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 Faisons une mad tea party! - Crane

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MessageSujet: Faisons une mad tea party! - Crane Mar 25 Fév - 19:21

Tout ça l’agaçait, rester enfermé ici ! Quelle horreur ! Son chapeau ! Non de dieu, quelle supplice d’être ainsi la tête nue. Jervis était assis sur le lit, il fixait droit devant lui, les mains jointes comme s’il faisait une prière. Il semblait un peu nerveux, les calmants l’assommaient mais il pouvait encore plus ou moins penser à sa petite Alice. Depuis qu’il était là, il avait attaqué une infirmière… Enfin, c’est ce que dit l’autorité, en réalité, il lui avait sauté au cou car il avait cru qu’il s’agissait d’Alice. En même temps, ils étaient idiots d’envoyer de charmante jeune femme blonde pour lui donner ses médicaments.

Enfin, son psy avait récompensé sa bonne coopération lors de ses séances par un service à thé … En plastique, certes cela le faisait moins qu’un vrai service à thé en porcelaine mais c’était mieux que rien. Bien entendu, il n’avait le droit qu’à du thé glacé, ils avaient peur qu’il cherche à s’ébouillanter ou à ébouillanter l’équipe médicale.

Il imaginait sa petite Alice, jeune, jolie, de beaux et longs cheveux blonds, dans une jolie robe de poupée. Bizarrement, son visage demeurait flou. Mais cela ne lui empêchait pas de l’imaginer hyperboliquement. Elle serait courtoise, polie, toujours souriante, serviable, fidèle, douce, à son écoute, attentive,  coquette et obéissante. Il souriait à ses petites chimères puis fut soudainement sortie de ses songes par le « clic-clac » de la serrure, quand la porte s’ouvrit laissant entrer un flot de lumière, il se cacha les yeux et les plissaient.

Il regardait abasourdi les infirmiers qui tournaient autour de lui, puis le Chapelier réalisa qu’en effet, nous étions dimanche, et dimanche c’est le jour bien heureux de la promenade. Ils étaient venus le chercher. Mais avant, ils relevèrent sa manches, frottaient un coton imbibé d’alcool et le maintenant fermement à plusieurs, un d’eux planta l’aiguille sur la partie de peau stérilisée. Hop ! Une nouvelle dose de calmant pour être sur qu’ils soient bien sage.

Ils lui ordonnent de se lever, Jervis écoutait mais avant de sortir, il insista pour prendre son nouveau service à thé, sa bouteille d’eau et ses sachets de thé bon marché. Ils hésitèrent mais ayant pitié du pauvre bougre, ils l’autorisent, ainsi, les mains pleines, Jervis se dirigeait vers la lumière : la cour.

Il jeta un regard circulaire, quelques autres malades étaient déjà là, tous shootés, ils marchaient comme des zombies. Les balades en groupes s'était pour les plus sages. Il remarqua de si tôt un ami qu’il connaissait bien, ce très cher Jonathan. Il marcha vers lui en esquivant furtivement les malades. Il se sentait d’ailleurs tellement petit sans son haut de forme. Nerveusement mais surement il disait d’un large sourire :

«  Jonathan ! Vous avez une mauvaise mine ce matin, prendrez vous le thé en ma compagnie ? »
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MessageSujet: Re: Faisons une mad tea party! - Crane Mar 25 Fév - 20:54

Allongé sur son lit, l’Epouvantail se plaisait à compter les fissures du mur. Il n’y en avait qu’une seule mais elle semblait s’agrandir davantage chaque jour. Les infirmiers faisaient semblant de ne pas la remarquer quand ils venaient lui administrer sa dose de calmant quotidien. Mais elle était bel et bien là. Ils disaient c’était sans doute une petite infiltration. Quand il était encore libre de ses mouvement, et à la tête de cette prison, il n’aurait jamais laissé ça s’aggraver. Mais il y avait autre chose, en dehors du simple problème de maçonnerie, cette fissure lui faisait entrevoir une obscurité qui lui plaisait de plus en plus. La nuit cette longue balafre semblait se mouvoir sur le plafond et dans son délire, provoqué par la dose massive de calmants, il lui semblait qu’elle dessinait les contours d’un sourire hideux. Il était donc là, à se demander si oui ou non tout cela avait un sens profond quand la porte de sa cellule s’ouvrit. Une présence des plus envahissante le força à se lever. Impossible de résister à soixante kilos de muscle quand on ne pèse pas plus qu’une plume. Il se lassait faire en silence, tendant les mains pour recevoir les bonbons multicolores qui allaient lui pourrir le peu de matière grise qui lui restait encore.

On détacha sa camisole, libérant ses bras quelque peu engourdis depuis deux jours, quand il avait par mégarde inciter un détenu à avaler du verre broyé. On l’avait maintenu en isolement et c’était le jour de sa délivrance. Enfin, façon de parler. Car quitte à être délivré Crane aurait préféré sortir de cette fichue prison plutôt que de se rendre dans la cour, peuplée de cinglés en tout genre, même pas fichu d‘aligner trois mots. Comme toi Jonathan. Ha non ce n’était pas la même chose. Il suivit les autres, en file bien gentiment. Faisant mine de tousser il recracha les médicaments qu’il enfoui dans sa poche. La promenade était l’un de ses rares plaisirs et il était hors de question d’errer comme une âme en peine. L’air frais sur sa nuque lui fit un bien fou, autour de lui les pensionnaires allaient et venaient sans véritables buts, se cognant parfois l’un contre l’autre et maugréant des sons continus et indéfinissables.

Un brusque sentiment de dégout envahit Crane à la vue de ces déchets. Mine de rien il s’adossa contre un mur, laissant son esprit vagabonder quelques minutes dans les remous de son passé, quand il était libre et en train de répandre un peu de terreur sur la ville. Ho les cris qui résonnaient encore dans ses oreilles tandis que sa toxine faisait des ravages. Pour un peu il en oubliait ceux qui se trouvaient autour de lui. Finit les blouses blanches et les zombies dérangés. Mais il faut toujours que la réalité vienne vous rattraper. La réalité est une garce.

Néanmoins cette intrusion dans son univers avait du bon cette fois.

« Jervis ! C’est toujours un immense plaisir que de me joindre à vos tea party. Cela me changera des infusions quotidiennes. »


Car ce n’était pas un maton, ni un dérangé venu lui casser les oreilles en lui hurlant dessus. Le Chapelier avait cette façon bien a lui de le distraire du quotidien et en matière de discussion il était sans doute l’un des seul avec qui l’Epouvantail pouvait aligner deux mots ayant du sens. Bien que vue de l’extérieur ils n’en restaient pas moins deux fous ne train de boire le thé.

« Ma mauvaise mine n’affectera pas cette belle journée, rassurez vous. Je constate qu’ils vous ont laissé venir avec votre service, seraient ils en train de lâcher du leste ? »

Une question ironique bien évidemment. Crane accompagna son camarade vers l’un des rares tables inoccupées, ou du moins elle le serait dans quelques minutes. Personne ne restait jamais très longtemps dans le même espace qu’eux. Et ce patient, en train de compter les pétales d’une fleur ne fit pas exception à la règle. Prenant ses jambes à son cou il laissa la place aux deux compères.
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MessageSujet: Re: Faisons une mad tea party! - Crane Mar 25 Fév - 22:02

Il fit mine de dépoussiérer la table avant de poser son service à thé. Il ouvrit sa bouteille d’eau et rempli sa théière avant d’y mettre 3-4 sachets de thé. Il s’assit avec à lui, il surveillait son infusion, tapotant nerveusement les doigts sur la table. A sa réponse il souriait en levant les yeux au ciel :

« Diantre, auront-ils eu pitié de moi, j’ai si peu d’élégance dans cet uniforme blanchâtre ! Si Alice m’avait vu elle en pâlirait la pauvre enfant ! Hi hi ! Et misère mon beau chapeau ! »

Il tapota le haut de son crâne, ses cheveux étaient toujours en pagaille ce qui lui donnait cet air de folie qui lui correspondait tellement bien ! Il regardait encore dans sa théière avant de sourire et de lancer un « le thé est servi ! ». Ses ces mots il remplissait chaque tasse. Le thé n’avait pas une très belle couleur ambre, très pâle. Le thé froid n’était pas … Sa tasse de thé mais il ferait avec, il pouvait au moins avoir du thé, c’était déjà ça. Le chapelier était un dandy un peu givré certes mais il était au moins poli !

« Je suis absolument désolé ! Le thé n’est pas excellent mais c’est du thé ! Quand je sortirais, la première chose que je ferais après avoir récupérer mon chapeau sera une bonne infusion avec de l’eau chaude… l’eau minérale en bouteille n’est pas ce qu’il y a de mieux… Les infirmiers sont de moins en moins courtois… »

Il prit une gorgée de son infusion précaire, grimaçant un peu, ça n’avait pas un goût terrible, à croire que les feuilles séchés du sachet n’avait pas infusé mais que c’était le papier constituant le sachet qui avait donné son goût à l’eau. Il se força néanmoins à sourire en préférant s’imaginer qu’il s’agissait d’une bonne tasse thé. Soudain, il failli recracher son thé en entendant des cris qui venaient d’un peu plus loin. Un autiste avait insulté un autre malade et l’autre malade l’avait frappé, en partant de là, ils avaient commencé à se battre, encouragé par deux ou trois malades névrosés. Les infirmiers, des types haut de 2 m au moins, des baraqués, les séparèrent sans ménagements et les trainaient à leur cellule, plus de balade pour eux ! Jervis n’avait pas dit mot pendant cette scène, il soupira simplement en remuant un peu sa tasse.

« Un peu de sucre aurait amélioré son goût… Ah la la ! Quelle bande tarée ! Je me demande ce que nous faisons là Jonathan ! Nous ne sommes pas comme eux. Nous sommes juste incompris hi hi hi… Alice me manque terriblement, la pauvre ne doit même pas savoir que je suis ici ! Ces mécréants ne lui auront sans doute pas envoyé de lettre. Comme je ne veux pas prendre leurs pilules, ils sont passé aux injections ! Pensez vous, il se rapprocha, que les fleurs peuvent nous parler ? Des fois je leur fait la conversation, elles ont bien plus de cultures que tous ces infirmiers illettrés ! Je suis sûr qu’ils n’ont jamais ouvert de livre de leur vie ! Elles m’ont révélé, les fleurs, qu’il y avait un moyen de sortir d’ici. »

Il marqua une pause en se resservant du thé puis il leva l’index.

« Les fissures. Il y a plein partout. Les murs s’effritent, trop fragile, trop fragile ! Une petite bombe et un trou vers la liberté ! Un peu comme celui du blanc lapin ! »
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MessageSujet: Re: Faisons une mad tea party! - Crane Mer 26 Fév - 0:02

Jervis préparant le thé, c’était tout un rituel. Quel dommage que ces idiots aient songé utile de le priver d’un service a thé convenable, il n’est jamais bon de retirer aux fous ce qui fait leur spécificité. Regarde toi Jonathan, tu ne peux même pas produire ne serait ce qu’une goutte de ta chère toxine. C’est pour ça qu’il est aussi irritable ces derniers temps. Et encore s’ils savaient ce que tu fais la nuit, quand les chats dorment sur leurs deux oreilles. Mais passons cela sous silence, ce n’était guère un lieu propice aux digressions. Jonathan laissa Jervis le servir avant de porter le liquide clair à ses lèvres. Cela manquait de saveur mais c’était tout de même agréable. Cela le changeait de l’eau fade, avec un arrière gout d’amertume, qu’on le forçait a ingurgiter à longueur de journée. Il ne raffolait pas non plus des autres mets d’Arkham. Mais à quoi bon faire une lettre à la direction, il ne la lirait pas, un peu comme lui lorsqu’il était encore jugé sain d’esprit par le reste de la communauté. Était il si peu préoccupé du bien être de ses patients ?

« Ne vous en faites donc pas Jervis, comparé à ce que l’on peut trouver dans certains cafés de Gotham votre thé sera toujours supérieur à mes yeux. Ces gorilles n’ont aucun savoir vivre, ils ne pourraient faire la différence entre un Oolong et un Darjeeling même si vous leur colliez l’étiquette sous les yeux. »

Il prit une autre gorgée en souriant. Patiemment il écoutait les dires du Chapelier. Ses élucubrations sur cette Alice fantôme qu’il ne cessait de voir un peu partout. Touchant et presque, des symptômes passionnants que Crane évitait pourtant d’analyser. Il ressemblait à un curieux enfant capricieux, perdu dans un monde qui n’était guère le sien. Fascinant et en même temps déroutant. Il réussissait à combiner tout ce qui attirait la curiosité de Crane. C’était sans doute ce mélange qui l’avait poussé à lui parler la première fois, à moins que ce ne fut l’ennui de se retrouver au milieu d’une salle vide avec des compagnons ne possédant que quelques neurones en fort mauvais état. Les éclats de voix vinrent perturber la réflexion de l’Epouvantail. Il assista aux simili combat d’un œil distrait, la violence ne l’intéressait guère, la force brute dont pouvait faire preuve certains criminels, ou super héros, l’écœurait presque autant  que le fait de se retrouver ici. Il hocha la tête tandis que les deux irresponsables étaient conduits de force loin des yeux et des oreilles. Surement pour une pénible réprimande.

« Je doute qu’ils prennent la peine de la tenir au courant. Trop occupés qu’ils sont à vous maintenir hors de portée. Il est regrettable de voir un tel manque de compréhension de la part de ceux qui promettent de tout faire pour vous soigner. »

Crane poussa un soupir.

« Mon cas est similaire au votre, ils ne veulent pas comprendre que j’ai besoin de mon masque pour me sentir guéri. Ils préfèrent nous gaver de pilules, il est heureux que pour ma part je trouve encore des moyens d’éviter cette pénible camisole chimique. »

Son masque. C’est ce qui lui manquait le plus à vrai dire, le contact du tissu rugueux contre la peau de son visage, laisser Jonathan Crane dans un coin de son cerveau pour ne plus être que l’Epouvantail. Quand Jervis se pencha vers lui Jonathan prêta plus ample attention. Si les fleurs pouvaient parler ? Il ne c’était jamais posé la question. C’était un peu comme sa fissure dans le mur, il ne lui trouvait d’utilité que parce qu’il lui en cherchait une. Mais le fait que les fleurs lui murmurent une issue possible…devait il vraiment y prêter une attention et rentrer dans son jeu ?

« En parlant de fissure celle qui se trouve au plafond de ma cellule me fait curieusement penser au sourire du chat du Cheshire. »

A dire vrai tout cela t’amuse Jonathan n’est-ce pas ?  Un peu il est vrai.
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MessageSujet: Re: Faisons une mad tea party! - Crane Mer 26 Fév - 23:49

« Cheshire… Ah ce minou m’énerve ! Il miaule sans arrêt la nuit, s’amuse à disparaitre et à réapparaitre sans cesse ! Ses dents brillent dans le noir… il énerve et rends folle ma petite Alice ! Ciel ! Il est vraiment pénible quand il se met à rire ! Pensez-vous cher Jonathan que les fleurs peuvent nous aider à sortir ? Je me demande si elles sont vraiment de confiance ! La vilaine petite Alice, coquine comme elle est peu parfois me jouer des tours, elle aurait pu les convaincre pour me raconter des chimères ! Elle est très joueuse hi hi hi ! »

Il but une nouvelle gorgée de thé avant d’une nouvelle fois se resservir. Il se tourna soudainement, fronça les sourcils. Il pointa un lapin au loin qui grignotait deux brins d’herbe.

« Jonathan ! Ce lapin ! Nous devons l’attraper ! Il va m’aider à mener Alice à moi ! Le blanc lapin est très doué pour ça ! Il le fait sans arrêt… Mes lapins, ils me manquent autant que mon chapeau ! Je dois sortir ici. Je dois sortir d’ici. Je vais être en retard ! Ce n’est pas possible ! »

Il se leva pour tenter d’attraper le lapin, le pauvre animal détala plus vite qu’un lièvre. Il pesta, les infirmiers les regardaient d’un mauvais œil. Il alla alors platement se rassoir assez peu content, il était assez nerveux. Un groupe de fous se dirigea vers eux. Un type assez baraqué et très benêt. Il semblait qu’ils voulaient jouer à la cour des grands. Ils sommèrent de manière forte grossière aux deux comparses de se tirer de LEUR table. Jervis eut le réflex d’enfoncer sa tête entre ses deux épaules. Prenant lentement sa tasse, il avait envie de leur jeter l’eau à la face mais il avait en même temps peur que sa mad tea party prenne fin aussi durement !

Il regardait l’épouvantail de manière interrogative, savoir si ces minables en valait la peine ou s’ils devaient les bouter. Ces types les trouvaient maigrichon par conséquent s’imaginaient que leur réputation n’était qu’une vaste légende qui avait pris un peu trop d’ampleur ! Après tout, ils n’avaient pas leur attirail ?
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MessageSujet: Re: Faisons une mad tea party! - Crane

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Faisons une mad tea party! - Crane

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