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 Are you kidding me? [Caleb]

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MessageSujet: Are you kidding me? [Caleb] Ven 28 Fév - 6:24

Are you kidding me?


Une fumée s'échappait lentement de sa cigarette en train de se consumer entre ses doigts fins. De temps à autre, l'extrémité de celle-ci rougeoyait dans les ténèbres quand la jeune femme la portait à ses lèvres, aspirant doucement la fumée toxique afin d'emplir ses poumons avant de la recracher doucement dans l'air, formant des volutes grisâtres. Appuyée contre le mur extérieur d'un bar de la ville, Jessie regardait un point à l'horizon qu'elle seule pouvait voir, ignorant les passants qui se baladaient devant elle, les bruits ambiants d'une rue animée dû au vendredi soir, mais surtout la voix presque stridente de cette fille à ses côtés qui ne cessait de jacasser d'une manière quasiment hystérique sur dieu sait quoi, car il fallait l'avouer, la mafieuse était bien loin de l'écouter puisqu'elle ignorait tout bonnement sa présence. Cette fille, Jess' l'avait déjà vue à une ou deux reprises - ou plutôt elle avait partagée son lit à une ou deux reprises - sans jamais lui laisser croire qu'elle avait la moindre de chance de développer leur ''relation'' sur quoique se soit d'autre qu'une simple partie de jambes en l'air. Qu'est-ce qui avait bien pu s'insinuer dans son crâne de psychopathe en puissance pour lui faire croire qu'elle lui appartenait depuis cette fameuse nuit? Y avait-il l'inscription ''fille recherche relation sérieuse'' de tatouée sur son front? Malgré que cette potentielle cinglée n'avait pas son numéro de portable - encore heureux -, cette dernière réussissait tout de même à la stalker dans pratiquement toute la ville au point où cela faisait trois fois qu'elles se rencontraient ''comme par hasard'' dans un bar ou un night club de Gotham. Si Jessie avait été du genre sensible ou à simplement ressentir quoique se soit d'humain, elle aurait très bien pu devenir paranoïaque ou bien avoir une inquiétude à propos de sa propre sécurité. Curieusement, la seule chose que ressentait la jeune femme en ce moment était un profond agacement qui, lentement mais sûrement, se transformait en irritation qui influençait son humeur. Quand l'impatience allait rentrer en jeu à un moment ou un autre, la longévité de la casse-pied de service risquait de se raccourcir drastiquement, voire même connaître une fin plutôt abrupte.

Toujours concentrée à fumer tranquillement sa cigarette comme si c'était la chose la plus intéressante qu'elle n'avait jamais fait, Jessie ne lui adressait pas le moindre regard. Se fut seulement au moment où cette dernière sentie une pression autour de son bras que son attention se tourna pour la première fois vers celle qui osait l'importuner depuis le début de la soirée sans pour autant avoir compris un seul mot qui s'était échappé de sa bouche. D'un geste sec, la rousse dégagea son bras tout en posant ses yeux verts sur cette suicidaire. Ce n'était pas l'envie de lui éclater la boîte crânienne contre le bitume qui lui manquait ou encore de lui faire exploser la cervelle avec l'aide d'une balle, mais il y avait malheureusement trop de témoins dans les environs. Voilà que l'agacement avait laissé toute la place à l'irritation. Avec son débardeur noir au style masculin, sa casquette de la même couleur et sa paire de jean loin de mouler ses formes féminines, la jeune femme pouvait ne pas paraître crédible lorsqu'elle se mettait en colère, mais quand on plongeait son regard dans le sien, on devinait rapidement qu'il valait mieux ne pas lui chercher des noises... Avant de lui laisser la chance de répliquer quoique se soit à nouveau, Jess' lui fit face tout en plaquant l'une de ses mains sur le mur de briques à quelques centimètres de sa tête. Partagée entre l'envie non pas de la tuer, mais de simplement lui faire atrocement mal ou bien de lui adresser des paroles qui risquaient de s'imprimer quelque part dans son cerveau pour le restant de ses jours, cette dernière se contenta de l'observer avec un air mauvais. À la base, la mafieuse n'aimait pas s'attirer inutilement des problèmes, du moins, quand son agressivité ne prenait pas le contrôle de sa raison alors autant essayer de se tenir un minimum à carreau. Puis, au bout de quelques secondes, la tomboy pénétra à l'intérieur du bar sans prononcer un seul mot, abandonnant son ancienne conquête dans la rue sans le moindre regret.

Vu de l'extérieur, tout semblait bien se dérouler, il n'y avait pas eu de coups échangés ni même des menaces inutiles, rien qu'un simple regard assassin, mais au fond, c'était bien plus que cela. Pendant ce court ''échange'' Jessie avait dû se faire violence pour ne pas céder à son envie d'agir sur un coup de tête et donc de conserver toute cette frustration pour elle-même sans la retourner contre qui que se soit. Le problème? C'était que cet évènement venait de lui miner sa ''bonne humeur'' et une silhouette qui ne lui était pas inconnu qui se trouvait dans le bar n'allait certainement pas arranger les choses. Que faisait-il là lui? Depuis le temps qu'ils ne s'étaient pas vu il venait de décider de lui pourrir la vie afin de rattraper ces longs mois d'absences? Non, la jeune sociopathe en herbe n'avait pas envie de se coltiner un flic en bonus sans réagir un minimum!      

« Voilà une gueule que je n'avais pas envie de revoir! C'est nouveau ça, tu fais du profilage? Tu t'ennuies et t'es en manque de vilains criminels? » annonça-elle assez fort afin que l'homme puisse l'entendre alors qu'elle s'installait à ses côtés sur l'un des tabourets sans se gêner. Se penchant légèrement vers lui tout en faisant signe au barman qu'elle souhaitait boire une bière, cette dernière continua sur sa lancée.« T'as chassé tous les grands méchants de la ville et maintenant tu reviens vers moi ou ma tête ta manquait trop? T'es nostalgique quand tu repenses aux nombres de fois que tu m'as passé les menottes? » Termina-elle avec un sourire acide tout en posant sa casquette sur le bord du comptoir. S'il s'avérait réellement là pour elle, la mafieuse avait bien l'intention de lui faire comprendre que sa présence n'était pas la bienvenue. La police en général avait le chic pour l'emmerder sur tous les aspects de sa vie.

Encore les nerfs en pelote, Jessie semblait chercher la bagarre et son dévolu venait de tomber sur le policier.
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MessageSujet: Re: Are you kidding me? [Caleb] Ven 28 Fév - 14:42

Are you kidding me?


Je dois bien avouer que depuis que je suis au FBI, j'ai pas mal de taff, voir même beaucoup trop, mais je dois bien avouer aussi que j'adore ce que je fais. J'ai toujours trouvé des avantages et des inconvénients dans tous les services que j'ai fréquenté, mais tous ont eu la même finalité à mes yeux, ils m'ont lassé vite. J'aimais bien ce que je faisais, mais je trouvais que ça n'allait pas assez vite, que les gens étaient à la traine, qu'on avait trop d'interdit à mon sens pour ce que l'on faisait. Les boss se plaignaient ne pas obtenir le rendement qu'ils nous imposaient mais vu qu'on avait le droit de ne rien faire et qu'on devait toujours attendre leur feu vert pour tout ou presque, c'était difficile de faire plus. Les missions se ressemblaient toutes ou peu s'en fallait, je n'arrivais pas à trouver mon équilibre. On ne m'appréciait pas toujours, me trouvant trop hyper-actif pour eux, trop impatient, trop indiscipliné, trop tête brûlée, trop téméraire, moi j'avais juste l'impression que plus je les écoutais et plus je m'éloignais de mon but et ça c'était intolérable à mon sens. Alors je changeais de service, me disant que ce serait mieux ailleurs mais c'était toujours la même chose, jusqu'à ce que le FBI me recrute. Je n'ai jamais posé ma candidature là-bas, j'ai juste travaillé une ou deux fois en collaboration avec eux, mais visiblement ça leur a plu ou plus précisément, ma boss, Mickaelson a aimé ce qu'elle a vu en moi. Elle a fait des pieds et des mains pour obtenir mon affectation au sein de son équipe et en à chier pour pouvoir obtenir ma collaboration entière et totale. Je dois bien avouer que c'est assez récent que tout va plus ou moins bien entre nous, alors que ça fait quand même un an que je suis au FBI. J'ai lutté contre elle, j'ai tout fait pour qu'elle me déteste, qu'ils me détestent tous mais finalement j'ai ouvert les yeux, je ne voulais pas qu'ils me jugent pour qui j'étais aux yeux du monde, le fils du politicien, le Sénateur Harker, mais pour qui j'étais vraiment, mais je n'ai fais que les repousser constamment. Ce n'est que très récemment, lors d'une discussion à bâtons rompus que nous avons mis carte sur table et maintenant je comprends beaucoup plus de choses.

Assis au comptoir, je me rends compte que j'ai passé un an à lutter contre le monde entier alors que le monde entier ne voulait qu'une seule chose, que j'ouvre les yeux. Je me dis que ça n'a pas été vain, au moins j'ai appris, j'ai grandi de cette expérience, même si je reste un con fini. Je tanne le barman depuis 10 minutes pour qu'il me lâche des infos sur un certain proxénète, un White Rabit. Cette info, je la tiens de l'autre taré de Griffin, mon indic, je veux voir où elle me mène avant de la rejeter en bloc. Il m'a dis tellement de conneries que je ne sais plus ce qui est vrai de ce qu'y ne l'est pas. Il m'a parlé de cette petite frappe en long, en large et en travers, maintenant je viens vérifier si ses dires sont vrais. Si c'est le type que je cherche alors je me pencherais sur ses allégations sur Valentini, l'homme d'affaire. Je ne prétends pas qu'il est blanc comme neige, c'est un requin comme les autres, mais il est influent à Gotham et il est bien entouré, si c'est vraiment un mafieux alors ça va être difficile de le faire tomber. Mais rien n'est impossible, il faut juste savoir où frapper. En repensant à Valentini, je me dis que mon enfance n'est vraiment qu'un tissu de mensonge. J'ai appelé et j'appelle encore Ezechiel "tonton", parce que je l'ai toujours connu ou peu s'en faut. C'est un bon ami à mon père ... et rien que ça, ça veut tout dire finalement. Putain de vie de merde, quand j'y pense.
Quand je pensais que ma vie ne pouvait pas être pire, je me rends rapidement compte que j'avais tort. Une rouquine arrive sur ces entre-faits et braille pour ne pas que je loupe un mot de sa bouche. Je fronce les sourcils un instant avant de me souvenir où je l'avais déjà vu. Je l'ai arrêté plusieurs fois et interrogé par la même occasion plusieurs fois pour divers crimes mais je n'ai jamais rien obtenu d'elle, un vrai mur c'te fille. Comment c'était déjà ? Ryder, Jessie Ryder il me semble. Si moi je met un instant avant de la remettre, elle n'a pas eu l'air de m'oublier.

« T'es mignonne Ryder mais va falloir arrêter de te prendre pour le centre de l'univers et surtout du miens. »

Je ne me souvenais plus de son existence jusqu'à ce que je la revois. Si elle n'était pas venue à moi, je crois que j'aurais pu mettre bien plus longtemps avant de la situer. Je ne l'ai pas vraiment oublié, mais j'ai traité tellement d'affaires qu'il me faut un instant pour savoir qui est quoi ici. Surtout qu'elle est soupçonné de bosser pour la mafia mais qu'on a jamais franchement eu de preuves tangibles pour étayer nos doutes. On voulait la coincer pour qu'elle nous balance ses boss mais ce fut plus facile à dire qu'à faire.

« J'avais oublié ton existence jusqu'à ce que tu pointes ta frimousse ici.  Mais je suis ravie de voir que toi tu m'as pas oublié ! »

Toutes les infos que j'avais réuni sur elle me revenaient en mémoire petit à petit. Mais ça faisait un an au moins que je ne bossais plus sur son cas, je ne savais pas si elle était toujours dans le business ou pas. Connaissant l'énergumène, je doute qu'elle décroche un jour, mais sait-on jamais, peut-être qu'elle retrouvera une conscience, l'espoir fait vivre en tout cas. Elle a l'air d'être d'humeur massacrante, ce qui me fait de belles jambes.
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MessageSujet: Re: Are you kidding me? [Caleb] Dim 2 Mar - 20:00

Are you kidding me?

Assise au comptoir aux côtés d'un policier dont elle était loin d'apprécier la présence - comme quoi cela pouvait être plus qu'ironique puisqu'elle s'était installée là de son plein gré -, la jeune femme porta le goulot de la bouteille de bière à ses lèvres tout en l'écoutant distraitement. Comment ne pas l'oublier même si pratiquement un an venait de s'écouler? Lui qui lui avait passé à de nombreuses reprises les menottes afin de récolter quelques informations sur la mafia qui pourrissait la ville un peu plus chaque jour. Un rire ne comportant aucune trace de joie s'échappa doucement de Jess' avant que son regard glacial ne se pose à nouveau sur lui.

« T'inquiètes pas avec ça, si ça dépendait que de moi, on ne se serait jamais croisés. C'est pas moi qui a décidé de jouer l'emmerdeuse en fourrant mon nez partout où ça me concerne pas. Jusqu'à preuve du contraire j'suis qu'une pauvre fille de la rue qui a un peu mal tournée. » Vérités et mensonges se mélangeaient ensemble. Oui, Jessie aurait souhaitée que leurs chemins ne se soient jamais croisés au cours de leurs existences respectives, gardant un souvenir indélébile de ce policier, mais non, cette dernière était loin d'être une simple fille de la rue au destin presque tragique. À la base, la jeune mafieuse avait bien des choses à se reprocher, mais la barrière qui séparait sa conscience de sa petite personne s'avérait trop inusable malgré les mauvaises actions qu'elle accumulait depuis bien des années. Donc, jouer sur une corde sensible qui n'existait pas s'avérait impossible pour lui soutirer une quelconque information la plus anodine soit-elle.  

« Tu ne l'as pas totalement oublié puisque tu te souviens de mon nom. Comment j'pourrais t'effacer de mes souvenirs, hein? Tu t'es amusé à me poser des questions sur des trucs que j'connais même pas en voulant me faire avouer des crimes que j'ai pas commis! J'suis peut-être une pseudo-toxico' un peu violente, mais j'fais pas partie de ton délire qui concerne la mafia. » Certes, jouer la carte d'être blanche comme neige dans toute cette histoire surtout quand on regardait son dossier criminel - loin d'être vierge -, n'importe qui pouvait voir que celui ou celle qui avait affaire à la jeune femme n'avait pas sous ces yeux une personne sage qui tentait de se replacer dans le droit chemin. Sa vie entière était parsemée de crimes et d'un comportement loin de rassurer qui que se soit sur la possibilité qu'elle se comporte un jour ou l'autre comme une citoyenne modèle qui avait commis des erreurs durant sa jeunesse. Jess' était née en tant que potentielle criminelle qui n'avait fait qu'entretenir cette flamme destructrice autant pour sa propre personne ainsi que son entourage, alors il ne s'avérait pas surprenant que cette dernière allait mourir en tant que tel. Un cas perdu d'avance, c'était tout ce qu'elle était au final.« J'ai hâte de savoir ce que tu as inventé pour me faire coffrer. Tu vas me fouiller ou tu vas te contenter de me suivre comme un gentil toutou dans toute la ville? J'me demande si je peux plaider le harcèlement, même les ''vilains criminels'' dans mon genre ont des droits. Dommage pour toi! » Un sourire acerbe se dessina sur son visage malgré que Jessie savait qu'il valait mieux éviter de provoquer un flic surtout s'il décidait de lui demander de retourner ses poches. Le problème, c'était qu'en ce moment cette dernière ne semblait pas réfléchir à ses propres actions. Prenant une nouvelle gorgée de sa bière, la jeune femme enchaina sur le même ton tout aussi désagréable.  

« Si c'est pas ma tête que tu veux sur un plateau, qu'est-ce que tu viens foutre ici? Une soudaine envie de traîner avec ceux qui pourrissent un peu plus cette petite ville? » Pourquoi prendre des pincettes pour s'adresser à lui? Elle ne l'appréciait pas, alors pourquoi essayer de lui lécher les bottes ou faire preuve d'un minimum de respect?
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MessageSujet: Re: Are you kidding me? [Caleb] Sam 8 Mar - 16:17

Are you kidding me?

Agaçante, désagréable, arrogante, vulgaire, violante, ça y est le personnage me revenait en mémoire et pour vous dire la vérité, elle ne m'avait vraiment pas manqué celle-là. Qu'est-ce que j'avais pu détesté quand je devais aller l'arrêter pour l'interroger, je savais que c'était qu'une perte de temps, d'énergie et de patience, mais on avait pas le choix, c'était le taff qui voulait ça. C'était d'ailleurs en partie pour ça que j'avais changé de service, parce que c'était usant d'avoir constamment à faire à ce genre d'énergumènes qui se la pètent toujours autant alors que finalement ils n'ont rien fait de probant dans leur vie. Ce ne sont que des sous-merdes, des produits de cette société désaxée et perverse. Sans elle, ils ne sont rien. Ils ne sont que des rebuts de la société, rejetée par elle et par leurs pairs, ils ont voué leur vie à leur pourrir la leur. Quand je la vois, je ne vois qu'une gamine perdue, envahie par la haine et la pourriture, qui n'ouvrira jamais les yeux sur sa vie de merde. Elle n'est que le jouet de ses boss et elle ne s'en même pas compte. Elle est jetable, pour le moment ils ont besoin d'elle mais le jour où ils auront besoin d'un bouc-émissaire, ils l'a balanceront en pâture aux flics et le pire c'est qu'elle en sera ravie, elle fera sa maligne alors qu'elle n'est rien qu'un vulgaire pion qu'on sacrifie pour gagner une partie, rien de plus.

« Jusqu'à preuve du contraire tu n'es qu'une gamine qui joue à un jeu dangereux et qui finira inévitablement par se brûler les ailes. Beaucoup d'autres sont passés avant toi et il y en aura encore beaucoup après toi ! »

Je me rappelais bien que je ne l'aimais pas et je constate que c'est toujours le cas. Toutes les cellules de mon corps réagissent en la voyant et en l'entendant. Je n'ai envie que d'une seule chose, lui écraser sa sale face sur le comptoir, lui asséner un coup de bouteille sur la tête jusqu'à ce qu'elle ne bouge plus. Cette pulsion meurtrière ne se réveille qu'en présence de gens comme elle, qui ne méritent pas de vivre. Elle est le genre de personne à qui on a tenté de donner plusieurs fois la chance de s'en sortir, mais qui a toujours refusé la main tendue. Je n'aurais aucun scrupule à lui planter mes couteaux dans le corps. Mais c'est terminé tout ça, je me suis promis d'arrêter. Je prends bien trop de plaisir à ôter la vie à ce genre de personne et je déteste ça. Je devrais en faire des cauchemars, être triste, mais la seule chose qui me réveille la nuit, c'est cette satisfaction d'avoir fait le bon choix. Non je ne veux pas devenir comme mon père, je crois en la bonté et en le rachat, si je commence à éliminer ceux que je dois aider, je ne parviendrais jamais à mes fins. Elle joue les innocentes, et je me demande si elle croit vraiment que je vais la croire. Je sais exactement tout ce qu'il y a à savoir sur elle et même si je n'avais pas suffisamment de preuves contre elle, je sais ce qu'il en est de son cas.

« C'est quoi cette profession de foi ? T'essaies quoi là ? De me faire croire que y'a erreur sur la personne ? A d'autres, je sais exactement ce qu'il en est de toi et c'est pas parce qu'ils n'ont pas suffisamment de preuves contre toi que ça fait de toi une innocente, ça fait juste de toi quelqu'un de prudent et de maligne, c'tout. »

A la différence de beaucoup de mes collègues, je ne suis pas de ceux qui refusent d'avouer que certains criminels sont intelligents, plus rusés que la police ou autre. Je n'ai pas besoin de les rabaisser pour me sentir plus fort qu'eux. Il arrive parfois des gens qui savent effacer leurs traces. Ils ne sont pas tous comme ça, mais il en existe, les dénigrer ne servirait strictement à rien, sauf à se voiler la face. Si elle était toujours libre à l'heure actuelle c'est que d'une part ce n'était pas vraiment elle qui était dans le viseur et d'autre part, même si c'était le cas, elle savait être prudente pour ne pas se faire prendre et c'était tout à son honneur. Mais des erreurs ont en faisaient tous, elle finirait par en faire, ne serait-ce qu'une, et si un flic la repère, elle est bonne pour passer par la case prison. Jessie continuait son petit délire sur le fait que si j'étais ici, c'était pour elle. Je préférais boire ma bière plutôt que de l'écouter, elle se répétait et c'était ennuyant. Comment lui dire que je m'en torchais vraiment d'elle ?

« Mais je t'en prie, tout ce qu'ils vont constater c'est un égo sur-dimensionné et une obsession délirante à mon encontre. Si tu crois que t'es la seule criminelle dans cette ville, c'est qu'il va falloir regarder un peu plus la TV et ouvrir un peu plus le journal. »

Fallait-il encore qu'elle sache lire, ce que je doutais. Non j'étais méchant et je m'en rendais bien compte, mais avec cette attitude, je ne pouvais pas m'en empêcher. Elle m'agaçait cette gamine qui se prenait pour une grande. Je la trouvais un peu trop curieuse à mon goût et les raisons qui m'ont poussé ici ne la regardent en rien, je n'avais donc aucune raison de lui répondre.

« Jouer les flics ne te sied pas au teint ! Lâches l'affaire et barres toi ! J'm'en cogne de toi et des raisons qui t'ont poussé à venir ici, fais de même !»

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MessageSujet: Re: Are you kidding me? [Caleb] Sam 22 Mar - 3:33

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Chien et chat, voilà ce qu'ils étaient tous les deux ou du moins ce qui définissait bien leur relation houleuse. Eh encore, ce ''couple'' d'animaux arrivaient souvent à s'entendre au bout d'un long moment de cohabitation forcée, mais eux, autant dire qu'il n'y avait aucun espoir et qu'il valait mieux ne pas vivre dans un monde un peu trop utopiste. Entres les piques du policier et les siennes, la situation pouvait dégénérer à n'importe quel moment, ce qui ne risquait pas d'aller en s'améliorant. Si quelqu'un ne s'était pas amusé à lui faire perdre patience pour des broutilles, peut-être qu'elle ne se serait pas donnée la peine d'aller enquiquiner l'homme, car qu'il ait réellement raison ou non, Jessie n'avait du tout envie de le croire même s'il paraissait sincère en se foutant de son sort ainsi que de son existence toute entière.

- Tsss... Siffla-elle entre ses dents légèrement agacé par son commentaire. Autant dire qu'elle n'appréciait pas de se faire traiter de gamine par quelqu'un qui ne la connaissait pas personnellement. Si tu le dis, rajouta-elle avant de laisser une autre gorgée de sa bière couler tout au fond de sa gorge. Certes, jouer la carte de l'innocente ne servait à rien surtout en voyant son attitude agressive qui pouvait lui jouer de mauvais tours. Étant maligne, j'peux faire ton boulot à ta place comme ça j'vais changer de profession. Ça me changera d'air. Un léger sourire en coin étira ses lèvres avant de s'effacer aussitôt comme si ce petit jeu ne l'amusait plus du tout. S'ils restaient là tous les deux, ils finiraient bientôt par se tomber dessus lorsque l'un arriverait à son point de saturation. 

Alors que lui aussi ne se gênait pas pour cracher son venin sur sa petite personne sans prendre la peine de mâcher ses mots, ce qui à la base était aussi le cas de la jeune mafieuse, cette dernière termina sa boisson alcoolisée avant de pousser la bouteille un peu plus loin. N'ayant pas l'intention d'en commander une autre et encore moins de traîner plus longtemps ici avec un policier qui aimerait bien voir sa tête sur un plateau d'argent, Jessie glissa sa main dans sa poche afin d'en soustraire quelques billets. Les laissant tomber sur le comptoir à l'adresse du barman, la rousse commença à se lever lentement de son siège non sans prononcer quelques mots à son interlocuteur. Puisque c'est si gentiment demandé et que c'est toujours l'amour fou entre toi et moi, j'crois que j'vais aller voir ailleurs histoire de ne plus voir ta sale tête. J'espère qu'on... Au moment où elle était pratiquement debout, cette dernière avait captée un mouvement suspect du coin de l'œil. À l'instant où son regard avait glissé vers ce ''mouvement'' une silhouette familière s'était dessinée dans son champ de vision. Un grand type, qui avait facilement une tête et demi de plus qu'elle, semblait chercher quelque chose - ou plutôt quelqu'un dans ce cas-ci -. Inutile d'être devin pour deviner qui était sa fameuse cible. Ce pauvre gars au libre arbitre aussi développé qu'un mollusque s'avérait être le ''copain'' de la fille à la grande gueule qui ne savait jamais quand la boucler, donc connaissant son petit caractère, l'espèce de psychotique avait dû inventer une histoire à son sujet en lui intimant de lui réarranger le portrait. Comme quoi certaines personnes n'acceptaient pas d'être rejetées comme un vieux rebut inutile.    

- Ahhh merde, laissa-elle échapper entre ses lèvres mi-closes. À moins de chercher directement une confrontation à la seconde même, la jeune femme se réinstalla sagement sur le siège. Va peut-être y avoir du grabuge. D'un côté il y avait ce policier qui ne pouvait pas la voir en peinture - aussi accessoirement son cas - et de l'autre un pauvre type aussi costaud qu'une armoire à glace qui la cherchait au milieu des clients. Génial. Au moins grâce à sa casquette, Jess' pouvait masquer sa chevelure enflammée aux yeux de tous ce qui permettait de ralentir son identification.
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MessageSujet: Re: Are you kidding me? [Caleb] Jeu 27 Mar - 11:56

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Au moins elle aura entendu ce que j'avais à dire, certes je n'y vais pas de main morte pour lui faire comprendre que je ne l'aime pas et que je méprise tout ce qu'elle représente, mais on ne peut pas dire qu'elle mâche ses mots. On se balance notre venin à la figure en espérant voir l'autre craquer le premier. Seulement moi j'ai une longue expérience dans ce genre de domaine, j'en ai arrêté des types dans son genre, qui jouaient les gros malins et qui pensaient que j'allais craquer. Et même si j'avais très envie de leur arranger le portrait, je me retenais car je savais qu'ils n'attendaient que ça. Mais je n'étais pas là que pour lui balancer des crasses à la gueule, je n'étais pas là pour tester son égo et je ne pensais sincèrement pas qu'en étant de mauvaise foi, ça change quelque chose. Alors oui, je lui ai dis qu'elle était maligne et je vois que c'est bien la seule chose qu'elle a retenu de mes propos, comme si c'était la seule chose d'intéressante ou de vraie à ce que je lui ai raconté. Personnellement ça ne m'étonne même pas, je trouve ça même limite amusant et si elle veut aller par là, on va y aller à deux.

« Mais je t'en prie, personne ne t'en empêche. De toute façon ne dit on pas que les meilleurs flics sont ceux qui sont à la limite d'être comme ceux qu'ils attrapent ? Ils sont ceux qui les comprennent le mieux, qui pensent comme eux ... »

C'est peut-être pour ça que j'ai fini au FBI, parce que finalement je comprends parfaitement ceux que je poursuis. Oh évidemment pas tous, quand il s'agit de crime sexuel, je ne me réfère qu'aux cas précédent et ce sont les preuves et les faits que j'analyse qui me permettent de mieux comprendre ceux que l'on pourchasse, mais les tueurs méthodiques sont ceux que je comprends le mieux car j'ai eu moi même l'occasion de devoir réfléchir sur comment me débarrasser d'un corps sans qu'on me soupçonne, j'ai eu à nettoyer une scène de crime, à emmener les enquêteurs sur de fausses pistes et jusqu'à présent ça à plutôt bien marché. Evidemment mes victimes étaient toutes des putains de criminels qui avaient échappé à la justice mais même si j'avais à 100% raison, personne ne le verrait comme moi, j'en suis bien conscient.
Enfin Jessie décide qu'il est temps de prendre congé. J'ignore si elle se rend compte qu'elle est ridicule avec ses pseudos menaces et délires de complots ou d'harcèlements sur sa personne. Si elle savait comment je m'en bas les couilles d'elle et de son petit trafique. D'autres sont sur le coup et je leur laisse bien se plaisir de la coffrer.

« Qu'on ne se reverra pas de sitôt ? Je l'espère aussi ! »

Je ne faisais pas attention à son petit manège, j'avais même arrêter de la regarder. Du coup je n'avais pas vu le pourquoi de cet arrêt brutal dans son beau discours et je m'étais amusé à le clôturer à ma sauce, en me foutant du pourquoi de ce silence. Mais je finis, bien malheureusement d'ailleurs, par devoir m'en soucier car je la vis se rassoir. Intérieurement je me disais qu'elle devait se foutre de ma gueule, que ce n'était pas possible qu'elle s'acharne autant. Quand elle reprit la parole, je crus qu'elle allait me dire que finalement, le fait que ça me fasse trop plaisir ne l'enchantait pas et qu'elle allait donc devoir rester pour être sûr qu'elle me pourrirait bien ma soirée, ou une connerie dans ce genre. Mais rien de tel ne sorti de sa bouche, visiblement elle avait vu quelque chose ou plutôt quelqu'un qui lui fit changer d'avis sur son départ plus que désiré. Je la regardais, mi agacé, mi interloqué.

« T'es sérieuse là ? »

Quand je tournais mon regard de l'autre côté, je vis un gars ou plutôt un torse, imposant ça on ne pourra pas dire le contraire, qui nous faisait face. Quand je relevais le visage vers le haut de la montagne, je vis qu'il fixait Jessie et au vu de sa tronche, elle avait encore dû chercher la merde, pour ne pas changer. Je soupirais, je n'avais aucune envie de l'aider mais il était de mon devoir d'éviter la moindre bagarre. Et puis avec la chance que j'ai je me recevrais forcément un ou plusieurs coups et ça me gonflais d'avance.

« Bonsoir ... Je sens que cette jeune personne est pile celle que vous êtes venu chercher ... Malheureusement je vais être dans le regret de vous annoncer qu'elle ne pourra pas se joindre à vous ... Elle doit répondre à quelques questions au poste, du coup elle va venir avec moi ... Si l'envie vous prenez de quand même passer au dessus de ça, sachez que vous êtes sur le point d'interférer dans une enquête fédéral et que vous risquez une peine de prison pour entrave à une enquête ... Et croyez moi, je prendrais un grand plaisir à vous coller au trou jusqu'à ce que vous ayez oublié à quoi pouvez ressembler le soleil ...»

Je lui sortis mon badge avec écrit en gros FBI ... deux choix s'offraient en cet instant, soit il laissait tomber, je prenais plaisir à menottes cette chère Jessie pour continuer ce petit jeu et je la relâchais plus loin, soit alors toute cette histoire s'envenimait et je sens que je vais regretté d'être venu ce soir ...
lumos maxima

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Are you kidding me? [Caleb]

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