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 Soirée mondaine ft Sélina.

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may be a mutant
be careful




MessageSujet: Soirée mondaine ft Sélina. Ven 31 Jan - 21:25

Soirée mondaine.

L’hypocrisie se diffusait dans l’air. Elle était presque palpable.
Lorsque le regard de Bruce s’arrête sur un visage le détective voit à quel point tout est factice. Il remarque ces expressions tirées, forcées et ces regards qui mentent.
Ces intonations de voix trop travaillées pour ne rien masquer, pour ne rien vouloir, lui vrillent les tympans. Ces yeux qui l’auscultent, qui le dévoreraient à la moindre occasion, l’usent à force de devoir répondre cordialement. Ces costumes et toutes ces parures, qui s’agitent suivant un protocole prévisible, lui irritent la rétine. Voici un horripilant ballet de faux-semblants. Et nager à contre-courant est éreintant ; surtout quand l’effort aggrave nos blessures.

Pour toutes ces personnes il n’a pas de substance mais seulement de l’intérêt matériel. Aussi ils ne s’encombrent pas de la moindre subtilité ; ils prennent. Leurs intentions sont aussi creuses que limpides. Certains veulent s’accrocher de toute leur poigne à l’image du milliardaire pour la sucer jusqu’à la moelle. D’autres veulent profiter d’un moment de faiblesse pour exercer leur sens du sarcasme ; on ne peut pas piétiner un riche industriel tous les jours et cela flatte l’égo d’y parvenir.

Bruce était amer. Il détestait l’idée de laisser le monde extérieur s’infiltrer dans sa vie. Il ne voulait qu’une chose ; se replier sur lui-même et délaisser le reste. Mais Alfred n’était visiblement pas de cet avis. Le majordome avait insisté pour organiser cette soirée afin de sortir son maître de la catatonie. Il avait su avancer les bons pions en convertissant cet évènement en gala caritatif et en soulignant sa propre inquiétude ; une part de Bruce ne pouvait pas refuser, tout en maudissant l’initiative.

Mais si la soirée se déroulait dans son penthouse – loin du manoir familial – c’était bien pour tenter d'éloigner la foule de sa zone de réclusion. L’industriel  ne pourrait supporter la moindre intrusion dans son périmètre ;  ici l’endroit était plus neutre et moins austère. Cet endroit le trahissait bien moins.

Le milliardaire ne retient pas un soupir résigné. Il était un temps où le rôle de Bruce Wayne n’était pas si difficile à endosser. Un temps où ce masque n’était pas le seul en sa possession. Mais maintenant ce jeu n’avait plus le moindre sens. Alors pourquoi persister ? Il n’y a plus rien à dissimuler. Pas de sorties nocturnes à occulter ni de dépenses à justifier derrière une frivolité de surface ; la couverture du Batman s’était envolée en même temps que lui. Et ne restait qu’un homme se murant dans un combat contre ses propres démons.

Oui, l’industriel était lassé de ce manège qu’il avait épuisé jusqu’à la trame. Il n’y avait plus rien qui le poussait à rendre une œillade complice à ces sourires aguicheurs. Plus rien pour le forcer à rire d’une pique acérée, dans l’idée de gagner la sympathie de l’audimat. Bruce était désormais cynique et cassant. Autant que peut l’être un blessé offert en pâture à un essaim vorace.

Bruce s’était retranché. Et depuis quelques minutes il bénéficiait d’un calme relatif. Cette foule, consommatrice d’images, avait une capacité de concentration limitée. Ce n’était pas une nouveauté. Et quelques danseuses lui sauvaient actuellement la mise. Devant ce constat une moue sarcastique effleure ses traits, tandis que son esprit tente de fuir la saturation. Il n’avait plus d’étiquette à entretenir. Toutefois il devait à Alfred un semblant de correction. Inutile que ce dernier ait à justifier son attitude par une pirouette. Le temps s'égrainait lentement, péniblement. Et une voix suraiguë ne tarde pas à extirper le milliardaire hors de ses pensées.

« Monsieur Wayne ! C’est un honneur de vous croiser il y a tellement de monde ici. Aurais-je le privilège d’une danse ? »

Tellement, en effet. Commenta le détective pour lui-même, ne prenant même pas le soin de repousser sa lassitude. Le milliardaire ne jette qu’un regard évasif à son interlocutrice. Mais le gloussement inégal venant ponctuer sa requête trahit de son ébriété avancée. Elle ne devait pas dépasser la trentaine de beaucoup et tout dans son apparence tutoyait le luxe.

L’œil exercé de Bruce savait reconnaître une robe de soirée taillée sur mesure, ainsi que la patte d’un grand couturier. Son état suggérait pourtant une certaine marge de laisser-aller ; elle n’était donc pas là pour appuyer quelconque relation professionnelle. Le poids des responsabilités ne semblait pas la lester. Et son image était plus provocante que travaillée.

L’esprit analytique de Wayne ne tarda pas à rendre son verdict. Cette femme devait certainement être confortablement mariée, enfermée dans un quotidien se répétant en boucle. D’où sa volonté de se dérober et son manque d’intérêt par rapport à sa réputation ; son seul but était d’attirer une attention nouvelle. Briser la routine.

La théorie de l’industriel se vit confirmée par une mimique compulsive de son interlocutrice ; cette dernière dissimulait en permanence sa main gauche. Certainement afin de masquer les traces d’une alliance longtemps portée. Pour que ce réflexe surpasse l’alcool le mal devait être bien profond, présuma Bruce. Ce geste témoignait également de son engagement encore présent ; c’était une tentative de fuite.

Rengaine tes déductions détective, tu n’en as plus l’usage. L’ancien justicier se rappela à la raison ; il devait chasser ces vieux automatismes qui ne faisaient que le lester. La clairvoyance était réellement lourde à porter. A cause d’elle le monde semblait bien plus corrosif encore. Aussi, Bruce ne tarda pas à s’éclipser en lâchant un vague et relativement sec  « Désolé, mais je ne compte pas danser ce soir. » La Gotham mondaine l’irritait. Le schéma était toujours le même.

Le comptoir du bar était l’endroit le moins occupé. Bruce ne comptait pas consommer, à dire vrai l’idée lui déplaisait – se prêter aux festivités n’était pas dans ses intentions. Mais une nouvelle tentative de retraite s’imposait. Il prit donc place à côté d'une jeune femme qu'il salua d'un bref hochement de tête, sans un mot. L'inconnue ne semblait pas aussi artificielle que la plupart des convives. Peut-être était-ce là une chance de prendre une pause ?
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Invité

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MessageSujet: Re: Soirée mondaine ft Sélina. Dim 16 Fév - 19:12

Bruce & Sélina
Soirée mondaine


Holly l'observait du coin de l'oeil. Elle semblait perplexe, voire franchement désapprobatrice. Mais sa colocataire n'en avait cure. Elle se contentait de fixer son reflet dans le miroir en arrangeant ses cheveux. Elle entendait parfaitement les soupirs agacés de Holly et prenait un malin plaisir à ne pas y répondre. Brossant sa chevelure, elle restait concentrée sur ce qu'elle faisait. Holly n'y tint plus et lança de façon abrupte et cassante :

Tu ne devrais pas y aller.
Oui, je sais.
Mais tu le fais quand même.
En effet.
Je t'aurais prévenu.

Sélina se contenta de sourire. Holly était toujours inquiète pour elle et elle ne pouvait décemment la blâmer. Mais Sélina avait besoin de bouger et de ramener quelques pièces de choix chez elles. Et l'information avait parcouru la ville qu'un gala de charité était organisé dans le penthouse du fameux Bruce Wayne. Wayne. Un homme qu'elle connaissait naturellement de réputation. Un richissime milliardaire, bien loin des préoccupations de la population tentant de survivre. Le type d'hommes que Sélina serait ravie de dévaliser. Mais même si elle ne parvenait pas à cibler Wayne, il y aurait beaucoup de riches invités aux porte-feuilles bien garnis et aux épouses couvertes de bijoux de valeur. Sélina aurait largement de quoi faire. Elle haussa les épaules en voyant le regard furieux de Holly.

Ce n'est pas mon premier rodéo, chérie. Je m'en sortirai très bien, tu verras.
Et les gardes ? La sécurité, tu y as pensé?
Naturellement.
Et tu comptes faire comment pour éviter qu'il te mette la main dessus quand les invités se rendront compte qu'il leur manque bijoux et argent ?
J'userai de mon charme naturel.

Holly poussa un soupir exaspéré avant de laisser tomber. Quand Sélina avait une idée en tête de toute manière... La jeune femme se hâta de finir sa préparation. Elle portait une robe noire d'un classicisme outrageux mais d'une grande classe. Ses cheveux relevés en chignon sur sa tête mettaient en valeur sa nuque dégagée. Ses chaussures à talons noir galbaient ses jambes recouvertes de bas noirs. Elle enfila son manteau et se hâta de descendre rejoindre le taxi qui l'attendait. Elle adressa un signe à Holly qui marmonna dans sa barbe avant de lâcher un « bonne chance ».

Sélina s'engouffra donc dans le taxi qui la déposa au coin de la rue. Elle ne désirait nullement être vue avec un véhicule aussi peu valorisant. Les invités venaient au volant de Lamborghini ou de Ferrari. Elle adressa un sourire au portier qui lui demanda son carton d'invitation. Elle le sortit sans la moindre hésitation. Un vol, là encore. Elle entra ensuite dans le bâtiment. Et là, ce fut l'émerveillement. Des buffets parfaitement disposés avec de la nourriture à profusion, du vin et du champagne, un espace pour que les invités puissent danser. Sélina observa tout ceci avec une pointe de dégoût. Les gens de Gotham se démenaient pour réussir à manger à leur faim et eux, ils jetaient leur argent par les fenêtres en organisant une fois par an un pauvre gala de charité pour faire illusion. Non, elle n'aimait pas les riches. Arrogants, prétentieux, avides et égoïstes.

La belle laissa son manteau au vestiaire, se fondant ensuite dans la masse, observant hommes et femmes. Les hommes portaient des costumes Armani, Gucci. Quant aux femmes, un sapin de Noël aurait été moins décoré. Saphirs, émeraude, diamant, Sélina en avait l'eau à la bouche. Mais elle comptait bien profiter un peu de la soirée. A partir du moment où elle se lancerait dans le pickpocket, elle devrait faire vite. Car inévitablement, cela finirait par se remarquer. Elle lança les hostilités après avoir mangé quelques petits fours et pris une coupe de champagne. Se rapprochant d'un groupe, elle les salua et se présenta comme la femme d'un riche propriétaire d'entreprise. Un nom donné à cet époux imaginaire suffit à légitimer sa présence parmi les puissants. Sélina ne perdit pas de temps. Ses mains expertes se faufilaient le long des poches, défaisaient les fermoirs et retiraient les bagues avant même que leurs propriétaires s'en aperçoivent. La jeune femme remporta une sacré mise qu'elle dissimulait dans une poche plaquée à même la peau, sous sa robe. Elle ne pouvait dévaliser tout le monde mais elle n'avait aucun scrupule à en prendre le plus possible.

Finalement, elle décida de faire une pause. Rejoignant le bar, elle s'y accouda, et demanda au serveur une coupe de champagne. Elle la sirota tranquillement en observant cette faune étrange qui déambulait autour d'elle. Ces hommes et ces femmes étaient si sûrs de leur pouvoir, de leurs privilèges. Ils pensaient que tout cela était acquis. Alors qu'au dehors, le peuple grondait. Mais qu'est-ce qu'ils connaissaient, eux, au peuple ? Ils parlaient en centaines de milliers d'euros. Ils ne connaissaient pas, n'avaient jamais connu la faim, la vraie. Celle qui vous saisit les tripes et vous laisse vide, pantelant, sans force. Elle reporta son attention sur son verre, tentant de se calmer.

Soudain, un homme s'installa à côté d'elle, semblant vouloir également fuir la foule. L'homme lui adressa un signe de tête poli auquel Sélina répondit. Mais elle réalisa rapidement qui était l'inconnu en face d'elle. Rien moins que Bruce Wayne en personne. Un richard comme les autres, bouffi d'orgueil. Et qu'elle se ferait une joie de détrousser au même titre que les autres convives. Elle lui adressa un sourire amusé avant de s'emparer d'une pomme rouge qui se trouvait au milieu du coupelle remplie de ce fruit. En ne le quittant pas des yeux, elle croqua à pleine dents dans le fruit juteux avant de demander, amusée :

La célébrité vous fatigue, M. Wayne? Je vous pensais coutumier de ce genre de débordements.    
Codes par Wild Hunger.
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Soirée mondaine ft Sélina.

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