mort de cette femme, même si elle était âgée, elle ne méritait pas de mourir ainsi. J'étais envahie par la frustration, la colère, la haine, le dégoût mais pas qu'envers Mia, non en fait c'était surtout envers moi, envers ce type qui a eu la bonne idée de monter un braquage kamikaze, envers mon caractère de merde, cette situation étrange qui nous menait vers un avenir bien inconnu. Et puis je vis ce verre plein et cette bouteille et je me suis dis qu'elle avait raison, que cela ne pouvait pas faire de mal après ce qu'on avait vécu. Je ne savais pas ce qu'il allait advenir de moi, de cette relation professionnelle chaotique. Est-ce que le fait d'avoir parlé si ouvertement aller changer quelque chose ? Est-ce que ça allait s'empirer ? Créer une gêne ? S'améliorer ? Evidemment que nous n'allions pas devenir les meilleurs amis du monde mais est-ce que ça peut-être pire que ce que c'est aujourd'hui ? Au lieu de prendre la porte comme je l'avais prévu, je me fixe un instant. Qu'est-ce que je fous putain ? Qu'est-ce que je suis censé faire ? Me barrer ? Aller à mon bureau ? Prendre ce rapport ? J'en sais tellement rien que finalement je fais demi-tour et je m'installe sur le fauteuil en face du bureau de ma boss. Je crois que j'en ai marre d'être un électron libre, ça ne me plait plu. Je crois qu'elle a raison, il faut que j'avance, que j'oublie les préjugés que j'ai entendu toute ma vie et que j'ai intégré malgré moi. Je crois qu'il faut que je grandisse un peu, même si je ne suis pas sûre de savoir comment faire. "Vous allez le boire ce verre ? " Lui demandais-je de but en blanc, sans savoir si elle allait me foudroyer du regard, me virer ) coup de pied dans le cul ou me prendre pour un poivrot ou un pauvre con !

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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Lun 30 Déc - 18:46

Pendant toute la durée de mon discours, Harker ne l’ouvra pas. C’était étonnant de sa part, même si mes paroles étaient bien choisies. Il n’était pas dans mon intérêt de le braquer, surtout que je voulais le garder à mes côtés. J’ignorais ce que les prochaines semaines me réservaient et j’avais besoin de quelqu’un pour m’épauler. Les autres gars pourraient mal le prendre, mais étrangement, Caleb était plus à même de prendre les bonnes décisions en fonction des circonstances. Certes, il y avait les règlements, les protocoles que nous devions suivre, mais toute cette paperasserie ne risquait pas sa vie ou celle de ses hommes lors d’une opération. Il fallait prendre tous les facteurs en compte et si Caleb avait dû mal à se stabiliser dans sa vie privée, il en était tout autre dès qu’il exerçait son métier. Il était doué si on lui laissait sa chance.

- « Parce que le couillon d’électron libre que tu es aujourd’hui me rappelle la couillonne d’électron libre que j’étais…  Je te l’ai dit. Nous nous ressemblons et c’est peut être l’une des raisons de nos conflits. Tu as l’impression de devoir faire tes preuves, mais saches que je sais déjà ce que tu vaux. Je l’ai vu alors que tu n’étais encore qu'un flic et même encore aujourd’hui. Tu pourrais aller loin si tu te donnais une chance. Quoiqu’il en soit, pour ma part, je fonde de grands espoirs sur toi, mais je ne peux aller trop vite au risque de t’attirer la jalousie de tes collègues… »

Caleb saurait gérer l’équipe si jamais je venais à être mise sur le carreau. Ce ne sera pas facile pour lui et j’espérais qu’à partir d’aujourd’hui, il prendrait le temps de se rapprocher de ses collègues. Ils devront rester soudés face à notre hiérarchie. Certains de nos supérieurs n’étaient pas forcément blancs comme neige et ils ne pouvaient pas comprendre ce qui nous poussait à protéger cette ville. Nous avions un idéal et nous étions prêts à tout pour le défendre. Peu de monde serait entré dans cette banque aujourd’hui et peu de monde aurait donné aux forces spéciales l’ordre de mener l’assaut.

Caleb décida de ne pas s’enfuir de mon bureau pour s’effondrer sur le siège qui me faisait face. Que voulait-il encore entendre ? Allait-il me reprocher un truc ou m’engueuler ? Je n’étais plus à ça prêt ! En fait, rien de tout ça. Il voulait mon verre. Boh… Pourquoi gâcher un si bon verre ? Je repoussais le verre dans sa direction.

- « Fais-toi plaisir, je n’y ai pas touché. Autant ne pas gâcher… Par contre… Que ce soit clair entre nous. Tu vas me haïr, mais j’aimerai que tu diminues ta consommation d’alcool. Je ne veux pas d’un alcoolo comme remplaçant. »
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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Mar 31 Déc - 12:25

L'orage était passé, pour beaucoup, c'était le moment de se détendre un peu, de relativiser, mais nous n'étions pas tout le monde, nous nous préparions déjà à la prochaine prise de tête. Parce qu'il fallait être réaliste, c'était ça notre quotidien, mon quotidien, me braquer contre tout le monde, même s'ils avaient raison. Je crois que ça me faisait chier qu'ils aient raison. J'aurais dû être reconnaissant de tout ce qu'elle disait, ça représentait beaucoup pour moi, même si je ne l'avouerais jamais. J'avais finalement de l'importance à ses yeux et la raison de notre perpétuel duel n'était rien d'autre que notre ressemblance. J'aurais dû la remercier, confirmer ses dires et lui montrer qu'elle avait raison de porter autant d'espoir sur moi, mais je n'étais pas prêt et j'ignorais si je le serais un jour. Je n'étais pas habitué à ce que l'on me dise ce genre de chose, du coup je doutais de la véracité de ses propos. Je me demandais pourquoi elle me disait tout ça et comment elle a pu voir ce que je pourrais devenir ? Elle était tellement persuadée que j'étais elle en plus jeune que j'avais envie de lui prouver qu'elle avait tort, juste par esprit de contradiction. Mais en même temps, au fond de moi, j'aspirais à ce qu'elle est raison. Elle est la deuxième personne à croire en moi, la première étant ma soeur jumelle. C'est étrange comme sensation, très stressant d'avoir autant de pression sur les épaules, mais en même temps c'est agréable. J'en avais marre qu'on me prenne pour le comique de service, le gars qui n'avait rien à faire ici, qui n'avait pas besoin de job pour vivre et qui ne faisait ça que pour l'amusement, le grand frisson. J'avais des principes, des croyances, des envies et je ne laisserais personne détruire tout ça ... personne sauf peut-être moi. Au lieu de répondre, je m'écroule sur le fauteuil, je songe à tout ce qu'elle vient de me dire. J'ai la pression, ce n'est pas un mal en soit, je marche souvent sous la pression mais là j'ai peur que ce soit trop. Elle m'a donné des responsabilités et quelqu'un est mort par ma faute. Ils pourront dire que je n'y suis pour rien, j'en suis quand même en partie responsable. J'ai toujours aspiré à grimper les échelons, je suis comme mon père, très compétitif et j'ai des envies de grandeur, je veux qu'on me respecte et qu'on m'estime. Mais la peur me cloue au sol, m'empêche d'avancer, voir même elle me fait reculer. J'ai tout pour réussir, c'est elle même qui le dit, mais suis-je prêt à supporter le poids de cette responsabilité ?

Je vois le verre devant elle, plein. Elle allait boire un verre, avant que j'entre mais du coup je viens de court-circuiter son plan. Un peu sans gêne, je lui demande si je peux boire son verre vu qu'elle n'a pas l'air d'avoir envie de le boire elle même. Je me dis que peut-être elle m'en servira un autre et qu'on boira ensemble ou alors qu'elle m'enverra chier. Au lieu de ça, elle se lance dans la morale et je prends la mouche, comme à chaque fois qu'on me parle de la boisson et d'un pseudo problème que j'aurais avec elle. "Oh non putain pas vous ! Sérieux faut arrêter de croire que j'ai un problème avec l'alcool, je gère très bien ma consommation et je peux arrêter quand je veux ! Mais là franchement, vous allez pas dire qu'un verre serait de l'abus, après la journée qu'on vient de passer ... bordel c'est vous qui alliez le boire ... d'ailleurs pourquoi vous le buvez pas ? " Wouhai j'étais un peu vénère, ça me gonflais d'entendre toujours la même chose. Evidemment elle va prétendre que si elle n'est pas la première à me dire c'est que peut-être y'a une bonne raison à ça, mais je ne suis pas d'accord, c'est juste de l'affabulation. En plus c'est pas moi qui est de bouteille dans mon bureau ... bon ce serait mal vu, vu que je suis encore considéré comme un bleu et que je partage une salle avec le reste de l'unité mais quand même. D'accord j'ai une bonne descente ces derniers temps et que je me sens un peu accroc quand je n'ai pas bu d'une journée, mais c'est rien, juste de la fatigue !

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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Ven 3 Jan - 1:05

Il était étonnant de voir l'inspecteur Derrick la boucler aussi longtemps, voir inquiétant. Où était donc passé son esprit contradictoire ? A croire qu’il avait été créé dans le seul but de me rendre chèvre… Quoiqu’il en soit, j’appréciais ce silence pendant mes explications. Peut être aurais-je dû commencer par là lorsque je l’avais intégré dans mes rangs. Cela nous aurait évité cette perte de temps et d’énergie. Finalement, j'aimais bien l'inspecteur Derrick ! Bref, les explications données, je lui laissais mon verre en le mettant toutefois en garde contre sa consommation. Chose qu’il n’apprécia pas du tout et pourtant, tout dans son discours prouvait que j’avais raison de me faire du souci sur ce point. Je n’osais plus compter le nombre de matin où les effluves d’alcool me parvenaient de sa personne. Que voulait-il ? Finir poivrot à quarante ans ? Sérieux… Un agent digne de ce nom savait se tenir un minimum. Nous courrions assez de risques en étant sobres alors si nous étions bourrés comme des cochons, je vous dis pas le massacre !

Par contre, sa question sur la raison qui m’empêchait de boire ce verre me dérangeait un peu… De toute manière, il serait forcément au courant soit parce qu’il me faudrait prendre les rendez vous médicaux nécessaires pour mettre un terme à cette situation délicate, soit parce que dans neuf mois, un bébé ferait une apparition. Quelle journée de merde ! J’avais envie de l’envoyer chier comme un malpropre pour éviter de répondre, mais cela serait réduire à néant mes efforts pour mettre en place un dialogue entre nous. Des deux maux, quel était le moindre ? Sérieusement, je me posais la question…

- « Je suis enceinte. »

Et paf ! Dans ta gueule ! Le pauvre… Même lui ne méritait pas ça. Je m’étais foutue dans cette merde toute seule et je devais l’assumer. De toute manière, personne ne m’emmènerait par la main voir le docteur quelque soit ma décision et mon bleu ne pouvait pas m’aider. Et il ne le ferait pas en plus…

- « Je n’ai pris aucune décision pour le moment et donc je vous ordonne de garder le silence. Personne n’est au courant, même pas la hiérarchie et je ne compte pas le faire. C’est mon problème et je dois le gérer seule. », fis-je en évitant soigneusement de le regarder dans les yeux.

J’espérais qu’il comprenait ma position. Je n’avais pas partagé cette information avec lui pour le foutre dans la merde, mais au contraire pour le prévenir. Je lui avais fait comprendre plus tôt que j’aurai besoin d’un second pour me remplacer au cas où. Il était temps qu’il se reprenne en main car je n’avais aucune envie de confier mon équipe à un bleu alcoolique et suicidaire. Mais sans même me rendre compte, je lui avais également dit que j’étais seule… Eh oui… Même un agent aussi doué que moi pouvait se faire larguer avec un polichinelle dans le tiroir… Quelle journée de merde vraiment !
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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Dim 5 Jan - 20:35

Enceinte ! Le mot venait de tomber et je reçu la nouvelle comme une grosse claque dans ma gueule. J'aurais été le père je crois que ça m'aurais fait le même effet, mais fort heureusement pour moi, malgré mes milles et une conneries dans ma vie, ce n'était pas le cas. J'avoue que je restais surpris un petit instant, ne sachant pas spécialement quoi dire. Je commençais à comprendre le pourquoi de cette discussion, toutes ses révélations. Elle ne me disait pas tout ça pour moi, me remonter le moral et m'aider à enfin m'intégrer dans l'équipe, elle faisait tout ça pour elle. Une partie de moi la trouvait très égoïste de se servir de moi, de mes faiblesses pour son propre intérêt. Si elle gardait l'enfant, il était évident qu'il faudrait à un moment donné quelqu'un pour la remplacer et visiblement elle avait vu en moi un second parfait. D'un autre côté, je me trouvais très égoïste de lui en vouloir de mettre toute cette pression sur moi, c'était peut-être le seul moyen qu'elle avait trouvé et finalement qui existait pour me réveiller. Un bon coup de pied dans le cul et c'est reparti ! Je dois avouer que j'étais vraiment perdu, toute cette journée était une belle merde émotionnellement parlant et j'avais l'impression que c'était les montages russes en moi.

D'un côté j'étais ravie pour elle, un enfant c'est toujours un merveilleux cadeau que la vie pouvait nous offrir. Je n'étais certes pas prêt pour être père mais je sais que le jour où je le serais, je tenterais d'être le meilleur père que je puisse être pour mes enfants. D'un autre côté avoir un gosse en ce moment, dans la conjoncture actuelle, c'était un peu risqué, surtout avec le métier que l'on faisait. Elle risquait de faire un orphelin de plus si elle mourait en service car visiblement il n'y avait pas de père …. Je la savais veuve, j'ignorais depuis combien de temps elle l'était, mais je savais qu'elle avait vécu un gros drame familial. Sans que je cherche à en savoir plus sur son compte, j'avais entendu les bruits de couloir, comme tout le monde, pourtant cela ne m'avait pas empêché d'être un gros con avec elle. J'avais dû mal à l'imaginer avec un homme, cela venait certainement du fait que je l'avais identifié comme un dragon plus que comme une femme. Pourtant de ce que j'avais pu en voir tout à l'heure, j'ignorais son âge exact, mais elle était plutôt bien conservée et elle n'aurait pas de mal à trouver des hommes si elle cherchait à refaire sa vie. "Enceinte ? Déconné ? Mais … depuis combien de temps ? " Elle disait que personne n'était au courant et vu que je venais de la voir en petite tenue, je peux dire que ce n'était pas de beaucoup de semaines parce qu'on y voyait que du feu pour le moment. Cela dit j'étais loin d'être un expert dans le domaine, peut-être que j'étais loin du compte. Elle parlait de prendre une décision et il me semblait avoir lu quelque part que c'était jusqu'à 2 ou 3 mois qu'on pouvait avorté, après c'était trop tard … Je me rends compte que je devais lui dire un truc, la rassurer, elle devait avoir suffisamment de pression sur les épaules comme ça, seulement j'ignorais quoi lui dire, il n'y a qu'un truc qui me fit tilte "Pourquoi vous êtes rentrée dans la banque si vous saviez que vous étiez enceinte ? "

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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Dim 5 Jan - 21:35

Vive la gueule de poisson rouge… Son regard s’était posé instinctivement sur mon ventre comme s’il cherchait une quelconque preuve à mes propos. Au moins, ma révélation avait eu le mérite de le calmer et de lui imposer le silence. Cependant, cette attente était en quelque sorte douloureuse, car mine de rien j’attendais une opinion de sa part. Ma méthode vis-à-vis de la hiérarchie n’était pas très catholique et il me fallait savoir si je pouvais compter sur son silence et son aide. En tout cas, ses premiers mots n’étaient pas néfastes. Ils étaient seulement remplis d’interrogations.

- « Ce n’est pas une plaisanterie et ça date d’il y a un peu plus d’un mois. J’ai besoin de savoir si je peux ou non compter sur vous. Dans le pire des cas pour vous, vous aurez plus de responsabilités sans pour autant être mieux payé. Mais qui sait, au bout du compte, vous pourriez avoir mon poste. »

Je n’étais pas du genre à tourner autour du pot ou à cacher certains éléments. Dans la mesure où il était mon subalterne, il y avait peu de chance pour que la hiérarchie s’en prenne à lui. Par contre, si je décidais de mener à terme ma grossesse et que je ne les prévenais pas avant que le doute ne soit plus permis, je risquais de me faire sérieusement taper sur mes doigts. Je verrai bien en temps voulu et je n’étais pas prête à réfléchir dessus. Il était trop compliqué de penser à ce bébé sans penser au père. Je m’étais fait avoir voilà tout. Je n’étais ni la première, ni la dernière alors autant avaler la pilule le plus vite possible pour mettre de l’ordre dans ma vie.

Et là, la question à un million de dollars tomba. Pourquoi étais-je entrée dans cette foutue banque si j’avais connaissance de ma grossesse ? Il n’allait pas être déçu.

- « Parce qu’il fallait bien quelqu’un et que j’étais la plus haut gradé sur place. Ensuite, peut être qu’inconsciemment, cette affaire m’aurait empêchée de faire un choix. Tout aurait été décidé et plus aucune prise de tête sur ce qui va se passer. »

Mon boulot était très important pour moi et j'ignorais si je pourrais m'arrêter pour ce bébé. Il n'était pas prévu et seule, je me voyais mal m'en occuper. De plus, avec le passif que je me trimballais, mieux valait ne pas trop m'approcher. Me côtoyer pouvait mal tourner.
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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Mar 7 Jan - 14:17

Je me rendais bien compte que je devais avoir l'air d'un con à l'heure actuelle avec la bouche à moitié ouverte, mais c'était quand même un choc d'apprendre qu'elle était enceinte. C'est con à dire mais je ne l'imaginais pas un instant pouvoir avoir des relations sexuelles ... évidemment c'était grotesque de ma part de songer ça, elle était rudement bien foutue et c'était un être humain, quoi que je puisse en penser, il était donc normal qu'elle est des envies elle aussi. Je crois que je l'ai déshumanisé pour pouvoir mieux lui en vouloir sans que j'ai mauvaise conscience, seulement maintenant les choses se compliquaient beaucoup entre nous. Elle ne me demandait pas d'être le parrain de son mioche, fort heureusement pour nous trois d'ailleurs, mais elle voulait pouvoir se reposer sur moi en cas de besoin et je ne sais pas si j'étais prêt à pouvoir assurer derrière si elle tombait. Tout cela me trouait le cul, fallait bien le dire et je dois avouer que je ne savais pas quoi lui dire. Je ne comptais pas cafter à qui que ce soit, c'était déjà une chose sûre, même si c'était compliqué entre nous, je n'étais pas une balance pour autant, mais après de là à prendre la relève si elle était mise à pied, ne serait-ce que pour un temps, c'était encore une autre histoire. J'avais pris ma mission à la banque très sérieusement et je pense que malgré le désastre final, je ne m'en suis pas trop mal tiré. Mais étais-je prêt à réitérer l'expérience ? A supporter tout cela au quotidien ? En fait je ne me suis jamais posé la question, comme je ne m'étais jamais demandé si j'étais capable de prendre les rênes d'une affaire si le besoin s'en faisait sentir. Etais-je un leader né ? Je détestais qu'on me donne des ordres, ça c'était clair, mais cela pouvait venir plus de ma capacité à l'insubordination que ma réelle capacité à gérer une affaire ... "Ecoutez je ne compte rien dire à qui que ce soit sur votre grossesse, c'est pas mon problème et je ne préfère pas m'en mêler ... Mais après ... 'fin j'en sais rien moi, avant aujourd'hui je ne me suis jamais demandé ce que ça ferait de prendre les rênes d'une enquête ..."

Je préférais être honnête avec elle, même si elle n'apprécierait pas forcément mon honnêteté. Seulement je n'étais pas capable de dire de but en blanc, "ok pas de soucis, je prendrais le relai en cas de besoin" parce que j'en savais rien si je serais capable de le faire. A la banque, d'une certaine façon je n'ai pas eu le choix, même si en réfléchissant bien, je l'avais bien le choix, j'aurais pu laisser un de mes collègues prendre le relai. J'avais pris la décision de prendre la main et cela n'avait pas eu l'air de déranger ma boss, cela s'était fait tout naturellement finalement. Mais il me faudrait du temps pour m'en rendre compte, pour assumer le fait que peut-être j'étais prêt pour des responsabilités. Dans la vie il fallait prendre des risques, grandir et même si ça me foutais les jetons, il fallait en passer par là. Mais pour le moment je n'en suis pas là, pour le moment j'en suis même très loin, mais ça viendra et peut-être plus tôt que prévu si les bruits de couloir venaient à parler de sa grossesse. Je lui demandais pourquoi elle était entrer dans la banque si elle savait qu'elle était enceinte et sa réponse me laissa de nouveau sans voix, même si, d'une certaine façon, je la comprenais. "En fait vous avez joué les kamikazes .... Et quand il vous a pointé le flingue sur la tempe, vous n'avez eu aucun déclic ? "

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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Mer 8 Jan - 1:27

Curieusement, mes pires craintes sortaient de ma bouche, enlevant de ce fait, le poids énorme qui pesait sur mes épaules depuis la découverte de ma grossesse. Je n’avais pas vraiment eu le loisir de m’épancher sur le sujet à cause de la désertion de Kieran. J’aurai pu tout lui dire et dans la mesure où il s’agissait de son enfant, il aurait peut être aimé m’écouter. La situation était assez ironique quand on y pensait. L’homme qui m’avait convaincue de mener ma grossesse à terme m’avait abandonnée. Géniale, non ? Je ne cachais rien à Caleb et désirais savoir s’il allait me suivre sur ce coup ou si, au contraire, il allait me vendre à mes supérieurs. Je devais savoir pour me préparer à toutes les éventualités. Trop de choses tournaient dans ma tête et si personne ne m’aidait à y voir clair ou à m’assurer que mon équipe serait entre de bonne main, je me sentirai dépassée. C’était la merde totale !

Caleb me rassura sur ses intentions. Il ne comptait en parler à personne. C’était déjà ça de pris ! Par contre, il ne semblait pas spécialement emballé par l’idée de tenir une équipe. J’avais pourtant eu l’impression tout à l’heure qu’il s’en sortirait. L’homme qui me faisait face était jeune en expérience, mais il savait prendre les choses en main. Quelques heures plus tôt, il s’était mouillé. Il avait prit ses responsabilités. Ce n’était pas évident et il aurait très bien pu rester dans l’ombre, mais il l’avait fait.

- « Je comprends, mais une question… Qu’est ce qui t’a poussé tout à l’heure à prendre les commandes ? »

Cette question était importante car tout allait partir d’elle. Ainsi, nous pourrions voir si cela n’était qu’un simple concours de circonstance ou alors un acte d’ambition. Son inconscient désirait peut être s’élever dans les hautes sphères. Au départ, il avait commencé au plus bas de l’échelle dans une petite équipe de police et aujourd’hui, il n’était qu’un petit agent du F.B.I, mais il avait l’étoffe d’un chef pour moi. Je le sentais ou peut être que j’essayais de m’en convaincre. Peut être était-ce mon désir de sauver mon équipe en trouvant quelqu’un de capable pour le mettre à sa tête qui me guidait sur cette voie. Ma grossesse altérait-elle déjà mes décisions ? Je ne savais qu’en penser. Comment faire ? Ma tête allait exploser si je ne parvenais pas à y mettre de l’ordre. Pour cela, il me fallait être honnête et répondre aux questions de Caleb quand bien même les réponses seraient horribles.

Je tentais de me souvenir ce que j’avais pu ressentir au moment où Julian m’avait tenu en joue. Bonne question… Je ne faisais pas ma fière, mais je me souvenais de ne pas avoir eu plus peur que ça. Je dirais même que j’étais soulagée. J’avais essentiellement pensé à ma famille décédée et non celle que je pourrai créer. A croire que sans personne, je ne me sentais pas capable de gérer la situation.

- « Sincèrement ? Non… Au contraire, je pense même avoir senti une vague de soulagement. A la base, le jour où j’ai appris mon état, la décision me semblait évidente. Mon boulot est trop dangereux et je doute de travailler moins. Cette famille que l’on m’a laissé entrevoir n’aurait jamais pu me ramener celle que j’ai perdue il y a des années. Je me demande même si cela n’aurait pas été plus dur… Finalement, le père du bébé m’a convaincue de nous donner une chance… Je n’aurai jamais dû l’écouter car il s’est tout bonnement volatilisé. Seulement, maintenant… La décision ne me semble plus aussi simple et plus j’attends, plus je cours le risque de ne plus avoir de choix. Et dans ce cas là, je me retrouverai soit à élever un enfant seule, soit j’aurai perdu mon boulot et laissé un enfant à l’adoption. »

Je ne faisais plus réellement attention à mon environnement. Perdue dans mes réflexions, je débitais mes options en les considérant toutes mauvaises. Je n’aurai jamais dû laisser ce sénateur entrer dans ma vie. Que faire ? Je déposais ma tête entre mes mains et poussait un profond soupir de désespoir. Quelle vie de merde !
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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Mar 14 Jan - 13:11

Sa question était pertinente, si je ne me sentais pas l'âme d'un chef d'équipe, alors pourquoi avoir endossé le rôle lors de la prise d'otage ? Sincèrement, aucune idée, je crois que c'est venu instinctivement, je n'ai pas réfléchi, j'ai agis. Avais-je bien agis ? Je n'en avais aucune idée, ma boss avait l'air de dire que oui, mais je n'arrivais pas à m'enlever le corps de cette pauvre femme de la tête. Toutes les morts ne sont pas évitable, j'en étais parfaitement conscient, mais c'est beaucoup plus dur à se l'admettre quand on en était responsable. Je sais qu'elle attendait une réponse de ma part, quelque chose de pertinent même, qui la mettrait en confiance, mais que pouvais-je lui répondre, je n'en avais aucune idée moi-même. Devais-je lui mentir ? Est-ce que cela serait vraiment utile ? Si je lui disais que c'était parce que j'avais envie de faire mes preuves, elle allait tout de suite me coller de plus en plus de missions pour que je prenne le rythme au cas où elle devrait laisser son poste, le temps d'un moment. Et si je suis disais que c'était une erreur, la porte que je voyais entre-ouverte devant moi et que j'aimais ainsi, allait inévitablement se refermer. Je n'ai pas envie de la franchir cette porte, pas maintenant du moins, mais je n'avais pas non plus envie de la voir se refermer. Entre-ouverte, voilà comment elle était et voilà comment je voulais qu'elle le reste, encore un moment. "Je ... sincèrement je n'en sais rien, ça a été instinctif, je n'ai pas réfléchi, j'ai agis ... peut-être par réflexe ou par conscience professionnelle ... "

Cette discussion devenait vraiment étrange, elle prenait un tour beaucoup personnel qu'au départ, voir même peut-être beaucoup trop personnel. Je n'avais pas l'habitude de ce genre de discussion avec ma boss, en général on se prenait la tête, point barre, mais là c'était perturbant. Elle s'ouvrait à moi, complètement. En était-elle vraiment consciente d'ailleurs ? Non pas que je l'avais drogué ou quoi que ce soit du genre mais elle avait l'air de se perdre au fur et à mesure de ses propos dans ses songes. Cela ne devait pas vraiment être facile pour elle en ce moment et je n'arrivais plus à la déshumaniser et c'était pas forcément quelque chose qui était évident pour moi. Elle devait être un dragon, une femme sans coeur, sans vie, sans humanité, c'était tellement plus facile comme ça. Mais voilà la réalité était tout autre, elle avait des sentiments, des problèmes et visiblement elle n'avait personne avec qui les partager. Un bébé était normalement une source de joie, même à Gotham et pourtant, en voyant ma boss en cet instant, je comprenais que ce n'était pas son cas. Pas de père à offrir à son bébé, une famille perdue dont la douleur referait surface avec cette nouvelle vie, des regrets certainement d'avoir écouté cet homme qui l'avait abandonné après coup. L'envie de le retrouver pour lui coller son flingue sur la tempe était présente en cet instant, mais je savais que ce ne serait pas une bonne idée, il était un salaud, autant qu'il reste loin de ces deux êtres. "Et que vous conseillent vos amis et vos proches ? "

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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Mar 14 Jan - 18:21

Cette conversation, bien qu’inconfortable, était nécessaire pour ma tranquillité d’esprit. J’avais besoin de savoir où en était Harker dans son évolution professionnelle. Même s’il n’en avait pas réellement conscience, il avait avancé à vitesse grand V et son avenir était prometteur. Non pas que je lui offrais ma place sur un plateau d’argent, mais Caleb avait une possibilité de diriger une équipe très bientôt. Autant le préparer et savoir où il en était. D’où ma question sur sa réaction lors de la prise d’otage. Etait-ce un pur hasard ou un instinct, quelque chose qu’il a ressentis dans ses tripes ? Caleb n’en savait rien. Il hésitait à mettre un terme sur son action et je préférais ne pas le brusquer. Cela ne servirait à rien de lui rentrer dans le lard pour obtenir une réponse. Il avait bien bossé aujourd’hui même si le bilan n’était pas de 100%. Il n’y pouvait rien. C’était malheureusement les aléas du métier et peu de monde aurait pu éviter cette mort si cela avait été possible.

- « Je vois… Nous verrons bien ! », terminais-je sur une note positive.

Par contre, la suite de la conversation était hors de mon contrôle. Tout ce qui me passait par la tête sortait de ma bouche. Pourtant, ce n’était pas trop mon caractère car il me semblait n’avoir jamais parlé de ma vie personnelle à mes collègues. Bien sûr, les rumeurs avaient circulé bon train à mon arrivée sur le drame qui avait touché ma famille. Je n’avais rien fait pour les alimenter ou les stopper. S’ils s’amusaient sur moi à ce propos c’est qu’ils étaient bien pauvres en conversation. Je faisais mon travail et je le faisais bien. Peut être même mieux que les autres dans la mesure où il était ma priorité.

Par contre, les mots de Caleb me firent doucement sourire quand bien même il n’y aurait rien d’amusant à cela.

- « Mes amis… Mes proches… Alors… Qu’en penses-tu ? »

C’était peu être triste à croire, mais en mettant mon travail en première position dans ma vie, j’avais mis de côté ma vie personnelle. Volontairement, bien évidemment. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. J’avais seulement fait entrer Kieran dans ma vie depuis mon défunt mari et regardez le résultat ! J’étais dans une merde internationale !

- « Mon travail est la seule chose qui me reste… En disant cela, je comprends que la décision semble déjà prise, mais… c’est dur… », terminais-je en cachant ma figure entre mes mains.
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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Sam 18 Jan - 12:09

Je ne m'en rendais pas encore compte, mais cette conversation va faire son petit bonhomme de chemin dans ma tête, elle va laisser une trace indélébile, je vais en penser de temps en temps, mon inconscient prendra le relais quand je n'y penserais plus consciemment et au fil du temps, je vais commencer à me forger une idée, une envie. Evidemment au fond de moi je l'ai toujours, je refuse que mon père gagne la partie, qu'il obtienne tout ce qu'il veut par simple caprice, parce qu'il est intouchable. Je veux lui montrer que dans la vie, personne n'est intouchable et que ceux qu'on pensait ne jamais voir tomber, chute brutalement et sans crier gare. Ce que j'ignore c'est que le jour où il chutera, mon monde a moi s'écroulera, car finalement cette dualité père/fils a toujours existé et sans elle, j'ignore qui je suis vraiment. J'ai lutté pour lui prouver que je n'étais pas comme lui, mais est-ce vraiment la vérité ? N'est-ce pas juste par plaisir de contradiction ? Et si mon père finit en prison, Callyope ne me pardonnera pas, ma famille va se déchirer, ils vont remettre en doute ma crédibilité et ensuite, que vais-je devenir ? Et puis, même si je ne veux pas l'avouer, mon père reste mon père, celui qui me bordait quand il rentrait, qui m'aimait même si ce n'est pas par simple désir paternel, mais par désir que je devienne comme lui un jour. Il l'a appris à marcher, à parler, à grandir, même si je les déteste tous les deux, ma belle mère et lui, ils restent ceux qui m'ont appris la vie ... Mais cela ne doit pas m'arrêter pour autant, je sais ce que j'ai à faire et j'ai laissé tout cela trainer trop longtemps. Ma boss est cool, c'est assez étrange d'ailleurs qu'elle le soit ou que je le remarque encore mais elle ne me brusque pas, elle ne tente pas de m'extirper des infos que je n'ai pas encore. C'est certainement l'expérience qui lui fait se dire qu'il vaut mieux attendre, qu'elle obtiendra de meilleur résultat en me laissant trouver la réponse tout seul.

Et puis le sujet dévie sur quelque chose de beaucoup plus personnel, peut-être même trop mais j'ai l'impression que Mikaelson en a besoin, alors je la laisse dériver. Elle se trouve dans une impasse et elle a besoin de conseils ou ne serait-ce que d'une oreille attentive, seulement je ne suis pas sûr d'être la bonne personne. Peut-être que c'est plus facile pour elle parce qu'elle sait que je ne suis pas le plus intégré dans l'équipe, à moins qu'elle se sente proche de moi, ni caractère j'entends, comme elle le prétendait au début. Je ne sais sincèrement pas quoi lui dire alors je lui demande ce que lui ont conseillé ses proches et là elle me retourne la question. Au départ je ne comprends pas pourquoi elle me demande ce que je lui conseille et puis tout s'éclaire quand elle m'explique qu'elle s'est investie à 100% dans son travail, oubliant ainsi sa vie privée. Je peux comprendre ça, c'est tellement plus facile de ne pas s'investir émotionnellement dans une relation, amicale ou amoureuse, au moins on est pas déçu. Je prends le temps de la réflexion, il est vrai que si elle est plus à l'aise sans relation, un enfant risque de lui compliquer grandement la vie, cela dit, ce n'est pas une décision facile à prendre de mettre fin à une grossesse, il faudrait déjà savoir si elle pense qu'elle se sentirait capable de le faire ou si l'idée la rend malade. "La première chose à savoir c'est si déjà vous seriez capable de vous faire avorter ? " Il n'y a pas de jugement dans mon ton, je ne suis pas là pour la blâmer, elle a vécu une histoire avec un homme, elle a certainement cru en ses belles paroles comme n'importe qui et elle a pensé qu'ils seraient deux et puis il s'est barré, l'enflure. J'ai beau ne pas être le gendre ou l'homme idéal, je ne me barrerais pas en abandonnant mon futur enfant, même si je savais qu'avec la mère de mon enfant, l'histoire ne pourrait pas être possible. Il y a d'autres moyens de faire parti de la vie d'un enfant. "Il vous reste combien de temps avant le ... "moment de non retour" ?"

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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Lun 20 Jan - 22:40

Ce bébé aurait été une bénédiction si Kieran était resté à mes côtés. Nous serions devenus une famille comme les autres où les parents se seraient unis pour donner le meilleur à leur enfant. Il m’était impossible d’affirmer que notre relation aurait été un succès puisque je n’avais connu cet homme que très peu de temps. Je n’aurai par exemple j’avais imaginé qu’il aurait été du genre à me convaincre de garder le bébé pour m’abandonner après. Quel monstre pouvait faire ça ? Quel monstre pouvait s’enfuir en me laissant gérer une telle situation ? Serais-je capable d’avorter sans avoir l’impression d’être un monstre ? Non. Maintenant que mon esprit s’en était fait une représentation, il était difficile de ne rien ressentir à son égard. J’aurai aimé ne jamais rencontrer ce sénateur de malheur. J’aurai aimé ne jamais autant m’attacher à lui. J’avais été stupide et maintenant, je n’avais plus que mes yeux pour pleurer.

J’appréciais la réaction de Caleb. Il posait des questions difficiles, mais elles étaient nécessaires pour prendre une décision. Aucun jugement. Aucun empressement. Mon bleu pouvait être sympa avec moi. Je devais en profiter car ça n’allait certainement pas arriver tous les jours.

- « Je n’en suis pas certaine. J’ai beau courir après des criminels chaque jour que Dieu fait et mettre ma vie en danger comme aujourd’hui, la solution de me faire avorter me semble cruelle. »

Je déposais ma main sur mon ventre avant de reprendre.

- « A l’heure actuelle, il ne dépasse pas la dizaine de centimètres et pourtant, ça me révolte. Je ne peux pas m’en occuper et encore moins l’abandonner après sa naissance. Mais le tuer… Je me déteste. J’ai été trop naïve d’y croire. »

C’était rien de le dire. Ma première impression sur les politiciens était finalement la bonne. Mieux valait ne plus penser à lui et me concentrer sur l’instant présent. Caleb continuait de me poser des questions. Je réfléchissais à la date de conception et comptais rapidement. Cela me semblait beaucoup et à la fois si peu. Arriverais-je à trouver la solution avant l’échéance ? Vu comment c’était parti…

- « Six semaines… Et je suis terrifiée… »

A ces derniers mots, je plongeais mon visage dans mes mains doucement, sentant les larmes me monter aux yeux. Je ne pouvais pas pleurer. Pas devant lui. Je venais déjà de le mettre dans une situation inconfortable en l’obligeant à m’écouter, alors il était inutile de continuer. Il finirait par m’en vouloir. Encore plus que d’habitude.
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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Sam 25 Jan - 13:47

Je ne savais sincèrement pas quoi lui dire, je ne suis pas doué pour ce genre de chose. Callyope aurait été là, elle aurait su ce qu'il fallait dire pour l'aider à avancer, la réconforter, mais voilà, Cally n'était pas là et ma boss voulait avoir mon avis. Elle aurait du choisir un membre féminin pour ce genre de problème ou n'importe qui en fait, en dehors de moi. Je suis trop égoïste, immature, narcissique et fêtard pour penser à quelqu'un d'autre que moi. Je restais là, silencieux, à chercher ce que je pourrais dire pour ne pas raconter de la merde, mais rien ne me vint, comme toujours. Je me détestais d'être incapable de trouver les mots juste pour l'aider et je la détestais tout autant de m'imposer cette épreuve. Je n'aurais jamais du vivre ça, elle était égoïste de m'imposer ce secret, ce silence et surtout de me demander conseil. Qu'est-ce que j'en sais moi ? Je n'ai jamais été père et ne le serais peut-être jamais. En fait, si je le suis, je l'ignore complètement et je crois qu'égoïstement ça me va très bien. J'ouvre la bouche une première fois, mais je reste sans voix, j'ai rien à dire, alors je la ferme. Combien de fois elle aurait voulu que je ferme ma gueule alors que j'en étais tout bonnement incapable. J'avais envie de l'ouvrir tout le temps, parfois pour rien je l'avoue mais il fallait que je m'exprime et le jour où elle me donnait le feu vert pour me demander conseil, j'ai rien à dire, c'est con quand même ! J'attrape le verre et en boit une bonne gorgée. Putain que ça fait du bien. Qu'est-ce que je fous là ? C'est un traquenard ce bureau, voilà ce qu'on récolte à reluquer sans le vouloir sa boss en sous-vêtement. Si encore je l'avais sauté, je ne dis pas, mais là, même pas .... qu'est-ce que je raconte, quelle idée d'avoir une pensée pareille ... Mais c'est elle aussi qui me perturbe avec ce sujet..."Je .... chui désolé mais je sais pas quoi vous dire, j'crois pas que vous vous soyez tourné vers la bonne personne ! " J'avais envie de lui reprocher de m'imposer cette épreuve, j'avais envie de lui crier qu'elle n'avait pas le droit de me raconter tout ça, que c'est trop de pression, que c'était injuste, j'avais envie de lui crier dessus, comme d'habitude, de m'en aller en claquant la porte, vénère, comme d'habitude ... mais voilà la situation n'était pas habituelle et je ne pouvais décemment pas agir comme d'ordinaire. Mais merde, bordel, c'est quoi cette journée pourrie ? Qu'est-ce que je fous là moi ? Je devrais être chez moi, posé sur le canapé avec ... avec une putain de bouteille à la main comme ... comme un parfait alcoolique, un parfait crétin. Cette évidence, elle venait de s'imposer à mon esprit et je me rendais compte que c'était toute cette histoire qui était en train de me perturber plus que je ne l'aurais voulu. Trop personnel, trop d'émotion, trop de questions, trop d'interrogations. Pendant que ma boss cherchait en vain à se débattre avec un problème, moi je me rendais compte qu'il y en avait un que j'avais chassé, caché, dissimulé à mon inconscient jusqu'à présent mais qui venait de ressortir, ressurgir, jaillir même du tréfonds de mon être et s'imposait à moi. Je fixe ce verre dégoûté, je me dégoûtais moi même. Pourtant je le finis, non pas pour défier cette bouteille, ni pour faire un pied de nez à ma révélation, mais peut-être parce que d'une part la situation l'exigée et d'autre part pour un adieu ? Mais en serais-je capable ? A cet instant je me disais que oui, mais au fil du temps mes doutes risqueront de l'emporter. Une fois le verre vide, je le posais presque violemment sur le bureau, en colère, contre moi, contre mes faiblesses, contre elle, contre la vie, contre le monde entier, encore et toujours. J'ai l'impression d'être David et que le reste du monde est Goliath "Ce qui est sûr en tout cas c'est qu'il va falloir vous faire ausculter, ne serait-ce que pour vérifier que ... vous allez bien .... tous les deux !"

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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Mar 28 Jan - 20:50

Qui aurait cru que je me répandrai autant devant Caleb ? Certainement pas lui. Encore moins moi. Je ne me serais jamais imaginer parler de ma vie personnelle avec les personnes qui côtoyaient mon quotidien. La confiance professionnelle que je ressentais à leur égard n’allait pas au-delà. Sauf aujourd’hui. Pourquoi ? Et surtout pourquoi Harker ? Parce que je savais qu’il ne s’en vanterait pas ? Certainement, mais aussi parce qu’aucun de ses collègues ne le croiraient. Notre relation était loin d’être harmonieuse, nous étions même comparés à des chiens et des chats parce qu’il était rare que nous soyons d’accord. Seulement, cette conversation nous mettait dans une situation inconfortable et, même s’il ne disait rien, je sentais bien qu’il m’en voulait de le mettre dans cette merde. Il suffisait d’écouter son discours. Il n’était pas la bonne personne pour cet échange, mais alors qui l’était ? Je n’avais personne d’autre. Malheureusement, ce n’était pas son problème. Je n’aurai jamais dû aborder le sujet avec lui. Tout ceci n’était qu’une grossière erreur. Je décidais de me reprendre, me remettant bien droite dans mon fauteuil et effaçant toutes traces d’inquiétude. J’étais son chef, ce n’était pas une attitude appropriée. De toute manière, que pouvait-il faire pour m’aider ? Rien.

- « Vous avez raison. Je n’aurai pas dû aborder ce sujet. Je vous remercie pour votre écoute, vous pouvez disposer. »

C’était tout moi, ça. Je me répandais et dès que l’autre personne montrait un signe d’agacement, je me refermais dans ma coquille en étant persuadée qu’il aurait mieux valu la maintenir en place. Quelle connerie ! Je n’aurai jamais dû lui parler et me contenter de l’engueuler après son entrée sans permission dans mon bureau.

Je l’entendais boire son verre d’un seul trait, sans doute pour ne pas gâcher avant de quitter les lieux, mais il n’en fit rien. Il me conseillait même de me faire ausculter… Certainement pour se donner bonne conscience avant de m’abandonner et oublier cette conversation pour toujours. Quoi de plus normal. Tout le monde l’aurait fait à sa place. Que pouvait faire un subalterne dans la grossesse de son boss qu’il n’appréciait même pas ? De toute manière, j’étais rentrée dans ma coquille et cette soit disant « gentillesse » ne m’aurait pas.

- « Je verrais ça plus tard. J’ai des choses à faire. Vous pouvez disposer. », terminais-je en faisant tourner mon fauteuil.

C’était le plus beau signe que je pouvais lui offrir. Il pouvait bien m’insulter, me hurler dessus avant de s’en aller, je m’en foutais. Il ne pourrait pas m’atteindre. Il me suffisait d’attendre qu’il s’en aille pour me laisser aller. Il me suffisait d’attendre que la porte se referme sur lui pour laisser mes barrières trop lourdes s’effondrer. J’étais naïve et stupide…

Une fois seule, je me laissais aller. Il n’y avait plus personne pour me regarder, me juger, m’abandonner. J’étais seule et je n’avais pas la tête à me remettre au travail. J’avais même envie de quitter ce bureau qui me semblait moins accueillant après cette conversation à cœur ouvert. Je prenais mon sac, m’approchais de la patère où se trouvait mon manteau quand une douleur m’obligea à me plier en deux. Je tentais de me rattraper au bureau, mais rien n’y faisait. Je m’écroulais par terre, ne sachant pas trop quoi faire. Appeler mes agents ? Pfff… Pour leur dire que leur boss s’était faite engrossée après avoir écouté les belles paroles d’un politicien ? Non, ma vieille, tu étais toute seule. Donc toute seule, tu allais devoir te démerder. Je tirais sur le fil du téléphone pour le faire tomber et composais le numéro des secours. Il me suffisait de donner l’adresse, mais une vague de douleur trop importante me submergea, me laissant dans l’inconscience.
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MessageSujet: Re: Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb] Jeu 6 Fév - 17:39

Non décidément je n’étais pas la bonne personne pour donner des conseils. Je ne savais déjà pas gérer ma vie, comment pourrais-je donner des conseils pour qu’une autre personne prenne des décisions importantes pour gérer la sienne ? Surtout qu’on parlait d’un enfant, un être vivant, quelqu’un qu’elle va devoir mettre au monde, élever, éduquer, protéger et aimer. Je suis bien incapable de lui dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire et je pense qu’elle est réellement la seule à pouvoir prendre ce genre dé décision, même si elle l’ignore pour le moment. Elle me remercie et me donne congés, je sens que je l’ai déçu, elle se referme tout de suite. J’ai envie de m’énerver, de lui dire que je n’y peux rien si je ne suis pas suffisamment mature pour prendre une décision de ce genre à sa place et si j’ignore ce qu’il faut qu’elle fasse. J’aurais même envie de lui dire que c’est pas de ma faute si elle s’est fait engrosser … Mais voilà, je ne dis rien. Suis-je devenu raisonnable ? Mature tout d’un coup ? ou juste moins con ? Je l’ignore, tout ce que je sais, c’est que je me lève sans rien dire. Je crois qu’il est temps que cette discussion cesse, elle est assez grande pour prendre ses propres décisions et que si elle le regrette au bout du compte, elle sera la seule à pouvoir se blâmer. Pourtant, au fond de moi, comme un abruti je me dis qu’elle pourrait encore arriver à se retourner contre moi, qu’elle pourrait prétendre que c’est de ma faute, que j’aurais dû lui dire ce qu’elle devait faire au lieu de la laisser prendre ses décisions, très certainement altérée par son état actuel. Mais je ne suis pas son copain, ni son ami, ni quelqu’un qui est responsable d’elle, je suis son agent, rien de plus et il est injuste de m’imposer ce genre de choix et de garder ce genre de secret alors qu’on est tous les deux conscients que ça va nous retomber sur le coin du nez prochainement.

Elle a retourné son fauteuil, je ne peux rien rajouter, cela ne sert à rien, elle ne m’écoutera pas. Je pense qu’il vaut mieux pour tout le monde que je m’en aille, sans rien dire, sans rien rajouter. Pour une fois que je suis raisonnable, Ai et l’ensemble de l’équipe, ainsi que ma sœur jumelle pourront être fière de moi. Je ferme la porte et m’y appuie un instant. Cette discussion m’a lessivé, elle m’a ouvert les yeux sur certaines choses et me fait me poser des questions sur d’autres. J’ai envie de lui en vouloir, peut-être que ça me rassure de me dire que c’est de sa faute, afin de me persuader que je n’ai pas changé en quelques instants. Pourtant dieu sait que si, j’ai changé. Oh je vous rassure, je suis toujours le même, idiot au possible, têtu, obstiné et tête brûlée, mais j’ai l’impression d’avoir ouvert les yeux sur certains aspects de ma vie. L’alcool n’est pas une réponse à mes problèmes, il faut que j’arrive à les affronter et à les régler. Evidemment c’est plus facile à dire qu’à faire, je vais en chier, mais je suis persuadé qu’avec l’aide adéquat, je vais y arriver. Je me rends compte aussi que cette boss que je prenais pour un dragon est bien plus humaine que je le croyais. Elle a des faiblesses, comme tout le monde, elle a parfois besoin d’aide et elle n’hésite pas à le faire, même si c’est parfois dur. Je ne sais pas ce qui m’attend demain, ni dans les prochains jours, mais je sens que je vais devoir prendre des décisions, faire des choix et lutter contre mes démons. Je retourne à ma place, Ai n’est pas là et tant mieux, je n’ai pas envie de parler, pas tout de suite, j’en ai déjà trop dit. Je tente de me plonger dans mon rapport mais en vain. La sonnerie du téléphone retentit, je décroche, la réception est en ligne, me demandant si quelqu’un avait appelé les secours à mon étage. Je reste étonné un instant, regardant autour de moi avant de poser mon regard vers la porte de ma boss."Ce doit être l’agent Mikaelson, pour faire un check-up complet. Faites les monter, je vais la prévenir qu’ils sont là. " Je tente de la joindre au téléphone, non pas fainéantise mais parce que je crois qu’il vaut mieux qu’on s’évite dans les prochains jours, mais je n’obtiens aucune réponse, sa ligne à l’air d’être occupé. Peut-être qu’elle appelle un ou une amie pour discuter, je me décide à frapper à la porte. Aucune réponse. Je trouve ça étrange, j’hésite à entrer, la dernière fois je l’ai regretté et c’était il y a quelques instants, si elle est encore à poils ou autre, je vais me faire lyncher. Je frappe à nouveau et l’appelle, rien, je finis par entrer. Je la vois à terre, le téléphone encore dans les mains, inconsciente. Je me précipite dans le bureau, j’entends les secours qui arrivent, d’un pas lent.  "Bordel … Mikaelson ?! Vite bougez-vous, elle est inconsciente. " Ils accélèrent le pas et ils se précipitent à leur tour dans le bureau. Je m’enlève pour les laisser bosser, je sors du bureau pour ne pas les gêner. Je sens une angoisse m’envahir, je l’avais prévenu pourtant qu’elle devait aller voir quelqu’un, pourquoi elle ne m’a pas écouté bordel … Elle part avec les secours, inconsciente, tout le monde pense que c’est un contre coup du braquage, moi je sais qu’il y a peut-être quelque chose d’autre mais je ne peux rien dire. Je sens que les ennuis vont commencer !

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Ca va tranquille... Je ne te dérange pas ? [PV Caleb]

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