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 A strange friendship ► Matilda

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MessageSujet: A strange friendship ► Matilda Jeu 23 Jan - 22:38



A strange friendship



Je me levais tôt ce matin, je peignais mes mèches vertes rapidement puis j’enfilais un jean délavé, un pull que je recouvrais d’une vieille veste en simili-cuir. Je partais alors vers Arkham, sur le chemin, je m’arrêtais pour acheter des croissants que je dévorais en route. Enfin j’étais arrivée, je déposais ma veste dans les vestiaires que je remplaçais par ma blouse blanche d’infirmière.

J’étais plutôt contente, aujourd’hui nous avions un nouveau pensionnaire ! Je sortais des vestiaires pour aller prendre les instructions du jour. Alors pour la nouvelle, il fallait une dose de calmant et c’était tout. Je n’aimais pas drogué ces pauvres gens mais je n’avais pas le choix, c’était mon travail et chaque travail avait sa part de sacrifice.

J’aimais cet endroit et je voulais y rester. Je remettais quelques mèches derrières mes oreilles avant de me diriger à la dite cellule munie de flacon et de seringue. J’entrais donc en la saluant d’un sourire radieux.

«  Bonjour, je m’appelle Luceen, je suis là pour vous donner vos médicaments. Je suis vraiment désolée mais c’est mon travail… »

Elle n’était pas comme les autres gens qui travaillaient là. Elle n’avait pas peur et ne semblait même pas la craindre un tout petit peu. Elle inbiba d’alcool un coton, puis frotta le bras de la patiente. Elle injecta par la suite la dose prescrite de médicament. D’un sourire radieux elle dit enfin.

«  Voilà ! Vous voyez, c’était rapide ! Nous pouvons faire connaissance, comment cela se fait il que vous soyez ici ? Vous savez, c’est un endroit vraiment bien. J’aime beaucoup ces murs… C’est mon petit paradis ! Je crois que j’en suis amoureuse ! Dites moi, vous avez des hobbies ? »

J’étais inconsciente de faire ça mais je ne ressentais aucune crainte. Comme d’habitude. Cette idée m’obsédait tellement, je la sentais me ronger peu à peu et je devais toujours faire semblant d’être normale alors que je savais bien que ce n’était pas le cas. Je suffoquais de plus en plus mais j’esseyais de le cacher.

«  Attendez,  je reviens. »

Je sortais ranger le matériel médical et j’installais une chaise pliable devant la porte pour lui parler. Je gardais toujours ce sourire angélique.  

«  Dites … J’ai une question délicate à vous poser. C’est embarrassant… Est-ce que vous faites peur aux autres ? »

Je la regardais droit dans les yeux.




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MessageSujet: Re: A strange friendship ► Matilda Ven 24 Jan - 20:21



A strange Friendship



On me réveilla tôt ce matin, il fallait toujours être levé à sept heure dix.

J'ouvris mes yeux lentement, comme une Blanche-Neige que l'on tire de son sommeil profond puis lançais un regard plaintif en direction de la porte de cellule. Un infirmier arriva avec son chariot sans même m'adresser un mot, rien, même pas un regard, à croire que c'était un ordre que l'on leur avait donné, car aucun infirmier ne posait ses yeux sur moi. Sûrement devais-je avoir la réputation de monstre inhumain dans cette antre de fou, musée des horreurs, je devais être l'une des pièces banales que l'on entrepose machinalement.

L'infirmier posa un plateau de nourriture sur la table de chevet pendant que je le regardais attentivement, puis il repartit aussi vite qu'il était entré. Je dévisageais alors le plateau, un peu de lait versé dans un verre en plastique, un bout de brioche rassie et c'était tout. Difficile de rester en bonne santé dans ces conditions. Il fallait savoir que lorsque l'on est interné dans la partie 'haute sécurité' de l'asile, nous sommes traités bien bas, même si l'on est une femme. Je ne me considérais pourtant pas comme quelqu'un de dangereux, je n'étais qu'une artiste dont on ne respectait pas le travail mais visiblement, je suis cliniquement folle.

Une heure passa avec lenteur, j'étais restée tout ce temps debout à la fenêtre, à regarder à travers les barreaux la pluie tomber. J'aimais profiter des choses simples que la nature m'offrais, je pouvais m'évader un peu de cette prison sinistre.
Soudain, on entra dans ma cellule, les ordres étaient que les patients devaient s'asseoir calmement lorsque quelqu'un de l'équipe médicale venait à notre rencontre, je m'exécutais.

«  Bonjour, je m’appelle Luceen, je suis là pour vous donner vos médicaments. Je suis vraiment désolée mais c’est mon travail… »

Cela faisait des mois à ne plus pouvoir les compter que je croupissais ici et c'était la première fois que l'on m'adressais un regard. Je relevais alors le mien en sa direction puis me laissait faire. Elle n'était pas comme les autres, elle ne semblait pas être l'un de ces zombies inanimés qui travaillaient ici, elle ne baissait pas les yeux face aux miens, elle n'avait pas l'air terrifiée d'être face à moi. Je ne comprenais pas.
Je compris encore moins lorsqu'elle me noya de questions, j'étais cependant assez heureuse d'avoir un peu de conversation. De ma voix calme et douce, je jugeais bon de lui répondre avec sincérité.

« Il est bien étrange pour une infirmière de s'intéresser aux patients... Surtout pour une jeune femme. Vous pouvez m'appeler Matilda, c'est toujours mieux que 'ça', ou qu'un simple numéro. »

Je battis des cils et repris tranquillement mon souffle, laissant un léger sourire se dessiner sur mon visage de poupée, la question qu'elle me posait me semblait bien étrange « Est-ce que vous faites peur aux autres ? ».

«  Bien que ce ne soit pas mon but, je suis apparemment une source d'effroi. Bien sûr, je semble bien banale lorsqu'on me voit avec ma peau blanche et mes grands yeux bleus, mais mes passions sont visiblement trop étranges pour le reste de l'humanité … La différence est devenue un crime, c'est bien malheureux... »

Je remis mes longs cheveux blonds derrière mes oreilles et soupirais longuement.

« Je pense que vous faire par de mes passions ne ferait que vous effrayer … Et je n'en ai pas très envie, car vous êtes la première à m'adresser la parole depuis un moment, et je suis ici car mes faits artistiques sont considérés comme des crimes. »

Alors que je levais la tête vers le plafond, je murmurais mélancoliquement :

«  Cet endroit n'est beau que de l'extérieur... car la souffrance est le seul mot que les murs savent susurrer. »

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MessageSujet: Re: A strange friendship ► Matilda Ven 24 Jan - 21:16

«

A strange friendship




Il est bien étrange pour une infirmière de s'intéresser aux patients... Surtout pour une jeune femme. Vous pouvez m'appeler Matilda, c'est toujours mieux que 'ça', ou qu'un simple numéro. »

Je souriais radieusement avant de dire :

« Vous savez, je suis quelqu’un e bizarre… Les patients sont bien les seuls à être vraiment eux même… Je ne suis pas aimer de mes collègues… Ils me trouvent cinglés alors… Enchantée Matilda ! Appelez-moi Lucy !»

Je la regardais de mes grands yeux gris, j’étais une jolie jeune femme  bien loin des canons de l’poque j’avais tout de même le corps d’une poupée en porcelaine, il avait l’air fragile comme un papillon dont froisser les ailes étaient faciles.

« Je pense que vous faire par de mes passions ne ferait que vous effrayer … Et je n'en ai pas très envie, car vous êtes la première à m'adresser la parole depuis un moment, et je suis ici car mes faits artistiques sont considérés comme des crimes. »

Mes yeux semblaient s’illuminer à sa réponse, je me raidis un peu et m’avance très intéressé. Je me léchais les lèvres et hochant la tête lentement pour insister, je remettais rapidement des mèches derrière mes oreilles.

«  Je … Cela m’intéresse vraiment… J’aimerais au contraire avoir peur… J’aimerais tellement ! Mais je n’en suis pas capable, étrange n’est ce pas ? Je ressens parfaitement le bonheur comme la tristesse… Je vous rassure, je vous parlerais toujours !  De l’art… Vous savez, les artistes incompris sont les plus doués, les plus talentueux. C’est triste mais la plupart du temps, les artistes maudits sont reconnu après leur mort. Dites vous juste que si le monde ne vous comprend pas ce n’est pas grave ! Le talent est là, c’est un signe bien au contraire! »

J’étais plutôt très optimiste et j’aimais rassurer les malades qui se trouvaient là.

« Cet endroit n'est beau que de l'extérieur... car la souffrance est le seul mot que les murs savent susurrer.
- Oh… Oui, on ne rend pas la vie des patients toujours faciles mais moi j’essaye d’être le rayon de soleil qui rendra leur journée radieuse… Même si ce n’est pas évident. Mes collègues ne sont pas de mon avis et me le reproche. Ils croivent que ma place est derrière les barreaux… Être différent… C’est ce qu’il y a de plus blessant. »

Je fis un sourire plus triste.

«  J’aimerais … tellement être normale. Dés fois j’ai l’impression… je baissais la tête, mes cheveux cachant mon visage en tombant en avant. Que je perd pied, si je le dis, je sais que l’on m’insultera de cinglée mais … Je relevais ma figure en balançant ma chevelure en arrière, je sais que je ne le suis pas ! Je fais semblant devant les autres mais il n’y a que devant les patients que je peux être... Moi. Enfin ! Mon histoire doit vous ennuyer ! Parlez moi de vous !  Vous devez avoir une vie tellement passionnante !Si vous avez besoin d’aide… Pour sortir d’ici, j’essayerai de m’arranger ! Une artiste devrait pouvoir s’exprimer librement ! »

J’étais une fille bizarre, j’en étais consciente mais je ne me considérais pas comme folle tout de même !



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MessageSujet: Re: A strange friendship ► Matilda Mar 28 Jan - 17:46



A strange Friendship



Cette fille semblait à l'écart des autres infirmiers d'après ses dires, s'auto-proclamer quelqu'un de bizarre, c'était quelque chose de bien rare lorsque l'on travail dans l'asile le plus malfamé d'Amérique. Je laissais alors régner un léger silence, afin de me laisser le temps de regarder mon interlocutrice, petite blonde, mince, yeux bleus tirant vers le gris et une peau fatiguée... Quel gachi pensais-je ! En même temps, son travail ne devait pas être facile, ses nuits mouvementées comme toutes les jeunes femmes normalement constituée, un mélange qui ne permet pas d'avoir un peau radieuse.
Quelques minutes plus tard, je plongeais mon regard bleuté dans le sien et laissa une mèche blonde divaguer sur mon visage blanc.

- Il serait bon de vous reposer la nuit Lucy, car votre peau est fatiguée …

Je me retins de ne pas lui toucher le visage, sa l'aurait fait fuir comme un lapin. Je me reculais alors sur ma couchette et ravalais ma salive en fronçant les sourcils, ne sachant comment réagir face à sa réaction lorsque je lui confiais que mes passions effrayaient. Elle voulait avoir peur … Croyait-elle que j'étais un animal de cirque ? Non, je ne pense pas, elle était bien plus humaine que ça. C'est alors que sur un ton froid et calme, je lui répondit :

- Ma passion est une mélange de rêve et de cauchemar, une sorte de stupeur étrange que l'on penserait sortie d'un livre de conte. Je suis une artiste qui créer des poupées … Mais pas n'importe lesquelles.

Je restais très évasive à ce sujet, craignant que la jeune fille ne prenne la fuite. Tristement, je dévisageais mon reflet dans la fenêtre, je ne ressemblais plus à la poupée que j'étais avant, où était mes longs cils et le noir bavant autour de mes yeux ? Je n'étais qu'un visage banal. Je soulevais le menton et touchais mes cicatrices peu visible, seul souvenir de mon père. Puis, je replongeais mon regard de jouet dans celui de Lucy qui semblait vouloir en savoir encore.

- Je suis censée être la plus belle poupée de toute la ville et voilà ce que je suis devenue à cause de ce lieu ! Ma peau est grise et mes cernes sont noires … Si mon fabriquant voyait ça, il préférerait me refaire plutôt que d'essayer de rattraper tout ça …

Je croisais les jambes, la mine boudeuse et les ongles tellement longs qu'on aurait dit des griffes.

- Pourquoi veux-tu être normale Lucy ? La banalité est tellement une chose ennuyeuse... L'originalité, c'est ce qui fait les plus belles œuvres, les plus beaux jouets … Je ne comprends pourquoi tu te fis aux avis des autres.


Je lui adressais un petit sourire, j'aimais beaucoup Lucy, elle semblait si fragile et différente. Je soupirais longuement puis levais les yeux au ciel.

- Tu ne m'ennuies pas, au contraire … Quant à m'aider à sortir d'ici, il faudrait mieux pour toi que tu ne tentes rien, ce serait trop risqué.


Je passais alors ma main dans ma crinière blonde.

- Ma vie, un album photo dont à a perdu les trois quarts des photographies... Je ne me rappelle plus de tout et, tu sais, elle n'est pas si intéressante que ça, de plus, ce serait révéler beaucoup de choses étranges voir effrayantes pour quelqu'un de fragile … Raconte-moi plutôt la tienne …


Comment dire naturellement à une infirmière en psychiatrie que je me suis une poupée du Dollmaker, que mon visage n'est pas celui d'origine, que je suis le résultat de nombreuses heures de couture et autres techniques étranges.

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MessageSujet: Re: A strange friendship ► Matilda

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