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 Le fils, maintenant le père - Aaron

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MessageSujet: Le fils, maintenant le père - Aaron Jeu 20 Mar - 21:13

Aster passait à l’alcool chacune des lames de sa collection, il les faisait luire à la lumière avec un malin plaisir presque bestiale. Dans son appartement chic, résonnait du Bach aux violoncelles. Il rangeait avec minutie chacun de ses couteaux de collection dans leur tiroir dont le fond avait été tapissé de velours noirs chaque couteau ayant son encoche de rangement. Il alla s’installer sur son grand fauteuil, fermant les yeux, il faisait danser une de ses mains lentement comme s’il dirigeait l’orchestre. Comme cela était plaisant !

Un coup de téléphone le sortit de ses songes, il prit la télécommande de la chaine hi-fi et stoppa la musique, saisissant dans le même revers le combiné, d’une voix sobre et posée il disait alors mollement :

«  Bonjour, Dr. Aster O’Dwayne. Je vous écoute. »

Un type qui lui demandait un rendez-vous, il tiqua mais un nouveau patient était toujours le bienvenue. Il lui donna rendez vous à 16h à Arkham Asylium, il lui avait bien expliqué de dire à l’accueil qu’il avait rendez vous avec lui et il lui dit aussi où trouvez son bureau. Il était à peine 8h, on était mercredi, le mercredi, il ne travaillait que l’après-midi. A midi, il alla déjeuner à un restaurant, il avait commandé de la nourriture italienne et après s’être bien rempli la pense, il profita pour passer à un magasin de musique où il acheta une boite de cordes de rechanges pour son violoncelle. Il rentra alors chez lui pour poser ses achats et il en profita pour continuer d’écrire un peu son prochain livre portant sur le comportement passif.

Quand 14h sonna, il se prépara pour aller à son bureau. A Arkham, il traversa rapidement les couloirs jusqu’à son bureau, il ouvrit les stores pour laisser la lumière envahir toute la pièce puis il enfila sa blouse blanche après avoir accroché sa veste au porte-manteau. Il s’installa à son bureau et commença une nouvelle séance avec un de ses patients. Au bout d’une heure, le patient repartit avec ses matons, laissant en paix le psychiatre qui était allé se chercher un café revigorant qu’il sirotait assis contre son bureau. Il annota les progrès de cette séance dans son calepin qu’il rangea dans son tiroir quand 16h arriva. Il entendait les pas de son nouveau patient, au « toc-toc » de la porte il disait d’un ton calme :

«  Entrez je vous prie. »

Il avait inséré une cassette vierge dans son magnétophone, prêt à commencer sa nouvelle séance.
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MessageSujet: Re: Le fils, maintenant le père - Aaron Dim 23 Mar - 22:36

    Aller voir un psy' ? Comme si la semaine n'avait pas été assez difficile. Après avoir été récupéré par les flics, Aaron avait passé 15h en cellule de dégrisement à gueuler aux matons qu'il avait été victime d'un fou furieux qui voulait le rendre lucide. Étrangement, son histoire n'avait, au mieux, suscité que de la moquerie de la part des forces de l'Ordre. Son père avait fini par arriver. Votre fils était en état d'ébriété, ou sous substance lorsque nous l'avons interpellé au niveau des usines désaffectées. Redfield n'avait même pas eu la force de protester. S'il sentait l'alcool, c'était uniquement à cause de l'éther que l'autre allumé lui avait mis sur le nez pour l'endormir. Toutefois, il comprenait en quoi son état inspirait à la méprise : ses fringues - séchées dans la poussière de l'appartement de Griffy - sentaient l'éther, la pisse et la transpiration rance de douloureuses sueurs froides ; il avait le teint pâle, quasi-maladif ; et il avait été plus cohérent. Tout s'était passé si vite en même temps. Ce ne fut que dans le confort de sa chambre d'enfance que le rocker avait réussi à retrouver un semblant de paix. Si son père restait dubitatif quant à son discours, sa mère l'avait cru et avait même appelé la police. Tentative vaine et avortée par Aaron lui-même. Une enquête ne mènerait à rien. Et puis, porter plainte contre X, ou un prétendu Griffin ne le conduirait à rien. Il n'obtiendrait pas justice, et encore moins vengeance ; et dans le fond, il s'en foutait. Il voulait juste oublier.
    Les jours suivants furent ponctués d'un petit séjour à l'hôpital où une commotion fut diagnostiquée. Cependant, aucune infection concernant ses plaies sur les avant-bras. Trois cotes cassées, certainement dans sa chute de la porte. Et surtout une fierté brisée... Aaron était devenu l'ombre de lui-même, et le seul réconfort qu'il put trouver fut dans la prise d'opiacé.
    Durant des heures il s'était questionné sur ce qu'était être lucide. Et la seule conclusion à laquelle il était arrivé était que c'était trop douloureux : c'était soit se défoncer, soit devenir comme Griffin.
    Ce fut la tante Becky qui eut la sublime idée de l'envoyer voir un psychiatre. Un certain Aster O'Dwayne. Elle l'avait consulté quelques temps et en avait été très satisfaite. Malgré les protestations du musicien, la tante Becky réussit à suffisamment bourrer le crane de sa mère, si bien qu'un rendez-vous fut pris.

    15h58. Arkham Asylum. Était-ce ici qu'il finirait ?
    Assis sur une chaise, la tête renversée en arrière et les yeux clos, Aaron profitait des effets légèrement euphorisants du joint qu'il s'était octroyé pour survivre à cette petite séance. Et lorsque son portable afficha 16h05, il se décida à frapper à la porte. Une voix douce et posée l'accueillit. Une voix à glacer le sang. Redfield passa la porte et tomba face à un vieux aux yeux de glace. Déstabilisé, Aaron resta silencieux un instant. Il n'aimait pas du tout ce qui se dégageait de cet homme. Il finit par s'assoir, et avant même que le psychiatre ne puisse dire quoique ce soit, le musicien tint à préciser :

    Je ne suis pas là par choix. Et j'ai rien à vous dire. Donc vous pouvez me filer une ordonnance avec du prozac ou je ne sais quelle connerie que je la montre à ma chère mère, histoire qu'elle voie que son fils ait bien été voir le psy ?!
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MessageSujet: Re: Le fils, maintenant le père - Aaron Mar 25 Mar - 17:11

L’homme l’écouta et ses paroles le firent sourire. Ils s’avança un peu pour mieux s’accouder au bureau, ses deux yeux se postèrent dans ceux du patient et d’un ton détaché, il répliqua :

« Je suis désolé mon cher monsieur, avant les ordonnances, il y a la thérapie. Votre tante m’a déjà parlé de vous. Vous avez été retrouvé sortant d’une friche sous l’effet de produit illicite, rien d’étonnant après tout. Mais apparemment, cet « incident » vous a changé, je suis là pour regarder dans les boyaux de votre tête d’où viens le problème et qui sait, peut être même le régler si je suis en forme. Par contre, je tiens à vous prévenir… La séance sera enregistrée sur bande, ainsi, je pourrais mieux étudier votre comportement. Je vous rassure néanmoins, rien de ce qui sera dit ici ne sortira d’ici.»

Il appuya sur le bouton « enregistrer » pour lancer la bande, il éclaircit sa voix et se met à parler.

« Séance 1. Patient, Aaron Redfield, non interné, Dr. O’Dwayne. Bien, vous êtes un musicien, parlez moi de la musique, ce qui vous appréciez dedans. C’est un domaine intéressant… »

Il regardait les cicatrices sur les bras du jeune homme, ce qui le fit sourire, ces marques, c’était une signature, son cher fils. C’était Aster lui-même qui lui avait appris à les faire ainsi, il reconnaitrait la manière de ces marques entre mille ! Une vague de jubilation sadique remonte dans ses trappes, il ne fait qu’évacuer le tout par un soupir discret.

« Comment vous êtes vous fait ces cicatrices ? Elles sont récentes et je doute sincèrement que vous vous les êtes vous-même affligé. »

S’il était là, il était évident que personne n’avait cru le jeune homme s’il avait dit que c’était Griffin qui lui avait faites et Aster le poussait lentement sur son terrain. Premièrement, appâter le patient, le mettre en « confiance ». Puis tout en douceur se resserrer sur sa proie quand elle a goûté à l’appât pour la prendre au piège. Un plan simple, efficace et sans accroche.
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MessageSujet: Re: Le fils, maintenant le père - Aaron Mar 1 Avr - 9:50

    Aaron dévisagea lentement le type, ne prenant pas la peine de masquer son mépris naissant. Pour qui se prenait ce connard ?! Il n'avait rien à lui dire, et il ne lui dirait rien. Comment il ferait, l'Einstein des boyaux de la tête pour en tirer quelque chose, hein ? Et qu'est-ce que ça voulait dire, s'il était en forme ? Révolté, Redfield planta ses yeux dans ceux du psychiatre, attendant de lui qu'il les détourne, honteux. Sauf que cet espoir n'advint pas, et que ce fut lui qui, piteux, finit par abandonner leur petite joute visuelle. Concrètement, il était bloqué pour au moins une heure avec ce con. Que faire ? En vouloir à la tante Becky ? Assurément, mais ça ne changerait pas la situation. Simuler un malaise ? Trop risqué : il ne savait pas de quoi était capable ce mec...

    Face à lui, le docteur O'Dwayne poursuivit son monologue à sa cassette. Séance 1, comme s'il allait y en avoir d'autre ! Aaron le laissa terminer, un rictus amer sur les lèvres.

    La musique ? Ben... en jouer. Les mots ne voulaient pas venir, et peut-être bien parce qu'il ne voulait pas qu'ils viennent. Il n'avait rien à dire à ce type, rien. J'en sais rien moi. J'en fais, point barre ! Et d'ailleurs, vous n'avez pas la bonne version des faits, mon cher monsieur. Malgré les apparences, je ne me défonce pas dans les friches industrielles de Gotham. J'ai un très bel appart' pour ça.

    La situation l'agaçait au pus haut point. Il voulait partir, mais quelque chose semblait lui intimer de rester : un poids l'écrasait sur sa chaise, le forçant à subir cet interrogatoire psychologique sans fond.

    Mes cicatrices ? Aaron suivit le regard de l'homme, comprenant qu'il parlait des marques gracieusement laissées par l'autre allumé du parc. J'en sais rien, peut-être que dans un bad trip je me suis tailladé pour faire sortir les serpents qui rampaient sous ma peau ?! Provocateur ? Légèrement. Mais il savait pertinemment que le psy' ne s'en offusquerait pas. Au contraire, il se délecterait de ces résistances ainsi dressées, bien que branlantes et faibles. O'Dwayne l'avait bien dit : il espérait le sonder, au plus profond de lui-même, et réparer quelque chose, si l'envie lui en disait...
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MessageSujet: Re: Le fils, maintenant le père - Aaron Jeu 3 Avr - 10:59

«  Ah vraiment ? Alors pourquoi êtes vous allez dans cet immeuble à l’abandon pour vous « défoncer » ? Vous êtes un peu contradictoire mon cher et vous manquez de cohérence dans vos propos. Et quel serait votre version des choses ? »

Il lui fait un large sourire, le docteur n’appréciait pas ses manières et comptait bien se venger quelque part.  Il écoutait son histoire n’y croyant absolument pas tout simplement car il avait reconnu la signature de son fils. C’était en partie pour ça qu’il l’intéressait mais pas seulement, à voir sa tête brûlée, il avait envie de le briser petit à petit pour le façonner à sa manière.

« . Je crains qu’on doive se revoir à l’avenir vu votre état mental. Ecoutez, je ne cherche qu’à vous aider vous savez, si vous me mentez, je ne pourrais rien pour vous et vous seriez contraint de revenir ici voir même d’être interné pour des soins. Ce n’est pas mon problème mais bien le vôtre. Car il se pourrait bien que je connaisse la personne qui vous a fait ces marques mais bon, ce ne sont que des soupçons ! Après tout, peut être êtes vous vraiment fou et peut être qu’un séjour à Arkham vous ferais du bien. »

Le psychiatre bousculait mentalement le jeune homme face à lui pour le pousser à se confier enfin. Certes, cela était des menaces indirectes. Et il suffisait juste que O’Dwayne signe de la paperasse pour attester de la présence de quelques pathologies, et de dire qu’il était un danger pour lui-même afin qu’il soit interné à Arkham ! Oh certes, il n’irait pas dans la partie des criminels, mais dans tous les cas, la vie à Arkham pour un patient était horrible.

«  Laissez moi vous montrez quelques choses… »

Il fouilla dans son tiroir, il chercha dans plusieurs porte-vues et sortit enfin une photo. Il s’agissait d’une photo de mariage, on voyait distinctement une femme blonde dans une grande robe blanche et un homme dans un costume noir sobre, sans doute le marié. Il se tenait le bras et semblait sourire au photographe. On reconnaissait le Robinson Park probablement en été ou au printemps à en croire la verdure. En regardant de plus prêt l’homme présent dessus, on remarquait qu’il s’agissait de Griffin. Il était évident qu’il devait être sain à l’époque. Il avait les cheveux soigneusement coiffé, il était rasé de prêt et il n’avait pas l’air psychotique qu’il avait maintenant ! Aster ne cherchait pas à lui montrer le passé de son fils, il cherchait simplement à observer son attitude en revoyant son agresseur même si là, il n’était pas fou. C’était la seule photo qu’il gardait car elle lui faisait plaisir. Quand il la voyait, cela lui rappelait le magnifique discours qu’il avait fait à son fils à la mort de sa douce.  
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MessageSujet: Re: Le fils, maintenant le père - Aaron Lun 7 Avr - 20:13

    Aaron toisa l'homme. Le psychiatre s'était finalement laissé tenter par un petit jeu débile de bras de fer. Maintenant que la lutte était engagée, il s'agissait de savoir qui plierait le bras le premier. Si Redfield pouvait se défendre par la provocation, O'Dwayne possédait des armes bien plus insidieuses. Aaron décida de tempérer un instant ses attaques et répondit à la question du psychiatre, le ton détaché :

    Je n'y suis pas allé de mon plein gré. Le musicien soupira. Le médecin le croirait-il ? Il était las de raconter cette histoire sans que personne ne lui accorde un seul crédit. Seule sa mère avait essayé de comprendre, mais restait décontenancée par l'absurdité de la situation. Or, il ne pouvait lui en vouloir. C'était réellement une histoire de fou... Un type, pas sain, m'a attrapé dans un parc. Il n'avait pas l'air en grande forme mentale disons, donc j'ai essayé de jouer son jeu. Mais il me terrifiait. Finalement, ce connard m'a assommé et trainé chez lui, dans les usines. Il m'a endormi avec de l'éther et autres substances et tailladé les bras, pour la faire courte. J'ai réussi à m'échapper cependant ; bien que j'y ai laissé quelque chose de moi... Au fur et à mesure qu'il contait ses mésaventures, sa voix se brisait, se faisant plus craintive et intimidée. Le traumatisme était encore assez frais, et les bouffées d'angoisse jamais très loin.

    Le musicien releva la tête vers l'homme : avait-il avalé son histoire ? Néanmoins, le psychiatre ne sembla pas s'attacher à ce qu'il venait d'entendre et menaça clairement le rocker d'un emprisonnement abusif en service de psychiatrie. Oh, Monsieur O'Dwayne aurait-il été vexé par les assauts agressifs de son jeune patient ? Un sourire souleva les lèvres du jeune homme, habité brièvement par un sentiment de toute-puissance. Et ainsi regonflé, il se permit :

    On n'est plus dans les années 50 mon cher docteur : on ne peut plus enfermer quelqu'un sur le présupposé d'une démence. Vous pouvez faire une demande, bien sur, mais je ferai une contre-expertise. Et puis, j'ai un excellent avocat. Alors cessez du suite ce genre de menace stérile et essayons de ne pas subir cette heure à passer ensemble !

    Son ego se flatta d'une telle verve. Aaron dévisagea son interlocuteur, espérant qu'il abandonnerait toute tentative de soumission par son pouvoir médical.
    Or, la suite des évènements le bouscula au plus haut point. Il perdit toute confiance en lui lorsque ses yeux se posèrent sur le visage sain et serein de Griffin. Une blonde trônait à ses cotés : sa femme ! Aaron se leva brutalement, renversant sa chaise, et fit deux pas de recul.

    C'est cet homme qui m'a... m'a enlevé. Le souffle haché, le rocker sentait une crise d'angoisse lentement remonter, lui nouant les tripes. Je vais contacter les flics : ce type a besoin d'Arkham. Mais... co-comment avez-vous eu cette photo ? C'est votre moyen de trouver votre clientèle ? Angoissé, son trait d'humour prit l'allure d'un ton scandalisé.
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MessageSujet: Re: Le fils, maintenant le père - Aaron Mar 8 Avr - 15:33

Il s’attendait exactement à cette réaction de sa part, il se mit un peu en arrière pour mieux regarder le jeune homme de haut en bas. Se léchant les lèvres, il lui sourit en prenant un ton se voulant presque rassurant.

«  Rasseyez vous, ce n’est qu’une photo. Cet individu a été un des patients ici, cette photo vient de son dossier. Il s’est évadé aidé par le Joker. C’est un danger pour la population. Racontez-moi tout dans les moindres détails. Je peux vous aider. Sachez le, c’est un individu qui n’abandonne jamais, vous lui avez échappez par je ne sais quel miracle mais il cherchera à vous retrouver. Il a tué beaucoup de personne de manière toute aussi monstrueuse les une des autres. Votre vie et celle de vos proches sont menacées. J’ai de suite su que c’était lui. Il a toujours le même mode opératoire, il mutile ses victimes aux bras après les avoir séquestrés puis au bout de quelques jours les tue. »

Il mentait un peu, il n’avait pas eu Griffin comme patient, c’était son fils mais lui révéler cet élément pourrait effrayer son interlocuteur et il risquait de se renfermer. Il voulait l’effrayer un peu, le traumatisme étant encore frai, il était plus facile à mener par le bout du nez. Les humains ont peur de la mort alors qu’ils ne sont vraiment eux qu’à travers la mort. Il pose la photo sur le bureau face à lui.

«  Concentrez vous, chaque détail que vous direz seront importants. Nous rapporterons ensuite tout à la police, avec mon appui, ils croiront enfin à votre histoire. »

Aster savait s’y faire, un humain apeuré écoutait toujours les propos rassurants d’une personne qui se disait de leur côté. La manipulation des plus basiques, c’était un jeu d’enfant, un coup bas et facile que de s’en prendre à une personne encore traumatisée mais ça ne dérangeait pas le moins du monde notre cher psychiatre Aster O’Dwayne qui semblait se délecter de la souffrance intérieure, de l’angoisse de son invité.
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MessageSujet: Re: Le fils, maintenant le père - Aaron Lun 14 Avr - 21:28

    Ce type avait les mots pour rassurer ses patients. Un individu qui n'abandonne jamais ? Aaron, qui était retourné sur sa chaise, s'enfonça dans celle-ci. Ce fou avait d'ailleurs donné rendez-vous à l'un de ses contacts. Une montée d'angoisse lui fit perdre ses moyens, et tout en bafouillant, il tenta de s'exprimer :

    Ce me-ec a mon po-po-PORTABLE : il y a plein de nu-numéro. Me-merde.

    Le musicien prit sa tête entre les mains, ferma les yeux, et inspira profondément, tentant de canaliser l'angoisse qui le submergeait. C'était littéralement une histoire de fou. Le psychiatre l'assura cependant de son soutien : ils iraient voir les flics ensemble, et on le croirait enfin. Aaron se jeta sur l'os comme un chien affamé. Il avait besoin que quelqu'un le croit.
    Le rocker se redressa, et prit une profonde inspiration. D'un regard, il s'assura du silence du médecin pour se lancer dans son histoire, de la manière la plus détaillée possible.

    Je me baladais au Robinson Park quand ce type a couru vers moi, prétextant que j'avais un bon look. Il voulait qu'on devienne ami. Sauf qu'il m'a foutu à la flotte avant que je ne puisse dire quoique ce soit.. Ou ça c'est peut-être passé dans l'autre sens... Oui ! C'est ça ! Il a couru vers moi, m'a poussé dans l'eau et a demandé à être mon ami. J'ai flippé. Un mec a vu la scène et s'est approché de nous : je n'ai rien pu dire, et Griffin m'a trainé dans un coin tranquille. On a un peu parlé, il m'a offert un hot-dog et il m'a assommé quand je lui ai demandé comment l'aider... Aaron reprit son souffle, souffrant de reviviscence. Il revoyait certaines scènes : le regard fou de Griffin, la manière dont sa bouche se tordait et ses traits se tiraient. Je me suis réveillé dans un immeuble désaffecté. Il m'a drogué à l'éther puis foutu sur une putain de chaise... Il m'a fait ç-ça. Tremblant, le musicien tendit ses avant-bras dénudés sur lesquels couraient de longues cicatrices à travers ses tatouages. Il m'a remis dans l'autre pièce, avec un repas frugal. J'ai confectionné une arme de fortune, type batte, et je l'ai frappé avec, sur la tête. J'ai pu m'enfuir. Mais c'était un vrai labyrinthe. J'ai fini par me défenestrer en ouvrant une porte qui donnait sur le vide. Je suis tombé trois-quatre mètres plus bas. Après, j'ai trouvé des flics qui devaient faire une ronde. Voilà... Je crois.

    Il ne savait pas si c'était assez détaillé. La chronologie avait été couteuse à retrouver, et il ne voulait pas se perdre dans les détails : il ne voulait pas revivre cet épisode de sa vie.
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MessageSujet: Re: Le fils, maintenant le père - Aaron Mer 16 Avr - 9:53

Le psychiatre enregistrait chaque mot qui sortait de sa bouche qui pour lui était une source incroyable d’information, Robinson Park, pas étonnant qu’il y aille encore, il a célébré son mariage à cet endroit. Ainsi, il ne devait pas être très éloigné de ce même parc, surement à Uptown Gotham plus précisément dans les immeubles désinfectés qui n’attendaient plus que la démolition. Il hoche la tête avec un air solennel.

« Je vois. Vous êtes en effet en danger ainsi que vos proches. Il va chercher à joindre les personnes de votre répertoire pour vous retrouver. Il faut que vous préveniez vos contacts sinon, vous pouvez vous attendre au pire. »

Il nourrissait l’angoisse de son patient comme on nourrirait un feu de bois en bûche résineuse. Il attisait un peu de temps en temps en lui jetant des regards lourds en considérations et en inquiétude pour lui, cela suffirait pour qu’il soit paniqué. Il jouait bien la comédie, c’était pour ça que personne ne savait quel monstre il était réellement, pour tous, c’était un citoyen exemplaire, un père, certes strictes, mais très impliqué dans l’éducation de son fils. En bref, tout ce qu’il n’était pas. Il y avait eu deux personnes qui étaient au courant de ça. Sa femme et son fils, l’un des d’eux étaient hors état de nuire depuis déjà plus de 20 ans, mais tout le monde était persuadé qu’elle était encore en voyage et que lui attendait son retour un beau jour ! Quant à son fils, pas de problème, il avait un taux de crédibilité quasi-nulle.

« Bon… De toute évidence, votre cas est urgent, très urgent. Vous devez vous calmer d’accord ? Je vais vous prescrire des antidépresseurs, sinon croyez moi, vous ne pourrez plus dormir. Vous devrez en prendre un comprimé le matin et un le soir avant de vous coucher. J’irais moi-même à la police pour leur dire ce qu’il en est… Ne vous inquiétez pas, je suis là pour vous aider. Il ne vous arrivera rien tant que je serais là. »

Des paroles rassurantes que l’on pouvait sortir à toutes les sauces. Quand le sujet était agité par des angoisses, ce genre de parole encadrait parfaitement son esprit. Le cerveau humain a bien des rouages différents d’une personne à l’autres mais les choses qui en sortent son subtilement les mêmes… Ce qui le rend prévisible sur beaucoup de comportement. Les antidépresseurs qu’il lui avait prescrits étaient un peu spéciaux. En effet, ces derniers particulièrement puissant, le rendrait avec le temps plus docile, une sorte de petite lobotomie chimique en quelques sortes.

« Vous devriez vous reposer. Si vous voulez revenir suivre une séance, vous pouvez. Si des détails vous reviennent, prévenez-moi d’accord ? »

Il prends une feuille d’ordonnance et annote les calmants à acheter pour lui.
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MessageSujet: Re: Le fils, maintenant le père - Aaron Lun 21 Avr - 17:22

    Le psychiatre se dérida légèrement et commença à jouer la carte de l'empathie, à moins que ce ne soit celle de la pitié. Aaron scrutait attentivement le visage de l'homme, comme s'il pouvait y déceler les traits de la vérité. Il avait envie de le croire, de penser que quelqu'un était enfin concerné par ce qu'il lui était arrivé. Mais il n'y arrivait pas. S'il connaissait l'allumé du parc, pourquoi n'avait-il rien fait avant pour le faire enfermer ?
    Face aux conseils du médecin, le musicien hocha la tête. Il avait déjà prévenu l'ensemble de ses contacts que son ancien numéro ne marchait plus, qu'il se l'était fait tiré par des petits cons qui leur feraient surement des blagues. Il avait aussi désactivé sa carte SIM. Logiquement, son portable était devenu inutilisable et ses contacts, perdus dans un répertoire condamné en même temps que la carte SIM. Du moins, l'espérait-il.

    Je pense qu'il ne devrait pas y avoir de problème à ce niveau là. J'ai prévenu mes contacts qu'on risquait de leur faire des blagues avec mon ancien numéro, et qu'ils les ignorent.

    Aaron avait retrouvé son calme. Bien qu'encore assez angoissé, il était capable de parler de manière posé sans buter sur chaque mot qui constituait sa phrase. O'Dwayne devenait une figure rassurante. L'homme lui prescrit des antidépresseurs. Redfield fut surpris. S'il en avait réclamé, c'était juste pour avoir une preuve de sa séance. Autrement, il n'en voulait pas. Il avait les siens propres. Et si l'automédication pouvait être dangereuse, elle était cependant efficace. Il laissa le médecin faire. Ce dernier lui annonça qu'il irait à la police seul. Aaron ajouta spontanément :

    J'aimerai y aller aussi, pour voir de mes yeux ces cons arrêter de se payer ma tête.

    N'être cru par personne avait été bien plus douloureux que de se faire saigner à vif. Des cicatrices profondes avaient marbré sa fierté, la fragilisant à tel point qu'il ne savait plus s'il pouvait se faire confiance.
    A l'annonce d'une seconde séance, Aaron tiqua :

    Hum, je ne sais pas... Je n'ai pas envie de parler et d'en parler. Je pense que ça ira tout seul...

    Il n'avait pas franchement envie de revenir à Arkham. Et il gardait en mémoire les propos agressifs du médecin quant à une hospitalisation de force.
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MessageSujet: Re: Le fils, maintenant le père - Aaron Mar 6 Mai - 7:32

L’homme en arrivait pile poil où il voulait en venir. Il voulait paraitre comme une figure rassurante, stable pour ce jeune homme. Le rocker voulait le suivre au commissariat, cela n’étonnait pas le psychiatre, réaction tout à fait normal. Il hocha la tête lentement pour exprimer son accord :

« Je ne voulais pas vous inquiéter avec ça mais si c’est ce que vous voulez, je peux libérer un créneau pour que nous puissions aller ensemble au commissariat. Demain entre 15 et 16h, cela vous convient il ? »

Cela n’étonna pas non plus le fait qu’il ne voulait pas revenir par la suite mais il n’avait pas d’inquiétude de ce côté-là, c’était simple, les calmants qu’il lui avait prescrit administrait énormément de bien être à celui qui les prenait, avec le temps, il y aura peut être une acoutumence et il reviendra de lui-même pour renouveler sa prescription. Le docteur fit mine de rien, il ne tiqua pas et fit un air navré :

« Oh, vous êtes assez grand pour savoir si vous avez besoin d’une seconde séance. De toute manière, vous n’êtes pas fou, vous êtes une malheureuse victime que personne n’a cru qui plus est, en plus de vous avoir durement discrédité, on a douté de vos capacités mentales. Je pense que c’est bien plus blessant que n’importe quelle blessure physique. Ceci dit, n’hésitez pas à revenir, même si ce n’est que pour renouveler l’ordonnance, c’est juste histoire de voir où vous en êtes. Je comprends parfaitement vos inquiétudes, je m’excuse aussi de mon comportement, je me suis emporté. Vous m’aviez vexé je n’ai su répondre que par des propos aussi agressifs. Je suis humain voilà tout. Bien alors n’oubliez pas prenez les antidépresseurs une fois le matin et une fois le soir. C’est beaucoup mieux que la drogue, c’est moins cher et c’est légal. De plus, cela ne va pas détruire votre organisme à long terme. Il n’y a pas d’effet secondaire et vous verrez, vous vous sentirez très bien en les prenant. »

Il jouait les adorables messieurs attentifs car il savait pertinemment que c’est ce que le jeune homme voulait. Il voulait qu’on le croie et qu’on soit attentif à ce qu’il racontait. Il se leva donc :

« Bien, donc si vous voulez revenir, un appel suffira et tenez, il lui tend l’ordonnance, j’espère que ma séance vous a été utile d’une quelconque manière et à demain au commissariat. Ils devront bien admettre leur erreur avec mon appui. »

Un autre sourire plein de sympathie pour le mettre un peu plus en confiance. S’il savait que le docteur n’était pas le moins du monde sincère ! Il pouvait toujours paraître comme un homme attentif, adorable, rassurant. Pour beaucoup de malade ici, il représentait un modèle de stabilité or, ce n’était le cas, il allait bientôt passer à l’action.
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MessageSujet: Re: Le fils, maintenant le père - Aaron Ven 9 Mai - 18:33

    Aaron scruta un instant le médecin, ne comprenant pas bien à quel jeu l'homme jouait. Pourquoi était-il si mielleux ? Sans parler de sixième sens, le rocker avait appris à se méfier de ceux qui lui faisaient les yeux doux, surtout après avoir proféré des menaces. Néanmoins, le musicien garda ses doutes concernant la sincérité du médecin pour lui. Ce dernier s'était quand même engagé à aller au commissariat avec lui. Qu'importe le jeu auquel le psychiatre s'adonnait, Redfield y gagnait aussi en crédibilité. Peut-être que Griffy serait arrêté une fois les recherches lancées. Aaron savait où il créchait. Il ne devrait pas être compliqué de le retrouver. Néanmoins, cet espoir se trouvait sapé par la possession du psychiatre d'une photographie de son agresseur : c'était quand même bizarre, et très étrange. Il serait peut-être pertinent de le mentionner lors de sa prochaine déposition ? Lentement mais surement, une réflexion quelque peu paranoïaque fit son chemin, conduisant le rocker a un état d'angoisse difficilement dissimulable. Il accueillit alors les propos bienveillants du médecin avec méfiance.

    Vexé ? Faites quand même attention, car ça pourrait vous couter gros de tels emportements... Vous avez clairement proféré des menaces !

    A l'annonce de son futur traitement, le rocker eut un sourire amer : il connaissait plutôt bien. A quinze ans, il avait eu le droit à un traitement du même calibre, suite à des troubles importants de l'humeur. Il eut un rictus à la précision erronée de l'absence d'effets secondaires : les antidépresseurs étaient une sacrée saloperie. Ca vous bousillait tout. Mais désireux d'en finir, Aaron ne lança pas le débat. Il se saisit silencieusement de l'ordonnance et se dirigea vers la porte. Mais avant d'en franchir le seuil, il tint à préciser, la voix empreinte de cynisme :

    Vous ne savez même pas à quel commissariat je suis allé porté plainte contre x... Aaron marqua une pause. Celui de la 55ème. Au revoir docteur et à demain.

    Quelque chose lui disait qu'il ne retournerait pas voir ce médecin... et qu'il était fort probable qu'il se fasse poser un lapin... Ils n'avaient même pas fixé d'heure.

    Spoiler:
     
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Le fils, maintenant le père - Aaron

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