.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
FORUM FERMÉ

Partagez | 
 

 Un amour tellement ... Fusionnel? - Joker

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Un amour tellement ... Fusionnel? - Joker Ven 7 Mar - 23:53

Il regardait le beau tableau de son bureau, une femme pâle qui regardait le ciel, sa chevelure noire ondulante était constituée de visage hurlant, semblant souffrir, une peinture en noir et blanc qui semblait refroidir la pièce. Aujourd’hui était un jour spécial : il recevait le cerveau le plus intéressant du moment. Jack Napier, ou Joker, mais il ne l’appellerait pas sous son nom de scène, il s’appelait Napier, il l’appellerait comme ça un point c’est tout. Le joker est juste un fou et comme tous les fous il a eut des parents ou du moins en a eu peut être, qui lui ont donné un nom.

Il avait reçu le dossier et l’avait épluché à la loupe, ce qui en ressortait et qu’il était agressive envers les psychiatres, ce qui le fit rire. Il n’avait pas peur de lui, Aster n’était pas un cœur tendre non plus, son fiston pouvait en témoigner. Il entendit soudain des pas dans le couloir, au bruit, ils étaient plusieurs et se dirigeaient vers son bureau. L’invité d’honneur de cette séance ! Il commença déjà à installé la cassette vierge dans le magnétophone. Il vit deux matons larges comme des armoires entrer… Toujours sans frapper, quelles mauvaises manies ! S’il pouvait, il leur couperait une main pour qu’il retienne la leçon… Une main c’est un peu sévère, c’est vrai, peut être juste un doigt pour commencer.

Il regarde installer le clown burlesque. Le joker, il n’a vraiment rien d’extraordinaire à première vu. Les gothamois étaient facilement impressionnables. Lorsque les infirmiers sortirent, il appuya sur le bouton enregistré et commença à parler d’un ton très calme et très distinctement.

« Séance 1. Dr. Aster O’Dwayne, Patient Jack Napier. Patient agressive, violent et imprévisible. Il semble avoir des penchants fétichistes, peut être pour le maquillage de … Cirque ? Quoi qu’il en soit, mon prédécesseur ne m’apprend rien d’utile pour la suite. Bien parlez sans faire attention à cela Mr. Napier, les mots est le meilleur moyens pour décortiqué un cerveau aussi complexe soit il. Vous avez été interné à Arkham après avoir été attrapé par le Batman ? Bien. Je ne vais pas vous brusquer, nous allons commencer simplement par un jeu. Je dis un mot, vous dites le premier qui vous vient à l’esprit. Ce n’est pas trop compliqué ? Il toussa pour s’éclaircir la voix , Animal … Fleur… Table... Arme… Sentiment… Beauté… »

Il parlait très calmement, il ne montrait aucun sentiment puis il se coupa :

« Vous vous entendez bien avec un dénommé Griffin O’Dwayne il me semble. Vous le manipulez je suppose ? Qu’en attendez-vous ? Il vous a montré ses cicatrices je présume ?»

Cette remarque le fit sourire… Les couteaux, Griffin avait tellement peur de ses couteaux, le souvenir onctueux de le voir le supplier quand il savait qu’il avait fait quelque chose de mal, un élan de plaisir s’emparait du psychiatre qui se reprit aussitôt toujours souriant.

« Parlons de votre enfance. Vos parents, quels souvenirs en gardez vous. Ca ne sert à rien de mentir, ce ne sera constructif pour personne et vos histoires « incroyables » ne m’intéresse absolument pas. »

Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Un amour tellement ... Fusionnel? - Joker Dim 9 Mar - 19:37


Un amour tellement... fusionnel ?
ft. Aster O'Dwayne

Il avait décidé dès les deux premières minutes qui avaient suivies son entrée dans le bureau de son nouveau psy qu’il ne l’aimait pas. Ce qui n’avait rien de surprenant ; le Joker vouait un mépris farouche à ce corps de métier. Comment aurait-il pu en être autrement quand sa philosophie de vie se construisait presque en opposition à la leur ? En ce sens, le Joker était à la fois le pire et le meilleur patient pour un psy. Le meilleur, parce qu’il incarnait le défi auquel tout psychiatre digne de ce nom avait envie de se frotter : il était une énigme à résoudre, un challenge à relever, le cas de toute une carrière. Le pire, parce qu’il en avait parfaitement conscience et en jouait sans vergogne. Il savait, en l’espace de quelques secondes, se construire et se déconstruire une personnalité taillée sur mesure pour ses interlocuteurs dans le simple but de les manipuler, mais quoiqu’il leur donnât, au bout du compte, il restait un mystère, aussi insaisissable qu’impénétrable. D’autant que, des méthodes les plus traditionnelles aux plus atypiques, nulle n’avait su démontrer une quelconque efficacité sur le clown. L’hypnose n’avait aucun effet sur lui, les injections de Pentothal donnaient des résultats trop invariables pour y accorder un quelconque crédit, et le polygraphe était parfaitement inutile dans son cas. Ils étaient donc là, à scruter, analyser, fouiller, disséquer le moindre élément de réponse qu’il voulait bien leur donnait avec l’avidité du vautour lorsqu’il déchiquetait sa proie. Il se sentait comme un rat de laboratoire vers lequel on aurait penché une loupe géante pour mieux analyser ses moindres faits et gestes. Si pressés de lui composer un passé torturé qui aurait expliqué ce qu’il était devenu, si désireux de l’enfermer derrière l’étiquette d’une maladie mentale qu’ils pensaient pouvoir guérir, si désespérément soucieux de réussir là où tous les autres avaient échoués. Mais il n’y avait qu’une personne qui pouvait comprendre, et c’était probablement la dernière personne au monde à le vouloir.

Du bon côté des choses, il avait enfin quitté l’isoloir – sa dernière entrevue avec un psy s’était terminée de façon assez… abrupte, et lui avait valu de se retrouver sous sédatifs (en général sans réel effet sur son système, mais ils lui avaient administrés une dose de cheval) sans possibilité de quitter cette détestable cellule pendant deux semaines. A présent qu’il était propre et que ses pensées étaient à peu près cohérentes, il se sentait de bien meilleure humeur, ce qui était une bonne chose pour son nouveau psy : il avait refusé de dire ce qu’il s’était passé avec le précédent, mais le pauvre homme avait été retrouvé mort dans son bureau, le Joker riant aux larmes à ses côtés. Les caméras de surveillance avaient pu confirmer que le clown n’avait pas un instant quitté sa chaise, se contentant de parler tout au long de l’entrevue… mais sans le son, ils n’avaient pu découvrir ce qu’il avait ainsi pu dire qui avait poussé le docteur à retourner l’arme qu’il cachait dans son tiroir à des fins défensives contre lui-même et a presser la détente. L’enquête avait déterminé que l’homme devait être lui-même quelque peu instable, fragilisé par les conditions de travail moralement éprouvantes d’Arkham, et l’affaire avait été conclue, étouffant tant bien que mal le scandale qui avait manqué mettre en lumière, une fois de plus, la sécurité plus que douteuse de l’asile.

Et c’était ainsi, pieds et mains menottés, que le Joker se retrouvait à entrer dans le bureau, nouvellement décoré, de son successeur. On le fit asseoir sans douceur et tandis qu’il scrutait son nouveau psy, celui-ci s’empressa d’allumer ce qui devait être un magnétophone, démarrant les hostilités sans s’encombrer de formules de politesse. Le Joker arqua un sourcil, quelque peu agacé, mais demeura muet, l’air parfaitement indifférent aux propos de son interlocuteur. Sous la surface en revanche, l’envie féroce de lui arracher les cordes vocales en plongeant sa main dans sa bouche s’était emparée de lui dès le moment où les mots « Jack Napier » avaient été prononcés. Entendre ce nom lui hérissait le poil, assez pour lui faire préférer l’appellation « patient 0801 ». S’il tiqua sur la mention concernant son pseudo-fétichisme, il n’en montra rien non plus, parfaitement stoïque sur sa chaise, ne manifestant même pas d'indication qu’il entendait bien ce qu'on lui disait. Ce psychiatre n’était pas seulement impoli et stupide, il était clairement incompétent. Incapable de voir au-delà du masque. Oh, mais il n’en aurait pas attendu tant, non. Ils étaient tous les mêmes, ils s’arrêtaient sur des détails insignifiants comme sa teinture de cheveux, négligeant ce qui était vraiment important. Le Joker n’était assis que depuis quelques minutes, et déjà il s’ennuyait à mourir. Le nom de Batman en revanche, alluma une brève étincelle dans son regard, mais il s’obstina dans son silence.

La suite avait un goût affreusement fade de déjà-vu, mais les associations d’idées devaient probablement faire partie de ces techniques incluses dans le petit kit du parfait psychiatre, sans lequel le bon docteur se serait probablement senti perdu, et le Joker accueillit ce petit jeu sans sourciller, la bouche obstinément fermée.

« Animal ? »

Chauve-souris.

« Fleur. »

Poison.

« Table. »

D’opération.

« Arme. »

Couteau.

« Sentiment. »

Peur (celle-là est pour toi, Scary).

« Beauté. »

…Joker.

Tout au long de l’énumération, le clown resta parfaitement muet, ne trahissant rien des pensées qui traversaient son esprit, comme s’il attendait lui aussi une réponse qui ne venait pas. Ce ne fut que lorsque le psy s'interrompit enfin qu'il daigna réagir :

« Oh, pardon, vous attendiez une réponse de ma part ? Il m’a semblé un instant que vous vous adressiez à un certain monsieur Napier. »

Il se fendit cette fois d'un sourire envers le quinquagénaire qui lui faisait face, aussi large que faux, et chargé de menaces implicites. La question sur Griffin le prit cependant quelque peu au dépourvu, et son regard se posa sur la plaque qui ornait le bureau et lisait clairement « Aster O’Dwayne » en lettres d’or. Si les deux étaient liés comme le nom semblait l’indiquer, le Joker comprenait soudain avec une parfaite clarté comment son camarade avait fini ici. Il avait comme dans l’idée que ce serait lui rendre service que de supprimer cette branche là de sa famille… qu’il ne soit jamais dit que le Joker ne savait pas avoir le cœur sur la main : il se sentait soudain d’humeur particulièrement altruiste. Mais il était bien décidé à jouer un peu avant de tenter quoi que ce soit – quitte à retourner deux semaines dans l’isoloir, autant faire que chaque seconde écoulée dans ce bureau en vaille la peine.

« Vous devriez peut-être lui poser la question, docteur. Je crains d’appliquer la règle du secret professionnel à mes collègues ; il faut se serrer entre les coudes entre criminels, vous savez. »

Il énonça ces mots d’un air entendu, comme si cela tenait de l’évidence et qu’il aurait dû se sentir outré qu’on lui pose une question pareille, mais bien sûr, la suite de l’entretien devait s’avérer pire encore, bien pire. Un tic nerveux parcourut les doigts du Joker qui se crispèrent en réaction, comme désireux de se refermer sur quelque chose et de serrer, serrer jusqu’à…

« C’est un tableau intéressant que vous avez là. Je me demande bien ce que ça dit sur vous ? Quel genre de parent avez-vous été, Aster ? Un père aimant, j’en suis sûr. Quel choc ça a dû être de voir votre fils admis dans cet asile, pas vrai ? Un choc suffisant pour que vous vous empressiez de vous faire muter ici ? Voilà ce que j’appelle de la dévotion. »

Tandis qu’un nouveau sourire ponctua cette déclaration, les mains du Joker vinrent se poser à plat sur ses jambes dans un cliquetis de chaînes, le faisant adopter une attitude qui semblait des plus inoffensives. Son regard, en revanche, était tout, sauf inoffensif.  
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Un amour tellement ... Fusionnel? - Joker Mer 12 Mar - 17:04

La réponse du criminel fit sourire le vieux psychiatre, l’individu lui semblait de plus en plus intéressant. Il disait d’un ton calme et posé.

«  Oh, cela m’a ébranlé de savoir qu’il est devenu comme la plupart de mes patients : fou. Concernant votre nom, je ne vous appellerais pas Joker tout simplement parce que ce n’est pas votre nom, vous vous appelez Jack Napier un point c’est tout. Je ne reviendrais pas là-dessus. »

Il avait remarqué directement la lueur qui avait illuminé son regard quand il prononçait le nom de la chauve-souris de Gotham. Un point qui semblait le toucher apparemment. Il aborderait ce point plus tard. Pour l’instant, il voulait surtout en savoir plus sur sa personne.

«  Monsieur Napier. Je vais vous avouer quelques choses. Vous n’avez aucune maladie mentale connu ou plutôt vous en avez tellement entrelacée dans votre esprit malade qu’aucune n’est décelable particulièrement. Il n’y a que mes collègues pour croire que vous pouvez retrouver la raison. Pour ma part, je pense intimement que vous ne soignerez pas mais vous êtes un sujet très … Attrayant ? Stoppons là les tests de personnalité bidon et engageons une conversation simple. En fait. Si vous ne souhaitez pas raconter votre histoire, c’est votre droit ! Elle est sans doute sans aucun intérêt, c’est beaucoup mieux d’inventer quand la vraie est d’un ennuie notable. Bref, passons. Batman, vous l’aimez bien ? J’ai pu remarquer tout à l’heure l’étincelle qui a germé dans votre regard après que j’ai prononcé son nom. »

La bande continuait de tourner lentement, Aster ne ménageait pas l’homme dans ses propos, il pourrait l’énerver ? Ah ! Ce serait intéressant à voir, pousser à bout un malade c’est trop facile mais tellement grisant. Il sortait un stylo bic qu’il mettait près du dossier.

«  Vous vous maquillez souvent. Vous aimez le maquillage ? Beaucoup trouvent ça ridicule, vous cherchez à susciter le rire par le ridicule ? Un peu comme un clown de cirque. D’ailleurs, comment vous êtes vous fait ces cicatrices ? »

Il cherchait par cette question à l’appâter, il savait après s’être renseigner que ce dernier aimait raconter cette histoire… Du moins, il aimait sortir une des nombreuses versions qu’il avait lui-même sans doute inventé. Aster avait aussi sa version sur la chose : Il se les ait juste fait lui-même parce que c’est un fou, après ça, ce clown aimait bien meubler, broder autour de manière différente, il faisait ce qu’il voulait. C’était SON histoire après tout.
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Un amour tellement ... Fusionnel? - Joker Lun 24 Mar - 17:32


Un amour tellement... fusionnel ?
ft. Aster O'Dwayne

Bien appuyé contre le dossier de sa chaise, les jambes légèrement écartées, mains en avant, le Joker habitait l’espace d’une façon qui exprimait clairement son exubérance et l’émancipait de son rôle de prisonnier : il portait des chaînes, oui, mais rien dans son comportement ne suggérait qu’il était soumis, bien au contraire. Il marchait dans Arkham comme s’il s’agissait de son palais, regardait ceux qui y travaillaient avec le même mépris amusé que s’ils étaient ses sujets, et portait ses menottes comme d’autres portent des bracelets. Son attitude témoignait d’un libre-arbitre qu’il ne cessait pas de revendiquer sous prétexte qu’il était enfermé. Où qu’il aille, quoiqu’il fasse, comment et avec qui, il restait maître de ses décisions. Et cela s’appliquait également à son psychiatre : il était pour le moment à l’épreuve, mais dès le moment où le clown déciderait qu’il en avait assez, sa présence ne serait plus qu’un mauvais souvenir pour lui. Et il avait comme dans l’idée que ce moment arriverait plus tôt que tard. Au moins, il aurait une raison d’être ébranlé ; un terme qui pouvait être difficilement plus éloigné du ton calme et posé avec lequel il lui avait répondu au sujet de son fils. La folie n’était peut-être pas héréditaire, mais dans le cas des O’Dwayne, le Joker se dit que le doute était permis.
Le commentaire concernant son identité le fit quant à lui soupçonner que l’homme avait des penchants suicidaires, auquel cas il était bien parti pour les satisfaire sous une durée qui ne cessait de se raccourcir à mesure qu’il parlait. Malgré tout, il répondit d'un air détaché, presque amusé :

« Vraiment ? Vous avez des, ah, preuves que c'est mon  véritable nom ? »

La question était rhétorique : le Joker savait pertinemment qu’ils n’en avaient aucune : il ne possédait pas de papiers, ils n’avaient trouvé aucune correspondance à l’aide de son empreinte digitale, aucune personne susceptible de le reconnaître, ils n’avaient rien, aucune prise sur lui. A vrai dire, à moins que Jack Napier ne fût le nouveau John Doe, il n’avait pas la moindre idée de la façon dont ce nom était arrivé sur son dossier d’admission. Il aurait aussi bien pu s’agir d’une simple erreur (vu le niveau d’incompétence auquel il avait été confronté depuis son arrestation, il n’aurait pas été surpris) qu’au contraire d’une manipulation destinée aussi bien à le démystifier aux yeux de Gotham qu’à faire croire à une quelconque efficacité des forces de l’ordre – ni l’un ni l’autre ne l’aurait étonné. Et considérant le mensonge qui avait été bâti autour de Batman et Harvey Dent, il était tout enclin à pencher pour la seconde option. Bien sûr, il existait toujours la possibilité que ce fût son vrai nom ; il aurait été bien en peine de le nier ou de le confirmer, mais accorder ce bénéfice du doute aux autorités de la ville lui demandait un acte de foi dont il était bien incapable.

Soudainement, sans prévenir, il se pencha par-dessus la table pour s’approcher du visage de son interlocuteur d’aussi près que possible sans quitter sa chaise, le détaillant d’un regard perçant.

« Mais, puisqu’on s’autorise ce genre de familiarités, je trouve que vous avez une tête à vous appeler Britney, je suppose que vous ne voyez pas d’inconvénients à ce que je vous appelle ainsi ? »

Il étira ses lèvres en un grand sourire, avant de se rassoir aussi brusquement qu’il s’était levé. Faisant glisser une nouvelle fois son regard sur le tableau accroché au mur – moins par intérêt pour lui que par désintérêt pour le psy – il fit mine de se concentrer sur ses détails, l’air peu concerné par le diagnostic que celui-ci offrait quant à sa santé mentale. Des petites cases, des petites cases et encore des petites cases, avec grands noms pompeux étiquetés dessus pour se donner un semblant de légitimité et faire passer ce qui n’était qu’une forme paresseuse de psychiatrie pour quelque chose de scientifique. Le soudain changement de démarche du docteur ne sembla pas non plus attirer son attention ; il cherchait à provoquer une quelconque réaction en lui et le Joker n’était pas vraiment d’humeur à entrer dans son jeu, quelle que fut la forme que ce jeu prît. Un désintérêt qu’il était bien évidemment incapable de manifester lorsqu’il s’agissait de sa Némésis. Ses yeux revinrent se poser sur Aster aussitôt que le nom de Batman franchit ses lèvres et il ressentit une colère presque absurde au simple fait qu’il osât le prononcer alors qu’il en était si peu digne.
Il passa sa langue sur ses lèvres avant de répondre sur un ton aussi lent et infantilisant que possible, l’expression presque soucieuse pour la santé mentale de l’autre comme si c’était lui le psy et l’autre le patient :

« J’admire vos talents d’observation, doc’, je pensais pourtant si bien cacher mon jeu, je veux dire, ce n’est réellement pas comme si tout ce que j’avais fait jusqu’ici n’était que provoquer le Batman, hm ? Mais puisque vous avez percé mon secret, il ne me reste plus qu’à tout avouer… » Il adopta brièvement un air pensif. « Voyons, si j’aime bien Batou ? Et bien, si j’étais tout à fait honnête… je dirais même que je lui voue une passion dévorante ! Mais surtout, n’allez pas le répéter, je ne voudrais pas que ça s’ébruite. »

Il lui lança un regard entendu, comme s’ils avaient un accord tacite, tandis que ses doigts tapotaient le bord du bureau dans un rythme enjoué - rythme bientôt brisé par les nouvelles questions du quinquagénaire qui lui arrachèrent un soupir exagéré.

« Est-ce que j’ai réellement une tête à vouloir faire rire ? » rétorqua-t-il sur le ton le plus sérieux dont il se savait capable. « Votre problème, c’est que vous ne vous concentrez que sur la surface des choses, est-ce que je vous demande pourquoi vous vous faites votre raie à gauche, moi ? »

Il leva les yeux au ciel comme s’il était offensé dans tout son être par une telle impolitesse. Assez en tout cas pour qu’il ne saisisse même pas l’occasion de mettre en scène ces cicatrices à travers une histoire aussi tragique que plausible vouée à attirer l’attention de son public alors qu’on lui en offrait la possibilité. Au lieu de ça, il répondit sur un ton aussi provocant que possible :

« J’ai parié que je pouvais mettre quatre balles de golf dans ma bouche. Que voulez-vous, je suis un homme de parole. »

Il se fendit d’un sourire insolent. Le docteur voulait le provoquer ? Et bien ils pouvaient être deux à jouer à ce jeu là.
 
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Un amour tellement ... Fusionnel? - Joker Mar 25 Mar - 21:45

« Oh j’ignore si vous faites rire, personnellement vous ne me faites pas rire mais j’ai un sens de l’humour très subtile, alors les gamineries ne m’amusent pas vraiment. Si vous ne voulez pas faire rire, pourquoi vous maquillez vous ? Remarquez que c’est pratique quand on veut paraître plus … Féminin. Hn »

Il lui fit un grand sourire hypocrite puis l’écouta d’un air visiblement amusé. Le joker semblait avoir une folie « particulière », du moins, une folie bien plus fascinante qui suscitait chez le psychiatre une fascination morbide pour sa cervelle. Il devait y avoir tellement de chose à étudier là dedans !

« Les apparences sont très importantes, et ce n’est que la première étape, j’aime prendre mon temps. Quand j’aurais décortiqué votre surface, je pourrais m’attaquais à ce qui se trame à l’intérieur de votre personne. Bien entendu, c’est une image, je ne compte pas vous découper en petit morceau… Même si, il ne continua pas sa phrase, passant à autres choses, il rebondit sur cette version grotesque et fit une mine un peu navrée, Oh, je suis déçu, je m’attendais à quelque chose de plus original tout en sachant que ce n’est pas possible de s’arracher les commissures de la sorte de cette manière ! Je pense plutôt à une coupe au couteau ou autres objets tranchants. »

Il s’arrêta de parler un temps, observant simplement l’homme devant lui dans un sourire lugubre. Cet être ridicule inspirait la peur, les gothamois étaient décidément trop fragiles. Aster n’avait aucune crainte, clairement, s’il cherchait à attenter à sa vie, il le tuerait simplement ! Comme si c’était la première fois… Oups, c’est un secret ! Le psychiatre était cruel, mais dans le sens primaire de ce mot, venant de cruor, la fascination pour le sang qui coule. Cette sensation du liquide encore chaud sur ses mains, ce rouge qui était éphémère dans sa couleur car bientôt il brunirait. L’irlandais lui lança un regard condescendent avant de reprendre la thérapie.

« Batman vous a enfermé ici comme tous les autres, je ne vois pas bien ce que vous avez de différent des autres internés, vous êtes aussi fou… Ah oui, il y a une différence ! Vous vous maquillez quoi que j’aie eu un patient qui se maquillait. Un homme très intéressant, il voulait devenir une femme et il a tué plusieurs gentes dames pour se faire un déguisement de femme avec leur peau. Comment l’appelait-on déjà ? Oh ça n’a pas d’importance ! Parlons plutôt de vous, ça doit être un sujet qui vous intéresse. Pourquoi êtes vous venu à Gotham ? »
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Un amour tellement ... Fusionnel? - Joker Mer 26 Mar - 16:06


Un amour tellement... fusionnel ?
ft. Aster O'Dwayne

Plus le temps passait, et plus le Joker se demandait très sérieusement si l’énergumène qui lui faisait face n’était pas en vérité un interné qui avait réussi à déjouer la faible vigilance de l’asile et à prendre la place de son psy. Ce qui était certain, c’était qu’il avait plus sa place derrière les barreaux que devant, sans même parler de son manque flagrant de professionnalisme. Que cherchait-il à obtenir en le provoquant ainsi ? Etait-ce une simple curiosité malsaine ou y’avait-il une raison quelconque à ses agissements ? Peut-être que le Joker avait tué quelqu’un qui lui était cher et qu’il était venu ici pour se venger – cela aurait certainement expliqué des choses –, mais l’intuition du clown lui disait qu’il n’y avait rien de tel : on reconnaît ceux de son espèce après tout, et il était prêt à jurer que le père O’Dwayne n’avait lui-même pas les mains propres.

Celui-ci reprit ses commentaires méprisants, clairement moins destinés à une quelconque forme de thérapie qu’à le moquer, voire à l’humilier. S’il espérait le contrarier en relevant son côté féminin c’était cependant peine perdue ; le Joker se fichait éperdument des étiquettes normatives qu’on collait aux individus, les enfermant dans certaines attentes que la société pouvait avoir d’eux dépendamment de leur sexe. C’était trivial, pire que ça, c’était même vulgaire. Sans importance. Une preuve de plus que les gens s’attardaient trop sur la forme et pas assez sur le fond. Ce n’était pas tant que le Joker assumait sa part de féminité, c’était qu’il n’y pensait même pas en ces termes. Trop réducteurs, trop restrictifs. S’il avait envie de porter une robe et une perruque, il le faisait. S’il avait envie d’appliquer du rouge sur ses lèvres, il le faisait. Comme pour tout, il suivait simplement ses envies. Il n’avait pas de limites, et certainement pas celles que la société aurait pu vouloir lui imposer.
Il se fendit donc d’un sourire, presque aguicheur, et prit un ton suggestif :

« Vous avez un problème avec la féminité, doc ? Ou, devrais-je dire, Britney ? »

Il sembla profondément amusé à l’idée que le psychiatre puisse réellement penser pouvoir décortiquer qui il était de l’intérieur alors qu’il avait déjà tant de mal à réellement comprendre ce qu’il voyait à l’extérieur, et plus encore lorsqu’il laissa sa phrase en suspens, suggérant qu’il n’aurait peut-être pas de scrupules à rendre cette inspection plus… concrète. Le clown, quant à lui, était tout enclin à ce que les choses prennent enfin une tournure intéressante : si Aster voulait le découper en petits morceaux, il était tout invité à le faire !
Il haussa les sourcils d’un air sceptique lorsque le docteur annonça qu’il s’attendait à plus original, adoptant une expression qui disait clairement qu’il commençait à questionner son bon sens : ce n’était certes pas sa version la plus crédible, et de loin pas la meilleure (il adaptait toujours ses histoires à ses interlocuteurs, et celui-ci ne méritait clairement pas mieux), mais en terme d’originalité, il aurait dit qu’elle était plutôt pas mal. Enfin, à mauvais public mauvais comédien !

« Oh, si vous voulez je vous montrerai que c’est tout à fait possible, avec un peu de bonne volonté on peut faire beaucoup de choses ! »

Malgré le ton réjoui de sa voix, il y avait dans ses paroles et dans son regard une menace qu’il ne prit pas la peine de dissimuler, bien au contraire. Dans un coin de sa tête, il calculait déjà toutes les possibilités avec lesquelles il pouvait infliger des dégâts au docteur de façon effective, et les scénarios ne manquaient pas. Le temps, et la liberté de manœuvre en revanche, un peu plus : il n’aurait probablement pas plus de quelques minutes avant que quelqu’un n’intervienne, ce qui lui retirait la possibilité de faire durer un peu le plaisir, et il était toujours menotté aux pieds et aux mains, ce qui réduisait la portée de ses coups. Néanmoins, son esprit avait déjà imaginé de façon vivace plusieurs dizaines de façons d’agir qui assureraient au bonhomme de passer un sale moment.
Lorsqu’il parvint à nouveau à se concentrer sur ce que l’autre lui disait, il nota que c’était la troisième fois qu’il relevait son maquillage ; clairement, c’était un détail qui semblait l’offenser personnellement.

« Je vais vraiment finir par croire que c’est vous qui avez un problème d’identité sexuelle, doc’, si ça vous intrigue tant que ça, je suis sûr que je peux vous prêter un peu de rouge à lèvres et de fard à joues – promis, ça restera notre petit secret ! » Son sourire se changea en rictus, et sa voix se fit plus acide lorsqu’il ajouta : « J’ai bien peur qu’il ne vous appartient pas de comprendre ce qu’il y a entre Batsy et moi. »

Il s’appuya un peu plus contre le dossier de sa chaise. Ses doigts avaient repris leur incessant tapotement contre le bord de la table, comme s’il résistait ainsi à l’envie d’en faire un usage moins… inoffensif. Mais le Joker n’était pas du genre à se refuser quoique ce soit, non ; il attendait simplement le bon moment : comme beaucoup de choses, dans la vie, tout était une question de timing.

« Qui vous dit que je suis venu à Gotham et que je n’y étais pas déjà ? Vous avez aussi des papiers qui prouvent ça aussi ? Peut-être qu’en fin de compte, vous devriez me parler de moi, j’en apprends beaucoup aujourd’hui… Allez-y, distrayez-moi, je suis bon public ! »
 
Revenir en haut Aller en bas



Invité

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Un amour tellement ... Fusionnel? - Joker Jeu 27 Mar - 21:42

Le docteur prit note, le maquillage n’était pas un sujet tabou mais sa réaction sur sa relation avec l’homme chauve-souris l’intrigue. Avait-il trouvé une petite faille où se glisser ? Pour l’instant, le psychiatre tâtonnait le terrain. Aster ne lui faisait pas de thérapie pour une simple raison, c’était inutile. Il ne soignerait jamais, un malade fini, on avait autant de chance de le faire revenir à la raison que de réussir un tir de cacahuète dans l’évent d’un marsouin en pleine vitesse! Il ne tique pas à la provocation du clown, s’il voulait l’appeler Britney, soit. Aster avait une maitrise totale de son self-control. Il fait un sourire forcé et dit d’un ton faussement courtois :

« Je vais devoir refuser votre offre généreuse, ça me fends le cœur, il appuya le sarcasme sur ces cinq derniers mots, Je n’ai pas les mêmes loisirs que vous. »

Il donnait même un surnom « sympathique » à la chauve-souris, fascinant. Etait-ce la confrontation entre le mal chaotique et le « bien » que le chevalier noire représentait ? Il y avait de ça mais ce n’était que la surface. De toute évidence, ces deux personnages étaient liés par des liens aussi forts que violents et surtout très complexes. Tout indiquait au psychiatre de creuser dans cette direction. Ces prédécesseurs étaient bien des idiots pour ne pas avoir mit le doigt dessus, c’était si évident, l’incompétence étaient croissantes à Arkham. Une nouvelle flopée de provocations atteignent ses oreilles et cela n’avait pas l’air de l’ébranler le moins du monde. Un petit psychiatre neuf aurait perdu ses moyens, ce sentirait ridicule devant ces répliques assassines mais Aster n’était pas un petit psychiatre neuf. Il avait suffisamment d’expérience pour prendre sur lui et surtout pour n’avoir pas peur des remarques désobligeantes de cafards… Enfin politiquement parlant, de patients.

« Vous savez bien que nous n’avons rien sur vous, par conséquent, j’ai le droit d’admettre ce que je veux puisque de toute manière, ce n’est pas vous qui démentirez étant donné que cela vous amuse de jouer avec votre propre passé. Ca ajoute du piquant au personnage je suppose. Bien. Il prit une pile de dossier qu’il mit en tas sur le coin de la table, Vous avez l’air de bien aimé l’homme chauve-souris n’est ce pas ? Vous lui donnez le même genre de surnom que l’on donnerait à un amant. C’est dommage que ce soit à sens unique. Après tout, vous n’êtes qu’un patient parmi tant d’autre. Oh oui, vous avez fait la une, tout le monde parle de vous, tout le monde vous craint mais tout le monde finira par vous oublier, comme tous les fous. Un autre cinglé arrivera, fera des massacres, le nouveau ennemi public numéro un et ainsi de suite. Le batman vous aura vite oublié quand il trouvera un nouveau psychopathe bien plus original. »

Il disait ces mots avec une indifférence saillante, cela ne lui faisait ni chaud, ni froid. Il prit un air souriant et satisfait. Clairement, le psychiatre comptait le pousser à bout pour pouvoir mieux analyser. On lâche certaine chose par inadvertance sous les pulsions de la dite colère. Les gens l’oubliaient souvent, ce clown n’était qu’un humain ! Oh, il pouvait impressionner par ses allures mais il était aussi mortel que n’importe quel terrien ici. Faites lui des injections létales, passez le à la chaise électrique, enfermez le dans la chambre verte, pendez le au bout d’une corde… Le résultat sera le même, il serait mort. Et c’est en cela qu’il n’impressionnait pas ce psychiatre.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé

may be a mutant
be careful




MessageSujet: Re: Un amour tellement ... Fusionnel? - Joker

Revenir en haut Aller en bas
 

Un amour tellement ... Fusionnel? - Joker

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ϟ A CITY OF EVIL 2.0 :: Les archives :: Archives ACOE v1.0 :: RP's Archivés-
Sauter vers: