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 (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia)

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ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

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MessageSujet: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Mar 25 Fév - 14:26

Comme au bon vieux temps ?

❝ Ophelia & Griffin ❞
© Freedom.thief


Les choses commençaient à s'arranger pour moi depuis quelques jours. Je ne vais pas aller jusqu'à dire que je me suis enfin faite à ma nouvelle vie, mais disons que c'est en de bonnes voies. J'ignore pourquoi je me suis braquée à l'annonce de cette adoption, pourtant c'était tout ce que je rêvais et ce depuis toujours ou presque, alors pourquoi n'ai-je pas l'impression de vivre sur un petit nuage ? Où sont les oiseaux qui chantent ? Les poneys qui font des pets arc-en-ciel ? Où est la vie en rose ? Je commence à croire ceux qui prétendent que l'argent ne fait pas le bonheur, même si ce n'est pas franchement le miens, je ne suis pas vraiment plus heureuse qu'avant, je me sens même plus seule, ce que je ne pensais pas possible jusqu'à aujourd'hui. Et puis quand je regarde Bruce, je ne trouve pas particulièrement que c'est un homme heureux, bien au contraire. Il fait cela dit des efforts pour rendre ma nouvelle vie plus facile et je lui en suis reconnaissante, mais quand j'ai débarqué dans son manoir, j'ai eu la sensation d'arriver dans un tombeau, c'était lugubre et peu réconfortant. Il a fallu plusieurs fugues pour qu'il ouvre les yeux. Il prétend comprendre la situation dans laquelle il vit et je crois qu'il dit vrai. Il sait que ce n'est pas facile de vivre et de grandir sans ses parents et je lui suis reconnaissante de vouloir me faire découvrir ce que c'est que d'avoir une famille, des gens qui comptent sur nous et qui comptent pour nous. Oh bien entendu il n'a aucune expérience dans le domaine, mais il a Alfred avec lui, qui l'aide, qui lui montre le chemin, qui lui donne des conseils. Que ferions nous sans Alfred ? Je le connais depuis peu de temps mais déjà je ne peux plus me passer de lui.

Nous avons eu une discussion avec Bruce, j'étais réticente à parler avec lui, pensant qu'il ne me comprendrait jamais mais finalement j'ai eu tort. Je l'ai laissé faire un pas vers moi et j'ai écouté les conseils d'Aaron et j'ai fais un pas vers lui. Cette situation n'est pas facile pour nous deux, nous sommes après tout deux étrangers l'un pour l'autre mais nous allons apprendre à nous connaître, à notre rythme et ça devrait aller mieux. J'ai la permission de sortir, une chose que je n'avais jamais demandé jusqu'à présent, que je prenais naturellement. Mais avec Bruce c'est différent, lui ne veut pas que je traine le soir tard dans les rues sans qu'il le sache. Il serait capable de m'enfermer dans ma chambre et de veiller devant ma porte pour ne pas que je fasse le mur. On a donc conclu un marché. Alfred me dépose en ville les soirs où je veux sortir et il vient me rechercher vers les minuits. Bruce trouve que ce n'est pas franchement une heure pour une jeune fille de trainer dehors mais il sait qu'il ne peut pas m'en empêcher et que ces rues, ce sont les miennes, je les connais par coeur. Je ne prétend pas que je n'y risque rien, mais je connais du monde et ce changement de vie m'a fait couper involontairement les ponts avec eux et je n'en ai pas envie. Alfred m'a déposé dans le centre, il m'a dis d'être prudent et qu'il serait au même endroit à minuit. Le connaissant, il n'aura pas une seconde d'avance ou de retard, il sera pile à l'heure. Il a remplie la part de contrat, je vais devoir faire de même en étant moi aussi au rendez-vous pour rentrer. Je commence ma soirée par voir deux SDF que je connais bien et avec qui j'ai refais le monde une centaine de fois. Je leur ai apporté des cadeaux, après tout maintenant j'en ai les moyens, enfin d'une certaine façon, alors autant en profiter. Ce n'est évidemment pas grand chose, juste deux couvertures pour affronter le froid de l'hiver d'une façon plus sereine, des grosses chaussettes, des gants, des chapeaux, des écharpes, de la soupe chaude faite par Alfred et un peu d'argent. Ce n'est que quelques dollars, j'aurais pu avoir plus mais je connais la vie dehors, je sais qu'ils vont les dépensais en boissons et je ne le veux pas. Je préfère leur apporter à manger et être sûre qu'ils se nourriront sainement plutôt que de leur payer leur boisson.

Une fois ma B.A. du jour faite, j'erre dans les rues, sans but réel. Je finis sans vraiment m'en rendre compte à Old Gotham. Je n'y allais déjà pas souvent là bas quand j'étais encore orpheline et je regrette déjà de m'y être rendue aujourd'hui. Je ne me sens pas franchement à l'aise. Je suis une trouillarde née, je le sais et je l'assume. Je préfère fuir que d'affronter le danger. Je ne serais jamais une justicière, je serais incapable de me battre, incapable de me servir d'une arme et je prendrais plus souvent mes jambes à mon cou plutôt que de sauver la vie des autres. Je leur lève personnellement mon chapeau, je suis trop égoïste pour ça. En plus je ne suis pas habile et je ne sais pas mentir, n'importe qui me connaissant me demanderait si la personne qui se cache sous le masque s'appelle Ophelia, je mentirais tellement mal que mon identité secrète volerait en éclat en un quart de seconde, aucun intérêt donc. Et puis soyons réaliste, je préfère agir à découvert que caché, comme je l'ai dis je suis égoïste et un poil narcissique. Mon égo a besoin de quelques couches de vernis et ça ne lui ferait pas de mal d'entendre dire qu'Ophelia Draven-Wayne est quelqu'un de vraiment généreux. Je m'en contre-balance que mon alter égo le soit. Je continue mon chemin, me demandant ce que je fous ici. Je vois un peu d'agitation au loin, je décide de passer par un raccourci pour retrouver la circulation et les gens. Seulement j'ai l'impression de me sentir suivie, alors j'accélère le pas ...


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    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Mar 25 Fév - 18:01

Il ne s’était pas levé aujourd’hui, il avait mal à la tête, ça l’avait achevé, il se tenait le crâne, tout résonnait autour de lui. Il envoya voler en éclat les bouteilles de whisky à côté et se redressa en hurlant, il cacha son visage dans le creux de ses paumes, il resta ainsi un certain temps avant de se relever, le regard hagard, il s’appuya contre le mur.

Il caressa le portrait de sa douce avant de l’envoyer contre le mur, le cadre éclata, il y avait du verre partout. Il griffa le papier peint en arrachant quelques morceaux, tremblant il se dirigea en titubant vers le cadre fracassé. Il sortit avec précaution la photo et la mit sur le tabouret qui lui servait de table de chevet.

« Je suis un monstre ! Pourquoi moi ? Pourquoi Dieu m’a choisit ? Pourquoi il me déteste autant ? Je voulais juste être quelqu’un d’autre ! Il se regarda dans la glace et commença un espèce de monologue , Oui c’est vrai, je n’aurais pas été moi-même si j’avais été marié, père mais je n’ai jamais demander à être lucide ! Jamais ! J’aurais pu vivre dans l’ignorance ! Il pointa son reflet de l’index, Quoi ?! Qu’est ce que tu sais du bonheur ! Me trouves tu heureux ? Bien entendu ! Ah ! La belle affaire ! Tu sais quoi ! Tu me dégoutes ! Il prit le mirroir et l’explosa au sol, ses yeux s’aggrandirent alors, oh oh oh noon ! Je suis désolé ! Excuses moi je… »

Il se coupa en voulant ramasser les morceaux, regardant le sang perler la moquette. Il se releva et plaqua sa main contre la vitre la tachant de rouge, il commença à faire des dessins de spirales dans les taches de sang. Il remarqua enfin qu’il faisait nuit, il avait l’impression d’étouffer, il avait tellement besoin de sortir. Il partit alors en courant. Il trainait des pieds et vit au loin les cheveux blonds d’une femme. Cela lui rappelait les cheveux blonds d’Ellen, il s’avança de plus en plus vite, arrivé à sa hauteur, il mit sa main sur son épaule et la tourna. Le regard fou, il se calma soudain quand il vit que la femme était en fait une jeune fille qui plus était une bonne connaissance à lui.

« Lizzy ! Depuis le temps »

Il fit un sourire carnassier montrant ses petites dents blanches, il avait prit l’habitude de l’appeler ainsi, il ne savait même plus qu’elle s’appelait en fait Ophelia.

« Tu ne passes plus par là, j’ai cru que tu étais morte hee hee… ça m’aurait troué le cul ! »

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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Mer 26 Fév - 13:36

J'ai beau accéléré le pas, j'ai l'impression que cela ne sert à rien, je sens la présence derrière moi se rapprocher de plus en plus vite puis soudain je sens sa main sur mon épaule qui me retourne violemment. Je hurle, c'est plus fort que moi, je suis morte de trouille. Mon coeur s'emballe, mes pupilles se rétrécissent avant de se dilater violemment, j'ai failli me prendre le pied dans je-ne-sais-quoi et perdre l'équilibre, heureusement - c'est étrange de dire ça - la main qui est posée sur mon épaule me permet de garder l'équilibre. Je met un instant avant de réaliser que la personne qui me fait face n'est pas un parfait inconnu, au départ je ne l'ai pas reconnu, trop occupée à avoir peur. Au départ je ne vis que ce regard fou posé sur moi, comme s'il allait me tuer. Je ne sais pas ce qui a mis dans cet état Griffin, mais ce qui est sûr c'est que maintenant je l'ai reconnu. Je pense que le surnom qu'il me donne a grandement aidé à réaliser que ce n'était pas un dangereux psychopathe qui en voulait à ma vie ... ou devrais-je dire que s'en est bien un mais un qui ne me fera jamais de mal. J'ignore d'ailleurs sa véritable nature, pour moi ce n'est que Griffin, un gars que j'ai rencontré un soir par je ne sais quel hasard et avec qui je rigole bien. Je le sais un peu fou-fou, mais c'est tout, je n'ai pas encore réalisé qu'il est bien plus fou que je ne pourrais jamais le croire. Il est toujours gentil avec moi, on s'échange des tuyaux de temps à autre, on se file des adresses pour les infos que l'on cherche, parfois on rend service à l'autre en se rendant dans un lieu que l'autre ne peut pas accéder, soit parce que Griffin y est banni à vie, soit parce que je suis trop jeune.

"Putain Griff" tu m'as collé une de ces trouilles, j'ai bien cru faire une crise cardiaque !"

Je ne vois pas l'intérêt de faire comme si tout allait bien alors que je me tiens encore la poitrine à l'endroit où mon coeur bat la chamade, mon visage est en train de faire disparaitre les dernières traces de peur mais il ne fait aucun doute qu'il n'a pas pu y passer à côté. Mais ce n'est pas bien grave, c'est humain d'avoir peur, j'ai toujours eu peur et je ne l'ai jamais vraiment caché, pas à mes amis ou aux personnes qui s'en rapprochent le plus. Et puis je me rassure en me disant que n'importe qui qui aurait été à ma place aurait été mort de trouille, ça ne va pas de sauter sur les gens comme ça. Il a remarqué mon absence, ça fait plaisir à voir même si c'est vrai que ça fait un moment que je ne viens plus dans le coin. C'est plus à regret d'ailleurs, mais bon je n'ai plus la même avis, mes obligations ont changé, même si j'ai envie de continuer à voir John et Jeff' et que je veux continuer à leur donner des tuyaux, ça reste important pour moi.

"T'as bien failli m'faire crever avec tes conneries ..."

Lui fis-je remarquer, avant de retrouver complètement mon calme. Le lieu dans lequel on se trouvait ne me rassurait pas particulièrement mais je me sentais en sécurité avec Griff à mes côtés. Peu pourrait dire la même chose, on ne peut pas franchement dire qu'il est très stable comme bonhomme, mais je sens que je ne risque rien avec lui. J'ignore pourquoi il s'est pris d'affection pour moi, peut-être parce qu'à la différence de beaucoup de filles de mon âge je reste encore pure, une des rares dans cette ville de tarés.

"Mais tu saignes à la main ! Qu'est-ce qui t'es arrivé ?"

Lui demandais-je inquiète pour lui. J'espérais qu'il n'avait pas fait de conneries, je n'aimerais pas voir sa tête à la une des journaux, retrouvé mort dans une poubelle du quartier.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Ven 28 Fév - 16:04

Il regarda alors sa main encore sanguinolente, le sang avait tout de même commencé à sécher, devenant brun sombre. Une croute se formait déjà un peu.

« Oh ça… C’est rien ! J’ai cassé un verre, je me suis coupé en ramassant les débris ! C’est riiien ! J’ai souvent des petits bobos comme ça ! Faut pas s’inquiéter ! »

Il gloussa, se redressant, il lâcha l’épaule de la jeune fille qu’il tenait encore fermement. Il fit mine de se dépoussiérer avant de commencer à marcher à ses côtés :

« Tu fais quoi de beau ces derniers temps ? Tu passes plus par là, tu t’es fait finalement adopter ? Elle est comment ta nouvelle famille ? »

Il voulait juste se mettre à jour concernant les dernières nouvelles, il ne l’avait pas vu depuis un certain temps, il était curieux voilà tout. Soudain, un groupe de mec arriva. L’un d’eux demanda du feu, avant que Griffy eut le temps de répondre, il sortit un couteau les menaçant alors.

« Hé papi, donne nous ton fric à moins que tu veuilles que la gamine s’en prenne plein le cul ? »

Il resta un moment silencieux avant de se mettre à rire, il se reprit et fronça les sourcils :

« Comment tu lui as parlé là ? »

Il s’élança alors sur le type armé, l’agresseur lui mit un coup de couteau dans le ventre, ça n’arrêta pas l’irlandais, qui en poussant un râle de douleur, prit le type par la gorge. Il serra de plus en plus, le garçon répliqua en lui entaillant les bras, mais bientôt l’oxygène manquant, il lâcha le couteau. Ses camarades, bondirent sur l’illuminé pour porter aide à leur compagnon. Griffin saisit le couteau et en poignarda un qui tomba au sol directement, les autres reculèrent avant de se barrer en courant. Il laissa les deux autres loques au sol, titubant, il alla se mettre contre un mur.

« Fais chier, pas moyen d’être tranquille… Lizzy… T’as pas un mouchoir ? Je saigne un peu. »

Il se tenait la plaie qu’il avait au niveau du ventre, il aurait fallu qu’il aille à l’hôpital, car ce n’était pas une petite blessure toute mignonne loin de là, mais Griffy ne pouvait pas se le permettre !Sinon c'était un retour simple pour Arkham! Sans compter qu'il n'avait pas du tout les moyens pour se payer une hospitalisation!

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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Sam 1 Mar - 22:50

Parfois il était difficile de mettre des mots sur les événements qui marquent nos vies. Moi par exemple j'ai l'impression qu'à chaque fois que je sors de chez moi, je me fais agresser, c'est fou ça quand même. C'était moi le problème ou les autres ? Lors d'une de mes fugues, je me retrouve avec des mecs qui veulent me violer mais heureusement Batwoman est arrivée pour me sauver. Bon évidemment je ne le lui avouerais pas par fierté, mais c'est quand même ce qu'elle a fait. Tout récemment, je sors faire la fête et là PAF, on me drogue et on veut me violer, heureusement qu'Andrew était là pour me sauver sinon ma vie aurait été foutue ... En fait j'ai l'impression que depuis que je me suis fais adopter, tout le monde me veut du mal ou plus précisément, tout le monde en veut à ma virginité. Mais merde, j'ai 16 ans bordel, foutez moi la paix. On ne peut quand même pas dire qu'il n'y a pas de jolies filles à Gotham, qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir tous sauter une fille de 16 ans ...

Bref, je m'éloigne du sujet. Je retrouve Griffin ou plutôt se dernier surgit comme un taré derrière moi. Il me surprend mais pour le coup, je suis plutôt ravie de voir que c'était lui plutôt qu'un autre taré. Certes il est taré, mais moi je l'aime bien, il ne m'a jamais fait de mal et c'est tant mieux. Je vois qu'il s'est fait mal à la main, alors évidemment je m'inquiète. Il me rassure en m'expliquant qu'il a cassé un verre et qu'en voulant le ramasser, il s'est ouvert. J'aurais bien aimé qu'il soigne ça, ça serait con de choper une infection sur ce genre de blessure, ça serait franchement ballot. Mais je n'ai pas n'ai pas franchement le temps de le lui dire que je subis un véritable interrogatoire. C'est assez amusant, il a l'air de s'être inquiété pour moi, c'est mignon, moi j'aime bien. Visiblement soit il n'est pas vraiment au courant pour mon adoption, soit il fait l'innocent pour que je puisse tout lui dire. Dans un cas comme dans un autre, je suis soudainement pas à l'aise. C'est vrai, comment dire à un gars qui en chie pour joindre les deux bouts que je viens de tomber chez le type le plus riche de la ville ? C'est délicat quand même, j'ai pas envie qu'il me juge différemment après ça.

"Ben ... j'pensais pas dire ça un jour mais wouhai, j'me suis fais adopter. C'est ... c'est un ami à mes parents en fait, il ... il a retrouvé ma trace et j'crois qu'il a voulu m'adopter pour honorer la mémoire de mes parents ou un truc du genre. Du coup, ben c'est plus difficile de trainer dans les rues, il est pas franchement pour et il m'a déjà chopé en train de faire le mur et ça ne lui a pas trop plu ..."

Pas de nom, rien, juste des faits vagues mais vrais. Bruce connaissait vraiment mes parents, enfin selon lui et c'était pour ça qu'il avait décidé de m'adopter. Moi perso ça m'arrange même si la situation n'est pas vraiment facile à vire pour tout le monde en ce moment, mais ça devrait s'arranger, enfin j'espère. On a pas le temps de tailler plus la bavette que quelqu'un vient à notre rencontre. Un type commence à sortir son canif et à nous menacer. Et ENCORE UNE FOIS, on parle de vouloir me violer ou un truc dans le genre. Non mais j'vous jure, tous des détraqués dans cette ville. Je dois avouer que perso je ne fais pas ma fière, voir même je me la joue toute petite. D'une j'ai pas envie que ce gros porc me touche et de deux je ne veux pas que mon ami se fasse blesser ou tuer. Mais voilà, c'est pas du goût de Griffin qui commence à le provoquer et qui lui saute dessus. Ils se battent, Griffin est blessé. Je suis terrifiée, je suis recroquevillée dans un coin, les mains devant la bouche pour atténuer mes cris, je pleure à chaudes larmes. Est-ce que je dois regarder mon ami se faire tuer ? Non visiblement non, par contre je dois regarder mon ami tuer nos agresseurs et je ne sais plus qui est l'agresseur et qui est la victime. Une fois le carnage terminé, je vois Griffin blessé, mais je n'ose pas bouger. Je suis tétanisée par la peur, je pleure toujours autant et même mes mains n'arrivent pas à atténuer le bruit de mes sanglots étranglés. Je tremble tout ce que j'ai à trembler, j'ai l'impression de vivre un cauchemar. Quand Griffin s'adresse à moi, je fixe sa blessure et je constate que même un mouchoir ne suffirait pas. Je finis par me lever, toujours tremblante et à m'approcher de lui, les larmes toujours coulant et la voix un peu abimé par mes cris.

"Tu ... tu saignes beaucoup ... faux que t'ailles voir quelqu'un Grif' ..."

Je ne savais pas quoi faire, j'avais jamais vécu ça avant. Cette ville nous aura tous, les uns après les autres. Qu'est-ce que j'étais censée faire ? J'avais déjà envie de tourner de l'oeil à cause du sang, je ne sais pas si je serais capable de pouvoir vraiment l'aider. Je sors néanmoins un mouchoir et je le lui tend, dans l'espoir que naïvement ça change quelque chose, que comme par magie, le sang va arrêter de couler.


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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Dim 2 Mar - 14:02

Il prit le mouchoir et appuya sur sa plaie de toutes ses forces. Un peu pâle, il lui sourit néanmoins, un sourire tordu, il supportait plutôt bien la douleur, peut être grâce à son paternel. Il la regarde pleurer.

« Hé..hé, c’est bon, ils sont partis, plus besoin de pleurer et je suis pas encore mort… Lizzy, aide-moi juste à regagner mon appart’. J’vais me soigner avec les moyens du bord… Lizzy, j’ai personne, j’peux voir personne, et surement pas les hôpitaux ! Ce sont des charlatans. J’veux pas y aller. »

Enfin surtout qu’il avait peur d’être reconnu et d’être renvoyé à Arkham. A son appartement, il alla jusqu’à la chambre, jetant les tiroirs au sol pour prendre une bouteille d’alcool, il l’ouvrit et aspergea la plaie. La vive douleur lui arracha une grimace, il prit une chemise qu’il serra au max sur la plaie, il ajouta un drap autour pour serrer encore plus fort. Il s’étendit sur son lit.

« Voilà, là c’est bon, ça devrait se calmer… Putain… Hee hee, je compte pas mourir, pas maintenant. J’ai des trucs à faire avant ! Fais chier ! »

Il toussa un peu, il était pâle à cause de la perte de sang, il continuait d’appuyer sur sa plaie mais pour combien de temps ce simple bandage suffira pour contenir son sang ? Il fallait trouver un moyen mais le fou ne pouvait pas se permettre n’importe quoi, il était recherché, il voulait pas passé ses jours à Arkham avant d’avoir fini son projet. Il était têtu mais il devait reconnaitre que cette fois, c’était pas possible. Il regarde le linge qui commence à se tacher de sang, il resserra d’avantage le bandage.

« Ok… Lizzy… Tu connais pas quelqu’un de confiance qui puisse me soigner vite fait ? J’ai besoin d’un fil et d’une aiguille… Juste ça… »
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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Mar 4 Mar - 14:50

Je continue à pleurer, que pouvais-je faire de toute façon, je suis qu'une gamine bordel. Je ne veux pas voir mon ami mourir et surtout pas sous mes yeux, mais s'il refusait d'aller à l'hôpital ou voir un médecin, je ne pouvais rien faire pour lui. Il attrapa mon mouchoir et le mit sur sa plaie. Le mouchoir devint rouge en un clin d'oeil, ce qui m'effraya encore plus. Il veut regarder son appart', il prétend qu'il se soignera là bas, qu'il ne peut pas aller dans un hôpital ou chez un médecin. Je ne comprend pas pourquoi mais je crois qu'il s'en fout, il veut juste que je l'aide et c'est ce que je vais faire. Je le soutiens tant bien que mal et nous regagnons son appartement. J'ai tellement peur que je suis à deux doigts de vomir. Il partit dans la salle de bain pour se soigner et moi je restais là, au milieu du couloir sans savoir quoi faire. Je ne m'étais même pas rendue compte que j'avais du sang sur moi, comment j'allais expliquer ça à Bruce ? Mon coeur battait la chamade mais pas par peur de devoir expliquer à mon père adoptif d'où venait tout ce sang, mais par peur de perdre Griffin. Qu'est-ce que j'étais censée faire ? Je m'approchais lentement vers sa chambre, je l'ai vu s'y engouffrer. Il a tenté de faire un bandage mais il n'a pas l'air bien efficace. Je suis pâle comme la mort mais moi ce n'est pas parce que j'ai perdu du sang. Je tremble encore, le courage c'pas trop mon truc et je n'ai jamais été confronté à ce genre de situation. Il me demanda si je connaissais pas quelqu'un qui pourrait l'aider, digne de confiance. Je m'agenouillais au pied de son lit, à la hauteur de son torse, les larmes toujours aux yeux.

"Je ... j'peux toujours appeler Alfred ... Chui sûre qu'il pourrait t'aider, c'est quelqu'un de bien et j'ai confiance en lui."

Je connaissais des toxicos mais je doutais qu'ils pourraient lui être d'un grand secours, ils devaient déjà être défoncé. Il y avait bien Aaron, mais si je lui racontais cette histoire, il refuserait de venir ou de me revoir. Elya était infirmière mais je ne l'avais pas vu depuis un moment, c'était délicat de lui demander ça. Non Alfred était la meilleure idée que j'avais, moi je serais bien incapable de l'aider, je me sentais déjà nauséeuse, si je ne m'étais pas encore évanouie, c'était que j'avais peur qu'en me réveillant, je ne retrouve qu'un cadavre.

"J'vais l'appeler !"

Je me levais, je ne lui laissais pas le choix de toute façon. Je ne pouvais pas rester les bras croiser à le regarder vider de son sang et je ne connaissais personne qui pourrait nous venir en aide sans poser mille et une questions. J'avais que 16 ans, je crois que les gens l'oubliaient un peu trop rapidement. Je sortais tremblante mon téléphone et me rendais dans le couloir. Je composais le numéro du manoir et attendit, angoissée, que quelqu'un réponde, priant de toute mes forces que Bruce ne décide pas de répondre.

"Alfred ?!" dis-je de ma voix chevrotante. Il sentit tout de suite que quelque chose n'allait pas et il me demanda ce qu'il se passait, voulant savoir si j'allais bien. "Oui ... oui j'vais bien ... C'est Griffin ... un ami ... on s'est fait agresser dans la rue, il a voulu me défendre et il s'est pris un coup de couteau ... Il saigne abondamment." Alfred me demande pourquoi je n'ai pas appelé les urgences et qu'il allait le faire mais je l'arrêtais sur le champ "Non ... non il ne veut pas y aller. Faut que vous veniez, pitié, il saigne beaucoup. Il veut qu'on le recouse mais j'en suis incapable. Vous êtes le seul en qui j'ai confiance ... pitié ne dites rien à Bruce ..."

Un silence s'en suivie, puis il acquiesça. Je savais qu'il allait me demander de le dire à Bruce et je le ferais mais pas pour le moment, le plus urgent c'était de recoudre Griffin, le reste pouvait attendre. Tremblante, je revins vers Griffin, attrapait sa main et esquissais un pâle sourire, Alfred n'allait pas tarder, je lui avais donné l'adresse.


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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Mer 19 Mar - 21:14

L’irlandais voyait déjà flou, il cligna quelques fois les yeux arrêtant une fois sa vision redevenue plus ou moins net, il luttait contre le sommeil comme un « fou », sans vouloir faire de mauvais jeux de mots… C’était un homme solide, il tenait plutôt bien le coup, grâce à son garrots de fortune qui lui offrait de précieuse minutes. Il rejeta sa tête en arrière en soufflant de rage, il ne pouvait pas mourir, pas maintenant, ni comme ça ! Il rejeta sa tête lentement en avant en sentant une petite main frêle lui serrer sa main.

«  Je ne vais pas mourir, fais pas cette tête, on dirait que t’es déjà à mon enterrement hee hee… Enfin, plutôt devant ma fosse commune ! J’ai pas les moyens de me payer des obsèques ! »

Il ricana à sa propre phrase, un rire plus forcé que franc. Il lui souriait, un sourire un peu tordu par la douleur en fait. Il serra faiblement sa main comme pour la rassurer en entendant des pas dans les escaliers, ses doigts se raidirent un peu. Il tata aux alentours de lui avec sa main libre afin de sortir un couteau qu’il mit bien près de lui. On ne savait jamais, étant en position de faiblesse, il ne pouvait pas se permettre de se faire surprendre. Même s’il y avait de forte chance pour que cela soit ce fameux Alfred, venu le sauver d’une mort quasi-certaine si personne ne l’aidait.

«  Lizzy… Qui c’est ce type t’as dit ? … La vache, je sens même plus la douleur, j’ai l’impression de planer hee hee !  Tu sais, avant, j’avais une femme merveilleuse ! Et … J’allais être papa ! Vachement bien hein ? La vache ! »

Dit il en toussant difficilement, ce tenant le ventre en maugréant des mots incompréhensibles comme un vieux pionnier jurant dans sa barbe sèche et grisonnante. Il souffla doucement pour se calmer. Son père rirait sans doute du moment si le voyait. Il attendrait d’être sur que son fiston soit sur le point de mourir pour le « sauver » de justesse.
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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Jeu 10 Avr - 0:04

Comme au bon vieux temps ?

L'industriel était perdu dans ses pensées ; depuis de longues minutes son regard ne s’était pas relevé des documents encombrant négligemment son bureau. A en juger par son expression sombrement analytique – ainsi qu'à la légère crispation de sa mâchoire – l'homme désapprouvait clairement sa lecture. Sans pour autant pouvoir la quitter des yeux. La presse était rarement objective, il savait ce milieu particulièrement gangrené, mais elle avait toujours été un moyen de prendre la température générale. Et aujourd'hui Gotham semblait bien fiévreuse. Bruce relève que le goût de l'impuissance lui devient presque familier, non sans amertume. Telle était la rétribution d'une vie dans l'ombre. Il s'était pourtant juré de ne plus prendre le pouls de la ville, pas avec tant d'acharnement. Mais il n'était résolument pas assez fort pour résister à l'appel de sa conscience. Seulement cette frustration doit rapidement retomber lorsque le bruit caractéristique des pas de son majordome le rappelle au moment présent, ainsi qu'à son rôle.

Alfred avait toujours incarné la stabilité du milliardaire. La présence du vieil homme repousse inlassablement ses démons ;  elle encadre une colère empoisonnée et panse ses plaies inavouées.  Le majordome était le seul autorisé à rester une fois le masque tombé et le visage épuisé révélé ;  il rendait ses faiblesses moins inacceptables par la force de son calme et la compréhension de sa retenue. Au fil des années Bruce n’avait jamais vu sa contenance être dépassée par autre chose que quelques sarcasmes – souvent à son encontre et toujours diablement justifiés, il devait l’avouer même si c’était parfois déplaisant.

Pourtant l’homme qui se tient maintenant devant lui est livide et ses traits, d’ordinaire si lisses, sont décomposés. Ses yeux se perdent sur un détail de la pièce avant de rencontrer ceux de son presque fils avec la force de la nécessité.  La situation semble urgente. « Maître Bruce » Sa voix manque d’assurance. C’en est presque déstabilisant. Un tremblement fin mais distinct parvient aux oreilles exercées du détective. Le majordome semble chercher ses mots comme s’il peinait à les formuler ; ils semblent détestables. Bruce n’a pas besoin d’en entendre davantage il sait qu’Ophelia est concernée. Personne d’autre ne pourrait peindre une telle expression sur le visage d’Alfred. « Nous sommes au-devant d’un grave problème. »

Malgré son implication visible le majordome reste un homme efficace, habitué à composer avec le pire, il sait bien assez que le temps manque. Ainsi les détails sont rapidement donnés. Bruce ne cille pas. Il ne s’accordera pas le luxe d’une inquiétude affichée – il se devait de rester lucide. Et la culpabilité le dévorait déjà. Une partie de lui avait pourtant conscience qu’il ne pouvait pas enfermer sa fille d’adoption. Mais sa volonté de protection semblait temporairement sourde à toute raison ; il aurait dû empêcher ce nouveau coup porté à Ophelia. Wayne maudit intérieurement son incapacité à tisser le moindre lien, comment la jeune fille pourrait-elle se reposer sur lui sans le connaître ? Il était de son devoir de réparer ce qui pouvait l'être : une vie était engagée. Une vie qui ne lui était d'ailleurs pas étrangère.

Griffin. Il l'avait rencontré dans les pires circonstances : ce criminel menaçait de brûler une maternité. L'homme est dangereux, raison de plus d'agir vite. Et Alfred en était tout autant informé. Ce dernier emboîte pourtant le pas de son maître ; Bruce ne prononce pas le moindre mot, ancré dans une concentration ne tolérant pas la moindre intrusion. Une trousse de secours est rapidement recueillie, un placard claque à la volée. L'ancien justicier connait intimement les blessures soignées dans l'urgence. L'inquiétude semble finalement parler pour le vieil homme lorsqu'il avance une question rhétorique, comme pour interpeller son interlocuteur : « Concernant l’ami de mademoiselle son nom ne vous évoque rien ? » Le milliardaire considère l'autre homme et lorsque sa voix répond elle ne déguise rien. « Bien sûr que si. » Une pause appuyée au milieu de la précipitation, ces mots sont lâchés sur la dure tonalité de l'évidence. « Nous savons tous deux pourquoi Griffin évite les hôpitaux. » Une pointe d'agacement est lisible devant l'ironie de cette situation. Et la phrase du milliardaire est une vérité tant qu'un amer parallèle à leur première rencontre.

L'heure n'est clairement pas arrangeante ; la circulation doit-être ridiculement dense dans les rues. La voiture n'est pas une option. A peine l'idée considérée Bruce a déjà une main sur son casque de moto. La voix d'un Alfred jusqu'ici silencieux retentit à nouveau. Cette fois elle semble sincèrement interrogative. « Et que comptez-vous faire ? » Seul le silence lui répond quelques secondes durant. Bruce est face à un dilemme qu'il intériorise pleinement, il ne semble pas vouloir s'expliquer ou se justifier. Pourtant la trousse de soin qu'il transporte semble muettement trahir ses intentions. Griffin était un criminel, mais il était également une victime. Un transport à l'hôpital risquerait de le pousser à se débattre, aggravant son état. Son pronostique vital passait avant son enfermement. Le milliardaire ne pourrait supporter l'idée de perdre une vie par négligence. A fortiori devant les yeux de sa fille. « Le nécessaire. » Lâche t-il finalement, volontairement évasif. L'idée de contourner la justice n'était pas engageante. Aussi il ne la formule pas. Tout autant qu'il ne met pas de termes sur cette implication qui ressemble à s'y méprendre à celle du Batman. Le moteur tourne, la porte du garage s'ouvre. Bruce s'engouffre vers l'extérieur à peine ses mots retombés en ne s'y attardant guère plus. Un fin sourire effleure le majordome, un regain de confiance gonfle sa poitrine. « Le contraire m'aurait étonné, monsieur. »

Bruce possède l'adresse grâce à Alfred ; la moto fend l'air à vive allure. Sa connaissance parfaite des ruelles de Gotham lui confère un avantage de quelques minutes, qui pourraient être décisives, il n'en a que trop conscience. Ils devaient tenir le coup. Elle devait être forte encore un peu. Sa main se crispe sur l’accélérateur devant l'image d'une Ophelia dévastée : il ne peut pas aller plus vite.

Le milliardaire arrive finalement sur place et la scène est encore pire qu'il ne l'imaginait. L'odeur métallique du sang embaume l'air et ce rouge accusateur est partout ; Ophelia n'avait rien à faire au milieu de ce tableau. Ce sang aurait pu lui appartenir. Cette pensée le traverse avec une violence insoutenable, il la rejette avec véhémence ne pouvant s'y confronter. L’industriel descend de son véhicule et retire le casque qu'il laisse tomber au sol, sans précaution aucune. Il s'avance rapidement jusqu'à arriver à leur niveau.
Plusieurs choses le frappent aussitôt ; L'état de Griffin était très inquiétant, sa fille était en larmes et elle tenait fermement la main du criminel, qui ne semblait d'aucune façon hostile. Alors il comprend. Et un puissant sentiment de responsabilité - ainsi que de reconnaissance - germe en lui envers l'autre homme. Il l'avait sauvée.

Les bras de Bruce encerclent aussitôt la silhouette tremblante d'Ophelia comme pour tenter de la couper de cette froide réalité, de ce monde maculé de rouge, en lui offrant la chaleur de sa protection. L'homme n'avait pas la fibre paternelle pourtant sa réaction est automatique. Sa voix est aussi douce qu'elle peut l'être, elle est infiniment calme. Il tente de lui fournir une constante stable à laquelle s'accrocher. L'ironie était belle pour quelqu'un d'aussi instable que lui. « Je suis là Ophelia. » Ses mots sont un murmure. Il fait en sorte de ne pas rompre le contact la maintenant à Griffin, conscient qu'elle devait certainement avoir besoin de le sentir matériel. « C’est terminé. Tu as été très courageuse mais maintenant tu peux te reposer. Je prends le relais. » Ils se connaissent peu, il s'ouvre encore moins. D'ordinaire Bruce n'aurait jamais initié un tel rapprochement. Mais en cet instant le besoin est impérieux. Cette enfant n'avait déjà que trop perdu. Le milliardaire avait déjà connu la mort à même les pavés d'une ruelle, il avait déjà senti la main qu'il tenait se refroidir sous ses doigts et la détresse l'envahir, la solitude face au sang. Elle ne connaîtrait pas la même perte que lui ; pas à nouveau. Elle n'était pas seule.   « Je suis vraiment fier de toi. » Et la fierté est évidente dans ses mots tout comme dans son regard lorsqu'il relâche finalement sa prise. « Il va s’en sortir je t’en fais la promesse. » L'homme reporte son attention vers le criminel, son regard sur lui comporte une considération silencieuse. Un seul mot traverse la barrière de ses lèvres. « Merci. » Son ton reste neutre, dénué d'émotions parasites. Son interlocuteur avait lui-même du sang sur les mains. Mais il avait sauvé sa fille. Et Bruce ne pourrait pas l'oublier même s'il s'y employait avec force. Sans perdre de temps l'ancien justicier ouvre sa veste pour en sortir le kit de soin. L'essentiel est là : De quoi désinfecter et de quoi recoudre. Rudimentaire mais efficace. Il avait été son pauvre cobaye bien des fois par le passé. L'industriel dépose un nouveau regard, se voulant encourageant, sur son interlocuteur. « Accrochez-vous. Et faîtes-moi confiance vous n'allez pas mourir aujourd'hui. » Il l'examine du regard, analysant avec minutie sa plaie. Il fallait opérer rapidement.
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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Ven 11 Avr - 13:56

Je n'avais pas envie de rire, j'étais terrifiée à l'idée de perdre Griffin. Me retrouver seule, dans une pièce avec le cadavre de mon ami serait la pire des choses qui puissent m'arriver. Je ne pouvais pas l'admettre, il n'avait pas le droit de mourir, il devait s'en sortir, trouver un moyen, n'importe lequel. J'étais tellement désespérée que j'ai appelé Alfred pour qu'il vienne à mon aide. Je lui serais tellement reconnaissante, je serais prête à faire tous les efforts du monde s'il parvenait à sauver mon ami. Une fois sûr qu'il viendrait, j'avais raccroché et j'étais retournée auprès de Griffin, blanc comme un linge, mais pas ceux de son lit en tout cas, eux étaient rouge sang. Griff' tenta de faire un brin d'humour, mais ça me donna encore plus envie de pleurer, que de rire. Je me mis à éclater en sanglot, rien qu'à l'idée qu'il puisse mourir et que je doive aller à l'enterrement. Je me sentais tellement coupable de ce qu'il lui arrivait. Certes ce n'était pas moi qui l'avais poussé sur le couteau, mais c'était pour me défendre qu'il avait été touché. Il était hors de question qu'il finisse dans un fosse commune, s'il fallait que je m'endette durant des années pour payer son enterrement, je le ferais mais jamais je ne le laisserais finir dans un trou au milieu d'autres cadavres.

"Dis pas ça ... tu vas pas mourir ..."

J'avais une toute petite voix, j'étais terrifiée et je voulais que mes paroles soient parole d'évangile, que ce que j'étais en train de dire allait se produire, qu'il n'allait pas mourir. Griffin reprit la parole et me parla de sa femme et du faite qu'il aurait dû être papa. J'écarquillais les yeux, étonnée, je ne le savais pas. Cela dit je ne savais pas grand chose de lui, mais ça ne nous avait jamais empêché de nous considérer comme des amis, pas moi du moins.

"Il ... il arrive. Faut que tu tiennes le coup jusqu'à son arrivée. T'avais une femme ? Je ne savais pas que t'avais été marié. Qu'est-ce qui s'est passé ?"

D'une part j'étais curieuse de savoir ce qui était arrivé à sa femme et son enfant, même si je me doutais que ce n'était pas jovial du tout, d'autre part, je voulais le garder éveiller, j'avais vu ça souvent à la tv, il ne faut pas qu'il s'endorme, sinon c'est fichu. On entend des pas dans les escaliers, mon coeur s'emballe, espérant que c'était Alfred. La porte d'entrée s'ouvre et des pas se rapprochent, c'est forcément lui. Quand je vois apparaitre une silhouette devant la porte, j'ouvre la bouche d'étonnement, c'était Bruce et non Alfred, le traitre m'avait balancé. Cela dit cette pensée ne dura qu'une fraction de seconde, je ne bougea pas, je le fixais s'approcher, la bouche toujours ouverte, toujours sous le choc. Trop d'émotion d'un coup, c'était pas bon pour moi, fallait arrêter. Bruce m'encercle de ses bras, je ne bouge pas, je tremble toujours mais je n'y avais même pas fait attention jusqu'à présent. Trop d'adrénaline dans mon corps, je ne maitrisais plus rien. Je serrais encore plus la main de Griffin, de peur que Bruce tente de m'emmener loin d'ici. Il me dit qu'il est là, d'une voix très paternel, ça me fait étrange, mais ce n'est pas désagréable. Il m'expliqua que j'avais été très courageuse, mais que maintenant je pouvais me reposer. Je tournais la tête négativement, d'une façon rapide, j'étais en train de sangloter, bientôt j'allais complètement craquer mais pour le moment ce n'était pas le moment, il fallait que je continue à être forte pour mon ami. Il m'expliqua qu'il était fière de moi et pendant que je laissais mes larmes couler le long de mes joues, je lui demandais, suppliante. "Tu ... tu vas le sauver hein ?!" Bruce m'assura qu'il allait s'en sortir. Le reste resta un peu flou pour moi qui partait dans une semi-inconscience. J'avais l'impression que mon esprit se détachait de mon corps et j'observais d'au dessus la scène. Bruce fit son possible pour sauver Griffin. J'aurais bien été incapable faire ce qu'il faisait. J'étais contente qu'il soit là, sa présence me rassurée, c'était étrange mais c'était pourtant vrai. J'avais l'impression que rien n'était impossible depuis qu'il était là et que Griffin allait vraiment s'en sortir. Je maintenant toujours fermement la main de mon ami dans la mienne, incapable de lâcher prise. Je crois que je serais restée à lui tenir la main bien longtemps après son décès si Bruce n'était pas arrivé à temps. En fait je crois que je ne serais pas sortie seule de ma torpeur.


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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Ven 11 Avr - 19:36

Les blagues de Griffy ne la faisait pas rire, ça fendait un peu le cœur de l’irlandais de la voir dans cet état. Il ne savait pas s’il devait  être attristé ou flatté de voir dans quelle détresse la jeune fille était rien que pour lui. Ses yeux gonflés par les larmes, il préférait quand elle souriait mais il ne pouvait pas lui en vouloir, sa réaction était parfaitement justifiée en y réfléchissant bien. Il était dans un sale état, entrain de se vider de son sang dans un appartement mité, allongé sur un vieux matelas de piètre qualité recouvert de drap à la propreté douteuse mais au moins il tenait la main de Lizzy. Il était intimement persuadé que si sa fille avait vu le jour, elle serait semblable à Ophelia. Elle lui dit qu’il n’allait pas mourir, il le savait que ce n’était pas son dernier jour ! Il fait un autre sourire qui se veut réconfortant, une expression qu’il n’avait plus l’habitude de faire, sa voix rauque d’habitude assez mélodieuse est tremblante et il a du mal à aligner deux mots :

« Oh non… Ne pleure pas comme ça… , Il la regarde dans les yeux, à sa question, il ne répond pas de suite, remettant de l’ordre dans sa cervelle déjà désordonné naturellement alors en manque de sang, ce n’était pas la joie ! Il se mordille la lèvre semblant songeur, il commence néanmoins à conter sa petite histoire avec une élocution aussi grésillant que les premières radios. En fait… J’étais marié à une femme merveilleuse… Elle… Elle s’appelait Ellen… C’était bientôt noël et …Et elle était enceinte tu vois ! J’avais appris que c’était une fille ! On avait déjà choisi le nom… On avait décidé de l’appeler Lizzy… On est allé au centre commerciale ensemble … Et… »

Il est coupé par l’homme qui entre et jette son casque à terre, il écarquille les yeux d’étonnement, il met un temps à comprendre que c’est son sauveur. Il met aussi du temps à le reconnaître, Bruce Wayne … Mais depuis quand Bruce Wayne s’appelait Alfred ? Qui était-il pour Lizzy ? Son père adoptif ? Son ami ? Son petit-ami ? Cette dernière pensée le fait grimacer… Enfin grimacer un peu plus qu’il ne grimace déjà. Si c’était son petit copain, il lui referait sa tête ! C’est du détournement de mineur. Pire, de la pédophilie en fait ! Mais quand il la prend contre lui, il est rassuré, c’est un comportement paternel. Ça lui arrache le cœur de voir cette scène mais il a déjà trop mal physiquement pour y prêter toute son attention. Il sent la main de la jeune adolescente serrer la sienne et en même temps son cœur se resserre un peu. Cette promesse, il se rappelle d’Ellen, quand elle l’engueulait quand elle le voyait se ratatiner face à son père, il lui prenait les mains et lui répétait que ça s’arrangerait, elle le regardait toujours de ses grands yeux en lançant le « tu me le promets ? » et automatiquement, l’irlandais disait oui.

Griffin sort de ses pensées quand il voit Bruce Wayne s’adresser à lui, il met plus de temps à comprendre des mots simples. Merci, avait il compris qu’il l’avait sauvé ? Peut être sinon pourquoi lui dirait-il merci ? Merci à quoi ? Merci, tu te vides de ton sang et tu traumatises Lizzy ? Non non… Il avait compris. L’irlandais devait avouer qu’il voulait l’enlever pour le rendre lucide, qui ne savait pas qu’il avait vu ses parents mourir, autant de douleur, c’était une prédisposition parfaite pour la lucidité. Mais pour le moment, il se sent partir, il a froid, vraiment froid. Encore plus que quand la chaudière d’Arkham était tombée en panne en pleine hiver. Il se rappelle qu’il y avait du givre sur le sol bétonné de sa cellule et qu’il s’amusait à dessiner dessus. Un drôle de souvenir. Du coup, ils avaient eut le droit à plusieurs uniformes, il avait le souvenir d’avoir enfilé au moins 5 ou 6 chemises plus une grosse couette pour ne plus trop sentir le froid. Heureusement, au bout d’une semaine, l’asile était de nouveau chauffé.

«  J’ai pas le choix d’vous faire confiance … hee hee » Il ricane un peu, ayant du mal à rester les yeux ouverts, avant qu’il puisse faire quoique ce soit, il perd connaissance. Son organisme se mettant en « stand by » pour sauvegarder le quelques peu de force qu’il lui reste encore un peu plus et c’était l’état comatique. Là ça semblait bien partit. Le noir, il était comme dans un sommeil profond, il revoyait des passages de sa vie, des moments qu’il avait oublié, du moins qu’il pensait avoir oublié mais en réalité tout était embrumé au fond de son subconscient.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia) Ven 23 Mai - 12:49

En attendant que Bruce arrive - même si pour moi c'était normalement Alfred qui devait pointer le bout de son nez - j'écoutais Griffin me raconter un bout de son histoire. J'ignorais qu'il avait été marié et qu'il allait avoir une petite fille. Je comprenais un peu mieux pourquoi il m'appelait Lizzy alors que mon prénom était Ophelia. Je trouvais ça du coup encore plus touchant que quand j'ignorais le pourquoi de ce surnom. Moi ça ne m'avais jamais dérangé, Lizzy, O. ou la gamine, c'était du pareil au même, mais au bout du compte, je me rendais compte que pour Griffin, c'était bien plus qu'un simple surnom affectueux, ça représentait l'avenir qu'il n'avait jamais eu. J'ignorais ce qu'il se passait dans ce fameux centre commercial car Bruce était arrivé entre temps, mais je me promis de savoir la vérité sur toute cette histoire, même si je pouvais comprendre que Griffin n'est pas envie d'en parler. Sans m'en rendre vraiment compte, je réalisais lentement que Griffin m'appelait comme sa fille et que d'une certaine façon c'était parce qu'il faisait un transfert sur moi qu'il était mon ami. Après tout je n'étais qu'une gamine des rues, même si j'étais orpheline, je n'étais pas la seule. La raison finalement qui l'avait poussé à être mon ami était qu'il en moi sa fille disparue. Cela offrait une toute autre perspective. Ca voudrait dire que quoi qu'il m'arrive, quoi que je devienne, il me verrait toujours comme sa Lizzy et ça, mine de rien, c'était important. Ca voudrait dire que je pourrais toujours compter sur lui, qu'il ne m'abandonnerait pas parce qu'un père n'abandonne jamais son enfant. Bien évidemment je n'étais pas Lizzy et il en était bien conscient, mais d'une certaine manière ça lui plaisait de me voir comme tel et je ne dirais jamais rien pour l'empêcher de me voir comme elle.

En voyant débarrouler Bruce, je réalisais aussi que même si ce n'était pas mon véritable père, il agissait déjà comme tel. Il était venu parce que j'avais appelé à l'aide et il me certifiait par cet acte d'être toujours là quand j'en aurais besoin. Pour une orpheline, vous imaginez même pas ce que ça peut représenter. C'est tout ce que j'ai toujours voulu, tout ce que j'ai toujours recherché et maintenant je l'ai trouvé. J'ai une famille, elle est atypique, elle est petite, mais c'est ma famille. Même si nous sommes encore des étrangers les uns pour les autres, nous allons devoir apprendre à vivre ensemble et aujourd'hui plus que jamais, j'étais prête à le faire, à faire des efforts. Je suis prête à avancer dans le monde de Bruce, abandonnant d'une certaine façon le miens, mais sans pour autant l'oublier. Tenant toujours fermement la main de Griffin, je partis dans une semi-inconscience. J'étais épuisée, apeurée, mais en même temps, la présence de Bruce me rassurait. Il était là et il serait toujours là. Je le vis le soigner, lui nettoyer sa plaie et la refermer. Tout ce que j'aurais été incapable de faire, mais après tout n'est-ce pas normal pour une adolescente de 16 ans ? Tout cela dura des heures à mon sens, Griffin perdit connaissance et je lui serrais encore plus la main, vérifiant constamment son pouls et regardant sa poitrine se soulever lentement, signe qu'il vivait toujours. Une fois que la plaie fut propre et refermée, je regardais alternativement Griffin et Bruce.

"On ... on ne va pas le laisser là ? Je ne partirais pas sans lui ..."

Dis-je un peu paniquée, réalisant que le travail de Bruce était terminé. Je savais que Griffin allait avoir besoin de repos, de calme, de soins et de nourriture. Il ne pouvait décemment pas vivre dans des draps plein de sang, dans un appartement miteux où il n'aurait certainement rien à manger. Je fixais Bruce de mes grands yeux bleus et le suppliait du regard.

"Il ... il faut qu'il vienne avec nous. Je m'en occuperais, Alfred n'aura rien à faire c'est promis. Mais on ne peut pas le laisser vivre ici, pas dans cet état. Il va mourir d'une infection sinon ..."

Je me doutais bien que ça ne ravissait pas Bruce de devoir emmener le criminel chez lui, mais il savait que j'avais raison. Il refuserait d'aller à l'hôpital et rester chez lui serait signer certainement son arrêt de mort. De toute façon s'il restait chez lui, je resterais aussi, je serais prête à nettoyer ses draps à la main moi même, à aller lui faire des courses et à dormir à même le sol s'il le fallait. Laisser sa fille dans ce coupe gorge ne rassurait pas plus que ça Bruce, mais il savait qu'il ne pourrait m'empêcher de venir en aide à Griffin. S'il le faisait je lui en voudrais à vie et ne lui pardonnerais jamais cet acte de trahison. Notre relation prenait un tour positif, nous commencions à nous faire l'un à l'autre et nous nous faisions confiance, il fallait continuer dans cette voix. Bruce finit par accepter, n'étant de toute façon pas d'une nature inhumain. Il veillerait sur moi dans le manoir et aurait un oeil sur le criminel. "Merci" Lui dis-je en lâchant pour la première fois la main de Griffin pour sauter dans les bras de Bruce. Bruce appela Alfred pour qu'il vienne nous aider et à trois, nous portâmes Griffin dans la voiture pour le ramener au manoir ...

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MessageSujet: Re: (Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia)

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(Terminé) Comme au bon vieux temps ? (Griffin & Ophelia)

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