.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
FORUM FERMÉ

Partagez | 
 

 Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar


may be a mutant
be careful



ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

ϟ Participation :
1697


MessageSujet: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Jeu 27 Fév - 10:21

Quand une soirée tourne au vinaigre

❝ Ophelia & Edward ❞
© Freedom.thief


Je crois que l'on peut dire que malgré tout ce qu'à pu vivre la jeune O., elle reste une jeune fille comme les autres, avec les mêmes préoccupations pour les garçons, même si c'est moins flagrant chez la jeune fille. O. est et sera très certainement une éternelle rêveuse, qui attend son prince charmant, mais qui refuse de l'avouer. N'ayant pas particulièrement d'amies de son âge, elle ne parle pas beaucoup des garçons qui lui plaisent, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y en a pas. Un en particulier sort du lot et il est loin d'être une référence. Comme n'importe quelle fille de son âge, la jeune O. aime les bad boys. Et comme n'importe quelle fille de son âge, elle sera bien incapable de dire pourquoi. Ils doivent certainement avoir un charme en plus, une attitude bien différente du gentil garçon à sa maman. Aaron n'a pas eu l'air d'apprécier que la jeune fille trouve ce garçon à son goût, mais en étant lui même un mauvais garçon, il a ses raisons pour ne pas apprécier ce choix. Mais n'étant pas son père, il ne peut rien lui interdire, juste la prévenir d'être prudente. Et prudente, elle devra l'être car Oz - ce n'est qu'un surnom - n'est pas un garçon fréquentable et O. aura beau avoir l'impression d'avoir pas mal de points en commun avec lui, ça ne suffira pas pour arrêter les plans de ce cher Oz. Oz est un orphelin, tout comme O., sauf que lui n'a pas eu la chance de s'être fait adopter par Bruce Wayne quand il avait 16 ans. Il a toujours dû se débrouiller par lui même, il a grandi seul, c'est élevé seul et vit selon ses propres règles. Aujourd'hui, je crois que l'on peut dire sans problème qu'il est ce qu'on appelle communément "une petite frappe". Il fait des petits boulots de merde illicites qui paient suffisamment pour qu'il puisse tout dépenser dans la semaine en divers substances illicites. Pourquoi économiser alors qu'on ne sait pas ce qu'est fait demain ? Voilà le leitmotiv d'Oz ...

Ils se connaissent depuis un moment, ils ont grandi dans le même orphelinat. Un peu plus âgé qu'O., il n'a jamais particulièrement fait attention à la jeune fille. Il l'apprécie mais pour Oz, apprécier une personne ça ne veut pas dire grand chose. Il lui a déjà fait un coup de pute une fois, l'abandonnant aux mains de flics pour pouvoir se barrer de son côté. O. lui en a voulu durant un moment, mais maintenant qu'elle l'a devant elle, elle n'est plus sûre d'avoir encore envie de lui en vouloir. Elle se dit qu'elle va rester méfiante, mais O. est une éternelle utopiste qui croit un peu trop en la bonté des gens. Oz lui propose d'aller à une fête, O. hésite grandement, la dernière fois elle a fini au poste de police et même si elle connait bien les flics là bas, ça n'a pas été une partie de plaisir. Oz pourtant sait la rassurer, lui promettre que tout ira bien, que ce n'est pas une fête illégale cette fois-ci, mais une fête étudiante et que normalement, aucun flic ne devrait y débarquer. O. se laisse convaincre, ce n'est pas bien dur. Voilà donc notre duo dans une fête étudiante, O. n'a pas l'âge pour s'y rendre, mais qui le sait ? Elle ne fait certes pas 21 ans, mais on pourrait lui donner 18 ans ... avec quelques verres dans le nez et c'est bien sur ça que compte le duo. La soirée est bien entamée, les gens se sont complètement lâchés, oubliant le tracas des études pour faire la fête. O. ne boit pas d'alcool et ne se drogue pas, mais exceptionnellement, elle accepte de prendre un verre de bière que quelqu'un lui tend. Oz a disparu dans la fête, il est parti à la chasse aux étudiantes, abandonnant O. à son triste sort. Il se dit qu'elle ne verra même pas son absence et qu'elle ne sera que de courte durée. S'il avait été avec elle, il lui aurait dit de ne pas prendre ce verre, mais voilà il n'est pas avec elle et O. n'a pas remarqué les regards étranges des garçons qui lui ont tendu le verre. Ophelia n'est pas une bombe atomique certes, mais elle reste une jeune fille de 16 ans plutôt mignonne. De taille moyenne, blonde, de grands yeux bleus innocents, les lèvres pulpeuses, avec une touche d'assurance, elle serait encore mieux.

On n'a jamais dis à l'ancienne orpheline qu'on accepte pas un verre de n'importe qui, qui aurait pu le lui dire ? Elle n'a pas d'amis de son âge et elle ne sort pas particulièrement dans les fêtes en général. Ajoutez à ça le fait qu'elle ne boit pas d'alcool et vous comprendrez que la jeune Draven n'a pas une once de méfiance en ces garçons. Afin de la distraire au maximum pour qu'elle boive rapidement, ils lui parlent, la font rire, lui posent des questions et vu que la jeune fille ne sait pas mentir, elle boit pour se donner du courage. Les effets ne se font pas attendre, elle sent que sa tête tourne, elle ne se sent pas bien, elle s'excuse auprès des garçons, leur dit qu'elle revient et tente de rejoindre la salle de bain pour se plonger la tête dans l'eau. Ce n'est pas la première fois qu'elle sent les effets de la drogue, la seule et unique fois qu'elle en a pris, c'était aussi à son insu et c'était de la faute d'Oz. Mais la dernière fois, Oz ne voulait que la faire se détendre et s'amuser, eux ont une toute autre idée en tête. Rentrant de temps à autre dans les gens, elle tente de s'excuser mais sa bouche est pâteuse. Les gens la croient bourrée alors qu'elle est droguée. Le chemin jusqu'à la salle de bain devient de plus en plus difficile ...


_________________

    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Jeu 27 Fév - 13:18



Quand une soirée tourne au vinaigre

♡ Ophelia & Edward

« Mon grand, t’as intérêt à y être, je te préviens !
- T’es vraiment SURE que je dois me pointer à cette fête ?
- Mais oui ! C’est organisé par les étudiants en sport, la plus grosse fête du semestre !
- Jez… tu sais que les fêtes de ce genre, c’est vraiment pas mon truc…
- Je te laisse pas le choix mon chaton ! Et qui sait, tu rencontreras l’amour de ta vie !
- Entre deux rails de coke et trois flaques de vomi ? Je suis enchanté d’avance !
- 22h sur place honey !
- Soit, soit… mais si je m’ennuie, je me réserve le droit de rentrer !
- Oui oui…


Je soupire en reposant mon portable sur mon bureau. J’adore vraiment Jezabel, ma meilleure amie, mais quand elle se lance dans ce genre de plans foireux, je préfèrerais qu’elle ait un peu moins d’impact sur moi. Une fête étudiante… Je préfèrerais subir deux heures de cours sur l’histoire du droit agricole que de me retrouver au milieu de tous ces ados en rut qui n’ont qu’une seule chose en tête : boire le plus d’alcool possible en un minimum de temps, faire circuler un maximum de substances illicites dans leurs organismes, et tenter de finir en apothéose en s’envoyant en l’air avec la première personne qui est assez ivre, ou droguée, ou stupide, ou tout ça à la fois, pour se laisser faire, le tout dans un placard, ou un recoin sombre. Pourquoi pas une petite soirée au club de jazz ? Ou aller voir un vieux film ? Je jette un œil à l’horloge : j’ai encore quelques heures devant moi avant de partir.

Je termine une synthèse sur une jurisprudence, l’envoie par mail à mon prof, et descend dîner avec Renée. On papote une demi-heure, et elle semble contente de me voir faire quelque chose de normal pour mon âge. Merveilleux. Elle me glisse même un billet de cinquante dollars en murmurant d’un air de conspiratrice « Et tu penses à te protéger si jamais hein ! ». Je lève les yeux au ciel et remonte dans ma chambre. Mon dieu je me sens sale d’avoir entendu ça ! Enfin, il est l’heure de me préparer. Je file sous la douche, me rase, sors une chemise et un jean, passe quelques minutes à chercher mes boutons de manchette, et après un petit coup de parfum, je redescends. Un léger baiser à Renée qui me souhaite bonne soirée avant de filer au garage. Ma fidèle monture est là. J’enfile mon casque, mon blouson en cuir, glisse mon sac sur mon dos et je me mets en selle. C’est sûr que la transition est plutôt brutale par rapport aux poneys de polo du lycée, mais j’adore la sensation de vitesse que procure une moto. Comme d’habitude, je roule un peu trop vite, et j’arrive cinq minutes en avance. A l’intérieur, la fête bat déjà son plein. J’entends des basses assourdies d’une insipide musique électro, ainsi que des éclats de voix et des rires. Je sens déjà que je vais passer la meilleure soirée de ma vie. Heureusement Jezabel arrive en taxi, et je la prends dans mes bras pour lui dire bonjour. Elle se fout gentiment de mon look trop sage, et après avoir vérifié que ma moto ne risque rien, je la suis à l’intérieur.

Des gens dansent, ça se bouscule, le sol est déjà jonché de gobelets vide et je déteste la sensation de mes semelles qui collent sur le parquet. Jez semble être dans son bain, accordant sourires et baisers à une foule de personnes pendant que je la suis docilement, mon casque à la main et mon blouson toujours sur les épaules. On arrive finalement à se trouver un recoin de bar vide, et je commande un shot de scotch. Je grimace dès l’instant où j’y porte les lèvres : il est tiède. Sacrilège. Mais bon, venant d’une telle fête, je ne devais pas espérer un Glennfidditch 16 ans d’âge… On essaie de papoter un peu mais la musique est trop forte, et peu après, elle semble reconnaître quelqu’un à l’autre bout de la pièce, me laissant planté là. Une fille totalement éméchée, et au décolleté bien trop profond commence à vouloir me parler, et se pend à mon cou. Ses propos sont totalement décousus et elle tient à peine sur ses pieds. Je l’installe dans un fauteuil et elle s’y endort quasi instantanément. Mais qu’est-ce que je fiche ici moi ? Je retourne au bar pour attendre que Jezabel revienne, mais quelque chose attire mon attention. Une fille plus jeune que les autres est entourée de types qui lui tendent une bière. A leurs regards de loups affamés, j’ai bien compris où ils voulaient en venir. La petite a l’air de s’amuser, au début, mais plus les minutes passent, plus je la vois confuse. Ses gestes sont plus lents, son regard se fait vide… et les gestes de ces types plus pressants. Hmmm ça ne présage rien de bon. A un moment donné je vois la fille reposer son verre, faire quelques gestes maladroits pour repousser ses prétendants et s’éloigner en titubant dans le couloir bondé. Quelque chose me pousse à la suivre, surtout quand je vois que quelques types ont eu la même idée que moi. Sauf que nos intentions ne sont certainement pas les mêmes.

Quelques mètres plus loin j’ai raison, la fille est agrippée au lavabo, quand un des types entre à sa suite et ferme la porte. Et la verrouille avant que j’aie eu le temps de m’interposer. Je commence à tambouriner sur le bois, mais à l’annonce d’un « Ta gueule ! » beuglé depuis l’intérieur, je me dis que la situation est grave. Je me recule et donne un coup d’épaule dans la porte, qui cède tout de suite. Le mec me fusille du regard, son pantalon à moitié déboutonné, et se rue vers moi pour régler notre petite divergence d’opinion. Je prends mon casque de moto toujours pendu à mon bras, et d’un geste bref je lui fais embrasser ma visière à pleine vitesse. Le type titube et s’écroule sur le carrelage, le nez en sang. Je hausse les épaules et m’approche de la fille en question. De près, elle fait encore plus jeune. Mais qu’est-ce qu’elle peut bien faire ici ? Elle est à peine consciente, et il faut que je fasse vite. Je mets un genou à terre et la prends dans mes bras, avant de m’éloigner à la recherche d’une chambre de libre.

Heureusement je vois un couple qui sort d’une pièce en se rhabillant, et je m’engouffre par la porte entrebaillée, avant que quelqu’un n’ait pu me griller la priorité. Une chambre, en total désordre, mais vide. Je m’approche du lit, allonge ma protégée sur le couvre-lit à l’effigie d’une équipe de hockey et d’une propreté douteuse, et me retourne pour verrouiller la porte, glissant une chaise sous la poignée. Je reviens m’asseoir près d’elle et l’inspecte rapidement. Elle n’a rien, respire toute seule et calmement. Bon, il faut juste attendre que la drogue cesse de faire effet. J’attrape mon portable et envoie un texto à Jezabel. « Hey ma belle. L’ambiance était nulle, je suis parti. Ne m’attends pas et profite bien ! » puis je le range dans le fond de mon blouson.

❝ citation. ❞
made by MISS AMAZING.

Revenir en haut Aller en bas


avatar


may be a mutant
be careful



ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

ϟ Participation :
1697


MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Ven 28 Fév - 10:30

Tout tourne autour de moi, je me sens vraiment pas bien. Mon cerveau a du mal à réfléchir, tout va si lentement, pourtant je connais cette sensation et je m'étais promis que plus jamais je ne revivrais ça. Mais c'était quoi leur problème aux gens de droguer d'autres gens ? Oz voulait juste m'aider à me détendre et à m'amuser et eux, c'était pour quoi faire ? Je crois que je n'avais pas envie de savoir pourquoi ils avaient fait ça, je voulais juste m'en aller, loin, très loin. Malheureusement j'en étais bien incapable, seule la salle de bain serait mon salut ou en tout cas c'était ce que je croyais. Les gens autour de moi s'en foutent de ce qu'il m'arrive, c'est pour ça que je n'aime pas ce genre de soirée, c'est trop impersonnel, trop égoïste, trop sauvage à mon goût. Et puis soyons réaliste, j'ai beau aller sur mes 17 ans dans 2 mois, je reste encore bien étrangère à ce genre de soirée, je ne suis pas dans mon élément et j'ignore si je le serais un jour. Si Bruce apprend ça, il va être en colère, j'en suis persuadée. Il faut que j'atteigne la salle de bain et que je m'y enferme dedans. Malheureusement, même si mon premier but est atteint, le second devient plus difficile. Je suis tout bonnement incapable de fermer cette porte. Je m'accroche au lavabo, tant bien que mal, mais c'est tout. C'est naïf de croire que malgré cette porte qui n'est pas fermée à clé, je ne risque rien, pourtant j'y crois dur comme fer.

Je suis une grande utopiste dans l'âme, il n'y a pas à dire. Quelques instants après que je sois entrée dans cette salle de bain, quelqu'un est entré aussi et pour lui, aucun problème pour fermer la porte à clé. Je l'entends se verrouiller et je sens que je suis dans la merde. J'ai peur, je ne vous le cache pas, j'aimerais partir en courant, le repousser mais c'est presque impossible. Je suis dégoûtée, dégoûtée qu'Oz ne soit pas là quand j'ai besoin de lui. Dégoûtée que cet individu veuille me faire du mal, sait-il au moins quel âge j'ai en réalité ? Dégoûtée d'avoir été aussi naïve, encore une fois. Quand mes proches me disent que ma gentillesse et ma naïveté me perdra, je commence à me dire qu'ils ont raison. Je l'entends derrière moi me parler, me dire que tout ira bien, qu'on va prendre du bon temps tous les deux, qu'il faut que je me détende et que je me laisse faire, qu'il s'occupe de tout. J'ai envie de vomir, j'ai envie de crier, de pleurer, de lui dire que je n'ai que 16 ans et qu'il va me détruire, mais finalement, à n'importe quel âge, on ne fait pas ça à une personne sans forcément la détruire. J'entends des coups à la porte, mon coeur s'emballe, mais moi je ne bouge pas. Serait-ce un signe du destin ? Aucune idée, mais le type avec moi lui dit de ce tirer. Les coups s'arrêtent, je suis perdue. Mais je vais trop vite en conclusion, la porte cède brusquement sous quelqu'un. Je tente de me retourner, mais j'ai trop de mal, tout tourne trop vite. J'entends des coups, ce fut rapide et puis je me sens soulevée du sol. Ma tête s'effondre sur l'épaule de la personne qui m'a sauvé, je vois à peine ses traits mais j'ignore si c'est mon côté naïf ou pas, mais je sens que je suis sauvée, tirée d'affaire.

J'ignore ce qu'il sait passé ensuite, j'ignore que ce gars m'a porté à l'étage et nous a enfermé dans une chambre, non pas pour abuser de moi, mais pour me protéger. Tout ce que je sais, c'est que je finis par me réveiller, j'ignore au bout de combien de temps, mais je finis par sortir de la brume. Je met du temps à reprendre mes repères, au début tout tourne, puis ça commence à se stabiliser. Je ne reconnais pas m'endroit où je suis alors je sens mon coeur battre plus vite. Une chaise barre l'entrée de la porte, brusquement je tourne mon regard sur mes vêtements et je constate, soulagée, qu'ils sont toujours là. Je ne suis pas seule et rien que ça, m'effraie. Je ne me souviens de rien ou très très vaguement. J'ignore ce qu'il s'est passée, mais mon premier réflexe c'est de me recroqueviller sur moi, prête à bondir pour m'enfuir.

"Qu'est-ce ... Qu'est-ce qu'il sait passé ? Qu'est-ce que je fais là ? "

J'ai mal au crâne, c'est horrible et j'ai soif aussi, affreusement soif.


_________________

    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Ven 28 Fév - 18:06



Quand une soirée tourne au vinaigre

   ♡ Ophelia & Edward

Mine de rien, me retrouver un petit peu au calme après toute cette agitation ne me fait pas de mal. Enfin, la notion de calme est toute relative sachant que les baffles du rez-de-chaussée continuent à cracher de l’espèce d’électro bruitiste ou de la pop si sucrée qu’elle en devient indigeste, chaque chanson étant accueillie par des cris de la foule qui semble en délire. J’ai parfois l’impression d’être un vrai alien, à ne pas prendre du plaisir à me comporter comme eux, à aimer la même chose qu’eux. J’ai dû naître vieux, ou alors mon éducation anglaise a dû me marquer plus profondément que ce que je ne l’aurai cru. C’est vrai qu’au pensionnat, on avait un autre rythme de vie, et d’autres centres d’intérêt.

Au bout d’une heure, la belle au bois dormant que j’ai sauvée un peu plus tôt s’agite de plus en plus dans son sommeil. Et elle finit par ouvrir les yeux. Je reste assis sur le fauteuil près de la fenêtre, les jambes croisées appuyées sur mon casque de moto, et mon livre sur les genoux. Pendant une seconde ou deux, son regard balaye la pièce, se pose sur elle-même, et sursaute presque quand tous les morceaux du puzzle s’assemblent dans sa tête. Je ferme bon bouquin et je tends la main vers elle pour la rassurer.

Eh, eh… doucement. Calme-toi. Tu es en sécurité ici. Des types avaient drogué ton verre et, comment dire… avait prévu de passer à l’action. Je me suis interposé, et je t’ai ramenée ici le temps que tu reviennes à toi. Il ne t’a rien fait, rassure-toi, je l’ai arrêté avant. Je crois que son nez s’en souviendra. Est-ce que tu vas bien ? Tu as mal quelque part ?

Quand elle me dit qu’elle a soif et qu’elle a mal au crâne, je me redresse et m’approche de la porte.

Je te ramène ça. Verrouille derrière-moi, et n’ouvre que quand quelqu’un qui s’appelle Edward toquera. Oui parce que je m’appelle Edward, désolé. Enfin bref, je vais voir ce que je peux te trouver là en-bas, même si te dénicher une bouteille d’eau relèverait du miracle. Je reviens vite.

Je pousse la chaise, sors dans le couloir. La fête est toujours en train de battre son plein, il doit être aux alentours de minuit ou une heure du matin. Je me fraye tant bien que mal un chemin jusqu’au bar, mais comme je m’en doutais, pas d’eau. J’attrape une bouteille vide, file dans la salle de bains où la porte est toujours défoncée, et où il reste encore quelques traces de sang de ma petite « explication » avec l’autre lourd, rince la bouteille et la remplit d’eau fraîche, avant de retourner vers ma protégée.

Enfin, je me trompe d’abord de chambre et je tombe sur un couple en plein sport privé, qui ne s’arrête même pas une seconde. Merde. Je referme la porte aussi vite que je peux, et je retrouve la bonne. Je tambourine assez fort pour qu’elle m’entende, braille un « C’est Edward ! » à travers le bois, et elle ouvre enfin. Je me glisse à l’intérieur et referme derrière moi, remettant la chaise en place, on sait jamais.

Elle a l’air encore groggy, mais elle est consciente, et semble comprendre ce qui se passe. Je m’accroupis devant elle.

Tiens, c’est tout ce que j’ai pu trouver.

Je l’aide à boire à la bouteille, qu’elle vide à moitié d’une traite, avant de reprendre ses esprits. Je m’assieds à côté d’elle et pose mon blouson sur ses épaules car elle tremble de froid.

Je vais peut-être jouer mon vieux con, mais… t’es encore loin d’être à la fac… Alors qu’est-ce que tu fais ici ? Et toute seule en plus ? Les étudiants mâles ne sont pas réputés pour leur délicatesse et leur sens de la galanterie… Enfin. Tu vas mieux ? Je peux te déposer chez toi si tu veux, à condition que tu supportes une balade en moto. Ou je peux t’appeler un taxi. Tu t’appelles comment au fait ? Moi tu sais déjà, c’est Edward. Edward Montoya. Ton sauveteur.

Je souris histoire de la mettre en confiance, car j’imagine qu’elle a dû être sacrément secouée par ce qui a failli se produire. C’est vrai qu’elle est vraiment pas passée loin.
made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas


avatar


may be a mutant
be careful



ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

ϟ Participation :
1697


MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Dim 2 Mar - 20:36

Mon coeur s'emballe, je ne suis absolument pas rassurée. Je ne connais pas le gars qui se trouve dans la chambre avec moi, j'ignore où je suis, ce que je fais ici et ce qu'il me veut. Et je n'ai aucun souvenir de ce qu'y s'est passé, donc je panique. Je tente de me calmer mais en vain. Le gars ferme le livre qu'il est en train de lire, visiblement il attendait que je me réveille. Il tend sa main vers moi pour me rassurer mais j'ai plus le réflexe de garder mes distances avec lui. Je ne le connais pas et j'ignore ce qu'on fout là. Il me dit de me calmer, que je suis en sécurité ici. J'ignore où se trouve le "ici" en question mais il est vrai qu'il n'y a pas foule. Au vu du bruit ambiant, on doit se trouver encore à cette fête, mais pourquoi sommes nous dans cette chambre. Je tente de rassembler mes esprits, mais tout est très vague. Je me souviens être arrivée avec Oz et puis il a disparu et ... et c'est à peu prêt tout. Il me raconte que des types m'ont drogué et je me maudit de m'être laissé avoir. Putain mais bordel c'est pas la première fois que ça m'arrive, pourquoi j'ai pas été plus prudente. Je suis en colère, contre moi, contre eux, contre Oz de m'avoir emmené ici. Il me demande si je vais bien ou si j'ai mal à quelque part, mais je ne l'écoute plus vraiment, je suis tellement en colère. C'est quoi leur problème aux gens de nos jours ? Pourquoi ne peut-on pas faire un pas dehors sans qu'on tente de me faire du mal ? Je laisse glisser mon regard vers lui, je lui suis reconnaissante mais en même temps je suis tellement honteuse.

"Ca va ... "

Me contentais-je de dire d'une petite voix. Je ne suis qu'une conne et si Bruce apprend ça, il va être hors de lui et va m'interdire de sortir. J'ai soif, j'ai horriblement soif c'est atroce. Ce gars, Edward, en tout cas c'est comme ça qu'il prétend s'appeler, décide de jouer les bons samaritains jusqu'au bout en allant me chercher à boire. J'avoue qu'il me laisse pantoise. Pourquoi il fait ça ? Après tout on ne se connait pas, pourquoi il est si ... gentil ... ou prévenant avec moi ? S'il attend une contre-partie, il peut se brosser, j'vais appeler Alfred et il va venir me chercher. Il me laisse seule, je ferme derrière lui et remet la chaise à sa place. Je ne comprend rien et je suis tellement hors de moi que je prends le premier truc qui me tombe sur la main et je le balance à l'autre bout de la pièce. Des larmes coulent sur mes joues, je suis seule, alors je me laisse aller. Mais je ne reste pas seule longtemps, Edward revient, il frappe à la porte, comme il l'a dit. J'essuie mes larmes et finie par lui ouvrir. Il rentre, je m'assoie sur le lit, j'ai froid. Il me donne à boire et je dois avouer que j'ai l'impression d'avoir traversé le désert tellement j'ai soif. Je garde le silence, je fuis son regard. Il me met sa veste sur les épaules, c'est gentil, trop, je reste méfiante. Il me demande ce que je fais ici, il a deviné que j'étais plus jeune que les autres, mais c'est pas bien compliqué de l'avoir remarqué, ça saute aux yeux. Il parle, en fait il n'arrête pas de parler, c'est hallucinant. D'habitude c'est moi qui parle tout le temps, mais là j'ai pas envie de parler, j'ai envie d'être seule, d'être dans ma chambre ou n'importe où mais pas ici. Je veux prendre une douche, je veux pleurer, je veux hurler, je veux oublier. Il dit s'appeler Edward Montoya, il fait une petite blague en s'auto appelant mon sauveteur mais moi ça ne me fais pas marrer, une larme cool.

"On m'a amené ici, on m'a dis que ce serait cool ... 'Fin la dernière fois aussi il a dis que ce serait cool et j'ai fini chez les flics, j'aurais dû me méfier ... " Commençais-je par lui dire en reniflant bruyamment et en essuyant une larme. Je tourne mes yeux bleus vers lui et le regarde enfin. Je brille pas, loin de là même, je n'ai aucune envie de faire ma maligne, je me sens tellement stupide de l'avoir cru, encore une fois. "J'appelle Ophelia ... mais tout le monde m'appelle O."


_________________

    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Lun 3 Mar - 17:42



Quand une soirée tourne au vinaigre

   ♡ Ophelia & Edward

A peine elle ouvre les yeux qu’elle se recroqueville sur elle-même, comme un animal traqué. Normal. Sauf qu’elle a encore un geste de recul envers moi quand je tends la main pour la rassurer. Je retiens mon geste et lève doucement les mains en signe de paix. Je la laisse reprendre ses esprits, je sens qu’elle est encore en train de lutter pour sortir du brouillard dans lequel la drogue l’a plongée.

Elle ne me saute pas au cou pour le fait de m’occuper d’elle, mais bon, au vu des circonstances, c’est un peu normal. Elle a l’air tellement paumée. Sérieusement, elle a eu du bol que je me sois ennuyé sévèrement, car à quelques minutes près, la scène serait passée totalement inaperçue. Et elle y serait passée tout court. Quand je reviens de mon périple pour trouver de l’eau fraîche, elle reste encore sur ses gardes. Elle pense sérieusement que j’aurais mis quelque chose dans l’eau ? Je vois qu’elle a pleuré, et elle tremble encore comme une feuille. Je lui glisse mon blouson sur les épaules, et elle hésite avant de le resserrer autour de sa poitrine.

T’inquiète pas, je suis resté ici parce que si je t’avais laissée toute seule, rien ne me dit qu’un autre type n’aurait pas voulu profiter de l’occasion en te voyant dans les vapes, seule dans une chambre. Et pour le blouson, je préfère encore que tu le portes plutôt que le couvre-lit qui est plutôt douteux…

Elle ne rit pas à ma vanne sur le fait que je sois son sauveteur, ce qui rappelle un peu violemment à mon amour propre que j’ai parfois un humour de merde, mais au moins elle se met à parler, à m’expliquer pourquoi elle est venue ici.

Dis-toi bien qu’on m’a servi le même discours. C’est ma meilleure amie qui m’a traîné ici. Elle adore ce genre de soirées, pas mal. Et je dois te dire que j’ai encore préféré mon livre, et ta compagnie, bien que silencieuse, à tous ces crétins bourrés qui s’excitent sur de la musique pourrie.

Je farfouille dans mon sac et lui tend un paquet de mouchoirs. Et comme si ce don au bien être de ses muqueuses de ses muqueuses agit comme un cadeau de paix, elle s’ouvre un petit peu en me donnant enfin son prénom : Ophélia.

Oh, Ophélia… Hamlet est une de mes pièces préférées de Shakespeare ! Enchanté O. Tu te sens en état de te lever et de descendre ? Dès que je t’aurais mis dans un taxi, je rentre aussi. Tu veux encore boire un verre d’eau ?

Je la regarde finir le reste de la bouteille pendant que je tends le bras pour attraper mon casque, resté près du fauteuil. C’est alors que j’entends beugler dans le couloir, un vacarme pas possible, avant qu’on ne se mette à tambouriner à la porte de la chambre. Je jette un regard à Ophélia, qui n'est toujours pas en pleine forme, et je crie.

C’est occupé !

Pourtant la personne de l’autre côté a décidé de ne pas se contenter de mon refus, et la porte s’ouvre brutalement, ouverte à coup de pied, envoyant valser la chaise. Un type fringué comme un rappeur de bas-étage se pointe, une blondasse décolorée vêtue d’une minijupe à son bras. Je me lève, mon casque de moto en main.

Oh, t’es sourd ou quoi ? Va te trouver une autre piaule !

On dirait que les deux se connaissent, et la situation ne plaît ni à l’un, ni à l’autre. Quelque chose me dit que ça va chauffer, et comme par hasard, je sens que je vais me retrouver en plein milieu.

Ophelia, tu connais ce type ?

made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Mar 4 Mar - 12:14



   


   i'm breaking in bitches !

   
L'université de Gotham... Un endroit de merde, dans une ville de merde... Tout le monde le savait et l'admettait, les professeurs étaient zéro, les bâtiments avaient une cinquantaine d'année... Gotham n'était pas riche et clairement, le budget pour l'éducation, si il existait, n'était pas dépensé dans cette université de la seconde guerre mondiale ! Je savais pas trop quel bâtiment accueillait la fête ce soir, mais une chose était sûr, les étudiants de sports de Gotham n'était pas des petits joueurs quand il s'agissait d'organiser une beuverie ! Alors oui, peut être qu'ils ne gagnaient aucune coupe en football ou en basketteuse, mais si il y avait un championnat de soirées, ils seraient sur le podium à coup sûr ! Et puis une chose de bien avec eux, c'est que les fêtes qu'ils organisaient étaient toujours plus ou moins officiel ou couvert par un événement légal qui évitait aux flics de rappliquer et de tout niquer.

Comme dans tout ces trucs, c'était mal vu de venir tout seul, tu passais pour le puceau du coin et tu ramassais à coup sûr pendant la nuit. Alors forcément j’appelais Ophelia, pourquoi me faire chier à chercher une autre fille alors que j'avais celle là qui me suivrait en enfer ? Tu me crois pas ? Je te rappel que la dernière fois que je l'ai emmené dans une soirée, je l'ai drogué et je l'ai abandonné aux keufs hein... M'enfin je sais pas, moi tu me fais un coup comme ça, je suis pas convaincu de te suivre une deuxième fois... Quand même, elle sentait bien le truc de merde arriver et elle refusa mon offre dans un premier temps... Petite O, tu ne peux pas me dire non. Tu connais l'histoire du magicien d'Oz non ? Aucune magie, juste de l'illusion et de la manipulation, c'est ça l'art des magiciens. Un peu de poudre de perlimpinpin dans les yeux de la petite blonde, des mots qu'elle a envie d'entendre, entre le « C'est un truc organisé par l'école, y'aura pas de flics » et le « Tu resteras avec moi si tu connais personne, t'inquiète pas »... Bref, mensonge, blasphème et calomnie, tout y passe et parvient à la convaincre, soit j'étais très bon, ce dont je ne doute pas, soit elle était très naïve... Ce dont je ne doute pas non plus.

Anyway, j'avais ma « cavalière » d'un instant pour ce soir et nous pouvions y aller. Les salauds ! Les p'tits fumiers avaient organisé le délire directement dans le bâtiment d’hébergement des étudiants... Valait mieux pas avoir envie de dormir ce soir ! La sono était dans la grande pièce commune, les verres jonchaient déjà le sol... Merde les gars, il était même pas minuit ! Tiens, un cadavre de mec, tête contre le distributeur, sympa la déco... Ces gens viennent à une soirée pour se torcher la gueule en deux heures, t'y crois ? Je jette un œil rapide à la soirée, fait grossièrement le tours des filles présentes, sympa. Je tourne la tête vers Ophelia et vois qu'elle fait comme moi, l'assurance en moins. Je lui souris sans qu'elle ne me voit et retire le boulet accroché à mon pied, la laissant seule. Réflexe de soirée, je prend un verre, un LSD, un autre verre puis un troisième. Je vole un marqueur derrière le « bar » et vais dessiner tout un tas de connerie sur le gars éclaté contre le distributeur. C'est gamin, c'est con, mais j'adore. Je m'inspire de l'autre cinglé, je dessine le sourire du Joker, je lui fait des yeux de clown triste et pour pas échappé à la tradition, je lui fait un gros pénis sur la pommette. Le gamin. J'entends un petit ricanement féminin derrière... Mon cerveau passe en mode chasseur, mes pupilles se resserrent, je passe rapidement ma langue sur le bord de mes lèvres, réajuste ma casquette et me retourne vers elle. Une blonde, de taille moyenne, mini jupe noir et blanche, bustier noir mettant en valeur la poitrine peu imposante qu'elle avait... Brrrr, j'eus un frisson en imaginant la suite de ma soirée. Je me relevais, la regardant maintenant de haut, visage mignon. Elle n'est pas innocente, elle est là pour une raison, elle n'a pas rigolé à mes conneries parce qu'elle trouve ça drôle, non. Je glisse le marqueur dans ma poche, réflexe de cleptomane, et sans hésiter je me colle à quelques centimètres d'elle, elle ouvre sa bouche, je vide une gorgée de mon verre dedans, je finis le gobelet et le balance sur la piste, dans la gueule d'un guignol. Faire connaissance ? On verra ça plus tard, ce soir c'est baisers, roulage de pelle et main hasardeuse. Le cachet commence à faire effet, ma pupille se dilate et les lumières laissent une traînée derrière elles, j'adore cette effet.

Les bisous et le pelotage ça va cinq minutes, j'emmène la fausse blonde à l'étage en quête d'une chambre pour faire mon devoir de soirée. Dans un éclat de lucidité, je touche ma poche arrière... J'ai oublié les capotes... D'la merde, ce sera sans pour ce soir.

On se colle contre une porte au hasard, c'est elle qui a choisit, moi je suis de dos. La porte ne s'ouvre pas, sans insister je vais vers celle d'après. Un ivrogne complètement torché frappe et gueule à la porte d'à côté, ce con insulte le mec à l'intérieur. D'après lui et je le cite, le gars à l'intérieur est « une petite bite qui se cache de la mort »... Ok. L'autre intérieur lui répond que c'est occupé... Je veux en savoir plus. J'arrête d'embrasser la blonde et l'emmène, main sur ses fesses, vers l'alcoolique. Je me met à côté de lui, lui demande ce qu'il se passe en me foutant de sa gueule. Erreur de sa part, il me met un coup dans l'épaule et me fait reculer, titubant lui aussi sur place... Il gueule que le gars à l'intérieur à éclaté la tronche de son pote dans la salle de bain. J'éclate de rire et au moment ou il avance, je me décale et le frappe d'un grand coup de genou dans le foie. Il tombe au sol et s'en va en rampant plus loin. Je rigole, met une petite claque sur les  fesses de la blondinette et lui roule une pelle avant de fracasser la porte avec un bon vieux coup de pied. Je reprend la main de mon amie finlandaise (elle ne l'était sûrement pas, mais j'aimais bien l'idée) et on entre dans la pièce. Je vois l'autre « petite bite » tout habillé et les pieds d'une fille sur le lit.. Il me demande si je suis sourd ce à quoi je hausse les épaules.

Yo, tu sais qu'il faut se déshabillé pour baiser ?

La fille derrière s'agite et je penche la tête pour voir qui c'est... O... Je me retourne, embrasse la finlandaise, et la fait sortir de la pièce en disant que je la rappellerais demain. La gueule. Je referme la porte.

Tu branles quoi avec elle ? T'es un de ces psychos qui droguent les meufs pour avoir une chance avec ?!

Je glisse ma main dans ma poche en mode décontracté pour qu'il ne soupçonne rien et enfile mon poing américain... Si je pouvais l'embrasser celui là, il m'a sortit de bourbiers à plusieurs reprises !

Mec, casse toi. Tu m'saoules déjà avec ta gueule de bourge.
   

   Fiche par (c) Miss Amazing
Revenir en haut Aller en bas


avatar


may be a mutant
be careful



ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

ϟ Participation :
1697


MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Jeu 6 Mar - 11:27

Quand Edward parle du couvre-lit, je glisse mon regard azuré vers lui et je ne peux confirmer que je ne mettrais pas ça sur mes épaules, c'est mort. Je ne veux même pas savoir combien de personnes y sont passées dessus et ni ce qu'ils ont fait, même si j'ai déjà une idée relativement précise. Je ne veux plus penser à tout ça, je veux juste ... oublier. Est-ce que c'est possible ? Pourquoi ça m'arrive à moi ? Qu'est-ce que j'ai fais pour avoir un karma aussi pourri ? C'est parce que Bruce m'a adopté, c'était trop beau pour moi, il fallait faire une contre-balance pour que ce soit équitable ? Ma vie ne doit pas être trop rose, ce serait injuste. Voir mes parents mourir sous mes yeux et vivre à l'orphelinat, c'est vrai que ce n'est qu'une partie de plaisir, faudrait pas que je m'habitue au bonheur ... au moins j'ai de la chance dans mon malheur, ça je ne pourrais pas dire le contraire et c'est souvent ça. J'ai voulu avoir voir mon groupe préféré en concert mais je n'ai pas pu rentrer, du coup j'ai attendu des heures dans le froid pour obtenir au moins un autographe. J'ai eu et l'autographe et une conversation avec Aaron Rendfield et aujourd'hui j'ai son numéro dans mon portable. C'classe non ? Là j'ai failli "passer à la casserole" mais Edward, un illustre inconnu m'est venu en aide, je trouve ça limite trop beau. Il a l'air gentil en plus, je ne lui facilite pas la tache, mais n'est-ce pas normal ? Je ne le connais pas, je me réveille avec un énorme trou de mémoire, un mal de crâne affreux, une sèche de tout les diables et avec un inconnu dans une chambre. Ca à tendance à foutre les jetons. Mais il a l'air franchement gentil, il prend un ton calme avec moi, patient, il me raconte même ce qu'il fait ici. C'est vrai que maintenant que je le regarde, il n'a pas franchement le profil d'un étudiant de cette université. J'esquisse un pâle sourire quand il parle de la musique pourrie. Il sort des mouchoirs et m'en tend un, je le prend et essuie mes larmes avant de me moucher. Classe, je sais, mais c'est toujours mieux que de laisser la morve couler, non ? Doublement classe ... Il me parle de Shakespeare, c'est con mais c'est la première fois qu'on me dit ça, je ne connais pas beaucoup de gens qui lisent de toute façon. Alors mon prénom viendrait de là ? Il faudrait que je trouve le bouquin, peut-être que j'arriverais à comprendre pourquoi mes parents m'ont donné ce prénom. Il me demande si je peux me lever, il voudrait me mettre dans un taxi et je ne suis pas franchement pour, mais avant j'avoue que j'ai encore soif.

"Oui je veux bien boire encore un peu." J'attrape la bouteille et la vide, ça fait un bien fou. "Alors mon prénom vient de Shakespeare ... j'en apprend tous les jours. " Lui dis-je dans un demi-sourire. Oui j'étais ignorante, mais je n'avais que 16 ans et je n'ai jamais connu mes parents, j'ai quand même le droit. Cela ne me dérange pas de passer pour une inculte, de toute façon au vu des habits et manières de ce garçon, je sens que je serais toujours en dessous de tout. Tout d'un coup, quelqu'un martèle la porte, je ne peux me retenir de sursauter. Je suis à fleur de peau ce soir, je crois que je ne supporterais pas un nouvel épisode merdique dans ma vie de conte de fée. Je tente de me souvenir que je ne suis pas seule et qu'Edward a l'air d'être du genre à gérer la situation. Je tente donc de calmer les palpitation de mon coeur et le laisse gérer la situation. Pourtant malgré son ton autoritaire, la porte cède et laisse place à une blondasse. Je ne vois pas avec qui elle est, mais elle est d'un vulgaire, elle me donne la nausée. Pourquoi les types d'avant ne sont pas allés voir cette fille, j'étais persuadée qu'elle devait avoir plein d'amies dans son genre, toutes prêtes à écarter les cuisses. La voix du gars ne m'est pas étrangère et quand je le vois se pencher vers moi, je reconnais immédiatement Oz. Le ton commence déjà à monter entre eux et connaissant un temps soit peu Oz, je sais qu'il n'est pas là pour plaisanter. Le pire dans cet histoire c'est qu'en temps normal ça m'aurais fait plaisir de le voir réagir ainsi pour moi mais pas là. Là c'était trop tard. Je me lève, j'ai encore la tête qui tourne un peu, mais je peux tenir debout, c'est déjà ça. "On t'a rien demandé Oz et j'te signale que t'arrives un peu trop tard pour jouer les héros, c'était en début de soirée qu'il fallait intervenir, mais t'étais trop occupé à te taper l'autre connasse. Tu m'avais promis que tu resterais avec moi, mais je constate que comme d'hab' t'avais menti." Une fois de plus il me décevait, mais je ne comprenais pas pourquoi ça me blessais autant, c'était qu'un con et je le savais alors pourquoi je m'attendais à autre chose de sa part ? "J'veux bien que tu me ramènes Edward, je montrais derrière toi sur ta moto si ça ne te déranges pas !"


_________________

    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Sam 8 Mar - 10:07



Quand une soirée tourne au vinaigre

   ♡ Ophelia & Edward

J’avoue que quand Jez m’a tanné pour que je vienne avec elle ici, je ne m’attendais pas à ce que je termine en jouant les baby sitter pour une fille trop jeune qui n’a pas l’expérience des soirées. Mais bon, je préfère encore être ici avec elle qu’en bas, à supporter ces fêtards hystériques. Ma protégée de la soirée reprend doucement ses esprits, elle se mouche, essuie ses larmes et termine la bouteille d’eau que je lui ai ramenée. Ses gestes redeviennent précis, son regard est fixe et mobile, le pire est passé. Elle est plus détendue, commençant enfin à comprendre que je ne lui veux pas de mal, et que si j’avais voulu profiter d’elle, je n’aurais pas sagement attendu son réveil. Ophélia… elle semble découvrir l’origine de ce prénom, et je me retiens de lui raconter la fin tragique du personnage. Je pense qu’elle en a assez eu pour ce soir, pour ne pas entendre qu’Ophélie est morte folle, se noyant dans la rivière, rejetée par l’homme qu’elle aimait… J’essaie de détendre un peu la situation.

Tu as un des plus beaux prénoms de la littérature ! Moi, depuis Twilight, Edward est associé à cet espèce de crétin qui brille comme une boule à facettes dès qu’il se retrouve à la lumière du soleil…Tu parles d’une référence !

Je ris doucement, mais on est interrompus dans nos présentations officielles par un grand coup donné dans la porte, qui s’ouvre à la volée. Je me retourne en entendant cette espèce de parodie de rappeur et je me relève d’un bond. En le regardant pendant une seconde ou deux, je me retiens même de rire à quel point il regroupe tous les clichés des rappeur du style MTV, avec tshirt trop grand, baskets hors de prix, l'air mauvais, des tatouages faits au stylo bille, et un air mauvais qui ne ferait pas peur à un gamin de dix ans...

Pour info, il existe dans ce monde des personnes qui sont intéressées par autre chose que de s’envoyer en l’air, surtout avec une fille qui semble avoir été ramassée sur un trottoir. Casse-toi je t’ai dit !

Finalement, vu qu’il met la blondasse dehors, j’en déduis que ses plans pour le reste de la nuit ont changé, et qu’elle va devoir écarter les cuisses pour quelqu’un d’autre. Puis il se plante face à moi et me menace. Je suis sur le point de lui envoyer une ou deux réparties cinglantes qu’O prend la parole et s’interpose. A ce qu’elle dit, c’est le fameux type avec qui elle est venue ici et qui l’a laissée en plan.

Le roquet, tu vas te calmer et rendre ses bijoux à mister T, je crois qu’il les cherche. Réfléchis deux secondes, si t’en es capable : tu crois sincèrement que j’aurais attendu qu’elle se réveille pour abuser d’elle ? Mon dieu t’es encore plus con que t’en as l’air. J’ai fait ce que TOI, d’après ce que j’ai compris, aurait dû faire, à savoir veiller sur ta copine et la protéger des connards qui se trouvent ici. Et pour info, je préfère encore mille fois ma dégaine à la tienne.

Je serre les poings, et j’ai toujours mon casque de moto à la main. Il a servi une fois, peut-être que je l’utiliserai encore ce soir. Simple et efficace. Et puis j’étais pas mauvais en boxe au Dykes collège. C’est alors que j’entends la petite voix d’O, toujours assise sur le lit, qui me demande de la ramener chez elle. Ignorant le lourdingue une seconde, je me tourne vers elle et me penche légèrement.

Aucun souci, j’ai un deuxième casque dans le coffre. Mais tu es sûre que tu vas pouvoir tenir en selle ? Si tu te sens d’attaque, on peut y aller tout de suite, je roulerai doucement.

Sans aucun regard vers le fameux « Oz », je tends la main à Ophélia pour l’aider à se relever, après avoir mis mon sac à dos sur l’épaule.

Une bonne nuit de sommeil au calme te fera du bien…

made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Sam 8 Mar - 20:08



   


   i'm breaking in bitches !

   
Clairement, le petit fils à papa ne comprenait pas où il était. On était à Gotham là, dans la ville où faut danser la polka dans les rues pour éviter les camés, la merde et les cadavres. On était pas dans son petit loft en plein centre de Manchester là, t'avais pas vu sur Old Trafford quand tu regardais par la fenêtre de ton appartement ici... Si tenté que t'avais un appartement bien sûr. Mais le voilà, se tenant devant le grand magicien d'Oz à débiter des répliques qu'il avait dû préparer sur un petit carnet de brouillon, celui avec une brochure en or tu sais. Tu l'entends ce con ? Supposons qu'il existe des gens qui ne soient pas intéressés par le sexe, le « coït » comme il dirait. Ils sont intéressés par quoi ? Merde mec, on a vingt ans, tu veux penser à quoi ? Ta retraite ? T'as futur fille ? Conneries mon gars, tu profites du moment présent et tu niques tout ce qui bouge ! M'enfin je suppose que la fameuse maxime « Carpe Diem » n'a pas le même sens pour les richous.
Je sortis alors ma main gauche, celle nue, et pointa du doigt ma petite finlandaise qui me fit un clin d’œil et partit. Puis je ramenai mon doigt toujours pointé vers le bourge.

Yo mec, t'en sais rien. Et si c'est vrai, elle en chie plus en un jour sur le trottoir que toi en vingt ans !

Mais c'est Ophelia qui reprend la parole, ok elle a peut être raison. Ok je n'ai peut être pas été là en début de soirée... Mais est-ce vraiment de ma faute si elle s'est faite embarquée par des mecs ? Que dalle mon pote ! Alors je la repris sans que l'autre trou de cul ne parle.

T'es sérieuse là O ?! Je t'ai lâché cinq minutes. Cinq putains de minutes ! Le temps d'aller faire une connerie et de ramener deux verres que t'étais déjà barré j'sais pas où ! Te fous pas de ma gueule, on est rentrés ensemble non ? On allait pas resté contre le mur d'entrée comme des connards hein, alors ouais, j'suis partis nous chercher à boire, pourquoi tu m'as pas suivis hein ? Fais pas genre c'est de ma faute, tu veux quoi ? Que je te tienne la main 24/7 ? Que je nous passe une menotte chacun ? Dis moi la prochaine fois si tu veux un babysitter ou un pote, meuf !

Je n'écoutai pas ce que l'autre tata me disait, quelques mots passaient quand même à travers, j'entendis « roquet, bijoux, capable, abuser, con que t'en à l'air, connard, dégaine »... ça ne voulait pas dire grand chose dit comme ça, mais les quelques insultes ne me plaisaient pas. Le LSD faisait de plus en plus effet, je n'avais plus aucune limites, le peu de barrières qui étaient dans ma tête venaient de tomber, j'avais les pupilles dilatés à leur maximum. Je sentais mon palpitant battre comme si j'avais sprinter sur 200 mètres et mes mains tremblaient. Je me sentais fort, si le Batman avait été en face de moi, je me sentais capable de l'arracher. J'avais une pulsion, j'avais le sentiment que si je frappais le visage d'Edward, que si son sang giclait hors de son  corps j'irais mieux, que les coups sur lui me soulageraient de je ne sais quoi. Alors bien sûr, il fallait que je le fasse... Et ce con me laissa l'ouverture pour le faire. Après tout, j'allais peut être pouvoir dire merci à O, en lui demandant de la ramener chez elle, elle avait fait en sorte qu'Ed tourne sa tête et donc son regard vers elle... Il faisait tout pour me faciliter les choses, se pencher un peu vers elle, tendre sa main... Il ne m'avait plus dans son champ de vision, n'avait pas vraiment une bonne position et sa garde était loin de pouvoir se mettre rapidement. Et le comble, c'était son sac à dos sur l'épaule... Il avait un côté embarrassé par son casque et son sac... Une blague. J'attendis qu'il se mettre à parler, son visage devait avoir un sourire à la con. Je fis un pas rapidement en avant, lui crachai au visage pour le distraire et frappais sa pommette. Puis reculé, prêt à lui mettre la petite sœur si il réagissait de travers.

Première règle de G.C. : jamais tourner le dos à un mec que t'embrouilles mon pote.

La loi de la jungle, même les animaux le savent... tourne le dos à un loup e tu verras.Au fond de moi, j'espérais qu'il se relève et en veuille d'avantage, mais quelque part, était-ce vraiment raisonnable de sa part ? De la mienne ? Mec tu me connais, j'suis toujours raisonnable. J'oubliais un instant O, ne prenant même pas la peine de la calculer, qu'elle ferme les yeux si elle ne veut pas voir ça.


   

   Fiche par (c) Miss Amazing

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas


avatar


may be a mutant
be careful



ϟ Arrivée à Gotham le :
16/09/2012

ϟ Participation :
628


MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Sam 8 Mar - 20:08

Le membre 'Keith Cassidy' a effectué l'action suivante : Le Hasard

'Hasard' : 6

_________________
Welcome to A city of Evil 2.0
Alfred at your service Invité
Revenir en haut Aller en bas


avatar


may be a mutant
be careful



ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

ϟ Participation :
1697


MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Sam 8 Mar - 21:24

Edward n'avait rien à voir avec les gens que je rencontrais, il était à l'opposé même. J'avais l'habitude des gens qui en chie dans la vie, qui n'ont qu'une loi, survivre et c'est tout. J'avais l'habitude de rencontrer des gens comme Oz, qui vivent au jour le jour, qui ne pensent qu'à leur gueule parce que toute leur vie, personne n'avait pensé à eux, que tout le monde s'en est toujours foutu d'eux. Mes amis sont des toxicos, des criminels, des mafieux, des flics, j'ignore si je peux vraiment dire qu'ils sont mes amis mais en tout cas ce sont des connaissances, des gens que je fréquente. J'aime bien parler avec les putes ou les strip-teaseuses, elles sont gentilles, elles sont douces avec moi, elles sont attentionnées, elles veulent que je m'en sorte et j'aimerais leur rendre la pareille. Et puis j'ai rencontré Bruce et là j'ai découvert un univers bien différent. Un univers où les gens te voient, te reconnaissent, t'envient. Un univers de faste, de richesses et d'excès. Et maintenant il y a Edward, entre les deux, un gars bien, attentionné. Je ne le connais pas, mais j'ai un peu feeling avec lui et un bon pressentiment. Peut-être que je ne le reverrais jamais, c'est même fort probable, qu'est-ce qu'il ferait d'une gamine de 16 ans ? Mais au moins j'aurais un bon souvenir de lui et sait-on jamais, plus tard, par hasard on pourra se recroiser et moi je sourirais parce qu'inévitablement, je l'aurais reconnu. J'ai une très bonne mémoire des visages, c'est mon truc.
Il me parle de mon prénom, soit disant un des plus beaux de la littérature, je trouve ça gentil et attentionné, ça me fait légèrement rougir. Lui me parle du sien, entaché par les livres Twilights. Autant je n'ai jamais lu de Shakespeare, autant Twilight je connais et je peux comprendre son dégoût.  Je ris, doucement, mais je ris quand même. Je me sens bien, il est gentil, il me rassure, il ne me veut pas de mal, c'est si rare c'est dernier temps, c'est étrange, mais c'est agréable.

"Wouhai je confirme, t'as pas de bol ..."

Je plaisante, c'est bon signe. Je me sens encore un peu nauséeuse et je suis fatiguée, mais je me sens en sécurité avec lui. Malheureusement c'est de courte durée. Quelqu'un entre dans la chambre, c'est Oz, il est défoncé à coup sûr. Il ramène une grognasse que je déteste d'entrée de jeu. Heureusement elle ne reste pas, ça m'évitera d'avoir envie de lui crever les yeux, même si je me doute qu'elle se foutrais bien volontiers de ma gueule parce que soit disant je suis trop jeune pour Oz. Qu'est-ce que ça peut lui foutre de toute façon, on ne lui demande pas son avis à ce que je sache. Oz hausse le ton, Edward aussi, je la sens mal cette histoire, je sens que ça va dérapé, avec Oz tout dérape toujours. Je demande à Edward de me ramener, l'erreur, mais sur le coup je ne réalise pas que j'aurais dû fermer ma gueule. Edward accepte de me ramener, mais il a peur que je n'ai pas assez de force pour le tenir lors du trajet. Je n'ai pas le temps de réagir que je vois le point d'Oz se fracasser contre la joue d'Edward. Un temps de latence avec un cri sorte de ma bouche. J'ai les yeux grands ouverts, les pupilles dilatées, le coeur qui bat la chamade, je suis terrifiée.

"Mais bordel c'est quoi ton problème ? T'es vraiment trop con ! " Dis-je à Oz en le repoussant le plus loin possible d'Edward. Qu'il m'en colle une s'il le souhaite, je m'en fous, je n'ai pas peur. Les larmes commencent à couler une nouvelle fois, je me précipite sur Edward, son point américain a entamé la chair mais ce n'est rien de grave, même si je ne doute pas qu'Edward souffre. Je suis tellement désolée qu'il soit mêlé à tout ça, il n'aurait jamais dû, c'est pas une façon d'être remercier. Je le regarde, terrifiée et désolée. "Je suis tellement désolée. Est-ce que ça va ?" Je me tourne furibonde vers Oz, j'aimerais tellement le voir disparaitre. Je ne comprends pas comment il peut réagir comme ça. C'est quoi son problème à la fin. D'abord il me balance limite aux flics pour sauver sa peau, maintenant il me reproche de m'être moi même laissé embarqué par ces mecs et maintenant il se la joue grand seigneur et grand protecteur. "Bars toi ... Mais bars toi connard, t'en a suffisamment fait comme ça. T'es vraiment trop con. Vas retrouver ta greluche et laisses nous tranquille. J'veux plus te voir !"


_________________

    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Sam 15 Mar - 14:06



Quand une soirée tourne au vinaigre

   ♡ Ophelia & Edward

Mon dieu, ce mec est totalement surexcité. Et en prenant quelques secondes pour le regarder, à ses mouvements rapides et désordonnés, à ses paroles hachées, j’imagine qu’il a dû prendre quelque chose pour se retrouver dans cet état. Il ne tient pas en place, et doit sûrement être en plein milieu de son trip. Voilà une des raisons pour lesquelles je prends rien, ou alors un petit joint de temps en temps : je panique à l’idée de perdre le contrôle, de faire des choses qui ne me correspondent pas. Me rendre ridicule, ou faire du mal aux autres. Et quand je le vois, lui, comme ça, en mode pitbull énervé, je me dis que garder la tête claire est pas un grand mal. Je réprime une nausée mentale quand il dit qu’une prostituée gagnerait en un soir plus que moi en vingt ans. L’argument qui tue. Mais je préfère me taire, de toute façon, il est pas en état de comprendre quoi que ce soit…

Ophélia lui fait la leçon après moi, et commence à l’incendier comme il se doit. A ce que je comprends, il l’a abandonnée au milieu de ces types louches. Je déteste être là, comme ça, à tenir la chandelle entre les deux, mais j’ai presque envie de sourire quand je vois à quel point la petite peut avoir de la répartie. Sauf que l’autre est tellement parti qu’il en rajoute une couche, et passe ses nerfs sur la fille, qui en prend pour son grade. Je lui jette un coup d’œil, sidéré par le fait qu’elle se laisse balancer toutes ces choses au visage sans réagir. On dirait un parent qui engueule son môme. Il faut que j’intervienne. Alors, quand heureusement O. me demande de la raccompagner, je tourne le dos à l’autre tache, histoire de lui montrer que la discussion est finie, et me penche vers O. pour l’aider à se relever. Je pense que c’est la meilleure solution, et si jamais elle ne tient pas en selle, je la mettrai dans un taxi, mais le plan, c’est de dégager d’ici, et tout de suite.

S’il y a bien une chose que m’ont appris les arts martiaux, c’est à sentir les déplacements de mon adversaire. Sauf que là, préoccupé par O., j’ai perdu la seconde nécessaire à anticiper la réaction de l’autre, et j’ai juste le temps de bouger suffisamment pour que le coup ne m’atteigne pas de face, mais me heurte de côté. Sauf que le détail non prévu, c’est le poing américain. Une explosion de douleur illumine mon côté droit, et il a tapé sur l’os, mais pas d’un coup direct. Je chancelle, et pose une main sur le lit pour garder mon équilibre, et attendre une seconde que les étoiles qui dansent devant mes yeux soient retournées dans cette foutue voie lactée. Heureusement que c’est pas mon premier coup, sauf que c’est le premier hors d’un ring, et sans gants. Je serre les dents, et me redresse, prêt cette fois à lui foutre la correction qu’il mérite, quand O. se redresse d’un bond et s’interpose entre nous. Tant mieux pour lui, à une seconde près j’aurais répondu avec un des uppercut qui m’ont permis de gagner un combat ou deux. Pendant qu’elle lui hurle dessus, je porte ma main à la blessure, et je vois à mes doigts rougis qu’il a réussi à m’entailler, ce connard. Mais quelle idée j’ai eue de suivre Jezabel ici ma parole… Plus jamais je ne fous les pieds dans une fête étudiante, même si elle me paye une semaine de vacances à Paris !

O. vient alors près de moi, tend la main pour inspecter ma blessure, et je grimace légèrement, me frottant la mâchoire du bout des doigts.

C’est pas de ta faute O. Ca va aller, je survivrai…

Mais avant que je puisse rajouter quoi que ce soit, elle se tourne à nouveau vers ce fameux « Oz » complètement défoncé, et en remet une couche point de vue morale. Elle semblait petite et fragile quand elle s’est réveillée, là c’est une vraie tigresse que j’ai en face de moi. Un peu comme si ce qui venait de se passer avait joué les électrochocs, et lui avait fait voir le vrai visage de ce type. Elle commence à le pousser, à lui hurler de se barrer, et qu’elle ne veut plus jamais le revoir. Dans un sens, je pense que ce qui se passe va être une bonne chose, pour qu’elle arrête de se faire des idées sur ce mec qui est toxique.

Ophelia…Oph…O ! Calme-toi… Calme-toi… Il est complètement pété, il ne réfléchit pas correctement… Viens. Je te ramène chez toi, on va pas rester ici une seconde de plus. Est-ce que t’as des affaires à récupérer ici ?

Je tends la main vers elle, mon casque toujours dans l’autre, et je pose ma main dans son dos pour la guider jusqu’à la sortie, sans quitter l’autre con des yeux.

made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Mar 18 Mar - 14:37



   


   i'm breaking in bitches !

   
Le sang gicle sur le dos de ma main, je recule lentement d'un pas en voyant blanche neige chanceler, il s'appuie sur le lit et ne bouge pas de cette position, attendant certainement de reprendre ses esprits. Je regarde le sang sur le poing américain et souris. J'arme mon pied, reculant ma jambe lentement, je peux le finir, je vais le finir. Un coup de chaussure dans le coude avec lequel il prend appuie sur le lit, il tombe au sol et je le finis d'un violent penalty dans la bouche. Jeu, set et match. Pendant que je vois la scène dans ma tête, au ralentit avec des beaux gros plans sur les zones d'impact, Ophelia s'est abaissé pour regarder la blessure du fils à papa. J'entends qu'elle lui demande si ça va, j'entends qu'il lui répond que oui, qu'il essaie d'arrondir les bords. J'entends mais je m'en fou, les mots ne m'importent pas à cet instant, je n'écoute pas. Mais O est une petite casse couille, elle se lève et se met entre lui et moi. Cherche t-elle à le protéger ? Certainement. Mais mon pied à déjà amorcé sa course et elle se trouve en plein milieu. Je vois son visage se refermé, se crispait, elle m'engueule à coup sûr mais ses mots ressemblent à une jolie chanson. Une chanson agressive et sanglante qui te met ton niveau de motivation à fond avant de faire un truc, tu vois le genre ?

Mon pied arrive à sa hauteur, je réussis de justesse à le ramener vers moi et fais un tour complet sur moi-même, pose ma main sur mon paquet et le remonte, relevant les talons et baissant la tête. Un gros « ouh » s'échappe de ma bouche et je recule en moonwalk. Je relève la tête en même temps et regarde O.

Oz... Out !

Je lève ma main et pointe Ophelia des doigts, puis tourne ma main vers mes yeux, et à nouveau vers elle. Je suis dans mon monde, tu veux venir voir comment c'est ? Gardant mon poing américain déjà entaché de sang, je fais un quart de tour en mode Mickael Jackson et me met à gueuler pour toute la maison. Que tout ces enculés entendent bien qui leur parle.

Yo les fils de putes, Oz vient vous enculés ! ON BOUGE PAAAS !!

Ouais, l'autre Emmanuel Moire m'a filé une putain d'envie de me battre que tu peux même pas imaginer, alors on va aller tranquillement casser quelques cons qui font les beaux, on va s'en prendre quelques unes, mais ça c'est le jeu ! Je frotte le poing contre le mur, tourne ma tête à nouveau vers O. Je la regarde une seconde, puis lui fait un clin d’œil et part en marchant vers le rez de chaussée ou je pourrais trouver mes guignols, faudrait pas qu'ils partent avant que j'arrive hein. Et puis sait-on jamais, y'a bien un con qui est capable de sortir la tête pour voir qui a gueulé, ce serait drôle ça... Je sifflote en avançant. I'm a King bitch, ahah.



   

   Fiche par (c) Miss Amazing

Revenir en haut Aller en bas


avatar


may be a mutant
be careful



ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

ϟ Participation :
1697


MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Ven 21 Mar - 13:46

Je m'en veux tellement de se qui est en train de se passer. Je n'aurais jamais dû accepter de suivre Oz à cette soirée, j'aurais dû rester sur mes positions et continuer à lui en vouloir. A l'heure actuelle j'ignore pourquoi j'ai changé d'avis, il est tellement con quand il s'y met. Pourtant je me souviens très bien l'étonnement de voir son nom apparaitre sur mon téléphone, je ne m'attendais tellement plus à le revoir. Pourquoi voulait-il que je l'accompagne ? Il disait qu'il voulait se faire pardonner, qu'il n'avait pas voulu me balancer mais que j'avais moins à perdre que lui, ce qui était vrai. Pourtant c'est con, pourquoi risquer d'avoir des emmerdes pour un gars qui les provoque et s'en fout ? Je sais que je ne suis pas logique quand il s'agit de lui, que j'agit stupidement, mais que voulez-vous, un béguin d'adolescente, ce n'est jamais très logique. Mais maintenant je sais qu'il ne faut plus lui faire confiance, qu'il faut l'oublier, il n'est qu'un conn***, drogué jusqu'à la moelle qui ne me verra jamais autrement que comme ... Comme quoi d'ailleurs ? Qu'est-ce qu'il voit quand il me regarde ? C'est vrai, pourquoi est-il revenu vers moi s'il s'en fout de ma gueule ? J'ai la tête qui tourne, je crois que ce n'est pas le moment de penser à tout ça. Je m'inquiète pour Edward, il s'est pris une bonne droite, par ma faute et je m'en veux. Il a été tellement gentil avec moi, prévenant et protecteur et c'est comme ça que je le remercie ... je crains, vraiment. Il tente de me rassurer, encore une fois, il reste digne et fort. Je suis impressionnée, c'est con mais moi j'aurais chialé comme une madeleine si j'avais reçu une beigne comme ça ... Je crois même que je serais tombée inconsciente. Bon certes je ne suis pas un gars et on est loin d'avoir la même corpulence et la même familiarité avec les sports de combats, mais quand même, je le trouve très courageux, surtout face à un type comme Oz.

Je m'emporte contre Oz, je suis hors de moi, il n'a pas le droit de se comporter de cette façon avec Edward. D'ailleurs je ne comprend pas pourquoi il agit comme ça, c'est quoi son problème. Edward me dit qu'il est défoncé et étrangement ça ne m'étonne même pas, c'est du Oz tout craché. La dernière fois, il m'a drogué pour que je m'amuse, que je vois le monde comme il le voit ... ça à fini au poste de police et on ne peut pas dire que John et Jeff' étaient ravie de me voir dans cet état. Mais moi je ne voulais pas y toucher, si j'avais su qu'il y avait de la drogue dans mon verre, je ne l'aurais pas accepté. Je faisais confiance à Oz et ce fut mon erreur. Malheureusement, cette erreur, je l'ai répété une seconde fois en acceptant de venir ici ce soir et voilà où ça m'a conduit, à une tentative de viol. Je me dresse devant Oz, prête à en découdre avec lui, sauf que, soyons réaliste, je ne m'attendais franchement pas à ce qu'il me frappe. Alors quand je vois sa jambe s'armée, je me dis que ça va être pour moi. Je ne pense pas être la personne visée à la base, mais vu que je suis au milieu, c'est moi qui vais prendre. Instinctivement je ferme les yeux, je tente de me préparer au coup, mais rien, quand j'ouvre les yeux, je le vois faire un moonwalk. Il s'est repris à temps, heureusement pour moi sinon j'aurais pu avoir très mal. Il agit étrangement, je ne comprend décidément pas ce qu'il peut trouver à être dans cet état, mais lui ça le fait triper. Il s'en va et c'est tant mieux, je n'aurais pas peur de les voir se battre, une fois, c'est déjà une fois de trop à mon goût. Je suis une non violente, je déteste voir les gens se faire du mal. Je retourne vers Edward, il a l'air "d'aller mieux", si on peut dire. Il me propose de s'en aller et je hoche la tête, oui je veux partir et le plus vite possible.

"Non je n'ai rien amené, on peut s'en aller."

Lui dis-je avant d'avancer. Je m'arrête sur le palier quelques secondes, je prend une grande respiration, c'est stupide mais franchir le seuil de cette porte est plus difficile que je le croyais. Dans cette chambre, mine de rien, je me sentais en sécurité, mais là, dehors, avec ces types qui rodent et tout ce monde, je me sens de nouveau en danger, une proie facile. Je sais qu'il y a Edward, mais peut-être qu'on va être séparé sur le chemin ou peut-être qu'il va rencontrer quelqu'un qui l'intéressera plus que moi et il va m'abandonner. Je sais que j'ai mon portable sur moi, je pourrais toujours appeler Alfred, mais je ne préférais pas. Je déglutis un peu, il faut que j'avance, mais c'est plus fort que moi, j'ai peur. Je glisse ma main dans la sienne, plus pour retrouver une once de contenance et de courage, qu'autre chose et je tourne mon regard bleuté vers lui.

"Tu ne me lâches pas hein ?! "

_________________

    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Sam 22 Mar - 9:16



Quand une soirée tourne au vinaigre

   ♡ Ophelia & Edward

Ce qui ne devait être qu’une soirée barbante s’est changée en soirée carrément merdique. Avec, au passage, une belle entaille sur le côté droit, qui va forcément pousser Renée à me poser des questions. Bon, dans un sens, son frère qui se prend une droite pour protéger l’honneur d’une jeune fille en détresse, ça va plutôt la flatter. Je reprends mes esprits après son coup de poing, sonné mais conscient, et surtout, passablement énervé. Et du coin de l’œil je vois ce con ce prendre pour Michael Jackson en faisant une parodie de moonwalk avec autant de réalisme qu’un macaque épileptique. Il y en a au moins un ici qui n’a pas peur du ridicule. Surtout quand il se met à brailler encore plus fort que la musique horrible qui passe depuis mon arrivée ici. Ce mec est un cliché ambulant, au point que ça en serait presque drôle s’il n’était pas violent. Mais heureusement pour nous, il finit par lâcher l’affaire et se barrer. Je soupire de soulagement, maintenant qu’une emmerde s’est éliminée de la liste. Bon point aussi, quand je regarde le mouchoir en tissu que j’ai posé contre ma blessure, je me rends compte que je me suis arrêté de saigner. Donc rien de trop grave.

Maintenant que l’autre tache est partie, O. murmure d’une toute petite voix qu’on peut y aller. La pauvre, cette soirée, et surtout, voir le vrai visage de ce type, semble l’avoir bouleversée. Elle vient de se prendre une belle claque de la part de mademoiselle réalité, et comme Oz, quand cette dernière frappe, elle ne retient pas ses coups. Je vérifie que j’ai tout, reprends mon casque de moto, Ophélia porte toujours mon blouson de moto sur ses épaules, et on commence à se frayer un chemin dans la jungle de tous ces étudiants bourrés. En regardant ma montre, je me rends compte que toute cette histoire a duré à peine une heure. La fête continue à battre son plein, et en entendant quelques cris qui ressemblent plus à des beuglements, à l’autre bout de la maison, je me dis que le fameux Oz est toujours dans les parages. Heureusement, O. tient sur ses pieds et elle avance à petits pas dans le couloir bondé. Sauf qu’elle n’a vraiment pas l’air à l’aise, son regard se promenant partout, comme si elle était à l’affut d’une menace. Et je sens sa main qui tâtonne pour trouver la mienne, avant de se retourner vers moi et de me demander d’une voix de petite fille, qu’elle est encore un peu finalement, de ne pas la lâcher. Je ris doucement avant de me pencher vers elle pour lui répondre.

La chose dont j’ai le plus envie maintenant, c’est de me barrer d’ici, rentrer chez moi, me faire une tasse de thé en écoutant un vinyle de Miles Davies. Donc rien ne me retient ici, bien au contraire. Et puis, je ne vais pas te laisser avec ces animaux. Je ne te lâche pas, promis.

Pour la rassurer un peu plus, je passe mon bras autour de ses épaules, pour qu’elle sente que je suis là, et je la guide doucement à travers la foule jusqu’à la sortie. Je soupire de soulagement une fois que je sens l’air frais et qu’on a enfin quitté le zoo qu’ils appellent « fête ». J’ôte mon bras de l’épaule d’Ophélia, maintenant qu’il n’y a plus rien à craindre.

Viens, ma moto est là. Tu es sûre que tu ne préfères pas que je t’appelle un taxi ?

Je l’emmène un peu plus loin, là où j’ai garé mon destrier, et au passage je peux entendre deux ou trois couples qui se tripotent dans les buissons. Quel romantisme…  Heureusement, ma moto n’a rien. Encore un point positif de la soirée. J’effleure sa carrosserie du bout des doigts, avant d’ouvrir le coffre situé sous la selle et de sortir mon 2e casque. Je m’incline vers elle en lui tendant le casque, en une parodie de révérence.

Milady… Je pense qu’il devrait t’aller, c’est celui qu’utilise ma meilleure amie. Et garde le blouson pour le trajet, tu risques d’avoir froid avec seulement ton tshirt.

Je sors un pull de mon sac à dos, avant de glisser ce dernier sur mes épaules, et me mets en selle. Je lui tends la main pour l’aider à s’installer derrière moi, et avant de mettre mon casque, je lui parle une dernière fois.

Tu peux mettre tes mains autour de ma taille ou sur l’arceau qui est derrière la selle. Si tu veux que je ralentisse ou que je m’arrête, tape-moi sur l’épaule ok ? Et au fait, où est-ce que je te dépose ?


made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas


avatar


may be a mutant
be careful



ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

ϟ Participation :
1697


MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Sam 22 Mar - 23:45

Je ne me sentais pas à mon aise ici, je ne l'étais pas quand j'étais arrivée, mais maintenant c'était pire. J'avais l'impression d'être une cible mouvante et qu'à n'importe quel moment ils allaient pouvoir m'atteindre. En fait, en cet instant, seul Ed' était un allié, même Oz devenait une menace, alors que je ne l'avais jamais considéré comme tel. J'avais besoin qu'Edward me rassure, qu'il me dise quelque chose, n'importe quoi, pour me donner du courage. Je savais ou plutôt je supposais ressembler à une pauvre petite fille perdue et effrayée, mais en cet instant je m'en moquais, que je fasse mon âge ou plus jeune me passais complètement au dessus. Je voulais juste rentrer chez moi .... c'est la toute première fois que j'appelle le manoir, mon chez moi. C'est la première fois que j'ai cette sensation, cette envie. D'ordinaire je veux toujours m'en aller mais maintenant que je me sens en insécurité, je trouve que le manoir est beaucoup plus sûr et Alfred et Bruce, des personnes fidèle pour me protéger. C'est peut-être le début de l'acceptation, qui sait. Peut-être que finalement, cette conversation avec Bruce a porté ses fruits. Bon certes je ne suis pas encore prête à l'appeler Papa et à lui sauter dans les bras, mais je commence à le voir comme une figure rassurante et paternelle, même si pour le moment je n'en connais pas vraiment la définition, je suis persuadée qu'il m'aidera à la trouver.

Je demande à Edward de ne pas m'abandonner, j'ai peur et je n'ai pas honte de le montrer. Il me promet de ne pas le faire, il m'avoue avoir autant envie de rentrer chez lui que moi, je suis un peu rassurée, j'esquisse un pâle sourire à son égare avant de reprendre ma route. Je sens son bras rassurant autour de mes épaules, je me sens presque en sécurité mais pas encore prête à m'arrêter pour autant. Nous parvenons rapidement dehors et c'est tant mieux. Je respire l'air frais et l'apprécie. Je suis contente de pouvoir quitter cette jungle et pas franchement pressée d'y retourner quand je serais à l'université. C'est étrange d'ailleurs de me dire que j'y serais bientôt moi aussi. En fin d'année prochaine je serais majeur et j'aurais mon diplôme, je pourrais aussi me rendre à l'université si je le désire. C'était une option qui ne m'étais pas offerte quand j'étais encore orpheline, personne ne m'aurait payé mes études. Mais aujourd'hui tout était différent, je pouvais aspirer à un avenir plus rayonnant et c'était rassurant tout autant qu'effrayant. On se retrouve devant sa moto, elle est plutôt cool. Je me souviens que la dernière fois que je suis montée sur une moto, c'était aussi derrière une personne qui m'a sauvé. Batwoman ... Une grande histoire entre elle et moi ... je n'ai pas très envie de la revoir celle là.

"Ca va aller, je vais beaucoup mieux et je pense que l'air frais me fera du bien."

Il me propose encore de m'appeler un taxi mais je n'en ai pas envie, j'aime la moto et je ne refuserais jamais un tour à l'arrière, même si je me sens encore un peu faible, je suis persuadée que tout ira bien. Il me tend son deuxième casque et m'assure qu'il va m'aller. Je lui souris et lui dis merci. Il a franchement été gentil ce soir avec moi et tout ce que moi je lui ai rapporté, c'était des ennuis. Je suis tellement désolée pour sa joue, j'espère que ça ne va pas le marquer, je m'en voudrais terriblement. Il m'explique que je peux lui enserrer la taille ou m'accrocher aux poignets derrière la moto. Je hoche la tête quand il m'explique que si j'ai besoin qu'il s'arrête ou ralentisse, il suffira que je lui tapote l'épaule. Ca se complique quand il me demande où il doit m'emmener. J'ouvre la bouche une première fois mais aucun son ne sorti. J'allais dire l'orphelinat de la ville, comme à mon habitude, sauf que je n'y ai plus ma place maintenant, il va falloir que j'enlève cette idée de ma tête. Avant j'avais honte de dire que j'étais orpheline, aujourd'hui j'ai presque honte de dire que je suis la fille adoptive de Bruce Wayne, je passe un opposé à l'autre, c'est perturbant.

"Le ... Le manoir Wayne ... Tu ... tu sais où il se trouve ? "

_________________

    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Mer 26 Mar - 8:56



Quand une soirée tourne au vinaigre

   ♡ Ophelia & Edward

Enfin dehors. Je prends un bol d’air frais, inspirant profondément en faisant quelques pas, et m’éloignant légèrement d’Ophélia maintenant qu’il n’y a plus rien à craindre. Enfin, c’est que j’espère. Je sors mon zippo de ma poche, et mon paquet de cigarettes de mon sac à dos, et je tape légèrement ma clope sur le paquet pour tasser le tabac, avant de la porter à mes lèvres et à l’allumer. Je soupire doucement, savourant ma dose de nicotine après des heures coincé là-bas, dans une chambre qui sentait la chaussette sale sur fond de techno pour crétin sous ecsta. Comme son mec, le fameux Oz… Alors que je l’emmène vers ma moto, je jette de petits coups d’œil par-dessus mon épaule, pour être sûr que ce crétin ne va pas surgir comme un diable de sa boite pour me chercher à nouveau des problèmes. A moi ou à O. Je la regarde discrètement : elle est si jeune, même si maquillée comme ça, on pourrait presque croire qu’elle est majeure. Elle a appris à la dure ce que ça coûte de jouer les grandes filles. J’ai presque mal pour elle, constater que le mec qu’elle a dans la peau est un parfait connard qui n’en a rien à foutre qu’elle. Heureusement, elle a du cran et du caractère, et elle ne s’est pas écrasée devant lui. Ca, je le respecte. J’espère simplement qu’elle ne va pas replonger dès qu’il lui offrira une fleur piquée au jardin public, et en lui disant des mots doux aussi crédibles que les discours d’un politicien… Je la laisse digérer tout ça, savourant le silence et le calme enfin retrouvé, pendant qu’elle remet de l’ordre dans ses idées. Le temps qu’on arrive devant mon destrier, j’ai presque fini ma cigarette. J’en aspire encore une dernière et profonde bouffée, avant de jeter le mégot d’une pichenette, qui décrit une petite arabesque lumineuse dans la nuit, avant de s’éteindre dans la pelouse. Je romps le silence en lui donnant quelques conseils pour le voyage, et je me prépare à mettre les gaz.

Quand veux savoir son chemin, elle s’apprête à parler, mais elle se ravise, s’arrête une seconde, puis demande d’une petite voix si je connais le manoir Wayne. Qui ne le connaît pas ! J’attends ensuite qu’elle me donne le reste du chemin, avec le manoir comme point de repère, mais elle ne rajoute rien. Mes sourcils se haussent légèrement quand je comprends que c’est là sa destination, là qu’elle veut que je l’emmène.

Oh, okay ! Tes parents travaillent au manoir Wayne ? Je pensais que le milliardaire n’avait qu’un seul domestique pour son immense baraque.

Je sens son petit corps gracile qui se glisse derrière moi sur la selle. Elle est si légère que je ne la sentirai même pas. Après m’être assurée qu’elle est bien installée, au chaud et en sécurité, je lui demande juste de me passer les clefs, qui sont encore dans mon blouson, avant de faire tourner le moteur. J’ôte la béquille et regagne doucement la route. On roule tranquillement quelques centaines de mètres sur l’avenue déserte, pas un chat en vue, et Ophélia ne m’a toujours pas dit de m’arrêter. Je sens que mes doigts me démangent, après toute la soirée à rester cloîtré, il faut que je me défoule, et chez moi ça se passe en lâchant les chevaux. Je monte dans les tours, Ophélia ne dit toujours rien alors qu’un grand sourire illumine mon visage. J’aime la vitesse, j’aime cette sensation de voler. Mais même si je suis au-dessus des limitations je garde le contrôle et je ne roule pas non plus comme un taré. J’ai une passagère qui a été pas mal secouée ce soir, je ne veux pas mettre sa vie en danger. Peu à peu on sort de la ville, les habitations sont plus espacées, les jardins plus grands, et on se retrouve paumés dans la forêt. Je frissonne légèrement, il fait plus froid ici en pleine nature, qu’au centre-ville. De temps en temps je jette un coup d’œil en arrière, pour voir si on est toujours deux, et heureusement tout va bien. Enfin le pinceau de mes phares illumine un immense portail en fer forgé, surmonté d’un « Wayne ». On est arrivés. Je m’arrête doucement, laissant le moteur tourner, et j’ôte mon casque.

Mademoiselle Ophélia est arrivée. Pas trop secouée ? Tu veux que j’aille avec toi jusqu’à la porte ?


made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas


avatar


may be a mutant
be careful



ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

ϟ Participation :
1697


MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Sam 29 Mar - 14:56

Evidemment personne ne s'attend à ce qu'on lui donne comme destination le manoir Wayne, en général ça reste un point de repère pour se diriger, rien de plus. Je m'attendais donc à voir apparaitre sur le visage d'Edward de l'étonnement et je ne fus pas déçue. Evidemment, le jeune homme ne pensa pas un instant que je puisse être la fille adoptive de Bruce, s'il ne lisait pas les journées à la rubrique mondaine, il ne pouvait pas le savoir. J'ignore d'ailleurs si ma photo est apparue à un moment donné, je crois que Bruce c'est arrangé pour qu'elle ne soit pas publiée, histoire de me protéger. Il émit une hypothèse qui me fit sourire et qui au fond me plue beaucoup. Est-ce que mes parents travaillent au manoir Wayne ? Si seulement ... Je pourrais lui mentir et prétendre qu'il avait vu juste, que mes parents venaient d'être embauchés là bas, que c'est tout nouveau et que c'était pour ça que personne n'en avait entendu parlé, mais pourquoi lui ferais-je ça ? Je me sentais mal à lui mentir et puis comme Aaron me l'avait si bien fait comprendre, j'étais nulle pour mentir aux gens, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, je ne serais donc pas crédible pour un sous. Je n'avais aucune envie de lui mentir ou de le blesser en lui faisant comprendre que je lui mentais. Il m'avait sauvé la mise, il avait le droit de savoir et puis tout le monde n'a pas toujours de mauvaises intentions, il s'en foutrait peut-être de savoir qui j'étais ... enfin j'espérais.

"En effet, Bruce n'en a qu'un, Alfred ..." Commençais-je par lui dire, un peu gêné mais avec une pointe de sourire en repensant à Alfred et Bruce. Alfred était un domestique loyal, fidèle et extrêmement compétent et quand je voyais les deux hommes ensemble, je ne voyais pas un maître et son domestique mais plus un père et son fils, d'une certaine manière. Bruce a perdu ses parents jeunes, il n'a eu qu'Alfred pour l'élever, pour lui apprendre ce qui était bien ou mal, qui était là pour le consoler et veiller sur lui. Ils sont d'une certaine façon de la même famille et jamais je n'arriverais à considérer Alfred comme quelqu'un à mon service, il est plus comme un oncle. J'ai énormément de respect pour lui et étrangement beaucoup d'affection aussi, même si cela ne fait pas longtemps que je le connais, je ne supporterais pas de le perdre. "Si tu lisais la rubrique mondaine plus souvent, tu serais que Bruce a décidé d'adopter une orpheline ... moi ..."

Personne ne sait vraiment pourquoi il a fait ça. Certains ne voit en ce geste qu'une envie de faire encore et toujours parler de lui, d'autre comme une envie impulsive, d'autre encore comme une envie de fonder une famille, d'offrir la chance à un orphelin de pouvoir avoir un avenir meilleur. Bruce n'est pas connu pour avoir une vie sentimentale calme et prospère et beaucoup voit en cette adoption une preuve qu'il ne prendra certainement jamais femme et n'aura jamais d'enfant à lui. En m'adoptant, il assure son héritage, rien de plus. Mais je sais que c'est faux, la première fois où nous avons discuté, juste avant qu'il signe les papiers, il m'a parlé de mes parents. Moi qui ne les connais que par la bouche des autres, j'ai vraiment senti qu'il les connaissait bien et du coup je le crois quand il dit qu'il tient une promesse, même si j'ai dû mal à comprendre pourquoi il le fait maintenant alors qu'ils sont morts il y a presque 14 ans de ça ... Je crois qu'aujourd'hui je comprends un peu mieux, sa vie est assez mouvement et étrange, il joue beaucoup sur les "on dit" et les faux semblants, il se fait passer pour quelqu'un qu'il n'est pas, cachant sa vraie personnalité. J'ignore pourquoi il fait ça, mais je sais une chose, il est bien plus qu'un play boy qui s'en fout de tout et qui aime faire des scandales, s'il fait ça, c'est pour une raison même si j'ignore laquelle.
Nous partons, je m'accroche mais je n'ai pas peur. La vitesse me fait du bien et le fait de s'éloigner de cet enfer me plait tout autant que la vitesse. Nous ne mettons finalement pas bien longtemps à arriver jusqu'à chez Bruce ou en tout cas je ne me suis pas rendue compte du temps qui passe. Quand la moto s'arrête je suis presque déçue, j'étais si bien derrière lui, un peu comme dans un état de transe. Malheureusement je dois revenir à la réalité.

"Non, j'ai trouvé le trajet très court pour selon ... Merci de m'avoir ramené " Lui dis-je avant de me tourner vers le manoir. Maintenant que j'étais descendue de la moto, mon état de bien être avait disparu. "Ca dépend si tu veux courir le risque de tomber sur Bruce ou Alfred ou pas ..." Lui dis-je dans un demi-sourire.

_________________

    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Dim 30 Mar - 20:46



Quand une soirée tourne au vinaigre

   ♡ Ophelia & Edward


Je savoure ma petite promenade nocturne avec un plaisir non dissimulé. Rien de tel que de foncer tête baissée après des heures coincé dans une chambre crade avec de la musique pourrie, au milieu de gens dont je ne partage aucun de leurs centres d’intérêt. Une fois lancé sur mon destrier, je ne pense plus à rien, ni aux partiels, ni au fait que je sois célibataire, ni à la nouvelle copine de Jezabel, ni… rien. Ma tête se vide, je me concentre juste sur le fait de rouler, être hyper concentré sur tout ce qui se passe autour de moi, anticiper le moindre danger, et savourer les vibrations du moteur, n’avoir comme musique que le bruit du vent qui siffle à mes oreilles, et le hurlement des cylindres. Là je me sens bien, vivant, à ma place. J’oublie la douleur à ma tempe, l’autre crétin qui m’a cherché des noises… Et si en plus je peux rendre service à une demoiselle en détresse, on joint l’utile à l’agréable.

De temps en temps je me retourne quand même pour voir si Ophélia est toujours là. Elle suit mes mouvements, est toute légère, ne m’a pas demandé de m’arrêter : je l’oublie parfois pendant de longues minutes, trop pris à savourer ma balade. Enfin la forêt s’éclaircit et on tombe sur le manoir des Wayne. Je n’y était jamais venu, et j’avoue que je suis impressionné par la taille de l’endroit. Le bâtiment en lui-même est immense, monumental et magnifique, et donne l’impression qu’on l’a juste posé comme ça, au beau milieu des arbres. Quelques lumières éclairent légèrement la facade, et d’autres, très légères, longent le chemin qui mène à l’entrée du manoir. C’est vraiment à couper le souffle. Et dire que ma passagère habite là… la fille adoptive de Bruce Wayne… je n’ai rien dit quand elle m’a avoué, à moitié honteuse, un tout petit fragment de son histoire, mais la situation pourrait être digne d’un film. Le jeune premier qui, pris d’un élan chevaleresque, sauve une jeune inconnue, qui s’avère être la fille d’un puissant souverain. Et ce dernier remercie le héros d’avoir sauvé la prunelle de ses yeux, en le couvrant d’honneurs et d’or. Allez Ed, redescend sur terre ! Et puis de toute façon, elle aurait pu être la fille de la nana de la cafétéria ou de la femme de ménage, je serais intervenu de la même manière. Je suis quand même surpris qu’un play boy milliardaire, qui passe son temps à faire la fête et à voyager aux quatre coins du monde, se soit donné la peine d’adopter une adolescente… Si ça avait été un petit africain, ou asiatique, on aurait pu dire que c’était pour la comm, montrer à quel point il est gentil, bla bla bla… Tout ça pour en arriver à la conclusion que la vie est parfois un peu… rocambolesque.  Enfin bref, elle n’avait pas l’air d’être à l’aise avec de sujet, alors j’ai préféré ne rien ajouter. Elle a d’autres choses en tête en ce moment.

On s’arrête une première fois devant le portail, et je lui demande si je la laisse là, ou si je la dépose plus près. A vrai dire, je ne pense pas que de marcher du portail au manoir soit la chose la plus risquée, surtout compte tenu de ce qui s’est passé plus tôt, mais autant faire les choses jusqu’au bout. Et je n’aurais sûrement jamais l’occasion de remettre les pieds ici. Je souris à sa remarque.

Alfred sans doute, mais Bruce Wayne doit sûrement être à l’inauguration du dernier club branché de Gotham non ? Allez, remonte, je te dépose devant la porte.

Je garde mon casque sur le guidon et roule très doucement une fois que le portail s’est ouvert. Je n’ai pas envie de réveiller qui que ce soit, ni de jouer au con sur la propriété Wayne. Ma famille est influente, mais pas autant que la sienne. On s’arrête gentiment devant la porte de service, et je la sens descendre alors que je reste en selle. Je jette quelques coups d’œil nerveux autour de moi, par peur sans doute de voir une horde de doberman la bave aux lèvres arriver en hurlant. Mais rien, juste le calme d’une nuit de printemps.

Est-ce que ça va aller à partir de maintenant ? Ecoute, je veux pas jouer les vieux cons mais… fais gaffe la prochaine fois. Certains mecs de la fac sont de vrais animaux, et une seconde d’inattention peut suffire à… Enfin tu m’as compris. Allez, repose-toi bien, t’as été pas mal secouée ce soir. Bonne chance pour la suite Ophélia !

Je lui souris,  remets mon casque et me prépare à redémarrer avant de relever ma visière et de lui lancer sur un ton amusé.

Et pour ce type… tu vaux beaucoup mieux que lui tu sais…

Je remets les gaz et fais lentement demi-tour après un petit signe de main. Je vois une lumière s’allumer puis s’éteindre, et j’en déduis qu’elle rentrée, enfin. Et une fois dans la forêt, je monte dans les tours et roule comme un forcené.

made by MISS AMAZING.
Revenir en haut Aller en bas


avatar


may be a mutant
be careful



ϟ Arrivée à Gotham le :
09/10/2013

ϟ Participation :
1697


MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia) Mer 2 Avr - 12:48

Je n'ai pas honte d'avoir été adopté par Bruce, je suis certes autant étonnée que les autres, mais je n'éprouve aucune honte réelle à cette situation. Je vois là une chance de pouvoir avoir un meilleur avenir, je suis contente que quelqu'un s'intéresse à moi et veuille me protéger et je suis plus que ravie de pouvoir dire que j'appartiens à une famille, même si la notre est un peu particulière. Mais tout cela est encore bien nouveau pour moi, l'entente entre Bruce et moi est encore bien fragile, il nous faudra du temps pour nous apprivoiser et pour vivre ensemble, comme une famille. Mine de rien c'est Alfred qui est le ciment de cette étrange union, il est là pour veiller sur nous deux et pour nous rapprocher. Il est là pour nous écouter nous plaindre ou nous lamenter, pour nous consoler et pour nous guider vers le droit chemin. Je n'imaginais pas un jour pouvoir être adopté et encore moins par Bruce Wayne. Mais ce qui est sûr c'est que je suis ravie d'avoir pu faire la rencontre d'Alfred qui est un homme formidable et de Bruce qui est encore bien mystérieux à mes yeux mais pleins de surprises. J'aurais voulu connaître ses parents, d'une certaine façon mes grands parents, même si c'est très étrange de dire ça puisque d'une certaine façon il ne le sont pas. Tout le monde en parle, ils avaient l'air si gentil et si aimant, prêt à tout pour leur ville et pour ses habitants. Je me dis qu'au fond on les retrouve en Bruce, même si personne ne le voit, moi si. Il fait tout pour qu'on croit qu'il est imbu de sa personne, qu'il est fêtard, inconstant, un play boy qui s'en fout de tout, mais je sais et je suis sûre au fond de moi que ce n'est qu'une façade pour cacher sa véritable nature. Alors quand Edward parle de Bruce, je ne peux m'empêcher de le défendre, comme une fille défendrait son père.

"Tu sais, Bruce est loin d'être le cliché ambulant qu'il prêtant être. J'ignore pourquoi il agit ainsi, mais ... mais c'est pas l'homme qui m'a adopté. D'ailleurs si c'était le cas, pourquoi m'aurait-il adopté ? Ca va quand même à l'encontre de la logique ..."

Il n'y avait pas de colère dans ma voix, juste une envie de rétablir la vérité. Mine de rien, même si c'était encore un peu difficile entre nous, j'avais beaucoup de respect pour lui et je ne voulais pas qu'on pense du mal de lui. Quand je le regardais, je ne voyais pas un gamin capricieux qui fait joujou avec sa fortune, mais un homme brisé. J'ignore ce qu'il lui est arrivé, mais quelque chose le rend très malheureux et je me sens dans le devoir de lui redonner le sourire. Ce n'est pas facile pour moi cette situation, ce n'est pas ce dont je rêvais, mais ne peut-on pas rêver mieux que de devenir la fille adoptive d'un milliardaire ? C'était ce que pensait tout le monde tout du moins, moi je n'en demandais pas tant. Je remonte sur la moto et nous remontons l'allée doucement. Une fois arrivée, il me demande si ça va aller. Je me tourne vers cette grande demeure dont j'ai encore du mal à dire qu'elle est mienne. Oui je ne sais pas si je me ferais à l'idée de vivre ici, c'est si ... étrange. Mais au moins la maison me fait moins peur qu'à mon arrivée, c'est déjà ça de pris.

"Oui t'inquiètes ... Alfred est là pour veiller sur moi." Commençais-je par dire avec un petit sourire aux lèvres. Je n'avais pas envie qu'il parte en pensant des choses fausses sur moi. Si on ne devait plus ce revoir, je n'avais pas envie qu'il pense que j'étais qu'une gamine insouciante et stupide. En fait je crois que je n'avais pas envie qu'il pense quelque chose de négatif à mon égare. Je l'appréciais et le remerciais pour ce qu'il avait fait pour moi, mais je ne voulais pas qu'il me juge mal, j'aurais du mal à le supporter. "T'sais c'est pas trop mon genre en général d'aller à ce genre de fêtes ... et puis de toute façon je ne bois pas en général ... C'est juste que ... que j'fais trop facilement confiance aux gens. A l'orphelinat, la rue c'était mon domaine, j'connais des gens dont tu n'oserais même pas poser le regard ... ils ont l'air de rien comme ça mais ce sont des gens bien, ils veulent juste qu'on les voit comme des êtres humains et non pas comme des déchets ... j'crois que j'ai oublié que parfois l'homme peut-être vicieux et cruel ... et pas digne de confiance...  "

J'allais beau avoir 17 ans prochainement, je restais encore bien naïve du monde qui m'entourait. Pourtant je le côtoyais chaque jour, je rencontrais des gens que tout le monde évitait. J'étais amie avec des prostituées, des voleurs et mêmes des psychopathes meurtriers - détail que j'ignorais soit dit en passant - mais j'ignorais tout du monde des étudiants et de ce qu'ils pouvaient faire quand ils avaient bu. Finalement il valait mieux trainer dans les basfonds, on risquait moins de chose que de vivre avec les gens "normaux". Quand Ed' parla d'Oz, je me sentis encore une fois dans le devoir de le défendre, je suis incurable, je dois toujours défendre ceux qui sont accusés "à tort" ...

"Oz et moi, on a plus de points en commun que tu pourrais le croire. On vient du même endroit, on a une histoire similaire et même ... même si involontairement je me suis élevée socialement ... je reste une enfant des rues ... Merci pour tout."

Je lui souris et je le regarde partir. Une fois que je ne le vois plus, j'entre dans le manoir. La lumière s'allume et je vois apparaitre Alfred à la porte de la cuisine. Il est en pyjama, il a dû voir mon lit défait et il a dû attendre que je rentre pour pouvoir aller dormir. Je le fixe un instant, silencieuse avant de me précipiter dans ses bras. Avant que j'ai eu le temps de dire quoi que ce soit, je me mets à pleurer, je m'effondre, la réalité vient de me frapper en plein visage et c'est trop dur pour moi. Alfred ne dit rien, il se contente de me serrer dans ses bras jusqu'à ce que je me calme. Quand je relève le regard, il me fixe, bienveillant comme toujours. Il me dit qu'un bon bain chaud me ferait du bien, qu'il me préparait du chocolat chaud, que ça soigne tous les problèmes et qu'une bonne nuit de sommeil m'aidera à oublier. Il ne me pose pas de question, il sait que je finirais par tout lui dire, qu'il me fallait juste du temps. Cette soirée s'achève pour moi en sécurité, chez moi, auprès des miens. Mais malgré avoir pris la défense de Oz auprès d'Edward, je lui garde rancune...

_________________

    Ophelia Lou-Ann Draven-Wayne
Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia)

Revenir en haut Aller en bas
 

Quand une soirée tourne au vinaigre (Edward & Ophelia)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ϟ A CITY OF EVIL 2.0 :: Les archives :: Archives ACOE v1.0 :: RP's Archivés-
Sauter vers: