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 RDV avec un poulet fédéral - Caleb

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MessageSujet: RDV avec un poulet fédéral - Caleb Jeu 20 Mar - 12:06

Aster se leva aux premières lueurs de l’aube, allant d’un pas rapide au travail, il ne prêtait attention à rien d’autre autour de lui. Il avait mit sa veste gris souris et il remettait rapidement en place sa cravate noire. Il faisait encore un peu sombre car le soleil ne s’était pas bien levé encore et des nuages assez bas dans le ciel ne l’aidaient pas à percer. Le peu de lumière léchant les murs de l’horrible Arkham Asylum lui donnait un air encore plus glauque. Alors qu’on pourrait s’imaginer des cris résonnant dans les couloirs, tout était d’un silence de mort. Les sédatifs faisaient bien leurs effets sur les malades. On n’entendait que les pas rapide du psy. Il tourna une fois à droite, alla tout droit puis deux fois à gauche avant d’arriver à une longue chaîne de portes toutes de même couleur, une seule chose changeait, les plaques où étaient annotées les noms des psy.   Il s’avança en saluant un collègue qui venait également d’arriver et s’arrêta à la troisième porte du fonds. Il plongea sa main dans sa poche pour sortir un trousseau de clefs qui tintèrent beaucoup. La petite clef pénètre la serrure, la tort et la porte s’ouvre dans un austère grincement.

Il retire sa veste qu’il accroche au porte-manteaux, il enfile alors une blouse blanche et se poste près de la fenêtre avant de lever les stores, laissant entrer la douce lumière matinal réchauffant les cœurs de tous. Il s’installa à son bureau et ouvrit son agenda : RDV FBI. Ah oui, c’est vrai, il avait oublié, il faut dire que cela l’intéressait si peu de rendre service aux fédéraux… Il soupire et sort un calepin, il tourne les pages et s’arrête sur une page vierge. Il prit un stylo et commença à noter deux trois trucs. Il s’arrête, et prends un dossier qu’il feuillette, il sourit et le balance sur un coin du bureau. Il ouvrit un tiroir et sort son magnétophone, insère une cassette où il était annoté : «  Séance 1 – Jack Napier. » La première et la dernière, quel dommage. Le seul échec professionnel d’Aster O’Dwayne, quelques choses qui lui donnait encore une désagréable sensation d’engourdissement dans la colonne vertébrale. Ils s’étaient entretués dans ce même bureau, quelle expérience épique ! En y repensant, les doigts du psy se raidirent, c’était si plaisant d’enfoncer ses doigts dans la gorge d’un autre individu, cela s’enfonçait comme du beurre en général… Mais les infirmiers étaient arrivé au moment le plus intéressant, c’était étrange de savoir qu’ils étaient compétents que quand on ne le souhaitait pas.

Il écouta attentivement la bande un demi-sourire aux lèvres, même si ce fut un échec, cette séance lui avait particulièrement plu. Quoi qu’il en soit, il sentait bien que la nouvelle psy du Joker s’était un peu trop rapproché de son patient et que, qui sait, peut être qu’un jour l’administration s’en rendra compte et Aster pourra de nouveau postuler pour l’avoir comme patient… Mais ce moment n’était pas encore venu et l’administration dans son extrême incompétence ne voyait déjà pas la disparition de centaines de doses de calmants alors les amourettes d’une psy et de son patient ! Ha !

Le coucou de l’horloge fit sursauter l’homme : il était 9h pile. Il arrêta l’écoute et rangea la cassette pour en mettre une nouvelle mais vierge. Il tendit l’oreille, ils entendaient l’agitation dans les couloirs, le réveil des fous, l’asile s’animait enfin. Et autre chose attira son attention, des pas s’approchant de son bureau : l’invité d’honneur ! Il réajusta son col de chemise et s’accouda au bureau. Au « toc-toc » de la porte, il dit d’un ton calme et posé :

«  Entrez. »
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MessageSujet: Re: RDV avec un poulet fédéral - Caleb Sam 22 Mar - 22:44

Allongé dans mon lit, je me perdais dans la contemplation du plafond de mon loft. Je ne regrettais vraiment pas d'avoir choisi cette vielle usine désinfectée, elle était le total opposé de la maison de mon père et s'était exactement ce que je voulais. Je ne voulais pas être comme lui et je tentais de le faire savoir en ayant un train de vie diamétralement opposé à celui d'Orion. Je crois que je le haïssais tout autant que je l'aimais et j'ignorais si j'étais capable de le faire tomber comme je le voulais depuis si longtemps. Faire tomber Orion serait mettre définitivement fin à son trafique mais également fin à ma famille et j'avais beau la détester autant que de l'aimer, je ne sais pas si je serais capable de faire ça à Callyope. La question ne se posait de toute façon pas, pas pour le moment, le moment n'était pas venu de faire un choix, je devais d'abord m'occuper de moi avant de m'occuper des autres. Je devais d'abord me remettre à flot et arrêter l'alcool, j'avais pris cette décision depuis quelques temps maintenant mais je n'avais pas franchement réussi à la mettre en pratique. Je buvais moins, c'était clair, mais ce n'était pas encore suffisant. Mais malheureusement je n'étais pas franchement prêt à mettre complètement de côté mon égo pour demander de l'aide, alors je ne risquais pas d'aller bien loin.

Une sonnerie retentit, ce n'est pas celle de mon réveille, mais celle d'un message texte. Je souffle, je sais que c'est le boulot, j'attrape mon téléphone et voit le nom de Mia apparaitre sur l'écran. Que me voulait-elle ? Elle m'informe que j'ai rendez-vous avec un psychiatre aujourd'hui. On entent un "HO NON, BORDEL !" résonner dans ma chambre. Je sais que ce n'est pas pour moi, elle ne me ferait pas un coup pareil, pas avec ce que je sais sur elle. Mais ça ne change rien, ça me fait chier de devoir me coltiner ce rendez-vous. J'en ai marre d'aller à Arkham, j'ai l'impression d'y passer ma vie. D'abord j'ai vu un psychiatre du nom d'Hannibal ... quelque chose, un gars propre sur lui, qui avait l'air de savoir ce qu'il racontait. Malheureusement la piste qu'il m'avait donné c'est révélé être une fausse piste, bien tenté, mais mauvais cheval malheureusement. Ensuite j'ai eu l'honneur de parler avec une infirmière puisque les psychiatres étaient tous indisponibles. Elle ne m'a pas raconté grand chose, mignonne mais un peu flippante, je crois qu'elle est partie quelques temps plus tard. Je crois avoir suffisamment donné avec Arkham, j'aimerais bien que quelqu'un se tape le sale boulot à ma place. J'appelle Mia pour lui dire le fond de ma pensée, notre conversation dure quelques minutes, elle gagne à la fin, c'est moi qui me tape le sale boulot. Ses arguments ? Je connais déjà Arkham, j'ai déjà mené ce genre de "rendez-vous" du coup j'irais droit au but sans réfléchir quinze ans à ce que je vais lui raconter et tous les autres son sur d'autres affaires en ce moment, je suis le seul dispo.

Je suis blasé mais résigné, je crois que je l'étais avant de l'appeler déjà. Je me lève, prend une douche et je m'habille. J'ai beau rejeté l'éducation de mon père, je ne peux m'empêcher de m'habiller avec des habits coûteux. C'est mon côté petit bourgs selon certaines de mes conquêtes. J'y peux rien, j'aime bien les beaux habits bien taillé, avec des tissus de qualités et pas les merdes qu'ils vendent en gros. Ma montre vaut quelques milliers de dollars, un cadeau de mon père. J'aurais pu la revendre si je l'avais voulu mais elle est trop belle pour atterrir à un bras qui n'aurait pas su l'apprécier à sa juste valeur. Une fois habillé, j'enfile ma veste en cuir, j'attrape mon casque et j'enfourche ma moto. Je vais en ville pour prendre le petit déjeuner avec ma soeur Callyope. Un peu avant 9h, je repars pour me rendre à Arkham. J'arrive vers le bureau du docteur O'Dwayne à 9h pile. A ce qu'il parait les psy adorent la ponctualité, on va voir si c'est vrai. Je frappe et j'entends une invitation à entrer, ce que je fais.

"Bonjour Docteur O'Dwayne, Agent Harker. Le bureau du FBI vous remercie de nous accorder un peu de votre temps qui doit très précieux, nous n'en doutons pas !"

J'entre dans le bureau, referme la porte et avance jusqu'au bureau, s'en m'asseoir.

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MessageSujet: Re: RDV avec un poulet fédéral - Caleb Dim 23 Mar - 13:10

Une formule de politesse classique pour s’excuser de prendre sur le temps du psychiatre, il avait de quoi, ça ne l’enchantais pas de déplacer ses thérapies pour les fédéraux. Aster dévisagea le nouveau venu mais lui accorda néanmoins un mince sourire faux. Il se redresse et désigne de la main une chaise. Chacun de ses gestes étaient amples.

« Asseyez vous je vous prie. »

Disait il d’une voix mielleuse et faussement sympathique, tout chez lui puait l’hypocrisie bien que ça ne se voyait pas, il n’était pas satisfait d’avoir un rendez vous avec un poulet, encore moins un poulet des fédéraux mais il le faisait pour la « beauté du geste », les aider c’était se mettre du « bon » côtés et ça c’était bien pour son image personnelle. Oh non, il était aux yeux de tous, un brave type qui n’avait pas hésité une seconde à rejoindre Gotham quand il a appris que son fils était devenu « malheureusement » fou.

« Donc pour résumer le tout, vous souhaitez mon avis sur une affaire. Vos profileurs ne sont pas capables de fournir un profil fiable ou vous venez pour m’interroger sur un de mes patients ? »

Comme si tu l’ignorais Aster, cela t’amuse de jouer avec les nerfs d’un flic ? Surtout quand tu as de suite remarqué selon sa démarche, son attitude, ses mimines qu’il avait des problèmes d’alcool. Facile à remarquer, c’est un fils de bourge, trop jeune pour amasser tout seul sa fortune, il doit sans doute profiter de celle de ses parents. Il était un peu nerveux, sans doute s’emportait il vite quand on titillait ses nerfs. Toujours exploiter les faiblesses des autres à son profit, une règle importante pour percer dans la vie… Comme le soleil à travers les nuages…

« Je suis toute à votre écoute, mon cher monsieur, je tenterais de vous aider du mieux que je peux dans la limite de mes capacités. »

Une autre phrase de politesse qui sonnait aussi faux que le reste, comme si Aster O’Dwayne allait se donner à fonds pour les aider, très drôle ! Cela le faisait déjà rire intérieurement. Rien qu’à respirer le même air que le fédéral, le psy ne l’aimait pas. Il faut dire qu’il n’aimait pas grand monde… Parmi ses collègues, il ne supportait que le Dr. Crane, enfin, il ne faisait plus vraiment parti de ses collègues vu qu’il était devenu son patient. On avait d’ailleurs accepté qu’il devienne son patient car il était le seul ici à être arrivé récemment et par conséquent à ne pas être subjectif sur son profil.
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MessageSujet: Re: RDV avec un poulet fédéral - Caleb Mer 2 Avr - 10:41

Blablabla, mon dieu que ces psychiatres me sortaient par les yeux, tous autant qu'ils sont. Imbus de leur personne, persuadés de tout savoir mieux que quiconque, ils se croient plus intelligents que tous ceux qui croisaient leur chemin. Je me demande si ce n'est pas lassant à force et je me dis que finalement à force de travailler avec des gens dérangeaient, ça ne m'étonne absolument pas d'en voir quelques uns en devenir à leur tour, même si je ne doute pas un instant qu'ils devaient déjà l'être à la base. Après tout il était connu que les meilleurs flics étaient des criminels en puissance. Ils pensaient comme ceux qu'ils traquaient et c'était cela qui faisaient d'eux les meilleurs limiers de la police. J'en savais quelque chose, moi qui avais déjà tué par le passé quelques individus qui n'auraient jamais dû être relâchés par la justice, sais comment ils pensent. Bon peut-être pas toujours, après tout la psychologie reste un domaine très vaste et très mystérieux et j'étais persuadé que même ce gars en face de moi était loin de tout connaitre, même s'il devait être persuadé du contraire. Mais même si je ne savais pas toujours ce qu'il se passait dans leur tête, ni pourquoi ils font ça, je sais comment ils s'y prennent. Je peux imaginer beaucoup de scénarii possibles, peut-être pas les plus déséquilibrés, mais je vise souvent juste pour certains. Je reste encore trop équilibré pour comprendre les plus dérangés et j'espère sincèrement que ça restera ainsi, je ne veux pas les comprendre, jamais.

Cet homme, ce O'Dwayne présente plutôt bien, mais avec le salaire qu'il doit toucher, il peut. Après je ne dis pas que c'est une honte d'avoir un salaire conséquent quand on fait médecine, il faut de l'intelligence, de la logique et une grande envie de perdre plus de 8 ans pour devenir psy. Il a l'air poli et courtois, mais n'est-ce pas son rôle ? Je ne doute pas un instant qu'il n'est pas comblé de me voir et j'aimerais lui dire que nous sommes deux. Je me serais bien passé de ce rendez-vous, les deux dernières fois ont été une perte de temps, mais le bureau ne veut rien savoir, ils veulent que l'affaire avance et elle ne le fera pas sans son aide, en tout cas selon eux. Qui ne tente rien, n'a rien ... mais qui tente trop ? Il me propose de m'assoir et je ne me fais pas prier. J'esquisse un semblant de sourire, s'il est hypocrite - ce que je suppose sans aucune preuve à l'appui - je ne le suivrais pas dans ce chemin. Ma ligne de conduite à moi c'est de dire ce que je pense, que cela lui plaise ou non. Evidemment je me trompe peut-être sur son compte, peut-être que tous les psy', ne sont pas imbus de leur personne et vaniteux, arrogants et faux ... mais bon je préfère rester sur mon idée première, elle était avérée jusqu'à présent et jusqu'à preuve du contraire, elle lui irait comme un gant. Une pointe de mépris bien dissimulée pour nos profileurs, au moins ça aura le mérite d'être clair, du moins pour moi. J'esquisse un sourire amusé.

"Un peu des deux disons."

Je ne suis pas du côté de nos profileurs, s'ils avaient fait leur boulot correctement, on pourrait arrêter le meurtrier, mais puisqu'ils sont incapables de nous dire précisément ce qu'on est censé chercher alors il nous est difficile de suivre une piste correcte. Mais bon on ne peut pas trop leur en vouloir, le psy que j'ai vu avant O'Dwayne était persuadé de savoir qui était le tueur et il s'est avéré qu'il se plantait sur toute la ligne, du coup, il faut se rendre à l'évidence que le meurtrier est bien plus futé que tous ses gens. Je n'aime pas qu'il m'appelle "mon cher monsieur", cela se veut poli mais je ne vois là que du mépris et une envie de me prouver qu'il est cultivé. Je m'en cogne qu'il est lu les fleurs du mal ou les misérables, je m'en tamponne la nouille avec une pelle qu'il parle 15 langues ou qu'il connaisse par coeur les mécanismes de notre cerveau, je veux des réponses et je veux des réponses fiables.

"Je suis déjà venu par le passé pour cette affaire. J'ai eu le plaisir d'en discuter avec un ancien de vos collègues ... dont le nom m'échappe ... Docteur Hannibal ... Bref, il était persuadé d'avoir découvert qui était le tueur, un de ses anciens patients ... seulement cette piste s'est avérée fausse, il n'était pas coupable. J'espère donc que vous nous serez d'une meilleure aide que votre confrère ..." Petite pique amicale pour lui démontrer que malgré leur statut de psychiatre, ils étaient des hommes comme les autres et que l'erreur restait humaine, il serait donc préférable qu'il s'en souvienne. "Je vous ai apporté le dossier, si vous voulez en prendre connaissance. C'est un tueur en série, il n'attaque que les femmes, physiquement elles ne se ressemblent pas, mais on pense qu'elles ont un point en commun, se sont des femmes indépendante, avec une personnalité très affirmée. Il les tue toute en les privant d'oxygènes, techniques qui changent parfois, mais le résultat reste le même ..."

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MessageSujet: Re: RDV avec un poulet fédéral - Caleb Dim 6 Avr - 9:30

Docteur Hannibal ? Il ne le connaissait pas, du moins de vue mais c'était tout ! Surement parce que cela ne faisait pas très longtemps qu’il avait été muté à Arkham. Il n'était pas non plus très proche de ses collègues en principes mais bon. Il ne savait même plus pourquoi il était parti et ne voyait même plus à quoi il ressemblait. Mais il était sûr d'une chose, il était meilleur que cet Hannibal, il le savait même s’il ne le connaissait pas ! Déjà, donner une si fausse indication à cause d’une analyse des « scènes » faussées était assez révélateur ! Il adressa un sourire des plus humble:

«  Je vous rassure de suite, je ne suis pas mon confrère. Travaillons un peu sur la question. Je ne suis pas un magicien, je ne compte pas vous sortir le nom du tueur mais je peux vous sortir des éléments nouveaux, utiles ou pas, nous le verrons bien !  Le tueur s’en prends à des femmes aux caractères affirmés, pourquoi ? On pourrait supposer, s’il s’agit d’un homme, un pervers qui n’a jamais eu de succès auprès des femmes et qui se vengent en conséquence ? Classique, mais ce n’est pas ça ! Tout simplement car il n’y a aucune déviance sexuelle dans ces crimes. Le tueur ne marque pas un endroit du corps en particulier,  ne met pas d’objet significatif près des corps et il ne vole rien aux victimes, c’est courant chez les prédateurs sexuels de garder un trophée… Pas de fétichisme ni de fantasmes étranges…  C’est bien plus complexe donc. »

Le psychiatre restait assez évasif, il était pour l’instant en phase d’observation. Il regardait chaque détail du maigre dossier avec minutie puis il poussa un soupir en relevant son regard vers le flic :

«  Bon, je n’ai pas grand-chose à analyser mais je vais faire avec. Revenons sur la méthode de tuer de notre cher assassin. Voyez qu’il ne se confronte pas physiquement avec ses victimes, pourquoi d’après vous ? Un homme n’aurait pas hésité à y mettre les mains mais rien de cela. On peut supposer s’il s’agit d’un homme, qu’il est trop svelte pour se battre avec une femme au fort caractère … Ou alors il s’agit d’une femme. »

Il posa ses yeux bleus et glacés dans le regard du flic, s’accoudant à son bureau il continua l’analyse mais cette fois, une analyse plus pédagogique.

«  Supposons donc que ce soit une femme, d’après vous, pourquoi une femme priverait une autre femme d’oxygène ? Ou alors tout court, pourquoi priverait-on une femme de son oxygène ? »

Aster attendait l’avis du poulet, voulant le faire réfléchir avec lui, car s’il lui donnait tout sur un plateau d’argent, cela ne serait pas très amusant, ce serait rasant pour lui et pour son interlocuteur !
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MessageSujet: Re: RDV avec un poulet fédéral - Caleb Lun 7 Avr - 19:12

J'avais envie de rire, les premiers propos du Psychiatre furent de tout de suite mettre une distance entre ses collègues et lui, afin de démontrer qu'il était beaucoup plus intelligent qu'eux et que s'ils n'étaient pas capable de faire leur boulot correctement, cela ne le concernait pas. Cela dit moi je préférais, si c'était pour foncer une nouvelle fois dans le mur, je préférais encore quitter son bureau tout de suite, quitte à être impoli, au moins je n'aurais pas perdu mon temps pour rien. Je l'observais en train d'étudier le dossier. Il avait l'air plongé dans sa lecture, ce qui laissait à penser qu'au moins il le lisait attentivement, c'était toujours ça de pris. Si nous rendre service ne l'intéresse pas, je peux le comprendre, mais je préfère qu'il me le dise tout de suite histoire qu'on arrête de perdre du temps tous les deux. Il m'expliqua qu'il n'était pas un magicien et qu'il n'allait pas me sortir le nom du tueur de son chapeau. Je l'espérais bien parce que sinon ce serait vraiment la blague du siècle.

"Vu que votre confrère m'a donné un nom après la lecture du dossier - chose que je trouvais un peu extravagante mais j'ai préféré garder mon avis pour moi - et que finalement ça n'a mené à rien, je préfère encore largement que vous vous contentiez d'un simple profil !"

J'étais directe avec lui, je n'y allais pas par quatre chemins. J'étais obligé d'être ici et même si c'était très sympathique de sa part d'avoir accepté ce rendez-vous, je dois avouer que je n'ai aucune envie de l'écouter vanter ses mérites pendant des heures. Nous en restâmes là sur la discussion et il se replongea dans la lecture. Il finit par me dire les grandes lignes du dossier, dossier que je connais par coeur soit dit en passant. Il émit une première hypothèse que nos propres profileurs ont eu avant de l'évincer du champ des possibilités et visiblement il faisait de même. Donc ce n'est pas un pervers, je raye ça de ma liste. J'ai mon calepin de sortit et un stylo, prêt à noter des choses nouvelles mais pour le moment rien de bien probant, j'attends donc qu'il continue. L'une de ses phrases me fit tilter et je pus m'empêcher de répliquer.

"On est vraiment désolé que le tueur n'est pas laissé plus d'indices ... la prochaine fois on lui laissera une lettre pour lui faire part de votre remarque ... "

Oui j'aurais pu m'en passer, mais j'en avais tellement marre de cette affaire et je détestais profondément les psychiatres que les deux réunis, je ne pouvais m'empêcher d'être médisant. Ma boss me connaissait suffisamment pour savoir comment j'allais me comporter, s'il va se plaindre au bureau, elle n'en sera pas plus étonnée que ça. J'ai beau être une grande gueule, je suis un bon flic et je tente de rester le plus professionnel possible malgré la situation. J'esquissais donc un sourire qui tendait à prouver que je plaisantais, même si au fond j'avais envie de lui foutre mon point sur la gueule. Il remarqua un point que moi même j'avais relevé, mais qui ne m'avait finalement pas aidé plus que ça en dehors du fait que peut-être notre tueur n'était pas très baraqué. Mais le coup de la femme, là je ne m'y attendais pas. On se l'était demandé durant un instant, mais les tueuses en série sont si rare qu'on s'est dit que ce n'était certainement pas ça. Il commença à me poser des questions, pour voir si j'étais un bon enquêteur ou pas, et je dois avouer que son opinion me passait bien au dessus.

"Je croyais que la probabilité de tomber sur une tueuse en série était minime ? Pourquoi partir tout de suite du principe que c'est une femme ? Ca pourrait être un homme avec une blessure qui l'empêche d'agresser physiquement ses victimes. Blessure disgracieuse ou problème morphologique, un bras atrophié, une bosse dans le dos qui empêcherait de lever le bras trop haut ou autre chose de ce genre ... Problème qui aurait très bien pu être le fruit de nombreuses railleries, cet homme verrait donc en ces femmes de caractère le prototype même de celles qui se sont toujours foutue de sa gueule, ces femmes qui l'ont rejeté et c'est pas vengeance qu'il leur prive d'oxygène ..." S'il voulait jouer à celui qui analyse les réflexions de l'autres, ils allaient être deux. "Quant à savoir pourquoi on priverait d'oxygène une personne, j'ai envie de dire "pour la tuer", ce qui est évident ou pour jouer à dieu. On pourrait croire qu'il tente de les mener jusqu'aux portes de la mort et de les ranimer pour savoir ce qu'elles ont vu ou juste pour avoir le plaisir de jouer à dieu ... évidemment rien sur les corps tend à prouver qu'il ou elle est tenté de les ranimer ... "

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MessageSujet: Re: RDV avec un poulet fédéral - Caleb Mar 8 Avr - 15:19

Il lui sourit davantage :

« Question pertinente. Pour l’instant ce ne sont que des suppositions mon cher. Vous avez raison sur ce point. Cependant, je doute sincèrement qu’il s’agisse d’un homme aussi svelte, aussi handicapé qu’il puisse être. Je pense qu’il s’agit d’une femme prenez ça en considération pour le moment, le temps que je puisse un peu plus égailler ma thèse… tout d’abord. Si ce tueur était victime d’humiliation fréquente de ce genre de femme les crimes seraient plus humiliants pour la victime. Voyez vous, pour se venger, il aurait prit le temps d’humilier ses victimes avant de les tuer, juste pour son propre plaisir personnel, là, il n’y a rien de cela. Voyez vous, il aurait même déformé ses victimes pour qu’elles soient à son niveau physique. J’en conclus qu’il ne s’agit pas de quelqu’un de complexé physiquement souffrant de sa différence. Il faut toujours se méfier des évidences. Qui n’a jamais rêvé de pouvoir contrôler la vie d’autrui ? C’est dans la nature humaine, les bonnes âmes qui disent le contraire se voilent la face. Certains humains passent à l’acte d’autres restent dans le droit chemin mais ce n’est que par contrainte de la loi, la peur de la punition. »

Il avait une petite étincelle discrète dans les yeux à cause de ses paroles. Il aimait voir les autres angoisser car l’angoisse était un sentiment tellement plus intense que la peur. Alors que la peur était précise, l’angoisse était la peur de tout et avant tout la peur du vide qui résidait dans chaque humain. Il s’éclaircit la voix, jugeant les paroles du flic en face de lui, il hoche la tête lentement d’un air plus ou moins solennel :

« Oui. Votre avis est très intéressant. Même si rien ne le prouve, peut être les a-t-il ramené par pur sadisme ou par trouble de la personnalité. Quoi qu’il en soit, si le tueur s’identifie à ses victimes, ce que je peux supposer étant donné que les corps sont intacts, il doit être rongé intérieurement. Il les étouffe peut être car il est lui-même étouffé psychologiquement. C’est très fréquent chez ceux atteint de trouble de la personnalité… Je vous rappelle bien entendu que ce ne sont là que des suppositions. Regardons d’un peu plus prêt les victimes, à part le caractère et la tranche d’âge, il n’y a aucun lien entre les victimes n’est-ce-pas ? D’après vous, comment les choisit-il ? On peut clairement railler le fait qu’il s’agisse de hasard. »

Le psychiatre était d’un calme impérial dans ses analyses, il donnait une analyse fondée sur le comportement du tueur à travers ses victimes, il était très professionnel malgré le fait que cela lui déplaisait de perdre son temps à aider les fédéraux. Mais il aimait le travail bien fait malgré tout, il n’aurait pas donné une analyse rapide, bâclée et fausse pour s’en débarrasser, trop fier de montrer ses capacités.

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MessageSujet: Re: RDV avec un poulet fédéral - Caleb Mer 16 Avr - 13:09

Le Docteur O'Dwayne restait professionnel, ce que j'appréciais même si je ne lui facilitais pas forcément la tache. De toute façon je n'étais pas là pour ça, il avait accepté d'aider dans une enquête fédérale, nous n'étions pas censés devenir des amis, rien que des "collègues" temporaires même si je trouvais que le terme de collègues était un peu trop fort à mon goût. Il ne me ferait pas changer d'avis sur les psychiatres, malgré toute sa bonne volonté. Fort heureusement, il se contentait d'analyser le dossier, il ne s'amusait pas à m'analyser moi, ce dont je lui étais reconnaissant, ça aurait pu très mal se passer sinon. Il continua son analyse, tout en prenant en compte mes remarques. Pour lui, cela avait l'air d'être évident que c'était une femme. Même si ses remarques étaient pertinentes, elles n'étaient pas suffisante à mon goût et je ne rayais pas de ma liste la possibilité que ça pouvait être un homme. Cela dit, il avait raison sur un point, la personne qui était coupable de tous ses meurtres se contentaient juste d'ôter la vie de ses victimes, elle ne faisait rien d'autre. Dit comme ça, ça paraissait cruel mais au vu de ce que j'ai déjà croisé dans ma vie comme horreur, je dirais que ces victimes ont eu plus de chance que d'autres, cela ne faisait aucun doute. Bien entendu leur mort reste inacceptable, c'était évident, mais elle restait presque humaine.

"Et si c'était un homme de faible corpulence qui se sent étouffé dans sa vie pour X raison. Peut-être qu'il a une femme qui possède un fort caractère comme ses victimes, peut-être que finalement ses victimes ne sont qu'une étape avant qu'il parvienne enfin au meurtre ultime, celui de sa femme ? Ou alors il étouffe dans sa vie à cause de sa mère, de sa compagne, de son bosse ou de je-ne-sais-quoi-encore et qui s'en prend aux femmes parce qu'elles sont les seules personnes qu'il peut maitriser ? "

Je ne prétendais pas que sa théorie sur le fait que c'était une tueuse en série et non un tueur en série n'était pas valable. Elle l'était tout autant que mes suppositions. Mais je n'avais pas envie de fermer mon esprit sur la possibilité qu'il puisse toujours s'agir d'un homme. Cela dit je n'exclue pas l'éventualité que nous ayons à faire à une tueuse, une des rares de l'histoire. Pour le moment nous tâtonnions, tant que nous n'avions rien de concret, cela ne servait à rien de nous monter la tête. Quand à sa théorie comme quoi nous étions tous des tueurs en puissance mais que certains ne passaient pas à l'acte par peur des retombées me passait un peu au dessus. Je m'en foutais des gens qui restaient dans le droit chemin, j'avais déjà suffisamment à faire avec ceux qui enfreignaient les règles.

"Au vu de nos indices et de ce que nous savons des victimes, je pense également qu'il ou elle les choisit au hasard. On peut donc supposer que cette personne les rencontre dans la rue, à son travail, dans les transports en communs, en faisant ses courses ou autre ... Mais après, comment les choisit-elle ? Elle les observe ? Ces femmes doivent attirer son attention d'une façon ou d'une autre pour que cette personne décide qu'elles seront les prochaines ... "

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MessageSujet: Re: RDV avec un poulet fédéral - Caleb Mer 16 Avr - 22:46

Pourquoi le psychiatre analyserait le psychisme de son invité ? A quoi bon ? Pour s’amuser ? Non. O’Dwayne l’aurait sans doute fait s’il avait été un patient mais ce n’est pas le cas et de toute manière, cela l’étonnerait s’il se présentait un jour pour suivre une thérapie ! Quoi que. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve d’intéressant. De toute façon, le rendez vous d’aujourd’hui ne porte pas sur lui mais sur un tueur. Puis il fallait aussi dire qu’Aster n’était pas du genre à analyser pour un rien, l’amusement c’est une chose mais l’analyse psychologique d’un être requière du temps, de la patience, beaucoup d’observation et il ne le ferait pas s’il n’y avait rien d’intéressant au bout.

Enfin là n’était pas la question ! Une nouvelle fois, son invité soulève des interrogations intéressantes, c’est ce qu’il fallait pour faire avancer l’enquête, du moins un petit peu, pour lors, ils n’avaient rien, donc le profil du tueur était le bienvenu !

« Vos remarques sont très pertinentes mais s’il s’agissait de meurtre préparatif, ou s’il les assimilait à des connaissances, les meurtres seraient bien plus violent, or il ne fait que les tuer. Il ne les violente pas quand elles sont en vie ni quand elles sont mortes. Puis voyez que ce n’est clairement pas du brouillon. S’il se préparait à un autre meurtre, d’un membre de son entourage supposons, il y aurait une amélioration des méthodes, on pourrait voir clairement l’évolution du tueur, ce qui n’est pas le cas. De plus, s’il s’en prenait aux femmes car il ne peut pas contrôler autre chose qu’elles, pourquoi avoir choisi des femmes au fort caractère ? Une femme au caractère docile serait plus facile à maitriser pourtant… Ce n’est pas par soucis de faciliter qu’il les choisit, je pense vraiment qu’il se reconnait en elles, c’est en parti pour cela que je pense que c’est une femme OU il s’agit d’un homme qui souhaite devenir une femme mais qui ne peut pour une raison encore obscure? Là encore, je ne peux trop m’avancer, je n’ai pas assez d’éléments probants pour creuser dans cette direction. Restons pour lors, sur la supposition numéro 1 : C’est une femme. »

Il jouait avec un stylo plume, le décapuchonnant de temps à autre pour lui remettre le bouchon, il le posa à plat avant de se lever pour se diriger vers la fenêtre, il regarde dehors, ses yeux semblant aussi perçant que celui d’un épervier au vue d’une proie. Il reporta son attention de nouveau sur le flic, se tournant lentement vers lui, les mains dans le dos, il arpente lentement le mur pour venir plus près du jeune homme :

« Vous avez raison. Le tueur doit les rencontrer au hasard au travail, ou autre chose de son quotidien. Cependant, comment fait-il pour retrouver ses victimes ? Il les suit peut être ? Ou alors a accès à leur coordonnée ? Dites-moi, où s’était le territoire de chasse de notre tueur ? Analysons cet aspect. On peut en apprendre beaucoup sur les lieux des crimes… »
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MessageSujet: Re: RDV avec un poulet fédéral - Caleb Ven 9 Mai - 18:06

Au moins le Docteur O'Dwayne ne perdait pas de temps en palabre, la discussion devenait fluide, nous allons droit au but tout les deux et nous nous renvoyons la balle avec des questions tout à fait pertinent. Je déteste toujours autant les psychiatres et je n'aime pas sa façon de me fixer, mais il reste professionnel alors je fais de même. Bon j'accepte de ployer devant son obsession d'un tueur féminin, mais je garde néanmoins à l'esprit que ce n'est qu'une hypothèse. Cela ne fait pas de mal de partir sur un point de vu différent, peut-être que ça nous apportera des réponses en plus, sait-on jamais. Selon lui ce n'est pas une sorte de meurtre préparatoire, en attendant de tuer la personne qu'il rêve tant de voir morte, j'avais un doute mais il est vrai qu'il n'y a aucune évolution quant au mode préparatoire des meurtres. Même si elles ne meurent pas toutes de la même façon, le but ultime de ces morts c'est de leur priver d'oxygène. Je note quelques observations sur mon calepin, je verrais plus tard si ça nous mène à pouvoir dresser un portrait de notre tueur.

"Donc en résumé, c'est soit une femme, soit un homme de faible corpulence qui s'identifie à ces femmes. Une sorte de quoi ? D'étape avant sa transformation finale ? Mais pourquoi les tuer ? Pourquoi les priver d'oxygène ? C'est vrai il ou elle pourrait les poignarder, les empoisonner ou les abattre, alors pour les priver d'oxygène ? Ca demande une certaine proximité, d'avoir une certaine force physique pour les maintenir et une envie profonde de sentir la mort glisser de leur corps. "

C'était parce qu'il était évident pour moi qu'il fallait pouvoir maitriser sa victime pour pouvoir l'étouffer, la noyer ou l'étrangler qu'il fallait quand même avoir une force physique. Je ne voyais mal une personne de petite taille pouvoir le faire. Mais peut-être que ce cher Docteur aura un avis contraire et m'expliquera pourquoi.

"Les suivre ? Ca voudrait dire qu'il a un travail qui le lui permet ou alors qu'il n'en a pas. Quelqu'un qui travaille dans un bureau ne peut pas s'absenter continuellement sans que ça se remarque." Commençais-je par dire, afin de voir ce qui pourrait être le plus plausible. J'étais conscient que je n'aurais pas de nom à la fin de cette séance, mais au moins un profil un peu plus précis. "Toutes ces filles ne travaillaient pas au même endroit, du coup on peut enlever la thèse d'une personne dans une même société ou à proximité, la zone de travail est trop étendue pour ça. Un travail nocturne ? Genre bar ? Ou alors une rencontre nocturne, un habitué de ces endroits ... ? Les victimes ont été trouvé soit dans la rue, soit dans leur appartement ... c'est trop vague pour déterminer un lieu précis de recherche."

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